L'OPÉRATION DU TRÉPAN; FAIRE CONNAÎTRE LES SUITES DE CETTE
orÉRaTion ; thèse, par M. Veureau (2).
Cette thèse est sans doute la plus considérable dont fasse mention
{1} 1n-4° de 4113 pages. Une édition in-8° se vend chez J.-B. Baillière, libraire, rue de l'École-de-Médecine, n° 43, bis. Prix : 5 fe.
(2} 1n-4° de 270 pages , remise in 8° sous ce titre : De l'opération du trepan
veux et épleptiques se ratlachant à la même cause, etc.; il va mème bien plus loin ; dans le cours de la thèse, il incline à l'admettre dans Îles cas d’inflainmation !
Es résumé, cette thèse mérite d'être lue et consultée malgré ses défauts , parce que nulle autre part on ne trouvera réunis autant de faits sur La matière , et qu'en définitive, ce sont les faits qui font la science ; mais il ne faudrait pas accepter toutes les assertions de l’auteur sans une prudente réserve , et enfin, c'est bien moins une histoire du trépan qu'uo recueil d'excellens matériaux pour ceux qui voudront s'en occuper,
V, Des mivenses MÉVUODES ET DES DIFFÉGENS PROCÉDÉS POUR L'OBLI- TÉRATION DES ANTÈRES DANS LE TRAITEMENT DES ANÉVRISMES , de leurs avantages et de leurs inconvéniens res ectifs ; thèse, par M. Easrnanc {1}.
Ceute thèse est divisée en six paragraphes. Dans le premier, sous le titre de Cons dérations préliminaires, M. Lisfranc recherche la vérttable sigmfication du mot Æaévrisme , qu'il définit « une tumeur for- » mée par Le sang artériel et communiquant avec une artère ; » trace à | ire traits l'anatomie chirurgicale des anévrismes traumatiques ct
es anévrismes spontanés, dans ses rapports avec les procédés opératoires, et recherche quelle est la fréquence comparative des anévrismes selon le sexe, l'âge, et quelles artères y sont le plus exposées.
dans les plaies de la tête. Chez 3.-B. Baillitre, libraire, rue de l'Ecolc-de-Médecine, 6. 13 bis. Prix 4 fr, 5ûc,
{1} Cette thèse, ainsi que celles de M. Lepelletier ct de M. Blandin, que nous avons anolvsées dans notre dernier numéro , a été Lire sous le forarat in-8°, chez Germer-Baillière, libraire, rue de l'Ecole-de-Médecine , n. 4% bis. Prix de chaque thèse, 3 fr, 59 c,
Le second paragraphe est consacré à des investigations historiques dont quelques résultats méritent toute attention. Ainsi, la description concise de la torsion, qu'on rapporte à Galien, appartient à Rufus!
& - à A > LE L ù cas d'ossification ou d'altération grave de l'artère; alors on doit recou-
rir à la compression immédiate, principalement par le procédé de Malagô , ou si l'on veut, au bouchon de cire introduit dans l'artère et
écrivain du premier siècle. Galien ne fait que le copier, et plus tard { soutenue par la ligature, à l'imitation de MM. Roux et Dupuytren:
cette idée ’est point perdue, comme on l'avait pensé; elle est répétée | par Avicenne , César Magatus la loue, et M. A. Séverin s'en déclare encore le partisan au milieu du dix-septième siècle. Un autre procédé, tout récemment expérimenté, se retrouve dans Avicenne, savoir, l'in. troduction dans l'artère des corps étrangers Ggurés en bouchons et assujétis par une ligature. La méthode d'Anel, que quelques-uns avaient déjà attribuée à Cruillemeau , existe en germe dans les ouvrages d'A! Paré et ne cesse point d’appartenir à la chirurgie française. Ainsi, sans | rien ravir aux inventeurs modernes, M. Lasfranc rend aux anciens la part de gloire qui leur revient, et ces exemples frappans de déconvertes importantes qui n'ont été en quelque sorte que retrouvées ; est une preuve de plus de l'intérêt que peut offrir l'étude approfondie de la marche et des progrès de la science, À la fin de ce chapitre, M, Lisfranc indique la division qu'il suivra ; il partage tous Les procédés d'oblitération , applicables au traitement des anévrismes , en trois classes , | qui occupent les trois paragraphes suivans. Ge sont : 1° les procédés] d'oblitération agissant sur la tumeur méme : les styptiques et les ré.) frigérans , la compression, l'incision unie au tamponnement, la suture} he plaie artérielle, l'électro-puncture et l'application de moxas sur| la tumeur ; 2° Les procédés agissant sur l'artére entre La tumeur et le cœur, savoir, la compression médiate, Ja ligature, la compression immédiate , Les bouchons mécaniqnes, l'acupuncture, Le séton , la torsion, le refoulement et les mâchures ; 5° enfin , Les procédés appli-
uës au-dessous de la tumeur, qui se rattachent à la méthode de (4 sde. Le sixième et dernier paragraphe résume Les conclusions de l'au-
Mais notre anulyse serait incomplète si nous ne mentionnions un immense tableau d'ritique résumées que M. Lisfranc a ajoutées à 4 thèse en forme d'appendice. C'est une série de près de trois cents faits d'anévrismes puisés dans les auteurs, avec les circonstances les plus essentielles de l'observation, vaste clinique improvisée et dont le professeur à tiré des résultats aussi neufs que frappans. Ainsi sur 154 cas d'anévrismes spontanés et susceptibles d'être soumis à une opération chirurgicale , 1l'en a trouvé 141 cher des hommes , 13 seulement clrez les femmes ; proportion de ti à un, Sur 101 observations où l'âge des malades était indiqué, 1l en à trouvé, de 1% à 30 ans, 21; de 5o à So ans, 23; de 30 à 50 ans tout le reste , c'est-à-dire environ les trois. cinquièmes, Veut-il savoir suivant quelle fréquence les artères en sont affectées ? 1l rassemble 159 cas d'anéerismes siégeant sur 15 artères ; sur ce nombre, l'artère poplitée en prend 59; l'artère crurale su pli de l'aine 26, à disers points LT sa hauteur, 18 ; la carotide primitive, 17 ; la sous-clavière, 16; l'axillaire, 143 après celle-là, l'ilisque externe qui suit immédiatement, n'a offert que 5 anévrismes. Ces résultats quelque iotéressans qu'ils vient , ne regardent cependant guères que la théorie ; en voici qui sont purement pratiques, Sur »$o opérations d’auevrismes opérés à la méthode d'Anel, et par la ligature ou la compression immédiate, on compte 32 cas d'hémorrbagies, 1 sur G; propertion véritablement effrayante. Le chiffre des morts a été de 45, 1 sur4. Les chiffres ne donnent-ils j:25 lieu de refléchir, et quand les méthodes généralement adoptées offrent tant de périls, n'est-ce pas le lieu de songer sérieusement à en essayer de plus sûres? On voit aussi que l'hémorrhagie est loin d'être le senl accident à craindre, car ces 32 cas
teur et termine par des considérations pratiques d'une haute 1mpor-
tance.
