COMMENTAIRE PHRÉNOLOGIQUE SUR LA TÈTÉ DE NAVDLÉOY
Preuer article.)
Le docteur Antomaechi à distribué à ses soustripteurs le masque de Napolcon moulé par lui à Ste-Tlelèue quelques heures après la mact. Cetle image authenli que des traits da grand homme offre une bas légitime ous conjecturcs de la phrenologie 1 de la physiogaomoni-,
Nos lecteurs se souviennent pent-étre des observations que nous fimes , 52 y a
NC
cüserait l'accoucheur d'un désordre pareil lorsqu'un enfant porte, en vevant au monde, une lésion de ce genre? Ne fréwmit-on pas de voir le grand J.-L. Petit inculper la sage-femme d'avoir luxé le fémur , lorsque, er pr après La naissance, il fut consulté pour décider sur la cause de la claudication ? Ce célèbre chirurgien prenait pour luxation traumatique ou accidentelle , ce qui n'était qu'un mal congénital ou intra-utérin de l'articulation coxo-fémorale! N'a-t-on pas vu encare de nos jours une nourrice de Paris être accusée d'avoir causé l+ mêine désordre sur son nourrison (1)? J'aurai atteint le but de la publication de ce travail si je réussis à appeler l'attention de mes confrères sur ce point important de chirurgie.
$ L. — DocumEns HISTORIQUES SUR LA SÉPARATION TRAUMATIQUE DES ÉPIPHYSES.
Dans les deux livres si précieux, sur les maladies des os , qui nous ont été laissés par le père de la médecine, l'on ne trouve qu'un seul passage qui qe se rapporter à la divulsion traumatique des épiphy: ses. C'est celui que nous avons mis en 1ète de ce mémoire, et qu'Hippocrate avança à propos des luxations du poignet.
Galien ne s’est occupé des épiphyses que sous le rapport physiologique ; mais son célèbre commentaleur sicilien , Ingrassias, a rapporté un cas fort remarqnable de décollement épiphysaire du grand trochanter, que nous rappellerons plus loin (2).
Il faut arriver jusqu'à A. Paré et à M. A. Séveria pour tronver des notions bien précises sur la maladie en question. Dans le premier cha-
itre de son Traité des luxations, le fondateur célèbre de la chirurgie
ançaise s'exprime en ces termes sur cette lésion. a Nous avons vu » one autre sorte de luxation qui se fait { principalement ès os des iu- » Des) par une séparation des épiphyses , comme la teste de l'os adiu- » toire (humérus) et femoris, et autres ioïntures, et cela se ist en » ce qu'on void séparation des os avec crépitation et impotéce de la » partie (3). » Paré cependant n'a rapporté qu'un seul cas de détachement d'épiphyse , c'est celui de l'extrémité pelrienne du féœur, qu'il avait pris d'abord pour luxation de cet os.
Sevérious, non moins original que Paré dans ses recherches pathologiques , fut le premier à signaler la séparation des épiphyses supérieures et inférieures du tibia et les suites de cette séparation. Ce celtbre chirurgien napolitain rapporte des cas de déviation du pied en déhors (valgus) et … difformités du genou en dedans, par suite de l’accident doot nous parlons. Nous aurons l'occasion de revenir sur ces observations (4).
Vers la moitié du dix-septième siècle, Eysson , qui s'occupa d’une manière spéciale des maladies des os des enlans, traita aussi particulièrement du décollement des épiphyses. Cet ouvrage d'Eyssonnius cependant est devenu de nos jours excessivement rare à Paris (5).
{1} Académie de médecine, séance du 1° avril 4834.
(2) lagrassias, Comment, in Galen. op., cap. 20,
($) Paré, OEuvres, liv. 48, p. 546, 7° édit. Paris, 1614.
(4} ML-A. Sererini, de Æbcessuum recondita nature, lib, de gibbis waris et valgis, ch. 7, p. 428 et suiv., édit. Lugd. Batav. , 1724,
5 e | tractatus de ossibus cognoscendis et curandis. Grœniag, 1659, 4 vof} 42. " .
Un anatomiste fort distingué de l'Allemagne, Platner, nous a trans-
mis une dissertation furt intéressante sur les épiphyses (1). Mais cet auteur ne traite des éminences épiphysaires que sous le point de vue anatomique et physiologique. Je &s cependant que la lecture de ce travail m'a fourni beaucoup d'idées intévessantes que j'exposerai par la suite. J'en dirai autant des travaux précieux d'Albious (2) et de Haller sur ce sujet (3), aussi bien que de ceux de Kerkeringius {4}, de Spigeler et de Coyter(5}. Ce dernier auteur nous laissa plusieurs planches intéressantes sur le développ- ment des épiphyses (6).
Celui qui, après Eysson, considéra a épiphyses sous le À ns de vue pathologique est Reichel. Cet auteur, qui éerivait sous la dictée du celclre Ludwig, à donné, dans une bonne thèse latine, quelques observations remarquables de divulsion épiphysaire, Reichel s'est surtout occupé des épiphyses du bras et du fémur, «1 il a figuré deux cas dont nous parlerons ailleurs. Ce travail, du reste, n'est jias complet (7).
Van Swicten(B), Morgaeni (9), Weiss (10), Duverney (12), 1. Petit (ra), Werdue (13), Palleuta"(r4)etquequesantres, ont cité quelques cas isolés de séparation, soit traumatique , soit spontanée , des épiphyses; Boyer n'en a dit que quelques mots, en passant , dans son ouvrage de chirurgie; Ruysch fit aussi quelques expériences sur les os des enfaus nouveau-nés pour démontrer une proposition de Columbus, savoir, que les épiphyses pouvaient se séparer sur le vivant aussitôt que le péricondre de leur cartilage de conjugaison serait détruit (15). J'aurai soin de mettre à profit les observations judicieuses de tous ces auteurs célebres.
Mais nul jusqu'à ces derniers temps n'avait mieux compris l'importance de la maladie en question que Bertrandi de Turin (16) et Montegpis de Milon (a Ces deux célèbres chirurgiens de l'lalie ont traité e sujet du décollement des épiphyses avec toute l'attention qu'il méritait ; ils ont rapporté des faits nouveaux qui sont de La plus haute importance et que nous citerons ailleurs. Petit-Radel, cofin , qui à écrit
(4) Platner, de ossiam epiphysibus, (Vide opuscul. Platneri Lipsiæ.}
(2) Albinus, leones ossium fctus,
(3) Hall r, deux mémoires sur la formation des os, cte. Lausanne, 1758,
(4) Kerckeringius, Osteagenia fϾtum.
(5) Adriani Spigelii, De formato fætu.
(e) Lys eatera. el intera. princip. bum. corp. pattium tabulæ Nurembergæ, ;
{7) Ruichel , de epiphysium ab ossium diaphysi diductione. Lipaæ, 1759, in-4°.
(6) Van-Swieteo, in Aph. Borrh. , L 1,
(9) Morgagni, De causis et sedib. , epist. 56, art. 34.
{10} Weiss, Prog. ad Anst.
{44} Duverney, Maladies des 05, &. 1.
{#2} 1.-L. Petit, maladies des os.
(43) Verdue, bandages et fract.
(14) Palletta, Exercitationes anatomieæ. Mediolani, 1820.
(45) Boyschii opers, L. 11, adver, auat. decad. tertia. Amsterdamis, 1713.
(86) Berirandi, opere anatomiche’e écrursiche, &. v. Torino, 4787.
(47) Monteggia, Tostit, chie., t rv. Milano, 164,
rage, l'attachement, l'espérance {1}. Les coujectures sont donc tout à-[ait per-[ M. Antomarelu lui-même, à quelque chose de mieux Le crâne et le système
mises sur ces organes; on peut, si cela convient , Les grossir ou les amoindeir à rolonté, et nous laissons sur ce point le champ libre sax j'hrénologistes, Nous dirons seulement que les raisonnemens qu'on pourrait faire sur les parties absebles, ne sauraient en rien inGrmer les conclusions tirées des parties visibles, qui ont leur s'gnifcation propre et indépendante, Nous avons pour nous d'ailleurs l'autorité de Gall et Sporzhcim, qui eux-mêmes ont commenté des pee n'offrant qu'une très-pétite partie du crâne, tels, par exemple, que ceux
Van Swicten , de Handel, ete, , dont la Léte était ensevelie sous Les immvbses petraques à la mode de leur temps.
Nost avons cra devoir d'abord mettre de chté toutes ces questions préjudicielles sur l'authenticité , l'exactitude et la nature do plâtre, sur lesquelles Les phrénologistes pourraient être tentés d'élever des difbcultés, Le crûne de Napoléon n'étant pas à besucoup près modelé d'après les proportions voulues par le système , il mécontentera à coup sûr les phrénologistes, qui s'aticadasicot, sur 'H foi de —+
4) Selon nons, ces parties postérieures ne devaient pas être très-développées, si admet comme exacte La mesure , prise M. Antomarchi, de la circonférence du crâne, qu'il porte à 20 pouces 10 lignes arr sapposons qu'il s'agit de la circonférence horizontale ). La portion moulée donne en effet à très peu près 15 pouces ; il ne resterait done que 5 pouces 40 lignes pour l'intervalle comy les deux apophyses ides, ou entre les deux angles postécivurs in-
teurs des temporaux, CE qui me suppose qu'un développement fo:l ordinaire de l'occipital. Au reste, uous ne lenoss aucunement à cette évaluation,
étant en contradie son, ils donneront tout au crâne, comme de cou‘ume ; maisen attendant leurs explications , il suffit à notre but d'établir que cette tête de Napoléon est la seule authentique qui existe, et par consrquent la seule qui puisse être l'objet d'une discussion phrénolagique.
Ceci posé, procédons à notre examen.
