‹ Gazette médicale de ParisChapitre 160 sur 394 · ABCÈS DANS LES PAROI DU CONDUIT AUDITIF · texte numérisé non relu

ABCÈS DANS LES PAROI DU CONDUIT AUDITIF

Ons. LE. — Depuis trois semaines , le jeune Lyon {Allemand}, souffrait borriblémeat de l'oreille droite, C'était dans le mois de juin 1829. Je le vis pour la première fois le 25, On ignorait lo cause de son mal ; il éprouvait de la soif, des chaleurs et des sueurs alternatives; 1 y avait constipation ; Le pouls était fréquent ; la face semblait animée ; Le sommeil était inlerrompe par des douleurs

Jancinantes dans l'oreille et une excitation nerveuse de l'encéghale.

Le conduit auditif était entièrement fermé , malgré un léger écoulement de sérosité purulente qui avait lieu depuis plus de quinze jours. +

Les ssignées locales , les topiques émollicas et sédatifs n'élangisssient pas ce canal. Ils avaient peu d'influence sur le souffrances, La troisième fois que je vis l'enfant , impatient de ne pouvoir le soulager, je voulus introduire jusque sur la membrane du 1ympan, an mélange de bulbe de lys ramolli au feu et trituré avec du baume tranquille ; il fallut tirer le pavillon en arrière eten haut pour obtenir un passage.

f réiita de mes efforts la ruplure des parois d'une ca”ité renfermant du pus ‘sanguinolest. A

Des lors des injections émollientes et détersives sufrent pour amener la guérisos du catarrhe, mise du conduit externe de l'organe auditif.

OTITÉ CHRONIQUE SIMPLE; ÉCOULEMEST SÉNEUX.

Ons. IV. — De temps à autre, madame Grévedon éprouvait de légères douleurs d'oreilles , surtout en été; elles étaient suivies d'un écoulement séreux qui ne laissait jamais entièrement.

À la suite de plusieurs représentations d'une pièce où elle jouait , en juin 4825. l'otalgie fut plus vive qu'à l'ordinaire ; elle fut accompagnée de bourdonnemees , de siflemens et d'un commencement de surdité.

Cette dame vint me consulter ; elle avait suivi phisieurs traitemens sans aucun succés,

Daus un des conduits auditifs, où remarquait un écoulement séreux assez ahon dant. Tous les jours, il tachait les linges que l'ou appliquait sur l'oreille externe.

Dans le conduit opposé, l'excrétion n'était visible au-dehors que tous les deux jours.

La moitié interne de ces canaux vue au soleil queuse rouge, sengblr et d'un aspect velouté. taient pas malades,

La surdité était due à une cause purement mécanique ; on voyait dans le fond d'un des conduits nne elo son demi transparente , qui paraiseait Être , au premier aspect, uoe membrane du tympan nouvellement urganisée ; cÎle fut brisée à l'aide d'an stylet d'argent.

Cette affection subsistsit depuis quelques années ; elle fut complétement guérie à l'aide des saignées locales et des mjections d'eau dé Barège artificielle, précédées de l'application de quelques vésicatoires volans.

résentait une membrane mus mesubranes du tympan m'é-

OTITE CHRONIQUE; INFLAMMATION D'APFARÉNCE ÉMYSITÉLATEUSE; CONGESTION VERS LES CÔTÉS DE LA TÈTE; FORMATION DE PUSTULES DANS LES CONDUITS ADDITIFS.

Oss. V. — Mac D.. , dgée de 44 ans, me fut adressée par son mari mon confrère, le 28 mai 4934. Depuis quelques années, à la suite d'une groscesse, le sang se portait à latéte ; la malade éprouvait de temps en temps des étourdissemens . et elle ressentalt des chaleurs dans les conduits auditifs, LE s'y manifrstait auasi des douleurs précédées d'un violent prurit. Des bourdounemens et une surdité aë lardérent pas à se déclarer, Mec D... passa plusivurs années dans cet état ; lorsque ces phénomènes nourlis les émolliens, les saigaées locales et grorales, le repos et quelquefois les instillations burleuses.

Après afoir visité be conduit auditif. je v'assurai que la trompe n'était pas af. fectée, La membrane du tympan partnipait à la phlogose ; on voyait La muqueuse d'un rouge écarlate, parsemée de pelites puslules qui laissaient suiater de la séro-

procharne d'un amas de pus dans les parois supérieures

les devenaicnt inshpportables , où les calimait avec à

sité et quelquefois du pus, quand il ÿ avait ua redoubl ment d'infanmcation. Bien convaincu que moo dissnostic était basé sur on ésamen exact , je promis la

sérison de cette infrmité ; elle eut lieu en «ffet après l'usage de saignées locaes, de boissons laxatives , d'injections d'eaux ions + puis sulfureuses. Le ar à La campagne contribua besucoup à accélérer La cure et à prévenir une rechute.

OTITE CHAONIQUE COMPLIQCÉE DE L'IXPLAMMATION DE LA MEMBRANE DU TTM- PAN; ÉCOULEMENT PURULENT.

Ons. VI. — A l'âge de 7 ans, Auguste de Bourenne fut pris d'une fièvre maligue qui ent $es jonrs en danger. Vers le déclin de cette maladie , une surdité intense se déchara, et il surrint une suppuration abondanie dans les conduits suditifs, qui persista jusqu'au mois d'août 1425. Ce fut à celte époque qu'on me présenta cet enfant : il avait alors dix ans. Tou’e ls membrane qui tapisse les con duits auditifs était boursoullée, rouge, saigoante au moindre attouchement ; s00vent elle paraissait dons unétatid inflaramation aiguë qui redoublait toujours La suppuralion. La chaleur, le repos. le régime végélal la diminuasent : les membranes du tympan étaient rouges et tiès-sensibles aux bruils aigus; elles n'étaient ni perforées où recouvertes de bourgeons charnus,

Le traitement, qui amens une guurison qui 1e s’est pas démentie, s consisté en bains de vapeurs généraux , en de légers purgatifs et en douches aqueuses auriculiires, d'abord émollientes , puis sulfursuses. La surdité et les bruits d'oreille , conséquence de l'otite chronique, se dissipéreut avec la lésion du tissu muqueax , preacc que l'orcille moyenne etait parfaitement saine.

OTITE CHRONIQUE LATEXTE, STE ME LA COTE DES CHEVEUX, COMPLIQUÉE D'UN RÉTRÉCISSEMENT DE LA PARTIE INTERNE DES CONLUITS AUDITIFS, ET D'UN LÉGER ENGOUEMENT DES THOMIPES M'EU TACHE.

Ons. VII — M, de Pomairol, ofücicr dans un régimeot de cuirassiers, me fut envoyé par le professeur Albert, son parent, dans le courant du mois de mars 1927 ; i| reppèrte l'histoire de sa maladie commu il suit :

« La surdité dont je suis affecté a commencé dans le mois dde janvier 1824, A cette époque j'abscevais que tous Les soirs, à peine dans mon lit, j'éprouvais à l'oreille droite un bourdonnement qui angmentait pendant toute la nuit , ét ne se dissipait qu'environ un quart d'heure sprès mon lever. N'ayant pris aucon moyen pour faire cesser cette indisposition qui m'iocommeotait fort peu , elle augmenta irsensiblement, de sorte qu'au mois de juillet le bou:donnement devint plus fort, permanent, et toujours pendant la uit. » Dans les premiurs jours d'août je devins entièrement sourd de cette orcille ; Leu er un vésicatoire qui Üt passer La surdité à l'autre, Un second vésicatoire placé à l'arcille gauche dissipa ma maladie pour un mois seulement. n C'est alors que je devins des deux oreilles. Nouvesux exuloires qui me guérirent encore uné fois. Mon infirmité n'a reparu qu'en 4826, au mois de février, à l'orcille droite seulement. Un vésicatoire à ls nuque La ft passer al ternativement d'ane orcille à l'autre, et la Êt disparaitre en x mois, w En décembre 4826, nouvelle rechute tonjours du côlé droit. Mon remède ordinaire, placé à la nuque pendant les mois de janvier et février 1427, ne ft + a diminuer mou indisposition ; elle sugmenta de nouveau par La suppression eve véentoire, au point qu'au E* avril, lorsque je commençai le traitement ordonné par M, Dean, je p'entendais ma moutre de l'oreille droite qu'à un pouce de distance, et de l'orciile gauche à quatre poucrs. “ J'ai observé, dans le courant de ma ntlacie, que, lorsqu'eile angmentait , le dedans de l'oreille était esteimement sec et enflammé ; l'amélioration au conw traire s'annouçait por de l'humidité, Le repos ne faisat qu'accroitre ma sur. dité, tandis que l'activité Ja dissiquit an pen. Depuis que ma maladie à été presque permanente, j'ai perdu une grande partie de mcs cheveux. et notamment du côté où elle était le plus prononcée, L'orcille la plus affectée était trés-semible au froid, qui parfois ea acrasiont de grandes douleurs. » Les conduits suditifs étaient rouges , tumiétés, rétreuis vers le miluwa de leur longueur; ils laissaient écouler une s'rosité puriforme qui variait en quantité selon l'état de l'atmosphère et Les soins hygiéui nes que prenait M. de P...

