VI. JOURNAUX BELGES
Chez le quatricme, a lieu Le septième jour ;
La Belgique, long-temps alimentée par la presse médicale française , vient de Eéréchir e ré mÉnése périodiques , l'Observateur médical belge, rédigé par une société de médecins, et le Bulletin medical belge, dirigé par M. Marinus. Séparée de la France sous le rapport politique, la Belgique, par la Cr = et les doctrines, n'est, à proprement parler, qu'une province de la France scientifique. L'avalyse des ournaux belges Pet dec vaturellement celle de nos journaux de départemens. | "
Les premiers cahiers de ces deux journaux sont occupés spécialement
r des recherches sur l'ophthalwie qui r
igue épidémiquement dans ’armée belge, question vitale long-temps discutée, et jusqu'a présent sans solution satisfaisante. Nons ÿ reviendrons quelque jour. Pour le
moment, nous nous bornons à estraire les bservations qui suivent.
RUPTURE TRANSVENSALE DU TENDON DE LA ROTULE; GUERISON; par M, VaNDERLINDEN.
La ruprure du tendon rotulien est une affection assez rare; et par ce motif , l'ubservation suivante aurait déjà assez d'intérêt ; mais elle offre en outre le premier exemple peut-être d'une guérison obtenue nour une lésion de ec genre aussi ancienne.
Ons, En juin 4843. M. D..., âgé de 25 ans, d'une complexion robuse, élevaut la jambe droite pour la poser sur un esmion , perdit l'équilire, et tomba aus les fesses; La jambe gauche se Îl chit dans la chute, Aussitôt seusation de craquement dans Le genou gauche, accompagnée d'une douleur déehirante ; le blessé ne put se relerer, lo jambe restait flrctie; be gonflement survint; toutefois le malade croyant n'avoir affaire qu'a un accident leger, jassa dis jours daus son lit en aper sur Le genou de simples compress, «d'eau vinaigre, Au bout de dis jours, e gonflement 1 la dosleur restant les méms , un mdecin fut appelé qui preserivit en qua re applications 74 Se er ct des cstaplasmes. Vingt jours ap ès, la douleur et Le gonfement étaient diminues, mais le malade ne pouvait ai s'appuyer sur Le pied nù porter lo jambe en avant. On pnarivit des laremens volatils cam phrès et Le repas durant vingt autres jours ; après quai le médecin se retira , afbrmaut que le temps dissiperait la douleur et la faiblesse du membre. C+ ne fut que Le 20 seplembre, deux mois et demi sprès l'accident que Îe malade Gt appchir M. Vinderlinden.
Le genou , légèrement luméfié, présentait à l'œil un enfoncemenl aserz ronsidécable à la partie supéricare du tibia ; les 08 étaient dans une intégrité parfaite. mais La rotule était mn peu remontée vers la cuite et offrait une mobilité anormale. En langrant avec l'indicateur la surface du tibia, on sentit à la tuberosité uve hgne transversale et immédiatement après un vite dans lequel on pouvait logr le pouce, 1 y avait donc unc rnytare transversale du tendon rotulien dont une petite parlié était restée attachée à la tubérosité du tibia.
Malgré le Long temps écoulé depuis l'accident, M. Vanderlinden n'hésita pas. W rapprocha la rotule du tibia à 1 aide de deux sortes de guêtres larées, dont l'une embrassait la jambe , et l'autre la moitié inférieure de la cuisse ; trois canons passant en avant sue la rotule et sur ss côtés, etattsrhés aux deux guêtres, pouvaïent se serrer à volonté, Enfin une forte attelle platéesur la jambe assurait à l'ar. tculation une immabilité complète. Le malade garda cet appareil pemlaut trois mois , avec la seule précaution de resserrer les cordons tons les "1 à six jours. Au bout de ce temps. le vide au-dessous de la partie inferisure de la ratule étant entièrement effacé. on enleva l'attelle et où cessa de serrer des cordons ; on ft faire une sangle qui aprés svoir fait le tour du rou passait sous la plante du pied, et l'on permit au malade l'ussge de léquillcs.
Le genou recouvrant peu à peu sa force et sa Bcxihilité naturelles, aa ta les bas lacés, et on ordonna quelques bains et des frictions d'onguent mercurivl, Aujourd'hoi après un traitement de sept m-is, la guérison est complète, et il ne reste plus de traces d'unc affection qui, par ae erreur première de diagnostic, semblait devoir « ntrainer une «laudication incurable.
(Observateur med. belge.)
ENCORGEMENT SOLINNUEUX DU SEIN GUÉANI PAR LA COMPHFSSION, À L'AIDE D'UN NOUVEAU PROCÉDÉ, par le même,
Parmi les plus puissans moyens qu'on ait essayés dans ces derniers temps pour combattre le cancer, il faut compter la compression. Mais, malgré les belles espérances qu’elle avait fait concevoir d'aburil , rarement elle est parvenue à une réussite romplète, en sorte que c'est aujourd'hui une opinion générale , que le cancer ne cède pas plus à la compression qu'aux autres résolulifs, L'observation qu'on va lire est importante sous ce rapport ; car , quoiqu'il manque au diagnostic cette certitude que l'autopsie seule peut donner, on peut dire qu'il est extrémement probable qu'it s'agissait cependant d'un véritable squirrhe,
Mais pour le squirrhe des mamelles, la compression telle qu'on la pratique d'urdinaire avec des rondelles d'agarie, de feutre, sontenues par de nombreusescirconvolutions de bandes, exerce sur la poitrieuneconstric-
tion génante et souvent fait pénible , et surtout comprime sans aucune
utilité la mamelle saine. M. Vanderlinden ÿ substitue un bandage à ressort ; c'est une idée ingénieuse et qui mérite d'être suivie.
