‹ Gazette médicale de ParisChapitre 186 sur 394 · RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

Après avoir recherché et constaté les causes prédisposantes qui nous semblent, dans la maison centrale de Limoges, me, Tags aggraver les pernicienses influences de sa situation topographique et atmosphérrque, il s'agit maintenant d'indiquer les moyens de les combattre.

1° L'influence de la durée des longues détentions exige de la législature la suppression des condamnations à dix aus rt au-dessus dans nos maisons centrales; ensuite elle démontre dans l'exercice du droit de grâce la nécessité de s'abstenir des commutations de dix ou quinze années de travaux forcés en dix années de réclusion , car il est plus facile de vivre vingt ans dans un bagne, que dix dans uue maison centrale.

Si la maison centrale de Limoges avait comme d'autres maisons , et notamment celle d'Eysses, à Villeneuve d'Agen, une ferme qui en dependit , je reproduirais ma te de La faire cultiver sous la surveillance des gardiens, par des détenus parvenus à la dernière période de leur peine.

A celle époque où la proximité de la libération est la meilleure garantie contre l'évasion, on permet aux bagnes an bien autre usage de la liberté, et à la maison centrale mème de Limoges, pendant trois mois de l'année, douze et quinze femmes vont laver à la rivière sous la conduite d'un seul gardien , sans qu'il se soit présenté , depuis un grand nombre

| d'anaées, un seul exemple d'évasion.

Le besoin d'agriculture est si impérieux parmi une notable partie de

cette population , que le plus grand hienfait qu'on ait pu accorder à la lsection des réclusionnatres, a été l'autorisation, à raison de son nombre | peu élevé et de l'étendue de son préau, d'établir des jardins au pourltour des arbres et des murs des préaux, où ils cultivent des fleurs et

des légumes.

Eb bien! nulle part la propriété n'est plus sévèrement respectée : jamais une plainte qu'une laitue où une rose ait été enlevée dans cette maison où le vol est pourtant malheureusement si fréquent ; et pourtant

\ce n'est pas le désir de la convoitise qui leur manque, car j'ai vu un:

détenu payer une rose deux liards.

Les mutations de propriété par exemple sont assez fréquentes , et elles changent de mains sans bureaux d'hypothèques, de notariat et d'enregistrement, avec une rapidité qui semble résoudre dans la maison centrale de Limoges la grande question de La mobilisation du sol : il y est véritablement monétisé, Voila pourtant des voleurs qui établissent entre eux des règles d'échanges , basées seulement sur un principe

3 société, le principe de la bonue foi.

Tous ces petits jardins qui longent les murs du préau, n'en sont pas seulement un ornement agréable, mais éminemment utile à la discipline. Pour arriver aux wurs et ÿ faire la moindre tentative d'évasion,

Lil faudrait marcher sur cette terre labourée , sur ces légumes , sur ces Mfleurs qui deviendraient aussitôt d’irrécusables d'énonciateurs pour

de la surveillance, C'est ainsi qu'en s'entouraut de fleurs, les déont créé à la discipline de nouveaux gardiens qui n’ont pour eux

l'œil

2° L'influence des circonscriptions nous semble indiquer l'utilité de

{1} Cet ouvrage on $ volumes in-6°, est orné de plusieurs plans des princi pénitenciers modernes, et se troave chez madame veuve Chaebes Béchet, qun des Augustins , n. 59, se vend 40 fe, au leu de 18, pour MM. les membres de l'administration des prisons , directeurs, inspecteurs, médecins, cte.

. DE PARIS, È 453 A distraire de la circonscription des départemens de la maison centrale del] Mais une salle de convalescence serait surtout utile pour prévenir les Limoges, la Dordogne et même la Chareute-Inférieure. récidives d'infirmerie dues à cette transaction brusque et si marquée

3" L'influence de la nature des diverses industries démontre l'ur-||du régime de l'infirmerie à celui de la maison. On peut se figurer le

ence de la suppression immédiate de l'atelier de la mécanique à! nombre de ces récidives par celui des entrées aux imfirmeries qui en Eu, la réduction du nombre de l'atelier des trameurs, et la nécessité|| 1833 a té de 1253 sur une population de 594 hommes, et de 494 sur de ne faire de cet atelier qu'un passage accidentel pour attendre les va-||une populition de 229 femmes. cances du tissage et les remplir. Dans tous les cahicrs des charges, ce|| Mais une troisitmne et grande utilité de ces salles de convalescence, ce droit de suppression a été réservé par la prévoyance et la sollicitude de|!seraitde permettre d'appliquer ce régime intermédiaire d'alimentationaux l'admioistration pour la santé des détenus. condamnés, à l'époque deleur entrée aux maisons centrales, où ils arrivent

