L THE AMERICAN JOURNAL OF THE MEDICAL SCIENCES
Le cahier de mat contient les articles suivans : 1° Observations sur les effets thérapeutiques du baume de copahu dans le catarrhe et l'irritabilité de La vessie, et dans la leucorrhée , par Laroche; 2° Observations de fièvre jaune, recueillies durant l'épidémie de la Nouvelle-Orléans, en 1833, par E.-B. Harris ; 3° Observation de gastrite périodique , survenant pendant Le cours d'une autre maladie , par ‘Thomas Charlton ; 4° Essai sur la fièvre remittente bilieuse, par Th. Bland Dudley ; 5° Description d'un nouvel instrument pour l'opération de La fistule à l'anus , par Thomas Mutter ; G° Observation d'abces du foie ouvert avant la formation d'adhérences péritonéales avec autopsie, par Horuer ; 9° Observa-
ù menti -[ tion de sable rendu par La bouche , l'anus , l'urètre, le nez, etc., riences ; parce que rien dans leurs résultats n'est biea digne de nécessiter de longs |
ar Trickner ; 8° Observation de pourpre hemorrhagique, par Sam. tes 9° Aifections cérébrales des enfans, pat Gerhard, seconde partie; 10° Description d'une nouvelle pince æsophagienne , par
Const. Weever; 11° Sur l'efficacité de la mixture de camphre et de | muriate d'ammoniaque , pour le traitement de La suppression d'u- | rine,
par Alex, Somervail; 12° Observations de névralgies avec des par Gillespie.
REDBERCHES SUR LES EFFETS THÉRAPEUTIQUES DU BAUME DE COrauu daos le catarrhe et l'irritahilité de la vessie , et dans la leucorrhée ; avec des observations par le docteur Lanocue , de Philadelphie.
L'auteur de ce mémoire n'est pas le premier qni ait employé le copabu dans le traitement du catarrhe de la vessie ; avant lui Cartheuser et Hoffman l'avaient prescrit avec avantage; plus récemment Stroëm et
IM. Bretonnean ont rapporté quelques cas où ce moyen a réussi. [M Cumin , à l’article cystite de l'Encyclopédie de médecine prati- Ique de Londres, rapporte que, dacs les cas où la constitution du sujet l'est affaiblie ou scrophuleuse, le baume de copabu est préférable aux as-
tringens taux autres stimulans des organes urinaires; enfin MM. Bar. bier d'Amiens , Lallemand de Montpellier | Chrestien et le professeur Delpech, l'ont également recommandé, Cependant, comme les praticiens pas d'accord sur l'efficacité de ce moyen , M, Laroche rapporte lusieurs observations, pour montrer que dans quelques cas au moins il
Ors, — M. R..,ügé d'environ 50 ans, rapporte que depnis quelque temps il ressent de fortes douleurs dans la vessie, surtout lorsqu'il fait des efforts pour garder son urine, qu'il éprouve trés fréquemment le besoin de la rendre, et
|qu'ordinairement elle contient une grande quantité d'une matière blanchätre,
épaisse, qui sort par flocons. et qui prend surtout celle forare quand il y a quelque temps que l'urine est rendue et qu'elle à pe s'amoss#r au fond du vase. La madie est veaue graduellement et ft d'abord si peu intense et accompagnée de si peu.de douleurs qu'elle fixa à princ l'attention du malade, Aussi M. R .. laïssa-til s'écouler beaucoup de temps avant de prendre le< avis d'un homme de l'art ; mais une gonorrhée étant vroue compliquer le catarthe vésical, les douleurs prirent
époques les plus difficiles Le champ aux tvataures et aux obseevations de La médecine et des sciences naturelles en réuaissant par uae utile j révoyance des hommes célèbres, en académies et en universités, qui accrarent à réputation et accélérérent les progrës des <ciences awdicales, Voilà pourquoi les universités fameuses Je Bologne et de Padoue , de Parie «t de Pise, de Rome et de Naples, de Turn, de Parme +t de Modène altirèrent en Tale de loutes les porties de l'Europe la jeunesse stadieuse pour s'occuper spécialement de l'étude de l'anatomie, de La médecine et de la chirurgie.