La prenuère chose qui frappe au premier coup d'œil jeté sur cette cfligie dm grand bomme , c'est son pee de ressemblance avec tons les bustcs, portraits et médailles que nous en avons, L'amaigrissæment causé par Le maladie st la mort altèrent sans doute toujours les traits et les carartères physionomiques de la face , mais ces causes ne sauraicot evpliquer toutes seules la différence que nous signslons, D'ailleurs la mort ne modifie en rien la charpente osseu e d'où dépend Le type primilif et iavariable de La physionomie. IL est dont évident pour nous que tous les portra 15 de Napoléon que nous connaissons sont plus ou moins inÉdèles, Les svuls qui Le sn son plitre ‘ont ceux qui ont été faits à son retour d'Egiple. À ectle époque, bien qme sa gloire füt dé à immense , les artistes ne son. gèrent pas à idéaliser sa personne, Plus tard, quand 1 fat devenu consul et rm percur, le type naturel s altérs peu à peu à force d'être reprodait ; et il en résulice tipe conventionnel qu'on retrouve dans la plupart des médailles et des bustes, Dès qu'un rait de personnage célèbre pase par beaucoup de mains, il s'ultére incvitablement, Chaque artisle sjoute où dte ea re chose au modèle, volontairement ou non; les images se multiplient à l'infini; toutes les images se ressemblent entre elles ; toutes considérées en masse rappellent le modile , sans ab cependant soit un véritable portrait, Ce sont des espèces de personn.-
cations matériels da génie, des qual tés sillantes, bonnes ou mauvaises de
l'article Épiph "se de l'Encyclopédieméthodique, n'a fait que copier litté- convertir plus tard en substance osseuse) , néanmoins il y a des différalement ce qu'avait dit Bertraodi sur ce sujet (1). Je ne cite ce der-|rences cssenticÎles à établir pour le sujet qui aous occupe. Ces diffé nier professeur de l'illusire école de Paris que comme une preuve Drences nous les tirons : 1° de la place que les épiphyses occupent sur d’une des assertions que j'ai avancées dans le commencement de ce mé-Île squelette ; ou plutôt, des rapports que les émineaces épiphysaires moire. paraissent avoir avec les os qui les avoisinent ; 2° de la loi générale qu Je dois enfià ajouter que, dans l'étude approfondie que je viens de | préside à leur ossification complémentaire (1). faire des épiphyses du corps humaia, j'ai non-seulement voulu vérifier | 11 y a des épiphyses qui, dès le commencement de la naissance , sont moi-même sur plusieurs cadavres de fœtus la plupart des choses dont | séparées de la diaphyse de l'os par une couche cartilagineuse isje parlerai dans ce travail, mais aussi que j'ai examiné attentivement {tincte, Leg tantôt perpendiculairement , tantôt parallelement à l'axe et médité les belles préparations d'ostéogénie humaine + se trouvent {longitudinal du même os : telles sont, par exemple, celles des condyles consiguées dans les cabinets de la Faculté de médecine de Paris. C'est {du fémur, de l'humérus, etc. Deux cloisons cartilagineuses divisent surtout dans cette précieuse collection anatomo-pathologique que j'ai ces condyles lorsqu'ils sont encore à l’état épiphysaire, l’une , transverpu constater plusieurs idées avancées par les auteurs que je vieus de} sale, les sépare de la diaphyse de l'os ; l'autre , longitudinale , partage
citer et par d'autres que je citerai dans la suite. entre eux ces deux appendices, J'appelle médiates ces sortes d'épiphyses, par la raison qu'on verra plus loin. | $ LE. — CoNsIDÉRATIONS GÉNÉRALES D'OSTÉOGÉNIE ÉPIPRYSAIRE. Il y a d'autres éminences énphysaires qui n’ont jamais à Ja rigueur
e couche cartilagineuse distincte qui les sépare de la diaphyse, car On aurait tort de ne considérer le cartilage épiphysaire que comme | elles ne sont elles-mêmes que de simples petits appendices cartilagiun simple moyen d'union de l'extrémité articulaire de l'os à sadiaphyse, neux qui forment l'extrémité articulaire de l'os. Telles sont, par On serait daus l'erreur si l'on croyait, ainsi qu'on l'a avancé (2), que !exemple, celles de l'extrémité carpienne des deux os de l'avant-bras, cette cloison cartilaginiforme , qui sépare l'extrémité du corps d'un os, celle de l'extrémité supérieure du radius, celle de l'extrémité ialesoit résorbée avec Le temps jour faire place aux progres de l'érruption" rieure du tibia , etc. Si, à une certaine époque de la vie extra-utérine, ossifiante. I y a autre chose qu'une simple couche inorganique dans | vous examinez attentivement ces sortes d'appendices épiphysaires, vous cetie espèce de cartilage temporaire. Si vous séparez une épiphyse de Y verrez, non pas une extrémité osscuse posée sur un fit cartilagineux la diaphyse d'un os, vous n'apercevrez pas, il est vrai, à l'œil nu, de :et soutenu principalement par le pévichondre, comme dans le cas ci-desgerme appréciable d'organisation dans le cartilage de conjugaison ; lsus, mais bien une espece de plateau cartilagineux simple, plus ou mais ne vous hâtez pas de conclure pour cela que ce corps soit de nature! moins épais , modelé suivant la forme de l'articulation dont il fait paranalogue à celui qu'on rencontre sur les têtes articulaires des os. Ce n'est tie, et soutenu principalement par des ligamens articulaires. Je pas à l'œil nu qu'il faut examiner les cartilages épiphysaires pour se for! désigne du nom d immédiates ces espèces d'appendices, mer une juste idée de leur structure ; c’est à l'aide du microscope so-| Or voici ici sous quel point de vue pratique j'envisage la distinction laire, ainsi que cg 3 l'a fait, que vous devezles méditer (3); vous y | que je viens d'établir. Les épiphyses medliates étant composées d'une verrez : 1° que la couche de conjugaison des épiphyses forme partie | extrémité osseuse plus ou moins solidifiée, plus où moins volumineuse, intégrante de l'os lui-même ; 2° que ce cartilage est continu et non pas tt séparée du corps de l'os par une couche de substance molle, et à une contigu avec le corps et l'épiphyse du même os (4); 3° qu'il présente | distance plus où moins grande de la calotte articulaire, ainsi que cela dans son intérieur une organisation particulière, alvéolo-canaliculaire ; | se voit à La tête de l'humérus, à l'extrémité pelvienne du fémur, à la et, ayant des artères, des veines , des canaux circulatoires, remplis de! partie supérieure du ubia , etc., leur divulsion est beaucoup plus fasubstance mucilagineuse, et doublés d'une membrane séreuse extréme- l'cile #4 celle des pipi ses immédiates. Les épiphyses immédiates , ment fine; 4° que le lit épiphysaire, loin d'êire résorbée avec le temps, l'en effet , sont plus solidement retenues à l'os par les ligimens articuforme, au contraire, le canevas , la base de la déposition de la substance | laires qui les entourent ; aussi leur séparation se renconiret-elle plus solide de l'os ; 5° enfin , que le périchondre qui l'enveloppe exiérieu-! rarement que celle des appendices précédentes. Nous aurons plus rement lui est intimement adhérent. Cette portion du périoste m'a pa-!bas l'occasion de vérifier pratiquement la justesse des motifs de ru aussi adhérente sur le cartilage d'ossification que l'est la membrane | cette distinction. Bichat avait dejà divisé en quatre classes les émicaduque réfléchie sur le placenta de l'œuf humain. nences épiphysaires, savoir : 1° d’articulation ; 2° d'insertion ; 3° de re- Bien que la nature du cartilage épiphysaire soit la même pour tous flexion ; 4° et d'impression. J'ai à peine besoin de dire que la division les os { car elle n’est en résumé qu'un reste de cette trame primitive de‘ de ce célchre physiologiste ne pouvait pas se prêter pour le sujet dont l'os , qui, de simple mucilage s'est métamorphosée en cartilage, pour se | nous nous occupons (2}. Unc seconde différence des es se tire, avons-nous dit, de la
(4) Chirurgie encyclopédique, 1. 1, p. 483. loi générale qui préside à leur ossification complémentaire. Examiner (2) Yas-Swicteo, ln Bocrb, comment. t. 1, p. 598. Jourdan, Dict. des sciene. jatentivement toutes les épiphyses du corps au moment de la naissance, méd. , t. xur, p. 556. suivez les phases de leur ossificalion, vous verrez que , bien que l'é- {3} Howsbip, Expériments and observations in order to ascertain the means! POQUE A5S16NEE par la nature pour leur métamorphose ne soit pas la employed by the animal economy in (be ferination of bonc, Med. chir. trans, o[ London, vol. vi, p. 263. {4} Arthaud, Lois d'ostéogénie. Paris, 1828, (4) Haller, loco citato, p. 244. {2} Bichat, Anat, géaér, t. un, p. 44, édit. de Béclard.
l'homme , tel que se le Ggnre Fimagination des pers L'art s'accommode à cesy que pour Napoléon il ne fallait pas ag 5 l'espace. C'est d'après ces influences exigences du sentiment général, et il ne consulte guère plus la mature que pour | diverses que se Gxa peu à peu le tipe de Napoleou impérial, celui qui domins, mémoire. C'est ainsi que sc forment ces types, pour ainsi dire, sbstraits, sous | dans kes grands ouvrages de peinture de son temps, et surtout dans la sculpture, mels passe d'un siècle à l'autre la mémuure de certains hommes. Le temps et {les monnaies et Les médailles, TL ; a, il est vrai, Un autie Napolrou. c'est le Napolhabit les consicrent et les fixent avec tant de foroe que si le héros, dont ils Îléon populaire qui est sur Es colonne; th est plus ressemblant que ke premier, sont Perublème, apparaissait tont à coup avec ses véritables t'aits, le monde be Dsans doute, surtout par le costume , qui en général prête besncoup à 1 illusion; méconraitrait. Ces portraits idéalisés peuvent , suivat les circonstances , tre E mais le vesage n'est pas non plus exempt des menson,ss ordinaires de l'art , et le beaux où laids à tous les degrés. De ce travail d'abstractiun et de combinaison ilf crâne tout catier eat caché sous le Chapeau. Nous le mettrons donc hors de cause t résulter un dieu ou ane caricature, et dans les dvux cas l'art opère d'après À par le motif qu'il ne peut nous fuaruir aucune ind.cation frhrénolugique. méme principe. La caricature et le beau idéal sont engendrés par le mème procédé. Nous adnstlons donc comme un fait { et chacun peut S'en assurer par la plus La tête dé Napoléon a sobi peut-être plus qui celle de tout antre personnage {simple comparaison) que les têtes de Nipoteon repres htées dans les Én-tes les célèbre ce geure d'altération, Empereur et roi, conquérant et législateur, fon- f reliefs, médailles el munnaies sont loutes plus où moins idéales, qu'aucune ge dateur et maitre d'un empire gigantesque , il frappa le monde de supeur et rem- Errproduit avec exactilade les contours du madèle original , et qu'ainsi tout ce plit toute la terre de a renommée. Le génie, la grandeur, la force, étaient ses! qui a été dit jusqu'à présent sur la tite de Napoléon, s0as le rapport anatomique attributs distinetifs. Les artistes cherchirent à réaliser ces caractères dans leurs !let physiolngique, est tout-à-fait chimérique et aul. Je crois cm passant oi images ; la beauté naturelle des traits de Napoléon se prétait à merveille à cette urer la même conclusion à l'égard des raisonnemens de Gall et de ses disei idéalisation. L'influence de l'école de David, dominante alors dans lascelpture et la sur les tètes antiques , qu'ils apportent en exemple et en preuve de leurs localipointure , y contribna aussi. On représenta Napolion comme on eûl fait Trojan; ksalions. Je suis très-purté à croire que ks tètes des hommes illustres de Plnon Le plaça sur des chars de triomphe, on le couronna de lauriers, et on lai tailla || tarqne ont été singulièrement remamiées par le cisesu du sculpteur à l'art ancien un costume impérial sur le modèle de eclui des Césars ; on modifis en mème | était plus menteur encore que l'art moderne, son bat état l'expression du besu, temps sea proportions naturelles , on exhaussa s3 toile de quelques pouces , on! et dams les portraits même l'artiste ne se laisait pas sernpole de corriger les écarts régularisa ses trails et on donna de l'ampleur au crâne. La doctrine de Gall nel de la sture. Quand on voit comment, sons nos yeux , une tête pent être modifut peut-être pas étrangère à celle dernière modifiration ; on était alors très-dis-|| fée , il faut être très-arcommodant en fait de preures pour afler chercher dans posé à croire qu'un grand génie ne pouvait habiter une petite tête, et on sent” des portraits faits it y à deux où trui. mille aos , et qui ne sont que des copics de
mème chez tous les individus, une loi constante régit leur solidification ; Iprime de la manière suivante à ce sujet : « Sic etiam multa bserva- Les épiphyses qui répondent aux articulations ginglymoïdes s'ossi-{» tone exploratum est, in corporibus, ex gravi dinturnoque moiho fient beaucoup plus tôt que celles des articulations orbiculaires. |» infirmis, longe dintius manere cpiphyses quam in aliis qui valetn Gette loi ne présente que quelques exceptions. Anssi est-ce dans ces |» dinis prosperitate paudent. Maxime vero ista lues vererea , quæ , si dernières articulations que nous rencontrons le plus souvent la divul-|» altius insedit, inveteravitque , ossa infestare, horum coalitum mulsion des éminences en question. De cette observation il résulte la se- j” tam tardare solet (1). » Ïl y a des exemples cependont de non
conde différence des émphyses, qui est relative aux deux classes d'articulations que nous venons d'indiquer.
