‹ Gazette médicale de ParisChapitre 164 sur 394 · SAMEDI 5 JUILLET · texte numérisé non relu

SAMEDI 5 JUILLET

La Gazerre mémicass ve Panis (Gazette de santé et Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est compost de 16 pages in-4°, 82 colonnes , et équivaut à 6 feuillerin-8°. Le prix d'abonnement est pour Pans et les Départemens, de 40 fr, par an, 20 {r. pour 6 mois, et 10 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonoemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4°" Janvier, 4° Avril, 1** Juillet, 1* Octobre. — On s'abonne à Paris, ait bureau du Journal, sue Poissonnisre , n° 5 ; et dans les départemens, chez tous les Directeurs des postes. — On ne

reçoit que les betires affranchies.

SOMMAIRE

1. Travaux ontcixaux, Mémoire sur l'emploi des mercuriaux dan le traitement de certaines affections chroniques des articulations, — Note sur les bruits du cœur, Note sur une épidémie de fièvre typhoide.—11, Revu nes soUnxAaCx FRANÇAIS DES DÉPARTEMEXS ET DES JOURNAUX nELGES, Cas remarqualle de jaralysie. — Observation de fièvre intermittente dovble-tierce, — Observation de névralgie intermittente des Légnm:os du crâne. — Héméralopie occasionte per ene Bévre quarte, gnérie par le sulfate de quiuine. — Détails statistiques sur l'hospice des Enfans-Trouvés de Bordeaux.— Expériences tendent à prouver l'existence d'un Auide impondérable dans les nerfs, et son identité avec le fluide électrique. — Constitution médicale observée pendant l'annéc 1835, — Note sur la scarlatine. — Leçon de M. Lallemand sur les ulcères. — Traitement des blennor: hagies chroniques par la cauténisation. — Rupluer transrersale du temlon ele la rotule. — Engorgement squirrhcux du sein guéri par la compression. — LIL, Acanémies. Acsdémie des sciences, srance du 30 juin. — IV. Connesroxoance Méméate, Observation de luxation sapulo-himéralt, réduite par Le procédé de M. Malgaigne. — Aulop ie d'un homme mort quairi ans aprés la l'éature de l'artère crurale — Observalion de congéstion rérébrale des parties qui président à la mésmnire. — V, Binsiocrarms, Du rétrécissement de l'aorte, du diagnostic et du traitement de cette maladie, #uivi d'an cas de guérison d'anévrisme du cœur. — Le Medecin des Enfans.— Nouvesu Formulaire pratique des hôpitaux. — Feunserox. Lettre médicale sr Paris.

EE en

THÉRAPEUTIQUE

MÉMOIRE SUR L'EMPLOI DES MERCURIAUX DANS LE TRAI- TEMENT DE CERTAINES AFFECTIONS CHRONIQUES DES ARTICULATIONS; par F.-M.-R. Boxxanvez, D.-M.P. (1)

Les articulations sont assez souvent le siége d'engorgemens chroniques , différens par leur nature et leur cause , qui sont syphilitiques.

(1) Ce mémoire , d'un grand iatérét pratique , a serni de thèse imaugurale à plus où moins certaine du traitement. Il est sûr,

‘auteur.

Iscréphulcuses , rhumatismales , goutteuses ou autres , dont les symptômes et les effets sont cependant à peu près semblables, Ces engorgemens tantôt procèdent de dehors en dedans, attaquant d'abord les tissus mous et fibreux qui environnent l'articulation , et ne produisant que plus tard et conséeutivement le gonflement et mème la suppuration des os et des rartilages qui la consutuent : le rhumatisme , par exemple ; tantôt , au contraire , comme ceux qui tiennent à une disposition scrophuleuse, portent primitivement sur les os et les parties profondes , et ne lésent que secondairement les tissus mots qui les avoisinent. Cependant tous se décèlent par les mêmes symptômes de douleur, de tuméfaction, sans rongeur ni fuctuation , de gêne plus ou moins grande du mouvement dans les jointures , quelquefois d'impossibilité absolue de remuer le membre qu'ils affectent. Ces engorgemens peuvent se résoudre seuls ou par les ressources de la médecine, où bien faire des progrès ordinairement lents, amener la carie des 05, produire des désordres qui nécessiteront l'ablation du membre ; d'autres fois, après avoir déforme les surfaces articulaires, rendu les membres diffurmes et leurs mouvemens impossibles ; rester stationnaires , el laisser aux malheureux qui en sont atteints une inGrinité incurable qui les rend impotens pour le reste de leurs jours. Mon but n’est pas de chercher par quelle série de phénoménes antérieurs ou actuels on peut determiner sûrement la na ture différente de ces maladies; je ne veux que traiter de l'application que l’on à pu faire à leur traitement des diverses médications merenr'elles.

Le mercure est un résotutif puissant ; il semble agir en favorisant la fluidification des fluides blancs de l'économie, et en activant leur cireulation ; on conçoit donc que dans des maladies caractérisées par un état de coagulation de ces fluides, de retard dons leur marche, il devra agir de la mème manière, quelle que soit la différence des causes productrices d'un effet identique ; seulement la nature de ces causes devra ap. porter quelque dissemblance dans l'efficacité plus ou moins promple ar exemple, que si 1 maladie est syphilitique , toutes choses étant égales d'ailleurs , elle de.