Ons. — Madame N°**, âgée de 30 ans, se doona par accident un coup à ls qu supérieure du sein gauche, qui aussitôt se taméba et devint douloureux. ele silaitait alurs; le traitement que prescrivit son accouchcur fit passer le lait et calma la douleur, mais il resta ua engorgement très-dur du volume d'une noix, Tout traitement fut cessé alors, et pendant deux ans la malade porta sa lumeur qui, seulement aux époques menstruelles , cansait des douleurs assez vives, pro lougées même jusqu'aux doigts de ls main correspondante, Plus tard, la tuweur s'accrut, les élancemens devinrent plus fréqueus. Des appleations de sangsnes en arrétirent les progrès. Lorsqu'enlün M, Yanderliaden fut appelé, en septembre 1833 , il existait à un demi-pouce au-dessus du mamelon une tumeur de surface inégale, raboteuse , très-dare , plus grasse qu'un œuf de poule, sans aucune adhérence , avec des douleurs lancinantes vives et fréquentes ; le chirurgien disgnostiqua un squirche et résolut de tenter la compression.
de temps à autre la compression l'entière disparition du squirrhe ,
1 Gt donc fabriquer ua appareil ressemblant à un brayer, et composé 4° d'une pelotte ronde, dépassant au moins de six lignes la grandeur de la tumeur , faite d'une lame en tôle rembourrée et garnie en peau de daim , et portant au centre un pas de vis; 2° d'un ressort d'acier ascez flexible, large d'an pouce, et d'une grandeur égale à La distance qui séparaît le centre de la tumeur du creux de l'aisselle du côté opposé, Ce ressort , également garni , avait l'extrémité correspondant à la tumeur fortement courhée et percée d'un trou pour le patsage de la vis qui devait le fixer à la pelote; l'autre extrémilé se terminait en forme d'éventail; 3° enbn, de n plusieurs petites rondelles ea cuivre du diamètre d'un demi- » pouce, percées dans le centre, afin de donner passage à des cordons en rap- # port svec l'épsissrur des rondelles et servant à augmeatce graduellement le de- “ ge de copression. »
pelote étant fre au ressort, on l'appliqua sur ls Inmeur, recouverte pres. liblement d'une compresse de linge Gin vai ; uo large cordon de Gl partant de la pelote allait s'attacher au cenire du ressort en passant sur l'épaule , puis revenant de notrvean s'attacher à la pelote en passant sous l'aisselle deoite , soutenait l'appareil sans comprimer le sein droit, comme cela a lieu dans le procédé ordimaire.
Cette compression, quoique légère, fatigun d'abord la malade, et durant la premère quinemne il fallut lever l'appareil une heure où deux tous Îes jours. Puis elle s'y accoutuma, et au bout de deux mois on cormmencs à faire usage des rondelles, dont on aug nis successivement le nombre. Au commencement de janvier , le squirrhe était réduit au volume d'une grosse noix , et les douleurs étaient trèsrares ut de courte durée, On remplaça Le premier appareil par no autre de même forme, mais dont 1 pelote était plus dure et plus petite et le ressort plus puis-
sant. Chaque mois la malade prenait un léger purgatir.
Après sept mois de ce traitement, les douleurs ont complétement cefsé. Au
lieu qu'occupait la tunseur on aperçoit un vide qui peut à l'aise loger un gros œaf, et au fond duquel on sent très-disuinctement les Gbres du grand pectoral , ainsi que la troisième et la quatrième cûte,
Nous avouons que l'usage des rondelles de cuivre avec leurs cordons
nous échappe ; aussi avons-nous exactement copié tout ce que l'auteur cn à dit.
M. Vanderlinden termine en donnant le conseil très-sage de continuer dant trois mois au moins après peur de le voir récidiver. (bid.)
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance wc 30 suis 1834.
DESCRIPTION D'UX APPAREIL DENTAIRE PARTICULIER APPARTENAST À LA Co- LONNE VEATÉURALE, por M. Jouensx, directeur du musée d'histoire naturelle de Lyon.
M. Jourd n a tronvé, chez le coluber seuber de Liuné, dans la première partie du canal digestif, une cspiee d'uppareil dentaire composé de trente spophises osens ,à tits recouvertes d'érmail, el dont quelques-unes avaient la forme de nos incisives et fsissient une saillie de deux ligues au moins. Ces trente apophyses dentaires appartiennent aux trénte rertébrs du rachis qui sacrèdent à l'atlas et à Vaxis. Cost cette disposition anatomique que M. Jourdan a fait connaitre , dispodtion singulière, dans laquelle les apophyses de la colonne vertébrale se recouvrent d'émail, gerforent les tuni ucs du cagal alimentaire, et remplissent dans sou itérieur les fonctions des dents.
Ces apophyses dentaires sont au nombre de trente; elies appartiennent aux trente vertébres qui suivent l'axis, Leur forme les distingne naturellement «a deux sûres, La première on comprend vingt-deux , ile La troisième à la vongtquatrième vertébre invlusivement ; elles sont allongées d'avant en arrière et aplates transversalement ; leur sailli: sur le corps ile la vértèbre n'est guère de plus d'une demi-ligne, et leur couronne est d'autant plus tranchante que par leur po sition elles sont plus rapprochés de la téte de la couleuvre. Leur direction nest pas La méme; les antricures sont disigées en bas et en arrière, les moyennes directement en bas, les postérieures ca bas et en avant. Dans les individus observos por M. Jourdan, toutes ne s'élaieut pas fait jour à travers les membranes pharsngiennes; ces membranes recouvraicnt enrore les huit premières ; mais au point de contact elles étaient sed ou moins translucides et amincics. Huit 2puphyses denlaires composent la deuxieme série; toutes, mme seule exceptée, pénétraient dans La cavité pharsugivnne, Leur saillie est de deux lgnmes; les plus développées sont les troisitme , quatrième , cinquième et sixième. La force de ces dernières est celle des incigives de l'homme,
Ces apoghyses dentaires sont formées de trois substances , une couche d'émail qui resserre La couronne et se prolonge sur le ft, une substance ostute peutêtre un peu plus éburnée que la substance osseuse ordinaire, et unc substance aréolaire , celluleuse , occupant le centre de l'apophysr et communiquent avec k: tissu spongieux du corps de a vertébre. Lo couche d'émait est la dern ère à paroitre ; elle n'est déposée que lorsque lapophise doit bien ü£ se faire jour à ravers Les tuniques digestives. ML Jourdan à pu étudier Les divers degrés de la den sité de cet éma }, suivant que l'apopliyse était plus où moins sur le point de paraitre dans la br arsnyienne. | considère romme une epèce de pharynx celle première partie du canal digestif qui contient des apophyses dentaires ; c'est une cavité Lrès-grande qni s'etend de la bouche à quelques lignes au-dessous élu cœur; elle se lermine en se rétrécissant beaucoup, et donne origine à l'œsaphage ; sa tunique eontractile est composée de deux plans musculaires : L'un interne , dont presque toutes Les Gbres sont longitudinshes; l'auter externe , domi
or
les Übres sont obliques en bas et en avant, et viennent se terminer sue la ligne médiane à une bonde aponévrotique qui lui sert de raphé commun. Ce dermier plan musculaire n'est que la partie antérieure du transverse abdominal,
La tunique muqueuse présente , comme dans tous les autres ophidiens, des replis longitudinaux ; mais clle est sci fort remarquable par les ouvertures que tra. versent les apaphyses dentaires. Ces ouvertures sont de simples fentes parallèles à l'axe du corps pour Les apophyses de La première série ; pour kes huit de la seconde , elles sont de véritables fourreaux qui prennent leurs formes et les rmbrasseul exactement. Ces fourreaux n'adhèrent qu'à la base des apophyses et se terminent par deux lèvres d'un tissu analogue à celui des gencives. M, Jonrdan pense que ces Ma np dentaires n'existent pas de prime-abari dans la cavité digestive , et qu'elles n'y pénètrent que sucressivement,
En résumé, ce qui conslilue celte curieuse disposition analom'que, que M. Jourdan a découverie , c'est : 4° l'esistence d'apophpues de la colonne wertébrale, ayaot la forme des dents , en remplissent les Fonctions, el comme elles portant une courante recouverte d'une couche d'émasl; 2° {a présence de ces apophyses dans l'intérieur du canal digestif. 1 faut bien remarquer que ce sont des apophyses et non des dents, ce qui les distingue des dents pharyngiennes des carpes et des poissons cartilagineux.
