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Bow sans renoncer néaumoins aux erreurs et aux abus des doctrines récé- } dentes, ou les adopiaisnt loutes avec un enthonsiaime superstitienx , Ftalie commençait dej\ à secouer le joug, #t profitant des erreues des autres , préparait la doctrine médicale à nue philosophie et à un langage plus simple et plus conforme aux faits. La dernière époque, enfiu , est celle dont je vous m entretenu il ya précisément une année, celle qui vous présente la marche uliérivare de bn
ecine italienne dans ces derniers temps, je veux dire la découverte de Laits importans qui excluent nécessairement les erreurs des doctrines précédentes ; la consolidation des mavimes les plus simples déduites des observations de tons les temps , d'où résulte V'apulication La plus raisonnable des moyens ibérapeutiques, un langage le plus appropr-é aux faits et le pllas exempt de toute supposition inte aire.
Rasoci ouvrit celte nouvelle roate à la pathulngie et à la médecine. C'est à son génie que sont dues ces découvertes qui sont anjourd'hui l'objet de tant 4 études , et Les corrections les plus importantes faites à la doctrine de Browa en ce qui concerne les erriurs praliques qui la rendaient dangereuse et meurtrière dans plusieurs de ses partis. Que l'on voie maintenant disparaitre ces ressentinens qu'ont excités des dismutes particulières! Que l'amour-propre des contemporains se taise , où qu'il s’alimente nuiquement de la gloire nationale! Que l'on duane on exemple dé sincérité littéraire, trop rare , il est vrai, daos l'histoire de l'art , el qu'on Gaïsse par avouer ce qu'evoueront nos descendans , dépouillés de toute jalousie et d'esprit de parti. 1 n'appartient qu'aux étrangers , el ils en ont le sujet. d'être jaloux des progrès que la médecine, ainsi que les autres sieures et bes arts, ont faits en lialie. Pour nous , il nous coavieut de uous gloriber de ce
que dans notre pays les premiers pas à une réforme nécesssire sont dejà faits, C'est à nous qu'il appartient de perfectionner, de rectifier des masimes nouveltes, de les modérer méme, si est nécessaire, pour La cousolidation d'une doctrine qui, dos toutes ses pariies come dans ses bases, est subordonnée aux faits et aux observations. I nv nous est pas permis de dissimuler que celte doctrine , en dépouillant l'art de guérir des dangers de celle de Brown, réunit de foutes parts, sous une form plus simple ct plus age sa , Celle dont elle est revétur dun les ouvragrs des ancieus, les résultats des bonnes observations de tous les âges , et qu'elle ranstitue en L'alie La méthode de pathologie el de pratique la gr simple, composée de tous les matériaux que fourairont notre pays rt les écoies étrangères. Mais c'est esintenant que les siéelis pre cédens se touchent avec te dix-neuvième siècle, dont l'aurore éclaira nos premiers pas dans telle nouvelle route ; c'est maintenant que À histoire de l'art ex ses fastes ne nous sppartiensent plus. Toutefois, nos travaux et ceux de tant d'illustees collègues pourront avpir quelque part sux destinées de ls médecine de cet âge. Et vous, jegnes disrijles , qui déja connarssez dans notre art Le prix des bonnes observstions et d'uge jhilosophie solide ; vous qu'animent l'exemple et le nom de ces grands maitres de Y'italie , vous pourrez ajouter des matériaux à l'histoire médicale de notre patrie, qui trouvera en vous des enfans zélés copables de sau'enir sa grandeur et ss di-
gaité,
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les fractures compliquées surtout , puisse, sans mouvoir les fragmens, mettre la fracture à découvert et renouveler les pansemens autant qu'il sera nécessaire.
7° L'extension permanente portée a nn degré efficace pour contrebalancer la contraction musen aire et obvier aus inconvéniens d'un mauvais appareil est impossible à obtenir ; mais on pourra s'en passer si toutes les conditions précédentes sont bien remplies.
L'auteur établit cette proposition d'une manière très-spéciense , et démontre d'ailleurs qu'avec son appareil on pourrait établir l'extension permanente aussi bien qu'avec tout autre,
Ea résumé, tous ces principes , d'aillenrs excellens, cat été établis avaut M, Smith par M, Mayor, de Lausanne, à l'exception du second , et l'appareil du chirurgien américain à aussi de nombreux points de contact avec la planchette suspendue, Seulement , il est beancon plus compliqué, ce qui lai permet d'offrir quelques avantages sur celur de M, Mayor. Ainsi, qu'on se figure deux attelles latérales pour Ia cuisse, articulées avec deux attelles latérales pour la jambe , celles-ci artieu: lées elles-mêmes avec une semelle pour le pied. Toutes ces attelles sont maintenues écartées al des anses métalliques qui s'étendent de l'une à l'autre. Aux attelles fémorales est attaché une sorte de barmae en coton, propertionné à la grosseur de la cuisse , qui repose dessus par toute sa demi-circonférence inférieure. La jambe offrant plus d'in. égalités , le hamac sur lequel elle pose est formé de plusieurs pièces ou bandelettes de coton, attachées aussi aux attelles et disposées de inanière à présenter des plans plus Las ou plus élevés pour s’accommoder à la saitlie du mollet et à la dépression du bas de la jambe, Une corde qui s'attache aux attelles tibiales près du genou, tient tout l'appareil suspendu et la jambe fléchie au degré que l'on juge convenable. Eofio , ii ÿ a une autre attelle pour le bassin , qui s'articule avec l'attelle fémorale externe, monte jusqu'aux fausses côtes, et mème plus haut, et se trouve fixée en ce point par une courrote,
Cette attelle du bassin paraît avoir pour objet de fixer d'une mani: re solide le tronc à l'attelle fémorale , indication utile sans doute, mais qui ne nous paraît pas susceptible d’être remplie de cette manière, Au total , l'appareil est très-ingénieux , et peut sans aucun doute procurer d'aussi besux succès qu'aucun autre , avec moins de gêne pour le malade; mais sa complication , qui en fait une véritable machine , ne permet pas d'espérer qu'il devienne jamais d'un usage général.
