‹ Gazette médicale de ParisChapitre 18 sur 394 · REED · texte numérisé non relu

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la peau chez les sujets convalescens de la variole, et ce fait n'a pas fixé l'attention autant qu'il semblait le mériter, surtout par les conclusions que les médecins humoristes pourraient en tirer en faveur de leurs doctrines. Ces abcès sont plus rares à la suite de la rougeole , et sous ce rapport l'observation rapportée ici mérite également quelque attention , et même plus, à notre avis, que ne semble le penser M. Hourmann , qui ne voit dans le développement successif de ces nombreux abcès qu'une affection locale. Quelle que soit, au reste, la doctrine à laquelle on rattache ce fait , nous ne le ferons pas moins connaître rei en peu de raots.

Ons. Un jeune enfant de 2 ans et demi est atteint de raugeole dons les premiers jours du mois de septembre. Environ au bout de bait jours, la rougeur des

tégumens et le mouvement fébrile étant intenses , on applique quatre sangsues. LIL piés ; Lel est le éas de M.

4 a, dit-on, de l'amélioration ; mais la rongeur disparait tout à coup partout, et en même temps les troubles généraux reprennent leur gravité première , avec dyspnée, mouremens convuls:fs, etc. Une tumeur apparait sur le front après trois semaines d'un état de plus en plus inquiétant, et disparait au bout de quelques beures, L'apparition d'une seconde tumeur est suivie d'une légère amélioration , ctenfin treite abcès se développent ainsi successivement, dont douxe à la tête et spécialement sous le cuir dede , ton seul dans le dos. Ils guérissent aussitôe qu'ouverts, et plusieurs contiennent un demi-verre et jusqu'à un verre de pus. L'apparition de chaque abeès était ordinairement précédée de symptômes grares ; la guérison ne Fut complète qu'au bout de deux mois de maladie.

L'histoire de ce fait intéressant nous en rappelle un que nous avons observé, il ÿ à quelques années, dans l'un des hôpitaux de Paris, et qui nous semble avoir avec lui trop d'analogie pour que nous ne le citions pes ici en quelques mots. L ,

Le sujet était une jeune fille affectée de scarlatine, qui suivait sa marche ordinaire avec des phénomènes fébiles intenses, mais sans

pareil. Le & octobre, état parfaitement bien ; le pied est seulement un peu tourné en dedans , et la pointe des orteils dirigée un peu en bas. Le malade est sorti dans cet état vers la 6n de novembre.

Cette luxation est regardée par les auteurs comme tiès-tare; M, Du. uytren en a vu pour sa part dix ou douze au moins. De ces luxations, es vues ont été très-faciles à réduire ; tel était le cas d'un épicier au-

quel M. Dupuytren fit la réduction avec de très-légers efforts, il y a quelques années ; cet homme ne présente aucune difformité et se sert de son membre , comme s’il n'avait jamais été blessé. D'autres fois la ré. duction ne s'obtient qu'avec une peine extrême ; souvent même elle demeure incomplète, où enfin elle est tout-à-fait impossible, Si alors les malades se refusent à Sn sg de l'astragale, ils demeurent estro- +. , employé A l'ancienne maison du j dauphin , qui eut, il ÿ a 7 ou 8 ans, une lusation de l'astragale; la rédue’ion fut impossible, l'extirpation rejetée par le malade ; il marche actuellement avec gêne et douleur, et le pied tourné en dedans.

M. Dupuytiren qui a extirpé trois ou quatre fuis l'astragale ainsi déplacé, l'a trouvé presque toujours retonrnésur lui-même, ce qui espliquait la difliculté de la réduction. Une fois cependant il l’a trouvé seu lement déplacé , et cependant les efforts de rébutise avaient également été vains.

Quelles sont les causes de ces difficultés ? En voici une que nul au. teur n'a notée. L'astragale présente en arrière une saillie, un onglet, une apophyse, qui, sr cet os est luxe simplement en avant, se trouve engagé entre les deux grandes surfaces articulaires du caleanéum, dans un sillon où elle ne peut désormais ni avancer , ni reculer. | On comprend aussi bien l'impossibilité de la réduction quand l'astragale est retourné sur lui-même, tous les rapports étant changés, et les sail

gravité, Le médecin prescrit une saignée , et le lendemain , il est tout lies et les anfractuosités des deux os ne pouvant plus se convenir les émerveillé de voir que la rougrur a disparu ; il dit la malade beaucoup |'uves aux autres. Enfin dans les cas les plus simples, la réduction peut mieux. Dans la nuit suivante, il survient quelque délire , qui est rem-||encore être aisée ou difficile selon l'état des ligamens. Quand ils sont placé par une surdité presque complète, avec développement de deux |largement déchirés , il y a mobilité très-grande entre les os luxés, g la oreillons, qui disparaissent avec la surdité au commencement de la l'réduction se fait sans obstacle. Si au contraire les ligamens ne sont que

convalescence.