* Ruysch fait nne remarque fort judicieuse à l'égard de certaines excroissances épiphysaires. Les trochanters du fémur et la tubérusité an-
consolidation des épiphyses à une période très - avancée de la vie | sans qu'on puisse ratsonnablement accuser aucune des causes précitées ; ile squelette préparé par le professeur Nanula se trouve dans ce cas, Une chose pourtant est digne de remarque dans le passage de Platner
térieure du tibia ; qui sert d'attache ou ligament rotulien, en s'ossifiant que nous venons de rapporter, c'est le ramollissement des épiphyses ne suivent pas la marche des autres épiphyses ; leur ossification com- {sous l'influence de la ie, par une sorte de plasticité rétrograde mence par un nucléon central et hs cl de la liase vers le sommet; lou de nutrition ossifiante arrétée, Ceci a été aussi observé particuliereaussi ces sortes d'épiphyses sont-elles Les plus rares à être séparées sur ment sous l'influence d'un traitement mercuriel (+). Nons reviendrons le vivant, à moins de fracture à leur base {1}. Je crois pouvoir fa re lafsur ce sujet lorsqu'il sera question du décollement de l'épiphyÿse odonmème.remarque à l'égard des malléoles, considérées séparément conume ftoïde de la seconde vertèbre cervicale. 7m entées sur un autre appendice épiphysaire. Disons ea attendant qu'un os rarfait cesse d’être dans son état de du- Î y à des épiphyses anxquelies la nature paraît n'accorder que ra-reté normale, dès qu'il soutient moins de la moitié de son poids de phosrement, et dans une époque très-avancée de la vie, la faculté de se} phate calcaire ; car il est prouvé que, dans l'état naturel , le phosphate convertir en matiere osseuse ; tels sont les cartilages des côtes. Je sais {de chaux et les autres principes solidifians d’un os, montent à la moitié bien que la plupart des anatomistes ne considirent pas ces appendices de son poids tutal (3). comme de véritables épiphyse:; mais je ne vois pas pourquot. Ce qu'il} Test reçu en ostéogénie que, jusqu'à la troisième semaine de la cony à de certain et d'important à noter pour nous, c'est que ces extrémi- | ception, les os de l'enfant ne sont que de la gélatine, ou du mucus, suités se décollent du reste de l'os à Ja manière des épiphyses. Sous cel vant Bichat; que cet état se change en cartilage (période de cartilaginifidernier rapport, ne pourrait-on pas en dire autant des conches de con- | cation), etque re n’est que vers le troisième mois de la vie intra-utérine jugaison des différentes pitees du sternum , de celles de l'os hyoïde , fque le travail d'ossification ou l’érreption osseuse devient réellement de celles de la boite cränienne , de celles du coccyx , etc. ? Je n'ignore {manifeste par points séparés et distincts , comme de petites iles ou de vas que Bichat a consideré les cartilages des cavités (eûtes, sternnm , petits lacs épars à la surface des os (4). Le travail d'évolution estéogé- Dé , nez, ete.) comme des fibro-cartilages, et comme étant d'un [tique s'étendant de plus en plus avec le développement des autres or. tissu différent de celui des cartilages d'ossification {2}; mais que nous ganes, les us ne parvicunent à ce développement de perfection qu'on importe pour le sujet pathologique qui nous occupe, si la divulsion de | leur connaît au moment de Ja naissance, que dans les derniers temjis de quelques-unes de ces parties se fait d'une manière analogue à celle des la gestation, À cette épaque de la vie, où un peu plus tard, si vous exa-
GT er proprement dites ?
minez. des épiphyses en sciant un os longitudinaleruent, vous verrez que,
serait diflicile de déterminer d'une manitre précise jusqu'a quelle! par les progres de l'ossification de la diaphyse , la cloison épiphysaire
époque de la vie extra-utérine la divulsion des épiphyses est possible ; car la consolidation parfaite de ces éminences ne se fait pas chez tous les sujets à la même période. Chez tel individu presque toutes Les épiphyses sont ossiliées completement à l'âge de 15 aus ; chez tel autre, ces sont encore cartilagineuses à l'âge de 25, Ruysch dit avoir vu des hommes au-delà de l'âge de 20 ans , lui présenter des appendices à l'état cartilaginenx. e Hominum enim vidi corpora post vignti à na- »-tivitate annos adhuc cartilaginei quid gerentia (3), » Ludwig con. servait dans son cabinet le squelette d'un sujet âgé de 25 ans dont les excroissances osseuses ctaient encore à l'état épiphysaire({). existe aussi dans le magnifique cabinet anatomique du professeur Nanula, à Naples, un beau squelette d'un jeune homme de 26 ans et six mois , qui conserve encore la plupart de ses épiphyses. On accuse en général la manvaise constitution com € canse de cette ossificatiun tardive. Platner s'ex-
(1) Ruysch , loco citato.
{2) Bichat, loco citato, p. 482,
(3) Ruysh, opera, t. m1, decas. tertia, p. 39 {4} Platner, lacu citato, p. 174.
ambitieuses iusonmmies de Themistocé.
Ce qui frappe d'abord dans D tête vér'tabile de Napoléon, c'est la pelitesse du
crène, Le boste de Conova , celui de Chaudet surtout qu'on renrontre À chaque
pas dans les rues, Les efligies des monnaies, vous ont si Fort exagôsé ls dimension du crâue de Napoléon , et priucigalement celle de La région frontale, que, comparé à celle mesure idéale, Le cine vé:itable parait petit , étroit et me-quin. Cependant il est extriment at bien proportionné , soit avec la face, soit avec Je corps lout entier. $a circuuféreuce élant de 20 pouces 10 lignes, sa dimension absolue n'offre rien de remarquable ; c'est Jà une des mesures Les plus communes; sur dix têtes d'hommes adultes, plus de la moitié offrent de 20 à 24 pourvus. Le cräne de Napoléon n'offrait donc rien de plus extraordinaire , quant à la dimension , que crlui du plus sot de ses chambellans. Tout ce qui a été débité à ce sujet est absolument imaginaire.
Ce front prodigieux , ce crâne fait au moube Du globe impérial , {Y. Hoca.)
n'ont jamais caisté que dans l'imagination hyperbolique et fausse du-poëte, Un crâne fait su moule du globe impérial serait d'ailleurs mieux plaré sur Les épaules de Quasimodo, de Trihoulet ou de tel autre de ces monsirés favoris du roman du jour que sur celles d'un héros.
Je sais que La iwsure de la circonférence horirontale toute seule ne suffit pas pour déterminer la capacité à: solue du crâne , et qu'il fout y joindre l'évaluation de ses divers diamètres, J'ai pris ces mesures , qui te donnent aussi que des rt.
TS me + RS ne
semble jointe à la substance du corps de l'os par une quantité de cotyledons, à pen près comme l’est le org à la surface interne de l'utérus, Ceîte opinion , que tout le monde peut vérilier à volonté, est narfaite-
ment d'accord avec celle de Haller sur le même sujet (5),
D'après ces considérations, il nous paraît 1° que tous les cas de fraclures intra-ntérines dont des auteurs respectables nous ont transmis des exemples (6}, ne peuvent être admis.comme possibles que dans les der. niers temps de la gestation : nous développerons ailleurs cette proposition ; 2° que le décollement intra-utérin des épiphyses est possible dans jes mêmes conditions que les fractures. Une due , des coup sur Jes
{1} Platner, loro citalo, p. 474.
{2} Lsbstrin, Anat. pathologique.
(3) Bostuck, Analysis of the bones, etc —Medico-chir, trans. , €, ov, p. 42 et | suiY,
(4) Gavard, Ostéologie, 1. 1, p. 87, {5} Haller, loco citato, p. 484
(6) Montegaia, loco ritato, p, 18. — Chaussier, Jour. de méd. , n° 118 — EM. Velpeau, Lancette française, tv, p. 408.
CE A oo ce , Pimpercept ble contour qui recile la mousuétude d'Epaminoudss ou les !sultats peu significatifs. Le diamitre transversal ,
pis un peu au-dessus du trou aubitif, est de G pouces environ. Le grand dismétre ootéeo-postérieur ne peut
pétre mesuré à cause de l'absence de la région occipitile. Le dismètre vertical,
atttant qu'on peut s'en assurer sans ouvrir ke crâne, u'est guère que de 3 ponces et 6 où 8 lignes; mais cette évaluation west rien moins que certaine, [l est ége-
| lement à rogreller qu'on ne puis pas mesurer la circonférence longitudiuale ; {hotais de l'ensemble des mesures exévatables, on peut, je le répete, affirmer que
ke crâne de Napoléon , (quoique bien conforme, m'offrait civn d'extraordinaire sous Le rapport de la dimension. Au defaut méme des mesures, qu'il est souvent difbrile de prendre avec précision, ke coup d'œil suMit poue s'as-urer du fait, J'ai ru des phrénologistes , pre arr à l'aspect seul de ce crâne, entrer en perplesité 1 chercher une exphcatioa.
J'avais promis on commentaire phrénolagique sur le crâne de Napoléon , et juqu'èci je n'ai fait que rôder autour de mon sujet. Cependant ce qui précède ae sera pas iautite pour la solution de celle question intéressante , qu'il nous faut renvoyer à un autre numéro.
— L'Académie de méderine, dans se dérnières séances , à été presque entiirement occupée par la discnssion du ropport de M, Ferros , sur les prisons, À fin de la séance, M. Ségalas a lu une note sur da fithotritie appliquée aux enans, que nous reproduisons dans ce numéro.
ventre d'une femme enceinte à Q mois, peuvent donner lieu à l'accident dont nous venons de parler, ainsi que Monteggia, Chaussier et M. Velpeau l'ont observé.
