‹ Gazette médicale de ParisChapitre 161 sur 394 · BULLETTINO DELLE SCIENZE MEDICHE · texte numérisé non relu

BULLETTINO DELLE SCIENZE MEDICHE

Les trois cabicrs de mars, avril et mai ne contiennent que peu d'articles originaux , ce sont les suivans : 1° observation de convulsions tétaniques : le sujet de cette observation est une jeune fille de 23 ans. Les convulsions, qui simulaient l'opistbotonos , furent portées à un degré extraordinaire ; deux boutons de fer appliqués vers le point où elles commençaient, les dissipèrent dans deux récidives comme par en. chantement ; 2° observation de glossite très-aigué guérie par des émissions sanguines réitérées avec une hardiesse extraordinaire ; 3° surune hernie de La ligne blanche, par le professeur Pacini; 4° observation pathologique dinuirent l'influence du pneumogastrique sur Les mouvemens du cœur; 5° histoire d'une tumeur fongueuse de La dure-mére, enlevée avec succés ; 6° enfin le compte rendu des séan-

L'auteur expose ensuite les motifs qui l'ont dirigé dans chacun des temps de l'opération. Le volume de la tumeur exigeait l’incision cruciale; le poids et l'induration de l’épiploon demandaient l'excision. Ceile-ci faite, quelques auteurs ont recommandé de marntenir la surface divisée à l'anneau herniaire, afin d'y former par adbérence un bouchon qui prévienne le retour de la hernie. Le professeur Pacini répond qu’il a craint de former dans la cavité péritonéale une cloison qui exposât l'unestin à des étranglemens internes. Nous avouons que nous concevons mal cette crainte , eu égard surtout à la disposition des i dans cette région. D'ailleurs , c'est en vain qu'en réduisant l'épiploon , on se Îlatterait d'éviter les adhérences avec la portion saignante des lambeaux qui recouvrent la plaie. On pourrait demander aussi pourquoi, employant la torsion pour quatre vaisseaux , il a préféré la ligature pour Îles six autres. A la vérité il espérait que ses ligatures se. raient absorbées , et l'essai lui a réussi ; mais on sait combien alors on court de chances contraires, tandis que la torsion n'en offre aucune.

Nous De terminerons pas sans fixer l'attention sur le diagnostic porté en cette occasion. Malgré toutes les apparences d'épiplocèle , la gravité des accidens a suffi seule pour juger L coplicaths de l'entérocèle; cela est d'autant plus important à rappeler , que dans un concours récent, plusieurs de nas jeunes chirurgiens les plus instruits semblaient convaneus que l'ériplocele étranglé donne les mêmes symptômes que toute autre hernie, et citaient mème en leur faveur Boyer, qui dit précisément le contraire.

ODSENVATION PATHOLOGIQUE DÉMONTERANT L'INFLUENCE DU PNEUMO-

ces de l'Académie des sciences de Pa dont nous extrairons un

mémoire du professeur Sgarzi , sur Les calculs pulmonaires.

SUR UNE MERNIE DE LA LIGNE eLaxcue; par le professeur L. Pa-

ax, de Lucques.

Ons. — Agata Gisnbaslioui, âgée de 49 ans, d'une forte corpulence , acvou” cha il y a dix ans de son dixième enfant , après ua travail lung et difhicile. Sur la Ge de ses couches, elle s'aperçut d'une petite tumeur du volume d'une châtaigne, de l'omblic. Cette tumeur resta quatre

développée quelques lignes au-dessous ansées sans L'incornm be ucoup, le toucher la faisant rentrer dans le ventre, Dans le cours des deux années suivantes , il fallut la maintenir avec un bandage ,

et enfin dans Les quatre dernières années , La tumeur ne rentrait plus et cansait de

temps à autre de petites coliques qui cédaient toutefois au repos, aux fomenlations, aus laremens et aux huileux à l'intérieur. Le 24 août dernier , la constipation se mavifesta en mésne temps qu'une douleur sourde dans la tumeur. Ces symptômes allérent croissant. Le troisième jour sarvinrent du gonflement dans l'héurs | de La difficulté de respirer, des vomissemens hilicux e1 de temps en temps le boet. Le soir, on envoya chercher un mkdecin qui déclara la herniotoaue néces saire, et le lendemain matin le professeur Pacini fut appelé eu qualité de chirur- ‘en.