Ces faits nous démontrent qu'on ne doit pas jeter , Sans une nécessité pressante, us moyen perturbateur aussi énergique que la saignée à travers une affection dont la durée ne peut être diminuée sans de grands dangers pour le malade.

LÉ LA LUSATION DE L'ASTRAGALE SUR LE CALCANEUM; clinique de M. Dupuytren; par MM. Parccann et Maux.

Rappelons d'abord le fait qui a donné lieu aux considérations qui suivent :

Os,— Lebrun , âgé de 47 ans , constitution vigoureuse , étant bablement dans un état d'ivresse, fait une chute dans son escalier à 44 heures du soir, Le 46 sæptembre. À l'instant vire douleur au pied gauche, Le lendemain , arriré à la consultation de l'Hôtel-Dieu, il présente les symptèmes suivans :

Dériation considérable du pied en dedans; enfoncement semblable à an enup de hache immédiatement Po me de la malléole interne, qu'on ne sent plus ; saillie convidérable de la malléole esterne ; seconde saillie inégale, anguleuse , placée au-dessous et au-devant de la première; la peau est considérablement tendue sur ce point , conluse et un peu excoriée. Autre saillie arrondie au-derant de la malléole externe, Mouvemens du pied impossibles; douleurs au moindre essai pour les exécuter ; gonflement médiocre, Le pied parait un peu raccourci et it rte 00 luxati delors et vant de l'astragol

M. uytren tique une luxation en cten a astragule sur le pr 2 ; la réduction fut opérée de La manière suivante :

Le malade, couché sur un lit, La partie moyenne d'un drap plié ea cravate fut passée sous la partie inférieure de la cuisse gauche, qui fut flechie à angle droit sur le bassin. Les deux extrémités de ce drap . passées dans un anneau scellé à la muraille, et confiées ensuite à des aides pour faire la contre-extension. La partie moyense d'un autre drap également pliéen cravate fut passée sous l'épaule droite, et ses extrémités confiées à deux aides plucés à gauche pour maintenir le tronc dans l'immobilité et aider ainsi la contre-extentiun, Le pied fat entouré d'un drap dont la partie moyenne, placée sur le coude-pied, revenait ensuite en se croi sant sous la plante, et était assujétie à l'aide d'un grand nombre de tours de bande, dont plusieurs passaient derrière le talon. Les bouts de ce drap furent conliés à trois

des vigoureux pour faire l'extension. M. Dapuytres , placé du côté gauche, fit!

faire l'extension d'abord de dehors en dedans, puis en lournant de deitans en dehors, en même temps qu'il tentait la coaptation. Ces manœuvres furent rértérées lusisurs fois et toujours inutilement, On prescrivit : saignée de six palettes, un ain tiède durant plusieurs heures , cataplasmes émolliens sur l'articulation , et le soir deux grains d'extrait aqueux d'opium.

Le lendemain, nouvelles tentatives ;

. on le sent aux saillies iaaccoutumées qui #01 en dehors et au devant de Pauimité inférieure du pérané, et à La déviation du pied en dedsns. Le malade est ramené au lit; on essaie, après quelques jours , de ramener le pied à sa direction ordisaire au mosen de l'appareil pour la fracture du péroné , placé ici en: dehors de la jambe ; mais au 23 septembre l'indammation force à quitter cut ap=|

iles ondes sonores sont dirigé

( la cicatrice. Par celte mème cicatrice, les sons vocaux sont perçus à

les parties cèdent d'une manière assez t L évudente ; le pied est sensiblement redressé, mais La réduction est loin d'être com- || Les battemens d'une montre sont de même ouïs à plusieurs

itiraillés et distendus, ils continuent à maintenir les os en rapport dahs. leur position nouvelle; bien plus, ils les assurent dans une complete ou presque complete immobilité.

On à vu comment M. Dupuytren s'y est pris pour tenter la réduc. tion dans le cas précité. A. Cooper conseille l'usage des poulies , et affaiblit l'écergie musculaire à l'aide de l'émétique. M. Cline saisissait avec ses deux mains le talon et le métatarse, et repoussait l'astragale à l'aide de son genou, en faisant toutefois exercer sur le pied une extension qui l'écartait directement de la jambe, Nous corrigeons ici la citation er MM. Paillard et Marx, qui s'en sont fiés à la mauvaise traduetion de Bertrand, laquelle en cet endroit mème dit précisément le contraire du sens de l'auteur, Il parait que cette méthode anglaise a paru avantageuse à M. Dupuytren ; du moins ses interprètes vont-ils jusqu'a dire que peut-être elle serait plus efficace que la méthode mise en usage sur le blessé de l'Hôtel-Dieu, Ajontons que le professeur Petrunti, de Naples, emploie Le procédé du genou d'une manière qui lui permet de déployer plus de force encore; il saisit la jambe d'une main, de l'autreles orteils, et agit sur l'astragale avec le genou, l'extension et la contre-ext-nsion se faisant d'ailleurs à l'ordinaire, C'est à ce procédé, d'après des raisons qui découlent de l'anatomie des parties et des coasidérations exposées ci-dessus, que nous croyons devoir donner la préférence,

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