Nous avons déjà dit que le cartilage épiphysaire est fortement adhérent au périchondre par couvre, Ajoutons maintenant que cette membrane forme le lien principal de l'épiphyse à la diaphyse de l'os. A mesure que la métamorphose de la substance cartilagineuse en substance osseuse s'effectue , le périchondre s'épaissit davantage , se renfurce ct devient raoins adhérent avec l'organe qu'il enveloppe {1}. D'après les expériences de Ruysch, pour décoller une épiphyse 1l suffit d'une force capable de déchirer le périchondre de la couche de conjugaison (2). Or, suivant la remarque de Morgagni , les capsules et les ligamens articulaires étant beaucoup plus résistans que le périoste , il est tout naturel de comprendre pourquoi les luxations traumatiques sont très-difliciles , ou pour mieux dire impossibles chez les enfans nouveau-nés, et pour-
où les divulsions des épiphyses, au contraire, sont si faciles à pro-
uire en bas âge, Une autre raison anatomique vient à l'appui des con. sidérations qui précèdent , c’est la direction presque droite du col et de la tête du fémur par rapport au corps de cet os chez l'enfant, Cette dis. position rend facile le décollement de l'épiphyse lorsqu'on tire le nouveau-né par les aines, et s'oppose absolument à la luxation en question. Ainsi donc , la résistance plus grande de la capsule coxo fémorale par rapport au cartilage épiphysaire , la disposition anatomique dun co du fémur chez l'enfant , et la direction de la force qu'on emploie pour achever un accouchement par les fesses, ce sont là les raisons principa. les pour lesquelles , dans Le cas supposé , la luxation du fémur nous parait impossible. Qu'on parcoure en effet tous les ouvrages de chirur. gie. tous les recueils périodiques sur les maladies des enfans , on ne trouvera pas un sen] cas de fuxation traumatique avant l'âge de cinq, six, dix ans (3). L'on comptera au contraire beaucoup Taie détachement des épiphyses. Sur deux fotus à terme que j'ai eu dernièrement à ma disposition , je n'ai pu luxer un seul des os des membres ; l'épiphyse cédait sous l'action de mes tractions , avant que la tête articr de l'os ne püt être déplacée. Voilà pourquoi je disais , dans le commencement de ce travail, que l'Académie royale de médecine de Paris s'était éloignée de la vérité, lorsque plusieurs de ses membres les plus distingués avaient voulu soutenir la possibilité de la luxation du fémur chez l'enfant , par suite d'un accouchement forcé par les fesses. Quelle que füt la position forcée de l'enfant, on n'aurait pu, je le ré. pète, que décoller une ou plusieurs épiphyses de ses membres. L'opinion que je soutiens ici avait déjà été defendue par le grand Morçgagai (4). Notez maïntenant la sage cireonspection d'Hippocrate , qui, voulant nous entretenir d'une nstoire populaire des Amazones de son teurs, lesquelles avaient la réputation de je par calcul ua des mernbres inférieurs de leurs enfans mâles , vous rapporte le fait comme un simple conte populaire. a Nonnulli autesm ferunt, dit ce grand hom- » me, Amazonas suis maribus protinus infantibus articulos sui sede » expellere , alias ad coxas, ad genu alias , nt claudiefant , ne scilicet “ marées Geminis insidientur ; sed operariorum loco sint, et sutoriam, » fabrilem , aliasve sedentarias artes exerceant., Quæ vera nec ne sint » ignoro (5), » Je ne sais pas comment faisaicnt ces bonnes femmes des Amazones, pour effectuer ces perlides projets ; maïs j'avouc que, pour mon compile, je n'ai pu venir à bout de luxer artifaicliement ces membres sur les cadavres de fœtus ; tout cc que j'ai obienn de ces essais, c'est le deécollement des épiphyses; et je crois que , si cette histoire des Amazones est vraie, ces femmes ne faisaient que décoller les épiphyses, ce qu'on caractérisait pour luxalion, Ceïte erreur, en effet , m'est pas difficile. IL est important, en attendant, que je fasse remarquer ici qu'il ne fant pas confondre la luxation congénitale on intra-utérine , avec lu luxation tragmatique dont il est questior.
D'après les expériences faites en Angleterre sur le sujet qui nous occupe , ou à trouvé que pour décoller une épiphyse sur des cadavres d'enfans, il fallait emplaver nne force équivalant au poids de 550 livres, lorsque le périoste état sain; ct d'une force su pr à un poids de
41} Maller, loco citate, je. 244 et sur.
(2) Augsh, loco citato, p. 30.
{3} On lit cependant dans le journal de Desault , 1. 1, p. 78, le ras d'unc luxation de l'extrémité inférieure du eubitas chez nn enfant âgé de cinq mois, Mais veut-on se rappeler que cette partie du éubitts ne préseate pas d'épipbyse au moment de la usissance ? Cet os, par conséquent , doit faire esreption à la conclusion que nous venons d'établir.
(4} Morgagni, loco citato, epist. 56.
{5} Hipp., De sttieulis,
119 livres lorsque le périoste avait été détaché de l'épiphyse (1}. Ceci ne me paraît pas exact, si l'on entend parler des épiphyses d'enfans nouveau-nés , car je puis affirmer avoir produit l'eflet en question avec une force bien inférieure à celle qu'on vient d'indiquer.
Quoi qu'ilen soit, et de quelque mamière qu'on interprète ces 0} riences, tuujours est-1l qu'indépendamment du Le ee ou périchondre, qui forme le lien principal de l’épiphyse à la diaphyse de l'os , il y à autre chose qui retient ces deux pariies entre elles. Cette autre chose consiste : 1° dans les éminences cotylédonaires de la couche cartilagineuse dont nous avons parlé; 2° dans une quantité prodigieuse de vaisseaux artériels et veineux qui passent directement du corps de l'os dans son épiphyse, en se ramifiant de mille manières et en faisant des arcades très-variées dans la substance da cartilage épiphysaire, poar se répandre jusqu’à l'extrémité articulaire du même os (2). On conçoit maintenant pourquoi cette adhérence des épiphyses est si faible sans le périoste.
Il ne m'appartient pas d'examiner ici quel est Le but précis de la nature en ménageant ainsi des couches riens au milieu des masses déjà ossifices. Je dirai simplement : 1° que la force plastique ou nutritive qui dirige la formation des cartilages épiphysaires a quelque chose d'instinctif et de prévoyant qui doit exciter l'admiration de l'homme qui en médite les effets ; 2° que c’est par les épiphyses seulement que les os croissent en longueur , ainsi que cela pare des expériences de Honter. Si vous découvrez le fémur d'un animal jeune, ainsi que l'a fait ce celebre physiologiste, et que vous pratiquiez deux marques sur la diaphyse de l'os, à une certaine distance entre elles, en y pratiquant deux petits trous; si vous mesurez exactement ensuite Ja distance qui existe entre ces deux marques et la longueur de l'os entier, si vous laissez enfin cicatriser la plaie et que quelques mois après vous sacrifiiez l'animal, vous trouverez que l'os entier a beaucoup augimenté en longueur, mais que la distance qui existe entre les deux marques pratiquées sur la diaphyse , est exactement la même qu'au moment de l'expérience. Cela prouve incontestablement que c'est par leurs extrémilés épiphysaires que les os croissent en longueur (3). Cette expéricnce de De a été adoptée et corroborce par Béclard, © Une autre » expérience confirme ce lait, ajoute ce célèbre annotateur de Bichat : » dans les expériences avec la garance la coloration n'a lieu sur les » jeunes animaux que dans l'intervalle qui sépare chaque extrémité du » corps de l'os ; le reste n'est rouge qu'à la surface (4); » 3° que les substances salines qui forment la partie solide des os ve se déposent dans le canevas cartilagineux primitif que par couches distinctes et successives , les uns sur les autres, ainsi qu'il résulte des expériences de Duhamel avec la garance (5); 4° enfin que quoique privés d'épi-
physes aù moment de la naissance, certains os (tels que les clavicules , h mâchoire inférieure, etc.), ne continuent pas moins à croître dans toutes les dimensions, par la suite.
Dans l'évolution ossruse des cartilages épiphysaires, la nature paraît suivre une marche différente de celle qu'elle emploie pour l'ossification de la disphyse. Dans celle-ci, l'ossification marche annulairement de dehors en dedans, on de la circonférence vers le centre, surtout dacs les grands os cylindriques ; tandis que dans les conches de conjugaison des épiphyses , le travail ossifiant commence par un muléon central pour se propager ensuile par degrés à la circonfér nee (6). Il est prouvé aujourd’ ni que l'érraption osseuse dans les organes en question n'est qu'une sorte de pluic organique ou de sécrétion artérielle (1), et nou pas le résultat du frottement des mnscles ou des pulsations des artères, ainsi qu'on le croyait autrefois (8). On voit par là combien était erronée l'idée de Spicgel, qui cousidérait l'ossification comme un endurcissement organique du carllage primitif, en se figeant par fibres rayonnantes ,
1} In one espériment made on this subject, it was found that it required 1h weight of 550 lis, Lo détach an egighysss from a growing bone from which the ptérissteum was not removed; whcrras when the periostrum was laken off from ihe corresponding bone ef tbe other side, 419 Lhs, detached the épiphysis, — Wilson, On the bones and joints, one vol. in-3”. London, 1820,
2) Haïler, ibid, p. 455.—Portal, Anal, méd. , 1. 1 — Mascagui; pradromo della grande anatomia. Fireues, 4819, LE xxvit-xix.
(3) Wilson, ibid.
{4} Béclard, Notes sur Bichat, t. nu, p, 121.
(5) Garard, bo citto.
(6) Haller, loco citato, p, 455 et suir.
(7) Searpa, De peuitioni ossom strocturs. Lipsie, 4799, in-4*, euns lab, — Howsüp, loco citato, p. 291.— Bruneau, Essai sur le développement des +, p.7. Paris, 1808, in-d°.—Dasragni, loco citato,
(8) Ostéologie d'Alex, Monro , tradaite de l'anglais en italien par Rogoelts, avec des notes. Un vol. in-8* Naples, 1825.
encore par MM. Niel, Gozi, Legrand et d'autres médecins recommandables (1).
$ I. Or divisé. — L'or métallique peut être réduit en molécules très-fines au moyen de deux procédés dont l'un, chimique , consiste à traiter le métal par l'oxalate de potasse où par le proto-sulfate de fer , et dont l'autre , physique , se borne à soumettre à l'action d'une lime très-fine des pièces d'or contenant très-peu d'alliage,
Le docteur J.-A. Chrestien n'est pas le seul qui air obtenu d'heureux résultats de l'or à l'état métallique dans le traitement des maladies vénériennes et dans le traitement de quelques affections lymphatiques : les ouvrages de MM. Niel, Goezi et Legrand contiennent des faits qui viennent à l'appui des premiers : M. Niel parle même d'une femme dont l'observation est si intéressante qu'elle mérite d'être résumée.
re l'eau se glace dans un vase en forme d'espadons par l’action du id (1).