Feuilleton.

sr — —

Mow cher confrère,

Vous habitez la province, vous pratiques en province, vous êtes cnfin un médeen de province. Je sous recommande à ce litre un écrit d'un de nos confrè res, ruedecia de province comme vous, qui pourra peut-être vous étre utile dans votre ville. Il est possible, et probable méme qu'il ÿ ait dis abus dans vos hôpiloux, que Li machine médicale et adininistratire y marche mal, bref, que vous ne soxiez pas content de ce qui se fait, Ce serait nuracke s'il en était autrement. Je pecods donc la chose pour acconee, Le bre dont il s'agit (4) vous fournira «ans doute quelque soj t d'utiles applications, L'actenr se plant el critique beaucoup, occupation tonjours agréable et assez facile, Heureus-ment il joint à ss pla ntes

(1) Lettres médicoles sur Le: srand hi ital Ste Andre, et Les hosprices civils d: Hordeaux; suivies d'upercus phulosophiques sur les mœurs ra. ae ; par

M. 4.-P. Banal, médecia

d'exc llens conseils, des plans de réforme praticables . exposés clairement et en bons termes, ce qui ne gâte rien, H dit aussi l'eaucoup de choses fort senstes sur notre profession cn génrral, et cn particulier sur les mœurs médicales de La ville de Bordeaux, qui sont à peu près celles de Le médecine de proviace, si tant est cependant que Bordeaux soit une ville de province, et nun la capitale de la future France méridionale,

Je dois, pour justifier ma recommandation , entrer dans quelques détails.

L'hôpital Saint-André ou l'Hôtel-Dieu de Bordeaux est. comme vous savez , Un des plus magniGques établissemens de lieufsisanec de la France. 1l a coûté douze cent mille fe. : il contient six cents lits, occupe wo personnel de cent individus , et reçoit près de neuf mille malades par au. Il est guuverné par ls commission administeative des hôpitaux +t hospices , dont les mvmibres sont élus par le ministee des travaux publics. Les atiributions de crtte commission sont la percrption et la gestion des denivrs affectés aux hospicrs, et Ja nomination à tous les services salariés des hôpitaux, Il parait , d'apres les letires du M. Bancal , ra tout ee qui est dans le resort administratif est conduit jar la commission

une manière très-salisfaisante; mais qu'il n'en est pas dé même pour ce qui régard le chois du pérsuanel mélicsl et chirurgical. Seulement ci 11 ne s'en prend jt aux pérsonnes, mais à la constitution nwme de La commission, à son réglement, Ce reglement porte (art. 2} « que bles médecine oriliouires et le chirargitomajor sont nommés par Le préfet sue uw liste de trois caxd dats présentés par la commission pour chaque nomination, et Les médecins adjoints par la commission tlle-ménme , à la mojorité absolue des suffrages. » Par cet artiche douc , les médevins et Le major de l'hèpital sont à la nomination directe où indirecte de ls rommission. La commission est composée actuellement de sept membres, dont qu tre,

vra céder plus facilement

dront aussi du temps qu'aura duré la maladie , de la produites, etc. , toutes choses évidentes et sur lesque veux insister.

L'usage du mercure dans les engorgemens des articulations dépendant d'une affection LL rpm md , paraîtra rationvel à tout le monde ; aussi est-il employé par tous les médecins qui, dans les tumeurs de ce

enre , découvrent ou soupçonnent une cause vénérienne , et on obtient ns ce cas un succès incontestable ; mais, outre ce cas spécial, il est peu er dans les autres engorgemens dont je parle, quoiqu'onle trouve indiqué depuis assez long-temps par un nombre assez considérable d'auteurs anciens, et même parmi les modernes.

Les mercuriaux ont été recommandés dans les engorgemens scrophuleux des glandes , surtout par des médecins anglais et allemands, B. Bell les à beaucoup vantés sous forme de frictions dans les tumeurs blanches commençantes; d’autres auteurs les conseillent d'après lui ; mais Boyer pense que les succès que l'on a obtenus par ce moyen , sont plutôt dus à l'excitation produite par des frictions répétées et prolongées, qu'à la vertu résolutive du mercure, M. Develaÿ (Th. 1815) rapns , dans sa dissertation inaugurale, qu'il a souvent vu M. Bouchet de

yon employer ce moyen avec un succès qui l'a étonné. Lafontaine , et depuis Hufeland, ont conseillé à l'intérieur une solution de sublimé dans l'éther (16 gr. par once) contre les scrophules et les maladies arthritiques. Wedekind a employé souvent avec succès les bains de sublimé dans ce cas ; il rapporte surtout un cas remarquable de coralgie avec raccourcissemest du membre guéri par ce moyen. Je rapporte plus loin l'observation d'une jeune fille qui portait au cou une tumeur blanche sérophuleuse qui avait produit une paralysie générale, dont l'état s'est nd mr d'une manière très-notable sous l'influence des bains de sublimé et de la liqueur de Van Swieten à l'intérieur , en même temps qu'on lui frictionnait le cou avec une pommade contenant du protoiodure de mercure.