Et si nousnous repor ontaux époques plus éloignées de l'histoire nationale, nous fous rappelousarec plaise coment d'illustresétrangers (qui contribuèrent depuis à l'avancement de l'art}, vinrent puiser à nos sourcesles premitres connaissances, où perlectionner en Hialie leur éducation mxdirale, C'est ainsi que Galien, quoique trés-savant dans la méberine grecque, ue dédaigna pas d'écouter à Rome Les preceptes et les observations des vieux médecins Heracli n et Satirus. C'est ainsi que Jean Volrerde. célébre medecin espagnol , fut en Italie disciple de Colombo, C'est encore de mème que le professeur Leyde, Eurind'Urtrecht, apprit en lalie les premiers elérwens «le l'art de guérir. Et Spenel , l'anatomiste suédois, Bar tholin , Le danois, si reaommes dans L'histoire de l'anstomie, furent les élèves de Fabricius; Zwingér le fut de Fallope: le grand Harvée et Weslingke le furetst dr l'école de Padoue. Les resullats et Les fruits que s'était proposé de rreuvillir notre
rie mère et nourrice des arts, ne furent point au-dessous de tant de cvlébrité ete muaïfcence. Des découvertes sublimes «4 merveilleuses, les préceptes les plus wiles, des ouvrages renomemes honorèrent en mème temps la nation et la mience, Soyez as-urés, jeunes vhèves , qu'il est peu de Lignes que vous parrourerez don. vos etudes, pru de branches de l'art sue vous vous proposez de cultiver
sur lesquelles vous ne trouverez qulque grand ouvrage on quelque savante découverte italienne qu vous confirmeront dans l'idée de la dignité que je viens de d ecrire.
Pour prouver cette asswertion , ilme suft de vous dire que Le premier qui jeta les semences de la médecine anti-phlogistique sans aucae contradiction, eu rrcommandant kb saignée ét l'emploi conforme des remèdes rafraichissans dans la plus grande partie les maladies , fut le célèbre Botallo d'Asti,, Le premier fondateur du sohdisen: , d'après les ubvs qu'en avait tracées Sanctortus, Italien lormême, fui Alyhonse Borcili , qui détruisit la chimistre et l'aumorisne . contre lesquels Bellini remporta ensnite des vtoieus bien plus reniarqu bles. De même limmertel Georges Baglivi far aussi Le premice à appliquer avec profondeur le solidisme à La pathologie et à La pratique medicale; et Callen ainsi que Browt auraient acquis moins de célébrité daus éette application, si la mort n eût impitoyablement ravi à la our de son ge le savant avfecia de Rome C'est en Labie qu'on vit Le premi r système complet de médecine légale, dù sux travairs de Paul Zacchias, L'itabhe produisit on Morgagni , et ce nom seul suffit pour honorer l'anatomie et La pathologie. Ses ouvages anatomiques out toujours eté regsrdés chez 1outes Les nains comme classiques, et la philosoglue d'induction, La plus gra:e lorsqu'il cherche à cterminer par des alterations cadascriques la nature des désordres qui ont amenc la mort, se montre dans tuute sa sublimité ct sa perfection , dans son grend ouvrage De cuurisetsedibns morbmun, per anatimem éndugatés. Ce fut egalement sous ce bean ciel que les ouvrages praliques de Lancisi, de Romarzini et de Rosa de Modène réveillérent l'atteation et Les études de plusieurs médecine, conceriant l'influence des terrains, des miasmes marécageux , et le ge nie différent des constitutions épidémiques. Ce fut dans cette contrée qu'on dut
dne grande intensité, en même temps que l'écoulement disparut, Le malade fat | l'atonie de l’orgune que ce médicament agit, mais encore par révulsion obligé de garder Le Hit, se plaignant en outre d'ue dérangement gastro intestinal, ! ou peut-être par une action spécifique.
