‹ Gazette médicale de ParisChapitre 193 sur 394 · TO EXPÉNIENCE SUR LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

TO EXPÉNIENCE SUR LES ANIMAUX

Promiène £xréniEnce. — Une chienne de petite ststore, âgée de trois ans, mes

avait mis bas depuis deux jours, et allaitait deux de ses petits; nous la pri

pour sujet de notre expérience , et Jui injectämes duus la veine crurale trois gros ie quantite d'eau. Cette bu- Meur pulral, nous avait été remise par une sage-lemme, el provenait des vidanges d'une jeune accouchée qui sucromba, nous dit-on, à une métro-péritonite typhoïde, Après l'injection, le pouls de l'animal a battu avec force et fréquence ; bientôt ses mouvemens respiratoires se sont accélérés , et au bout de

eavi on de lochies purulentes délayées dsns une

cile, et donner de meilleurs guides à ceux qui cultivent les arts. En effet , à cetee époque même où l'Angleterre se gloriBiait d'un Bacon de Vérulam, l'Italie vantait ilée , et si le premier traça une nouvelle route à l'observa-

00 contemporain Gsli

Lo et à La philosophie , les découvertes du second tirent jaillie d'autres lumières qui eurent Là plus grande imfluence sur la physique générale, Et soit que les sciences et les arls se soutiennent mutuellement, et qu'elles répandent les unes sur les autres un jour réciproque et que leurs progrès soient contemporains sous un ciel propice, soit que ce génie , cet âge , celle terre qui réveille l'esprit et le pousse à s'élever dans une branche de la science générale, l'excite et le dispose à s'élever de mème dans une autre, il est de fait que dans notre pays qui fut dans toutes les époques févond en grands génies, les sciences et les arts divers ne Grent aucun pas en avant que l'anatomie et la médecine n'en fissent à leur tour autant que la nature de ces sciences le permettait, Peut-être ce ciel, cet air, cvtle lumière et cette reunion de mille élémens qui inpriment des formes el des dispositions particulières ys inluent-ils également pour réveiller le gène; et cerre étonné que cette même contrée cù prirent naissance icéron ait vu depuis Deurir Corarille Cel € e4 Pline, et que la patrie de Virgile, d'Horace , de Dante et de Galilée, de Raphaël et de Buonarotti ait été la patrie de Césalpin, d'Eustachi, de Vallisneri, de Rédi, de Mal-

aux habitaus des différens tainement on ne doit pas les Julie: César et les

pigla, de Baglivi, de Torti, de Morgagni , de Mascagni et de Scarpa.

L'histoire de notre art et une série immense d'ouvrages immortels démontrent suffisamment combien ant été grands et rapides les progrès qu'a fails la médecine ea Haklic dans les dix-septième et dix huitième siècles, sans parler du s'ècle courant dont le jugement est réservé à ls postérité ; je regrette cependant que le peu de temps, ain À que Les linutes que j'ai Gxtes à ce discours m'empéchent de vous

es. Aussi les adoptons-nous, jusqu'à ce que de nouvelles re-

deux beures le tremblement des membres et l'agitation étaient extrêmes, Différentes parties du corps de la chienne étaient convulsionnées, et elle faiblaissait sur le train de derrière. Six heures après elle semblait éprouver de vives souffrances; elle 4 rendu des excrémens fétides d'une odeur insupportable , et refusé laus les alinsens qu'on lui présentait, Elle a bu , aa contraire, avec avidité, eLexérulail sans cesse des mouvemens de déglutiion; sa diffvalté de respirer était si grande , qu'elle parsissait menacée d'asphyxie; les mamelles de l'animal d'avaicot pas seasiblement dimioué de volume ; nous avons essayé de la traire, mais sans ohenir la moñudre quantité de lait ; elle n'a pas voulu allaiter ses petits. Doure heures après l'injection, elle a fenté de nouveau, et Le ventre s'est ballonné. Les symptées les plus saillans étaient alors : Les borborçgmes, les tremblemens des meuibres, 11 tristesse, l'abattement, la vitesse du pouls et l'accélération de la respirat:98. Nous avons quitté la chienne pendant l'espace de deux heures, à notreartivre clke était morte.