Les saignées locales, Les douches d'eau mucilagineuses, pus detersives, dout l'emploi fat continué pendant quinze ou vingt jours, ap, octÜrent une grande amelioration dans l'état de la muqueuse auriculaire,

cstete

CCR

Êl

ti] # « »

capitoux , des monutui n. d'une littérature scwntilique? Voulez-vous des monagraphies ? j'ai trop à citer. Les cfrcouchencns Je MM. Désormeaux, Velpeau, Baudelocque, Capuron, Mavgrier, Dagès, madame Boivin, l'#yoplexte du M. Rochoux, h5 AMiubudlies dde l'oreille de M, Hacd, la PAthisée de M. Louis, les Maladies de ln prenu de M. Ahbert, les Mudardies de l'urétre de M, Li-nv : la Fièvre thypoïde de M, Choaul, et cut autres dont Le titre mé- Lérudition se perd, Voiri encore des faits, c'est-à-dire des traductions sans nombre , des éditions nouvelles des classiques, des ouvrages historiques, Nous avons [= aux Anglais toute leur chirurgie, Willisin Jones, Astley-Couper, Hodzs00 , Abernethy, Samuel r, Seudamore; anx Îtaliens Morgagni, Tonasini, Basori, Scarpa, Vacca-Beclinghirei; aux Allemands, Meckel, Hannemans, Spreagel, Sœmmering ; on s édité, conunenté au tradoit Hhippocraté, Sabatier, Pujol , Bichat, Bordeu: on gaie le Dctiormmuire historique de la médecine ancienne et moderne, L'éradition est même aujourd'hos une mode en médetine comme en littérature, Les traités pratiques sont bérissés de notes et de citations ; et notre littérature offre suc ce point de vue une disparate frappante avec celle des premières années du siècle,

Les jouruaux n'empéchent done point les livres, ni les petits écrits les grands ; seulement, Ls quantité des premiers étant plus considérable et leur mode de t-ansmission plue rapide , ils seinblent étouff.r les autres: mais l 0°y à qu'a compter Le voir l'errcar. D'ailleurs , pour étre courts et composés de feuilles volantes

journaux de médecine sont-ils donc si méprisables , scientifiquement parlant ? Ceux qui font des livres fant aus des journaux, ét crux qui font des jouraaux peuvent faire des livres. Il y à long-temps que la question des journaux est juge.

Baumarchais ct Paul-Louis Courier ont dit d'excellentes choses sur les petits écrits; ils leur ont promis l'empire du monde ; nous pouvon leur promettre aussi l'empire de La cience, A une époque où brs Brousais, les Magendie, Les Dopuyteen, les Andrat, les Sacy, les Letronuc, les Arago, les Brongham , les Chateau brisad , les ministres et les roi: éeri ent dans les jonruaux, il ne faut pas faire À de res feuilles L'gères Les journaux ne sont souvent que des vstraits el des fragmens de Livres. et des livres de. colleetenns d'articles de journaux ; le fond est Le méwe , le node de publication seul diffèce, On donne en six foss ce qu'on donnait en une. et on donne six fois et dix fais davantage. L u'y a pas ià de quoi tant se

laindre. Quaot à ceux qui, par une antipa hic naturelle, ne peuvent souffrir les Fuittes volantes, ils n'ont qu'à les faire relier, Un jouroal rehé u'est plus on journal, c'est ualivre, uv volume qui tient son rang dans les rayons d'une biblio ibèque , ct y fat La même figure qu'au in-olio de b'aéd.ctin.

Suivons l'accusation. La presse périodique #81 le mouvement perpétur]; elle ne laisse rien œûsie, et détruit dlans leurs racines les fruits du temps et de l'expérience, Nous ne savons pas ce qu'elle a empêché; on est maitre par conéquent de supposer ce qu'on veut à cet égand; mais nous savons ce elle Da pas cmpê ché. Elte a laissé faire, par exemple, les grands travaux d'expériences Uérapeutiques qui distinguent la médecine actuelle ; on a trouvé le temps d'expérimenter le seigle ergoté, le eblare, Les chlorures, l'iode, la salcine, la kréosole , ete, ete. ; d'expérimenter el d'éprouver jusqu'à entière évdenre une foule ianombrable de Locélischirergiones, méthodes opératoires ; elle n'a pas empé chéla grande expérience dela medecine physiologique, experience qu à duré dis ans, et qu'elle aurait bien fait d'abréger un peu; elle n'a pas cmpéelié SM. Caiviale, Leroy, Ieurteloup, Amussat et S galas d'inventer, de perfectionner, d'appliquer Le

Des frietions avec la pommade s'ibiée achevèrent la guérison de cvtte inflam-

mation externe; mais la surdité ne se diss pa complélement qu'après l'usage de

pa sa douches d'air portées dans La caisse du tambour, su moyen de la sonde e gomme élastique placée dans les trompes d'Eustache.

J'ai donné suffisamment de détails aux phénomènes morbides qu'ont offerts les observations précédentes, pour prouver qu'il »’y a rien d'af. fecté dans tout le cours de ces maladies, que la membrane du conduit auditif externe. J'ai donc décrit des otites qui ont eu des terminaisons heurenses, grâce à des traitemens rationnels et actifs. Si l'inflammation, soit qar l'intensité de la cause, soit par des dispositions individuelles, soit enfin par négligence dans l'emploi des remèdes, cût passé dans les cartilages où plutôt dans le tissu cellulaire qui les unit aux parties voisines, et eût déterminé un écoulement de pus abondant d’une mr de plusieurs semaines, de plusieurs mais , etc. , aurais-je dû , à l'exemple de mes prédécesseurs , dire que l'otite avait envahi les environs du conduit audiuf, on bien lui donner le nom d'otvrrhéc ? Non , car en conservant le nom d'otite, c'eût été dire qu'un catarrbe existait dans le tissu ceHulare. En changeant ce nom en celui d'otorrhée, mon langage, moins explicite encore , eût été mille fois plus bag : puisqu'on ne présente par celle dénumination qu'un écoulement d'oreille, sans désigner en aucune façon ni le siége , ni la gravité, mi l'étendue de la maladie.

Une otite externe avec perforation de la membrane du tympan , des excroissances charnnes sur la même membrane et ses environs, peuvent être nummés otorrhée tout aussi bien qu'une crie de l'os temporal , on qu'une fonte de tout l'appareil auditif.

Selon moi, l'otite terminée de la sorte doit être oublie, et on ne doit plus s'occuper que d'un abcès dans les paruis du conduit andiuf, maladie plus grave et qui peut avoir des suites bien autrement fächeuses, Cet exemple saflit pour pranver l'importance de ne rien laisser de vague dans le choix des cute qui doivent toujours peindre autant que possible le siége et l'étendue des maladies que nous décrivons.

EEE THÉRAPEUTIQUE.

NOTE SUR L'EMPLOI DE L'EXTRAIT ALCOOLIQUE D'ACO- NIT-NAPEL DANS LE TRAÎTEMENT DU RHUMATISME At TICULAIRE AIGU, par le docteur Louvaino, médecin de l'hôpital civil et militaire de Genève.

Les propriétés médicales de l'acomit m'ont paru si remarquables, que depuis deux ans j'en ai fait l'objet de recherches spéciales que je viens vous communiquer en ce qui regarde le traïlement du rhumatisme articulaire aigu. La préparation d'aconit que j'ai employée est un extrait alcoolique que j'ai fait préparer avec soin; l’extrait orilinaire est souvent complétement inerte, soit par la quantité considérable d'amidon et de matière végétale qui délate le principe actif, soit à cause de sa mauvaise préparation. Le suc de la plante, exprimé et soumis à une légère ébullition pour coaguler l'alkumine végétale, est évaporé an Baio-Marie et repris par l'alcool , filtré et puis de nouveau évaporé à une douce température. De cette manière les principes volati s n'ont

EE

u As n'a subi aucune modification fâchense. Le résul.

j'ai obtenu avec l'estrait ainsi préparé les résultats remarquables que je vais transcrire , tandis que bon nombre d'auteurs ont déclaré que l'extrait d'aconit était une préparation inerte,et qu'ils l'avaient employée à très-haute dose sans obtenir aucun résultat thérapeutique. Les malades que j'ai traités par l'extrait alcooliqne d'aconit en ont éprouvé des etfets très-prononcés ; tous ont été guéris promptement et saus accidens , ainsi qu'on peut eo juger par l'exposé des observations suivantes.

SHUMATLSCE AIGC DE L'ARTICULATION SCAPULA HUMÉRALE naOt7E, durant depuis 15 jours et guéri en 48 heures por l'aconit.