de soif, de nausées , de constipation et de céphalalgie ; la langue était chargée, la peau chaude, et la fréquence . pouls annonçait un état febrile assez prononeé. | Ons. — M, G..., dgé de 45 ans, d'un tempérament nerveux-songuin , 8 tou- Quelques sangsues furent appliquées su périnée et au dessus du pubis; des lave-!! jours joui d'une bonne santé; il a eu plusieurs blennorrhagies qui lui ont semblé mens émolliens et des injections semblables furent faites dans la ve-sie, et les ti- ! avoir été guéries complétement, Peu à peu il à remarqué que , SauS Cause 2pprésanes ordinaires, dans ces sortes de cas, furent presceiles. Ce traitement, bien que } ciable , la vessie présegtait un certain degré d'irritabilité qui a été continuellesuivi avec opiniiteeté, ne fut pas aussi prompt à soulager qu'on s'y était atteadu. | ment en sugmentant , et l'obligeait de rendre fréquemment ses urines, ne loi Enfin, aussitôt que l'ir itation aiguë de La vessie eut disparu et que l'état des organes | permettant pas d'y mettre Le moindre retard quand une fois il en éprouvait le be-
digestifs ent été améhoré, on employa snceessivement les astringens, les toniques | soin ; camme sa profession (professeur de musique) l'obligeait à passer des heures
et les ferragineox pour diminuer la s'crétion de la ve-se; mais sous l'influence de ces divers moyens . les ssimptèmes inflammatoires reparurent et durent étre com-
battus par les antiphlogistiques. Alors on eut recours ag baume de copabn, que l'extomar ne put supporter. À La Ga, à l'avde du landaoum , du vin de Bordeaux et de quelques aatres véhicules, il devint supportable, eLen moins de quinte jours 11 produisit Les effets L s plus avantageux. L'irritanou de la vessie diminua graducllement, msis lentement, Lé besoin de vider l'uriwe se Gt sentir plus rarement, la quantité de mucus fourni par La vessie diminns el méme disparut tout-à-fait ; et la guérison ut complète. Depuis trois ans, le sujet à joui d'une santé parfaite sans éprouver aucun souvenir de celte maladie,
Dans les trois cas que rapporte ici M, Laroche, l'effet du copahu n'a
s tardé à se manifester, L'un des malades se trouva assez bien au bout de peu de jours pour pour pouvoir prendre de l'exercice. Le second put après cinq semaines sortir de sa chambre qu'il n'avait pas
uittée depuis très-long-temps. Le troisième est celui dont nous venons e voir l'histoire.
Îl est impossible , d'après ces faits, de ne pas reconnaitre l'efficacité du baume de copahu dans le traitement du catarrhe de vessic, car cette maladie n'est pas du nombre de celles qui peuvent guérir spontanément et où l'on puisse attribuer à l'effet du médicament ce qui ne serait que le résultat des efforts de la nature ou plutôt de la marche de la maladie, mais ce qu'il serait important de faire et ce que nous ne trouvous pas dans le travail de M. Laroche , ce serait de comparer dans le traitement de cette maladie l'effet du baume de copahu à celui des résineux, qui jouissent aussi d'une renommé jnstement méritée, de mettre en opposition leur degré d'efficacité , si l'on peut s'exprimer ainsi, ou les circonstances dans lesquelles ils réussissent et ne réussissent pas, pour en faire ressortir des indications positives.
Quant au mode d'administration du copahu, M. Laroche préfère le donner à dre doses fréquemment répétées , que de l'administrer à la manière de Delpech par gros et pareuillerées. il ÿ trouve deux avantages : celui de le faire supporter plus facilement par l’ectomac , et de
voir en continuer l'usage plus long-temps. 11 arrive souvent dans emploi du copahu, comme dans celui de beaucoup d'autres substances pnédicales, qu'au bout de quelque temps il cesse de produire ses effets; ordinairement dans ces cas M. Laroche conseille d'en suspendre l'usage durant quelques jours, ou au plus quelques semaines , suivant l'urgence des cas , et d'y revenir de nouveau après cet intervalle.
rritabilité de la vessie. Ce n'est pas seulement dans les cas où l'affection de la vessie est accompagnée d'une augmentation de la sécrétion que Le baume de copahu a eu des succès entre les mains de M. Laroche, car il dit l'avoir prescrit avec le plus grand succès dans des cas qui présentaient des symptômes incontestables d'irritation chronique de la membrane muqueuse de cet organe, mais sans sécrétion morbide appréciable. Ces résultats prouvent donc que ce n'est pas seulement en arrélant uve abondante sécrétion morbide dépendant de
entières assis et avec des dunes , il était extrémement géné; le repos de la mnit était aussi très fréquemment troublé par Le méme besoin. 11 se plaignait aussi d'une forte extitalulité des organes génitaux, et de désires vénériens très-fréquens. L'urine ne contenait oi gravelle ai ncus. Il éprouvait an léger dérangement gastrique et La fréquence du pouls n'etait point au-dessu. de l'etat normal.