A l'ouverture du corps, nous avons remarqué une ausnce violacée de tous les tissus ; rien d'apparent à l'encéphale, peut-être un peu plus de rougeur aux mé. ninges que dans l'état normal. Les poumons sont gorgés d'un sang noirâtre, et présentent quelques parcelles puralentes disséminées à leur surface ; la mugueuse des bronches est légèrement phlogoste, et des écumes mousseuses embarrassent diverses ramifications de ces conduits, Le cœur n'est le siège d'aucune lésion apparente ; ses ventricules contiennent un peu de sérosité; l'abdomen est ballonné; un léger épanchement séreux existe dans les feuillets du péritaine, Cette membrane, du reste, ne laissé pat apercevoir le moindre restige de phlogase:; tandis que la villeuse du duodénum est rouge et enflammie daus divers points de son étendue. Des taches rouges, variables por leurs formes , sont éparpillées sur les intestins grèles, et les plaques de Peyer sont boursoufflées de distance en distance, Le lendemain de la nécroscopie, l'animal exbalait ane odeur si infecte, qu'il nous a été imposable de poursuivre nos recherches cadavériques: l'état des veines,n'a pas été examiné, mais Le sang recueilli était dissous , verdätre et corrompu,

Deuxième sxréniexce, Nous primes sur une femme, qui succomba douze jours après son acconchement, uue quantité notable de lochies brunätres extrémement fétides; mais cetle proportion ne pouvant suffre , mous la mélangebmes à un pus ichoreux très-infect qui offrait Ja plus grande analogie avec les vidanges utérines putrébées. Nous injeclämes une once de celle matière purulente, au moyen d'une petite seringue surmontée d'une longne canule, dans la matrice d'une chienne qui la veille avait mis bas; son vagin fut immédiatement bouché avec une petite éponge maintenue par un bandage approprié. Malgré toutes nos précautions, l'injection se perdit en partie, et au bout de six heures sucun symptôme particulier ne s'était manifesté. L'ansiété qu'éprouvait l'animal était due sans doute à La gioe que lui causait noire appareil; car, à peine l'éponge fat-clle retirée, des :aleté et des urines s'écoulèreut de La vulre , et la chienne redeviut «aime. Bientôt nous répétämes une semblable injection avec les mêmes soins. et trois heures après, l'occelération du pouls , la gêne de la respiration et l'anxiété de l'animal témoignërent l'absorption de La matrice purulente. I! ve voulut pas manger, mais il but avec avidité : ses mamelles nous ont pare moins distenduwes , et mouts n'avons

u exprimer de ces organes la moindre quantité de Lit, La ch'enne ne tarda pas

nn des excrémens liquides d'une panteur insupportable, et ces premiers accidens s'amendèrent peu à peu. Néanmoins la peau « mservail gaonre beaucoup de chaleur; les wouvemens respiratoires étaient æcrlérs , et le pouls contionait à battre avec fréquence. Nous détarrassämas l'animal de son apparvil et Le lendemain les mêmes symptômes de la veille persisioicut. mais avic une intensité moindre. À midi nouvelle injection ; la chivane témosgne sa douleur par des cris

lintifs, et quatre heures après les phénomènes murb:des s'étaient considérames agsravés. Elle chancelait sur le train de derrière , et ses membres étaient par intervalles agilés de mouvemensronsulsifs. Un faibli- sement général succéda à cutte première crise ; l'animal se couche, devint orne, el nous Gxoit d'un re gard bebété ; il blillait sons cesse, exévutait des mouvem. ns de déglutition conti ouels , et éprourait une grande difficulté à respirer, Le pouls perdit de se free, mais il augmenta en fréquence. Cet état se prolonga hivn avant dans la nuit ; il y eut plusieurs selles fétides, et le lendemain peu d'anudement dans ls symptômes. Les mémes phénomènes morbides durèrint toats La journée: rien dé particulier ne s'offrit à notre investigation ; les forces de l'anintal sllaicat toujours en déclinant ; il succomba be surlendemain à six heures,

décrire les richesses italiennes de ces siècles arec toute l'étendue et le développe ment qu'un si noble sujet demanderait. Mais je ne pais faire autrement que de aommer au moins les anatomistes , les physiologistes , les chirurgiens et les grands médecins Sanctorins ; Atelli, Redi, Malpighi, Borell!, Bellini ;. Boglivi, Settals et Ramorzini dont les ouvrages et les découvertes fgurent avec honneur dans l'histoire du dis-huitième siècle. La gloire anatomique du siècle passé ne permet pas non plus que je passe sous silence les noms respectés chez toates les nations de Jean-Baptiste Morgagni, de Coldani, de Scarps, à l'égal de ceux de Rolslva-Sse. torini, Coluanio, Mascagni et Girardi. Les fastes de la chirurgie exigent que je parle de ce que doit cet art au génie, aux ouvrages publiés et aux méthodes epératoires, plus faciles et plus sûres, retrouvées par Molinelli, Nonnoni, Scarpa, Palletta, Malacarme , Monteggis, Sonm, Ati, Vaccs et Morigi. Les progrès de la physiologie rappellent susst à ma mémoire les sublimes travaux de Fontana, Menghini, Spallanzani, Moscati Rezia, Comparetli, Rosa, Galvani, Semeatini , Amoguidi et Arokli. De même la peati me médicale eu s'aidant des lumières que les sciences indiquées ont réfléchi sur elle, est devenue peu à pea plis simple et plus sévère par l'angmentation d'observations importantes , est s'est élevée d'elle. mine et par les ouvrages de Torti, de Lancisi, de Baccari, Cirillo, Zeviani . Pasta, Borberi et Testa ; elle est parvenue au dix-buiième siècle à cette dignité qu'on pouvant déjà considérer comme be prélude d'une réforme géné. rale et profumile, 2

