‹ Gazette médicale de ParisChapitre 19 sur 394 · AUDITION PAR DES CIFATUICES SUCCÉDANT À LA TRÉPANATION DU CRANE · texte numérisé non relu

AUDITION PAR DES CIFATUICES SUCCÉDANT À LA TRÉPANATION DU CRANE

En observant les effets consécutifs de la trépanation chez plusieurs imulitaires de l'Hôtel des Invalides, M. Périer, chirurgien sous-aide, ‘reconout d'abord que la sensation d’un bruit insolite et constant succé- |dait à cette opération. Telle a été la première origine des expériences (suivantes , répétées à la clinique de M. Larrey, en présence de M. Sa-

:vart, et par ce savant lui-même.

| Les oreilles étant bermétiquement bouchées et la périphérie du crâne

‘hbre, la perception des sons s'opère néanmoins, et d'autant mieux que plus perpendiculairement à La pa 4

re distance par le sujet trépané, de manière à rendre possible, ans certaines limites, uo colloque entre l’expérimentateur et le malade. pouces de distance ; tandis que si la paume de la main est fortement appliqnée sur la cicatrice de manière à la recouvrir, les conduits auditifs restsnt ferinés, l'audition n'a plus lieu.

Le rédacteur ajoute que ce fsit demeure encore privé d'applications

importantes; si le phéromène était constant chez tous les sujets, on en prévoir une qui sera promptement tentée, savoir : l'application

utrépan pour remédier à la surdité acquise et rebelle à tout autre moyen,

longeant suffisamment l'expérience avec les mêmes gaz, dans nn appareil un différent de celui que nous avons décrit, M. Dutrocbet os l'échange continuait à rarers le liquide, jusqu'à ce que la proportion des deux gaz mélangés Füt la même dans l'un et dans l'autre réceptacle ; mais un résultat qu'il n'avait pas prévu, c'est que sous les deux cloches le mélange était dans Jes proportions exacles pour constituer de l'air atmosphérique, IL n'y avait pas en de perte d'azote, mais seulement d'une portion d'oxigène qui élait en excès et était restée dissoute dans l'eau,

Les deux gaz , dans le passage en sens inverse au travers de l'eau, sont, suivant M. Dutrochet, à l'état de mixtion, orme le sont toutes les substances que l'eau dissout simultanément. D'après cette considération et plusieurs autres empruntées aus phénomènes du mélange entre deax liquides d'une égale viscosité , rés par ane clorson qui exerce sur cux une action capillaire , l'auteur est Ps ar : mn analogie entre l'action capillaire des solides e1 l'action dissolrante des iquides.

Le mémoire est terminé par des observations relatives à l'influcnce qu'exerce sur ner résultats l'état de repos ou d'agitation du liquide à travers lequel se fait le mrlange,

Après que M. Dutrochet à terminé son mémoire , plusieurs membres lui foot observer que les physiciens qui se sont occupés de la dissolution des gaz oat depuis loug-temps ubservé la plupart des faits qui sont l'objet du présent mémoire, et qu'ils ont déterminé les lois d'après eciles s'opérent ces phénomènes,

On procède au scrutia pour l'élection d'un nouveau membre qui remplisse la place laissée vacante , dans la section de botanique , par la mort de M. Desfontaines,

La kite présentée par la section porte dans l'ordre suivant les noms des candidats: {* M. Adolphe Brongniart; 2° M, Achille Richard ; 3° M. Cambessède.

. Le nombre des volans est de 51, la majorité de 26. Au premier tour de seru- Un , M. À. Brongniart obtient 44 suffrages ; M, Richard 40. M. A. Brongaiort est déclaré élu Su nomination sera soumise à l'approbation du roi.

On procède à ls nomination des commissions qui deveont juger les pièces enroyées au concours pour le prix proposé relativement à La natüre et au traitement des Gèvres continues. La première commission examiner les ouvrages où la quesfon esi trailée sous un peint de vue purement médical, c'est-à-dire, ceux dans lesquels les auteurs auront considéré les aliérations anatomiques ou physiologiques que présentent res affections pour en déduire une méthode de traitement. MM. Magendie, Serres, Double et Duméril réunissent la majorité des suffrages, La secunde partie de la que-tion est relative œux altérations considérées sous Le rapport de la composition chimique. Les commissaires n'ont pu être nommés dans de cours de cette séance.

EP ACADÉMIE DES SCIENCES

Séaxce où 18 sanviem 1894.

M. Yelpeau demande à être porté sur la liste des candidats pour la pilsce vacante dans la ssetion de médecine et de chirurgie, par saile de la mwrt de M. Boyer.