4" L'influence du produit des travaux et du produit des secours du || épuisés parla longueur destrajets, l'intempérie des saisons et l'insuffisance dehors comme moyens supplémentaires d'alimentation, révèle le besoin||de ce litre de bouillon maigre et de cette deni-livre de pain qu'on leur nou-seulement daos l'intérêt moral, mais sanitaire des détenus, d'éli-}} donne par jour pour toute nourriture ; dans ces maisons de dépôt où la miner autant que possible des maisons centrales, les travaux qui nel}soupe manque souvent encore et est remplacée par une demi-livre de constituent qu'une simple occupation , et non une profession capable de|| pain ; où ils n’ont enfin le plus souvent pour reposer leurs membres procurer au détenu des ressources sérieuses. fatigués qu'une poignée de paille étendue sur une terre bamide, dans

On y voit ensuite la convenance de repartir par petites sommes et||une chambre obscure et malsaine. Aux bagnes, les arrivans sont mis avec discernement les secours de famille dont il appartient à la sollici-|| pendant quelques jours au repus et à un règime alimentaire plus sub. tude de l’adininistration de diriger et surveiller Femploi. stantiel : c'est une mesure nécessaire à l'amélioration sanitaire des mai-

5° Les inconvéniens de la destination mixte des bâtimens d’une même||sons centrales. prison pour les détenus des deux sexes, avaient éveillé et frappé de-|| Nous ne doutons pas qu'avec l'adoption de ces diverses mesures, dont puis long-temps l'attention de l'administration : la nécessité de l'évacua-| plusieurs sont pour nous des règles générales applicables au régime intion des femmes de la maison de Limoges sur une autre maison , était}}térieur de toutes les prisons , on n'arrivät dans la maison de Limoges à une mesure qui depuis plusieurs années est en projet d'exécution. obtenir des résultats progressifs qui conduiraient à l’état sanitaire le

6° L'influence des dortoirs en comwmaun n'a de remède que dans le||plus satisfaisant. système cellulaire de nuit dont je crois l'adoption possible dans la mai-|| Mais je dis résultats progressifs, car le mal actuel a des racines son centrale de Limoges. Cette amélioration est considérée par les mé-||qu'on ne saurait extirper tout à coup. Dans une partie de la population decins et toute l'administration de Ja maison comme la plus désirable||actuelle, l'ancienneté du mal , la fréquence des rechutes à déjà creusé dans Le présent et la plus salutaire dans l'avenir pour Ia santé des déte-||la fosse commune qui doit bientôt l'ensevelir. nus, Ch. Lucas.

7° Rien ne démontre mieux la nécessité de ce système cellulaire de , ouit que le rapport de mortalité relativement à l'âge des détenus.

8° L'influence du séjour et du régime des cachots exige l'extension à Limoges du système dejà introduit dans d'autres maisons centrales, consistant dans le confinement solitaire qui, par la nécessité du silence et la possibilité du travail, présente toute l'efficacité nécessaire daus la nature de la punition et toute l'élasticité désirabie dans la durée, sans recourir a une prolongation de régime diététique qui attaque les organes digestifs et compromette la santé des détenus.

Nous ne parlerons pas ici de la nécessité d'ajouter à l'exécution de ces améliorations l'adoption de quelques autres mesures partielles, tel: que la précaution de mettre des cadenas aux pompes, afin que les dé. tenus ne puissent aller y boire, car c'est une cause fréquente de maladies que l'habitude parmi les détenus de la maison de Limoges, d'ailer se gorger d'eau vive au milieu des plus abondantes transpirations.

1° Le soin de remplacer le vinaigre par l’eau-de-vie dans l'eau distri- Luce pour boisson aux détenus pendänt l'été.

2° La nécessité de surveillans libres pour le service des infirmeries qui souffre beaucoup du personnel des infirmiers pris parmi les déte. ous. Mais une amélioration importante qui nous semble à la fois le complément et le prélude de toutes les autres dans l'intérêt du régime sanitaire de la marson centrale de Limoges, et qu'une partie du local actuel de l'infirmerie des femmes permettrait de réaliser le jour de leur évacuation, c'est l'organisation d'une salle de convalescence dans le double but d'éviter, non-seulement les récidives d'infirmerie, mais mêmes les entrées.

En effet, s'il est des détenus qui simulent {5} de fausses indispositions, il en est d'autres qui cachent des indispositions réelles, légères à leur début et n'exigeant que quelques précautions d'un régime intermédiaire entre celui de l'infirmerie et de la prison, mais qui bientôt s'aggravent, et, par l'effet de la négligence, conduisent Jes détenus à A mort. Ainsi les diarrhées, par exemple.

Il est deux classes de détenus qui cachent leurs indispositions , c'est la classe d'abord des paysans de certains départemens qui conservent pour entrer à l'infirmerie de Ja prison la même répugnance qu'on éprouve dans les campagnes pour aller à l'hôpital.