Le coluber seuber, qui
venait de l'Inde , aujourd'hui l'on sait que l'Afrique méridionale est sa patrie, Les couleuvres de cette espèce son! communes sur la côte ouest du Cap. C'est là qu'ont té recueillies celle que Smith à décrite , et celle dout M. Jourdan s'est servi pour ses dissections. Smith s'était trompé en pensant que le cofuber seuber n'avait M. Joa et le nom d'anodon donné par Smith ne lui convient pas. Tous Les voyageurs racontent que le scaber se nourrit d'œufs qu'il avale sans les briser. Voici comment on peut expliquer le mécanisme de l'alimentation chez cet ani-
sente celte singulière organisation, est long de deux |] pieds et demi à trois pieds, On pensait encore il y a quelques années qu'il nous |
fut abaissé. « Jecrois que mon épaule vst remise, # s'écria M. de Bagnaux aver étonnement, Vous avez raison , lui dis-je; et la facilité et La promptitude de cette réduction ne surprirent pas moins madame de Bagnaux qu, ayani été déjà lémoin d'un laquelle ke bras avait été remis par ane autre méthode, se désolait à l'idée de semblables douteurs que nous devions, pentait-elle, faire endurer à son mari.
reil sccident , et ayant vules souffrances qu'avait éprouvées la personne à
Paris , 13 juin 4884, A. Bénann.
AUTOPSIE D'UN LOMME MORT QUATRE ANS APRÈS LA Li-
GATURE DE L'ARTÈRE CRURALE ; COnNWNuniquée par M. Sowmé, chirurgien en chef de l'hôpital civil d'Anvers. .
Dans le résume des observations faites à l'hôpital civil d'Anvers sur
les plaies d'armes à feu , lors de la prise de cette ville en 1830 , inséré dans le cahier de janvier 1835 du Journal universel et hebdomadaire de médecine et de chirurgie pratiques, tome 11, n° 20, il a été fait mention d'un blessé nommé Verbeyen , âgé de 4o ans ; voici l’article qui le concerne :
# Nous avons dans le n. 74 oc autre exemple d'hémorrhagie consécutive grave:
int de dents maxillaires. Cet animal en a, ainsi que l’a reconnu ||]: blessé avait été atteint d'une balle qui avait fractoré le péroné au dessous de sa tête et élait sortie ao-dessous du jarret ; bes plaies furent débridées et des esquilles furent retirées par les deux ouvertures. Vingt: deux jours après son accident, il sur.
vint, sans cause connue, one forte hémorrhagie. Elle fut arrêtée par nue compres.
mal. La couleuvre saisit avec Îes deux mächoires l'œuf, qui glisserait s'il n'était ision faite avec des linges gradués, placés dans la cavité poplitée ct on baudage
retenu par les petises dents qui s'y rencontrent ; ce sont les apophyses dentaires, et surtout celles de La seconde série, qui brisent l'œuf; l'œuf passe ainsi dans l'œsophage et l'estomac, Changer quelque chose aux dispositions anatomiques qui viennent d'être décrites , c'eût été changer Les habltudes de l'animal. Sans apophyses dentaires, la digestion de l'œuf , avalé entier, n'eût pas élé possible, «t de fortes dents placées aux deux mächoires eussent brisé l'ref sans ntilité pour Le ; Car la plus grande partie de la substance nutritive aurait coulé bers de a bouche,
M. Vallot écrit une lettre à l'Académie où il s'efforce de démontrer que l'adarca de Dioscoride et des anciens cst l'afcy'onelle cles étangs.
CERVEAU CONSIDÉRÉ 500$ LE POINT DE VCE CAIMIQUE ET PHYSOLOGIQUE, par M. Covrnnx,
M. Couerbe distingue chimiquement , dans le cerveau , cing sortes de graisses que nous ne voulons pas examiner ici. Le seul point important qui nous ait frapdans ce mémoire , el qui mérite d'être vérilié , c'est une certaine disproportion dans la à rer de phosphore que contient le cerveau, suivant qu'il appardent à un individu saia où à un individu aliéné, Suivant M. Couerhe , les analyses chimiques donnent de 2 à 2.5 de phosphore pour cent dans le cervesu d'un homme sain, de # à 0,5 dans celui d'un idiot , et de # à 4, et à 4,5 dans celai d'un aléné, Si ces résultals se confirment par un grand nombre d'observations , la chimie remplirait que Jancune que n'a pu remplir l'anatomie pathologique. Celleci ne fournit aucue caractère spéciale à da folie ; suivant M. Coucrbe, un excès où un défant de phosphore dans la composition du cerveau serait la condition organique de La folie ou de l'idiotisme,
CORRESPONDANCE MEDICALE
OBSERVATION DE LUXATION SCAPULO-NUMÉRALE, réduite par le procédé de M. Marcuexe ; communiquée par M. Bénanp jeune.