D'après les considérations qui nrécèdent , il n'est pas difficile d’admettre, je pense, une différence pathologique réelle entre une divulsion épiphysaire et une fracture chez Les enfans en bas âge. En effet, dans la séparation d'une épiphyse, vous avez division nette d’une cloison cartilagineuse, qui ccde à peu près à la manière d'un tendon qu'on arracherait de l'endroit de son insertion, et qui n'est ordinairement pas accompagnée d'épanchemens d'humeurs, et peut-être même pas de
andes douleurs. Dans la fracture , au contraire, jusqu'a l'âge de 3 à qe , Vous trouvez une sorte d'écrasement latéral du cylindre osseux, ee qu'une rupture complète. Dans cette lésion, il y a déchirement
’un côté des fibres du cylindre de l'os et du périoste, qui s'affaissent pour ainsi dire dans le petit canal médullaire, à la manière d'un roseau vert qu'on tenterait de rompre en rapprochant ses deux houts. Rien de pareil ne se rencontre dans la séparation de l'épiphyse. Le fait suivaot prouve cette vérité, Un enfant de 3 aus tomba de la hauteur de huit pieds sur le pavé; il se cassa la tête et les deux os de l’avantbras dans leur milieu; il mourut douze heures après l'accident. Le docteur Wilson trouva à l'autopsie que les fibres du cylindre des deux os de l'avant-bras n'étaient pas complétement divisés, comme cela se voit chez les adultes ; le tube osseux était en quelque sorte écrasé d'un côté , et son périoste n'était pas déchiré en totalité (2),
Si vous ajoutez à tout cela que, dans la divulsion d'une épiphyse, il n'y a pas de lésion de la moelle ni d'épanchement d'humeurs dans le canal médullaire , tandis que ces circonstances existent toujours dans la fracture proprement dite (3), vous n'aurez pas de peine à convenir que , consideré comme lésion pathologique, le décollement des épipbgses et la fracture chez les enfans forment deux maladies distinctes. C'était aussi l'opinion du célèbre Delamotte (4). Nous verrons plus Join quelle importance ces idées auront pour la pratique.
J'arrête 1e1 mes considérations préliminaires générales crainte d’être trop long ; j'aborde les faits qui forment le fond de ce travail. Quelques-uns de ces faits ont déjà leur place daus la science ; d’autres se trouvaient pour ainsi dire ensevelis et oubliés dans des ouvrages qu'on feuillette à peine de nos jours ; je suis obligé de les reproduire en parlié ; mais qu'importe, si ces mêmes faits se prêtent à des considérations vouvelles ? J'ajouterai à ces observations celles qui me sont propres.
Oes 1. — Cette femme était âgée de 25 ans , marie depuis 14 mois à nn marin affecté d'une dertre sur le dos de la verge et d'un écoulement de l'urètre, Au d xième mois de son mariage, cette femme acconcha heureusement d'une Glle dont le corps et surtout les cuisses se couvrirent , vingt jours après la naissance , de taches rougeätres. La mère elle-même présenta bientôt le mine sym e, 2uquel se joignirent les suivans : lencorrhée, constriction douloureuse de la valre, gonflement indolent de bord inférieur gauche de l'os maxillaire inférieur, toux et douleur sous le sternam; € .pecioration. le matin seulement, de quelques Docons denses e1 bleudtres, opérée avec une difécullé indicible. Les douleurs du tlrorax, la toux et l'expectoration parurent à M, Niel proveuir de l'allaitement; car la jeune mère était d'une constitution fort délicate. L'hydrochlorate d'or et même les acides lui pararent des médicameus trop excitans : il essaya de la moins énergique des préparations : des frictions furent faites sur la langue avec l'or limé tout comme où Les fait journellement avec l'hydrachlorate d'or ; seulement ce n'était pas une fraction de grain qui éLait administrée à chaque friction , mais bien un graineatier, et mème, La friction fut faite , plus tard, deux fois le jour. Quarante-huit grains d'or limé ont fait tous les frais de la guérison de Le mère et de son pourrisson , et la guérison ne s'est démentie ni chez l'u, ni chez l'autre, quoique vingt ans se soient écoulés depuis celte époque.
M. Niel cite cette observation comme l’une des plus intéressantes u'il connaisse , non-seulement à cause du succès, mais eacore à cause L évacuations soutenues et salutaires qu'il a observées.
En outre de cette manière d’admimistrer l'or divise, M. Niel à eu l'heureuse idée de l'introduire dans une pommade avec laquelle il fait panser les ulcères vénériens. Ce mode d'administration lui a même réussi dans les cas où le chlorure d'or et de sodium administré en frictions sur la larigue , avait été inefficace (2).
Dans les cas ordinaires, les pue de cette pommade sont de 12 grains d'or limé sur une once d'axonge. Cependant elles peuvent varier suivant l'urgence, et le docteur Niel à porté l'or jusqu'à un gros; et par cette heureuse hardiesse à] obtint la résolution d'un bubon qui était resté stationnaire pendant tout le traitement, que subit un domestique dont l'observation est pleine d'intérêt, « Le buhon fut fondu , dit le docteur » Niel, en dix ou douze jours, par des frictions qui furent faites deux » fois par jour sur La tumeur, avec Le volume d'un pois d’un mélange
» ue . . gros ce Tr et me pre G * : : : , ; octeur J..G. Niel a également employé l'or divisé en frictions rer des Hi ei d'or repose sur un er de faits trop} sur des fongosités et des pit. ares syrbildiques , et il en à constamras raie br s pos ä fi sources op recommandautes et recueillis ment retiré Le plus grand succès. « Dans ce cas je le fais combiner, dit-
” Re ere dns - ne prie sg cer in hui la révo-}, il, avec la salive du malade, en chargeant plus ou moins la dose, et Th LA (6) : Fr gr otre pe ., rs » selon le plus ou le moins de rapidité de son action (4)». Il a égale-
édie L rragu . Fe : rare res ‘ coesuite he me POUF L'inent eu recours à l'or divise dans plusieurs cas de dégénérescences syss el ; Le mg res procuns {2 oct y rep or adminisirées philitiques avec menace prochaine de phthisie laryngée, et il a promp- MU d qe Deus dl ri r se d 1'attestant aussi qu'il a lement guéri par l'or métallique des ulcères qui ravageaient la luette et ass os rh : di à { mer qui n'obser. Îles piliers. Dans ces circonstances , il donne à l'or un sirop pour exci. vaient pas les règles prescrites par Le praticien de Montpellier, et dans le pient. Chez un vieillard dont l'arrière-bouche était depais long-tem cours esquelles il arrivait des accidens graves qui faisaient blâmer ulrérée , il a employé vingt-cinq grains d'or divisé Pas une once 4 mal-k-propos la ro l reel enfin 7 peflonl rencontre sirop. Chez des sujets plus jeunes et dans des affections analogues, dix, des médecins qui nient l'efficacité des préparauons d'or, sans pôuvoir me Éjouze ou quinze grains au plus daus la mème quantité de sirop ont pardire les raisons qui leur font adopter cette opinion, je crois utile de ras- faitement réussi. Le docteur Niel applique cette préparation sur les sembler dans un cadre étroit toutes les instractions utiles à observer ints ulcérés, à l'aide d'un pinceau (35. dans l'emploi des différentes préparations d'or dont on ne connait géné. F6 Il. Orides d'or. — Le oxides d'or sont au nombre de deux : ralement que l'hydrochlorate , malgré les travaux qui ont été pu-ljun est précipité par la potasse , l'autre est précipité par l'étain. Ce bliés voo-seulement par l'auteur de la méihode iatraleptique , mais! dernier, généralement connu sous le nom de pourpre de Cassius, exerce [sur l'économie animale une action plus énergique que le premier, et ce-
THÉRAPEUTIQUE
NOUVELLES RECHERCHES SUR LES DIFFÉRENS MODES D'EM- PLOI LFS PRÉPARATIONS D'OR; PAR AT. Cunesriex ,
(1) Spigeli, De formato fœtu.
(2) Wilson, ébéd. , p. 199.
{$) A. Monro, outrage cité.
(4) Delamolle, Chirurgie, t. 11, obs. coct., p. 474, 3° édht.
(5) Ce mémoire est extrait d'une nouvelle édition de la méthode iatraleptique dont s'occupe en ce moment le nerea de l'auteur. {6) Plusieurs centaines d'observations ayant pour garans plus de quatre-riagis
ns, sont venues confirmer l'utilité de ces médicamens. { Dictionnaire universel de matière médicale, etc. , par Mérat et de Lens, t. V, p. 69.)
{1} Voyez anssi La thèse inaugursle d'un pharmacien de Montpellier , M. Chamayou, Cette thise intitulée : De l'or et de ses composer usités en {1825}, ne doit pas être lue avec moins de soin par celui qui administre les préparations d'or que par celui qui les fait
(2) Ouvrage da docteur 4.-G. Nicl, pag. 207 et suir.
(3) Loco citato , pag. 57.
{4} Loco citato, pag. 210.
{5) Loco citato , pag. 214.
: j DE PARIS.
nt l'oxide précipité par l'étain représente toujours, pour un poids ser une mtité d'or re que re cbtran qer lafcal (1) Vaie nement voudra-t-on attribuer la gloire des cures obtenues par le pourpre de Cassius à V'étain qui, désoxidé, se retrouverait en substance, Le docteur J.-A. Chrestien est convaincu , par des expériences que M. Pourché a bien voulu faire, à sa pritre, dans la maison de détention dont il est chirurgien en chef, que l’etain mis en oxide et frictionné sur la langue , à de très-fortes doses et pendant Jong-temps , ne jouit d'aucune propriété médicamenteuse (2).
Quelque chose qui doive résulter de ces débats entre les chimistes et les praticiens, la différence d'action entre les deux oxides n'est pas assez grande pour qu'on ne les emploie pas à peu près dans les mêmes cas, en tenant compte toutefois de cette différence d'action.
Or, les cas dans lesquels an emploie les oxides sont ceux des maladies anciennes où l'on ne veut pas faire usage d'une préparation qui décide des changemens trop brusques . ou bien encore ceux des constitutions délicates qui ne penvent pas supporter des médicamens béroïques, telles que celles des malades dont parle M. Magendie dans son formulaire (3), et qui , au dire de M. Cullerier neveu , n’ont pu en aucune manière supporter Le muriate d'or (4). Feu le professeur Baume luimême, qui, dans les premiers temps où le docteur J.-A. Chrestien fai. sait ses expériences , avait jeté du ridicule sur le nouveau remède antivénérien dans un journsl qu'il publiait alors, avait plus tard mieux ap-
cié les préparations d'or, Ayant été consulté par une demoiselle douée
e beaucoup de sensibilité, et qui avait reçu , sans en retirer aucun avantage, les soins long-temps continués de plusieurs babiles médecins de Paris, le professeur de Montpellier mit la malade à l'usage de l'oxide d'or en frictions sur la langue, et au bout de trois mois de tra tement, sans autre auxiliaire qu'un régime approprié, il la délivra d’un M és considérable au cou (5).
ien ne me paraissant plus propre à enseigner la manière d'adiministrer un médicament , que l'exposé fidèle de la méthode adoptée déjà par un médecin habile, j'emprunte à l'ouvrage de M. Guzzi sa huitième observation, pour servir de guide à ceux qui voudrout employer les oxides d’or d'après la méthode iatfaleptique.