J'ai été forcé pendant mon inspection d'en venir aux menaces de puuition pour contraindre un détenu de cette classe à aller à l'infirmerie. Son indisposition m'avait été révélée par ses camarades qui avaient remarqué qu'il ne mangeait pas depuis plusieurs jours. La seconde classe est celle des individus qui prévoient le régime de la diète, et cherchent à l'éviter.

JOURNAUX FRANÇAIS. ( Juin 4854. ) I. ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE.

Le cahier de juin contient les articles originaux dont les titres suivent : 1° De l'emploi des purgatifs dans les maladies aiguës ou lchroniques, par Max. Simon; 2° Nouvelles observations sur La secltion du tendon d’ Achille, pour Le traitement du pied bot, par M. Stromeyer ; 3° Mémoire sur l'état de la rate dans les fièvres periodiques ayant principalement trait à l'initiative de l'affection de la rate sur les phénomènes fébriles; 4° Mémoire sur les bruits du cœur et des artères, ct pr ncipalement sur celui de pos ; et sur les causes qui le produisent , par M. Piorry'; 5° le Bulletin de La Societé anatomique. Nous avons eu outre à analyser deux articles de M. Laugier , appartenant au nuréro de mai.

DE L'EMPLOI DES PURGATIFS DANS LES MALADIFS AIGUES OU CHROniques (observations recueillies dans le service de M. le professeur Andral), par Mas. Simox, D.-M, P,

Ce mémoire , dont le titre un peu vague semble ne devoir piquer que très-faiblement la curiosité du lecteur, ne peut cependant être passé sous silence. Le nom de M, Andral, sous les inspirations duquel il est évident qu'il a été rédigé, nous imposerait l'obligation d'en donner ici l'aualyse, lors mème qu'il ne présenterait pas de remarques d’une très-haute importance.

L'auteur de ce mémoire part, suivant la méthode du célèbre professeur de l'école de Paris, d'un doute complet sur l'effet des purgatifs, et son premier soin est de s'assurer si l'on peut avoir recours à l'emploi de ces agens, dars beaucoup de maladies aiguës ou chroniques, sans faire courir le moindre risque aux malades auxquels on les administre. Trente faits sont rapportés ici de suite , uniquement dans le but de démontrer que l’on peut administrer , dans une foule de maladies différentes, des purçgatifs plus ou moins énergiques, non-seulement sans nuire aux malades et sans déterminer de gastritss ni d'entérites, mais avec ua effet avantageux sur ces maladies elles-mêmes, Nous ferons grâce à nos lecteurs de cette première partie, sur laquelle nous ne pensons pas qu'ils conservent aucun doute, et passerons à une autre question qui, Si elle n'est pas plus neuve, est au moins présentée d'une mamière toute nouvelle, et se rattache à un point important dans l'étude de l'action des purgatifs, et qui n'a pas encore été examiné

(1) De toutes Les indispositions à simuler , la plus attrayante pour l'esprit rusé . du détenu, c'est la gale , parce que la gale comporte la ration entière du régiare d'infirmerie; aussi c'est Hà que brille leur habileté ; et, malgcé leur expésicace, le diagaostic des médecin: est parfois mis cu defaut,

comme il le méritait. Jusqu'ici on à cru assez généralement que les pur-|laprès la seconde, ren. mur Quatre semaines après , l'appareil enlevé

gatifs agissaient sur la muqueuse digestive en l'irritant, et telle est la|let remplacé par le L

cause réelle de la défiance , de la timidité avec laquelle encore anjourd'hui, aprés la chute de l'école qui avait imposé cette croyance , beaucoup de praticiens emploient les purgaufs dans une foule de imaladies, et de la réprobation qui pèse sur cet ordre de médicamens dans le traitement des maladies où l'on suppose que la muqueuse gastro-intestinale est altérée. Du | Si les purgatifs agissent sur la muqueuse intestinale par leur action irritante , ils doivent nécessairement réagir plus ou moins vivement sur l'appareil de la circulation , et déterminer l'accélération du pouls. I! n'est pas de praticien qui ne sût à quoi s'en tenir sur celte question , et qui n'ait nombre de fois remarque que le lendemain de l'administration d'un purgatif la peau du malade auquel il l'avait administré était moins chaude , le pouls moins fréquent que la veille ; mais il était bon qu'elle fùt formulée d'une maniere scientifique ; c'est ce que nous voyons dans on tableau de trente cas où l'état de la cireulation géncrale, avant et après l'emploi d'un certais nombre de substances purgatives , a été noté avec soin. il résulte de ce tableau que, dans sept cas, le pouls est demeuré après l'administration des purgatifs ce qu'il était avant; que , dans vingt cas , la fréquence a diminué, et que dans quatre sculemsnt elle a été augmentée. Ne paraît-il pas d après cela im OSSI ble d'admettre qu'un travail phlegmasique de l'intensité la plus égère se soit déve‘oppé par Le fait de l'action des substances purgatives déposées à la surface de la muqueuse digestive ? Peut-être ourrait-on en conclure que ces agens médicinaux ne doivent pas être absolument resecs du traitement des maladies considérées comme produites par une phlegmasie gastro-intestinale, mais M. Simon ne va pas aussi loin ; il se borne à dure que, depuis six mois qu'il tient le cahier d'observations de M. Andral , bien qu'il ait vu ce professeur avoir recours aux purgatifs dans quatre-vingts ou cent cas peut-être , jamais il n'a vu une fièvre grave ou une gastro-entérile 5€ développer à a suite de ces Ce mémoire n'est que la première partie d'un travail que M. Simon se propose de publiet sur l'action thérapeutique des purgatifs. Nous désirons vivement que , dans les parties suivantes , il s'occupe de questions moins généralement admises , ct certes elles sont nombreuses , el

