‹ Gazette médicale de ParisChapitre 223 sur 394 · DA LL'LL LS N · texte numérisé non relu

DA LL'LL LS N

ovés dont La soluiion est parfaitement imdifferente au public, si tant | | pitre de cet auteur, que nos

ditoire doit étre préferé, Telest mon avis, du moins. Je!

{2} Troja, De vi quam natars impendit ino-s'um elungandis. In acr. as, sg. P- 29.

{3) Cruveilhier, Anat. descrip. 1 4, p. 279. Paris, 1834. (4) De exuis et sedib, morb. , epist. 56.

g'nal de te médecin. On ne conneil ses opinions que par des fragmens couserrés par des compilateurs, IL Faut donc sea rappo ter aux compilateur. Parmi cts | compilatenrs # trouve Actins sel c'est sur dus ou tros plumes d'un certain chadeux adversaires etublissent ces deux wpinloss diamétralement oupo-ées. À question. Dans quel chaire d'Aëtins se trouvent ce- | phrases ? Dans ke 52° do 44° livre, dit M Lisfrauc ; dans le 54°, dit M, Dércimeés ris 3 ef ils vont tous deux rai-on et Lous deux tort, car l'ordre des chiqires n'est pasle méme dans les diverses ‘raductons , et c'est sur les traductions qu'ils raisonnent, L'un à pres Montanus et l'autre Cornarius, et voilà tout, I a'a pas lu de quarante pags d'argunvens pour capliquer ce qiipr «no.

2" Question. Que disent Îles dvux pasages? D'apris Lars commun des porties, il ust question dans Le pee er, où comencneenoent dus apte, d'une rertaine defuicion de l'anévriome, Mais ils l'entend ot un peu diffécemmuent, sa veut |'édition oùak ke li ent. Sclon Montsnus et M. Lisfranc , il porte : Sed et oliquar:de nbduetainseetionis loco cicatrice, sanguissub erte excoltur ;xffieitur que marbus que ss cnenrima appelant. A5 arterid igitur vel ab vend emanat sangnis, te... D'après M. Dézeiméris +1 Cor narins, il est ainsi conçu ca français : “Quet- … quefois la plaie de la peau s'étant reunie , celle de l'artère restsni béaute ; Le “ sang s échappe sous 13 peau et forme une tumeur que 14 Grecs appillent an: “ vrisme, c'est-a-dire dilatation de l'artère.»

Ces deux définitions, quoique traduites du même texte, sont loin de présenter la mème idée. D'après la première, l'anévrisme consiste en loute tumeur sanguine, soit qu'elle provienne de la lésion d'un vaisseau où d'une veine ; d'après la deuxième , il ne consis'erait que dans les tumeurs formées par le sang artériel. M. Lisfronc maintient ke premicr sens, sur ce que tlouie l'antiquité grecque , 61

, servir de puint de départ au pra ticien, cider sur La nature d'une lésion de ce genre.

Lrsqu'il s'agit de

lsensibles

| dé

by reg elles ont é'é trouvées encure exstlagineuses jusqu'a une époque

Ors. XXL — Un enfant parut avoir 08 membre plus court que l'autre quel que Lens après Ja naissance, Îl mourut, Bertrandi , qui en dt l'atopsie , trouve que Le raceuu tsscment dépendait de La separation de l'épiphyse crphal.que du fear {4°

(5) Mém. de L'Acad, de char. , t. 4, Jo 4°

{4} Portal. Anat. md. , 8. 4 ,p. 407

{4} Cruveilluer, sbid, , p. 279.

(4) Tate ll can enim est, vires quat porgnt ile l viuculin disrump re { Le caprale sctieubur et le ligancnt uierusseus | mullo citius bué cagut passe à cure me evellere. Morgazsni, épist atist, Su.

A Voyez bs belles consdrrations de M. Dupuytren à ce lujet. Leçons es.

sous le rapport du diagnustie comparatif. C'est ce que je ferai plus bas.