Ce plan est simple , clair, naturel, et ne laisse en dehors aucune mé-
thode ni aucun procédé. Malgré le court espace accordé à l'auteur, 1 à
n'ont pas tous amené Ja mort. Nous aurions désiré voir établir quelles autres suites Éicheuses entraine l'opération, abcès, gangrène, etc., et en quelles proportions, Le temps à manqué à M, Lisfranc pour ce tra-
su donner à chaque article une étendue suffisante , et les descriptions! vail, ou peut-être s'est-il contenté de montrer la route, en renvoyant
, : ” ni L et les discussions nous ont paru laisser peu à désirer. La netteté dans |
l'exposition, la précision et l'aboudance dans les détails , qui sont le!
caractère de l'écrivain, se retrouvent dans la plupart de ses descrip- |
tions, mi a citer un exemple, nous ne croyons pas que les belles expériences de M, Amussat sur la higature , la torsion, le refoulement , l'a-
cupuncture, etc, aient été rendues nulle pe d'uve manière plus claire et plus complète à la fois. On pourrait bien demander quelquefois un peu plus de correction dans le style ; quelques répétitions auraient besoin d'être effacées ; quelques idées gagneraient aussi à être! plus développées, défaut commun d'ailleurs à toutes les thèses de ce concours et à toute composition de longue haleine qui doit sortir en dix jours de la plume de l'auteur et de l'atelier de l'imprimeur. Nous n’irons point, à la suite de M. Lisfrane, parcuurir cette foule de procédés, qui d'ailleurs sont pour la plupart parfaitement connus ; nous nous bornerons à rappeler brièvement le jugement général qu'il en porte , et auquel le sens droit et élevé et l'experience consommée d'ug tel critique ne sauraient manquer de donner une grande autorité. : Les moyens appliqués sur la tumeur anévrismale même sont en géné-
ral peu eflicaces ; les réfrigérans et la compression seuls méritent en-Ë core de rester dans la pratique; les autres sont duingereux on deman-£
dent avant d'être admis des essais répétés. Les moyens employés audessus de la tumeur sont les plus sûrs et les plus putssans a la fois ; quelques-uns, tentés seulement sur les anunaux offrent trop d'invonvéniens pour être appliqués sur l'homme ; tels sont le séton , l'acupunc-
ture , le refoulement , les bouchons mécaniques sans ligature ; trois au- |
tres, la compression médiate , la ligatare, la compression immédiate , presque exclusivement employés jusqu'ici, ne sobt esempls 1 de dau-
ers m d'inconvéniens ; deux autres enfin, non encore essiÿés sur|
"homme {dans les cas d'anévrismes }, méritent de l'être à cause des avantages qu'ils paraïssent avoir, ce sont la torsion et principalement les mächures aidées de la ligature, Entin la méthode de Brasdor, plus üu moins dangereuse, suivant la disposition de l'artère, est une ressource qu'il ne faut tenter que ni l'oblitération directe du bout supérieur est impossible, et que la compression et la glace sur la tumeur ont échoné. Si donc il est impossible d'agir sur l'artère au- dessus de
l'anévrisiwe, M. Lisfrane adopte la ligature simple, et dans quelques!
cas la ligature double avec section de l'artère daus l'intervalle , sauf ce que l’art peut attendre de la torsion et des mâchures avec ligature qui , si elles réussissent sur l'homme aussi bien que sur les animaux, feront, sclon ses expressions, une véritable révolution dans l'hémostatiqne chirurgicale et remplaceront avantageusement les autres procédés. I n'y à
ceux qui voudront le soivre aux matériaux qu'il leur a amassés dans ses tableaux. Nous ÿ avons jeté un coup d'œil, eL nous avouerons que nous y aurions désiré quelques détails de plus. Mais l'auteur a indiqué ses sources; et il sera facile d'ajouter à on travail commencé déjà avec de si larges proportions. En résumé, cette thèse, malgré ses imperfec- Lions, est certainemceot de tontes celles de ce concours, la plus fortement méditée, ls plus riche en faits pouveaux et en idées fécondes; elle ajoute à l'histoire des anévrismes une page que devront lire tous les chirurgiens avides de suivre les progrès de leur art.
— = e EE CONCOURS POUR UNE CHAIRE DE CLINIQUE EXTERNE.