les matériaux ne lui manqueront pas,

NOUVELLES OBSERVATIONS SLA LA SECTION DU TENDON D'ACIILLE POUR LE TRAITEMENT DU PIED BOT, par M. Srnomrven.

Nous avons fait connaître, les premiers en France , les essais de M. Stromeyer pour le traitement du Êe bot ainsi que les obserrations qu'il avait déjà recueillies. 11 publie aujourd'hui, dans une lettre adressée aux Ærchives, quatre faits nouveaux qui se sont présentés à Jui. 3 s | On sait que le raccourcissement congénial ou accidentel du tendon d'Achille est quelquefois, sinon la cause essentielle du pied bot, au moins l'obstacle le plus puissant qui s'oppose à sa guérison ; et le procédé de M. Stromeyer consiste à diviser ce tendon et à laisser cicatriser la division pour étendre ensuite autant qu'il est nécessaire la substance intermédiaire qui forme cette cicatrice. Les observations nouvelles ant pour but de préciser l'époque où il convient de pratiquer l'exten-

Le premier fait concerne un enfant de 7 ans. La section du tendon fut faite comme à l'ordinaire ; la réumion des deux bouts ent lieu le cinquitme jour. L'opérateur atteodit au huitième jour pour faire l’extension; celle-ci, cunlinuée et accrue pendant quinze jours , avait amené le pied à former avec la face antérieure de La jambe un angle aigu d'environ 70°. On le laissa davs cette position durant trois semnines. Après avoir Ôté Le vor , On trouva que la cicatrice du tendon w'avait pas plus de à à lignes de longueur, Je mollet occupait sa position ordinaire ; ainsi la forme régulière du pied ne tenait qu'au tiraillement des mnscles. Aussi quelques heures après , la mauvaise position reperut entièrement, le brodequin muni d'une tige de fer ne pont être supporté , et l'état de l'enfant ne fut nullement améliore.

La cause de cet insuccès semblait manifestement devoir être rapportée à la cousolidation trop forte de La cicatrice et au retard de l'extension, Aussi M. Stromeyer à toujours pratiqué depuis lors l'extension dès que l'adhésion lui a paru accomplie, ce qui a eu licu constamment

cinquième jour.

: Le ht . sa seconde opération était re pr homme de 13 ans, chez qui la difformité était telle qu'il fallut diviser le tendon du grand

ain , la guérison était complète, à l'exception d'une légère inclinaison de la pointe du pied en dedans.

Sur le troisième sujet, âgé de g ans, la section du tendon d'Achille et l'extension au cinquième jour avaient ramené le pied à sa position presque normale ; mais la pointe du pied étant dirigée un peu en dedans , M. Stromeyer jugea convenable de couper, à trois jours d'inter. valle, le tendon du grand fléchisseur du gros orteil et celui de l'extenseur da même doigt. Toutes ces sections rendirent plus libres les mouvemens des orteils , loin de les paralyser, et le pied reprit une forme et une mobilité qui ne laissaient rien à désirer.

Eufo chez une jeune fille de 19 ans, la simple section du tendon d'Achille , avec une extension continuée trais semaines , a amené une gusrison encore récente, mais qui se consolide chaque jour,

Dans ces trois derniers cas, 1l est impossible d'apprécier la longueur de là substance intermédiaire , et ce n'est qu'en cherchant les petites c1catrices qu’on trouve une partie du tendon plus mince que le reste ; mais la haute position du mollet la fait présumer considérable,

Cette opération peut remplir deux objets fort importans : le premier, d'offrir une ressource efficace quand tous les appareils ont échoué; le second, de présenter aux iodividus pauvres un moyen de guérison plus rapide et infiviment moins coûteux que ceux auxquels on a ordinaire. ment recours, Sous ce double rapport elle mérite à juste titre l'attenüon des praticiens.

MÉMOIRE SUR L'ÉTAT DE LA MATE DANS LES FIÈVRES PÉNODIQUES, avant trait à l'initiative de l'affection de la rate sur les phénomènes fbriles ; par Ph. Przenat, médecin en chef de l'hôpital de Cha-

rolle.