L'épiphyse supérieure du fear peut se séparer, soit au moment méêine de La aisance , soit plus ou aioins loug-tesaps après le com-

(0 Bertrandi, our. cué, t. 4, p. 164.

(2) Palletta, de clanlicstione congenits, et exervitationes anatomie. (3) Léscillé, Nour, doct. chir, , 4 4, p. 449 et suir,

même des écrivains postérieurs à Rufus, ont appliqué le mut d'anétrisne su tromhos; il trouve, en outre, fort eutraond maire que Rufus, parlant en grec à des Grecs, eût écrit ce membre de phrae : Queen Grœct aaeusitne appeilunt. de erais comme lui aque c'est la ane gentillesse de Cornarius , et je dis de oser dde

par La torsion, M. Dézeiméris croit au contraire qu'il ne s'ogit pas dn tont d'u cas d'anérri-me , mas sions lement des plses avec perte de sang. Le cons il que donne Le médece, de s'assurer si le sun pravicat d'une veine 0e d'une orlire , est une preuve qu'il west pas question donésrisme, pique Le mot d'à

ces mols: Hoc est arteriæ dilutatianent, par lequel ledit Cornarius à voulu faire montre de 3 since ctimologique, M, Déecimeris soutient la scunde version par La seule raison qu'elle est donnée jar #3 traduction, 1 me semble qu'it eût élé brauvoup plus simple de recourir aus sources mémcs, à l'orgroal grec, à eût mis dl'acco-d Montanus et Cornarius, M, Dézeméris est d'autant plus 1m onnable de n'avoir pes adopié ce moyen cspédinf de trancher la diffivutté est, dit il, possesseur d'un superbe manwserit grec d'Actius, Que v ut:il en faire, s'il ue s'en sért pas dans une si belle occasion ?

Cuant à l'auteur de re prssag :, tous deus convænnent qu'il appartient à Rufus, d'après be témoignage d'Artius. Hs ne différent que sur l'interprétation de la déloilion de l'an vrisnve qu'il contwnt, On va voir que cette difference d'intrrprétation de ce premice passage amène one interprétation différente du second, que voici telqu l'a cé M, Lisfeonc dans sa thèse : il se irouve dans le méme chapitre que le précédent.

a Se vas ande manat sanguis profondum frerit.. … ubé situ ejus et mag” » nitudinen diligenter persprxeris, noveri-que mumquidl vena sit an arterix , os vasinnirsdeols{ldrstendens et moderute cureumflectentus; sommet set port sivculé nexun oblique vus incilere cogiuer, |

Sur ce passage s'élèvent deux questions : 4° de quoi y est-il quest'on? 2° qui en est l'au eur ?

M. Lisfeane prétend qu'il s'agit ici d'une méthode de traitement de l'anévrisme

nevrisme ne désigne, selon lui. que les épancheniens artériclss 41 œorlà pourquoi il tent tant a ba debuition d l'anévrisme da premier passsge , M sue Li donne la version de Corus lus, M. Lisfranc partout de la definition de Montauus , qui done dedietimcte en ot Le mon d'ancsrene aux tibenrs ve nets ot arterietles et de L'opinion coname de l'antiquité coufonne à cette def tiens «+ remarquant en wulre que la description de ce nrocrdé opératoire vient pu après be premier passage sur la fr-mation ds anévrsmes traumiatiques . vit dans : elui-ci indication d'anc méthode de tratement de ces lésions, tetes qu: LS eutendaicat les anciuns.