Riche de noms sierlébr s et animée du génie de tant de siècles. férondéepluson moins par Les temps, comprimée quelquefo's sous de longues dixgrâces, mais j mais éteinte, riche, disais-je , et se relevant plus d'une fois de ses propres ruines plas grande qu'aupararant, est-d surprenant que notre [tilie ait ouvert dans les

A l'autopsie , nos premières recherches se dingirent vers les organes contenus | dans la cavité pelrienne et ceux placés en dehors de celte excavation. Mais , nous | derons l'avourr, c'était la première fois que nous examinions ces parties chez an animal à La suite de la parturition ; aussi, nous prononcerons avec réserve pour l'appréciation des altérations pathologiques qu'elles semblérent nous présenter, Nous ne doutons pas cependant que le gonilement et La rougeur dont elles étaient le siège se trouvassent liés à leur état de phlogose; le tiscu de l'utérus était dense, inje clé ; de petites taches violacées étaient disséminées sur différens points de la sarface de cet organe; les veines offraient aussi des plaques rouges sur leur tunique interne, ruguvuse , inégale, mais celle inflammation ne s'etendait pas aux parties voisines et ge dépassait pas un pouce d'étendue. Ces raisseaux contenaient dans leur intérieur une matière sanieuse grisitre : on eût dit du purs rs avec le sang. Les membranes du cerveau étaient rouges , les poumons gorgés d'un liquide sanguin noirdtre et les plèvres contenant un petit épanchement de sérosité jaunêtre sans vestige de phlogose, Le parenvhyme du cœur était ecchymosé de distance en distance, et cette coloration violacée se manifestait sue divers tissus. L'abdomen était ballonne, Les intestins étaient distendus par des faz fétides , et les feuillets du péritoine par an épanchement peu considérable d'un liquide séreux ; du reste, ces viscères étaient exempts de toute lésion matérielle appréciable, Les articulations ont été ouvertes , et n'ont pas offert d'altérations sensibles. Le sang de l'animal était dissous, noirâtre, et quelques heures ont sul pour déterminer sa putréfaction complète.

.Denwiènes expéaiencrs, Nous ne ferons que mentionner nos dernières expé

développemens. Nons avons injecté dans Le système veineux de plusieurs chiennes, au troisième jour de la parturition, un lait pur , immédiatement après sa sortie des mamelles d'ace vache; pour faire des rapprochemens plus exacts, et tirer des conclusions plus rigoureuses, nous surions désiré nous servir du lait même de l'animal soumis à notre expérience; maïs il #'est pas toujours facile de le traire, et d'obtenir une quantité suflisance de ec liquide. Dons tous les cas, l'injection de cette humrar animale n'a pu déterminer ces désordres des maladies des femmes

en couches, attribués anx métasiaes laiteuses ; les fonctions de l'organisme se |/t4rques,

troublaient à peine . et les phénomènes morbides n'étaient que passagers si l'iner tion du Hit dans les conduits circulatoires n'était pas brusque et instanlanée,

CONCLUSIONS

Des considérations diverses auxquelles nous nous sommes livré, ti-|

rous les conclusions suivantes :

1° Il existe des métastases laiteuses ;

2° On ne peut attribuer à la résorption du lait les maladies qui sévissent sur les femmes en couches:

3° Cette métastase est, en effet, la complication et non la cause des inflammations organiques des jeunes accouchées ;

4° Les lochies putréfiées déterminent an contraire par leur sbsorption les désordre les plus graves ;

5° Elle se mélangent avec le sang, changent les propriétés chimiques | {ne sont

et physiques de ce liquide , introduisent dans nos humeurs des prin-

cipes septiques qui dénaturent les fnides et provoquent l'ahération se- | . | jouit d'une efficacité incontestable, Nous rapporterons un de ces faits.

ritonite typhoïde se rat- |

condaire des solides ; 6° La plupart des phénomènes dela métrotachent aux effets pernicieux de l'absorption des vidanges putréfiées.

— Notre confrère et ami , M. le docteur Gaudrt, vient d'être nommé médecin taspucteur des bains de mer à Dieppe. Ceux qui savent apprécier l'excellent esprit d'olservation et Les connaissances solides celle nomination , et en sugureront de hons travaux sur l'emploi des eaux de mer dans un grand nombre de maladies. Cette branche de La thérapeutique est tout-2-fait nouvelle ; elle mérite, par les applications multiples dont rile est susceptible, de fixer l'attention d'un médecin observateur.

M, Gaudet s'applaudiront de |

REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE

JOURNAUX AMÉRICAINS

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