On pourrait penser d'après ce titre que l'auteur veut rapporter la fièvre intermittente au gonflement de la rate , et, en effet, tel est à peu près le but qu'il se propose, en admettant toutefois que l'inflammation de la rate n'est pas la cause nnique de la fièvre intermittente.

Déjà un bon nombre d'observateurs ont depuis bien des années signalé Le développement que prend la rate pendant la durée des fièvres d'acces , etque , dans beaucoup de cas elle conserve long-temps apres que les accès ont cessé de se reproduire, mais jusqu'ici on n'avait pas prétendu démontrer que ce gonflement , cette inflammation, comme dit M. Pezerot, précède le développement de la fièvre. Nous allons exposer les titres de chacun des six faits sur lesquels s'appuie l'auteur, et laisserons à nos lecteurs de juger par eux-mêmes si ce travail donne la solution de la question déjà tentée en vaio plusieurs fois, savoir : la localisation de la fivvre intermittente.

4%" fait. Fièvre intermittente ancienne; engorgrarent de la rate; réridives (re. questes de celte prrexie périodique , annoncées plusieurs jours à l'avance par la récrudescence de l'induration de la rate,

Chez le sujet de cette observation , la récradescence de l'induration de la rate était tellement constante, comme signe avant-coureur de Ja récidive de la fièvre , que le malade avertissait de l’imminence de son retour , en se fondant uniquement sur la tension douloureuse qu'il ressentait à La rate, ct que l'événement n'avait jamais manqué de réaliser.

2° fait, Fièvre éphémère guérie par La menstruation ; cngorgement sigu de la rate vers la cessation du flux menstru 1; fèves intermittente Eurce passant où type double-tierce; récrudescence de La souffrance de La rate grudaut le retard des accès.

Dans ce cas , le développement douloureux de la rate n'a précédé que de quelques heures le ; remier accès fébrile.

3" fait, Fièvre intérmittente double-Uierce ; gastrite ; engorgrment de La raie dans les eecrudescences commançant deux heures arant le retour du paroxisme,

4" Lait. Impression miasmatique ; diminulion du flux menstruel ; ent douloureux de la rate ; pourelle congestion abdominale ; Gèrre tierce ; accroisseim de l'afiection de ba rate au commencement des frissons.

5" fait, Influence miasmatique ; Gèvre rémittente grave ; souffrance de la rate: congestion abdominale mensuelle; Gèvre tierce mensuelle,

Nous voyons une douleur obtuse dans la région de la rate persister après une fièvre tierce , et être suivie d'une nouvelle fièvre tierce qui réapparaissait chaque mois, à l'époque du flux menstruel.

6° fait. Influence miasmatique faille ; souffrance graduée et légère de la rate ;

fléchisseur des orteils avant le tendon d'Achille, Après la première sec-|éveloppement lent et successif de tous les signes précurseurs de La Bièvre ; accès

ton ,

M. Stromever p'attendit que trois jours pour faire l'extension ; fébriie bien caractérisé.

D'après cette manière de considérer les rapports des affections de la rate à La fièvre périodique, le développement seu de la récrudescence de ce gonflement passé à l'état chronique , serait la condition organique des accès febriles intermittens,

SUR L'EXTRACTION DES CALCULS VOLUMINEUX par les tailles nérincales itra-prostatiques ; par M, Lavcrvn.

Un fait de lithotomie bién remarquable, quoique les annales de l'art eo possèdent de plus prodigieux encore , à conduit M. Laugier à quelques réllexions fort importantes sur les travaux récens dont la taille perincale a été l'objet.

Le malade qu'il tailla était ua jeune homme de 25 ans, portant une pierre depuis l'âge de 5 ans, affaibli par une longue diarrhée -anguinolente, et affecté encore de dévoiement le jour de l'opératiun. Les urines étaient chargées de mucosités et sonvent de pus. On protiqua la taille bilatérale ; le lithotôme double fut ouvert au n° 18, € est-à- dire 9 jrouces de chaque côté; et un calcul de G ponces 4 lignes dans sa plus petite circonférence , c'est-à-dire de 25 lignes au moins de diamétre, ft extrait sans difficulté notable, Le malade n'eut aucun accident ; il était guéri le viagt-deuxième jour, et jouit aujourd'hni de la meilleure santé.