Oo prescrivit ou malade de s'abstenir des plaisirs vénériens, et de toutes les EE en fairenaitre les besoins; quelques médicamens propres à rétablir Les fowtions digestives à l'état normal, auxquels on joignit quelques antiphlogistiques, le warcotique et les autres spasmodiques généraux et locaux furent employés avec persévérance, mais sans succès. Alors on ent recuurs à la décoction d'ara-ursi, à la teinture de rantharides, à la noix vomique et à la teiature de fer muriate , non-seulement sans succès, mais encore avec aggravalion notable des symptômes. EnGo le baume de copabu fut prescrit à La duse de 30 gouttes trois foss par juur , el eu peu de temps le malade observa une améliora. uon manifeste. Le besoin de licher les orices devint graduellement moins fréquent ; la doulear perdit de son intensité, et an bout de quelques semaines, M. G... étant complétement débarrassé de sa maladie. Il continus encore quel. ques temps l'usage du copabhu et ne l'abaadonna que graduellement.
M. Laroche fait observer avec raison que , n'ayant employé ce médicament que dans uu très-petit nombre de cas, bien qu'avec succès , il ne en conseiller l'administration dans tous les cas qui offriraient quelque analogie avec celui que nous venone de tracer, Mais quels sont ceux où il peut être employé avec des chances de succès ? quels sont, au contraire, les circonstances où il pourrait pruduire des effets ficheux ? Tel est le problème dont nous ne trouvons pas la solution dans le mémoire de M. Laroche, et qui réclame de nouvelles et de plus amples recherches.
OBSERVATIONS DE FIÈVRE JAUNE, recueillies dans l'épidémie ‘qui a régné à la Nouvelle-Orléans pendant l'automne de 1833; par Hans, D.-M.
Vingt faits, tous terminés par la guérison, sont rapportés ici, et auraient pu, dit l'auteur , être portés à quatre-vingts, an deux s'étaient terminés par la mort. Est-ce à dire que, sur quatre-vingts malades, deux seulemeut sont moïts? Déjà cette circonstance serait fortement en faveur dutraitement proposé par l'auteur, Mais il ue l’énonce forme!lement nulle part; et d'ailleurs, pour faire juger de l'efficacité d’une méthode thérapre dans le traitement d'une maladie épidémique , il ne suffit pas
e faire conoaître la proportioa des guérisons et des morts, il fautétablir une comparaison avec d'autres sujels traités par des méthodes differentes daus les mêmes circonstances , et surtout indiquer l'époque de l'épidemie où les observations ont été recueillies ; car , on le sait , il n'est pas indifférent pour Le pronostic qu’elles aient été recueillies dés le début ou vers la terminaison de l'épidémie.