- La tumeur élait quelque peu péliculée, du volume d'un petit melon, ovale, ajant 7 pouces duns son plus grand diamètre , et située sur la ligne médiane audessous de l'omhilic, dont la cicatrice paraissait intacte, Les bosselares qu'elle offrait indiquaient bin un épiplocile , mais la gravité des symptômes était telle qu'une anse d'intestio devait nécessairement y être contenue, L'opéralion fut ré-

- sobue sans délai et sans essayer même le taxis , qui offre dans ces cas plus de dangers que partout ailleurs. | |

La tumeur mise à bu par ane incision cruciale, La dissection des lambeaux fut assez difficile à raison des adhérence s qui unissaicnt le sac aux tégnmens. Le sac fut ensuite ouvert à la partie la plus déclive et laissa écouler quelques onces du érosité, 1 était trés-onimec; mais 11 fat impossible de l'ouvrir dans toute son étendue , à cause des adhérences tant ancicnnés que récentes qu'il arait contrac-

GASTRIQUE SUR LES MOUVEMENS DU COEUR, suivie de réflexions touchant les opinions de Bellisgeri sur ce nerf, et touchant l'usage du stéthoscope dans Les cas analogues; par le docteur Ulysse Bar VENTANE.

Dans son dernier ouvrage sur l'antagonisme nerveux, Bellingeri émet cctie opinion que le pneumogastrique n'a d'influence que sur les mouvemens et non sur les sentimens, et il penche à croire que cette influence est limitée aux mouvemens de dilatation des parties auxquelles il se distribue. Il est difficile d'admettre que ce soit un nerf de pur mouvement , car nombre d'observateurs , et en particulier de docteur Luigi Benfenati, expérimentant sur des animaux, ont vu la lésion de ce nerf produire des signes non équivoques do duuleur, Que ce soit un nerf dilatateur, c'est ce que les faits n’ont pas encore démontré; peutêtre aussi n’a-t-on pas assez dirigé l'attention de ce côté. Mais l'observation suivante parait ne laisser aucun deute sur la part que prend le preumogastrique aux mouvemens du cœur.

Ons, — Maria Cocchi, âgée de 49 ans, s'était bien portée jusqu'à la Gin de sa trealième année, lorsqu'à la suite d'une preumonie «Île fut frappte d'aménorrhée avec teiute chlorotique , moi à l'estomsc et respiration difficile. L'usage des Ferrugineux rappela les règles; mais il lui resta vne conteur un pen altérée et une dificolté de respirer en montant Les escaliers où dans de légèees Garigurs. Ses habitudes étaient modérées; elle n'avait point de passions furles. Eo octobre 1832, s'étaut plus fatiguée et ayant re un peu plus de vin que de coutume, elle fut durant plu ieurs jours accahlée d'une torpeur générale. jusqu'à ce quentin el: perdit connaissance à l'usproviste. Revense z elle-même, la respiration resta plus difficile; le pouls, quelle avait habitucllument lent, deviat d'une lenteur vaitrème, Une ssignée fut pratiquée, Néanmoins durant cinq jours les pertes ile conuaissance # renouvelirent, Var nouvelle ssignée et le sulfate de fe: [s sula-

gèrent an peu, mais sans ramener La liberté «le la respiration, Vingt jours après, au contraire, la dyspnée augmenta ; la malade fut prise d'une douleur à 1x pointe du cœur sccompoynée de vomissemrns, d'insomaie et de délire. On la saigna, on mit des sangsues, on frictionna avec la pommade d'Autheurieth sur l'épigasire , sans qu'il apparût un mouvement de fièvre. EnGn, après dix jours de ce traitement , elle entra à l'hôpital le 18 novembre.

C'étast une femme d'une téte voluminense, le cou court, le thorax ample et bien conformé , le ventre chargé d'embonpoint, Elle n'avait point mal à ls tétes £ la respiration était difGcile ; la carotide droite hallait ua peu plus fort que l'autre; Le pouls isochrone aus battemsens du cœur, et s5 lent qu'on ne comptait que 28 palsstions par minute. L'épigastre souffeait à la pression: le ventre était libre, Oo ceut d'abor 1 à un vice organique du cœur; la limonade sulfarique fat essayée, mais elle déterminait des sccès de toux, et l'on s'en tiot à une chète rigoureuse, avec l'ean panée pour boisson. es