Os, II. — Une femec âgée de 26 ans. d'une frêle constitution et hystérique , déjà guérie, par des préparations mereurielles, de blennorrhages et de chancres, vint réclamer sex soins quelques mois sprès. Ayait eu commerce atec un bomme atteint de syphilis cunstiutionnelle et d'uletres à la verge, elle présentait encore des ulcérations ax partiss génitales et de plus au gosice, Le docteur Gorsi runstota aussi quelques exostoses sur le crône et une alopécie partielle, I preserivit à la malode de se frictionner chaque soir. avact +on coucher, les gencives de La môchoire inférieure avec on grain d'oxide d'or précipité por l'étain. Dix jours après, ilen presrrivit un autre grain qui fut em Love le la mme manière au mioment du réveil, En moies de deux mois, les douleurs se calméèrent ; l'alopécie , se borna ; les exostoses disparurint et lesulcères, toachés avec la pierre inlernale se cicatrisèrent. La malade ayant suspendu de son propre chef le traitement aurifère, s'étant tenue continuellement à L'air froid d'une froëtre, la téte découverte, ct sortant de chez elle de très-bon matin, fut de nouveau sssaillie par des douleurs ouéocopes. Ces douleurs se faisaient particulièrement ressentir au crâne , el leur intensité était si vive qu'elles s'accompagnaient de lpothymies , de spasmes, de sueurs froides et d'une päleur mæortelle, Dans cetle orcurrenre le docteur Gozi pepe voue mixture excitante avec la teinture d'opium pour prévenir un état
contre-stimnlus qui anrait mis la salade en danger de perdre le vie, Peu de temps après, il fit reprendre l'usage de l'oside d'or, en rerommençaut par un ee et augmentant gruluctlement jusqu'à trois grains par jour , san: faire pren-
re pourtant plus d'ua grain par friction. Les urines et Les sueurs reparurent et devinrent ensuite plus abondantes, Cette femme fut guérie un mois après environ, et jouit, jusqu'a la publication de l'ouvrage du docteur Gozzi, d'une santé relaüre à sa faibte constitution et à sa manière peu régulière de vivre.
Les dates n'étant pas bien précisées dans cette observation, on pe peut pas savoir au juste quelle quantité d'oxide d'or fut consommée ; mais cela importe peu, car la quautité employée par les différens praticiens, et quelquefuis par le même, varient non-seulement suivant le elimat et l'ancienneté de la maladie, mais encore suivant sa ténacité et les dispositions du malade. Ainsi, dans les trois observations de M. Canonge, que le docteur Legrand à consignérs dans son ouvrage, 4 grains ont sufG pour guérir un jeune homme d'un bubon et de trois
{4} De l'or et de ses composés usités en médecine, par J. Chamuçon, pharmaevo à Mompellier , psg, 34.
{2} Lettre à M. Magendie sur les préparations d'or , p. 56.
(3)7° édition, pag. 313.
(4) M. Brachet, de Lyon, rapporte dans le journal g'néral de médecine , 4. 82 , p. 217), l'observation d'une femme chez laquelle une seule pilale mereurielle de Sedillut determina la saivation la plns grave etla plus dégoûtante qu'il ait jamais rue.
{5 Lettre à M. Magendie, par J.-A. Chresticu, p. 76.
souvent la
chancres au prépuce (1), tandis qu'il a fallu employer 10 grains pour obtenir la guérison de sept chaneres au même lieu (2), et qu'enfin un bubon survenu à la suite d'une blennorrhagie a nécessité 20 grains d'oxide d'or pour sa résolution complète (3). Le docteur Lescure , médecin en chef de l'Hôtel-Dieu de Montélimart, fut obligé d'administrer 140 grains d'oxide d'or pour obtenir la guérison d'nne Llennorrhagie , de deux chancres à la base du gland et d'un léger engorgement à l'aine droite (4). Le seul principe fixe que l'on puisse poser pour ce qui re-
arde les doses des oxides d'or, c'est que dans les maladies anciennes
e petites doses sont préférables aux grandes , parce qu'il n'est pas sage de chercher à décider des changemens brusques et de Les . mis trop tôt. Cette opinion fut émise par le docteur J.-A. Chrestien dés l'année 1811, et À l'a reproduite dans sa lettre à M. Magendie (5) , en l'appuyant de l'autorité de M. Dupuytren , qui, dans une consultation écrite de sa propre main, conseille à un scroluleux l'usage de l'oxide d'er précipité par l'étain, annonçant qu'il ne connait pas de remède aussi puissant que celui-là contre les engorgemens du système glanduleux. Le professeur Dupuytren recommande au malade de ne pas forcer la dose de l'oxide d'or, mais de l’employer long-temps , afin d'user,
ur ainsi dire, le mal (6).
SUN, Chlorure d'or et de sodium. — Le chlorure d'or et de s0dium , plus généralement connu sous le nom de muriate , est la plus usitée préparations d'or, non-seulement, dit M. Niel (7) , parce qu'il agit avec plus de rapidité, mais encore parce qu'il LEA le grand avantage de pouvoir être diminué ou élevé dans ses progressions selon le besoin et l'occurrence ; qu'il détermine des crises irès-marquées , et qu'il exige pour la durée de la friction moins de temps que les oxides , et surtout l'or divisé. À ces raisons très-judicieuses , j'ajouterai celles que le docteur J.-A. Chrestien avait déjà fait valoir en 181, savoir, que nulle saison, nul tempérament, presque nulle complication , ne s'opposent à l'administration du chlorure d'or et de sodium; qu'il est peu de cas de maladies récentes où le traitement dure plus de deux mois et exige plus de 4 grains de sel aurifère. Mais la raison la plus péremptoire, celle qui a le plus servi à la vogue qu'a acquise aujourd'hui le muriate d'or dans les quatre parties 8 monde , c'est que son emploi n'exige que de la sobriété dans le régime, dont quelques sujets se sont même écartés sans courir risque d'accidens très-praves, et que les malades peuvent vaquer à leurs occupations ordinaires, comme le constatent les observations de M. Mignot , chirurgien-major d'un régiment d'artillerie à pied (8), et celles de M. Destouches , chirurgieniajor d'un régiment du génie (9) ; observations auxquelles je pourrais en joindre soilques-nass qui me sont propres ; car je n'ai presque ja-
| mais dispensé un matelot vénérien de son service, quand je l'ai traité
par le chlorure d'or et de sodium.
Si le chlorure d'or et de sodium ne jouissait que de la vertu anti,5philitique, il faudrait mettre en premitre ligne, parmi les avantages de ce remède, la commedité de son administration à l'insu même des personnes à qui il importe tant quelquefois de cacher la nature de la maladie. Ce serait même le plus grand avantage qu'aurait le muriate d'or sur les préparations mercurielles, dont l'adininistration trouble si ix familles.
Eaños , le chlorure d'or et de sodium offre ua avaulage tout positif, c'est le peu de dépense qu'il nécessite, à cause de l'exiguité des doëes auxquelles 1l est administré, considérauon importante pour son administration dans les hôpitaux. Cet avantage avait été déja signalé en 1819 par M, Destouches, dans sa thèse inaugurale, dans l'une des dernières pages de laquelle il disait : « J'appellerai même en témoigrage » plusieurs officiers qui, comme moi, sentant les grands avantages Ê ve la méthode de M, le docteur Chrestien, tant sous le point » de vue du maintien de la discipline que sous celui de l'économie , » pour traiter le soldat à la caserne , ont désiré que je leur présentasse » plusieurs fois les sujets pendant leur traitement, » Vient à l'appui de l'assertion du chirurgien-major du génie l'état des véuériens qui ont
PP
{1} Ouvrage du docteur Legrand, p. 135.
(2) Ouvrage de M. Legrand , p. 415.
(3) Loco citate , p. 125.
(4} Loco æitato, p. 146.
(5) Pag. 87.
(6) Lettre à M. Magendie, par 4.-A. Chrestien, p. 87, {7} Loco citato, p. 409,
(8) Voyca l'ouvrage de M. Legrand, passés, et La lettre du docteur 4.-A. Cirreslieu l M. pedes. 44. SE : "
: (9) Voyez La thèse inaugurale soutenue à Montpellier en (819.
été traités dans l'hôpital militaire du Moat-Dauphin, pendant nées 1823, 24, 25 et 26, par le chlorure d'or et de sodium. Il ressort de cet état, que 266 vénériens ont été traités et guéris par le chlorure d'or et de sodium , dont il à été consommé 900 grains, ce qui ne comporte pas une dépense totale excédant go fr, 1] ressort donc de cet état que le terme moyen du prix du traitement par le chlorure d'or et de sodium est dans les hôpitaux de 3 fr. 40 cent.
« Je dois également vous dire , ajoutait le médecin en chef de l’hôpital du Mout-Dauphin dans une lettre au docteur J.-A. Chrestien , combien dans ma pratique civile votre muriate m'a été utile pour les pauvres et pour quelques individus guéris en secret au sein de leur famille, sans aucun inconvénient {1}, »
Quant au mode d'emploi du chlorure d'or et de sodium, voici les règles que le docteur J.-A. Chrestien avait indiquées dans la première édition de sa méthode iatraleptique, et qu'il a encore mieux établies dans sa lettre à M. Magendie.
La période inflammatoire passée, on commencera par 1 grain de muriate d'or et de soude mêlé à à grains d'iris de Florence, et divisé en quinze fractions, dont une sera frictionnée chaque jour sur la langue, Le moment le plus opportun pour la friction est après le repas, parce que la langue, plus dépouillée par la mastication, est mienx dis. posée à une absorption plus complète. La friction doit durer ne minate environ , et le sujet avalera la salive, ou tout au moins il la gardera quelques instans dans la bouche avant de la rejeter.
Quand même les symptômes syphilitiques disparaîtraient pendant l'emploi de ce premier gram, on ne devrait pas se dispenser d'administrer le second, qui doit être divisé en quatorze fractions. On ne pourrait pas raisonnablement croire que la disparition füt l'effet du remède , s'il avait existé des bubons volumineux, des ulcères profonds, des excroissances de différentes formes, l'expérience ayaot sppris que ces symplômes se dissipent quelquefois sans lraitement.
Le troisième grain, divisé en treize fractions, sera administré comme les deux premiers grains, à moins que les symptômes syphili. tiques n'aient disparu pendant l'emploi du second grain, et que l'excitation sui generis, qui est indispensable pour li guérison de la vérole, me se soit manifesiée par une sucur abondante et des urines copicuses , comme l'a vu M. Risueno, praticien distingué de Carthagine , en Espagne, dont voici les observations.
Ons. 111, — Le nommé Loura, âgé de 22 aus, d'un tetipérament-bilioss.san-
in , soldat de profession , entra dans l'hôpital decetie ville à la Gn d'avril 1826. I] avait one 1rès-forte gonorrhée, des ulcères vénériens à là verge, des verruvs des exeroissances ainsi que des douleurs générales dans tout le corps. Cet apps: reil de symplômes s'était montré chez lui depuis le commencement de 1424. 11
avait pris des préparalions mercuriclles qui avaient échoié, soit par le peu de mé.
thode de leur admin stration , soit par le mauvais régime alimentzire , Soit enfin par d'autres causes inconnues, Vu loutes ces circonstances du muriate d'or en frictions sur la langue, Premiere grain en quinze fractions ; point d'effet sensillle pendant son administration ; duvième grain en qualorre ;
dimiowtions des douleurs à la seconde où troisième friction et absissement de tous
les symptômes. À la fiu de ce deuxitme geaio , le malade fut guéri.