Suivant l’auteur, le caractère le plus saillant, celui d'où dérivent les symptômes primitifs de la fièvre jauve , c'est la gastro-duodénite, Il est vrai qu'il est un ee embarrassé pour rattacher à cette maladie les symptômes hémorrhagiques que l'on observe si souvent dans la plupart
entièrement aux observations et au géuie de Torti la découverte importante des fièvres pernicieuses et de Leur traitement , qui auparavant faisaient autant de vic- &mes qu'il y avait de malades, Si l'Angleterre fut avec raison si généreuse el si reevanaissante envers Jenner, qui, par la découverte de la vaceine, préviot et détruisit le développemect d'une maladie funeste , il esl vrai, mais curable cependant dans lien des cas, Torti méritait saus doute une récompense sinon suÿérieure, au moins égale , lui qui ensigoa à guérir une maladie mortelle avant lui. D'un aotre côlé, nous trouvons connues depuis Jong-temps en ftalie les plus grandes découvertes en plusiologie, en histoire naturelle et en anatom €, avant qu'elles n'acot été préparées ou perfectionuées ailleurs, Je ne prétendrai pas Satenir que Cisslpin ait eu éonnassoncs di ls circulation du sang avant que d'autres l'eussent méme soupçonnée, mai je dirai que Paul Sarpi la connut le premner, et que Fabrice d'Aquapendente en avant été instruit . il st dès lors naturel de penser comme penst effectivement l'un des historiens anglais les plus renommés , le rélébre Black, qu'Harvée l'apprit de Fabrice lui-même, sous lequel il avait étudié l'anatomie à Padoue, Je ne mierai pas que l'histoire naturelle n'ait fait, dans d'autres contrées où elle fut farorisée par les plus riches moyens et par Les circonstances favorables, ds progrès surprenans sous les mains obwrvateurs non italiens ; mois je soutemilrsi que les découvertes les plus remareg dans celte partie étaient déjà fuites où préparves dans les ouvrages de edi, Malpighi et Vallisneri. Qui ait air celle des vaisseaux à re roi re Née en Liahe sous les mains d'Aseili , elle reçut en dernivr leu s00 dermer degré de perfectionnement des travaux de Fimmortel Mascagni Les mstéres de la digertion et de la génération furent scrutés , autant que Le qu rm, liait la nature de qtie énigme profonde, par le grand voturaliste Larors Sjullanzaui, à qui la
physiologie est redevable des lumières qu'il a répandues sur la circulation du sang. La structure de Forcille n'a jamais été si connue que par les travaux de Valsalva et de Cotunvio, Personne n'avait encore pousse si loin les recherches que l'illusire Fontana , sue La texture des nerfs, qui, toujours obscure , semblait se refuser aux tentatives des physiologistes, L'analyse de La testure des os (essajée dé nouvean et sec tant d'honneur par un de mes sarans collègues le professeur Medics}, la dispusition des ganglions et des pleaus nerveux, le passage des Glamens nerveux à travers les ganglions méemes, La continuation et le mélanse: ds nerfs avec Les Bbres musulains du cœur, et tant d'autres découvertes an #— miques , sont dues à Scsrpa , que les etrsogers regardent comme le lambeau et le soul en de linatomie,
Combin d'autres rrsultats sublimes dant les étrangers ont profité pour s'avancer dans le chemin qui lens était tracé, ep tai-ant les sources où ik puisaent ne sont-ils l'ouvrage des Italiens? Combi l'anatomie, La physivlogie et les sciences accessoires ne doirent-elles pas à la seule université de Bologne dont j'ai l'honn-ur de Eure partie ? ans cette m me cité, où l'ancien Mondino ouvrit le chemiu de l'avatomie , dons des temps si recalés et obscarcis par tant de ténèbres, où Ald-ovandi avait suliivé avec tant de succès l'histoire naturelle, où T'aglacoëso décousrit le premier Le phénomène merveilleux de l'inoculation des animalcules sur l'homme , qu'un autre phisivlogisie alien, Baronio, à éclaire depuis; dans cette cité même, Hercule Lelli exécuta le premier avec de la cire les préparations snalonuques les plus difficiles avec une exsctitude qui fut aussi utile pour l'anatomie que pour la peinture. C'est ainsi que cette beanc'ie de l'art à peine indiquée ps Zanamo de Sicile, fut perfectionnée ici et parvint ensuite à Lnt d'éclat dans le célèbre calunet de Florcoce, Dons cette méme vié, Becrari ,
des organes ; cependant il pense qu'on peut les attribuer à l'intensité de J'inflammation locale , et qu'il suflit, pour les combattre avec efficacité, d'attaquer directement l'inflammation locale. Aa reste, bien que M, Harris admette les principes de l'école physiologique, pourtant il admet dans le traitement de cette maladie des moyens qui sont fortement réprouvés par celte école , et nous le voyons avoir recours successivement aux saignées locales et générales, aux revulsifs, aux vowitifs et aux purgauifs de différens genres.