Au bout de trois jours , La dyspnée et les autres symptômes étaient augmentés ; le pouls tombé à 25; les urines sédimentenses, On fit na “aignée de 8 onces qui donna un sang tount-n-[ait naturel, Après quoi le pouls revint à 28, On explora à l'aide du stéthosrope; La respiration s'entendait partout, mais elle était puëirile ; les broits du cœur étaient réguliers, un peu plus lorts et s'entendant dans une plus grande étendue que d'ordinaire ; ji y avait donc dilstabon srec hypertrophie | ji uniforme et noë extraordinaire de ce viscère. Ce qu'il v avait de plus remarquable, c'est qu'après le hattement des orcilleltes et des ventricules, suivait wo temps

séquent avec intérêt : 1] est vrai que la nature semble être venue an secours

de l’art, et peut-être serait-o0 en droit de demander si, sans la gangrene

survepue, l'opération aurait bien accompli son but et guéri la tumeur

sans récidive ; peut-être aussi trop peu de temps s'est-il passé depuis la

rires pour qu'elle paraisse définitive, Quoi qu'il en soit, le fait en

MST est d'une haute importance , et mérite d'être rapporté avec étail.

Ons. — Fo tunala Signonini, igée de 22 aus, tempérament robuste, née de parens sains, avait lutjours joui d'une bonne santé pt do l'âge de 17 ans, À cette époque , l'ubligation où elle était de rester sur la place publique pour vendre 5 marchandise, exposée aux rayons d'un soleil brälant, commencs à déterminer des eaux de 4e qui s'accrurent jusqu'à l'âge de 20 ons et cuvahirent presque toulé Ja tête. À 21 ans, elle épousa un ouvrier en cuivre travaillant {chez lui, et Le bruit des marteaux remit bientôt La cophalalgte mtotérable. L'on droil se trouva en peu de temps frappé d'amaurose , ct très-peu après clle perdit l'ussge de l'œil gauche.

Après but moës passés dans cet état , elle cansalta enfin le docteur Orioli , qui trouva l'aspect florissant, le coloris bon, le pouls naturel , Les papilles dila. Qtées, la droite montrant encore quelque coutractiité au contact, mass non à la À ad | lumière ; la gauche n'en offrant plus aucune trace, Toute la tête était douloude repos dou le del iateryalle ordinaire. : hératé À . Îreuse, moins cependant qu'avant la cécite, Depuis trois mois était surveon un A quelle cause attribuer ces pluénomines ? Aarune altération organique n'en] irsfort battement dans Les urvilles, EoGa , elle accusait un certain battement

pouvant rendre comple, pe ob mére tte Pr voie hé pr àcette| extraordinaire au-deseus de l'orcille droite, où l'on voyait une petite tumeur qui conclusion ; - : s ne . di La A rat ir grise de “ était un en à huit avis, eh Lee ho gg ve. de perdue, éme cœur re. & res L] at au . Ours RnMRestiques, F obitacle était di probablement d'une compression peritiar 7 dr À ide eut dons mures état. bat ones shoes vie htc pen sa nente et croissante. Crérgumurit Lt ab grrr qi té ler i, a mort circonférence, mais disparaissant et perdant ses huttemens sous la pression. 1 arriva vingt jours après. Cuire Îles sympt Lot pps écial € er | semblant sentir à sa base comme de la fbrine coagulee, L'artère temporale , assez des membres + PE a le uels à ds eu mens LE tte. sria valumineuse , bar rendait à mar tumeur, et l4 compression de cette artère en i nt deux fois È ; . | t rie; i :