Ons. 1. — M, G..., habituellement bivn portant, âgé de 30 et quelques années. n'ayant janras eu de maladie goutteuse ni rhumat smale, fut attesnt de douleur aiguë des articulations du poignet gauche vt de l'épaule droite ; les tégomens du paigoct étaient ronges el tamélés ; la pression et le manrement développaient beaucouy de douleur dans les parties affectées. Cet ctat fut statiounaire pendsnt 8 jours employés à des frirtions mercurielles vt des op'acis. Pendant la secomte semaine, be tartre stibié à haute dose et les vésicatoires furent employés avre avantage pour la maladie da poignet, qui se dissips en partée ; mais la douleur de l'épaule persistait toujours aussi intense ; «lle était augmentée par la pression «t par le mouvement, el empéchait completement le sonnneil C'es' alors que j administeai l'extrait alcoolique à la dose d'un demi. grain trois fois par jour.

Dès la première nuit, l'effet du médicament fut trés-marqué ; le malade dormit mieux qu'il ne l'avait fait jusqu'alors. les mouvemens da bras furent plus faciles , et des douleurs de l'épaule furent mens intenses Il n'y eut aucun sutre effet qu parût résulter de l'emploi de lacomit continné à la méme dose,

Le lendemain, Les douleurs sont tellement diminuées que Les mouvemens sont peu gênés, et que le malade demande à reprendre son occugation de coprte. (Mème prescription. }

Le troisième jour de l'administeation de l'acoait et le dix neuvième de 13 malsdie, la pression sur l'articulation de l'épaule ne dévelupge presque plus de douleur, ct les monvemens du bras malade sont presque aussi libres que ceux de l'autre bras.

Ceite premiére observation nous offreun css remarquable de guérison par l'emploi de l'extrait alcoolique d'aconit ; nous ÿ voyons une muladie qui datait de quinze jours et qui avait résiste à diverses médications, s'améliorer notablement en vingt-quatre heures et disparaïtre en trois jours. Nous ne pouvons expliquer cette À ras guérison que par une action spécifique de l'acomit sur la maladie de l'articulation, car il n'y avait eu aucune évacuation qui pût faire adinctire une dérivation ; le malade n'avait eu ni sueurs, mi drarchée, ni vonissemens , et n'avait paru éprouver aucun effet autre que l'action bicnfsisante et curative du me dicament, La guérison n’a pas té moins durable que prompte, car depuis cinq mois sucune rechute n’est venue déranger la santéde M. G... Le second cas que je vais citer m'est pas moins remarquable que le pré-

cédent.

BUDMATISUE LATICULAIRE DE L'ÉPAULE DATANT DE TROIS SEMAINES, EXLEVÉ CH AÂ mevers Pan L'ACONIT,

Ons, I, — Vittl, femme de 52 ane, entre à l'hôpital Le 48 décembre. Elle me raconte avoir eu, il y a quelques années, an chumatisme articulaire sign qui l'oligues à rester plusieurs mois au lit et à marcher pendant long-temps avec des hé. quilles, Degaus lurs vile avait tonowrs été bien portante, Saon que, dk puis tros semanes, cle svait ressenti one douleur as 2 vive dans l'articulation de F'énaule

ÿ gonche. Depuis deux jours cette douleur avait pris un degré d'intensité suflisant

Mthotritie, eelie étonnante invention, due à ls pauence de l'homme plus encore flatanienc y peut gagner quelque chuse 5 mais La presse n'est pour rica dans l'af-

l'a son industrie; elle w'empés M. de Mercy de Leaatre Hippocrate depui s quarante ans, sans Gn, ni trive ei re. pos; M, Lasss de s'offrir chaque mois «9 holocan-te pour la Gévre jaune; M. Vel. peeu de se présenter depuis dix ans à tous le: concours, toujours vaincu par le scrutin sinon pur la justice, La presse périndique n'est donc pas anti pathique à celesprit de suite qu'exigent les affaires de la vie et les travaux scientiiques ; elle ne mobilise pas les idées Gires, quels que soient leae nature et leur oh êt

Quant su chartatanisme, éest à La presse politique qu'il faut demander compte de ses succés et mou à La nôtre, Chuz nous , 11 n'a rien à gagner ; aussi 4-25 pris soû parti li-dessus. 1n'y a pos de journal de médecine qui voulèt lui serie d! trompette, quand même ed paierait bien. Grves à Den, cotre tous les méfaits que nous pouvons mms reprocher amicalement entre confrères, et sur ce point nôus sommes trés-chairroyans, @ lui 3 s'est pas da nombre. Jamais aucun de Dous n'a pris sous #1 protcelion Les entreprencurs de sisthodes mégitiles, les inventeurs dal ritére dore, les mélecins sans médecine, les guéeusurs sans ren payer, «le. ia moins ostensilement, Nos colonnes ne sont pas faites pour cela. Colles des granils journaux ant des places vides pour ce messicurs. C'est un grand mal, dit-on ; mais en y réfléchissant bien, on verra que la presse n'est pas an fond rés-corpable, hi même trè-noisible sous ce ragyort. La colonne d'annonces d'un grand journal west autre chose qu'un mur qui reçoit tout ce qu'on veut Y coller; seulement, d'est on mur qui va chercher le lecteur ét “ui change de place à chaque instant, Ainsi une afüche dans un journal fait l'oféce de ds mile afivhes sur Les vurailies ; mais elle y reste moins loug-femgrs aussi; il aut do rémoutel 6 souvent, ér qui coûte beau'oup. Tout bica compensé, le char

€ pas, pour citer des exemples d'un anire grure, lfnire. Ce qui se jass: dans les régions inferieur.s de sa fvuille ne la regarde

point; elle enmpte les ligues, elle me des Hit pus Cecs est no vouvenu adauis Le cout le monde. Quant au résultat. il me nous effoné pas carantage, N les charlatans daviaent jus des murs et hes journaux ils auraient bi place publique ; ils viendravat , comme jadis, sonner de la tousse et battre Îe tambour dons les ruus en grand vnifurmec, La plais est La ame; cie n'a pas empiré ; seulement , ls aspect es un peu différent. Ce commerce est d'ailleurs un pou entravé par les frats d'esgloitatoons, qui sont aujourS'hai très-coniérables, Pour fa re ven r à bien un purgatif, at fout a précent faire une avance de 40,Uuuy F. pour annonce, Pour ut qui réusaut, dl y en a iles centaines qui se vunent: le chartatanisme, comme l'usure crient un manvais métvr, les frais de premier établissement et le haut ours de La main d'auvre dimioe. nt is concurrence, Je ne sais donc si à cet égsnl à journaux n'ont pas fait plus de hien que de mal. D'ailleurs les annonces ne sont puerclasivement dévolacsaux mauvaises cles, elles donnent souvent l'antidote en méme temys que le poison, et détruisent ls concurrens l'un par loutre, Quoi qu'il eu suit de ces motifs atténuant, lonjonrs est-il veai que &e charlstanisme n'a jaanis loué dons la presse médicale des ausiliaires, mais au contraire des cnnenus déclaris. .

Voilà ce qu'on peut répandre à toutes ces bannles accusations, Celle réponse sufüt & pen près elle-même pone prouver les arantages de la presse périodique médicale, Ces avantages sont si chars ct évidens qué ce srail un leu common que de les énumérer en détail. Un geand nombre lui sont contmuns avec la presse tout entière. Rapidité dus commnmeations des idées, excitation contique et Forte des iutelligences , augatenlation dans une progression indéfimie des travaux sçi n-

pogz empêcher complétement les mouremens du bras, L'articulation est excessivement douloureuse sous La pression à la région antérieure; les fonctions digestives ne sont pas tronblées, non plus que La circulation, qui est à l'état normal. Des ssngsues appliquées sur La douleur, et quelques opiacés , n'amentrent aucun soulagement ; aussi dès le lendemain de l'enirée de la malade , je prexcrivis ua grais d'extrait alcoolique d'uronit, s prendre quat'e fois dans La jouenée,

Huit grains sont adménistrés par mégarde ; el comme 1] ne s'ensuit aucue effet Bebeux, je presctris deus grains à prendre toutes Les deux heures, H n'y a pas Lo dimiuution dés douleurs, ouais les mouremess deviennent un peu plas facles.

Le troisième jour de l'administration de l'aconit , l'amrlioration est si prononcée que la douleur peut être conséerée comme diminuée des trois quarts; Les mouvemens du bras ne sont presque plus gènés, au point que lu malsde peut s'ex servir pour s'habiller, Enba on put appuyer avec force sur l'articulation , sans développer aucune souffrance. Aussi la malade se considère comme guéne , et demande à sortir de l'hôpitg. Elle y reste encore deux jours pour s'assurer de la réalité de le guérison , et la sortie est sccordée après un séjour de quatre journies,

Dans ce second cas comme dans Le premier, l'administration de l’aconit à été promptement suivie de la cessation des symp‘ômes morbides; la douleur provoquée par les moyvemens du bras était d'une telle intensité, qu'elle arrachait des cris à la malade , et cependant il a suffi de 48 heures pour l'enlever complétement et pour ramener les fonctions du bras à leur état normal. Aucun effet fächeux n'a suivi l'administration de 20 à 24 grains d'extrait répétée pendant trois jours; seulement , au bout de ce temps , les selles commençant à devenir fréquentes, on suspeodit l'emploi de tout médicament. Mais Ja guérison dejà obtenue ne s'est pas démentie depuis lors.