Le Diniotre de l'instruction publique adressé ampliation de l'ordonnance du roi qui conbrrre l'élection de M. Turpin comme membre de l'Académie des sciencs pour,la section d'économie rurale,

M, Goillon adresse l'indication de quelques changemens qu'il a apportés à un brise-pierre de son invention, présenté à l'Académie dans la séance du 5 août. Sa lettre est renvoyée aux commissaires chargés d'examiner l'instrument.

M. Gannal annonce qu'après avoir fait sur lui-même, pendant soisante-dix jours, des essais relatifs à Ja gelatine considérée comme aliment , il à reconnu que cette substance ne possile aucune propritié alimentaire { dans le sens où l'on comprend cette propriété dans les substances serrant d'aliment ordinaire aux hommes el aux animaux }.

Pour appuyer celte déclaration , dit M. Gannal, j'offre aux partisans de la doctrine contraire de mous soumettre à un régime alimentaire qui aura pour but de décider enfin cette question.

M. Coste écrit qu'en poursuivant $es recherches sur la génération des mammifères , il est parvenu à démontrer que ee qu'on nomme membrane caduque n'est sutre chose qu'un afbmen en tout semblable à celui des oiseaux par sa farme, ses usages , sa composition , #4 transformations, été. Il établit 4° que cet afbumen ne préexiste pas dans l'utérus à l'arrivée de l'œuf: 2° qu'ilenveloppe la totalité de l'œuf es formant une masse honingine comparée de conclies succesaves, mais disposée de telle sorte que la partie dde la surfure de l'œuf qu'occnpe la tache embryonnaire: n'est recouverte que par une lame très-mince ; 9° que Jarsque cut aliumen commence à être absorbé, il disparait beaucoup plus promptement du côté de la tache embryonnaire , et alors la masse qui persiste encorc représente grossièrement un casque qui surmonté Fœuf; 4° que si, par un accident quelconque, il s'accamebe dans Le centre de cette masse albumineuse une quantité sufñsante de lrquide, l'albumen refoalé se transforme en une sorte de poche meniliraniforme , ainsi que le représentent les anatomistes qui ont étudié Fœul humain , mais que c'est Là ua cas pathologique qui devient Le motif Le plus fréquent de l'a voriement. 4 s

Des préparationsanatomiques destinées à prouver celle assertion sont déposées sur Le bureau. L'auteur annonec d'envoi prochain d'u mémoire dans lequel il expotera plus en détail les Laits relatifs à rette question.

M. Anguue Laurent présente une Vote sur de nouveaux chlocures et bromures d'hydrogène curboné, Commissaires, MM. Ch:vreul et Dumas,

M. Lecanu, professeur à l'école de pharmacie , adresse des Observations sur La composition chénique des earps gras. MM. Chevreul et Dumas en feront L'objet d'un rapport à l'Académie.

CORRESPONDANCE MEDICALE

SUR UN NOUVEAU PROCÉDÉ POUR LA TAILLE SUS-PURIENNE; par M. Leroy »’Eriozes.

Moxseun ,

Une erreur s'est glissée dans le compte-rendu de la séance de l'Aradémie de médecine du 5 décembre , au sujet du procédé que j'ai fait connaître pour Ia taille sus-pubienne , et des instrumens que j'ai imaginés pour le mettre à exécution. Bien que cinq semaines se snient écoulées depuis lors, cette erreur me parait assez grave pour m'engager à vous pricr de la rectifier. Il est dit dans cette analyse que l'aponévrotome avec lequel j'incise la ligne Llanche est plongé à deux pouces au-dessus de La symphise des pubis. Si la ponction était faite en cet cadroit, une distension énorme de la vessie pourrait seule empêcher le péritoine d’être percé; un intestin même pourrait être ouvert. C'est tromédiatement derrière la symphise et en suivant sa direction, que doit être faite la ponction ; puis, l'instrument étant retourné et insinué sous la ligne blanche aussi haut que cel est jugé nécessaire d'après le volume présumé de la pierre, l'on fend d'un seul coup cette aponévrose sans crainte de léser le péritoine.

Si j'ai bonne mémoire , en présentant mes instrumens j'avais dit en avoir fait usage sur l'homme vivant , sans donner de détails sur les résultats. Vous avez bien voulu supposce que c'est avec un succès complet ; malheureusement il n'en est pas tout-à-fait ainsi : M, de G..., de Nancy, le premier malade opéré par ce procédé, est mort le cinquiëme jour d’un phlegmon du peut bassin. L'autopsie , faite par MM, les doc'eurs Cocteau et Cahanellas , a montré , il est vrai, que l'opération , rendue fort difficile par l'obésité du malade, avait été pratiquée, sinon d'après les procédés ordinaires, du moins d'après les règles consacrées; mais cela ne peut s'appeler un succès,

Agréez, ele,

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