4" Épreave, — Argnmentations.
Séaxcr nv 25 sourer. — M, Blandine, — Argumentateurs, M. Sanson ,
Féelpeau, Lisfrancti Bérard,
M. Sanson commence par relever quelques inexactitudes de la thèse relatives à l'historique de La taille recto-vésicale, C'est à tort qu'on prétend qu'il a proposé comme premier procédé la taille par Le bas-fond de la vessie ; c'est à tort égale ment qu'on attribue à Vacca l'ioveution du setond procédé on taille nréthro- Érectale. M. Blandin dit que celte taille expose à l'impaissance ; Vacça a réfuté ice reproche; enfin es 1833 où à publié un tablean de soxxante-sept opérations ide taillé per ce procédé, sur lesquels il n'y à cu que ang morts, et añicün Estuleurx,
M. Brawoin répond que la thèse de M. Sanson peut être fardement comprise: comme él l'a interprétée, Quant à l'impuissance à laquelle les opérés son! exjssés F par la taille uréthro-rectale, run de plus aisé à concevoir : l'incison snr la igne lucdiane divisunt nécessairement un des conduits éjaculsteurs, et expossnt à idesser Les denx.
| M. Santos reproche à La thèse d'avoir confondu les inconréaiens ‘dés ‘trois
méthodes dé Lithotritie admises par Blandin, perforation, usure concentrique st lécrasment. Par exemple, ol est peu juste d'attribuer à La lithotritie en genéral Éia douleur que canse l'introduction de la pince à trois branches, à causé dé $on volume plus grand que célui des instramens à écrascment. | M. Beasoux cépoad qu'il lui aurait fallu aiors distinguer anssi les inconvéetons propres à chaque espèce de taille, ce qui l'aurait entrainé trop lom. Il a réwai en l'masse tous les inronvéuiens de la taille ; it en à fait autant pour ls Hthotritie.
M, Samson s'attache h faire réssortir de vague qu'une telle confasion-amène dans les résultats. Le reste de l'argumentation a trait à la docleur causée par Lintroduction de la pince à trois branches, qui se fait sentir surtout au méat nrigaine; M. Blandin adatet Le fait, œais EE prétend que cette douléur est sympathique dé la
qu'un seul cas auquel ces conclusions ne sauraient s'appliquer, c'est le
pression occasionde par b pince sur Le col vésical.
La parole est à M. Velpeau, L'argamentateur reproche d'abord au candidat d'avoir trop rehaussé la lithotritie . © déprécié la taille. Ilallègue en preuve l'importance donnée par M. Blandin à l'hémorrhagie , accident rare , à la lésion du rectum, qui ne l'est pas moins ; eux lésions de Y'urètre, du péritoine,ete., qui ne tiennent qu'à certains procédés. Tonte celte première partie de l'argumentation a été assez confuse. M. Blamidin, qui avait la comcience d'avoir fort peu estimé la libotritie, te comprenait pas où son adversaire voulait en venir , et l'auditoire même demeurait incertain. M. Velpeau est enfin arrivé à cette objection plus précise, que M. Blandin, après avoir prodigué les épitbètes les plus magnifiques à La lithotriie, tombait dans une érulente contradiction , puisqu'en balançant les résuliats, il La rejetait au-dessous de la taille; et qu'enfin cette conclusion était illo-
.gique et mal déduite, et qu'il était facile de démontrer que la lithotritie a sur la taille de manifestes avantages.
M. Buaxom, J'ai dit et je soutiens encore que la lithotritie indistinctement exéculée par toutes les méthoes, donne des résultats et à moins beaux que la taille ; après cela je n'ai ee laissé ignorer que la méthorte de M. Heurteloup, qui a obtenu 46 succès sur 37 opérations, promet à la lithotritie une carrière beaune‘ plus avantageuse.
Menreac. Les résultats d'un seul chirurgien ne prouvent riru pour le Le lle que vous avicz à établie : les lithotomistrs vousen opposeraient de plus beaux encore. Ainsi Dudiey n'a perdu qu'un opéré sur 63; Pausa, en lialie , a eu la méme gloire. Ea se hornant à ces faits, vous voyez donc qa'on pourrait toujours vous répondre que la taille, exécutée rh procddé que les chirurgiens ont suivi, sera encore supérieure mème à La lithotritie par ussion, Comment ces faits vous ont-ils échappé, et que devient la valeur de vos conclusions? Mais des suecès des en partie à un hasard favorable, et qui ne se répèleut point aillrurs, ne sufGsent pas pour établir un parallèle . et c'est dans l'examen plus approfondi des avantages et des invonvéuicns de chaque procédé , qu'il aurait fallu chercher leur valeur réelle ; et c'est là que pèchent votre parallèle et vos conclusions,
M. Velpeau remarque que dans l'énumération des cas qui se refusent à la lithotritie, le candidat a omis les calculs ayant pour noyau un corps étranger tel qu'une balle! —M, Braxoix : L'artiche a été redigé, mais il a été perdu à l'imprimerie.— L'argumentaleur note cocore uge autre omissios : ila'est rieu dit, dans La thèse, des frissons qui suivent quelquefois le premier essai de cathétérisme, et qui simalent un accès de Bèvre intermittente. M. Blandin répoud que ces frissons sont l'indice d'une phlébite. M, Velpeau relève cette erreur, €t reproduit ce qu'il vient de dire. M. Blandin nie que ces frissons aientétéobservés. M. Velpeau cite quatre à cinq cas où il les a vus lui même; c'est d'ailleurs ua fait bien coouu, lel l'heure interrumpt la discussion.