Je vous prie d'insérer dans votre estimable journal une olservation
roulé depuis les orteils. Deux jours après , le bandage s’étaut reliché, une nou-
velle perte shondsnte de sang eut heu. Elle fut arrètée par le même moyen,
ui nous réussit assez souvent; mais une troisième hémorrhagie s'étant encore
déclarée, où Ôt faire la compression de la erarale , et an jot it Le doigt dans la plaie, On entrait duns nn sac rempli de caillots jusque dans le creux du jarret : c'était où l'artère tibaale postérieure à son origine , où l'artère poplitée elle-méme qui était ouverte. Outre la fractare du péroné, avec one grande perte de sub sance de l'os qui séparail les deux fragmens , une portion de la partie postérieure
[du tibia était dénudée dans l'étendue d'une psèce de deux francs. Malgré la gra- \vté de cote blessure, le chirurgien se décida à conserrer le membre, et 4l tit la iligsture de l'artère crurale, à la partie supérieure et interne de la cuisse , selon le procédé de Scarpa. L'artère [ut mise à découvert, soigocuwæment sparée des Inetfs el de La veiar, et entourée d'un 1 double, dont un seul fut noué et serré lconvenablement, Le sang s'arrêta sor-le-champ. La jambe resta froide peudant
quelques heures, quoiqu enveloppée de sable chaud; elle se réchaufla ensuite, La suppuration Ge évar uer les caillols de sang par les sluies. On aperçut des taches rouges ét noires le long de la crête du tibua et sur le dos du jued. Cxs escarres ont eu sans doute pour cause première La compression faite avant l'opéralion par le bandage roulé. Le talon ent aussi une escarre, mais loutes furent peu profundes et se détachèrent par la suppuration, L'incrson à la cuisse se réunit en peu de jours, au moyen sa bandelettes agglatinatives; il n'est resté que l'ouverture par laquelle passaient les Gls; ils sont tombes Le vingl denxième jour de l'opération , 17 décembre. La op à ere des plaies est envore shon lante ; plu-ieurs esquiiles ont été retirées, et le malade est jusqu'à présent dans ua bog état de santé. n
Quelque temps après la rédaction du mémoire, le malade est sorti de l'hôpital guéri, et a repris l'exercice de son métier de peintre en bâtiinens, Le mois dernier , mat 1834 , cet homme tomba du haut d'une
iéchelle, et fut transporté mort à l'hôpital civil.
L'examen des parties opérées il y à quatre ans devait nous apprendre. d'abord comment la cireulation s'était rétablie après la ligature de la fémurale à sa partie supérieure, et ensuite quelle était l'artère dont l'ouverture avait causé l'hémorrhagie consécutive.
On fit injecter les artères de l'extrémité inférieure droite par l'ilia- L externe , et les veines par une branche de la saphène interne sur le
os du pied.
Le membre était aussi fort que celui du côté gauche; ‘es muscles ,
de luxation scapulo-humérale que j'ai réduite hier soir en employant le |ltrès-prononcés , étaient environnés de beaucoup de graisse ; une cicaprocédé que M. Malgaigne a fait connaître. C'est un exemple de succés|lirice profonde et adhérente se voyait à la partie supérieure et postede plus à ajouter aux six qui me sont propres et dont j'ai fait mention ||rieure du péroné.
dans ma leçon d'avaat-hier , à l'école de médecine , sur ce sujet.
Ons, — M, de Bagnaus, sous-chef à l'administration des douanes, demeurant ruc Havteville, dans la force de l'âge et d'une consitation robuste, voulant sser du jardin dans sa chambre à coucher, siluée au rez-de-ctun se, leva de = droit vers vue barre de fer , y Gxa solidement sa main et se luxs l'hiumerus
ea bas et « avant, au moment où , par la contraction des muscles grand rond, |ict sans division ; à
L'artère crurale, mise à découvert au-dessousde l'arcade, avait été liée un demi-pouce environ au-dessous de l'origine de l'artère profonde, d'où sortaient les artères circonflexes interne et externe, dont le calibre était pa fort que dans l'état naturel. L'artère crurale était oblitérée dans ‘étendue de trois pouces, et transformée en cordon ligamemieux contiuu
l'était adhérent à la veine crurale par nn tissu cellu-
grand dorsal et grand pectoral; il souievait le corps à là hauteur du bras devenu l[aire tres-dense. La veine était intacte et n'avait éprouvé aucun change-
mobile. M. le docteur Boulet préseut à l'accident m'envoya cherchec aussitôt, Arrivé près du blessé je reconous avec M. Boaillet une luxation complète dans ke sens que j'ai indiqué plus haut. Je fs asseoir M, de Bagnaox sur ua siége 50.
ment. La crurale, au-dessous de son oblitération, recevait deux artérioles et reprenait subitement son volume ordinaire, présentant un cul-de-
lide ; je priai M. Bouillet de monter sur ua tsbauret et de porter le bras en haut |!sac enticrement fermé. Elle se continuait ainsi comme de coutume, jus-
en le saisissant au niveau du poignel et c0 le tirant selon l'axe vertical du Madame de Bagnaux fut invitée à er, dé haut en bas, avec les mains sur les épautes de son mari, Je demandai alors au patient s'il n'était pas sajet aquelipe ma ladie ; et pendant que son altenlion était détournée par ce léger srtifce , M, Bouil: let avant accompli ane traction modérée sur Le bras, je pressai avec les pouces
pe, [qu'à son passage à travers l'aponévrose des addncteurs , où elle deve-
nail artère poplitée.