RHUMATISME ARTICULATRE AIGU OCCOPANT SUCCESSIVEMENT DIVERSES ARTICULA TONs, € promplement guéri par l'aconit,

Ons. HL. — Soulier, fesblantier, âgé de 30 ams, entre à l'hôpitsl après 6 jours de maladie, 1 raconte n'avoir jamais eu de rhumatisme jusqu'à 1! y a 6 jours , ab été pris de douleurs aiguës dans les deux articulations tihio-tarsicones ;

eus jours aprés des genoux ont été attaqués eL tumébés ; les hanches ont été aussi atteintes la veiile de son entrée à l'hägital, La douleur parait ocenper surtont les ligamens dans les parties fibreuses ; qui sont douloureux sous La preséon, H y à réaction fébrile et anorexie. Je preseris un demi-geain d'extrait alcoolique d'aco. nt d'abord, cinq fais, puis six fois par jour.

Au bout de 48 heures l'amélioration est trés-prononcée ; le pouls, qui était à 400, ne bat plus que BU fois par nuaute, Fanoresie s'est dissipée, et les douleurs ont disparu dans tous Les points qu'elles occupaient précédemment ; mais elles se sont portées aux gros orteils, qui sont rouges et tumvüés. (Même prescription. }

Le lendemain, dixième jour de La muladie , les orteils sont dégages, mous les hanches sont ua peu douloureuses.

Le ontitwe, la douleur occupe le poigact gauche , dont les tégamens sont rouses el tendus, ainsi que plusieurs des artiolatians dé la main. La dose du médicament tt portée socécssvenment à cie et six grains dors les 24 heures.

Euün Le quatortiène j-ur, toutes les articulations sont dégagées et ont repris leurs mouvemens balitaels. La guérison est complete,

Cette observation nous fournit plusieurs remarques importantes, En premier lieu, nous voyons ua état fébrile et des symptômes généraux se dissiper en 48 heures; les douleurs et la tumefaction occuper sucecssivement plusieurs articulations ; mais ne se fixer sur aucun point pendant plus de deux jours, grâces à l'administration de l'aconit, qui poursuit le principe rhumatismal partout où il se montre, et ne lui donne pas Le temps d'amener une désorganisation dans les tissus, L'observa- Lion suivante nous montrera d'une manière plus évidente encore celte

LGques, ete,, enfin tout ce que le monde sait, ce que personne ne nie, ques fripons s01-disant habiles, et quelques sols. La presse périodique a pour nous en outre des eg 2 particuliers, et qu'il importe de relater. Ainsi elle niet à chaque idée une date précise, et fixe les questions de priorité et de propriété littéraire ; elle riel en ua instant et fait arriver dans le voia le plus ubscer da globe civilisé les découvertes nonvelles, les méthodes de traitement , bienfait imappréciable pour l'humanité , qui jusqu'ici n'a jamais été secuurue véritablement par la médecine que dans les grandes capitales. À É a » par exemple , les essais sur la kréosote ont été commencés au fond de l'Allemagne , qué ce procédé a été apyliqué dans l'Europe entière ; sans les ir naus, il aurait fallu viogt ans pour cela, En mème temps qu'elle popubrrise les bonnes pratiques, elle fait promptément justice des mauvaises; les experiences n'elle provoque sont plas courtes. mais aussi conclusntes, car s3 elles pérdent en durée, elles gagnent eu étendue. Mille expérienres faites en un joor valent autant qu'ane seule répétée mille fois à un jour d'intervalle; seulement il reste neuf cents jours à employer pour d'autres. Enfin ia presse périodique est on centre qui Jie tous les médeci: + les uns aux autres, qu établit des relations continuelles nonseulement entre leurs travaux, mais éncoré entre leurs personnes, ce qui est non moins favorable à La profession qu'à Le science. ste k Après ele espèce d'apologie de la presse périodique médicale, qu'on voudra bien ne pas regarder comme intéressée , nous voulions donuer un compte-rendu exact de ses forces numériques dans Îes divers pays de l'Europe et de l'Amérique ; mais ce sera pour une autre fois. Cette statistique, dont nous avons déjÿ rassemblé les élémens , pourra n'être pas sans iotérét,

nie, hors quel.

propriété “remarquable de l'aconit , de faire cesser Les Juxions rhumausmales partout où elles tendent à s'établir.

AUUMATISME AICU OCCUPANT DIVERSES ANTICULATIONS ET CÉDANT Es Supr JOURS À L'EMPLOI DE L'ACONIT À HAUTE DOSE.

Ons. IV.—M" P....blanchisseuce, âgée de 31 ans, fut atteinte il y a trois ans, à l'époque d'un sevrage, d'un rhumalismwe srtivulaire qui La retint au lit pendant trois mois, et la r, adat iupotente peodant fort longtemps. Elle commençait à sevece, il ÿ a hat jours, lorsqu'elle fut sauie de douleurs exactement semblables à celles qu'elle éproova , il y à trois ans. La poitrine et la tête , et plas tard les membres, furent successivement le siége de douleurs aiguës qui ne tardèrent pas à Être accompagnées de Gèvre et qui obligèrent la malade à garder be lit.

Apyelé le neuvitme jour , je trouve le pouls à 90; la pesu chaude, ke genou gauche tumébé, chaud et très-douloureux par ln pression et le mouvement; les deux banches sont aussi très-douloareuses. Malgré l'apparition de la menstruation, je preseris l'aconit à la dose d'on demi-gran toutes les deux heures pour apaiser Tl'intinsi:é des douleurs qui depuis huit jours ne cessaient d'augmenter et sup-

rimarcot completement le sommeil Dès la premiere nuit, le sommeil reparait et s douleurs sont notablement diminuées ; les hanches sont dégagées, mais les deux genoux sont encore doulourrux. {Un grain d'aconit toutes Les deux heures, }

La malade a eu cette nuit comme la précédente d'abondentes swvurs ; les genous sont libres , mois les gros orteils sont doulonreux et tumétiés. { Ua grain et demi d'aconit toutes Les deux heures.)

Les douleurs sont presque complétement disparues, les extrémités inférieures sont dégagées , au puint que la malade peut se tenir sur se3 jambes pendant quelques inslans: Les sueurs continuent ; la menstraation n'est point arrêtée, ( Même prescriptions.)

Le lendemain , 43° jour de la maladie, les articulstions de l'épaule, du ronde, du poignet et de la main gauche. sout le siège de douleurs aiguës et d'une tuméfactioi assez prononcée. surtout à ls main; elle a pu néanmoirs reposer un peu pendant 1 nuit ; sweurs abondantes ; la menstruation st presque terminée ; appé lit bon ; digestions faciles ; le pouls, qui précédemment ve dépassait pas 80, s'est élévé cette nuit à #6. (Trois grains d'extrait d'aconit lotes les deux heures.)

L'épaule et le coude sont dégagés, mais le poignet est toujour: tuméelié et dou loureux ; les articulations de la main sont presque toutes Libres, sauf celles du poure qui s08: un peu tuméliées et douloureuses sous la pression; on peu moins: d'appétit qu'hier; langue blanche ; point de selles depuis hier; pulsations 96. (Touis graitts d'aconit toutes les beures et demie.)

Le lendemaie toutes Les articulations sont libres, mais les mouvemens du paigael et des pieds sont encore génés:; l'épaule droile est un peu doulourense; sueurs shoudantes pendant la nuit, { Six grains d'extrait d'acomit toutes les deux heures.)

La convalescence étail complète lorsque La malade fitune grande imprudence qui né tarda pas à amener une rechute ; elle se leva étant en sueur et se promena péadant plus de deux heures quoiqu'a peine vêtue, Aussi dés le lendemain eerudescence des douleurs qui le surléndemain acquièrent une intensité qu'elles p'avalent point emore atteinte; toutes les articulations du bras et de la main droite soût tumefiées el douloureuses ; Le moindre mouvement arrache des cris à la malade , 1 n'y a cependant" pas augmentation de symptômes génériux, Je preseris d'abord sis grains, et Le lendemain menf geaias d'extrait d'sconit toutes les deux heures, el grâce à celte puissante médication , je ne tarde pas à obtenir la dimination et méme la cessation des douleurs ; cependant cet heureux résuliat est plus lent à paraitre que dans à première attaque, Dès le second jour les douleurs qui étaient des plus aiguës diminuèrent su point que La malsde put reposer toute la nuit ; le troisième jour les douleurs et la tuméfaction ont complétement disparu à l'épaule, ou coude et au poignet ; mais les phalanges restent douloureusrs sous da pression ou le mouvement , et ne soot complétement dévigées que le cinquième

jour , et môene à celle époque il reste encore plas de raideur et de gêne dans les

mouvemens dde la main que dans ceux du bras et de l'épaule.