M. Lisvmanc, Monsieur, vous dites que Celse est l'auteur de mon procédé de lithotomie chez la femme. Pour appuyer votre proposition, vous faites une version inesacte. Je vous prie de me dire où vous avez vu que ces mols os pubis sigoiflassent symphyse pubienne.
M, Buanox. Les anciens donnaient le nom d'os pubés à la région hypogastrique, et une foule d'autenrs ont entendu ce passage commé Moi. .
M. Lasrnanc, Monsieur, aucun auteur n'a entendu ce passage COMME vous avant la poblication de mon mémoire sur la taille, et sucun ancien n'a désigné la région hypo astrique sous le nous d'os pubs. Passons, Vous dites, p. 44, que Les douleurs de la taille césultent d'abord de l'incision , ensaite de La dsten: sion du canal de la plaie par les teneties et le caliul qu'elles raménent de la ves se, Vous nubliez une source de douleurs aussi très-manifeste , lus essais pour saisir et pour charger be calcul — M. Buanmix. Cela est compris dans les douleurs occasonées par le pee du esleul à travers la plaic. — M. Lisrnaxe, Ce sont deux temps fort diflerens.
Méème page , vous dites que les douleurs de la lithotritie se font sentir en trois temps , el lun de ces temps, son vous, serait le broiement. Monsieur, le broiement est précisément le temps de l'opération où le malade souffre be mains, où il respire, où il se repos des doebrors antérieures. — M. BLasmin. Je sais, mousieur, que vous avez un fait à vous propre... — M. Lisrranc, D'abord; roais ce n'est pas sur ce fais seul que Je m'appaie ; je ne conclus jamais du particulier au pe Dans un: grande avemblée scientifique, jar eu occasion de me porter ee défenseur de la lithotrte: plus tard, de m'y sonmettré moi-même, J'avais intérêt à rechercher lous des faits, à en apprecer la valeur; c'est sur Je résultat de cette étude que je fonde mon objection. — M. Buaxpix. Je pense aussi que ies douleurs sont moins fortes durant ce temps de l'opération ; mais il en existe, — M, Lasrnane. I en existe qni tiennent à la distension de l'urètre par la sonde , maïs qui ne tiennent pas au hui ment
Page 51, vous faites ua tableau cembrani des suites de la Lithotritie, même dans les cas Les plus simples, et de Ta cette assertion qu'on troure en divers endroits de votre thèse, que la guérison après cette opération est lente et longtemps incertaine, Je suis d'un avis tellement apposé que Jd'afirme que, dans ts
port des cas, la guérison est immédiate , et qu'il n'y a pas méme de conva-
ace, = M, Beavoix, J'ai vu à la suite de la hthoteitie bon nombre de ratarcres véscanux , de douleurs vives el d'autres accidens , et je maintiens mon assertion. — M. Lisrnaxc. C'est que vous jugez sans doute sur un lrop petit nombre de faits, ct vous tombez dans l'inronvéaient que je signalais tout-3-l'heure de conclure da particulier au général. ’
Vous dites, page 146, que les vieillards réantésent la plapart des conditions favorables à la lithotritie , et entre autres la dilatabilité et l'atspleur de l'urètre, Je doute d'abord que la lithotritie soit plus favorable chez les vieillards. et les fiits sont Là pour m'appuyer. Je ne ensuite cette dilatabilité si grande de l'urètre; dans les cours d'opérations que je fais depuis 14 ana, j'ai eu occasion d'observer lan: coup de ces urétres de vieillards ; la plupart sont porteurs d'un engorgement de La prostate, qui diminue à la fois et l'ampleur ct ladilatalulité de l'arètre,—M. Brax- Dex. J'ai traité ailicors des engorgemens ; je ne parle iri que des vicillurds sains, Quant à heureux succès de la hihotritie chez les viillards , tous les opérés de M. Hcurteloup sont des vieillards. — M. Lispnanc. I ne fallait donc pas établ.r
convaincre que la lithotritie n'est pas aussi favorable que vous Le dites sur les vicillards.
Vous dites, page 456, que chez la femme la taille réussit recueilli tune masse de 38 tailles chez des femmes; sur ces 3 cas il y a eu7 morts M, Buanoix. Je n'ai fait que reproduire l'opinion de nos maitres ; el pour moi, de toutes les femmes que j'ai vu soumettre à la taille , aucune n'a succombé, — M. Laxpranc, Les opinions ne sauraient prévaloir contre les faits , et quelques faits personnels ne suflsent pas pour ps eu
Après quelques autres objections moins graves que les précédentes, la deniheure est expirée, et la parole est donae à M. Bérard.
M. Bénan contesté à M. Blandio que l'introduction de l'air, suite de la lésion du péritoine , ne produise aucun accident ; mais il y a plus, il est impossible que L'air pénètre dans la cavité péritonéale, Enfin la lésion du péritoine dans la fist sus-pubienne donne très-rarement lieu à la péritonite. — M. Buamnix ré- [pond qu'i a vu dans des plaies du ventre l'aie pénétrer dans l'abdomen; et quant à La frequence de La péritonite après l'ouverture dn péritonité , il renvoie l'argu- |mentateur au livre dé M. Belmus. M. Bénanv, C'est sur cet auteur que je me fonde moi- même.
Vons avancez que la phlébite tient à une disposition des veines du bassin inconoue avant nous; M. Lenoir eu a parbé avec plus de délails que vous-même. — J'en ai parlé long-temps avant M. Lenoir, et dans mes cours el dsns mon traité d'avatormie des régions. — Vous avez omis de parler des injections préalables nécessaires pour la lithotritie, — C'est que cela sortait de mon sujet. — Cela s'y rallachait telicment ae des cas qui caatre-indiqueat formellement la lithotritie est celni dans lequel la vessie n'admt pas ces injections ; il fallait le dire et vous ne l'avez pas dit.