Quant à son emploi dans la goutte et le rhumatisme, beaucoup d'auteurs en ont parlé, mais cette médieation a été blâmée par Fernel , Ten Rhyne, Fabrice de Hilden. Ce dernier avait vu psg malheureusement le mercure en frictions chez un goutteux ; il le signale donc comme très-dangercux à Déodat, à qui il éerit ce fait (cent. 4, ob. 8 }; mais Déodat lui répond que le mercure donné convenablement peut être trèsutile dans l'arthritis ; etil parle de l'arcanum coralinum (oxide rouge de mercure comme jouissant alors d'une grande réputation donsle traitement de cette maladie. Freinde rapporte, dans son #ist. de La médecine, des observations de succès ubtenus dans des cas de concrétions aux jointures causées par la goutte , à l'aide d'un emplâtre composé principalement de cinabre. Lentin con pi localement contre le rhumatisme chronique une pommade composte de précipité rouge (ox. rouge de mer.) et de mercure cru, Musgrave et Pringle ont recoumandé l'usage des mereuriaux dans la diathèse rhumatique qui dépend d'une aliération dans l'é-

ississement des fluides, et produit des engorgemens. Wædel ! fmæn, mat. med.), Huxhan (de acre et morb.), la plupart des auteurs des thèses étrangères sur ce sujet qui se trouvent dans la collection de la Faculté, parlent de l'emploi du mercure dans le rhumatisme et la goutte ; Rolfinies, Sylvius, Hunerwolf, ont indiqué la salivation contre ces maladies ; je ne parle pas des auteurs en grand nombre qui l'ont con-

es je ne dois ni ne

€ e si elle reconnaît une cause scrophuleuse | seillée lorsque ces maladies s'offraient sous la forme aiguë spécialement. rhumatismale. D'autres différences dans le succès du traitement dépen- ! On ag gravité des lésions | des fumigations de cinabre. (sulfure rouge de mercure.)

epuis long-temps indiquées contre le rhumatisme invétéré

On trouve dans les Ephémérides des curieux de la nature (déc. 3, ann. 5 et 6, obs. 156), une observation rapportée par A. Law ; elle est relative à une femme veuve âgée de 38 ans , qui, depuis long-temps , était sujette à des douleurs rhumatismales, vivlentes dans les articulations et dans les muscles. Traitée d'abord par les saignées, les purgaufs et les sudorifiques réunis , elle parut guérie ; mais au bout de trois mois les douleurs revinrent plus intenses dans tous les membres. Après un an de traitement domestique et empirique, dit Law, elle le consulta; il employa sans succès le traitement qui avait réussi précédemment ; enfin il se décida à employer le mercure ; il lui donna } grains de mercure précipité lea ras préparé par précipitation) purifié par l'alcool, avec de la conserve de roses; il augmenta la dose d'un grain chaque jour, donnant en même temps, jour favoriser la salivation , des gargarismes tièdes ; au bout de trois jours la salivation commença ; il cessa le mercure le dixième jour seulement. Le quinzième jour il donna , pour arrêter le ptyalisme , un laxatif et des gargarismes astringens ; ce résultat obtenu , il administra des sudoriliques ; par ce traitement la malade fut, au bout de quelques jours et presque contre toute espérance, dit-il, délivrée de ces douleurs si vives; elle reprit le sommeil et l'appétit, recouvra ses forces, et fut enfin complétement guérie.

C. Helwich rapporte dans le mène recueil { dec. n1, anGets, obs. =} une observation moins heureuse d'un homme de 40 ans, qui avait été tellement maltraité par la goutte aux pieds (podagra), que depuis deux ans il pouvait à peine marcher, tant ses pieds étaient gonflés ; aucune médication ne l'avait soulagé. Helwich le traita par le mercure doux donné jusqu'à salivation , laquelle dura lung-temps , et fut très-difficile à arrêter ; le malade n’en retira d'autre avantage

u'une diminution notable dans la tuméfaction des articulations, mais l'usage de ses jambes ne lui fut pas rendu.

Bona ( ist. alig. eur. subl. corr. perfect., 1758 ) raconte qu'un homme de 4o ans, qui fut pris de rhumatisme aigu général avec fièvre à la suite de l'exposition au froid dans un moment où 1l avait très-chaud, chez lequel la maladie ne put être guérie ni par les saignées , ni par les sudorifiques , ni par les antiscorbutiques, et passa à l'état chronique, fut traité par lui à l'aide du sublimé à l'intérieur, suivant la méthode de Van Swieten; le malade prit d'abord un tiers de grain, puis un demi, et un grain par jour de sublimé dissous dans l'alcool ; son effet fut, pendant quarante jours , un flux d'urine abondant. Ce temps étant passé, le malade, qui depuis long-temps gardait le lit et ne pouvait remuer, se trouva parfaitement guéri. ’

Ehrinann { Diss, de usu mere. subl. int. ) donne une observation qui lui fut communiquée par Moseder ; elle a rapport à un homme de 55 ans qui souffrait depuis plusieurs années de doulrurs vagues rhumatismales et goutteuses. Ce malade réssentit une douleur tensive et lancinante le long du fémur , du tibia et du pied ganches; au bout de | rÉRRE semaines , il parut , sous la peau de la partie antérieure et in- “ricure de la cuisse, une tumeur qui avait trois travers de doigt de hauteur, et qui acquit en peu de temps une consistance semblable à celle des concrétions tophacées. Cette tumeur s'étant ersuite étendue jusque sur la rotule , rendit impossibles les mouvemens du genou ; il se forma une semblable tumeur au coude droit, qui emyrêcha les mouve-