On voit que , par la hgature. la circulation n'avait été interrompue que daos ua court trajet de la fémorale , les artères de la profonde s'é-
sur l'humérus ei je sentis la tète de l'os rentrer à l'instant daos sa cavité. Le bras ||tant mises en communication avecelle au-dessous de la ligature. Si l'hé-
DE PARIS. 4St
EEE morrhagie s'est arrêtée , cela ne peut être attribué qu'à l'interruption | entourer les jieds de cataplasmes avec farine de lin, et j'ai recommandé aux per momentanée de la circulation par la fémorale, ou plutôt au défaut d'im| sonnes qui étaient auprès du malade, de le tenir dans une obscurité com-
k } F : ? percer plète et dans le plus grand silence qu'il fût possible de tenir. Neuf heures a palsiua du sang, qui a perous à la plaie artérielle de se cicatriser avant Je lui ai fait une seconde visite : à part l'agitation qui était un peu ra deg que le cours du sang se soit completement rétabli. l'ai trouvé dans le même état ; il avait dortai quelques mstans dans Le courant de
11 restait à examiner quelle était l'artère ouverte dans la À d'arme la journée. Le lavement n'ayant produit aucan effet , j'ai prescrit pour le lende à feu , et d'où venait cette forte bémorrhagie qui avait rendu nécessaire mg a pe es Apr ré ba mrrs ns per 2 Le ; l'opération de J'avérrisme, ages here, md nn . Ja NEO" Cette dar . ' Foqué lutlters arderabes qui n'ont ke suivies d'eucus mieux nière, ou la tibiale postérieure , ou la poplitée elle-même. Voici le ré-} qu opté de 1 tte. Le mime soir vingt singsues ont té appliquées au bas des suliat de la dissection. En suivant l'artère poplitée, on arrivait dans une orvilles , dix de chaque côté, Cette seconde ssignée à été Pa * re pour rétablir cicatrice profonde , recouverte par le derme endurci et adhérent aux | entiérement les fonctions du cerveau. | parties sous-jacentes. Celle cicatrice était formée par un tissu fibreux} Le der malm, ja Fo surpris fort agréablement, en entendant mon maê tilagi à l'endroit où elle s'attachait au tibia et au péro- fe Coordonner ses idées avec fackité et les exprimer sans peine ; il ne lui ct méme cartilagineux à : nee restait plus alors qu'une légère douleur de tête qui s'est dissipée en peu de temps, nce. La poplitée, en entrant dans ce lacis, duninuait de grosseur ; | ssns qu'il ait éte besoin de recourir à aucun genre de médication: Aujourd'hui n'ayant que la moitié de son volume ordinaire. Son épaisseur et Sa con- {7 avril, j'ai va cet homme ; il m'a dit qu'il n'éprouvait pas d'antre indisposition sistance faisaient voir que les tuniques avaient participé à 1 ro que celle occasiugée par san ancien totarrhe vésical. ere . mé rmrreg s Les cordons nerveux éisieat sains , La maladie que je viens de décrire inc parait intéressante, en ce que Afin de mieux examiner les parties , on détacha toute Ja masse adhe- les symptômes qui se sunt manifestés durant son cours, et sa terminairente aux os. Les deux artères péronière et tibiale postérieure étaient || 507 ee et franche à | ses ER € sanguines ; sont , selon intactes. Un stylet, introduit par la poplitée, entrait dans la tibiale pos art = GE uction pee bu ypér rh saus ua bémortérieure, et un autre, passé dans la péronière , parvenait aisément dans ; de » des parties du cerveau qui président à la mémoire et à l'inla poplitée. Ce n'était donc aucune de ces artères qui avait causé les] f"Sences hémorrhagies. L'artère tibiale antérieure avait été détruite par la balle à son origine. Malgré les Te 7 Fe rs pr trouva aucune trace de ce vaisseau , ni même de la pédieuse. La M pliée, ou- “TE verte dans sa longueur, présentait à l'endroit d'où sort o Je REVUE BIBLIOGRAP HIQUE. eo ee rer RS NE ER En En DU RÉTRÉGISSEMEXT DE L’AORTE , DU DIAGNOSTIC ET bu Parmi les anomalies artérielles , on trouve quelquefois que la tibiale! TRAITEMENT DE CETTE MALADIE, SUIVI d'un cas de guéan'érieure manque et est remplacée par des branches perforantes dela ti- rison d'anévrisme du cœur ; par le docteur Lecraxn. biale postérieure , et la pédie'se vient alors de la péronière. Pour s’as-Ù — Paris, 4854. — In-8° de 58 pages , avec deux surer si cette disposition n'avait pas lieu sur ce sujet, on a disséqué les planch es artères de la jambe gauche. à de la tibiale mp M re $ baissait comme à l'ordinaire de la partie antérieure de itée, au- . nu . . dessus de sa division en sh tibiale nur Er le Cette Fe shoes contient une observation fort importante et par ligament interusseux, et suivait son trajet accoutumé. . De, <s cas analogues, et par la précision des symptômes observés Le péroné avait été fracturé au-dessous de la tête de cet os ; la réu- pendant la vie , et enfin par les indications que 1 auteur à lirées de la nion avec le bout inférieur s'était faite par des lames osseuses aplaties, | S?MParaison de ces deux ordres de phénomènes. C'est un cas de rétréformant postériecrement une cavité qui indiquait la perte de substance. | CIssement del uni heu eau actif du cœur. Dans l'impossibilité La partie supérieure du ligament interosseux était ossifiée, Quelques | Te capporter ce fait Curieux , Ce qui qe entrainerait à nee la prolangemens osseux liaieut la partie supérieure du péroné au Ubis. ee Prague @n GUN; pas hat ornerons à signaler les prici- C.-L. Sousé, D.-M. paux phénomènes , ceux qui ont fourni à! auteur l'occasion d établie quelques données que nous croyons dignes d'intérêt , sur une maladie | qui pe 2e a été d'autant moins étudiée qu'elle est plus rare, Cioq Er è : autres observations où la même lésion a dté trouvée chez des sujets qua OBSERVATION DE CONGESTION CÉRÉBRALE DES PARTIES QUI avaient présenté pendant leur vie des symptômes plus où moins sem- PRÉSIDENT À LA MÉMWIRE, traitée avec succès par Îes|lLlabes , sont empruntés par l'auteur à divers re-ueils , el comparées évacuations sanguines ; communiquée par M. Fnan-|avec celle qu'il avait recueillie Ini-même. Chez le sujet de cette dercox, D.-M. P. nière, l'aorte présentait ; immédiatement au-dessous de l'insertion de : : l'artère sous-clavière gauche, un étranglement qui la serrait régulière Ons. — Le 8 mors 1233, j'ai été appelé pour donner des soins au concier ment comnc si elle était prise dans un nœnd circulaire. Au-dessous de de la maison, ruc Taibout , n° 49, Cet homme , âgé de 48 aus, est depuis plu:$ Cet étrangement l'artère prenait rapidement un volume presque égal à sisers annés atliint d'un catarrhe de ves ie qui à contdérablement alteré sa | celui qu'elle offre chez les sujrts sains. L'onverture que laissait cet constitution, ct contre Lequel depuis lou temps il ne dirige aucun traitement, | étranglement n'avait pas plus d'une ligne et demie de diamètre, et était tous les moyens qu'il a employés pour s'en débarrasser ayant été infruc'ueux. circulaire. La description suivante, que l'auteur donne de la maladie .