M. Bérard blime le candidat de ne ciler, pour remédier à la lésion de l'artère périnéale transverse, que le tamponnement et [a ligature de la honteuse interne ; il admet, quant à lui, la cautérisation , que M. Blandin persiste à rejeter à cause des organes voisins. ÎL trouve une contradiction manifeste entre deux assertions de M. Blandin, qui donne quelque part la supériorité à la lithotritie, parce qu'elle se fait sans incision , et qui ailleurs trouve à celte incision de grands avantages [Enfin il trouve peu ex act ce qu'a dit M. Blandia sur le danger et les accidens des infiltrations vrineuses; cette infliration ne peut se faire que dans les 24 ou 48 heures qui suivent l'opération ; plus tard, la membrane progénique qui tapisse la plaie + met obstacle , et des abcès du bassin qu'on attribue à cette cause, né se manifestent cependant qu'à une époque bien plus éloignée de l'opération. A ce propos il qu M, er ep Va Lure mémoire sur la nature des accidens
ui aménent la mort après La lithotomie, publié d'abord u doit la Frappe MÉDICALE en 1833. ; Sn SE DEL
M, Blondin a mis une grande loyauté dans la discussion; il acce tions telles qu'elles se présentent, et lâche de les résoudre avec panel, 2% on mérile que nous louerons d'autant plus volontiers, que nous ne l'avons pas retrouvé chez Lous ses com titeurs. Malheureusement L plupart des objections À here faites étaivnt foudées, et l'attaque a été manifestement bien supérieure à la défense,
e toujours : j'ai
Séaxce pv 25 surccer. — JM. Sauson, Argumentateurs: MM. Fe! Lisfrane, Bérard et Guarbois, déc An
Cete argamentation a été graveet forte; M. Velpeau, M, Li é
ot attaquétour à tour arccvigteutM, Bansss, seat détendu pt pa vent avec succès. Nousne voulonspas relever ici toutes les objections de détails lesquelles ont insisté ksargomentateurs; l'analyse que nous avons donnée de de sd cussions précédentes sufBt pour faire voir le caractère imprimé aux débats chaque candidat. Ainsi M. Velpeau a été vif, pressant, mais parfois ua peu 0 à cor: M, Lisfrauc toujonrs grave , mesuré, frappant d'aplomb sur son ann M. Bérard . PA incisif, mais uo peu trop mordant peut-être, Il a fait resso ! tie cet oubli de M. Sanson , qui n'atait point parlé de la réunioh par seconde ja tention , mode le plus ordinaire de guérison des plaies, même quand on a tentéle réunion immédiate. Plusieurs de ses criliques de détail m'ont pas été moins leureuses ; mais on à élé généralement frappé d'une sarte d'agreur qu'il apportait dans la manière d'énoncer #3 objeciions. Ainsi , dans le cours du déliat Pi are
avait atfesié son expérience wrsonnelle ; M. Bérard est revenu plasieurs A ce mot avec ironie , demandant , lorsqu'il signalait une inexactitude, si l'ex, à rience de M. Sanson allait aussi l'appoyer. Or, le sarcague portait d'autant pe ” M. Sanson jouit à juste titre d'une haute réputation de probaté scieutiBqne et que , comme pralicies , personne me sur .: A sr p , personne ne saurait lui contester une grande expé-
M. Guerbois a occupé La dernière partie de la sésnce : celle fois du moins il
été éconté avec attention, et l'auditoire n'est sorti de son sérieux qu'à quel ob \expressions échappées au candidat, qui n'avaient pas toute la justesse désirable |Uue fois l'hilarité mise en jeu , elle a été entretenue jusqu'au bout par la mani “ d'argumenter de l'orateur, posant toc question et p'insistant jamais quelle qu ‘fit ls réponse. En dernière auolyse, s'il fallait nous prononcer, d'après éette 6} = : d ;et d après loutes celles qui l'ont précédée on suivie, nous dirions que M ces. hois nous parait on praticien doué d'une grande expérience personnelle mais presque à solument étranger aux travaux de ce siècle; d'ailleurs orateur pen exercé, et ne sachont pas astex exciter les sympathies de son suditoire Mn VS peu fait pour les luttes publiques des concours. du
iSéasce ov 26 sucer. M. J'elpeau—Araumentsteurs MM, Zisfr , rard, Guerhoës et Lepelletier, San doté
Le commencement de evtte séauce à parfaitement 6 cé
de 5 sp ressemblé aux précédente M. Lisfranc a gardé sa supériorité ordinsire, M. Bérard, qui a print onslé Le icontralictions de M, Velpeau , a nus cette fois un pea moins de chaleur dans la ‘discussion ; l'effet n'en à été que mieux senti ; et il est juste de dire que M. Bérard
our les vivillards une règle générale , sr vous ne notez pas qu'il s'ait de vieil + , né no! : g vieil. l'est un des argumentateurs les plus redoutables de ce cancou ards sains où non, el celle exception méritait d'être notée. Pour les faits de de fort bonnes choses, qui AL here ont rh pas PE hé us r » “par la
M. Heurtcloup , s'il n'a opéré que des vivillards . il ny a pas de comparaison à établir: eisis à consnlter tou les cas que possède la sticnce , il est facile de se
forme. Jusque-là repradaï:t l'argumentation avait marché avec L régularité ordiaire.