2 2 mo MN

sont négocians , un magistrat, un notaire «Et un général de division. C'est Là, il faut l'avouer , un jury un peu extraordinaire pour nommer des médecins et des chirurgiens, et M. Bancal n'a pas tont-2-fait tort de lémoigner son étonnement. La ville de Bord. aux n'et pas la seule qui offre cette singulière combinaison, Je crois méme que dans votre ville sous avez chargé deux bonnctiers et un fabricant de clous du personnel médical dé votre hospice, Chaque pays a ses nsages ; | mais il yen à de bons et de mauvais, et celui-ci ne sou ail tré appronvé ni à Bordeaux ni ailleurs. M. Bancol, après avoir fait, avec toutes les précautions imaginables, ses très-humbles observations sur cet état de choses, ct démontré, autant qu'une chose évidente en soi peut l'être , les conséquences fâcheus s d'une pareille organisation , propose de couférer La nomination des médecins et chirurgiens à ua jury spreal, composé d'hommes de l'art. Iest certain que le service des malades , la considération des médecins élus et la science elle-même y gagneraient beancoup; mais 1l n'est pas mo ns certain que la commission y perdrait un de ses privilèges les plus importans. D'où 1l résulte qu'on ne doit pas s'attendre à voit jamais l'autorité administrative prendre l'initiative d'une semblable réforme. Remarquez, je vous prie, qne je parle ici en général , et que je ne fais que répéter le raisounement de M, Bancal. Dieu me préserve de chercher querelle aux Girondins et d'entamer une ique avec M. Boyer-Fonfrède ! S'il y a quelque chose de mol sounant dans les Lettres de MI. Dancal, je lui en laisse Loute la res-

ponsalulite.

Par pr coatraliction nova moins singulière , l'art. 14 du même réglement avt place de chirurgien aide-major, Ainsi

au concours , devant un jurs médical, bp il pour nommer les médecims 1 les chirurgiens un chef, les lumières de la commission suflisent ; ct pour noter l'aide-major elles ne suflisent pas. Qui peut le !

plus, peut le moins, cependant ; mais ici on n'a jugé à d'adm ttre ce prinei ke. Notez cle sé L: jury doit étre contest de tons ler médeties de l'hôpital, de tons les professrues del'école secomdaire de la ville, c'est-à-dire de presque de tont le Lu méltical du pays, ronvoqué en grand appareil pour assister à trois À 8 sur des quest'ons élémentaires ; tandis que pour choisir le chieurgien en chef on se contente de la décision à hnis-clos de quitre négocians, un notaire et an genér.l, Nous voyons nous aussi quelquefois à Paris des choses snalogucs ; il nous sera donc permis d'en rire à nos déprus.

A propos de ce concours, M. Banval agite la question du concours en général et la traite avec beaurang de justesse, U préfère à ce mode de nomination, l'élection directe faite par un jury nombreux , lisn composé, prononçant d'après sa conscience, ét puisant ses motifs de conviction dans les titres scientifiques de la vie entière des candidats, Cette forme me parait préférable, dans certains cas, à celle des concours, tels du moins qu'ils sont organisés aujourd'hui, Du reste, je n'ai pas besoin de vous répéter ce que je vous ai dit tant de fois; que celte question du concours ne vous semble pas devoir étre considrrée d'une manière absolue , et que c'est dans La combinaison habile da concours et de l'élection suivant la nature des places et diverses autres circonstances , qu'il faut cher+ cher la solution de toutes les difliculiés qu'elle présente. :

M. Dancal met à la candidature pour les plares de médecins d'hôpitaux und eondilion fort sévère , et dans tous les cas très- génante , surtout en province. Il voudrait, d'après son plan, que nul ne püt être adimis à se présenter, ni pu * conséquenl être nommé , sans produire quelque outrage de médecine imprimé, Cette condition ne vous plaira certainement guère, ear il ne vous esl jamais arri= vé, que je sache, d'imprimer autre chose qne votre thèse , el vous ne vous Crojes

mens du bras. Cet homme avait fait usage de toutes sortes de médicamens résolutifs et fondans , tant internes qu'externes , sans en retirer aucun avantage, lorsqu'il s'adressa à Moseder. Ce médecin le mit à l'usage du sublime à l'intérieur, Six onces de dissolution alcoolique de sublimé , prises en huit jours, suffirent pour rendre molles les tuneurs tophacées, et 16 onces , prises en trois semaines , les fondirent entière. ment et les dissipèrent, LE façon qu’au bout de ce temps cet Lomme avait recouvré la santé, ct non-seulement il pouvait fléchir son bras et marcher facilement, mais il a été, dit Moseder, en état de supporter toutes les vicissitudes et les injures de l'air et de l'hiver.

De Haëo (Rat. med., p. 11) rapporte l'exemple d'un homme tellement rhumatisant qu'il s’en était suivi des ankyloses, des paralysies et des tumeurs dans tous les membres, qui, depuis plus de six mois, le retenaient au lit; il fut si bien guéri par l'usage interne du sublimé, qu’il pouvait exécuter toute espèce de mouvemens aussi bien qu'un homme sain et n'ayant jamais été malade ; sculement, dut il, les mouvemens des doigts ne purent pas recouvrer toute leur rage , resterent un peu raides, Un autre, qui avait la vessie ulecrée, et en même temps une arthrite syphilitique, fut guéri par le même moyen.

M. Fizeau a vu, chez un homme soumis à l'usage de la liqueur de Van Swiéteo, se resoudre des engorgemens articulaires rhumatismaux. | ne

A ces observations, je joindeai l'autorité du célèbre praticien allemand Wedckind. Ce médecin, qui Se de 40 ans emploie avec succès les bains de sublimé dans un grand nombre de maladies, Jut en 1829 , à la réunion des savans et médecins d'Allemagne à Heidelberg, uno mémoire sur ces bains. Au nombre des maladies dans lesquelles il a obtenu un grand succès par ce moyen, il signale les rhuinatismes chroniques , toutes les maladies articulaires sans fièvre, les tumeurs blanches, le rachitis. |

J'ai vu employer avec assez de succès les bains de sublime contre les maladies qu'indique Wedeking par MM. Récamier et Trousseau , dans leur service à l'Hôtel-Dieu : Paris. Ces médecins emploient ordinairement , en même temps que les bains mercuriels, le mercure à l'intérieur. Je les ai vus aussi employer avec avantage les fumigaticns de sulfure rouge de mercure ( cinabre \, lorsque les ‘bains de sublimé ne répondaient pas à leur attente. Je vais rapporter ici quelques observations recueillies dans leur service.