Les symptômes que je vais éaumérer se sout tout à coup mamifestés chez ce ||, : , …. + ’ . ? nulle sans sign s prodrouiques, Chaleur forte à la tête, surtout à la région faite d'une mamière générale , nous fcra connaître les symplomes qu
feontabe ; perte complète de la némaire, notammvnt de Là mémoie des mots; avaient été observés pendant la vie chez les sujets porteurs de cette idees tellement confuses, qu'il aurait été impossible d'afürmer , en l'examinant laltération remarquable: avec attention qu'il conservait cvlle de son exwlenre, par conséquent point de! « Aux sympiômes qui caractérisent les grands troubles existant dans
conscivnee du lieu où al était et de ce qui se prostait antout de lui; agitation ex- la civculati : à m û ; : a cuculation, tels que les palpitations cérébrales, l'énerg ontractré; aucune trace de paralysie portant sur Les muscles de La face, du von, ni des ; L q por , rgie de contrac
m mbres, soit smpérienrs, soit iofericurs: la requration était parfaitement l:- tion du cœur , la dyspnée que peut aller eg te à la suffocation , Va bre. Pour obtenir qu'A sortit «a langue de la bouche. i fallait le lui dire un {toux , el, ; joignez une dureté extraordinaire du pouls, les battemens grand nombre de fois ; lorsqu'on partemait à là lai Caire tirer . elle n'était déve! vibratoires des artères inférieurcs, le développement agormal de pluni à droite ni à gauche , ce qui n'amait pas co lira ainsi , s'y avait cu ne sieurs artères. Par suite, une disproportion marquée dans le développege. Crtte difficulté venait donc d': ee qu'il Be comprenait pas ce qu'on Jui di » 7 SR : s b + k
sait, FL'entendait cependant bien ; mais al lui était impossible de donner un sens DEL el 7 1 a Lt ncalaire de ana res inférieurs ; bien plus quelronque sax sons articulés qui frappaient ses oreilles, Les mouvemens auto- | laibles Que le$ supérieurs ; JoiGnez encore les Snanemtens que le Sujet msliques que les membres exécutsient pes que Les muscles qui appartien-|| entendait dans la tête, et le bruit de soufllet si marqué chez lui, prinnent à La sie de relation n'étaicnt plus sous l'influence céréhrale, Lorsque parfeis cipalement at point de Ja pottrine qui correspond à la crosse de l'aorte, le Rens Le pe de son =: de ar prhrhlqhrprhnalieenc mate) si énergique dans toutes les parties supérieures à ce poiot , s'affaiblis-
Û ù re fe : des 5 u à pe : À A :
ti rendre comple de re qu'il éproovall ; les phrens qu Pont À sant d’une manière sensible quand on approchait de la région du cœur, Éran dans quelque état d'affaiblissement qu'on eût mis le malade,
ET
Anvers, 5 juin,
‘exprimer restaient Loijours inachévées. J'éproucve..,, disait-l, et après uac ! pose done minute ou deux , il continuait ainsi, avec des mouvenivas d'inpa-| | ( licoce : Je ne sais pas ce que. Le pouls était trés-dévcloppé, mais réculier ; À Réunissez tous ces symplômes, et vous aurez un ensemble de phénomèe er était de 89 pu de un ir une fort , tion dé eg m'a pa [nes assez caractérisés, Le ne vous sera offert par aucune autre maladie, our laure cesser ret appareil morbide, une forle évacuation de La] CS à ï s:
dire La première indication à remplir, J'ai fait à l'instant ane +aignée du bras de et qui L de. permeltra de nt Eire qu'if pe chez 18 waves, et j'ai ps après un lavement d'eau tiède rende purgatifpar l'addition | UN Malatle, Que Vous avez allire & Un Fefrecissement de Faorte.n
d'un: one de sulfate de magnésie ; pour hoisson , hmonade cuite sucrés. d'ai fait Telle cst la manière dont M. Legrand présente l'ensemble des phe-
nomènes qu'il croit être déterminés constamment par le rétrécissement de l'aorte, Cependant on conçoit qu'ils varieront beaucoup suivant le degré qu'aura atteint ce rétrécissement. Au reste, c'est à l'avenir à faire condaître l'exactitude de ces données qui n’en doivent pas moins fixer l'attention en attendant qu'elles aient été confirmées ou infirmées par de nouvelles observations. M. Legrand examinant si cette lésion pathologique est un vice de conformation, si elle est congéniale ou non , fait d'abord remarquer que, dans le cas observé par lui, comme dans les autres qu'il a cherché à en rapprocher, le rétrécissement de l'aorte à toujours été rencontré vers le point de cette artère, où pendant la vie fœtale venait s'ouvrir le canal artériel; il cite encore l'opinion de M. Reynaud, qui dit que dans un assez grand nombre d'aortes on trouve une cspèce de froncement correspondant au même point , et où le calibre du vaisseau se montre presque toujours tres-légérement rétréci; et, après avoir étudié Ja marche du travail que suit la nature pour produire l'oblitération du canal artériel , il termine en concluant que bien que cette lésion ne }ui paraisse pas absolument être congéniale , cependant il ne donte pas qu'elle n'ait son point de départ à une époque très-rapprochée de la naissance,
La méthode de Valsalva et le traitement symptoinatique des accidens, tels sont les moyrns que conseille M. Legrand , et les seuls auxquels,
dans l'état actuel de la science , il soit permis d'avoir recours. LE MÉDECIN DES ENFANS, guide pratique contenant la * , Li * + .
description des maladies de l'enfance , depuis la naissance jusqu'à la puberté, avec le traitement qui leur . = + , . .
est applicable, suivi d’un formulaire pratique ; par
le docteur »'Huc.—Paris, 1854.—1 vol. in-8°, 524 pages.
Ce volume a un défaut qui lui est commun avec beaucoup d'euvrages analogues : il est trop savant pour les gens du monde, et trop peu pour les médecins, Nous ne contesterons certainement pas l’atilité d'un ouvrage où seraient exposés avec clarté et précision quelques-uns des phénomènes morbides que l'on remarque soit au début, soit dans le cours des maladies de l'enfance , afin d'éveiller l'attention des parens sur des maladies pour lesquelles le médecin n'est que trop souvent apclé à une époque souvent déja trop avancée. Mais alors à quoi bon 20 indiquer le traitement qui doit être suivi, si ce n'est pour les entraiatr dans des erreurs encore plus fâcheuses que la négligence dont nous parlons à l'instant? Nous ne jrensons pas non plus qne l’onvrage du docteur d'Hnc satisfasse le médecin habitué aux études qui se font de nos jours. Quelques lignes sur la symptoinatologie , et le traitement placé à la suite des titres qui À NES plutôt le Précis de médecine de Lieutaud on d'autres livres de la même époque , qu'un ouvrage de pathologie, nous semblent ne pouvoir répondre entièrement au besoin généralement manifesté d'un travail scientifique et pratique en même temps sur les maladies des enfans. Cependant les personnes qui désire. raient trouver un exposé rapide et assez bien enchainé des maladies auxquelles l'enfance est sujeute , et de quelques nouveaux moyens à l'aide desquels on peut les combattre , les trouveront dans le travail que nous annonçuns ici.
