‹ Gazette médicale de ParisChapitre 197 sur 394 · PORC · texte numérisé non relu

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que l'incision vessie.

Eafin la destruction du caleul est plus prompte, et le révablissement plus complet après la taille qu'après la lithotritie,

de la tailie a pour effet de diminuer l'inflmration de la

lésion du rectum, du péritoine, de la vésicule spermatique, des canaux éjaculateurs et deférens, de l'aponévrose supérieure du périnée: 2° l’ traction du calcul produit quelquefois la déchirure du col de la v v et de la prostate, et même du rectum, et le pincement de la vi ajoutez les accidens nerveux, l'affaissement , le délire ; 3° les Ph yl consécutifs sont nombreux; ce sont l'hémorrhagie, infiltration d'uri rs l'ecchymose des bourses , l'isflammation du tissu cellulaire du done | la phlébite pelvienne, la péritonite, la cystite, l'inflammation de L rostate, les fistules urinaires, l'impuissance, l'incontinence d'urin a reproduction de la pierre.

Les accidens qui ae suivre la lithotritie sont : la douleur et le accidens nerveux; linflammation des voies urinaires, la péritonit l inflammation de la prostate; la phlébite pelvienne, la did rs {vulgairement appelé orchite}, la déchirure de la muqueuse Lars dr et l'hématurie , Ja perforation de la vessie, l'infltration d'urine, la réten tion et l'iscontinence d'uvine, les fi tules urinaires, la rupture des ; : strumens dans la vessie, la reproduction de la pierre, ve | Il ya donc plusieurs accidens cominuns aux deux opérations, Mais Ï hémorrhagie, les lésions du rectum et du péritoive, l'infiltration urinaire , la phlélate, la péritonite, les fistules sont presque exclusiv propres à la taille; de même la lithotritie expose beaucou a douleur et aux accidens nerveux, à la cystite, à A de la prostaie, au pincement de la vessie, à ges de fragmens Lars mens dans cet organe ; enfa à l'oubli de fragmens de calculs, qui ; vent devenir le noyau de cuncrétions Ph, ass nouvelles Cet balancer ces divers dangers? Par la comparaison des résultats chi. niques.

Quant aux cas qui réclament de préférence, soit la tai it Ja li thotritie, M. Blandin réserve mn nl EL ie 1° les cas de gros calculs, surtout quand ils sont exactement ri sesbe par la vessie; 4° les calculs de forme aplatie; 3° les calculs de mnilre très-dense, comme certaines pierres d'oxalate de chaux ; 4° les caleuls engagés en jartie dans l'urètre; 5° la paralysie de la vessie, G" les engorgemens considérables de la prostate ; 7 L cas de vessie à colonnes ou a diverticules ; 8" les cas d'affections graves des reins et des uretères. quoiqu il reste alors u de chances de salut, 9° les cas de calculs chez tes enfans jusqu'à l'âge de douze à quinze ans; 10° peut-être tous les cas de calculs chez la femme. La conséquence est que la lithotritie n'est applicable qu'à un nombre de cas fort restreint, et encore qu'elle ne convient qu'aux affections caleuleuses les plus simples.

Jusqu'ici la ithotritie est peu flatiée dans le parallèle; c'est bien au tre chose, si on en appelle aux résultats cliniques. M. Blandin prier les faits de taille rapportés par Frère Côme, Douglas, Cheselden et Middleton, et cofin par Morand ; et sur un total de 5,431 opérés il trouve 1,083 guérisons, 346 morts; proportion des morts aux uérisons : 1 à plus de 3. . ë

D'autre part, en réunissant les faits de lithotritie és par M. Bancal , par MM. Larrey et Double dans leurs Das l'US et eufo par M. Heurteloup, on obtient, sur un total de 194 opérés | 86 guérisons , 30 morts, et 8 cas où les malades n’ont point été débar- Paca de leur pierre; proportion des morts aux guérisons : 5 à moins

Quoique nous n'ayons pas voulu répondre à des critiques de détail qui n'ont pas été épargnées au candidat dans l'argumentation, nous devons cependant relever ici un fait essentiel. M. Blandin ne pouvait ignorer que les chiffres de mortalité adinis par MM. Larrey et Double ont été argués d'erreur par M, Civiale, et que ce grand débat, auquel est attache peut-être l'avenir de la lithotritie, est encore pendant devant l'Académie des sciences. S'il le savait, comment donc s'est-il appuyé sur des chiffres douteux pour en tirer de si graves conséquences ? Cr ine s'agit pas de répéter à chaque page, sublime invention heureuse decouverte! Si la hihotritie, choisissant ses malades, à eu d'après vos calculs, plus d'insuccès que la taille, qui les prend au hasard ; si dans l'examen des accidens, vons trouvez également la lihotritie plus dangereuse, la lugique furce vos conclusions ; la lihotritie est détestable. Conclure le contraire, c'est détruire toutes les prémisses de la discussion , c'est condamner soi-même tous les argumens qu'on a si longuement élaborés. |

Voici, du reste, en les abrégeant seulemeut un pe l Voie ste, es à u, les conclusions définitives de M, Blandio : di

1" La lithotritie rivalise avec la taille, mais jamais elle ne la remplacera complétement ;

2° Employée dans tous les cas, celle serait inférieure à la taille;

3° La lithotritie par perforations successives parait inférieure à l'é-

crasement ; celui-ci est supérieur à la lithotomie ; e

ces deux méthodes de lithotritie ensemble donnent des |

résûltats moins heureux que la taille;

5° On ne peut dire où serait l'avantage, si la taille choisissait ses su-

jets comme la lithotritie ;

6° La guérison obtenue par la taille est peut-être plus parfaite que

celle fournie par la lithotritie.

CONCOURS

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