Os. L — François Roger , âgé de $2 ans, journalier et habitaut de la campogne , entra à l'Hôtel-Dicu vers Le commencement de décembre 1832, I] était depuis trois ans affecté d'un r'umatisme articulaire chronique qui svait commencé d'une mamière aiguë par Le poignet gauche , et qui lui parcourut successivement toutes Les articulations ; la douleur était vive pendant quelques jours dans unc articulation , puis diminuait et passait dons une autre ; la turcélaction persistant dans celle qu'elle venait de quitter. Hour tout traitement où lui appliqus des sangsues an siége, et puis où lui Gt prendre des bains simples, et plus lard des bains d'eau de Barèges. Les douleurs ayant diminué, mais le gonflement prrsistant , il n'en continus pas moins son travail, mais en se forçaut, dit-il. EnGn vers le mois d'août 1432 , il fut forcé de suspendre ses oceupalions, el vers le conpmencement de décembre de la mème anne it viot à Paris et entra à l'Hôlii-Dieu , salle Saint-Bernard, n, 64. À celle époque, 1 ne pouvait plus se servir du ses maité , ét il pourait à grand” peine marcher; écpralant, il parrenait quelquefois à faire ne demi-lieue en trois heures de temps et avec beaucoup de fatigue. Entré à l'hôpital, il présenta l'état suivant : toutes les articulations étaient tumé- Gites, sans rongeur , les poignets étaient comme auklosés, et tout mouvement était impossible dans ces srliculations ; les doigts gonflés et ne pouvant exévater

que de très-légers mouvemens de Îlex.on de leurs phalanges les unes sur les antres, étaient en masse demi-fléehis su- la main, et leurs mouremens de totalité sur elle 1rès-bornés ; le coude et l'épaule étaient un peu plus libres, mais leurs srliculations étaient comme rouilles; le cou était ua pu raide ; les genoux tumébés, ne pouvaicot plus se mouvoir: ils étaient d'une manière pertuanente légèrement fléchis ; les articulations coxo-fémorales élaient aussi gênées , les pieds gonflés et raides : toutes ces articulations étaicnt le sicge de douleurs sourdes. On ordonna des bains simples long-temps prolongés. Après avoir pris seize bains, dans lrsquels il restait quatre benres chaque fois, le malade ne ressentit aucune amélioration : on donua alors des fumigatians avec deux gros de cinabre; chaque jour où lui fit prendre deux gros de liqueur de Van-Swiélen , et deux pilnles suédoises { proto-chlorure de mercure , kirihès , éthiops minérsl }. Aprés quelques jours 1 s'aperçut que les mouvemens duremaient plus faviles; après trente fumigations, l'amélioration devint trés-évidente, la tuméfsction et suctont la doulrur se dissipèrent; il put marcher et s'ander de ses mains, EnGole $ mars 1833, après soixante = her mn. pré cinabrées, le malade sortit dé l'hôpital n'ayant plus ni douleur ni gonflement dans aucune articulation ; il ployait très-bien les | “0 ; pourait serrer avec ses mains un objet assez petit; ses poignets élajent ibres, seulement ils conservant encore un peu de raideur, qui disparut vite par l'exercice, Arrivé dans son paye, Roger pui reprerubre ses travaux ; depuis le imoïs d'août 1853 jusqu'a mois de novembre, il hattit en grange , ce qui suppose une grande liberté dans le mouvement des bras; il put marcher aussi : mais ses a loagues courses furent de trois lirues, et il était très-fitigué lorsqu'il avait ail ce trajet. Au mois d'octobre, spris deux mois de l'occupation pénible du hatbgcen gringe, il fat repeis de douleurs aux épaules, aux coules et surlaut aux porsnets ; ua jet de tnméfaction s'y joisnit : il n'en contimis pas moins son travil un mais encore, Depuis ce temps. il n'a été occupé qu'à des traraux peu pénibles, -es genoux et ses pieds, surloul à gauche, sont aussi devenus gonflés et douloureux, Roger revint à Paris au commencement de février 4894 , et entra à l'Hôtel-Dieu, I présente ses poignets luméfiés et douloureux, surtout le droit ; les mouvemensysont difficiles, tous les duigts sont aussi gonflés; l'indicateur droit est inflexible; dans les autres il existe encore quelques mauvemens, et il peut empoigoer un corps cylindrique d'un volume médiocre; douleur légère su coude et à l'épaale, un peu de douleur an g-nou gauche, goufl ment avsez considérahle du pied de ce côte. {Bain de sublmé, demi-once.) Le 40 mars , lé malade à pris vingt-six bains ; le genou gauche est deveuu uo peu plus doulourcus, mais la 1uaélction des poignets et des doigis est diminuée ; le mouvement de l'indicateur deoit est rétabli; Ls main gauche st féchit complétement, On remet le malade aux fumigations de cinabre, Le 21 mars , onze fumigations ont été prises; il n'existe plus de douleurs au genou gauche ; le malade marche bien, mois le gonflement persiste au pied gaurbe sus douleur, Le 22 avril, le pied gauche est resté à peu près dan: le méme état: du reste le malade va bien. On continue ks fumigations Cinabrées £t deux gros de liqueur de Van-Swiéten chaque jour. '

