HI, BALTIMORE MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL AND REWIEW
Le premier cahier de ce journal , qui parait par trimestre dans le même format que l'American journal, à paru en octobre 1833, Il contient les articles originaux qui suivent : 1° Observations sur les fractures de La cuisse et de La jambe , avec description d'un appareil applicab'e à leur traite ent, par le professeur N.-R. Smith; 2° Ob. servations sur plusieurs cas douteux de suicide ou d'homicide rapportés dans l'histoire, par le professeur T. Romeyn Beck ; 3° De l'empoisonnement par les préparations de chrême, par le professeur Ducatel ; 4° Observations phrsiologico. pathologiques sur la gastroentérite folliculeuse, par (der seur EL. Geddings; 5° Observations sur le choléra des enfans, par le professeur Nathaniel Potter; 6° Ok. servation d'anévrisme de l'artère sous-clavière droite, traitée par la ligature du tronc innominé , par le professeur Richard Wilinot Hall.
OBSERVATIONS SUR LES FHACTURES DE LA CUISSE ET DE LA JAMBE, avec la description d'un appareil applicable à leur traitement ; par N.-S. Sxurru, professeur de chirurgie à l'université de Maryland.
L'objet du professeur Smith n'est pas de réviser tous les points du traitement des fractures du meunbre inférieur ; il se borne à poser d’a-
{inévitables du membre; et c'est
bre inférieur, est de fournir au membre un support mécanique qui puisse, autant que possible, remplir les fonctions de l'os fracturé.
I est impossible de produire un appareil qui rende au membre tous les mouvemens dont il jouissait avant la fracture ; il n'est pas même possible d'en trouver un qui assure la | pme immabilité du membre jusqu'a sa consolidation. Mais il ÿ à des mouvemens involontaires et ur en prévenir les fâcheux effets , que l'appareil doit être combiné, Rien à la vérité de ylus facile, que de maintenir immobile la portion du membre inférieure à la fracture ; mais ce système est souvent la source de déplacemens assez étendus , le tronc du tmualade ne pouvant garder un repos complet, et entrainant toujours plus ou moins dans ses mouvemens le fragment supérieur,
Nous disons que le corps ne saurait garder toujours la même position. En effet , les matelas les plus durs finissent par s'aflaisser: le corps lui-même, placé sur un plan incliné à raison des oreillers , terd sans cesse à descendre ; on le voit surtout dans les fièvres typhoïdes, où le malade glisse par son propre poids vers le pied du lit,
Dans tous ces mouvemens , si le fragment inférieur est fixé par l'appareil d'une masitre immobile , le danger du déplacement est plus grand que s'il n'y avait point d'appareil ; attendu qu'alors le fragment inférieur suivrait au moins en partie les mouvemens imprimés au supérieur, Tel est done le but à atteindre : un appareil qui permette au membre d'obér en entier aux mouvemens du tronc; pour cela il faut que l'appareil soit rigoureusement l'équivalent de l'os fracturé sous ce rapport, et tienne conséquemment au corps du malade plutôt qu'au lit. Ou arrive à ce but en suspendant l'appareil au plancher à l'aide d'une rorde; et telle est en effet l'use des conditions de l'appareil de M. Smith, qui ne parait pas avoir eu connaissance des beaux travaux de M. Mayor sur ce sujet,
2° I faut que l'appareil soit tellement construit , que la pression occasionée par le poids du membre soit largement et également répartie sur toute la demi-circunférence inférieure de la jambe et de la cuisse,
L'auteur rappelle à l'appui tous les dangers de cette pression concentrée sur quelques points, la douleur du talon , les escarres sous le sacrum, etc, Pour remplir sou objet, ils’estemparé d’un appareil inventé par feu le professeur N, Smith , dont il a fait la base care propre pour les fractures de la cuisse. Cet appareil consistait en deux pièces d'une matière solide ; Ja première pliée et adaptée à la forme de la face ioférieure de la cuisse , l'autre disposée de même sous la jambe. Mais ces sortes d'attelles ne s'appliquaieut jamais d'une manière bien exacte, à cause de leur solidité même; c'est ce qui a conduit l’auteur à la modification que nous décriruns tout à l'heure.
3° Il faut que les deux premières conditions soient remplies sans que Île malade soit empêché de changer de position, et sans gêner les mionvemens des autres parties.
On y parvient, comme il a été dit déjà , par la suspension de l'ap.
reil.
4° IT faut que les muscles qui agissent sur les fragmens soicut mis dans le relâchement le plus complet possible, La demi-flexion est pour cela la position la plus favorable,
5" L'appareil doit permettre de varier l'attitude du membre sans dé.
bord sept principes plus ou moins neufs que ce mémoire est destiné à||ranger les fraginens ; c'est-à-dire d'augmenter on de diminuer la flexion
déveloprer. | | | .s° L'indication essentielle dans le traitement des fractures du mem-
et l'extension du membre. G° L'appareil duit être tellement construit que le chirurgien, da $