Ons. IV. — Liopis Dominique , âgé de 24 ans, marin de profession, d'un tens-
pus biliuso-sangain, entra à l'hôpital militaire de cette ville , Sva0t des don-
cars générakes et plusieurs tulx cubes disséminés sur le corps. 1 avait été atteint, mes, d'ulcères, de gonorrbées et d'éruptions pendant les années 4819, 1820, 4825 et 1826. Toutes ces maladies avant constamment reconnu wrations mercurielles avaient été employées
à diverses €
pour cause nn vice vénérien ; les prég
par différens médecins. La Faq # était elsque fois si long-temps fait attendre e
que le malade , impatienté de si longues souffrances, avait une répugnance déci.
idée pour toute espèce de médicament mercuriel; il était même dé ouragé par la
crainte de ne pas guérir. Je crus que c'était l'occasion d'employer le muriate d'or; un grain fut disisé en quinze fractions, Le malade, comme il'est facile de Le deviner, fut enchanté du changement de traitement et de la facilité de son adrministration: ik emploga chaque jour une fraction en friction sur la langue ; le sexond grain fat divisé en quatorze fractions; à La troisième friction de ce second grain. ua mouvement de crise fort remarquable se Gt sentir; à une grande quantité d'urines se joignirent des sneurs abondantes el trés-fitides, À la fin du second grain,
le malade ne resseotit plus rirn ; lout l'appareil des symiplèmes disparut comme
par enchantement; Liopis quitta done hôpital,
La sensibilité du sujet n'obligeant pas d'abandonner le muriate avant d'en avoir administré Lrois grains , comme dans les deux cas excemtionnels dont 11 vient d'être question, on aura recours au quatrième grain, qui sera divisé en douxe fractions.
Telles sont les doses auxquelles le docteur J.-A, Chrestien porte le chlorure d’or et de sodium dans les cas ordinaires : il ne les à jamais dépassées daus la cure des véroles récentes ; et le docteur J..G.
{4} On trouvera dans l'auvrage de M. Legrand, la lettre entière ainsi que d'é. tat des v'énériens traités dans l hôpital militaire du Mont-Darphin : P. 227
et suir.
les an-| Niel dit aussi que cette méthode
s je résolus } emploi
d'administrer le chlorure d'or et de s0dium ne compte qu'un biea petit nombre de cas dans lesquels elle léchoue, pourvu que le sujet auquel oo l'applique ne soit ni trop ni trop peu excitable , et qu'aucun accident particulier ne s'oppose à son adm mistration (1). Maisil est des individus qui semblent en quelque sorte réfractaires à l'action du chlorure d'or et de sodium. Si, à leur égard , on voulait s’obstiver à suivre La règle commune, on échouerait sans doute, comme on échoue pareillement dans l'application d'une foule de médi. camens dont les doses exigent quelques exceptions. En général les indi. vidus peu excitables, les phlegmatiques, guérisseat difficilement par de faibles doses demuriate d'or et de soude, dit M, J.-G. Niel ; et il étend cette remarque jusqu'aux personnes ou naturellement faibles , on acci. dentellement affaiblies (2). À plus forte raison les doses ordinaires dy chlorure d'or et de sodium devront-elles être dépassées dans les cas de syphilis compliquée de serophules, ou dans les maladies scrophuleuses elles-mêmes, où l'atonie est telle qu'il est nécessaire d'augmenter Ja force vitale, Le docteur J.-G. Niel, qu'on ne saurait trop souvent citer quand il est question de nouvelles préparations d'or , a observé qu'il ne suffit tou ours d'élever progressivement la dose du chlorure d'or et de sodium chez les scrophufeux, mais que son effet peut être activé iles secousses brusques , c'est-à-dire en passant brusquement d’une fai. ible dose, uo douzième de grain, par exemple, à une très-forte, un tiers de grain, par exemple, et revenant ensuite au point de départ. Mais la manière de produire ces secousses , quoique fort simple en apparence , exige cependant de la prudence, une certaine habileté et une grande attention, parce que, si l’on ne l'employait avec précaution, on pourrait jaisément dépasser les bornes que l'où se propose. C'est po Îchez les femmes et les enfans que cette méthode m'a le plus souvent réussi, dit-il, lorsque l’activité ordinaire du remède manquait chez eux de prise, ou qu'elle était trop lente à se manifester; et 1l cite des observations à l'appui (3).
Cependant il ne faut pas croire ra de prime-sbord on puisse porter te chlorure d'or et de sodium à de hautes doses dans tous les cas de maladies scrophuleuses, Il en est qui exigent plus de ménagement ; et je range dans cette catégorie , dit encore M. Niel , celles qui sont peu avancees dans leur première période, dont le siège parait sc diriger ou se dirige effectivement vers quelque organe parenchymateux, tel spécialement que le poumon, ou qui sont compliquées avec quelque autre eachexie, et notamment avec la cachexie scorbutique , genre de complication dont les exemples ne sont pas très-rares , et que le docteur J.-A. Chrestien avait déjà signalée en 381r.
Les doses jusqu'auxquelles Le chlorure d’or et de sodium à été élevé soit par son inventeur, soit par les praliciens de New-Yorck, de Varsovie, de Bologne, de Marseille, de l'ile Bourbon, ete. , sont trop diffé. rentes pour qu'on puisse établir le summum de sa dose : tout ce que l'on peut dire sur les limites auxquelles doit s'arrêter le praticien dans son emploi, c'est qu'elles lui sont moins assignées par la quantité du mé dicament qu'a prise le malade , que par la juste appréciation de son excitabilité et des crises qui surviennent après la mise en jeu de celle-ci, quand même les symptômes existeraient encore; car ces derniers dispsraïitront plus tard par l'effet seul du traitement déjà subi, 11 ne faut pas en effet s'imaginer que l'effet d'un médicament héroïque est entièrement perdu parce que cet effet est plus lent à se manifester, Quelques exemples ont prouvé à M. Nicl que long-temps après l'usage du chlorure d'or et de sodium , celui-ci produisait une série de phénomènes analogues à ceux que l'on remarque le pe ordinairement pendant son emploi (4). Cette observation avait été déjà faite en 1811 par le docteur J.-A. Chrestien, qui rapporta le cas d'un enfant scrophuleux chez lequel un goitre énorme persista après La disparition de tous les autres symptümes, et se dissipa peu à peu après la suspeosion du traitement.
Dans les cas rares où l'irritabilité de la langue s'opposerait à ce que |la friction fût faite sur cet organe, en la pratiquerait à la partie interne des joues ou sur les gencives. 1 faudrait même renoncer à la pratiquer daos l'intérieur de la bouche si des ulcérations an voile du palais , on aux parties voisines , rh ed un aspect plus ficheux par l'usage des fictions, et alors celles-ci pourraient être pratiquées à la base du gland ou à la face interne des grandes lèvres ; mais comme ces parties sont douées de la faculté absorbante à un degré moindre que la langur, il faut faire la friction avec une dose plus forte de chlorure d'or et de sodium (1).
——— mme
1 Niel, loco citato, p. 98,
2) Loco citato, p. 148.
3) Loco citsto, pag. 264 et suiv.
4} Loco citato, p. 431 et suiv.
(5) Voyez l'ouvrage de M. Nicl, p. 469 el suir.
Le docteur J.-G. Niel a deux fois (1} employé avec succès le chlorure d'or et de sodium par voie artificielle, en faisant panser avec le sel aurifère , incorporé dans de l'axonge , la plaie d'un petit vésicatoire qu'il avait établi sur l’un des côtés du cou. La conduite ingénieuse du
raticien de Marseille a été imitée par le docteur Simoneau , médecin à
orensac, qui pour une affection vénérientie caractérisée par des ulcerations très-graves dans la bouche, a appliqué un séton à la nuque et l'a pansé soir ct matin avec du muriate incorporé dans un peu d'axonge (2). |
Enña le chlorure d'or et de sodium a été administré avec succès par son inventeur , d'aprés la méthode de Cyrillo; mais ce fut un eg 4 motif de curiosité qui l'y avait amené, Nulle circonstance ne peut for. cer à adopter ce mode d'adwinistration , qui serait trop dispendieux ; ét cet essai, quoique couronné d'un heureux succès, ne doit servir qu'à l'histoire de l'or, et au parallèle de l'action de ce métal comparée avec celle du mercure.
$S IV. Emploi simultané des différentes préparations d'or. — 1] est des cas où l'adiministration isolée de l'une des préparations mentionnées ne produit pas d'eflets assez sensibles et où l'emploi de deux ou trois préparations aurifiques, en rendant plus rapidement à la vitalité l'énergie qu'elle a perdue, remplit mieux les vues du médecin, C’est au docteur J.-A. Niel que la science et l'humaoité sont redevables de cetie méthode , et il a consigné dans son ouvrage sur les préparations d'or des observations qui constatent les heureux effets de l'emploi simultané de l'or lime et d’un oxide, et du chlorure d’or et de sodium. soit dans les maladics vénériennes, soit dans les maladies scrophuleuses. Cette méthode à été suivie sd les médecins qui opt cherché de bonne foi dans les préparations d'or un nouvel agent thérapeutique, sans prendre à tâche de les trouver en défaut, et l'on peut lire dans l'ouvrage du docteur Legrand plusieurs faits intéressans , r'uisés à différentes sources. Cette methode consiste à combiner l’emploi des frictions sur la men ou sur les gencives, ou à la face interne des joues, on à la base du gland, ou en dedans des grandes lètres, avec l'application des pommades sur les ulcérations , ou d'une solution d'hydrochlorate sur les pustules et les végétations. À ces moyens ex. terues , on joint avec le plus heureux succès l'emploi par ingestion des pastilles , des pilules , de la solution aqueuse , du chocolat et des sirops auriféres ; mais la méthode jatraleptique a acquis aujourd'hui trop d'importance et d'étendue, poar que celui qui en parcourt le domaine puisse se détouruer de la route {3).
LITHOTRITIE.
UN MOT SUR LA LITHOTRITIE CONSIDÉRÉE DANS SON APPLI- CATION AUX ENFANs ; note lue à l’Académie de médecine le 4°" juillet 4554, par M. Sécazas.
À l'occasion d’une opérauon de lithotripsie commencée dans un rand hôpital de Paris, sur un enfant de 5 ans , et suspendue à cause de accidens auxquels elle a donné lieu , M. Rognetta, en s'appuyant sur l'autorité de M. Dupuytren, conclut « que la lithotr psie n'est pas » applicable chez les enfans, d'autant plus que la taille, soit l'hy- »* pogastrique , soit La périnéale ; réussit presque constamment en bas » âge.» Ces réflexiuns, étant de nature exercer une influence fècheuse sur l'opinion des médecins relativement à la lithotritie, je pense devoir dire un mot à ce sujet devant l’Académie. Sans entrer dans l'examen du fait dont il s’agit, sans chercher à
(4; C'est par erreur que le doctenr Legrand a dit sewlement mr foés , dans l'on vragc sur l'or , p. 69.
(2) Lettre à M. Magendie jrar le docteur J,-A. Chrestien, et l'ouvrage du docteur Legrand sur l'or.
($} Le docteur Jahn fait dissoudre deux grains de chlorure d'or dans six onces d'eau disuliée et il emploie cette solution à l'extéricur; on en laisse tomber , cit- 1, quelques gouttes dans l'œil el l'on applique sur celui-ci de la charpie trempée daos la solution poar combattre les ophilalmies chroniques. Le docteur Jabn s'est guéri lni-même par ce moyen, dont j'ai obtenu des resultats avantageux pour obtenir la résolution de quelques exeroissesces vénériennes chez différens sujets, et aotemment chez un maréchal qui, sprès quinre ans de marisge pendant Lesquels 3 n'a fait aucun éearl et n'a éprouvé sucun symptôme primitif, à eu des cérations à la route palaline et aux fosses masales, ct un mycosis fongueux qui s'est développé sur l'sile gauche du nez.