DE L'EMPOISONNEMENT PAR LES PAÉPARATIONS DE CHnÔME , par le docteur Ducorer , professeur de chimie médicale et pharmaceutique à l'université de Maryland.
L'emploi du chrôme ou de ses composés dans la peinture et les arts industriels, a pris une telle extension depuis quelques années, qu'il ne sera pas sans utilité de jeter , avec Le professeur de l'université de Maryland , ua coup d'œil sur les propriétés nuisibles de ce métal , qui , bien que suffisamment connu pour avoir été déjà plusieurs fois empré dans des intentions criminelles , n’a cependant pas encore fait objet d'études assez sérieuses de la part des médecins. C'est même la connaissance d'un cas de ce genre, où un individu, accusé d'empoisonpement par uü mélange de bichrômate de potasse avec l'eau-de-vie d'un buveur , fut acquitté par le jury , uniquement à cause de l'incertitude que manifestèrent les médecins , dont le témoignage fut appelé ,
dans cette affaire, sur les propriétés de cette substance , que l’on sait
cependant être un poison très-virulent, qui a engagé le docteur Duvolet à publier cette notic-,
Après avoir rappelé que le chrôme est placé, pur le doctour Christison ; dans le troisième ordre des poisons irritans , qui comprend tons
les composés métalliques , il expose les Lx pepe chimiques du chrô- [1
ame et l'action des divers réactifs sur ce métal et ses com et à leur action physiologique et pathologique, ve
Le chrôme, à l'état de pureté comme la plupart des autres métaux , a’exerce aucune influence sur l'économie ns.
La solution des sels de protoxide de chaux à un goût particulier qui est très-développé, mais ne manque pas d'agrément, Les sels de cette classe sont probablement tous vénéneux , cependant leurs propriétés n'ont pas été étudiées sons ce rapport.
L'acide chrômique a un goût trés-acide, avec une astringence très-
cée : il tache la peau en jaune , et la tache ne peut être enlevée
qu'à l'aide d’un alcali. Si l'épiderme était entamé, il en résulierait un uileère doulvureux. IL n’est contenu dans La cuve des teinturiers qui emploient le bichrômate de po-
tasse, que l'on doit attribuer les ulcères opiniâtres que le docteur Duncan a décrits le. premier comme trè-fréquens chez les ouvriers de
Glascow. Ces ulcères gagnent, dit-on, eontinnellement en profondeur ,
douteux que c'est à l'action de cet acide
sans s'étendre en largeur, jusqu'à ce qu'ils aient complétement perfuré le bras ou la main. Cet effet singulier, produit par une furte solution de bichromate de potasse , est bien connu dans cette ville {Baltimore} , où cette substance est fabriquée en grande quantité. Le doctuur Boer à exposé àl'auteur qu'il en avait observé plus de vingt cas. Toutes les fois qu'il y a la plus légère altération de la peau , la solution détermine un ulcère perfarant très-douloureux qui continue, en dépit de tous les traitemens, à pénétrer dans l'épaisseur du membre, à moins que le malade n'eût cté promptement retiré de la pièce dans laquelle on opérait la fabrication de cette substance, Le docteur Boer dit aussi avoir vu de ces ulcères sur des points du corps où il est certain que la solution de bichrümate n'avait poiut été en contact avec Ja peau, et il pense que, dans ces cas, c'est à l'action des vapeurs chargées de cet acide, que l'on doit attribuer ces ulcères, En même temps 1l a constaté que la forme la plus concentrée de Ja solution ne produisait ancune impression sur les parties sur lesquelles l'épiderine était intact. On ne peut douter que l'acide chromique pris à l'intérieur ne produise les elfets irritans et corrosifs des
autres acides minéraux , et ne détermine les mêmes symptômes inflammatoires.
Le bichrémate de potasse est le plus intéressant des sels de chrôme ,
sous le point de vue toxicologique. Ses effets sur l'économie animale ont été étudiés avec soin par Gmelin, qui a trouvé qu'injecté dans la
veine jugulaire à la dose d'un grain , ce sel n'exerce aucun effet véné-
neux ; que quatre grains déterminent des vomissemens constans, et la mort au bout de six jours, sans aucun grains causent une uort instantanée par la paralysie du cœur.
tee frappant ; et que dix
Ses effets, lorsqu'il est introduit suus la peau, sont encore plus re-
marquables , il semble alors déterminer une inflammation générale de
la muqueuse des voies aériennes, Lorsqu'il eo avait fait pénétrer un
drachme sous forme de poudre au-dessous de la peau du col d'un chien,
les premiers symptômes qui apparurent furent la lassitude et le refus de manger, Le second jour il ÿ eut des vomissemens et un écoulement d'une matière purulente de La conjonctive. Le troisième jour les pattes de derrière étaient paralysées; le quatrième jour la respiration était très-gènée, et La déglutition presque impossible. Le sixième jour il mourut, La plaie n'était pas très-enflammée, wais le laryox, les bronches et les petites ramifcations des tuyaux bronchiques contenatent des fragmens de fibrine épanchée, les narines étaient pleines d'une matière semblable, et là conjonctive était couverte de mueus. Chez un autre chien 1l parut une éruption sur le dos, et le il se détacha.
On à observé à Baltimore plusieurs cas d'empoisonnement par le bichrômate de potasse, Le suivant à été communiqué à l'auteur par le docteur Baer.
