PHÉNOMÈNE EXTRAORDINATRE DE VOCALISATION HUMAINE
Dans une lettre adressée au rédacteur du journal, M. H. Mayo rend compte d'un phénomène fort remarquable observé sur ua chanteur nommé M. Richemond, dans une soirée donnée par le docteur Elliotson. Le chanteur produisait à la fois deux sortes de sons , savoir : une note basse et prolongée, accompagnée d'une série de notes plus élevées, dont le timbre rappelait les sons d'une tabatière à musique.
Ce qui était tout d'abord évident , c'est que cette suecession de notes élevées n’était point produite par le larynx. Lorsque les notes laryngées montent un peu haut, on voit le laryox lui-même s'élever vers l'arrière. bouche, et on le sent encore mieux en mettant le doigt sur la ponume d'Adam. Mais M. Richemond ayant pus à l’auteur de placer le doigt indicateur sur ce point tandis qu'il chantait, celui-ci s'assura que
Ë Poe age mrsiihen den : tant que là note basse restait La même, le larynx ne s'élevait ni ne s'a-
Au bout de huit jours, le 8 mai, la céphalalgie et l'engourdissment ont disparu, |baissaie, quelles que fussent les variations des hautes notes. Ainsi la note le sommeil est tranquille, Le tremblemwnt contioue comme avaat, On coutinuera basse sembfe être laryngienne ; et en effet lorsque le chanteur la dou le même traitement. h "à tu t le É à
Le 15, le tremblement est maifestement moins fort; le malade prendra la ay plus aigue, ss tirs élevait pre > MN strychnine trois fois par jour. omment expliquer la formation des autres notes? M. Mayo
Le 29, le tremblement « resque cessé. 11 prendra un Re de grain trois ||qne ce himtes s de l'analogie avec ce qui se passe quand un habile ra mymilpel- ag au bout de quelques jours cesse le traitement , se consi- | nusicion joue de la guimborde. La lame vibraute de set instrument
Le 27 décembre il se présente de nourean, ayant été repris de tremblement de- reud un son qui est toujours le même, Rs qui, FIPEETUIS que la cavité
bis six semaines, après avoir travaillé dans le même atelier froid et humide que buccale, donne ua double son plus où moins aign , selon que la bouche Ê sujet Énhehrodip-ve her gs bn traitement par la steychaine , re plis on moins agrandie ou resserrée par le résenger des joues et abord à la dose d'un sixième de grain, deux fuis par jour. : . [des lèvres, Ainsi, le son grave produit dans le larynx allant se reper- Pre dy a ainéhioralion ; la dose e-t élevec à un quart de g-aio deux fois cuter dans le gosier et dans la bouche, prendrait là un autre timbre ct l Le 10, l'amélioration ayant continné, le malade prendra un tiers de grain deux [V9 autre ton , selon les varia‘ious de cette cavité; et celle explication fois par jour , et au bout de quelques jours il se trouve assez bien pour reprendre [|admise, 1] est évident que ces variations, en se muluipliaot , multiplie. son travail. rout les tons buccaux; et de là cette succession de notes différentes tan-
Au bout de quelques jours, nouvelle rechute à la suite de laquelle le malade en. dis que le s sn grave du larynx demeure toujours le même et sert de vétre à l'hôpital de Birminghare , où 38 se trouve dans les solles du docteur E clès, titalile accompagnement.
Pendant un mois il y fut traité par les stiemulans unis aux antispasmodiques ed aux . à : 2 : s a toniques, et sans duminution de symptômes. Alors on conrsença l'ussge de ln]! Cette théorie reçoit nne nouvelle confirmation d’un fait remarquable, strychaine à da dose d'un huitième de grain trois fois par jour, et qui fut doublée |'c'est que les petites notes aiguës sont dans la dépendance de la note au boot de huit jours. En peu de jours l' un loration fut notohle, et au bhont de basse, et ne peuvent pas être produites séparément. Du reste ; les sous quiare où dix-huit jours le tremblement avait complétement d'pars, ef le molade 4e Lx tant dus aussi à des vibrations , la seule différence impor. avait récouvré duc parle de ses forces. Mais en méme temps que la strychnine , 75 l id ne D del À ie on employait ais: l'éfeetricilé svec avant, ge, On cesse l'emploi de la siryehpine [|tante entre la production de ces sons nouveaux et ceux de la grumbar à celte époque , et on rontiouc à des époques éloignées l'emploi de l'électriené et [de , c'est que dans ceux-ci la lame vibrante est placée en avant de la du sulfate de quinine, cavité buccale, tandis que le larynx esten arrière.