On se sonvient des résultats presque mathématiques que M. Senn avait obtenus en fendantla prostate dans diverses directiuns, et en cvs laam l'étendue de la circonférence de l'ouverture par la somme des deux côtés de l’incision, plus la largeur de l'urttre. Ainsi l'incision trausversale de la prostate étant de huit à neuf lignesdechaque côté, on ne devait avoir qu'une ouverture de quatre pouces de circonftrence , propre à laisser passer un calcul de 16 lignes de diamètre. Un assez grand nombre de faits démentait par avance ces conclusions ; mais on s’inquiétait peu des faits antérieurs alors; en voici un nouveau qui ue permet plus d'admettre sans discussion de parcils principes. Par où pèchent donc les expériences de M, Senn ? Doion en ce point, qu'il à regardé la prostate comme un corps solide, non dilatable , et que par malheur cle jouit d'une assez grande dilatabilité,

Partant de ce fait, il y a quelque temps que nous avions dessein de répéter, er les modifiant, les expériences de M. Senn, lorsqu'eu faisant des recherches exactes à cet égard dans les auteurs qui ont traité de la lithotomie , nous nous sommes aperçu que ce travail était fait de- Puis long-temps et d'une manière presque irréprochable. On trouve dans le troisième volume de Deschamps : Traité de la taille, P- 125, un long article intitulé : Expériences anatomiques ; dont M. Laugier ne ‘parait pasavoir eu connaissance , et dans lequel l'auteur cherche à apprécier la valeur de chaque incision de la prostate, non pas seulement cn suyputant et additionnant la longueur de l'incision, mais en s'assurant de la distension que ses bords peuvent supporter. Nous renverrons pour les details à l'ouvrage même; notons seule. ment ici les conclusions , puisqu'elles paraissent avoir été orblices.

1° a Chez les jeunes sujets qui ont Le col de la vessie et Ja prostale pre extensibles , et chez Le calculeux ägés qui en général ont le col de

a vessie plus large , la simple incision de la pointe de la prostate peut suflire pour l'extraction d'une pierre de 8 à 10 lignes de diamètre, et nne incision de deux à trois lignes dans toute l'étendue du col rendra cette extraction très-facile.

2° » Chez Jes adultes uuc incision de six lignes sera suffisante pour l'extraction d'une pierre de 14 à 15 lignes,

3° » Une incision de huit lignes de | rofondeur , qui n'intéressera pas toute l'épaisseur de la partie supérieure de la prostate sera suflisante pour l'extraction d’une pierre de 18 à 20 lignes de diamètre.

4° » Enfin une pierre qui aurait plus de 40 lignes de diamètre exigerait la section totale de l'épaisseur de la prostate, »

F1 faut remarquer que Deschamps ne faisait qu'une seule incision à Ja prostate et qu'avec l'incision double de M, Laugier, il n'ya rien d'étonnant à ce qu'il ait pu extraire un calcul de 45 lignes. M, Taugier rappelle à la fin de son observation des essais tentés par Ledran dans le même sens; mais ils n'ont ni la précision, ni la neiteté de ceux d

conduit par cette voie , dans les cas de calculs très-volnmineux » à pratiquér et à recommander Ja taille bilatérale,

LUXATION INCOMPLÈTE DE LA TÊTE Dt L'auménus en haut et en avant derrière l'apophyse coracoïde ; par le même.

C'est nn grave sujet de controverse chirurgicale , que l'existence de cette espèce de Fuxation. 4, Cooper , qui l'a le premier mentionnée ,

et jusqu'a présent, en France, aucun exem M. Laugier croit en avoir observé un cas: et, qu'on en porte , toujours est-il d'ètre sérieusement étudié.

ple n'en avait été publie, quel que soit le jugement

que ce dérangement de l'isonle merite

On, — Moquet, âgé de 16 ans. se présente à l'hôpital Necker le 23 juillet 1933. avec on goufletuent considérabl: de l'épaule gauche et avc douleur vive pendant les mouvebens. Ce jeune homme ayaut le bras gauche étendu et fixé sur une mcanique, Le corps incliné sur son Lras et les picils éloignés du point d'a ppui, avait tourné subitement Le tron d'avant en arrière et de gauche à droite sut l'extrémité supéricuee de l'humérus gauche; de Kà La douleur et Les autres aceidens: il n'avait fait d'ailleurs aucune chute. À l'examen , Le coude pouvait étre rapproché du trone, les mouvemens d'avant en arrière et d'arrière eu avant étaient possibles quoique us pro douloureux ; il ay avait ancuoe erépilation, et les mouvemens imprites à l'humévus étaient commnaiqués directenrent à sa Lête qui dans tous ses moitemens était d'un segle pière, Où crut à enc entorse de l'articulation. Des sang sucs, des cataplasmes émolliens, pais résolutfs, furent appliqués ; le bras mainteau coûtre le Tronc, mais non relevé et porté en laut; en quelques jours les douleurs diminnirent; le malade faisait lui-même des manœuvres assez étendues d'urfière en avant sans souffrir, Au bout de {2 jours, le gonflement étant dissipé, wa examine de nouveau Fépautr.