Cette observation à présenté quelques particularités dignes d'être signalées. Comme dans les cas précédens, nons voyons les douleurs cé-

der en quelques heures, et les fluxions rhumatismales se dissiper en 36

— La Soniété des sciences naturelles et médliesles de Bruxelles, dans sa séance du 2 juin 4834, à mis au concuurs la question suiraote :

“ L'inflamæation est-elle toujours identique dans ss nature ? Duns la négative, établir les caractires généraux des différentes modifications auxquelles elle est soumise dans les maladies, et les changemens les plus notables que chacune de ses formes doit subir au traitement, »

Le prix sera une médaille d'or de la valeur de 300 francs,

La société décernera en outre deux médailles d'honneur d'une valcor relative au mérite des mémoires, aux réponses qui présenteront la mcilleure solution des questions suivantes :

d* Quesrios : « Indiquer l'exposition, l'emplacement, la distribution , Ja direclion matérielle , hygiénique et médicale les plus convenables pour l'établissement d'un hospice d'aliénés. »

11° Qursniex : n Quelles sont les mesures de police médicale les plus’ propres à arrétér la propagation de la malache svphilitique ? »

Les mémoires écrits lisiblement en jatin, en rençuis où en flamand devront être adressés franc de port et dans les formes académiques {c'est-à-dire , portant une devise où épigraphe répétée sur an billet vacheté contenant les noms, les titres et la demeure de l'auteur) au socrétaire-adjoint avant be 4° juin 1835.

Tout mémoire smunis au jugement de Ja société devient sa proprité; mais auteur a la faculté d'en faire prendre des copies à ses frais.

Les membres résilans sont seuls exclus du concotrs.

ou 48 heures ; et tandis us , dans une précédente attaque, la malade €

est restée 3 mois au lit, elle a pu, grâces à l'aconit, se lever au bout de huit jours. Lorsqu'une grave imprudence a ramené de nouvelles douleurs, l'aconit les a de nouveau dissipées ct n'a pas tardé à faire cesser le mal partout où il se montrait. L'administration de duses considérables d'aconit (trois à quatre scrupules et demi par jour), n'a été suivie d'aucun effet fâcheux , ni sur l'estomac qui a continué ses fonctions pendant toute la durée du traitement, ni sur les intestins, qui n'ont été en aucune manière irrités, ui sur le système nerveux, qui n'a présenté d'autre trouble que quelques éblouissemens et des rèves, ni méme sur la menstruation, qui a suivi son cours régulier, malgré les douleurs et le médicament. Mais le symptôme principal qui nous à paru résulter de l'emploi de l'aconit, a été une sueur abondante et presque continuelles. Au reste , ce phénomène ne doit point être considéré comme un effet constant de l'administration de l'aconit, puisque cecas est le seul où je l'aie observé. Chez tons les autres malades il ÿ a eu guérison sans sueurs , et même chez Mme P..., qui fait le sujet de cette observation, lessueurs n'ont pas toujours accompagoé l'amélioration des symplômes, ainsi que je l'ai remarqué pendant la recrudescence du mal. Üne dernière remarque qui sera vérifiée par l'observation 6°, c'est la rapidité de la guérison des grandes articulations, comparée à celle des petites : les prenières ont êté dégagées long-temps avant celles-ci, qui sont restées pendant plusieurs jours engorgées et douloureuses sous la pression et par le mouvement.

RHUMATISME ARTICULAIRE AICU AVEC ÉPANCREMENT CONSIDÉRARLE DANS LE GENOU DROIT, PROMPTEMENT GUÉRI FAR L'ACOMIT,

Ons. V. — Joseph Beck, charpentier , âgé de 36 ons, entre à l'hôpital après six semaines de maladie. Il raconte avoir eu successivement des douleurs aux reins, à l'épaule et au genou droit, Ce dernier organc n'est atteint que depuis trois jours. Il est notablement augmenté de volume et presente une fluctuation évidente ; le moindre mouvement y développe des douleurs aiguës. La clasicule gauche est sensible sous la pression ; de pouls est frbrike (36 à #00) ; la peau toujours couverte d'une soeur abondante ; la langue blanche ; des autres fonctions normales, Je prescris d'abord un demi-grain d'extrait trois fois par jour , puis six , huit et dix fois, Au hout de trois jours de traitement, la Gèvre et les sueurs out complétement disparu. Les douleurs du genou sont notablement dimivuées ; son volume parait un peu moindre. La dose du médicament est portée à sér et sept graïos par jour, et dès le sixième jour du traitement, bes douleurs de la clavirule et celles du genon ont complétrment cessé; la marche n'est plus génée que par l'épanchearent synotial, qui n'est point encore ré-orhéen totalité, Néanmoins La diminulion du genou est déjà de 9 ligues sur la mesure prise à l'entrée du malade, Tous les organes sont à l'état normal, y compris l'eslomac, qui »upporte bien ane alimentation ss5e2 considérable.

La convalescence continus sans sccident. s>uf on peu de douteur et de gonfle. ment à l'articulation du poignet gauche, qui ne tardèrent qras à se dissiper, L hnmidité de l'atmosphère ramena aussi, an bout de quinte joues, un peu de lumbago et quelques élancémens dans k: genan. Je voulus contrebalancer cette inflnence atmosphérique par des bains de vagenr ; mais l'état du malsde restant stationmaire, je repris l'acouit à La dose de douze à dix-huit grains par jour, et dès le pr hé sd il y eut une amélioration très-remarquable ; 65 sorte que le malade demanda la continuation des pilules qui, suivaut lui, cxerçaicnt plus d'influenee sur Les douleurs que les bains de vapeur.

Le cas de Joseph Beck est un nouvel exemple de rhumatisme articulaire aigu promptement amélioré par l'usage de l'acunit. Dès le second jour de l'emploi de ce médicament, les douleurs et la fivre disparaissent , l'appétit se re +22 , loutes les fonctions reprennent leur état normal, et en moins d'une semaine J'épanchement considérable qui existait dans le genou avait diminué des trois quarts; en sorte que ce malade, qui ne pouvait faire un mouvement dans son lit sans de grandes souffrances , a pu marcher librement sans autre gêne que l'action mécanique d’une synovie trop abondante, Tandis que dans l'observation précélonte les sueurs ont paru résulter de l’administration de l'aconit, nous les avons vues, dans ce dernier cas, cesser apres deux jours de traitement , et ve plus reparaitre malgré la continuation de l'emploi du médicament.

RHUMATISME ANTICLEAIRE AGO OCCUPANT LE MNIGNET LT LA MAIN DROITE, GLÉRI PAR L'ACOMIT,

Ons, VI. — Madame B°**, âgée de 59 ans, blanchissense, fut atteinte ji} y à trois ans d'une sciatique qui céda à l'emplan des vésicatoires, Depuis lors, elle n'avait cu aucune douleur rhomatismale ju:qu'au moment où toutes Les artieulrtions, et princrpalement celles du poure de ls main draite, devinrent le siége d'une vive douleur et d'une tumwfa-lion extémateuse, accompagnée en quelques points de rougeur des tégumens. La moindre pression développe une douleur aigué dans tons les points attaqués. La santé générale est bonne ; 11 n'y à ni anoreve ni symptôme febrile. Je preseris d'abord on grain d'aconit toutes les deux beures, puis je porte successivement La dose à deux, trois el quaire grains et derui distribués de même. , :

La premére pilule produit des nansées et des romissemens ; ls seconde a le même effet; mais les suivantes ne paraissænt avoir aucune ation sur l'estomac,

ee es à La lanterne magique qui lui ap 3 qu'elle ferme Les eux. L'effet local sur les donleurs fut provoncé, dès le premier

jours après, c'est-à-dire le dourième jour , La malade-a pu reprendre ses accupalions et n'a éprouvé qu'un peu de raideur daas Les articulations de La main qua avait été be siége du mal.

Plusieurs remarques intéressantes nons sont fournies par Fobservation qu'on vient de lire; en premier lieu , nous voyons l'estomac, qui, d'abord paraissait ne pouvoir supporter l'aconit, s'y accoutumer au point que des doses considérables ont pu étre administrées pendant plus de quin£e jours sans aucun dérangement des fonctions digestives. En second lieu , nous avons pu suivre mieux que chez d'autres malades les symptômes consécutifs à l'emploi de ce remède, tels que l'engonrdissement du bras malade , les vertiges , les visions, les bouffées de chaleur au visage et une grande vivacité d'impression presque toujours accompagnce de pensées gaies et riantes. Eo troisième lieu, l'amélioration des symptômes et la diminution des douleurs n'ont pas été moins frappantes

ans Ce CAS re dans les précédens ; dès le premier jour , les duuleurs avaient notablement diminué, et chaque fois que la dose du médicament avait été augmentée, les douleurs avaient été aussi calmées en proportion; ce dernier effet avait été si prononcé que lorsque la malade avait pris trois grains toutes les deux heures, elle avait cr être sons l'influence d'un narcotique. Enfin nous avons vu les grandes articulations du poignet, du coude et de l'épaule, être plus promptement guéries que celles des phalanges digitales , quoique celles-ci eussent été les premières affectées par le principe rhumatismal, L'œdème qui s'est montré autour des articulations malades a suivi la même marche que les douleurs , c'est-à-dire qu'il s'est dissipé plus promptement autour

des grandes que des petites articulations.