RME DE us D ehnmaer den pme ut mn quad pti ur cms pi md Après une nuit d'insommie et de débre. elle se sentit tout à coup dans une ion. : En pos extrême ; elle appela an ny rad. r ce orgetrraterPobserqs . Le chirurgien soupçonna d'abord un anévrismie de l'artère temporale avec un ace extrémement rouge, comme 81 On Eavait érangiée, Et 1nmédialement af sac alimenté por d'autres petites artères, Dans Les trois semaines qui suivirent , la elle espira. ll dia our dun Hard : Lio ie Psthoé bd Fast Cp des deux Cie le mal de téte rm sains que le tiatement ie, Rien dr + h UE: d'oreilles. Une opération fut ju nécesoire: mais la chose n° ï — . Mgsirobee granuleuse très-circonscrile daus la portion syncipitale pr has Orioi Pire être par de pt vi, csligses , ii herve rh externe de cette membrane. Dans In poitrine, des adhérences pleurales de date disgnostie que hui. révente, Les glandes bronchiques principales luméliées et pleines de concrétions | je me mis donc à l'œuvre , dit l'auteur, et faisant comprimer l'artère tempo. caleuteuses. Épanchement de sérasité me D arr . dans les plèvres: il È rale par un aide, je découvris In tumeur au moyen d'une incision en T. Ls peau en avait environ mel el LT bot deu el . mers En) disséquée , je rencontrai le muscle temporal qu'il fallut divise aussi; la tuteur “étment d'un nant 19 me plu : ds rames ls tontre récentes: l'aorte étant encore plus profondément situés, je declarai qu'il ne s agissail plus d'un meaux de sang avec quelques por ' L'abd off den 41 |snévrisme , où da moias d'un anévrisme de la tewporale , et que l'os était proban'offrait que quelques plaques stéatomateuses. L'abdomen n'offnt rien d'impor-!'hjement altéré, La malade était pleine de courage. Je divisai le péricräne , et tant à noter. | Æ , alors seulement je s-ntis et fis sentir autour dde la tumur un bord dur et irrégu- Mais lorsqu'on en vinl à gone abes mel tete ren lier. Le souvenir d'un fougus de la dure-mère, qui m'etail passé sous les teux peu su-dessous du laryox un lissi RUFEE « that : Cri aedté dans m3 pratique, m'enhardit à diviser le péricrône tout à l'entour, et je trourai pr turmélis & ay te cts sa à! pamer darrière lei buse ches . adhé ainsi l'os carié dans la ra d'un rt en trouver La tumeur ci tu bien développé, av é , sf iculée, ce qui aurait rendu l'extirpation plus facile : j t i, el aie qu'on ads communément en ce point, et d'une ma-| Le , ral sur une très-large Le. Le l'ool ai le à peche nière assez forte pour lui donner nn axpeel tiraillé et aplat, et ilavait contracté} joe tumeur Gbro-charque autant que je pus ça largeur el en profondeur. La encore d'autres adherences plus fortes avec les ganglions qui avoisinent la division | jade, malgré tout son courage , perdit convaicsance, Je la Gs revenir, et k principale ds bronches et qui, comme nous l'avons dit, étaient remplis de con- poursuivis jusqu'à la fin moon opération. Deux artères furent torducs, et le panérétions calculeuses. a: . , . [sement foit «lon l'art. La pièce pathologique a été préparée el conservée par le professeur Mondini. À je leva l'appareil le quatrième joue , et fort surpris de voir tonte la cavité de NET” ll dhé ls plaie gangrénée : je crus ma malade perdue. nu n'en fut poial ainsi. Matin et La conséquence naturelle de ce fait n'estelle pas que ces adheren-{ ue L'appareil étant renouvelé, les escarres s séparérent peu à pet; il tomba ces morbides vnt mis obstacle à l'action nerveuse du pneumo-gastrique | même quelques petits lambeaux mortifes de la dure-mère, ce qui mit hors de le cœur, et qu'ainsi s'explique le ralentissement si remarquable de || doute qu'elle etait intéressée dans Là tumeue- D'ailleurs , le fond de La plaie batsur : ", + Fr : »* hologie : {tait -eton le thythme des artères et le mouvement cérébral, La cavité se détergea la circulation? Cette idée n'est pas nouvelle d ailleurs en pathologie ; sil ; : de : Ï ''é it offerte à Morgagni. Dans sa G4" lettre, n. 6,en parlant d’un pre Foqg ses rer d'un de are sinus ad our qu ph JS s etait olte . bas Pa ; remière, J'essayai Ja compression à l'aide de tampons de dl C ,€ Sr de G4 aus, de tempérament nerveux, chez qui le pouls était! ciel part ba js € tte leimatire. En cquante jours .la prises donnee. tellement ralenti, que le nombre des pulsations était tombé d'un tiers au- | ee ; une parfaite cicatrice rerouvrit l'incision, et aujourd hui . trois mois après dessous de l'état naturel , et chez qui on trouva à l'autopsie une dila-|}ls guérison, on sent sous la cicatrice La cavite osseuse ayant la circonférence dhéja ion de l'aorte, des ventricules , etc. il déclareque ces lésions ne indiquée, et offrant des pulsations légères isochrones à celles du cervesu. La tation de }aorle, { l ces k an de oué : où il alu i Léé douleur avait diminué eu grande partie immédiatement après l'opération, Le tin sauraient rendre compte du rale usse po da ajoulc : tement des oreilles a cesse; le sommeil est revenu; mais la vue, comme je l'a autem quod debet accedere, nisi certum quoddam spirétuum el vais prévu, est restée perdue et probablement pour jamais. nervorum vitium sit, perdi ficile «st conjicere. Et ailleurs, lettre 24,0. 33, en parlant de la lenteur du pouls, il rattache directement aux nerfs plusieurs altérations du pouls, et surtout les plus duf:}

ciles à expliquer. ORPE Te Last termine par quelques considérations sur l'utilité de l'au-

scultation pour le diagoostic ; on peut les passer sans inconvénient.