NOUVEAL FORMULAIRE PRATIQUE DES HÔPITAUX OÙ CHOIX DES FORMIULES DES HÔPITAUX CIVILS ET MILITAIRES DE FRANCE , D'ANGLETERRE, D'ALLEMAGNE, D'ITALIE, €tC. , contenant l'indication des doses auxquelles on administre les substances simples et les préparations magistrales et officinales du codex, l'emploi des moyens nouveaux, des notions sur l’art de formuler; par MM. Mine Evwanps et Vavasseun, DD.-MM. — 2° édition, un volume in-24 de 450 pages.
La faveur méritée avec laquelle la première édition de ce formulaire
a été accucillie, a imposé à ses auteurs l'obligation de revoir avec la
lus sérieuse attention l'édition que nous annonçons en ce moment , et
es changemens qu'ils y ont faits nous semblent de nature à lui présager un succès non moindre que celui de la première édition.
Sans rien changer à l'ordre qu'ils avaient adopté, ils ont cependant
introduit quelques modifications importantes. Îls ont éliminé un grand
nombre de formules et les ont remplacées par d'autres choisies parmi les médicamens nouvellement introduits dans la pratique.
Les auteurs ont en outre fait précéder celte seconde édition d'une notice statistique sur les hôpitaux de Paris, à laquelle nous n'avons qu'un seul reproche à faire, cclui d'être trop brève; mais on conçoit qu'il était impossible de lui donner plus de développement dans nn owvrage de ce genre. Quelqnes formules empruntées aux formulaires étrangers augiwentent encore la valeur de cette édition, et établissent sous ce rapportune différence assez notable entrel'ouvrage de MM. Milne Edwards et Vavasseur et la plupart des autres formulaires portaüfs, publiés chez nous depuis quelques années, Nous avons cependant observé plusieurs omissions peu importantes, il est vrai, mais qu'il sera facile aux auteurs de faire disparaitre à une nouvelle édition. Aussi nous avons cherché en vain auprès de l'indication des gouttes noires des hôpitaux de l'Angleterre celle de la liqueur sédative de Batiley , autre préparation d'opium qui en Angleterre ne jouit pas de moins de faveur que celle rapportée ici,
Au reste, nous le disons avec plaisir, cet ouvrage, que son peu de volume rend extrêmement portatif, contient une foule de documens que la mémoire la plus heureuse ne peut retenir , et sous ce rapport sera utile non-seulement à l'étudiant ct au jeune médecin, mais encore au praticien auquel 1} présente l'emploi des médicamens le plus nouvellement introduits dans la pratique.
VARIÉTÉS
—La société des scivnees d'Harlem adresse le amme des prix qu'elle propose pour l'année 1856. Plusieurs des sujets de prix, d'après la rédaction du programme, nous paraissent con-ister moins dans des découvertes nouvelles que dans un exposé de l'état des connaissances positives sur diverses questions. Nous donnerons ici l'indication abrégée des principaux sujets de recherches où de compilations proposés par la societé,
4° Sur la nature de la goutte , son traitement et la manière
2° Sur le moile
pe y pour l'avantage des pêches les connaissances qu'on à sue ce sujet ; Sur la colour propre de la flur des aruides et les effets de ce phénomène par rapport à la conservation de l'individu ou de l'espèce;
4° Sur Les fecomlitions srtiGcielles et hibrides dans les végétaux ;
5° Sur La formation des dunes et les moyens d'en arrêter les progrès ;
6° Sur la nature des terres appelées weûfes en agriculture et sur les indications que fournit en ce cas La thcorie des engras:
T° Sur l'eflcacité des fumigations par le chlore avec la détermination des cas où elles peuvent étre employées avec succés et de ceux où elles présestent des inconvéniens; :
#° Sur la propriété attribue à une certa ne élévation de température , de dé. truire dons les matières qu'on y soumet 13 faculté contagieuse ; |
5° Sue la durée de la faculté dk geemer conidérée relativement 3 La différences des graines et à celle des circonstances extérivur, 8;
40° Sur les huiles essentielles qui donnent aux alcools provenant de sourres differentes leurs caractères distinetifs, sur l'action physiologique de ces huiles et sur les moyens d'en dépouiller l'alcool dans les cas où elles lui comrmuniquera.ent des propriéiés auisihles où un goût désagrésbie ; ‘
11" Discussion de la théorie de Duyett-Thouars sur la formation du bois :
12° Sur la nature et la composition des corps fulmiaans et sue ln possibilité de faire des applications utiles de ln we été qua les caractérise :
45° Sur l'origine de laote pa. les substances aninsles et l'état où il s+ trouve: :
44° Sur la tran-formation en sucre des substances amilacécs nommé La diastuse : :
45° Sur les métamorplioses des insectes et leur distribution, Les observations
devront se rapporter au mous à cinquante espèces , et autant que possible à des espèces hollandaises ;
40° Sur les proc dés em les résultats plus précis:
17° Discuter les avantages que pr'sente un nouvel emploi de combustible, 1-0 past pare ME Butier de Eymington, Dans ee procédé, l'eau mêlée à des mb, …s combusubles ; tlies que le goudron , l'huile al poisson , ete. , est décompose pour fournir une partie de l'hydrogène et de l'ovigène employés dans la cons! us. ton .
48° Sur La théorie des engrais et ses opplications ;
49" Examen de La théorie à l'aute de laquelle M. Turpia explique la cation des arbres moyennant l'innculation et la greffe ;
24" Sur les migrations des poissons :
21" Sur les avantage. de l'invision avunlaire come mo comité des rameaux à fruits.
Las dis premières de ces questions avsicot été défi préscotées. Vingi-deux ou tres, églement énoncées dans le programme, s: ront distribuées en 1835.
Chisque prix rera time médaille d'or de: la valeur de 150 florins. Les CALICTENT EU qui devront étre envoyés avant le 4% janvice à M. Von Morum . Sécrétaire de la Le » pourront étre écrits en hollandais, français, anglas, latin ou alle hand.
de la prérenir; de propagation des différens ordres de poissons ah pousibibité
ti sur ce qu'on s
plavés pour l'analyse de l'aie et les moyens de rentre
mult jH;-
yen d'augmenter Li fé-
- a Le Rédacteur en chef, Juuxs Guknie,
EEE uLpLpaLpg mu
PARIS. — ÉVERAT, IMPRIME
AUE DU CAaDRAN%, N° 416.
s" 28. (TOME II. — 4834.) SAMEDI 12 JUILLET 1834. *
La Gazerte ménicass DE Panis {Gazette de sunté et Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 46 pages in-4”, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-#°. Le prix d'abonnement est pour Par:s et Les Départemens, de 4U fr, par an, 20 fr. pour 6 mous, et 40 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'an trimestre, 4° Janvier, 4° Avril, 4° Juillet, #7 Octobre. — On s'abonne à Paris, au barem du Journal, rue Posssonniere , n° 5, et dsas les départemens, chez 1eus les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchies.