Ons. Il. — Jeon Baptiste Maillard, âgé de cinquante-nenf ans, journalier , d'une bonne constitution, eut, il y à trois ans, une blennorrhagie traitée par des Usanés végétales ; son évoulement passa, puis revint sans qu'il s'y exposät de nouveau ; il durait encore le 5 février 4834, lorsqu'il se préseats à l'hôpital, entretenu por uoc ulcération entre le gland et le prépuce. Vers le mois de septembre 1833, Maillard commença à éprouver de la douleur x là région cervicale pasté. rure, produisant de la gène dans les mouvemens da cou, Ceite douleur, d'a. bord peu inténte , alla en augmentant progressivement ; il se manifests en même temps une tuméfaction du con. Au bout d'un mois le malade entra À l'hôpital de la Charité; les mouvemens du cou étaient alors imposbles. On loi applique sur le lieu malade des ventouses seariliées , pus nn vésicatoire, et on lui k prendre d'x-huit à vingt bains de vapeur. Les douleurs ct la rigidité de son con ayant diminué , be malade se ceut guéri, et malgré les conseils du chef de service. qui l'en-

sages à rester encore quelque temps à lhéguital il soctit, Au bout d'on mois son

con revint à l'état où il se trouvait lors de san entrée à la Charité, et de plus il fut pris de douleurs vives aux malléoles à drour; ses picds, ainsi que l'artien’ation fibiu-tarsienne ; se gonflérent ; Là peau était rouge ; pen de temps après l'articolation du genou, celle de a hanche, devinrent aussi LA siége de douleurs: -es pieds seuls étasent tuméfiés; ke membre gaoclie s'aflecta à un moindre degré que e droit, M ne fut pos traité alors: il reua chez lui, marchant à peine, et ne pouvant sc livrer 3 aucun travail, jusqu'ou % février 4854. Il entea alors à FHô-

pas plus mauvais médecin pou cela. M. Dancal sa peut-être ici tro p loin. Le désir pour seéliorer l'instruction médicale ilans Les hipitaux de son pass. D s'étonne de simuler les études httérares dans le corps médical de Bordeaux est à la vé- qu'one ville aussi importante que Bordeans, qu'un établissent ie pas Comtne rité Erès-louable, et son plan temdeat sans doute à amener à fa lmigue ce résultat; Ï Hôtel-Dicu ,né fournissent pas plus de re-sources à l'enseignement médical, mais, en attendant que les méceshts bordelais cussent fat des livres, il faudrait Rien n'a été calculé dns celte vie; des élues eve , Qui pourraient être qu'ils viassent chercher des médecins d'hüpitaux à Paris ; et je doute méme que | ét blies sue an plan Lrès-vasle , puisqu'on à us ispos tion BUU cadavres par an, jamais La localité pôt fournie an ombre suflisant d'écrivains , et surtout d'écri- || sont presque tout-à -Fait néglgées, el toutes les autres branches d'instruction le vains capables de lutter avec avantage avre les concurrens étrangers. Nous som- | sont à proportion, Ce ne sont pas les élèves fut manquent , ni les ressources tua mes à Paris terriblement forts en Wilérature , et surtout en littérature médicale. |'térielles , c'est Ja direction supérieure ; re RIOUS , . est | à qu de M.B - Nous serious en état de fabriquer une bibliothèque avant que Bordcoux et mis en |lesl. Avant de créer nn ea cignement que Re à ; cr sr avoir des mailumière nn in-8°, Je ne cunteste pin l'aptitude nationale des Bordelais pour les !ltres; car autant vaut le maitre, … l'école. Si = es hôpitaux de Bordeaux ouvrages littéraires ; ee n'est pas l'esprit qui manque à la province, cor les dix- {les plus beaux élémens de me ge épérissent . est = e du réglement de la neaf vingtièmes des livres soul écrits par des provinciaux ; mais ils viennent les {commission des hospices, qui ne +: pas arriver : la tète des études les bomécrire et es publier à Paris. Ou citera M. Bretonacau de Tuurs, M. Barbier d'A £mes capables de les réformer … les pousser. Li nous sommes obligés d'en miens, M, Bancal lui-même , etc. ; mais ces exemples sont rares et ne sauraient |eraire M. Hancal sur parale , et s'il se Er et ges il aurait raison, fournir uo argoment, Je ne parle pas de Montpellier, qi est une ville à part. il ne manquera pas de pme so 4 pion F es faits avr probane, M. Bancal s'étonne de préjugé qui veut qu'un médecin de province s'écrive pas; | Ainsi, par exemple, s'il est vrai . en: Il . leu rEpiser on u'ait jains a certainement pus L loi qui Le leur défende , mais le fait est qu'ils ne Le fmais po introduire Ia mem) rie tre d'essai; s 11 est ras qu'on y ait Lt pas ; je crois mème qu'il ÿ à de Irès-bonnes raisons pour cels, mais ce n'est f jamais pratique les tailles bilatérale, lypagastrique , rrctovésicale et qu'on

ici le beu de les dévelapger. suis de dire que, soil préjngé, soit nécessité , Le médecins de province ne font point de livres, et qu'exiger des titres littéraires pour les places de médecins d'hôpitaux , c'est s'exposer à en fremer La € aix praticiens du pays qui, par beaucoup de raisons, doivent être préférés à 4 per gers. Ainsi la condition proposée par M. Hancal aurait vraiscmhlablement des ré

sullats qu'il est loin de desirer. cu Vaa: appronverez sans doute sans aucune restriclion les vocs de M. Bancs