On se souvient que M. Velpem, ayant à argumonter M. Lepelletice, avait réclamé une discussion séneuse, M. Leprlletier a voula sroir #3 revanche. Il » done posé par avance les conditions à voulait acsisoer à son argamentation, et À a insisté d'une manière particulière sur ce point. que quand 1 citerait un auteur il ne ni ferail pas dire outre chose que ce qu'il avait dit. M, Velpcau , vivement piqué, à di miindé si c'était à In: que s'adressait cette allusion détournée, M. Lepelletier a rappelé Le Fait des varices da colon cité par 3 2, Petit, el interprété ue peu librement par M, Velpean, B entèt le débat 2 acquis me telle “ivacité que M. J. Cloquet, présiluat , a cru devoir ra ppeler a la question l'un et l'autre,
M. Lepelletier, rerenant à la thèse, la d abord critiquée en général, s'est plaint que M. Velpeau eût perdu san Lemps à citer tous les cas qui ne réclament pas le trépan, chose inutile, puisqu'on lui demandait sulcaent d tdiquer les éas qui le réclament, Puis, rénvorsnt le candidat à ls page 44 : Monsieur ,art-il dit, vous faites dire 3 Quésnay précisément le contrarc de ce qu'il à dit, —Monsieur, à dit M. Vulpea y a là une erreur de rédaction dont je ne me suis aperçu qu'après l'impression; je ne veux danc pas la défendre. = Mais, mon sieur, il Fallait vous en aperceco € amparavant. {lei quelques murmures ont pertis de l'auditoire.) Oui, monsieur, a ajouté M, Lepelletier , J'insiste sur moa objection, attendu qu'il n'y a pas B erreur de sens, faute de rédaction ; attendu que vous cites le volume et la page, et que cette citation est fausse de tout point ; attendu que c'était atteare trop ri , pour dre Quesnay, après l'imyires. sion de vobre thèse, et qu'il failait l'avoir lu avant de ls citer, — Je l'ai lu, monsicur, et j'ai pa me tromper comme Font tons les joues ceux qui liscat beaucoup et om citent. —= Mais, monsieur, vous avez fait une erreur sbblable pour Poil ; l'aviez-vous lu aussi, on est-re encore une simple inadvertance de rédoction ? — Monsieur, c’est bien possible. — Oh! monsieur, je m'arrêle à ; car tous les auteurs que ans avez cilés À fanrx À sauraient san» doutcété aussi par inadvertance !
Lei les muemures ont recommencs, un sifflet mème s'est fait entendre. M. le préddent à réclamé le silence. et recommandé un peu plus de circonspection. Nous ae saurions pour notre part approuver le lon d BMMONLÉ CE presque d'acharne. ment que M. Lepelletier à mis dans ses attaques ; il ae fout pas qu'un amphithés. tre scientifique se change ca arène , et que la passion se mêle au raisonac ment. Si M. Lepelletcer n'a voulu que sc venger de M, Velpeau, il y est parvenu sans doute; car M. Velpean déconcerté par ce genre de cotilat , n'a répondû que faiblement à des objectiont qui d'allours n'étaient pas sans fürce : Mais nous Crovuns
ve M. Lepelleticr a beoucoup sas lui-même à sa victoire, etes œurmures signi- Éeatifs d'un auditoire qui a so d'autres fois lui rendre pleine justiou, lui ont appris d'une manière un peu sévère qu'il est des bornes qu'il n'est pas permis au talent même de dépasser.
Séance ou 39 sunvurr, M. Lésfone. — Argeumectateurs: MM. Bros Guer” bois. Lepelletrer, Blamdin .
Cette sésnre à été marquée par un incident que nons Be pouvons ni compren dre ni expliquer, M. Birard jeune avait dirigé #1 permière o'jection contre Ja artie historique dde La thèce, et M, Lisfrane avait répondu, jorsque le oui de T, Dérciméris ayant été mil à la discussion, M. Lisfeanc à pris la parole pour ua fait personne |. .
" d'igaore , a dit honorable candidat, en quoi j'ai pu blesser M, Dire I m'est arrivé, ilest vrai, d'émettre dans ma thèse des opiniois qui ue sont pas tout-à-fait les siennes, mais cela est nnc chose permise et môae tulgaire dans toutes les sciences, €l il avait été loin de ma pensée d'atlsguer directement pu écrivain dent J'apprérie antant que porsonue li S lumières et la houte érut tion. J'ignore done comment il se Fait que M. Déacimées ail Coit iMipriner ct distri. buer anjocrd'hui méme, avant la séance, dans La conr de cette école | tn écrit dirigé contre 194 thèse. Si La discussion si forme «ur réLécait, que j'ai entre les mains, mais dant je n'ai pu preudre connassance, iest probsble, stiendu les études toutes spéciales de ve nonvel adeersaire , que je me trouvetai pour répon. dre avec des chonres d'inféciorité. Je crois qu'il cût été plus disne de M, Dérei. méris, dont, je le répète, jhonore infiniment le: savoir, d'attendre, pour eat taquer, que je neusse pas d'autres adversaires ; les jouraaux de médecine sont ouverts à Loutes Les disrussions scicntË ques , et il m'aurait encontre , Corume il we rénrontréra , Sr Ce terrain. »
A ces mots, prononcés avec calme el dignité , l'auditoire à répondu par des applaudissemens et des bravos ananas, M, Bieard jeune à déclaré qu'il gmorait cete ciréatance, mais qu'elle loi faioit on deroir de renoncer Le discussion eur celle partie de La thèse. M, Gucebois, M. Lepelletier, KE. Bhudin ont répélé la d‘elaration de M. Bérard, L'argumentation o suivi ensuite son cours à “hoaire, Toutefois, les ohjert'ans ont porté plutôt sur des arcs de rédaction et sur de. passages purement accessoires que sur ke fond de la thèse, dont aucune proposition n'a été ébronlée, M. Blandin à soutenu , à la vürité, que M. Lisfranc avait à tort décrit comme spirales bes fibres de la tunique Moyenne des artèers, qui, seloo l'argumentateur, sont circulaires ; nsais nous croyons que la vérité est du côté de M. Lssfranc, On a cru remarquer que, vers la Gu de son argumentalion , M. BI ndia avait oublié son eménité ordinaire e4 mis un peu d'aigreur dans ses attaques. Devant des juges et devant un public, ceci scrait non-sculement un tort , mais une Niute; car la raison demeure rarcmvnt du côté de la colère, et vu adversaire qui se posseile a de grands avaolsges sur un adversaire irrité, M. Lis. franc , parfaitement maitre de lui-même, ca à Brgement profilé; et cette séance, qui à cuuronné dignemrut toutes ses épreuves, lui a valu des apphudissem:ns et des bravos long-Lemps prolongés.