(ust Magasin der gesammten Heilhurde , 1.28 ,p. 74.)
jétablir que la taille n'est pas exempte de danger dans le bas âge , sans
aller puiser dans des sources étrangères des argmens en faveur de la hthotritie appliquée aux enfans, je me bornerai à exposer le résultat de wa pratique sous ce rapport,
J'ai tenté le broïement de la pierre dans la vessie de cinq enfans , savoir, chez une fille de 3 ans et chez quatre garçons. De ceux-ci , le premier avait 3 ans, le second 11, le troisième +2 , et le dernier 15.
Chez les cing malades , l'opération a parfaitement réussi; chez aucun, elle n'a donné Lu à des accidens ; chez aucun , je n'ai remarqué ni la cystile, ni la péritonite, ni l'hydropisie ascite , que la Lithotripsie parait avoir déterminées chez l'enfant opéré à l'hôpital,
La petite fille, le garçon de trois ans et celui de quinze ont été opérés avec la pince à trois branches ; les deux autres enfans l'ont été avec mon brise- pierre à pression et à percussion.
L'opération a été terminée en une séance chez le garçon de trois ans ct chez celui de douze ; elle a nécessité quatre et cinq séances chez les deux autres garçons, et dix chez la petite fille.
J'ai déjà fait connaitre l'histoire de quatre de ces enfans , savoir :
de mademoiselle Poulin, de Beaumont ; du jeune Codry , du Gubourg du Temple , n. 24; de M. Ponsard, d’Arpajon ; et du fils d’un postillon du ct dre
L'observation du cinquième enfant , qui s'appelle Caupin, et demeure chez son père, quai d'Austerlitz, n. 15, n'a pas été publiée, Je demande à la rapporter brièvement.
Etle est remarquable par la petitesse du brise-pierre dont j'ai fait usage, par la grosseur relative du calcul broyé, et surtout par sa dureté et sa composition, C'est de l'oxalate de chaux presque pur : M. Henri s'en est assuré par l'analyse,
Daus la première séance, le 9 février dernier, ayant reconnu treize lignes de diamètre à la pierre, et y trouvant de la résistance, je voulais substituer au brise-pierre que j'avais introduit, et qui avait à PE: deux lignes de largeur et une ligne et demie d'épaisseur , un
rise-pierre un peu plus gros : cela me fut impossible; le méat urinaire était trop étroit, [l fallut revenir au premier instrument,
Je gi de nouveau ; mais la pierre résistant toujours, je craignis de le forcer , et je le retirai encore, Ensuite , après avoir constaté qu’il conservait son intégrité et sa forme, je le portai une troisième fois sur le corps étranger, el mettant en œuvre la pression et la percussion, j'obtins une premiere division de la pierre.
Quant aux fragmens , ils furent broyés sans difficulté , et la santé de l'enfant à été complétement rétablie en quatre autres séances opératoires et cinq semaines de temps. Les symptômes de la pierre dataient de l'âge de 18 mois.
À disposition caleuleuse paraît être héréditaire dans la famille de Caupin; car deux de ses parens ont été, m'a-t-on dit, taillés en bas âge dans la province, et ont payé cette opération , l'un de la vie, et l’autre d'une fistule urétro-rectale qu'il conserve depuis une vingtaine d'annecs.
La lithouritie, où mieux la lithotripsie dont il est question ici, a été pere sous les yeux de MM. les docteurs Bossion, Campemas, ct
lartin St-Ange,
Réunie aux quatre observations dont j'ai parlé précédemment , elle établit ä mes yeux que la méthode du broiement de la pierre est applicable aux es
Je dirai même que, dans mon opinion , il en est de cette opération comme de la taille, et que , dès que les instrumens pénètrent Jusqu'au corps étranger, elle offre d'autant plus de chances de suecès, que le su-
jet est moins avancé en âge.
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séaxce pu 7 sucer 1834, — M, Jourdan écrit pour doauer quelques explications relatives à La communication qu'il a faite dans la séance précédente. Son mémoire n'étant que l'extrait d'un travail plus étendu , il éraint de n'avoir pas présenté assez clarement quelques circonstances importantes, potaroment ce qui est relatif à la mauière dout cst produite la couche d'émail, C'est le périoste qui lui parait être l'organe générateur de celle substaince et les membroucs digestives né paraissent y concouur en rien, En efleh, La première apophyse de la seconde série qui ne s'étail point encore fait jour dans l'iutéricur du canal alimentaire et au-dessous de lsquelle es membraves pharyngiennes étaicot assez épaisses, avait une couche d'émail très-prononcie,
M. Jourdan , en dounsnt à cet appareil le nom d'appareil dentaire, dévlare qu'il n'a cependant jomais vu dins cs apoplhises de véritables dents,
Quelques persvnues ayant mis ca doule que l'uphidien qui à fourai matière à
observation. fût le coluber scaber, l'auteur ennonce l'avoir véribée de disenrdantes ; les unes élevées au plus haut degré de développement, et les an-
reed tous Les individus que possède le Muséun d'histoire naturelle, et qui||tres descendues aux conditions eatrèmes de l'atrophie. Cependant tous ces dés ont été mis à sa disposition par M. Doméril. ordres pariiels se sant accordés dans une convenance réciproque , et de leur ea-
M. Lasssigne adresse une lettre sir les altérations que les graines de céréales || semble résulte une disposition hurmonique tellement puissante, que sal animal peuvent éprouver à l'abri de la luvrière et de l'air suis l'influence de 'humi. |} peut-être n'est doué plus que la taupe d'énergie de vitalité. a dité, Lors de la démolition d'une maison située près le quai de la Grève, dans|) En nous hornant à considérer La tête, ce réceptacle des organes amp la direction du nonveau pont qu'on construit en ce moment sur la Seine , on a!]semble que celui de l'odorant , par sa grande prédominance sur les sutres , Le trouvé enfoni dans une fosse fermée un amas considérable de grains de blé. Crs à les am antie complétement. Le sens de Li vue, ilest vrai, est er nt aftecté Û
sins qui, ou rapport de quelques babitans du articr , paraissent avoir été en-|| mais il s'arrange d'un cas de monsiruosité qui devieal la compensalion br pme er dr un temps assez long, ont ctrmil, tout en conservant leur forme, || Lout est d'abord raÿelissé ; et puis ce qui rêste du nerf optique , Le-che 5 rie once couleur noire tellement parce , qu'on Fit r qu'ils D ou La eh su lieu de s+ rendre directement au cerveau, va s'embrancher sur la in etils sont dereous tellement fiali ‘on les réduit en poudre ‘on les]! quième paire. He È : froisse entre le pouce et l'index. us # F To che digression le rapporteur passe à la description de l'appareil observé
L'exsmen que M. Lasssigne a fait de ces grains lui à fait reconnaitre qu'il n'y|par M. Jourdan, Ce que sous en avons dit à l'occasion de la nom ra esiste plus où érmédon ni gluten , el qu'à la place de ces principes on trouve une dispense d'y revenir aujourd'hui. M. Geoffroy se demande ensnile si : grande quantité d'acide Smique combiné à un dixième de son poids de chaux ,|lest revêtue l'extréauté de ces apo hyses deatiformes qui traversent hrqus et une matière brundtre , pulvérulente , insolutile dans l'eau, Lu acides et les{leté déposé par la maqueuse. Les théoriciens, dit-il, soulicndrsient es e mank akcalis formant un quatorrième du poids de ces grains. Ces produits sont donc de|| de voir ; mais M, Jourdan y oppose un fait : c'est l'existence d'une mp la même nature que ceux que l'analyse a tudiqués dans les diverses espèces de ter- || 4m se trouve déjà pourvue de son émail, et n'a cependant point encore en reaux, Une autre observation à faire sur ces ur aliérés, c'est La disparition l'œ phage. U | 3 . : L presque totale des phosphate: terreux, qui, d'après M. de Soussure, existent en m Les théories sur les formations orsaniques , poursuit le ONCE mano si grande proportion dans les grains de froment nou avariés et qu'ou trouve dans core iatéressies dans les questions soulevées par la CE ou … leur cendre ; landis que la cendre des autres, formée presque entièrement de car- L'un de nous (M. Serres), a fait un travail où il considère à part mens de bonate de choux resultant de la décomposition par le feu de l'ulmate de chaux ,
vertèbre, et où il croit avoir remarqué que chaque filet 6 a re est lui-même 2e contient que des traces de phosphate. ua 44 particule, pe sorté dindirde qui est appelé à des estinées als. M. Collardeau adresse une notice sur la construction de deux nouveaux ther-|| L'apophyse qui, dans le cas observé par Jourdan, arrive dans l'æso-
montres à maxénpens tt & Minémsnt,
M, Payen adresse une seconde suite et Ga du mémoire relatif à l'action du tannin sur La racine des plantes.
M. Cherrenl termine son rapport sur les Travanx relatifs à la structure, à la composition et aux propriétés de la fécule, L'auteur n'ayaat pas donné commonication de ce ra très-volumincux , il nous est impossible d'en rendre compte sur une simple lecture.
M. Geoffroi Saint-Hiloire fait en son nom et cn celui de M, Serres un rapport sor un mémoire lu par M. Jourdan dausla séance précédente.
hage et qui s' métamorphose aussi simplement, est-elle l'une des pièces déjà este. où serait Île Louvelle ; 4 culnétait, comme il y a quelque lien de le soupçonne , il faudrait reprendre de nouveau tout be travail sur la compasiuon de la vertèbre, , . :
u Le erotulus horridus { serpent à sonnette) et le boa constrictor (le qe), présentent, le premier sur toute la ligne épinière, el le second dns l'étendue du icrs antérieur du rachis, les mémes apophyses signalées dans l'ophidien scaber ; mais ces spophyses prennent du volume en largeur et pa as$tz En longueur pour se dégager d'entre leurs muscles, attriodre et traverser l'æsoglhage. Cest ua cas de semblable developpement arrêté seulement dans #0n effet. ne
La taupe présente aussi des oselets au-deraut des corp vertébraux, mais rest seulement à la région lambaire , en un point où il n'y 4 point de ctes, el ibn'en résulte autre chose que La réalisation du fait des o$ en V, qui ex stent chez beaucoup de mammiferes, d'oiseaux , de reptiles et de poissons; &s qui, considérés sous Le point de vue philusophique , ne sont encore qme les deux bras de la cage respiraloire, mais ralatlus sur Les côtés, unis par eur extrémité, et formant ainsi un appareil protecteur pour la grosse artère caudale, Or, les apophyses vertébrales des à “hidiens, crotalus horridus, boa constrictor €t coluber seuber . existent indépendamment des côtes, Le fait des 05 en V ne leur est donc pas applicable.
Après avoir donné ,en terminant le rapport, de grands élages au travail de M. Jourdan, les commissaires concluent à l'insertion du memoire dans le des savans étrangers.
Ces conclusions sout adoptées. .