n'y connaisse cnrore d'autre imtrument pour évite opération que l'antique rondsche; si l'ampntation du col de Eutéus n'y a jamais été faite; si pour la catarade on n'emoloie invariablement et dans tout les cas que l'aphthalmontat à res sort; il est vrai que les cadavres sont à la disposition des sœurs de éharité il est évident que Les elèves ne sauraient y fee de grands progrès , et que ce n'est pas leur faute. Cette pathie scient fqu: n'est pas particulière à Bordeaux ; lo plupart des villes de province eo offrent Pesemple, Le mouvement parti de Par s

tel-Dieu, salle Saint-Bernard , 0. 52. Son cou était tum.flé et douloureux , ne pouvant exécuter de mouvement dans aucun sens; les talons et les mulléoles, surlout au membre droit, étaicot gonflés ; le talon éiat le siège de douleurs trèsvives; doaleurs moindres aux genoux et aux hanches; pas de toméfaction sensible à ces articulations ; Les genoux ne se féchissent que diflicilement ; le malade ne peut s'appuyer sr ses membres inférieurs sans ressentir de Lrès-vives douleurs : lorsqu'ilest coaché, elles sont assez intenses pour empêche de sommwil, On lui conne des bains de sublimé , demi-ance, et deux gros de liqueur de Van-Swiéten, Apres quelques bains, un petit abcès s'étant manifesté au bord inferieur du la mächoire inféricure à gauche, on supendit le traitem ot pendant huit jours; l'abeës onvrtet gaéri, on reprit les bains et La ligneur, Le {°° mes, les pieds avaient beaucoup diminué de volume , les doulrurs étaient beaucoup moindres, Maillard commençait à marcher , les mouvemens du cou étaient presque compléie. ment rétablis. Le 1° avril, il ae ressentit plus rico dans les membres inféricurs ; il marchait très-bien , Le cou avait repris son volume normal; sealement un peu de raideur y persistait encore. Son écoulement avait disparu , mais l'olcération au gland n'était pas porfaitement guérie; on la esutérisa deux fois légèrement avec Le nitrate acide de mercure , et le 43% avril le maluls sortit complètement ‘rétabli. Quarante bains à peu près avaient élé pris.

Cas, H. — Colette P., dgée de dix-&pt ans, d'une constitution molle et lymphatique , habitant à Sémur (Côte-d'Or), commença , il y à deux ans, sans vause cogaue, à se sentir mal su cou; elle ne pourait se retaurner que tout d'une pice ; le cou est devenu progressitement plus gros jusques il y a six mais; depuis lors il est resté à peu près dans le même état, 11 ÿ a un an , elle cummença à ressentir de l'engourdissement dans Le bras gauche, et peu après une paralysie totste de ce bras; la jambe gauche, le bras droit et la jambe droite, s'aflaiblirent suecessivement, mais à un moindre degré que le membre thoracique gauche ; quoique le mouvement [üt complétement où presque complétement éteint, la sensibilité persistait catière , et de temps en Lemps la malade éprouvait des douleurs dans tous les membres ; quelquefuis aussi « Île était prise d'oppressions pas de paraly sie du cûté de la vessie rt des organes digestifs, Dans son pays, il ÿ à huit à dix mois, ou lui sppliqua des movas au cou, et on la mit à l'usage des boissons amèses: ces moyens n'empéchérent pas la maladie de faire des progrès. Venue à Pa. ris. il y six mois, c'e entra à l'hôpatal Saint-Louis, où où lui administra des bajus sulfureux en ménse temps que des tisanes amères avec le houblon; son état s'était un peu améhoré sous l'influence de cctte médication, Eofin elle entra à l'Hôtel. Dieu, vers le commencement de février 18.54 , et fut couchée on à, 38 de la salle Saint-Paal : elle préstatait l'état suivant : ses quatre membres sont paralysés ; elle né peut marcher depuis long-temps; la faildesse musculaire est ont dl plus prononcée dans le bras xauche; la sensibilité est entière et aussi complète d'un rüté que de l'autre ; il n’y à pas de douleurs dins les membres; le coude droit seul est douloureux ; depuis deux mois sa À ad s'est arrondie par le gonflement de l'olécrane ; l'articulation n'offre pas de fluetuation; la peau consrre sa couleur naturelle, Le tissu cellulaire sous-catané ne prurait pas engorgé. Le col est tuméfé à sa partie postérieure ; la quatrième verlébre cervicale lorme ane saillie à Jaquelle participent la troisième et la cinquième ; raideur et difficul:é grandes de: mouvemens de cetle partie; doulcur sourde dans le cou, angmentant lo:sque la malade est restée quelque lermyis assise.

Traitement. — Bains avec demionec de sublimé; liqueur de Van Swiéten, deux gros ; frictions sur Le cou avec une pommalk cumpasee de protn=adure de mercure, demi-gros; asonge, une onie, Après trois jours de trutemenut La jvune malade présenta déja ne amélioration manifeste ; ell: pouvait faire rxécater à son cou quelques monremens et s'aiber un peu de ses bras. Le 25 fevriur, apeis quinxe à seize bains, «ll: put descendre uu etage pour aller au boin , supayre sur le bras d'ane seule personne, ce qu'elle n'aurait po faire avant sun entrée à 1 hi. pital ; les mouvemens du cou devenant de plus en plus faciles, les bras reprenaient de la force, Quelques jours après elle put se promener seule dans 14 slle et faire plusieurs tours sans aucune: side, Le 6 mars elle fut prise de mal de gorge ; les gencives étaient blanchätres; on cessa loule préparalion mereuri Île, Le 44, le mal de gorge avant cessé et les gencives ne présentant plus de signes d'excitation , on ordonna les futnigations de cinabee {deux gros); mais «lle n'en prit que deux; on fut obligé de le+ cesser , parce qu'elles fatiguais mt éxtrémensnt La n3lade par eur haute température ; on reprit les frictions iodurérs , ind quées vi. dessus, et on les continua jusqu'au 25 mars, Alors on lui appliqua pendant quel.