Ons. — Un ouvrier, âgé de 35 ans. voulant tirer d'one euve une solution de bichrémate de potasse ou moyen d'un syphoa , t pendant l'effort de la succion une petite quantité de cette solution dns Le bouche. La première impression fut qu'ill'avait craché immédiatement, mais quelques minuless étaient à peine € quand il se plaigait d'une forte chaleur daus La gorge et l'estomac, et éprouva un violent vomissement de sang et de mucosités. Le vomissement continua presque jusqu'à la mort qui arriva cinq heures environ après laccideat. |
À l'utopie on trouva la muqueuse de l'estomac, du duodénom et celle d'un cinquième environ du jéjunum détroit par plaques. Sur les points où elle était coa crvée on l'enlevait facilement avec le manche du scapel. La partie inférieure de l'intestin était à l'état normal,
L'examen cadavérique d'un chien tné quinze minntes après avoir pris une seconde duse d’une forte solution de bichrémate qui avait déterminé de violens vomissemens , fit voir que les tissus ny RE étaient fortement enflammés et épaissis dans toute la longueur des premières voies. Dans la grandecourbure de l'estomac où trouva, vis-à-vis l orifice cardiaue, La membrane muqueuse gangrenée ; il était facile de l'eolever avec les doigts. Les tupiques musculaire et péritonéale étaient aussi fortement injectées. | ;
Le traitement chimique de l’empoisonnement par le bichrümate de potasse et de soude, consiste à administrer une dissolntion de carbovate où de soude, afin de neutraliser l'excès d'acide à uel on doit surtout attribuer l’action vénéneuse ; ensuite on traite l'inflammation consécutive d'après les principes généraux.
OUSERVATION PHYSIOLOGICO-PATEOLOGIQUE SUR LA GASTRO-ENTÉAITE , :
rouuicuLeuse; par E. Genpincs, professeur d'anatomie et de physiologie à l’université de Maryland,
Ce long mémoire (54 pages) renferme peu de choses neuves et qui méritent d'être communiquées à nos lecteurs d'Europe : c'est une histoire détaillée sur plusieurs points, et assez complète sur d'autres, de l'altération anatomique décrite sous le nom d'entérite fulliéuteuse. Cependant un fait important ressort de la discussion daos laquelle le docteur
Geddings s'est engagé, c'est que cette altération des follicules intestinaux ||tude du nom donne à cette maladie, d'après le rapport qu'ils trouveront à la suite des fièvres que l'on avait dit, al y a encore bien peu d'années, ||entre elle et le choléra asiatique.
ne se rencontrer qu'à Paris et dans un trés-petit nombre de localités de] Les enfans deviennent pâles ; la peau augmente de chaleur et perd la France , a été trouvée depuis aussi fréquemment sur tous les points //de son élasticité ; La maigreur se fait remarquer d abord dans les musde la France où des recherches ont été faites par des mains habiles, puis cles, vor de leur contractilité; l'œil devient terne et les extrésccessivement à Londres , à Edimbourg et à Dublin ; et maintenant |linités froi es. L'enfant s'agite et perd le sommeil , et l'on voit survenir voilà que uous apprenons que la même altération a été observée par le|Ides accidens comateux ou convulsifs. 1] y a dans le cours de la maladie professeur d'anatomie et de physiologie de l’université de Maryland , |ides déjections alvines et des vomissemens de matières verdâtres.
chez les sujets du nouvel ire Ecoutons-le lui-même à cel] Parmi les lésions anatomiques que décrit M. Potter comme sppartesujet : nant au choléra des enfans, on trouve d abord | épanchement séreux dans
« Nous-mêmes nous avons rencontré fréquemment la gastro entérite ||le cerveau; le foie pee une couleur foncée; les veines sont dilatées foiliculense dans la sphère de nos propres observations. Ayant eu des|}par un sang noir ; la rate est ordinairement distendue , et offre un peu occasions innombrables de faire des examens cadavériques, nous avons |\de sensibilité à la pression pendant la vie; l'estomac est peu altére ; remarqué que l'inflammation folliculeuse de la membrane gastro-intes- | mais c'est surtout dans l'intestin que l’on observe les altérations les plus tinale s'observe très-fréquemment dans différentes formes de fièvres. » ||prosoncées. L'inflammation, qui commence par la membrane muqueu- Ce témoigoage ne lève certainement pas tontes les difficultés que présen- ||se, atteint très-fréquemment les glandes mésentériques, qui offrent alors tent encore ces hautes questions de patholugie, cependant il contribue à un développement considérable. À donner la solution de l'une des plus importantes , en nous démontrant || D’après ce que nous venons d'exposer sur la pathologie de cette affecque celte altération ne se trouve pas uniquement dans nos contrées , ||tiou, on ne peut s'attendre à trouver na traitement Lien coordonné et comme on l'avait aflirmé. Nous signalons ce fait pour les personnes qui |/basé sur des indications véritables. L'auteur se borne à conseiller l'ems'occupent des recherches de pathogénie, et proñtons de cette opportu- ||ploi de la saignée et du calomel , mais avec ce vague qu'entraîne nécesnité pour faire voir dans ma 4 erreurs peuvent être presque nécessai- |sairement l'ignorance de la nature d'une maladie et de ses principaux rement entraînés les patholo istes qui basent leurs opinions sur ce que ||caractères. l'on n'observe pas certaines lésions chez les sujets qui succombent dans des pays lointains.
Le mémoire de M. Geddings contient cependant de nombreuses erreurs; ilest vrai que ce professeur semble confondre dans la même lesion l'altération des follicules que l'on observe à la suite des fièvres zraves, avec celles que l'on rencontre chez les sujets qui ont succombe au choléra , à la phthisie; altérations qu'il n'est pas plus possible aujourd’hui de confondre, qu'il ne l'est de se méprendre sur les maladies à Ja suite desquelles on les observe ; elles ont été décrites avec leurs caractères différentiels dans un ouvrage tout récent.