Parmi les moyens qu'il recommande, il en est un qui, bien que n'étant pas nouveau, n'est peut-être pas aussi fréquemment employé qu'il devrait l'être: en même temps qu'il administrait à ses malades des affusions d'eau froide sur la tête, il leur donnait à l'intérieur des lavemens froids. « Je ne connais pas , ajoute-t-1l, de moyen qui mérite à aussi juste titre le nom de fébrifuge : ses effets pour combattre, arrêter ou calmer Île paroxisme fébrile , sont souvent merveilleux. Lorsque la température est assez basse, ce qui doit être réglé d'après l'intensité de la chaleur fébrile, il agit avec plus de promptitude et d'énergie que la saigaée la plus abondante , en même temps qu'on a moins à redouter cet épuisement des forces, qui est si souvent funeste lorsque la maladie se prolonge ; et quand on à fait des évacuations sanguives trop abon-
tes, »
RÉFLEXIONS SUR LA FIÈVRE BILIEUSE RÉMITIENTE , APPELÉE COM- MUNÉMENT FIÈVRE INFLAMMATOIBE, par M. Duprer , d'Alexandrie.
Ce mémoire a pour but de combattre l'emploi du calomel que les Américains ainsi que les Anslais emploient avec une profusion sou. vent blämable, L'auteur regarde comme erronée l'opinion émise par ses compatriotes, que le meilleur moyen de faire disparaître la fièvre est de développer une fièvre mercurielle, La fièvre automnale rémittente qui règne dans toute la partie méridionale des États-Unies, e spécialement sur les bords de la rivière Rouge, commence par les précurseurs ordinaires de la fèvre, les lassitudes , etc.
La peau des malades se colore en jaune; l'estomac est extrêmement irritable ; la constipation opiniâtre; le pouls faible et filiforme; la langue chargée ; la peau généralement moite, Dans cet état, on remarque toujours une dimioution de tous les symptômes graves aussitôt qu'appa raissent les évacuations alvines qui présentent une grande vacuté dans leur couleur et leur consistance. Alurs l'emploi de forts cathartiques et de lavemens purgatifs énergiques est suivi des effets Les plus heureux et les plus a ai
L'auteur dit avoir observe des cas où l’épuissement était arrivé à un tel degré que les malades étaient sans pouls, et que tous les précurseurs de la mort la plus prochaine se développait rapidement , et où après l'emploi de lavemens purgatifs énérgiqucs qui avaient été suivi de ui effet, les malades ont recuuvré presqu'en mème temps une partie de leurs forces , le pouls est redevenu sensible et la maladie à pris une tournure favorable.
NOTICE SUR UN NOUVEL INSTRUMENT POUR L'OPÉRATION DE LA FISTULE À L'ANUS , par Thomas-M. Murren, A.-D., ete.
Cet instrument nouveau n'est autre chose qu'un bistouri caché, cal.
mn
tions exigées par le but auquel il est destiné. S'il fallait pour cette petite opération un instrument spécial, assurément le bistouri royal, sutiout avec les modifications de M. Charrière , mériterait la préférence. Mais l'usage de Ja sonde d'argent et du histouri ordinaire est si simple et si expéditif, qu'il y a peu d'espoir de leur voir jamais sulstituer des iostramens plus compliqués.
ISTOIRE D'UNE MALADE QUI A RENDU DU SABLE PAR LA BOUCHE , LE RECTUM, L'UNÈTRE, LE NEZ, LES OREILLES , LE FLANC ET L'OMBILIC, et a présenté plusieurs autres symptômes anormaux.