mes jours des cataplasmes simples sur le cou, et d'autres arroses de teinture

iode sur le coude, Le 4"avril, le coude est moins douloureux, l'amélioration persiste d'ailbetes ; où lui applique quatre morceaux de potassé caustique sur ls côtes de la colonne cervicale: le pet étant rederenu douloureux , on lui appliqua, à deux reprises, quinze ssngsuus chaque fois: » s chaque application , il surviat un érysipéle au coude (cataplasmes); la douleuc diminne eu coude, Le 18 avril on reprend les bains de sublimé et on les continue. Quoique cette jeune fille ne soit pas complétement guérie, cependant on à 0 .tena déjà un grand résultat.

Ons. 1V.— Un homme de 48 ans, piqueur , ayant été successivement militaire, cocher de Gacre et commis onnaire , attaché ou collége Saiate-Barbe, d'une constitation sèche, entre à l'Hôtel-Diru , le 1° mars 1634, Dépais qu'il est devenu malade, il est tombé dans an état de miaigreur trés-grande, ses joues sont caves, son teinl jaune. En 1812, ce malade à eu des bubons sans écoglement ni chaneres; il subit alors ue traitement par les bains et le lan-lanum , qui fut interrom par les nécessités de La guecre; les buhons, qui avaient abondamment snppuré . se fermèrent au bout d'un mois, et le malade n'épruura d'autre accident que des douleurs imtolérables dans les membres; il ne se rappelle pas si elles étaient priacipalement noctnraes, En 18918, le malade, qui depuis 1813 n'avait éprouvé aucun accident, fat pris, sans cause connne, d'un ulcère au-dessus du coude droit, ayant commencé par un baton; cet uleère s'agersndit sous l'in. fluence de l'onguent mercuriel et sequit l'etendae d'une piève de six francs; cet uleère se ciratrisa spontanément, mais il lui survint alurs une alcération à La gorge qui produisit une extinction de voix ; traité alors par la liqueur de Vau-Swiéten, 1] Gul guéri et la voix lai revint, Deépnis quatre ans, ce malsde à été pris de douleurs dans bes cols sans tumrfoction, ne st reproduisant d'abord que lossqu'il cxéeutait des mouvemens après un repos plus où moins prolongé, aug mentant ensuite notablement d'intensité pendant A œuit ; le malade à été dans cet état pendant deux ans, sans être obligé de suspendre ses occupations ; y à dix boit mois le malide fut pris, de plus, de douleurs sffectent le genou , ba hanche et le pied gauehes: taméfaction considérable du genou ct de l'articulation da pied aveu La jambe; le malus , malgré ses douleurs, rontinua ses courses; Ja nuit elles sugmentaient et étaient accompagnées de fièvre ; cet état dure dix-hait mois, avec quelques instans de mieux ; cependant on lui fit des frictions mercurelles qui ne produisirent oucun soulage: ment. Le 4° mars ce malade entra à l'Hôtel-Dieu , salle St-Bernard , à. 55. Etat qu'il présenta alors : les doulcurs , lorsqu'elles sont très-vives , s'accompagnent encore de fièvre sans sueurs ; elles ont un pea diminué depuis cinq mois; tonjours plus vives la nuit, la chaleur les augmente et le froid soulage ke malade ; elles siégent œux rondes, qui ne sont pas tumélés , au genou gauche, qui cst gonflé, sans changement de cogleur à la peau et sans qu'ils ait de sigoc d'épanchement dins l'articulation ; la tuméfaction semble er sur les extrémités des os de L+ jambe; la rotule est on peu mobile ; la jambe ne peut étre fléchie au-delà de l'angle droit: ce mouvement est très-douloureus ; ke pied gauche est également timéfié et douloureux ; Le siège du gonflemcut parait être le ealcanéum et les malléoles ; ls douleur porte principalement sur ke calcanénm ; les douleurs de ce point ailernent souvent avec celles du genou ; celies des coudes durent toujours, Le malade à pris plusieurs bains simples; ils ont toujours produit an saulagement momentané , mais Les donleurs revensient plus vives après. On le mit à l'usage des bains de sublimé ei de la liqueur de Van-Swieten. Au hout de guilques jours , sonlagement marqué dans les donleurs. Les baïas ayant produit une ceuption prurigineuse incommode, ou Jui fit prendre pendant quelqnes jours des bains simples, puis altersativement des bains simples et des bain: miereuriels; par ce mngenl'éruption disparut en jrs de temps; le malade alla de mieux on mieux ; la doulcar vessa dans les comes. dans le pieil et dans le genon: la tuméfaction du pied diminus et disarut, ile restait plés qu'ane légère tumefaction, munis indoleate dans le genon , Loge le malade sortit, vers le 5 avril, impatienté de né pouvoir prendre exactement ses bains , à cause de la négligeuce des personnes chargées de leur adnn-

nustralion,

Ons. V. — Marit-Jeanne Monturier Agée de 46 ans, blanchissruse avant sa mulet, n'étant plus réglée, eut , il y à 7 ans, uue attaque légère de rhumatisme

: qui ne La fotça pas à saliter, Elle accouclia au mois de juillet 4830 , et eut à La

suite de sa coche une péritonile purrpérale, Au mois d'août de la même année

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