ANÉVAISME DE L'ARTÈRE $OUS- CLAVIÈRE DROITE, traité par la ligature du tronc innomiué; par Richard Wilmot Hall, M.-D., eu » seur d'accouchemens à l'université de Maryland.
La ligature du tronc brachio-céphalique a été si rarement tentée , que chaque fait nouveau de ce genre , quelle qu’en soit l'issue , offre à la science un prissant intérêt ; c'est ce qui nous engage à exposer l’observation suivante avec tous ses détails.
Ons. — Lot Jones, ouvrier, âgé de 52 ans, taille de 5 pieds 8 pouces (anglais }, de formes athlétiques , avait taujours joui d'une honte santé . lorsqu'il vit apparaitre une lumeur pulsstive au-dessus de la élavicule du côté droit, entre les bords correspondans du sterno-mastoidien ct de trapèze, Elle détermina beaucoup de douleur dans les parties voigiues , et une diminotion graduelle et enfin l'extinction presque complète des mouremens du bras avec œième du membre Six à sept mous après, 1] se présenta à M. Wilmot. Hall , qui reconnnt bn anevrisme de L sous-clavitre et de Bt entrer à l'infirmerie de Bal'imore le 4 septemlire 1850,
À celle époque, la lumeur offrait le volume de la moitié d'une grosse orange aplatie, On ne sentait point de pulsations sur Le bord interne du sterno-smastosden, ce qui montrait que ses progrès vers la ligne médiane étaient limités, Les mouvemens de respiration et de déglutitian étaient quelquefois douloureux , mais moins gênés qu'on n'aurait pu Le eroire ; le pouls était fréguent ct plein dans les deux bras. La langue portait des indices d'on état fébrile. Nulle autre complica- Uon , que des ulcérations dartreuses sur le dos, dont quelques-unes avaient jusqu'a deux pouces de diamètre, et qui depuis sept ans disparaissaient et reve. paicol alternativement , en devenant loutefois plus larges et plus irritables.
L'opération était la seule chance de salut pour le malade, Le chirurgien avait dessein de découvrie le tronc innominé, de reconnaître s'il était Le siège d'une altération telle que la ligarure ne pât y être appliquée, auquel cas il aurait refermé la pre Sins livr l'artère. On prépara le male pluieurs jours à l'avance ; ainsi, le 2 sept mhre , on lui tira 1 onces de sang, et où prescrivit un cathartique salia avec une diète légère. Le 5, on réitéra la saiynée et le purgalil, Le 6, un nouveau purgalif fut adnunistré , et le 7 on pratiqua l'opération.
Le malade ass sur une chaise, la tête légèrement rejetée en arrière et le menton modérement éleve, on Gt une invision sur la ligne médiane, étendue de la partie inferieure du cartilage thyroïde jusqu'à la partie supérieure du steraum ; et de €: point où en fit partir une autre dirigée à angle droit Jusqu'à l'aitache du sterno-mastoilies droit, Le Limbeau triangulaire qui en résulta fat disséqué et relevé; les apondrrases superticr Île et profonde du cou divisées avec précaution en bas vers la trachée ; puis avec le manche du histouri on écarta le tissu cellu. Lire dans la direction du tronc innominé: et on releva sans les intéresser, Les muscles sterno-hiautien et ernu-thyroudien sur le côté droit de la plaie, Plusieurs ganglions malades d'an volume considérable se préeutèrent alors. Du reste aucun vaisseau n'exiges de ligature et le malade avait perdu à péine un gros de sang. Le doigtindicateur fat conduit d'un seul temps, ci en quelques secondes , sur l'artère innocinéc ; le tissu cellulaire du sa face poserieure fui facilement séparé de manière à permettre au doigt de passer en arrière et au-dessous, tandis que la face antérieure offrait des adhérences solides ct anormal.s avec les parties contiguës. L'opérateur remarqua que l'artère était certainement malade el d'un plus gros calibre qu'à l'ordinaire. Le manche du bistouri fut emylayé de nouveau pour détruire ces adhérences, On ne voulut se servir pour céla d'aucun iostruinent tranchant, ni même, de ag que l'artère ne ft trop altérée, de l'aiguille rousse à ligature; ve fut avec Le doigt qu'on isola complétement l'artère, Cetre manœuvre avait réussi et Le duigt venait d'être retiré quand an léger flot de sang rutilaut parut das la plaie, mais sans saccade et sans Le bruit du saog artériel, Le doigt re de nouvesu reconnut que la source de cette hémorrhagie était près de La bifureation de l'artère, et l'on jugea que la carotide avait été lésée. Le tronc innominé fut comp imé contre le stéroum et l'hémorrhagie cessa. L'aiguille anevrismale de Weisse , armée d'une ligature plate , fut portée au fond de la plaie en suivant la face postérieure du sierouen ; l'artère fat reconnue embrassée par le &l au doigt et à l'œil ; et enfin la ligature fut serrée. )
OBSERVATIONS SUR LE CHOLËNA. DES. eNFANS (cholera infantum ) ; par le docteur Porren, professeur de pathologie et de médecine pratique à l'uviversité de Maryland.
L'auteur de cet article pense que la maladie qu'il désigne sous le nom de cholera infantum , est particulière aux Etats-Unis, et a été à peine indiquée jusqu'ici E les pathologistes. Le petit nombre d'auteurs qui ont cherché à en explorer les causes et le caractère, ont été moins heureux que dans l'investigation de La plupart des autres maladies.