iméris ;
— Jeudi M. Bérard a été argamenté :; vendredi, M. Guerhois à dû l'être. ll rester: à apprécier les Uitres des candidats, et le verdict du jury séra probable ment reudu dans les premiers jours de la semaine yrochaine.
RS PARIS. — EVERAT, IMPRIMEUR
La discusdon arrivée à M. Lepelletier à prisun caractère tont .à-fait inattendu.
| VARIÉTÉS
L'iontérét et l'étendue des séances du concours en arrière les comptes-rendus dec Aradémi:
decine, occupée du rapport de M. Ferrus, n'a pas offert d'autre nouvelle impor late ; quant à l'Académie des sciences, nous allons ici compléter La séance du 44 juillet, que l'abondance des matières n'avait pas permis de donnre en entier.
nous ont forré de laisser un pen s. Heurensement l'Aradémie de mé-
—M. Dumas faitea son nom et celui de M, Cherreul on rapport sur un mémoire de M. Eugène Peligot , relatif aux produits de la distillation du benzoagte de chaux.
Les Le sie ie pas en términsnt , et l'Académie accorde l'insertion du mémoire de M. Pelisot au recueil des savans étrangers,
M, Jourdan lit an mémoire sue un nouveau à la famille des fémuri ne, le genre avahi.
Ce quadrupède à été brièvement décrit par Sonncrat, le «eul qui en ail parlé de visu; mais la dépouille de l'agimal ne parait point avoir été apportée en Eu.
gare de quadrumanes appartenant
rope,
Er 1833, M. Jourdsn trouva, dans nn envoi da csp de Bonne-Fspérance , une peau qui lui parut appartenir à l'animal désigné par Sonnerat, et désigné depuis Wotôt sous le nom dé maki à bourre , et tantôt sous celai d'indei à longue ques! Cette dépouille, 4 laquelle était jointe la tête osseuse, permit à M. Jourdas d'étu. dier un grand nowbre de détails de l'orginistiion de ce quadrumane , sur les maœurs duquel i obtint quelque temps après d'amples renscimemens,
Ce quadrupède est na peu moins gros que Le lemur catta : il à un pelage touffa laineux, qui arrondit l'ensemble de ss farmes. Le tête est ronde, le museau petit,
les oreilles comme aoyées dans le poil. La couleur est fauve au dus, à la tête et aux parties externes des membres; aux parties internes où ioféricares , d'un gris de souris.
€ les antérieures, qui
Les extrémités pe sont deas fois plus longies a tte à la racine de la
ont seize pouces de longueur. Le corps a , du sommet de queue, {4 poures el demi; la quene a 10 pouces.
Les doigts de l'extrémité antéricuee sont réunis par la pra jusqu'à leur pe mère articulation phalangienne, l'ongle du pouce a ln forme de celui de l'homme ceux des autres doigts ont à leur partie moyenne une saillie longitudinale, J
A l'extrémité postérieure, le pouce est réuni sa second doigt par un repli de la peau un peu plus développé que chez les autecs quadrumanes ; les doigts sont réums jusqu à La première articulation phlangienne , comme «eux de l'autre extrémité; ls ongles ont aus-1 la même force, sauf celui du second doigt, qui es long, aigu et sabulé.
L'avshi dort une partie du jour dans quelgne creux d'arbse on dans quelque enfouechure des branches; il s'éreille à l'approche de La nuit, Cait entendre un petit cei pleureur souvent répéié , el se méunit avec ceux de son espèce per troupe de Raut à dix, pour aller à la reclwrehe de :5 nourriture. il Prail s'accommoder d'une pos » variété d'olimens, tels qu'ineretes , fruits , grains durs , racioes et méme certains lichens, Il ear be mal, mais il saute fort ven. :
La femelle ne porte qu'un petit qui aait vers La Co de févricr, et est porté pendant deux à trois mois sur Le dos de sa mère.
Jusqu'à présent l'aval n'a été trouvé que dans les forêts qui avoisinent la côte orivntshe de Madagisear : 1l y est connu sous autant de noras dilférens qu'é y à de Cantons dans cet € partie du pays.
M, Jourdan terne son mémoire par l'énoncé des différences qui séparent l'évahi de Finder propeument dit on 1 dei à courte queue. Les differencrs sont Urop ligères pour que nous puissions les laire sentir dans notre analyse,
Cawsutes GÉLATINEUSES DE MM. Duncaxc , pharmacien de Paris, et À, Moraus.