Je pourrais citer encore deux ou trois ohservations de rhumatisme articulaire aigu dissipé par l'emploi de l'extrait alcoolique d'aconit , mais je pense que les précédentes suffisent pour démontrer l'utilité

de cette médication, surtout si j'ajoute que je n'ai pas rencontré un

seul cas de rhumatisme articulaire aigu qui ait été rebelle à ee traitement; et lorsque je compare les résultats que j'ai obtenus précédemment par les antiphlogistiques , les opiacés , les ar , le tartre stibié à haute dose, et les dérivatifs, je n'hésite pas à déclarer que l'avantage est tout c8 faveur du traitement par l'extrait alcoulique d'aconit.

Les recherches que j'ai faites sur ce traitement m'ont démontré qu'il jouit d'une vertu spécifique pour dissiper les fluxions rhumatismales fixées sur les articulations, D ne paraît pas détruire le principe du 1humatisme, puisque l'on voit des articulations être attaquées pendant ke le malade prend des doses considérables d’aconit; mais sans exercer

‘action préservative on prophylactique, il n'en guérit pas moins le rhumatisme en neutralisaut son influence morbide partout où il tend à se fixer.

L'action de l'aconit sur les articulations atteintes de rhumatisme aigu ne tarde pas beaucoup à se montrer; souvent des malades m'ont affirmé avoir éprouvé une diminution de leurs douleurs dans l’espace d'une heure; mais ordinairement l'effet sédatif n'est évident qu'au bout de quelques heures ; l'action antiphlogistique qui détruit la fuxion et la tuméfaction , soit intérieures, soit extérieures à l'articulation , est ordinairement plus tardive; douze à vingt-quatre heures sont l'époque la plus ordinaire de cette amélioration ; elle se fait cependant quelquefois attendre trente-six à quarante-huil heures. Ainsi que nous l'avons vu dans deux cas , l'aconit agit plus promptement sur les grandes que sur les petites articulations. Nour avons déjà noté que les engorgemens du conde et du poignet , survenus plusieurs jours après ceux des phalanges , étaient dissipés long-temps avant ceux-ci, L'influence de l'aconitne se borue pas au pourtour articulations , elle s'étend encore à la membrane synoviale et contribue puissamment à la résorption des épanchemens qui existent dans presque tous les cas de rhumatisme aigu. Nous avons vu avec quelle promptitude uv épanchement considérable dans le genvu avait été résorbé , grace à l'administration de l'aconit.

Stork, qui le premier a donné ce médicament dans le rhumatisme,

avait cru lui reconnaître une vertu sudorifique, et avait saisi celte in-

dication, Les détails dans lesquels je suis entré à l'occasion des observa-|RE VUE DES

tions contenues dans ce mémoire , peuvent servir à démontrer que cetie opinion est erronée ; en eflet, sur uit à dix cas de rhumatisme articulire aigu que j'ai traités par l'aconit, il n'en est T un où l'emploi de ce médicament ait été suivi de sueurs abondantes ; dans tous les autres, la guérison a été obtenue sans action sudorifique , et même dans ce cas (obs. 5°) l'emploi de l'aconit fit cesser des sueurs qui duraient depuis quinze jours.

L'influence de l'aconit sur le système nerveux est tres-remarquable. Dés que les doses sont un peu élevées , j'ai toujours observé une certaine excitation de l'encéphale, caractérisée par des visions nocturnes, el une certaine gaieté et une grande vivacité d'impressions ;

ation de l'encéphals a paru être modifire de manière à produire des 70 ee ouissemens, des bouffées de chaleur au visage; mais|{ mistes el les pharmaciens,

vertiges, des éb s û eur au vi daos aucun ras je n'ai observé d'effet ficheux dû à l'administration de l'aconit , quoique je l’aie donné jusqu'à la dose d'un gros et demi dans les vingt-quatre heures.

Les fonctions digestives ne sont que peu ou point modifiées par l'emploi de ce médicament. J'ai vu chez la plupart des malades traités par cette méthode l'appétit se développer d&s le second ou le troisième jour, et se maiotenir pendant toute la durée du traitement. Quelquesuns se sont plaints d'avoir la bouche mauvaise et ont présenté un peu de blancheur de la langue; mais ils n'en ont pas moins continué à

rendre des alimens, et ces symptômes n'ont pas tardé à se dissiper. selles n'ont point augmente de fréquence, sauf dans un cas où cette circonstance engagea à suspendre le racdicamwent , mais seulement après la cessation complète des symptômes rhumatismaux (obs. 2°), Les urines n'ont été altérées ni dans leur qualité, ni dans leur quantité, chez les malades traités ainsi. En sorte qu'après avoir passé en revue les di. verses fonctions et avoir vu qu'elles n'étaient en aucune manière modi- Gées par l'administration de l’aconit ; nous sommes atnenés à ne considérer ce médicament ni comme un dérivatif, n1 comme un sudorifique, mais comme un remède spécifique contre les fluxions rhomatismales , et dont l'action porte sur les parties fibreuses et tendineuses qui entourent les articulations , aussi lien que sur la membrane sÿnoviale qui les tapisse.

Quant aux doses et au mode d'administration, je n'ai que peu de mots à dire ; il ne m'a pas paru nécessaire de joindre l'aconit à aucun médicament , et je l'ai par conséquent Loujours administré seul ; il n'est cependant pas impnssible que sa réunion avec l'opiom ou tout autre médicament indique dans un eus spécial, contribue à rendre son action

lus sûre et plus convenable, N'étant pas encore guidé par l'expérience, j'ai dû commencer par de très-petites doses , telles qu'un quart ou un demi-grain deux à trois fois par jour. Maintenant que j'ai vu l'adeipistration de doses considérables être tout-à-fait inolfensives, je crois

ouvoir conseiller de commencer par un demi-grain toutes les deux Do , et d'augmenter sureessivement jusqu'à sr et neuf grains dans le mème espace de temps. Îl ne parait pas probable qu'il soit nécessaire d'atteindre cette dernière quantité , que je n'ai pas dépassée ; mais je pense qu'elle peut être encore augmentée, si j'en juge par l'innocuité de cette dose. ‘

CONCLUSIONS

2° L'extrait alréolique d'aronit est doué d'une propricté spécifique contre le rhumatisme articulaire aigu.

a% Il fait cesser très-prumptement les douleurs et la tumefaction, et

dissipe les épanchemens de synovie contenus dans les articulations atteintes de rhumatisiue aigu.

3° Ce médicament n'agit pas comme dérivatif sur la peau ou le canal intestinal.

4° Admiaistré à hante dose , il produit une forte stimulation de l'encéphale et parait modifier sa cirrulation.

5° L'extrait alcoolique contient le principe actif de l'aconit, du moins quant à ses propriétés antirhumatismales.

6° L'on peut administrer en doses croissantes et fractiennées depuis six grains jusqu'à un gros et demi d'extrait alcoolique d'aconit dans les vingt-quatre heures,

Lomsarn, D.-M.

JOURNAUX DE MÉDECINE

JOURNAUX ITALIENS

ZE ANNALI UNIVERSALL DI MEDICINA.

Les annales universelles d'avril ne contiennent que quatre articles : le

|premier est un mémoire sur les névralgies de la face, par Bellingeri ; le second traite des propriétés vermifuges de l'extrait alcoolique de l'é- |corce de racine de grenadier; le troisième est une lettre d

u docteur Taroni sur la poly pionie ou obésité ; elle ne contientque des vues pu-

la cireu- lirement thévriques ; et le dernier un article du docteur Del Bue sur un nouveau procedé pour obtenir la kréosote, el a'intéresse que les chi-

NOUVELLES MECRENCHES SUR LES NÉSRALGIES DE LA FACE, par Île

docteur Bellingeri.

a Ayant eu occasion, dit l'auteur , de m'occuper de nouveau de la

névralgie faciale depuis seize ans, époque où je publiai dans ma dissertation chirurgicale une longue histoire de cette maladie, je crois convenable d'expuser les principaux résultats des observations que j'ai recueillies dans le cours des quatorze années durant lesquelles j'ai exercé la médecine à Turin. J'ai en à traiter durant ce temps , dans ma pratique particulière, 5,600 malades , parmi lesquels 40 étaient affectés de inévral ies de divers rameaux de la cinquième ou de la septième paire. C'est de ce nombre d'observations que j'ai déduit les corollaires que je

vais exposer, »

Les symptômes ont été si bien décrits par les auteurs, qu'il reste peu

de chose à y ajouter. Une fois cependant, dans un cas de névralgie sus-

orbitaire du côté gauche durant depuis plusieurs années , Bellingeri a vu les cheveux de toute la partie antérieure de ce côté de la tête deveair plus épais , plus hérissés ; et croître plus pee que ceux du côté sain. La guérison fit cesser ce phénomène. Dans un autre cas, au

contraire, la névra'gie vuccasiona la chute des cheveux du côté af-

fecté,

La névralgie débute toujours par des accès irréguliers ; mais plusieurs fois l'auteur à vu ces accès , par ua traitement antiphlugistique convenable, se régulariser sous le type tierce, mais surtout quotidien ;

let alors elle cédait facilement an quinquina. Jamais il n'a vu le type

tierce simple ; il était toujours double , c'est-à dire avec un accès tous les jours. Dans tous les cas, l'accès revenait tous les jours avant midi.