Il serait difficile d'en retracer l'origine , bien qu'elle ne remonte pas bien haut : elle était inconnue des aborigènes de l’Amérique, et les premiers colons n'en ont laissé aucun souvenir. Ce n'est que depuis que les villes et les villages ont pris une grande extension , et spécialement depuis que de populeuses cités se sont trouvées Liu subitement formées, que cette maladie a paru. On l'observe d'abord dans les villes dont la population augmente avec le plus de rapidité. Elle resta sans dénominativa particulière même dans les états du Sud, jusqu’à l'époque où le docteur Rush en donna la RM tr en 1973. Depuis ce temps on l’a observée sur une plus grande échelle , et on l'a vue passer des
randes villes aux fermes, et même aux plantations des états du Sud et : Milieu. Dans les campagnes on l'a vue constamment, augrentant en raison de l'insolation du sol. Les premiers établissemens qui furent le plus mu moe débarrassés de bois et de broussailles, et conséquemment les plus exposés à la chaleur du soleil, furent les premiers frappés de cette maladie.
L'étude des causes qui la produisent directement est encore trèsobscure, C'est au mois de mai qu'elle apparaît , lorsque l'impression de la chaleur est forte et soudaine et avant que la putréfaction des substances végétales ait commencé à fournir les émanations auxquelles on l'a attribuce. D'autres ont prétendu qu'elle était due à l'absence d'oxigène dans l'air ; on a méme été jusqu'à proposer l'emploi d’un appareil destiné à préparer et à fournir de l'oxigéne plus concentré dans les appartemens des enfans pendant l'été.
Nous n'esaminerons pas avec l'auteur les autres causes auxquelles on a attribué cette maladie dans le pays où elle fait , à ce qu'il paraît , beaucoup de ravages, et imdiquerons seulement celle à laquelle :l sem. ble donner la préférence , c’est-à-dire l'influence d'une haute température sur le sys nerveux extrêmement sensible des enfans, Les neuf disièmes des eufägs qui sont sevrés pendant Les mois de juin et de juillet, sont affectés de cette maladie, Les divers degrés de la mala lie offrent tant de différences chez les divers sujets, qu'il est extrêmement difficile d'en donner une description exacte et uniforme, Nous allons indi les princinaux symptômes , et laisser à nos lecteurs à juger de l'exacti-
L'hémorrhagie s'était arrêtée durant l'application de la ligatore; elle rerom |lveaulé de quelques-uns des faits contenus dans le mémoire de M. le docteur Mar-
mença aussitôt après, et le malade, quoiqu il n'eût perdu qu'environ 6 auecs d: sang, tomba en syncope, On porta sur la ligature un petit morceau d'éponge el deux aotres pour remplir la plaie, qui fut ensuite réunie par suture pour 2SSITE la compersson, Le malade reporté au lit revint à lui. Les battemens de la sousclavière et de Ja carotide droites furent à peine perceptibles durant deux hrues ; puis ils angmentérent par degrés , et bientôt ils offers ot la mème force que crnx de l'autre côté. Le malade se Uint assis, cauca, but et dit qu il se gontait aussi bien qu'avant l'opération. On le changea de linge ; it dormait une heure, et au bin mangea uë peu de fruit bica mûr, et prit des boissons nou: rissant s avèc acilité.
Le 8 septembre. 11 a bien dormi; le pouls est à 88 aux deux artères raduales.
Le 9. Bonne nuit également ; le pouls à 104. Le soir, on lui fait uue sargaée de 15 onces.
Le 10, Il se sent très-bien , fait le tour de La chambre, va mème , contre l'avis du chirergien , mes fois aux licux d'aisvance à une distance de 39 toises , et se couche sue le gazon, Le soir. le pouls était plus mon et ne donnait que 98 pulsations; le malade causa braucoup avec les iobrmiers; il faisait ses arrangetiéns pe retourner chez loi sous peu de jours.
Le 11, ou malin, mûme état ; à midi, il se promène encore autour de Va chambre; mais à quatre heures di soir, changement soudain ; le pouls monte à 154; anxiété, dyspnée, peau sèche , douleur vers Le sterpum ; un peu de sérusité sanguinolente sort par la plaie; la déglutition devient difficile, et le malade vxpire le 412 septembre, à quatre heures et demie du matin, 115 beures ou près de cinq jours sprès l'opération.
AUTOPSIE SX WEURES APRÈS LA MORT,
On trouva les éponges qui garnissaient la plaie gonflées d'un matière noire et fetude ; la surface de la plaie en état de miréhetion. La veine jngalaire externe contenait ane certaine quantité d'air. Le tissu cellulaire qui tapisse le pérsecarde wait fort épaissi et enflammé ; Le péricarde légèrement épaissi lui-même et adhérent au cœur en quelques points. La crosse de l'aorte était dilatée et moitié plus large que dans l’état ordinaire. Les poumons offrent La teinte ordinaire , mais ne s'aflaissèrent point à l'ouverture du thorax.
Toutes bes Pe qui avoissinent l'origine des gros vaisseaux étaient unies par de fortes adhérences , mélées d'une multitude de ganglions }ymphatiques engorgés. L'aorte fut ouverte près de sa racine et l'incision “continuée a haut sur l'artère innominée et la carotide droite; ces deux troncs étaient extrèmement ramollis et faciles à déchirer; toutefois l'allération n'occupait que la partie inférieure de la carotide, La ligature avait coupé en deux endroits toutes Les tuniques de l'artère innominée; Les ouvertures avaient chacune de deux à trois lignes de diaanbtre, et se trouvaient à peu peisà distance égale de l'origine st de la bifurcation da vaisseau. La tunique interne de l'aorte , de l'artère innominée, de la esrotide droite et de la sous-clavière offrait une surface inégale et irrégulière; l'innomece, la partie inférieure de la carotide et la sous-clarière à son origine étaient peut-être uw peu accrues en volume; mais près de la tumenr les tuviques de la sous-c'avière devenant extrêmement minces, et le calibre de l'artère était eu même teinps
considérablement dimiaué. Le sac anéveismal ouvert à sa parlie sntérivure, ses||£®
ee furent trouvées assez lisses ; un caillot large et dense semblait en ocrupre e fond. Ouvert par sa partie postérieare , if s'en écoula une certaine quantité de sang liquide et noir ; en sorte que le caillot divisait , pour ainsi dire, sa cavité en deux compartimens. Le cœur avait à peu près son volume ordivuiee et était chargé de graisse ; rien de remarquable ne fut trouvé dans ses cavités.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance pt 14 sue.