parce que ces lésions ressemblent à des fractures ordinaires, et qu'il ne faille pas s’en occuper d'une manière particulière ? Ou bien ce silence tieut-il à la rareté de ces sortes de maladies? Deux causes puissantes ont, suivant moi, contribué à faire négliger de nos jours l'etude de la séparation des épiphyses : la première, c'est la fâcheuse préoccupation où l'on est de cruire qu'un décollement épiphysaire ne mérite pas plus d'attention qu'une fracture ordinaire; la seconde, c'est d'avoir souvent confondu cette affection avec certains vices de naissance , tels que la luxation congéniale du fémur , le défaut de longueur d'un bras, l'introversion du genou , certaines extroversions des pieds {valgi), certains défauts de rectitude de la main, etc: Ces sltérations dépendeot le plus souvent, ilest vrai, d'une conformation primordiale vicieuse du sujet, où bien de certaines maladies constitutionelles , duraut la première enfance ; mais bien souvent aussi elles ne sont que le résultat malheureux d'un dérollement épighysaire méconou. Voyez, LÉ exemple, la question si importante de Lu chirurgie, qui a été ermérement agitée devant l’Académie royale de médecine de Paris {1}: M, Bres: het présente à cette lustre assemblée un malade atteint d'une double luxation congénialedu fémur ; des voix s'éléventdetonte part pour demander si cette espèce de déplacement qu'on nomme cer ue serait pas plutôt la suite d'un acroaichement force , l'enfant se présentant par les fesses? La question ext restée indécise, Ces savans académiciens cependant n'ont pas pris garde qu'en tirant un enfant par les fesses , lors de la naissanee , il ne ponrrait être question que d'ua décollement de l'épiphyse supérionre du femur! Pour que le fémur se luxât dans le cas qu'un vient de supposer, d'autres conditions seraient nécessaires. C'est ce que nous verrons plus luin.
Disons-le, en attendant par anticipation , celte question est de la plus haute importance pour la médecine légale ; car si nous ponvions dé: montrer que pendant les manœnvres de l’acconchement , la lusation du
Ne d À fémur est impossible, n'en résulte-t il pas que ce serait à tort qu'on ac- A quoi tient le silence presque complet des auteurs modernes de chi-| rurgie sur la divulsion traumatique des épiphy:es? Estce peut-être
SOMMAIRE
. Travaux unicinaux : Mémoire sur la divulsion tranmatique des épiglisses. — Nouvelles recherches sur les dhflérens modes d'emploi des préparations d'or. — Un mot er la lithoteitie considérée duns s08 application aux enfans.—[l, Acanéures: Académie des sciences. séance du 7 juillet. 111, Connesroxnance MéicaLe : Olkervations chaiques. — Remarques sur Femploi de Fopeum à hanté duses dans le traitement dé l'uphihalmie aiguë IV, REVCE MBLIOGRAPIIQUE Nouveau tratement ds rétentions d'urine et des rétrécissemens de l'urétre, pat catliélérieme réctiligne, — Moncel pratique d'ophibalmie, où traité des Mal des des veux. — V, Concours : Concours pour une chaire de clinique exer — VL Frousetes : Commentaire phrénologique sur la tête de Napo-
La RP
PATHOLOGIE EXTERNE
MÉMOIRE SUR LA DIVCULSION TRAUMATIQUE DES ÉPIPHY— ses, par M. Rocxerra, docteur en médecine et en chirurgie,
Quandéoque autem etepiphy ds cmt est.
Harr., de Articles.
* Nous perdeions une grande purtie de notre » fever Si nous pouvions Etre drbvrés tout-à- » Coup de toutes nos Crreurs, à Lours, sur le bec de licure , Muim, de l'Acead, de chér. 1 mu, p. VE, édit. iu-12,
| RE
SE
{4} Séance du 4° ariil 1834.
les personnes qui n'en ont pa: une habitude particulière, toujours est-il que , parfaite où non, l'empreinte qu'il nous donne duit être considérée comme la seule authentique qui existe, L'original ne pouvant pas être examiné , on ne peut plus s'enrapporter qu'à la copir, qui est unique. Toutes les contestations qu'on pourrail élever à cet égard, seraient complétement inutiles, puisque la vérification n'est plus possible. Il convient d'ailleurs de remarquer que l'opération a été faite avec autant de soin que Le permettaient le lieu et l+s circonstances , et que, dans la supposition où guviques inexactitudes auraient été commises, elles portcraient plutôt sur les parties molles que sur les parties oseuses , les seules qui aient queique importance phirépologique ; et qu'en outre clles mor re 2e qu'elles ne pourraient en aucun cas altérer sensiblement les mass:s générales et caractérisliques. de remarque en second lieu que M. Automarclui, dans le récit qu'il fait {Derniers momnens de N'apo!con, tome IL) de l'autopsie de Napoléon , dit qu'il moala la figure, et qu'il ne parle pas du crâne, Mais ceci est éridenmment une faute de cire. L'aspect de son pltrepranve que le crâne a été moulé comme la face, jusqu'an sommet de Ja tête, én haut , et sur les côtés jusqu'au-delà due conduit auhtif externe, L'empreinte nons donne done l'os frontal , Les deux 04 « temporaux tout entiers, etenviron lc quart antéricur des pariétaux , c'est-à-dire deux ao, sur vue Léte monstruense de jeune fille, et les conclusions que nous en Lun peu plus de ls moitié de la surface du crâne; et romme cette moitié comprend, taimes, Ces couclu-ions tendaieut à infirune les règles € äuoscopiqhs établies Ÿ suirant 2 déterminations phrénologiques , L: plus grand nombre des organes cépar Gallet Spurdhrim. Le plâtre de Napoleon que hous avons sous des veux, nous À réhraux, et surtout ceux de l'intelligence , de {a raison et des Facultés clevées de fournira l'occasion de faire quelques remarques anatogi.s l'humanité, l'absence des parties postérieures, quoique regrettable, n'est pas, en Nous dirons en premier Leu que nous accvptons comme parfaitement exact be | détin tive, trèés-importante pour le diagnostic, Sur 28 organes, en effet, il ne nous me du dueteur Antomarclé, Bien que nous de crosions pas, comme lui, que en manque guère que 9 où 10, savoie : l'amour physique , l'amour paternel , l'aopération du moulige 5.4 unc chose 1rés-simgle «4 très-f cile , surtout pour À mour de la patrie, l'amour-propre on orgueil, La feemeté , la théosophie , le cou-
Feuilleton.
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