Ce qui empêche fréquemment l'usage du baume de topabu , c'est la saveur et l'odeur désagrésble dont 5 est doué. Sans cette circonstance, il scesit beoucow plus emplosé dans un grand nombre de ens . oi il est regardé à juste titre comme spécilique, Les médecins qui out be plis expérimenté ve remète À ont rarement vu échoue, mais ils ont rencontré un grand nombre de sujets qu'une répugnance insarmostable met dans l'impo-sibilte de le puendre, De là tous Jes efforts qu'on a faits pour changer sa forme , pour ma-qer ses ciractères physiques , en affsiblissant où co alté:ant taujours plas ou mine ses vertus prints Après une foule d'essais iafraéluensement toutes jusqu'à ce jour, MM, Dublancet À. Mo thes viconent enÜn d: trouver un procédé aussi simple qu'ingénicux pour obrier à cet inconvénient, Ce procédé consiste à enfcemer Le baie de copabu pur et naturel dans des capsules en gélatine de foree sphérique et de grosseu- convenable pour être avalées sans peine, Sous celte enveloppe qui ne laisse rien transpirer, oidle la saveur, ni de l'odeue du baume, il franchit les organes de la déglatition jusqu à l'estomar sans exviter de dégoût, et conserve toite l'énergie de ses utiles propriétés, Déja nu grand nombre de médecins ont, après l'Académie royale de médecine, qui s fait uar ppoët tré farorable sur les capsules de MM. Dublanc et Mothes, constaté de la manière La plus évidente les uvanlages de cette découverte et les servires qu'elle est appelée à rendre à La inédecine.
Le Rédacteur en chef, Juuxs Guéuix.
RUE DU CaDean, «° 46.
La Gazerre mémicaux DE Pams (Gazette de sunte et Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque maine; chaque numéro est composé
de 46 pages in-4°, #2 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Pans et les Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr. pour 6 mois, et 10 fr, pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les sbonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4°’ Janvier, 4® Avril, 4 Juillet, 4 Octobre, — On s'abonne à Paris, su bureau du Journal, rue Poissonniére , n° 5, et dans les départemens, chez tous les Directeurs des postes, — On ne
reçoit que Les lettres affranchies
Paris, Le 8 août 1834,
A MM. Les Auovxis De La Guzelte médicalr,
Nos abonnés ont pu apprendre par Les journaux quotidiens que le rédacteur en chef de la Gazrrre MÉDICALE partage aujourd'hui, avec M. le docteur Pravaz, la direction de l'établissement orthopédique fondé
ar ce médecin. Cette association date déjà de près de deux ans , et ne Aoit par conséquent influer en rien sur les soins que j'ai donnés jusqu'ici à la rédaction de la Garerrs mépicaue. L'étude particulière des dif: formités du système osseux auxquelles j'ai l'occasion de me livrer dans l'exercice de mes fonctions spéciales, ne pourra au contraire qu'ajouter à la variété des travaux du journal. Si j'ai laissé ignorer jusqu'ici mun association avec M. Je docteur Pravaz, c'est que je voulais avoir acquis par l'observetion et l'ex érience des connaissances qui ne permissent de faire figurer honorablement mon nom à «ôté de celui du médecin à qui La science doit les meilleures inventions orthopédiques de l’époque.
Les marques d'intérêt que mes honorables confrères abonnés à la Gazerre mÉDicaLE n'ont crssé de me témoigner, me font espérer qu'ils voudront bien les étendre à mon entreprise particulière. Elle aussi aura principalement la science pour objet , et j'espère bientôt que je saurai faire tourner à son profit la position favoraLle où je me trouve. Je saisis celte occasion pour engager ceux de mes confrères qui se sont occupés des difformités du systéme osseux , à me communiquer beurs recherches ou obxervations. Je prépare un travail étendu sur celte matière, où je m'empresserai de consigner les faits et remarques qui ie seraient adresses, en rendant , bien entendu , à leurs auteurs toute la justice qu'ils méritent.
Jules Gurnir.
Æailidon
Moon cher confrère ,
Vous avez dû suivre avec quelque intérét, sans doute, les operations du dernier concours pour La chaire dé clique chururgicale, F1 me reste à vous en Cire ronnaître le résultat . la nomination de M. Velpeau. Quelque opin-on que Le pu-1 blue ait pu se faire sur le mérite relatif iles eandi-lats et sur leurs titres, chose as- Ï
L Travarx oncivaux : Ducsractère des maladies r'gnantes. — Nouvelles observations sur Les beuits du cœur, — Considérations sur la psoitis chronique et es aheës du panss. — DE RuvUE nés 20URNAUX DE MÉDECINE ANGLAL : Observations smvies de remargnes, — Ligature de l'aorte sbdominale. — Phénomens extraordinaire de vocalisation humaine. — Lettre de sir À. Cooper sur la facture du fémur. — Observation sur one tumeur développé: dans le moelle allongée. — Traitement de la Gèves intermittente por la saignée pratiquée pendant la période du froid, — Ohsérrations de lausse mélanuse des pot. moas ou phthisic mélanique.— Observation d'un cas d'afectioncérébrale.—An gine de poitrine traitée avec succès par La saigne et La helladone. — Tumeur cartilagiueuse produite par l'application de Ls pommade stibée, — Die l'aliénation mentale qui survicnt quelquefois pendant l'accou: henvent.— Observations
ratiques sur le traitement de quelques-unes des maladies des MES. — IE. Acanmies : Académie des sciences, séances des 21 «t $0 juillet. — De médecine, séance du 31, — Connesposvances Ménicaes : Observations « monomane bomicihe, suivies de quelques réflexions sur cette maladie, — Heureux effets de Fexteait de belladont dans le trailemeut des bernics élranglées, — IV. Revues mauiocaarmioue : Du ais considéré dans ses rapports avec l'hygiène et la médecine, — Propositions générales J'ophihaimologie. — Y. Coscovuss : Concours pour une chaire de clinique externe. 5° épreuve, — Argumentation, — Nomination d'un professeur, — Lettre médicale sur Paris.
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