OVITE EXTERNE AIGUE;, QUIN£E JOURS DE DURÉE
Os, 1. — Madame Pigeon, igée de 55 ans, me fit appeler le 8 octobre 1326; elle était alitée depuis neuf jours. Après s'être exposée an vent par un temps huride, elle ressent dans tout le côté droit de la lète des douleurs qui se concentrèrent dans Le condait ambtif. Un gonlement surviat et obstrus entièrement ce canal, Les glandes lymphatiques du cou prirent de l'accroissement ; les mouremens de la ovichotre mferieure devinrent j e irupossibles.
Le denxième jour à dater de l'invasion , l'oreille lakssa couler de la sérosité sans soulagement dans la douleur.
Les jours suivans, le pus commença à paraître. Dès lors il s'opéra un peu de reléchement dans la tension de la membrane malade, Deux sai locales succœessives , des fomentations , la diète , des cataplasmes et des injections émollientes et anodines, amenèrent une solution heureuse. La membrane muqueuse reprit
tous ses caractères physiologiques,
Eo septembre 1826,M. Goubaux m'offrit les mêmes symptômes; les résultats furent les mêmes.
OTITE AICUE DE VINGT-CINQ JOURS, AVEC PERMSTANCE D'IXFLAMMATION DE L4 MEMBRANE TTMPANIQUE.
Ons. 11, En join 4829, M. Fesuert jeune ressentit des douleurs vives dans l'oreille droite à la suite d'un bain froid et de son exposition à un courant d'air dans son magasin , rué Saint-Hovoré.
Les premiers jours, rie n'apparaissait au-dehors ; le traisième , il survint on gouflement qui obstrua complétement le conduit auditif. Le médecin ordinaire du malade fit pratiquer une saignée locale et ordenna l'application de cataplasmes. 11 surviat an suiniement séreux mêlé de pus qui augmenta de jour en jour sans ap-
portier de soulagement daus les douleurs.
de fus a en consultation. Le même traitement fut suivi. Seulement , al fat
convenu a on sappliquerait tous Les jours une ventouse scarifiée derrière ke pavillon de l'oreille , et que la mâchoire resterait autant que possible dans l'immobilité,
Le vagtième jour, le conduit auditif était presque libre , et dant il y avait cacore otalgie, La membranc du tympan vue au soleil Gt connaitre la canse
| de la prolongation des souffrances ; elle ctail ronge et tuméliée, Tout mourement
de déglutition , co favorsant l'introduction de l'air dans la caisse, devenait une occssion de souffrance, il eo était de même des mouvemens produits par lamächoire inférieure , et de tout refroidissement d'use partie du corps
L'adjoaction de quelques purgatifs aux moyens déjà employés et continués avec Érhtske nie terminèrent la cure le viogt-cinquième où trentième jour à dater de l'invasion.
et une application soutenue, produire une œuvre solide et complète, gaspille son presse périodique médicale. En la dépouillant de son fatras d'éloquence, elle se
trésor; il le dissémior un peu partout et sans profit, Tel autre, qui ponrrait attache son oqm à un glorieux monument, escomple sa répuiation future à de gros jutérêts, ct, d'escotmpte en escompte, à la Ün il ne re te plus rien. On à dés obscevations per milliers, et pas de corps de doctrine ; des lueurs d'idées qu'on jette el fait briller un instant, mais qui s'éteignent l'ia-tant d'après, faute de nonrrititre ; au leu de méditer et d'aller à l'école, les jeaues gens écrivent avant la première barbe ; il n'y à pas d imagination si bitarre de conception si absurde et si imdigeste, qui nc trouve ua débouché. La fureur d'inventer, d'imaginer, l'amour de la nouveauté, l'ardrue de paraître et de réussir , les exigences des vanités précoces , toutes ces pasions el (ravers d'esprit contenus avtrefois par les dificuliés du muétier, anjourd'hus s'exhaleut de tous côtés. Les réputalions se brusquont et s'emportent d'assaut ; les méthodes s'entre-choguent ; l'une n'attend D auire ; avaot que l'application de l'une ait commenvé ; dis autres , cent autres réclament leur tour. Le charlatanisme s'empare en maitre des journaux , et cet instrument qui devrait le détruire devient pour lai ua immense levier avec léquil il remme le monde et surmonté par enchantement fous les obstacles, Les iraviux d'érudition soat impossibles, Car lire a pe d'écrire; les 1héor es S'improviseni: les faits s'entassent et se multiplisnt dans tune proporiion si eflrayante. que la vue Le plus étendue ei la plus infaligable ne saurait en mesurer la masse, Le grand livre de la science, écrit jusque sur Les marges, chaque jour eMaré , chaque jour sur. chargé, raturé, barbouillé, n'est À gr qu'un gemmoire illisible , vue tmnstriense énigme , an informe registre de emols sans su te el de caractères dépourvus die
sens, ete. , ete, : ENT Te Telle est l'objection, où du moins le sens de l'objection ordinaire con'ec Ja
réduit à peu près à dire : que les petits écrits empêche nt les grands, que la rapidité de la imsrehe nuil à sa sûreté, que Le charlatanisme en profite , qu'elle favorise La paresse, qu'elle interrompt l'expérience et s'oppose à la aéditation, Tous ces reprochent portent également sur la presse périodique en général, mais ils sout sans fondement. On pourrail opposer à cette Thèse la thèse contraire et sonner Le trompette partout où L'objection fait entendre son beffroi, sans qu'il restdt rien de prouvé de part ni d'autre, Boileau a fait la satire des femmes et Legouvé leur apologie: l'an dit blanc où lantre dit noir: als ont fait deux mauvais potes, Cest be seul paint bien évident à couclure de leur dispu'e. Laissons donc res déclamations gencrales, avec lesquelles on peut faire de jirocés au soleil lui-même , car cet astre consume en même temps qu'il éclaire ; et voyons Les faits.
Les petits articles cavpécheut les volumes ; pour cela il n'y a qu'à consulter les catalogues Béchet, Gabon et Baillère. Jamais tant de geos, et ce qui est micus de bonus volumes, n'ont été imprimés en médecine que dans ces derniers 20 aûs. Voici l'Histoire de phlegnastes chroniques , le Traité de l'auscultation meédiute, les Leçons de M, Andral, les Traités d'hygiène .t de clinique de M. Rostan, l'AÆnato nie de M. Cravuilhive, vel'e de M. Cloquet, ete, la Péysiologie de M. Adelon, de M. Mageudie, de Georget, la Médecine opératoire de M. Lisfrane, de M, ,Velpeau et son Ovologé, la Matière médicale de M. Alibert , le Dictionnaire des sciences médicales, et les cinq où six autres dictionnaires analogues, la Pathologie de MM. Rocheet Sanson, l'Afnatomie pathologign de M, Andral, de M. Lobscin, les Lettres de M, Lallemand, les O£uvres de Delpech , la Mélecine légale «4 la Chimie de M. OrGla : ue sont-ce pas la des traités en forme, des livres importans,
OTITE TRÈS-AIGUR , DE THEATRE JOURS , SUIVIE DE LA FORMATION D'UN PETIT