Ce fait , que nous allons abréger , offre si peu de vraisemblance que nous KP rapporter sans commentaires. Cependant , nous devons dire que l'auteur ne s'est pas contenté d'offrir son témoignage, mais invoque à l'appui celui de plusieurs confrères qu'il dit avoir été témoins de diverses circonstances à même fait,
Ons, — Miss Parsons reçut à l'âge de 20 ans un coup de barre dans les reins, qui fut suivi d'une vire douleur et de la perte presque complète de la motilité ; elle sortit cependant de cet état au bout de pat ue teript, Hiais Ne reCoUTrA jamais une parfaite santé, En 1881 , elle eut une affection intestinale très bizarre ; d'abord ce fut une diarrhée que rien ne pouvait arréter ; les alimens qu'elle prenait traversaient Le tube digestif en quelques inctans. À cette diar:hée succéda subitement une constipation qui persista durant cent nraf jours, et pendant lesss chaque jour elle vomissait digérés Les alimens qu'elle avait pris la veille. On découvrit alors du sable dans les matières romies , et peu dé temps après, on en tranva également dans les urines, Les voinissemens de matières fécales cesèrent ct furent remplecés par des vomis-emens d'urine. Le cathéter ne pouvait être introduit dans la vessie, en était empêché par un corps dur qui obstroit l'urètre. Plusieurs fois elle rendit de l'urine mêlée avec du sable par le rectum. Ealin, les urines reprirent leur cours ordinaire, après qu'il fut sorti par l'arètre une grande quantité de pierres, formées par l'agglomération du sable, 1 se forma au côté droit no petit abcès qui s'ouvrit et donna issne à da pus mélé de sable et de matières fécales ; il sortit un grand nombre de morceaux de sable qui varia ent de grosseur , depuis celle d'ua petit pois jusqu'à celle d'une phalange du .
Ua autre abrès se forma au-dessus de la symphyse du palais , et donaa livu à di s phénomènes analogues; elle éprouva un trismus continuel pendant plas de deux mois,
Enfin, vers le mois d'octobre 1838, l'état de la malade s'améliore après un traitement par le nitrate d'argent, les narcotiques et quelques purgatils, et il parait que depnis elle a recouvré ane assez bonne santé, 2
Le sable rendu en si grande abondance par cette malade , el examiné par nn chimiste ; à êté trouvé composé seulement de silice, de chaux et de quelques poils très-courts.
DESCRIPTION D'UNE NOUVELLE PINCE OESOPBAGIENNE, par Cons'antin Wesver , M.-D.
Cet instrument est calqué sur la pince de Hales ou de Hunter pour extraire les petits calculs de l'urètre, Qu'on se figure un tube de somme élastique , un stylet de baleine qui glisse dans ce tube , et à l'oxtréinité de ce stylet deux branches de pince qui y sont fortement untes, ct qni, s'écartant par leur propre ressurt, se rapprochent quand on les fait centrer dans Le tube. On voit que cette pince n'aurait d'action que sur les corps étrangers mollement engagés dans l'œsophage , et dans ces cas il est beaucoup plus simple de chasser le corps étranger dans l'estomac. Pour ceux qui sont pointus, tranchans et qui ont entamé les parois œsophagiennes ,; une pareille pince aurait trop peu de force pour les dégager , et en lui sapoosant même cette puissance, l'extraction of-
qué sur le hthotome de frère Côme , et ramené seulement aux propor- fre alors des indications qu'elle ne saurait remplir.
Re ee dont les consultations précieuses vont de pair avec celles dy fameux Hedi et de Pasta, découvrit duns le blé le gluten , ou la substance végélo animale inconnue avant lui.
C'est ici que l'ilustre Menghini Gt une autre d couverte importante qni éclaircit taot de questions physiologiques et pathologiques , l'existence du fer dans le sang. C'est ici que Léopald Caldant , dont le génie enrichit l'anatomie dé tant de travaux, fui si utile au grand Halle par ses recherches sur Ll'irritabilite musiuire, Eofin cest ici que Galvani , dont le nom s'assncie mécesarement à toute idée, et toute appliestion de l'électricité animale où Voltarirane trouva dans les grenouilles le premier Gt d'ane découverte surprenante qui fit ensuite des progrès immenses entre bes mains de Fimmortel Volla. Ce dernier , en sugmentant les sciences physiques d'une branche tout-à-fait nouvelle, cuntrilua à pousser la décal ten des corps plus loin qu'on n'eüt osé l'essayer par la pensée , et prépara à ls chimie générale des changemens si merveilleux , qu'on peut avec raison | appliquer à Galvani, relativement à Volta, ce que dissit de Galilée, par rapport à