M. Serres fait le rapport suivant sur un mémoire de M. ke docteur Martin Saiot-Ange , intitulé :
NE L'ORGANISATION DES CINRIPÈOES ET DE LEURS RAPTORTS NATURELS AT UC LES ANIMAUX ARTICULÉS (4),
des forment un groupe d'animaax dont l'orgsnisation anamale explique l'e gras des zoologistes pour leur assigner un rang dans La méthode na. turelle. Si d'un cèté leurs micmhres articulés et cornés, si la position de lrer système METVEUX ; UNE bouche gsroie de mivhoires et de lèvris, lee rattarhent aux crustacés, la coquiile qui les recouvre, ke manteau qui Les envelospe, et l'incucvation de leur tête, les ramène de l'autre vers les molusques ; en troisième lieu, colin, la nudité de certains d'entre eux, l'absence d'uu veritable rœur dans l'appareil de la cirealation , la division médiane de leur axe nerrenx , et Les ren flemens qui correspondent zux divsions de Leur vorp:, permettent également de les rapprocher des anwclides, } | C'est aussi ce que tint de faire après d'autres roologistes M. le docteur Martin Sunt-Ange dans le mémoire que nous avons élé chargés d'exsainer, M. Dumeril L por d'apprécier les motifs sur lesquels l'auteur foule ce rapprochement, mous devons faire connai re à l'Acsdemie ls études anatomiques qi bus servent de base et qui furment la partie la plus étendue et la plus utile da travail que nous examinons ; noms aterons en oulre ua pe rapide des recherches dont l'organuation de ces animaux a éle objet, afin de faire apprécier le mérite et la nou
Les carre
(A Voir la Gazrrre MÉBICALE du 16 novembre 1833, Le mémoire a cu déposé
à L'lastitot à la Lu du cum MOIS.
tin Ssint-Ange.
Ce n'est quede Poli, anstomiste de la Ga du siècle dernier, que datent lesnotions précises arquists sur l'organisation des cirripèdes ; Eved Home qui vint en- «uite ajouta pen de chose aux recherches de savant Napolitain; il est même sapprenant qu'ayant consacré spécialement des figures à la description de l'estomac et des intestins, la disposition singulière de ces parties, que nous fcrons bientôt ennaaitre, lui soit complétement échappée,
Au mémoire d'Éverard Home succède celui de M. Cuvier sur l'anatomie des aualifes et des halanes ; mémoire si remarquable par la nouvesuté des faits qu'il renferme , par la précision des détails et La clarté de lear exposition, qu'il a servi de point de départ à tous les roologistes pour justifier les vues qu'ils ont ém'ses au sujet de la classification des cirripédes. Mais ce travail n'a pour objet que l'organisation des animaux adultes; on prévoit néanmoins tout l'intérét que doit présenter l'embryolagie des cirripèdes , les métamorphases que doivent subir leur organisme avant de s'arrêter, comme ils le font , à un état embryonnaire. Une partie de ces transformations curieuses nous est dévoilée par un mémoire de M. le docteur Thomsoa , publié en 4830. Le peu qu'il renferme sur ce sujet est déjà si intéressant qu'on entrevoit Lrs découvertes auxquelles eût été conduit ce chirurgien habile, s'ieût appliqué à cette recherche les méthodes sévères qu'esige l'étude de octte nouvelle branche de l'anatomie générale et comparée. Plus-eurs de ces découvertes sont mises en évidence par M. le professeur Burmeister, dans un opuseule qui a paru long-temps après la présentation à l'Académie du mémoire que nous anslysons,
Après ces travaux on eût pu croire épuisée l'analomie des cirripäles adultes ; ce n'est donc pas sans intérét que bous avons trauvé dans le mémoire de M. Martin Saint-Ange des perfeetionnemens ajoutés à des descriptions déjà hien faites, des faits nouveaux échappés à de si savantes investigations rt qui ajontent bescoup à l'histoire naturelle de ces animaux.
Comme l'anatomie des jeunes embryons. celle des cirripèdes présente des difBcultés qui quelquefois font prendre pour la vérité ce qui n'en a que l'apparence; nous avons désiré vérifier par aous-même ce que l'auteur avance, et qu'il à représenté par des dessins d'une exactitude parfaite.
C'est donc sur ce que nous avons vu et disséqué nous-même qne repose lopinion que nous émétlons, opinion que nous allons essayer de jastitier par quelques citations. On sait que d'après des vues particulières que partage encore s0n disciple Della Chiase, Poli avait omis le système nerveux des analifes ; on sait aussi que l'une des découvertes de M, Cuvier fut celle de ce système qu'il représente par une chaîne ganglionaire . unique, placée sor l'axe a inal, et étendue d'ane extrémité à l'autre. Cette disposition, qui rapprochait les cirripèdes arachnides et des crustacés supérieurs, paraissait en désaccord avec | imperfection de développement des autres organismes.