Sur ces quarante cas , deux fois seulement la névralgie occupait la

septième paire. Chez le premier malade elle tenait à une cause trau- [l

matique; chez le second cle était due au développement de glandes scrophuleuses au voisinage de lo septième paire. Parmi les branches de La cinquième paire , les plus fréquemment affectées furent la sousorhitaire et La frontale ; et l'auteur à observé que la névralgie sousorbitaire a presque toujours son siége au côté droit de la face , tandis que la névralgie frontale attaqu= plus fréquemment le côté gauche, De lus, c'est la névralgie frontale qui ss le plus volontiers un t intermittent régulier , et jamais l'auteur n'a vu la névralgie uen taire devenir régulièrement jotermittente.

Quant à l'influence de l'âge, tous les malades avaient dépassé 40 ans, à l'exception de deux frères , l'un de 25 ans , l'autre de bo aus, tous deux nés d'une mère habituellement sujette depuis longues années à une céphalée opimitre revenant plusieurs fois pd an.

Les deux sexes y sont également sujets. Bellingeri a eu à traiter 21 hommes et 19 femmes. Plus de la moitié de ses malades étaient des célihataires, observation qui s'accorde avec celle d'André Thouret et de Reil.

Les tempéramens sanguins simples ou sanguins nerveux , avec l’habitude du corps athlétique ou la fibre rigide, sèche et sensible , sont le plus exposés à ces névralgies. Chez les sujets lymphatiques, elles ne se développent que par suite de causes trarumatiques ou rhuimatismales.

Les névralgies commencent presque toujours au printemps ou dans l'automne ; plus souvent au printemps , saison Lien plus inconstante et irrégulière en Piémont que l'automne; peut-être faut-il en accuser les 2 guest de la transpiration cutanée, qui réagissent principalement sur le système nerveux. C'est également dans ces deux saisons que les accès névralgiques reviennent plus fréquens et plus intenses; observation déjà faite par tous les auteurs qui ont traité des névralgies de la face.

Dans quatre cas , des névralgies habituelles invétérées , et rebelles à

toute espèce de traitement, se calmèrent spontanément après dix oullce caractère dès son début; telle est cependant cxlle qni provient de doute aonées, et leurs accès diminuérent beauconp d'intensité et de}|chagrins long-temps prolongés. Mais toutes les névralgics inflammafréquence, Dans un cas seulement une névralgie sous-orbitaire gauche , |toires, rhumatismales , où produites par des causes irr tantes , qui peraffectant un prêtre sexagénaire , de tempérament sanguin-nerveux, et de|}sistent après que l'élément inflammatoire a été enlevé, deviennent nerfibre rigide et sèche, avait d'abord été guérie par l'auteur ; mais le ma-l!veuses et se guérissent par les cahmans. Parmi les médicamens de ce lade étant allé dans un pays éloigué, la névralgie reparut plus intense , !| genre sont comptés les extraits narcotiques, l'eau de laurier-cerise, l'a rebelle à tous les moyens, et après huit années le conduisit à une mortilcide prussique, l'emploi de la glace, la belladone, la stramoine , l'amisérable. conit , la ciguë, ete. Ceux qui ont le mieux réussi sont l'eau de laurier-

Chez deux individus radicalement guéris , la névralgie reparut, chez || cerise ; soit distillée, soit cohobée, et particulièrement l'extrait de jusl'an après deux ans, chez l'autre au bout de dix ans, et une guérison ||quiame, Mais il faut le donner à haute dose , et le porter jusqu'à 20 et radicale suivit encore. Il est à remarquer que dans ces deux eas la né-|| 30 grains en 10 où 12 heures. Dans un cas de névralgie Louise. vralgie oceupant la première fois un rameau donné de la cinquième} deux ou trois saignées ayant dissipé l'élément inflammatoire, l'extrait paire du côté droit de la face , avait reparu dans le rameau correspon-||de jusquiame ainsi donné fit cesser la névralgie en 12 heures. Dans nn dant du côté gauche. Chez l'un le rameau sous-orbitaire et mentonnier|lautre cas, il fut nécessaire de continuer ce moyen pendant trois jours à était affecté ; chez l’autre, le rameau frontal et nasal. la dose d’un scrupule par jour.

Eo ajoutant les faits rapportés dans sa dissertation à ceux qu'il a vus] L'acétate de morphine a été essayé à l'intérieur avec pen d'avantages. depuis, l'auteur compte E5 cas de névralgie aiguë, qui , traités par Ini!|Il n'en est pas de même à l'extérieur, si on l'administre dissous dans dès le début, ont guéri radicalement et sans récidive, Quand la névral-|| l'huile d'amandes douces en frictions sur la région malade, ou mieux gie était chronique et datait de pee années, il pouvait bien lal|encore sur la prau dénudée par un vésicatoire. Dans trois cas de nésoulager ; mais ne seule fois il obtint une guérison radicale, au moyen|| vralgie rhumatique , après les muyens antiphlogistiques convenables , de l'incision du rameau sus-orbitaire, un vésicatoire placé au bras du côté malade et recouvert toutes les 24

Les causes sont variables, Deux fois la névralgie se déveluppa sous!| heures d’un demi-grain d'acétate de morphine, amena en trois jonrs une l'influence de causes traumatiques ; dans un cas à la suite d'un coup à! guérison complète et sans récidive. Dans un cas de névralgie lombo-crula tête reçu dans une chute ; dans l'autre après uo coup d'un fer à ke rale fort intense, on essaya d'appliquer sur un vésicatoire deux grains mi émoussé tombé de haut sur le nerf sus-erbitaire gauche. d'acétatede morphine ; il en résulta des phénomènes d'empoisonnement.

Deux fots la terreur en fat la cause chez deux femmes ; la premiére] Quaod la névralgie vient de cause osiinele , la méthode antiayant été attaquée par des voleurs ; la seconde , ayant été emportée sur || phlogistique et la methode calmante ne suffisent quelquefois pas ; alors le penchant d'une montagne par des chevaux fougueux. Chez celle-ci la/'établissement à demeure d'un vésicatoire au bras a été trouvé, dans névralgie attaquait le rameau frontal droit; elle fut terrible, dura huit/certains cas, utile et nécessaire ; dans d'autres, 11 a fallu recourir aux aanées , céda , puis revint au cûté gauche, céda encore au bout de deux ||dliaphorétiques, tels que le kermès cowbiné à l'extrait d'aconit, qui, ans, mais fut suivie d'une M “pee intense dans la région occipitale ,llen amenant d'abondantes sueurs , pourraient enfin amener la guérison.

i Si la malade est d'une constitution faible et nie mere on peut em-

ui détermina la manie et enfin une véritable gastro-entérite avec aversion complete pour les alimens, et la malade mourut dans un état de |ployer les préparations de fer et de quinquina. Quand la névralgie est

consomption. Chez l'autre dame, au contraire , les accès se calmérent | due à de longs chagrins, elle semble dépendre alors d'un état de perd'eux-mêmes et devinrent Lrès-rares ; et elle mourut enfin d'apaplexie, lturbation du système nerveux qu'ilest fort difficile de ramener au IL paraît que les névralgies produites par celte cause sont des plus re-||rhythime sl. Alors les calmans, les toniques sont sujels. à échouer ; belles au traitement, on peut essayer alors les fleurs de zinc, la valériane, le cuivre amino.

Bellingeri n'a vu qu'une fois la névralgie se développer à l'époque de lniacal, le prussiate de fer ; mais je n'ai pas vu, dit l'auteur, guérir par la cessation des règles , et chez ua bommne, par suite de la suppression ||ces moyens une seule névralgie dépendant de pareilles causes ct durant d'hémorrhoïdes ; ces deux malades furent guéris par ua traitement cal- || depuis long temps. mant et antiphlogistique. La névralgie à accès périodiques régaliers ne demande que les prépa.

Mais les causes les plus fréquentes sont celles de nature rhumatis.|| rations de quinquina. Quand il y a enfin altération du nerf telle que tous male; telles sont l'habitation dans un lieu humide, les alternatives||les moyens ont échoué, il reste encore la section avec excision du nerf, brusques de température, l'action du froid sur la face ; presque tous||on sa cautérisation.. Mais celle-ci est tellement douloureuse que Bellinles faits se rapportent à cette catégorie, geri, qui l'a vue employer, la rejette dans tous les cas, soit qu'on la

I reconnait à la névralgie une essence variable ; elle peut être selon! pratique après la section simple, ou sans section préalable, ou evfn lui, inflammatoire , irritative et nerveuse. EA chacune de ces eipèces|| comme le proposait Paletta, qu'on pratique l'excisios avec un couteau peut se diviser elle-même en plusieurs variétés, ruugi au feu.