ewton, on poète éligant qui vit encore : « Il fut le premier qui ouvrit les voies du Grmament à cet Anglais qui prit ensuite an vol si sublime. «
Si vous consentez à jeter on regard une seule fois, et pour La dernière, sur cette. partie de La médecine qui mettant à profit les résultats les plus précieux des srien-| ces acosso res ainsi que des dérouvertes les plus utiles em anatomie et cn pathologie, et des obervations pratiques , tend à extraire , avec une induction sévère de tant de matériaux, les règles les plus sûres pour la connaissance et le traitement des maladies; si vous consentez , dis-je, à m'écouter un sul instant sur La clinique médica'e tois grandes époques (je passe sous silence les pas qu'elle af its | anténeuremeut ea Lalie) vont vous démontrer que c'est à l'Italie qu'elle doit Les
progrès Les plus dévsifs qui Li conduisent ou plus haut degré possible de perfie. Honnement, Les doctrines médicales dérivées des principes mécaniques e1 ls dr
| Bques, dla pathologie chimique et humorale , du sthalianismie et de sulidisme ,
sont toutes représentées sous leur aspect le plus simple, soumises à La critique da plus éévère, el postes dans la balanre des observations Les plus sûres, dans ke grand ouvrage de Border, L'observation et l'analyse conduisirent ce grand hou me à det conséquences et à des maximes qui conlivanent presque enliérement l'esprit de la plus sublime réforme, Ain i, en exceplant quelques impurfections qui attestent un reste d'influence de ses respectables maîtres, si lon met à part le langage qui, à cette première époque , ne pourait étre sofisamment simple et exact, les institutions de médecne pratique de Borsivri nous offrent un ouvr.ge de clinique dont on ne trouve peut-être aucun exemple duns les sutres nations. La seconde des époques modernes de La clinique médicale, celle du brownisme , entroins à la vérité lis Htalions dans des erreurs et des dangers auxquels devait nécessairement exposer un système fondé en partie suc des principes élcvés et certains, mais que l'observation n'avait pas rveliés dans leur appl € tive | Les Laliens s'atachèreut cependzut à l'étude d'une doctrine que quelques uations dédaisnèrent trop injustement et que d'autres suivirent d'une manière Lrop $ rlite, Ce Fut en Halie seulement que les éléimens de Brown furent soumis à un» | anatyse sévère; ce fut ic scolement qu'on di<pula long-temps si l'on devait edmeltre où rejeter ses principes. Crtie analyse nécessaire aux progrès de l'art Bt connaître la valeur de la doctrine brownienne ct enscigon une appliciton pui ‘pute des vérités qui y sont contenues, de que l'observation dévoile les 'crreurs dant elle etait infectée. Aiïasi , dans le mème temps que par uae opinittrelé mal entendue queljues ul'ramontaiss rejelaicnt Loutes ls maximes de
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EFFICACITÉ D'UNE MIXTURE DE CAMPHRE ET DE MUMIATE D AMMO- NIAQUE DANS LE TRAITEMENT DE LA SUPPRESSION D'ERINE , par le docteur Somenvanr.
C'est pour remplacer le cathétérisme, dont l'usage parait indispensable dans quelques cas, et si souvent suivi d'accidens fâcheux, que M. Somervail conseille l'emploi de la mixture suivante,
Prenez : Carphre, Muriate d'anrmoniaque , Gomme arabique , q-s.
Faites une émulsion que le malade prendra de deux 0 deux heures,
$ grains.
L'auteur cite cinq cas où l'administration de cette potion a fait cesser en peu de temps la suppression de l'urine; mais comme les snjets de ces cinq cas sont des femmes , ces succès ont beaucoup moins d'importance qu'il ne semble leur en attribuer. Cependant, vous allons citer un de ces cas, celui qui a appelé l'attention de l'auteur sur cette preparation.
Ons.—Eo septembre 4820 je troitaiune malade (une négresse) d'une fèvre grave accompagnée de suppression d'urine, On ne me Gt pas connaitre ce dernier accident, et elle gnérit au bout de huit jours. Eu 1831 elle fut prise d'une suppression complète d'urine, environ quinse jours après être accouchée. Je lui annonçai à mn j'allais la sonder, Ne pouvez-vous pas, me dit-elle, me donner la méme mé-
ine que l'année dernière, et qui me guérit à l'instant? Elle m'apprit alors qu'à celte ne elle avait aussi nne suppression complète dure , et que le médicament que je fut avais donné l'avait fait disparaitre sussitôt. Je lui preserivis alors la même potion, et à prendre de la même manière, et le lendemain la suppression
avait disparu.