Or, M. Martin Saint-Ange à trouvé celte chaine nerveuse. complétement double, et cette dualité permanente du système nerveux, importante comme fait, devient surtout si dans les théories réceates des formations organiques on la cam
are à la dualité primitive de l'axe nerveux que l'un de nous a constatée ches Les aves des insectes et sur diverses aunelides; Hérold sur l'embryon des arachnides ; Batkhé sur celui de l'écrevisse; ct MM, Andouin el Milne Edwards sue divers crustacés aiultes. La symétrie du système nerveux devient ainsi ue règle snérale commune aux vertebrés et aux invertébrés, L'auteur a découvert en outre chez les cieripèdes, un pett appareil DÉTIEUX placé sur le flanc de La tête, lequel avait son tronc principal dans an tubercule qui 2 celte région. Ao première aperçu nous avions pensé que CE tubercule était le débris de l'œlobservé dans le jeune âge par M. Thorsson, à l'épo où ces animaux sont encore libres, et ce petit appareil nerveux Le reste de ev [I de la vision ; mais une dissection faite dns l'eau et aver le mirrascope n'a pas justifié cette opinion, À la vécité, notre recherche à été faite sur des animaux qui avaient séjourne ar ei 2 dans l'alcool ; il serait important de la renouveler sur des cirripèdes à l'état frais et à divers âges, afin de constater si la perte des yeux est complète et absolue, où lien si, comme l'a observé M, ilne- Edwards chez le cimothoé , ves organes se cachent dans l'épaisseur de la tête, où ils Gnissent par s'atrophier et disparaitre.
Après le système neveux, une des questions les plus controversées de ds 4 nisation des cirripèdes est celle relative à leur appareil génital et au mode sc lequel s'opère la genralion. Nous ne Dons arrèterons pas à l'idée de Home , qui fait germec les analifes de leur pédicule , à peu près comme Le feraient des bourgeons sur une tige. Cetle hypothèse, qui réunit contre elle Ja disposition des parlies, est d'ailleurs détruite par na fait récemment découvert par M, MSON ; celui de la hberié primitive des cirripèdes. Si d'abord ces animaux sont libres , s'ils se meuveot dans tous les sens à l'aide de leurs jieds, qui leur servent de rames , on voit qu'une hypothèse qui les suppose adherens el fixes à lou'es les époques ne peut plus être ubjet d'une sérieuse réfutalion,
Il n'en est point de même de l'opinion de M. Cuvier ; elle mérite d'autant plus de fixer notre altention qu'elle constituerait , si elle était fondée, une espèce “ourelle d'hermaphroditisme,
Sur chaque côté du esnal intestinal des analifes, se tronve une suhs'ance composée d'une inboite de granules ; ces granules réunis en grappe se reudent duns un pédicule creux ; ce pédivule débouche à son tonr dans un canal pins large plosé en 2ge8, lequel reuni à sun congénère se prolonge dans le tube prob s- \culiforme. D'après M. Cuvier, ces granules et leurs grappes s0n1 les œufset ls ovarres , les pédicules des canaux déférens et le canal en # grag une sorte de véacule séminale. Dans cette hypodhèse, Les œufs se détachent de Leur grappe, chu mänent le long des canaux délérens et de la vésicule séminale , en se lé: ontant daus leur marche; ils sont déposés ensuite dans La cavité du manteau par le tube proboscjdiforme , qui termine cet sppareil. D'où il résulte , selon notre illustre anatomiste , que le même appareil organique produit et féconde les æufs, ce qu serait, si cela était, la généritiou animale réduite à sa plus simple expression,
Mais, se'on M. Martin Saint-Ange, tout cel apparcil ne comtilue que l'organe mâle; l'organe femelle où l'ovaire se trouve renferm : dans la carilé du pédicule, par kequel bus analifes se fixent aux corps qui doivent les supporter. C'est, comme ha Le voit , le renouvellement de l'opioou de Poli et de Lamerk, dut M. Guvier
we tint pas compte, par la raison que le pédicule d'implantation lui parut complétement fermé du côte de l'animal.
Pour donner à cetle opinion le caractère positif qui appartient à l'anatomie . l'auteur devait dunc trouves une voie qui mit vu communication l'intérieur da péd culs avec la vavité du manteau où les œufs v'enneat se grouper en forme de plateau arrondi, Citie communication lui fut dévoilée , en effet , par la dérouverte d'un petit conduit qui de La racine du pédicule longe le fond de ls goutti re dr la pièce impaire de la copelle, et vent s'ouvrir dans l'intérieur du manteau vis-à-vis Qu point où, comme nous venons de Le dire, les œufs se trouvent rassemblés,
L'existence de cet oriducte fat mise hors de doute de trois manière : pre taièrement, les œufs étant sur le vivant dus beau bleu d'azur, Fauteur les trouvrs engag's daus le conduit ararien , se renlant du pédivule dans le manteau : secondeneut . a insufflint de l'air par Le pédirake, 1 souk-va le mantesu en foniue de vessie, troistinement, à la place de L'air iliujecta du ve-nis coloré et {it saillie ainsi l'uriduete, à peu près comme dass nos injection Gnes nons reudons sppareas et visibles des vaisscoux qui nous échagyeraient par leur ténuité sans vette LR eus
,e expérænces exigent des aniaas frais ; on conçoit que noms n'arons pu les répéler aux exactement que l'auteur ; mais en d'sséquant plusieurs analifes, avec le microscope nous avons trouvé des œufs décolurés dans divers points de L'oviducte 5 sur qelones-uns nous avons mamifrstement soulevé le conduit ovarien per Piasuffation de l'air, et sue deux vu trois préparations remises par l'auteur, nou avons pu le suivre tout in jeté du pédicule dans le manteau.
L opinion de M. Martin Saiot-Ange nous parait donc réunir en sa favcar tout le degré de certitude désirable en anatomie.
Abivérité, on pourrait objecter que l'ovgire se trouve bien isolé de l'appareil fécondateus ; que les ph yropodes, cuxt lesquels les œufs soût renfermés dans que Uculière placée au bord supérieur de kt roquille,
D'ailleurs, l'ubsercation directe prouve que les œufs à l'était d'ovule dans le pré livule présentent dans le manteau les premices lineamens de l'embryon, fait 401 concorde avee Les recherches modernes sue l'ovologie des vertébrés. L'autr a représenté dans des figares le développement comparatif de l'œuf, dont
place par.