Ainsi la névralgie inflammatoire est sanguine, phlogistique et rhumatique. La nésra'gie sangui: e dépend d’une simple plethore générale ou locale ; comme il arrive après la suppression des règles, des hémorrhoïdes , etc. L'unique élément morbide est la congestion sans travail inflammatoire réel; le rétablissement des hémorrhagies supprimées || Les lecteurs de la Gazerre méoicaue se souviennent d'une discusquelques émissions sanguines, quelques purgatifs, aidés d'us régime|sion qui eut lieu à l'Académie de médecine (séance du 28 janvier ) , à sévère, suffisent peer la combattre. propos d'un sirop préparé par M. Duplan avec l'extrait d'écorce de ra-

La névralgie phlogistique dépend d'une véritable phlogose dans le||cine de grenadier. La commission Fa. pes que la décoction simple n'étronc nerreux où à son origine, el veut un régime antiphlogistique. Dans||tant jamais infidèle, il n'y avait nulle raison de lui substituer un extrait cette classe se range la névralgie traumatique; mais ici on ne peut at-| quelconque. 1! est juste FA rappeler que M. Mérat donna comme conditendre de succès du traitement antiphlogistique qu'autant que le ne ffluon d'efficacité du médicament, que l'écorce fût fraîche et que le malade n'a pas été gravement contus ou déchiré; la section L nerf est le deruier||rendit des fragmens de vers, La seconde de ces conditions existe à peu remède. près toujours, puisqu'on n'est sûrement averti de la présence d'un tœnia

La névralgie rhumatismale est toujours dans son princi pe de nature|{que par l’éjection des fragmens ; peut-être at-on trop négligé la seinflammatoire, et demande des antiphlogistiques unis aux calmans;||conde. Quoi qu'il en soit, M. Mojoli déelare qu'il a nombre de fois vu mais elle se distingue des autres parce que , après avoir épuisé ce trai-|ladministrer sans succès la décoction dans le grand hôpital de Milan; et tement , elle est sujette à résister , et exige alors les révulsils et les dia-{|à part ces insuecès, la saveur de cette décoction est si rebutante , que phorétiques, Toutefuis elle cède assez aisément quand elle est prise à || beaucoup de malades ne peuvent absolument la prendre , quelque envie son début; etdans ces conditions, Bellingeri dit n'avoir pas eu un seuil} d'ailleurs qu'ils aient de guérir. insuccës. M. Deslandes ayant proposé de substituer l'extrait alcoolique à la

La névralgie est irritative quand elle dépend d'un corps étranger qui|décoction , M. Mojoli saisit l'occasion d'expérimenter cette nouvelle

offense le nerf, d'une dent cariée, de vers, de twneurs dans ts forme de remède , et les deux observations qui suivent paraissent ne sious frontaux ou maxillaire, de la suppression d'un exanthèmes, de la! laisser aucun doute sur son efficacité.

syphilis, et enfin de tonte autre cause qu'il faut détruire pour obtenir rs | scope L 1 donc ici un double traitement à faire subir au ma- consulla l'auteur an commencentent de 1853 pour quelques fragmens de tœnia

Lots a . a L à qu'elle avait reodas par les selles. M. Mojoli, qui avait déjà ewaye lui-même sons

La névralgie nerveuse se distingue, relativement à sa march, en io | succès la décoction Ê grenodier ser un autre individu , préféra éu cetie occasion termiltente irrégulière ou régulière, Il est fort rare que la névralgie ait "le remède de madame Nouffr, et se souvenant de l'opinion émise sur cette mé-

sur L'EFFCACITÉ DE L'EXTRAIT ALCOOLIQUE DE L'ÉCORCE DE Ra- CINE DE GRENADIER CONTRE LE TOEnIA; par le docteur Mosozr.

Ons, — Une jeune dame d'excellente constitution , mère de deux ls robustes,

oo,

thode par un professeur célèbre , qu'elle n'échoue que par la timidité du médecên, il força les doses des drastiques sans ea retirer aucuo effet, qu'anc violente colique qui beureusewent dura peu, et qui le fit renoncer pour toujours à cette méthode. La malade étant venue le revoir en mai 1843, il songes à l'extrait alcoobique de grenadier, 1 commencs, le 6 mai, composé de jalap et de calo mel pour débarrasser les intestins. Le 8 et le Y, on

r faire prendre un purgatif

tées avec l'épiploon. L'opérateur se décida à réséquer nae Lonne partie de cet épiyloun, chirgé de graisse à l'état normal où indurée Ille relera donc d'abonl aperçut derrière lai une anse intestinale longue d'un quart de pouce, d'ane colett rouge obscure, Où, Come on dit , sugillée, conservant toutefois une telle fer. mele de Liseu qu'on écarta l'idée de gangrène ; elle était serrée par Île collét du se Leliement que le doigt ne put pénétrer entre ef: et ce collet , et qu'il fat bé-

soin de se servie d'une soude cannelée pour débrider cc collet en hant et à gain che dons l'étendue de quatre lignes, Qn s'asturs avec soin qu'il n'yavaîit pas d'adhérences suspertes ou d'étranglement interne causés par un autre collet où par l'épiploon ; après quoi on réduisit l'sase intestinale, Puis on réséqua toute la par- Ue indurée de l'épiploon qui adhérait au sac avec le sac lui-même ; la masse en. levée ani pesait 9 unces. On lia avec des fils de soie six artères assez voluminen- “es, et où en tordit quatre autres plus petites. Les Figatures ès des mrads, le tout fut réduit dans l'alsdomen , les lambeaux de peau réséqués à la longueur convenable, et à défaut de bandelettes agglatitatires, on pans avec La charpie et un appareil ordinaire,

L'opération avait fait perdre un peu plus d'use livre de sang. Immédistement après, la malade rendit une grande quantité de rantières liquides et solides , ce qui fut suivi d'un grand soulagement. Le soir, un peu de Gèvre et de douleur su ventée persistant , une saignée d'une livre fut pratiquée. La nuit fut bonbe, Le lendemoin . une once et demie d'huile de rivin ft évacuer des matières très-fétides, Le troisième jour, la doulcur persiste; 24 sangsues sur l'abdomen. À dater de ce jour . ls choses allérent de mieux en mieux ; la plaie extérieure se réunit eu parte, Toutefois un petit abcès qui se forma sous un des lambéaux , et qu'il Fallat ouvrir , rctarda la cicatrisation complète jusqu'au trente-cinquièmie jour. Uac cxinture ventrale soutient la hernie et prévient tout danger de récidive,

prescnivit de l'eau de Selitz daus le même but. Le 40, su soir, uae petite pañade au beurre frais, et enfin le 41, à sept heures du matin, la malade prit en trois fois, à une demi-heure d'intervalle, 6 drachmes d'extrait mg pl grenadier dissons dans un véhicule d'eaux aromatiques, À la seconde dose, 1l y eut une selle aqueuse qui déterina une légère prostration de forces aver quelques faibles crampes dans les jambes; pulle colique d'ailleurs , le pouls ralenti donnant de &U à 70 pulsations. À peine avait-elle avalé la troisième dose, qu'un pressant besoin d'aller à la selle , accompagné de deux où trois doutears pungitives à la région du colon gauche , La forcèrent à se lever du lit, et elle rendit un gros peloton précédé et saivi de matières aqueuses, Ce peloton examiné dans l'eau offrit trois têtes et trois corps du tœnia décrit por Bréra sous le nom de tœnia inerme, chacun des trois ayant environ huit brasses de longueur, La dame s'endormit paisilement , se réveilla deux heures après dans un état parlait, et voulut se lever; mais par prodence le médecin la retiot au lit un jour entier , en lui faisant boire des potions mueïlagineuses. Neuf mois se sont écoulés depuis et la guérison me s'est point démentie,

L'auteur fait remarquer que la queue manquait chez deux de ces tonias; mais le troisième avait l'extrémité caudale terminée comme l'indique Bréra dans son mémoire sur ce sujet, C'est également une chose à noter, que l'expulsion simultanée detroistænias à la fois, quoique la présence de plusieurs tænias chez le même sujet ne soit pas bien rare.

La même conduite fut suivie quelque temps après pour une dame qui souffrait depuis long-temps d'un tœnia ; il fut également rendu en un paquet dans l'espace d'une heure et demie , et les accidens occasionés par la présence du ver, cessèrent immédiatement. La dose de 6 drachmes, qui paraît un peu forte, n’a cependant causé aucune impression fâicheuse sur le tube intestinal ; en sorte que, si ces expériences se répétaient suffisamment et avec le même succés, l'extrait alcoolique d'écorce de racine de grenadier strait use précieuse acquisition pour la thérapeutique.

Page 1