Latète humérale fassit une saillie en dedans «ten haut au niveau de l'apophyse coracoide, derrière le bee de laqmelle elle était appuyée s il existait ebtre elle à à ta voûte de l'acronion unenfoncement peu m:rqué à Fil, mais dans lequel on pou: voit loger l'extrémité des doigts étendus et parallèlement placés, L'ase du bras était tucliné en dedans el en haut ; et de plus , il était légèrement touraé sur luimême de devlans en dehors, de sorte que la tubérosité interoe de la tête semblait sallante et dirigée en avant. J'eus dés lors, dit M, Laugier, la pensée d'une luxstou incomplète en beut et en dedans derrière l'apophyse corscoide, En admetlaut ce déplacement , je devais trouver un raceoureissement du membre; et en effet comparé an brus droit, Le bras sauche etait mantfestement plus court de cinq à sèx ligres, Dés lors il n'y avait plus aucune espèce de doute, Les mouvemens d'avant eu srrivre élaienl assez étendus et fariles:; le plus difécile était celai d'élévation du bras: et 3t etait visible qu'alors c'était an mouvement de totalité de l'auswérus et de l'épaule ensemble. Quand on exerçait une pression de haut ea bas sur la tête de l'os, on la déprimail en effet; mais l'un des points de sos contour saillant entre l'spophyse coracaide et la cavité glénoïde, et reposant sar le bord de cuite cavité, on repoussait en même temps À. “sr et l'omaplate,

On chercha 3 opérer la rédaction, d'abord en faisant exercer des tractions en bas et en arrière ; puis en portant Le coude en avant et en haut pour faire roulr la tête dans la cavité glénoule en même temys qu'on tournait l'hurwérus sur son axe de dehors en dedans; on Gt encore d’autres tentatives: rien ne réussit, 1 faut ajouter que La luxation était arrivée au quinzième jour.

Avant d'examiner les détails de cette observation , disons d'abord qu'il aurait sufli au chirurgien d'exxuniner les rapports de la tête humérale avec l'apophyse coracoïde sur une articulation fraîche, pour demeurer convaincu que sa prétendue luxation est impossible. Quelques nations anatomiques publiées par M. NMalgaigne dès 1830 (Journal des progrès, tome 3), fcront concevoir cette assertion. La tête de l'humérus est un sphéroïde de a 1 à aa lignes de diamètre : elle est recouverte à moitié par une voûte formée par l'acromion , le ligement acremio-coracoidieu et l'apophyse coracgïde. Dans l'état normal , la tête se trouve éloignée du sommet de cette voûle par un espace de 2 à 3 lignes seulement ; elie est également à 3 lignes de l'extrémité de l'apophyse coracoïde, [l est évidemment impossible qu'un sphéroïde de 21 à 22 lignes se loge dans un espace de trois lignes. On o sut peut-être que l'intervalle qui sépare la cavité glénoïde de l'apophyse coracoide est beaucoup plus grand, et que c'est récllement dans ect espace que la tête se loge, et puis encore qu’elle ne s’y loge qu'incomplétement, Nous acceptons l'argument. L'espace qui sépare le bord supérieur de la cavité glénoïde de l'extrémité de l’ipophyse coracoïde est 7 de 6 a 7 lignes au plus. Or, l'aponhyse curacoïde s'élevant de aitcoup audessus du niveau de la cavité plénéide, ne permet à latéte humérale de sortir de cette cavité que des lignes au plus. Les deux tiers du spheroïde réstest done dans la cavité glénoïde ; et comme il est extrême ment lisse et poli , il est impossible qu'il demeure ainsi déplacé ; et en effet, il est impossible de le déplacer de cette façon sur le cadavre ; et c'est cependant là la luxation que sir A. Cooper et M. Langier après lui déclarent La plus irréductible de toutes ! |

Des calculs auxquels nous venons de nous livrer, il résulte aussi que tout le raccourcissement da bras qu'on peut physiquement obtenir sans fracturer l'arromion, se porte à 3 ligues, puisqu'il n'y a que cétle distance entre la voûte et la tête de l'es. Mais il résulte d'un des signes rapportés par M. Langier, que la tête n'était utlement rapprochée de la voûte ; Lin de là, 1 y avait entre elles nn écartrment où 1] pouvait plonger l'extrémité des Dis. Hneus parait donc encore impossible que le bras se soit tronvé raccourci ; le prétendu racesnesissement tient sans aucun doute à la manière peu exacte dont les mesures ont été prises, Un mot à ce sujet ne sera pas inutile. * |

Nous tenous de M. Laugier lui-même qu'il a pris pour points fixes

en parle comme d'un accident assez commun; la plupart des chirur-!{Pacromion et l'olécrâne. Mais l'olécrâne est un point fort mobile qui

[a Deschamps ; seulement il est remarquable qne Ledran parait avoir 3

giens anglais citent cette opinion sans prendre parti ni pour ni contre

nl , u monte ou descend selou la plus on moins grande flexion de l'avant.