L'auteur remarque en terminant que cetle grave opération n'a entrainé presque aucun symplôme général , si ce n'est au commencement un peu de fièvre pour laquelle on prescrivit deux saignées et un purgatif drastique. Hors de là le traitement fut tout local, La forme est Laujourd'hui enceinte, et sa grossesse marche avec régularité.

ANALYSE DE CALCULS PULMONAIRES, suivie de réflexions et d'observations sur l'origine des calculs en général ; mémoire lu à l'Académie des sciences de Bologne , par Le professeur G. Scanzs.

MISTOIRE D'UNE TUMEUR FONGUEUSE DE LA DURE-MÈRE , OPÈRÉE avec succès ; par le docteur Nicola Omorx.

ison du fongus de la dure-mère sont fort rares , s1 NÉE 2 ) :

Les pol or la Arr es Rarement aussi les hommes de l'art] Ce travail intéressant c'es été jugé digne de paraître en entier

même : d'y porter remède, soit qu'ils sussent été appelés trop tard ,| dans les ménoires de l'Académie, nous pensons devoir donner une idée mcrquare ‘ déespérassent de leurs ressources. Oo connaît un cas d'opé-{ des principales conclusions de l'auteur. :

sp cité par Boyer, et un second que nous avons rapporté dans Quatre caleuls pulmonaires du poids de trois grammes ayant été re-

ee journal, et qui appartient à M. Bérard jeune; tous deux ont été sui-} mis au professeur Sgarzi par son collègue le professeur Mondini , ils

ee de mer. Eu voici un troisième plus heureux, et qu'on lira par con- furent soumis à une rigoureuse analyse qui donna les résultats suivans.

DE P

EE

Phosphate de chuus A 4,56 Carbonate de chaux, 0.33 — de mognésie, v,uc Matière grasse sé grneris, soluble dans Matit mal l'étber, insoluble dans l'alcool , 0,06 atére aoimele, | Cholestérine, 0,66 0,84 ; compo- | Muens, 0,09 se de... | gubstance jaune-brune non caractérisée , aualog. au mueus où à l'album, alidrée, 0,03 Oxide de fer, 0,09 Silice, o,0s Perte, 0,03 3,00

Es réfléchissant sur ces résultats, dit l’auteur, on voit que la majeure partie des principes qui composent les concrétions calculeuses en général se retrouvent dans les calculs pulmonaires; mais il reste de plus trois élémens moins communs , savoir : la cholestérine , la matière grasse sui generis et la substance jaune-brnne.

La cholestérine, qu'on croyait d'abord exclusivement propre aux calculs biliaires , et qu'on regardait comme un produit de la bile altérée, a été trouvée depuis dans la bile à l'état normal par Chevreul; par Lassaigne dans une concrétion du cerveau et dans une matière squirrheuse du mésentère; et enfin la voici rencontrée pour la premicre fois dans les calculs pulmonaires. Comment expliquer sa formation? Le professeur Sgarzi iacline à la regarder comme une modification de la starrine; la malière grasse sui generis serait une modification de l'oléine; et la substance jaune-brune du mucus ou de l'albumine altérée,

L'auteur recherchant ensuite la cause de la formation des calenls en général, conclut qu'il ne suffit pas pour en expliquer l'origine d'admettre une précipitation des sels et des matières insolubles, où l'augmentation de leur sécrétion , ni la sécrétion et l'augmentation d'un produit particulier ; puisqu'il resterait à demander pourquoi ces phénomènes n'ont lieu qu'en un point donné de l'économie , et encore dans un certain moment. 1] rejette donc l'opinion de Broussais, qui admet une dégé. nération des humeurs communes en contact , à raison de leurs diverses affinités chimiques ; car pourquoi ces humeurs sont-elles réunies en un point plutôt qu'en un autre? De même, admettre avec Moscati la modification extraordinaire d'organes sécrétoires; avec Penada, une modification du sang , c'est se payer de vaines paroles. Dans tous les cas de formations calculeuses , dit le professeur, il faut admettre « qu'il y » à eu préalablement uo travail qui a altéré la texture organique de la s Gbre; puis un travail inflammatoire limité à un degré capable de " pee cette espèce d'altération qui, moyennant divers contacts de » la fibre avec le sang, amène la variété des réactions chimiques, des » séparations, des dépôts qui constituent les calculs. »

Cette explication rend-clle réellement bien compte du phénomène ||

qu’elle a la prétention d'éclaireir? nous craignons fort qu'elle ne soit regardée ainsi que celles qui l'ont précédée, comme une pure hypothèse ; et que le mécanisme de la formation des calculs ne soit long-temps encore un objet d'investigation,

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