NOUS tous sommes assurés nous-mÉntes par un grossissement d'environ tinquante
diamètres, La détermination sont douc des fajta
le loi commune relativement à leur mode de génération.
, D'un autre côté, ils retombent dons une condition exceplionnelle par un fait d Un autre grüre, dont nous connaissons peu de semblables dans l’auatomie comparé; celui d'un second intestin embolte dans l'intestin ordinaire, Ce <ecord canl,
IMlerieure, tandis que par son extrémité supérieure, évasée et ouverte , il se troure enchänsé
vail préparatoire à La natrition; de telle sorte que selon nous, ei d'après La dispos. Lion des purlies, éetie dernière de peut sc faire que par erdouno.e et que Par une espèce de rumituraton qui viderait ce séconJ canal daus le premier,
Nous ne connaissons dans l'organisation animale que Le ver de terre, pareni les
aanelides, qni ait sinsi un second iftestüin emboilé dans son tube alimentaire , twore en différe-t.il; car chez l'annelide cet intestin surnuméraire est fermé à ses dus extrémités; c'est un cœcum double , disposition qui l'a fait aommer ty
phdorole par M. Char es Morren , observateur d'une sagac té rare, qui après
Wilbs et MM. Home et Carus, s'est occupé spécialement de son étude. Indégendatment de ces Faits, que uous avons cru devoir présenter avec quel-
ques détails, il en est d'autres d'an intérêt moindre pour lesquels nous renvoyons
au mémoire de l'auteur, Nos nous réservous, pour terminer ce rapport , de dire un mot du rapprochement qu'il établit entre Les cirripèdes et les sanelides, D'ac. cord en cela avec la plupart des zoutomistes , M. Martin Saint-Ange recoñnait que par le plus graud nombre de leurs caractères les cirripèdes appartiennent sax classes des crustacés Discutant ensuite La valeur des caractères par lesquels ils en dffèrent, il pense avec l'un de nous (M. Duméril} et M, de Blainville, qu'ils duivent servir d 1atermédiaire au de passage d'une élasse à une autre,
Mais tandis que M, de Blainville les considère comme des mollasques crustarés, l'auteur les regarde, au contraire, comme des crustacés annelide:, L'auteur forme cette deterannation sur La dualité du système nerreux . sur La segmentation rudimentaire du corps, et sar là présence de ganglions notvesux au centre de ces divisions linéaires,
Nous ferons remarquer d'abord qne les mêmes dispositions du système nerveux existent en partie chez ke cimoisoé, be cloporte, et en totalité chez Le phylsosune €t le tolitee, sans que ML Audouin ct Milne-Edsards , qui Les ont fait conmaitre, aient songé à rapprocher des annelides ces crustacte anomales,
Nous ferons observer en sccoud lieu que s'il est lüen vrai, comme le dit M. Martin Saint-Ange, que sar le plus grand uombre de mollusques Le système nerveux est réuni en une où pluseurs mastes d'où irradient Les nerfs, il en est d'autres chez lesquels le systéme nerveux central et double, tels sont l'hyale, l'aplysie le bucca aperta , la tritonie, les daris, le clio boréal , etc.
Ce qui montre , comme l'un de nous (M. Serres! en a fait La remarque , que be Système nerveux des invertébrés ge saurait fournir des bases solides à la distribur- Uon méthodique de ces animairs.
Le système nerveux mis à l'écart , les caractères secondaires des cirripèdes plus en rapport avec les bases de La classification naturelle sont la sr ic et le manteau. Saus ce capport , ils se rapprocheraient incontestablement des mollusques, si ces parties étaient analogues à celles qui eurcloppent ces derniers animaux. Mais, selon le professeur Burmeister, ces parties sont lout-à-fat différentes; clles ont plus de ressemblance avec l'enveloppe extérieure des crustacés qu'avec celle des mollasques. D'où i résulte en définitive que la plaec que doivent occuper les cicripèdes est encore indéterminée. Quoi qu'il en sait de ces dernières ObServa ions, le mémoire de M. Marlin Ssint-Ange est d'un grand intérêt H
les
mais sous re cire les cirripèdes sont dns les mémies comilitions
de l'ovaire et la découverte de l'oviducte chez les cirripèdes nouveaux acquis à la science, lesquels + € sorlaul ces animaux de l'espèce d'exception où les avait placés M. Cavier, les fait reatrer dans
que l'autour a découvert, et qu'il nomme cœcum , est flottant dans le canal alimentaire et légale presque en longuvur. Il est fermé à son extrémité
| par des dentelures daus Les lacunes sréolaires de l'istéricur die l'estomac. C'est dans ce cœcum que sont déposés les alimens poue y subir le tra-
vrécède, une multitude de faits nouveaux présentes avec clarté et rendus éridens par des dexsins d'une grande perfection. Nous pensons done que ce travail mérite tous les en couragemiens de l'Académie, et noas cn proposons La pulliation dans te plus prochain recueil des savaus étrangers.
Le rapport et ses conclusions sont adoptés.
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séasce no 22 svuver 1831, — Présidence de M. Boulay.
Après la lecture du procès-verbal, M, Bérard jeune moutre nne jeune enfant qui, par suite de beôlure, avait eu La main fortement renversée ca dedans et én arivee sur l'avanthras, auquel elle adhérait dans une large étendue et par des brides très-serrées, M. Bérard à coupé cvs brides, a ramené la main dans la direttion normale ; l'a maintenue à l'anle d'attetles en hois courbées sur leur bord euterne, qui lui avaient été conseiliévs par M Forget , ct qui remplacaient fort biva l'ettelle métallique condée de M, Dopuyren: la pourriture d'hôpital s'empara de la plaie ; on la maitrisa jar des applications d'acide atétique par; aujoerd'luu Ja guérison est complète,
L'ondre du jour est ls suite de la discussion sur le rapport de M. Fercus to : chant les prisons.