Ons. 1. Sprason, âgé de 29 ans, traraille depais vingt ans à la dorure. 11 éprouva les prewiers tremblemiuns il y a plus d'un an, mais trés-ligers ; depuis is sont devenns trés-forts, En général, lorsqu'il ne fait pas de muuremens +0- Jontaires les muscles restent en repos; mais aussitôt qu'il veut les faire ils commencent à étre agilés. La voix est tremblante comme celle d'une personne qui est dans la période de froid d'un accès de fièvre; le pouls est faible et lent ; le rmalode se plaint de faiblesse et cit très facile à agiter. NH y à de La cépholalgie; vn sentiment de pesanteur et un sommeil inquiet. Sous tous bes autres rapports les fonctions sont normales. { Application de ventouses ous lempes et d'un vésicatoire à la nuque; wa sixième de graïa de strschnine deux fuis par jour.)
oo Mis M. Mayo te un phénomèns ras donna coca pont Lei, nt Loi qe ro ct e * * : + l] af a La ra L te il donne vue sut théorie. Il ya trois ans qu'il à DL Î mn j'éeage … Une sertion fat faite en ont. 4 la partie fracturéc; et on asperçut dans un all, en compagnie de M. MW healstone, un chanteur qui donnait CanE Eine je Je révaion une ligne blanche moas solide; mais tout le reste était enmême iemps deux séries diflérentes de notes ; ce n'était plus une basse|fiérement osseux. » continue accompagoant un air unique, c'élaient deux parties différentes : | : mn, | d'uve même composition musicale, s'harmonisant comme deux instru-|| M. Swan ajoute : « cette observation démontre parfaitement le prinmens qui jouent ensemble; et mène le chanteur avait nne telle flexibi- cipe posé par sir A. Cooper , c'est-à-dire que quand le ligament réflélité d'organes, qu'il imitait, avec ses deux voix synchroniques, à la fois chi demeure entier, et les fragmens en contact , la nutrition continue la harpe et la clarinette. Il était évident pour ceux qui l'ohservaient , dans la tête du fémur, et l'union peut se faire même dans le court esue ces deux voix partaient de deux points différens; l'une était pro-||pace de cinq semaines mn NET seulement sous le genou un oreiller et dite ele larynx, l'autre par les levres pressées l’une contre l'autre ct||cn laissant le reste aux soins de la nature. » } | mises dans une tension assez forte pour que l'air, en forçant le jassage,|} Dans la condition opposée , c'est-à-dire quand le ligament réfléchi y produisit des vibrations sonores. est déchiré, je peux citer un fait qui m'a été communiqué par M. Ro- Les faits nous manquent pour apprécier la valeur de ces explications ;|bertson de Shrerness, dans lequel le membre fracturé est resté dans mais ces hénomènes nous ont paru assez extraordinaires pour les si- l'extensiun six mois sans aucune trace d'union osstuse, PA gnaler à Fsnention de nos physiologistes.
Ones. — Le 25 juin 1822, William Durain , dgé de 62 ans, homme grand et athlétique , de tempérament sanguin, Lomba avec une violence fort peu considérable sur nue pièce de bois, contre laquelle sa hanche gauche heurta. En se relevant, il ressentit une douleur srguë dans La région de La cavité cotyloide, mais sans aucan autre accident ; car il alla lui-même se mentrer au chirurgien, Le 26 , à ma visite du matin, en le voyant parmi les malades , d'aprés le récit qu'il fit de sa chute et d'après cette circonstance qu'il s'était relevé et avait marché, je ne saupçonnai aucune lésion grave de l'articulation et je le traitai comme pour un simple contre-coup,
Toutefois , le 29 il se plaignit d'un accès brusque de douleur intoléra le, ce qui m'engage à le soumeltre à an examen plas exact. On ne voyait aucune lésion à Lestérieur de la hanche ; mais le raccourcissement du membre était manifeste, surtout quaad on be fa sait tenir debout sur le membre sain ; l'extension rame nait La longueur normale; mais en cessant l'extension, le raccourcissement se reproduisait ; Je genou et le pied étaient tournés en dehors, et la rotation angmental beaucoup la doubeur.
de le Gs transporter à l'hôpital , comme atteint de fracture intra-capsulaire du col du fémur, Mais des soins assidus et continués pendant 6 mois, dans ce bat priocipal d'empêcher les mouventens du bassin et d'assujétir le membre, ne procuré. rent aucun changement , hormis la diminutioe graduelle de la douleurs on Ini donna une paire de béqnilles et on le mit sar la liste des invalides , où il resta jusqu'au 26 septembre, époque à laquelle 1] mourut d'une hydropisie générale,
A l'autopsie on trouva une fracture transversale à La tête du fémur , en dedans de ligameut capsulaire, sans aucune trace de réunion quélcongue. Le fragment su. périeur était retenu en place par le ligament sain , assez poli sue sa surface, mais sans aucun dépôt osseux. Le fragment inférienr était fort irrégulier , et offrait lusieurs esquilles détschées adhérentes à l'insertion du ligament capwolaire. Entre É cavité cotyloule et La portion d'os retenue en place par le ligament, étaient pla sieurs petils corps ovalatres comme cartilagineux , qui étaient à ment des frageucns de l'os, Le ligament capsuliire ctait en partie déchiré dans le point qui eegarde le grand trochanter, et il était fort épaisi vers ses insertions. |