bras. Le point fixe indiqué en bas par M. Malgaigne, est la tubérosité||recours à l’oxide blanc d'antimoine. On peut employer ces deux moyens externe de l'humérus ou l'épicondyle, D'autres considérations sont ap- simultanément dés le début de la maladie; mais en général on ne doit icables à l'acromion. Et d'abord , l'acromion formant près de moitié || faire prendre l'antimoine que vers le deuxième où le troisième jour. e la voûte scapulaire , présente un grand nombre de points sensibles!) C'est surtout à la Gn , lorsque la maladie ne fait plus de progrès vers sous la peau, M"Malgaigne s'arrête à son angle inférieur, plus facile à ||la guérison, quoique le pouls soit tombé , ainsi que chez les vicillards reconnaitre. Enfin, pour avoir des mesures comparatives exactes , il letles sujets lymphatiques, que ce médicament est avantageux. faut que les rapports des deux bras avec letronc soient parfaitement les|} La propriété diaphorétique que l'on attribue généralement aux prémêmes, ce que l'on comprend facilement, En effet, nous ne pouvons, à |! parations antimoniales s'est manifestée dans la pe des cas où l'on l'extérieur, obtenir que la mesure de l'intervalle qui sépare l'acromion | a administré l'oxide blanc. Cependant il est arrivé plusieurs fois que de l'épicondyle, Si le bras est rapproché du tronc, le sommet de l'acro: |! la transpiration n’a pas eu lieu, da moins d'une manière bien marquée, mion est plus éloigné du coude que la tête humérale, puisqu'il snrmonte|!sans que pour cela les résultats eussent été moins avantageux. celle-ci. À mesure que vons écartez le coude du tronc , vous le rappro. || L'oxide blanc d'antimoine n'arrête pas , où du moins n'excile que chez de l'acromion ; et , dans la position horizontale , celui-ci est plus||très-légérement la muqueuse gastrique et intestinale, même porté à une rès de l'épicondyle de 15 lignes environ ; que le sommet de la tête de|assez forte dose. Chez un sujet atteint d'une pleuro-pneumvonie intense, Fais trois doses de chacune 25 grains ayant été admimisirées par méprise

Voici donc les trois règles essentielles à observer pour obtenir une{|dans l'espace d'un petit nombre d'heures , le malade n'éprouva ni naumensuration exacte de la longneur du bras : 1° partir de l'angle rafé-||sées ni vomissemens , l'épigastre ne devint point douloureux et la lanrieur de l'acromion, et s'arrêter à l'épicondyle; 2° mesurer les deux{lgue ne changea pas, Le imslade n'eut de selles que le lendemain, après bras dans la même position relativement au tronc; 3° tenir les bras rap-]lavoir pris un lavement émollient. prochés du tronc le plus possible.

Cette discussion nous a écartés de l'observation de M. Laugier, Il est incontestable pour nous qu'il n'y a pas eu là luxation, du moins telle que l'auteur l'indique ; et da dfeulié de la réduction nous porte à penser qu'il n'y en a pas eu du tout. Les observations citées par À. Cooper soat bien moins cenvaincantes encore, parce qu'elles manquent de détails. La pièce anatomique qu'il a fait graver comme preuve de sa doctrine, démontre parfaitement que la tète luxée était sous, et non pas derrière l'apophyse coracoïde ; et il est fort probable que les faits observés seulement sur le vivant, appartiennent à une autre classe de le. sions. D'indiquer un diagnostic sûr et précis, c'est ce qui serait fort difficile; toutefois le peu d'observations que nous avons réunies sur celte matitre , nous iuclinent à penser qu'il pourrait bien s'agir d'une luxation du long teodon du biceps.

EMPLOI DE LA DIGITALE POURPAÉE D'APRÈS LA MÉTHODE 1ATRALEPnique, par M, A. Canériex, D.-M. P,

M. Chrétien avait déjà publié en 1811 un certain nombre de faits qui prouvaient efficacité de la digitale administrée par la méthode iatraleptique. Cependant , comme 1l rapportait en mème temps quatre cas d'insuccës 1l fit observer que l'hydropisie était une des maladies dont les causes sont le plus difficiles à déterminer, 51 restait à savoir si res insuccts devaient être attribués aux moyens thérapeutiques ou bien à l'inopportunité de son emploi. Vingt années d'expérience ajoutées à celle qu'il avait déjà lui font adopter aujourd’hui la seconde de ces deux opinions.

Pari Les faits très-nombreux que M. A.-T, Cbrestien dit avoir recueillis tant en Afrique que dans le Levant, et qui lui ont démontré l'efficacité de la digitale pourprée administrée par la méthode iatraleptique dans le traitement ia hydropistes , il en choisit cinq qu'il rapporte avec détails, dont les uns prouvent évidemment cette Ua cilé, puisque aucun autre moyen n'avait été mis en usage , et dont les autres prouvent l'avantage de combiner la méthode iatraleptique avec l'emploi des remèdes administrés à l'intérieur. Le fait suivant va nous offrir un exemple de la promptitude avec laquelle agit dans quelques cas la digitale administrée jar ectte méthode.

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