Ce point me parait singalitrementeml-rrassant, «1 je doute mime qu'onpa-v'enne jamais à le décider d'une man êre complète, de smtquans ces Lant qu La bee Lure des douze ou quinze maausti + d'AËtius exists, pourrait peut dire ajyporter quelque lumiere, s'ils n'apportaient pas la lemiére, 5 pou. duun rai nt ati moins quchques nouvelles variantes ao moins ares que celle die. coniment.teurs et des traducteurs , ce qui ne pourr-it que tourne an juredit le la di jte et chrs dis pateurs, Quent à mer, dans le doute. je donne: à tout hasar{ rain à M. Lisfrane, par cela seul que son arguisentation sur ve point, comie sur à plujart des an tres, ma paru touches avec une grâce el une iménivsile parfaites. Cest le moins que je puisse fuire pour le plaisir qu'il m'as dunné,

L'autre question , savoir quel est l'auteur Ce ce terrible passage, n'a pra

mencement de la vie extra-utérine. Dans ‘e premier cas. la chose ne

peut avoir lieu que par suite des manœuvres sur l'enfant, qu'uu accouchement laborieux aurait réclamees. Je ne nie pas par là la possibilité du mêne accident lorsque l'enfant est encore dans Îe sein même de la mère, avant on sans que la main de l'accoucheur y ait eu aucun accès. Une chute , des coups sur le ventre pendant la dernière période de Ju gestation , peuvent occasioner la divulsion 4n question , bien que je u'en conûaisse aucun exemple par devers moi. Mais pourquoi nieraiton cette possibilité , si les fractures intra utérines sont ivcontrstables ? Ce point de pathologie er FA pourrait devenir de la plus haute importance pour la médecine légale. J'ajouterai que la divuision épihysaire de la tête du fémur est pour moi non-seulemeut possible dans e sein de la mère par suite d'une cause tranmatique, mais aussi sans cette cause, Une maladie de l'articulation coxo-fémorale qui est capable de produire la luxation intra-utérise du fémur, peut avec autant de raisou détruire ou séparer l’epiphyse céphalique de cet os. Pendant la première année de la vie, l'épiphyseen question peut être séparée soit par quelque traction accidentelle que le féœur aurait éprouvée suivaot la direction de son axe, soit par quelque violence directe et immédiate à la partie supérieure de la cuisse, Le célèbre commentaieur de Bocrbaave, Van-Swieten, observe très-judicicusement que l'accident dont nous parlons arrive trés-souvent anx enfans qui, étant portés par leurs nourrices sur le bras passé sous Je bassin, jrttent inopinérent eur tronc en arrière. L'épiphyse céphalique du fémur ou des deux fémurs se sépare dacs ce cas comme une caroîte qu'on briserait avec les deux mains. « Cum autem, dit ce médecin, junioribus épi- » physes leviori vi solvaotur a reliquo osse, ideo frequeutius illis hoc » malun accidit ; imprimis, dun is gestantur , si iufantis subito corps retrorstun proficiant, magnum periculuu est, epiphysem ossis w femoris solvi, vel 1psam cervicem hujus ossis frangi posse ; unde tota n vita claudi manent, dum ossis corpore a capite suo articulato soluv tum musculorum vi sursum trahitur (4). » ” Lorsqu'on est dans un âge un peu plus avancé, l'épipbyse supérieure du fémur ne se décolle ordinairement que par suite d'une chute sur le côté, Tel est le cas de Sabatier que nous avons cité plus haut ; tel est aussi le cas d'une jeune personne, âgée de huit ans, soigoée par Fabrice de Hildan. Ce qu'il y a deremarquable dans ces deux observations, c'est que toutes les deux ont été prises pour fractures ordinaires du vol du fémur par ces deux grands chirurgiens. Il est curieux d'ob. server le religieux Hildun accuser , dans ce cas, l'indiscrétion des pupaises et des puces du lit de [a malade comme cause du raccoureissement considérable que post le membre après la guérison! « Sed quid » fit ? cum quadam nocte muscæ et pulices prater modum vexa- » rent pucllam , et proinde corpus et crus commoverct, ut spatio vi- » giati quatuur horarum in modum extuberaret , et crus longe brevius n evañeret altero.... Vides qualis deformitas et elaudieatio sequuts » fuissel ? bis Deus sua gratia mibi adsutisset {a}! D'uprès la figure donnée par Hilden , le membre de cette malade présente au muins deux pouces de raccourcissement.

Je n'ai maintenant qu'us mot à ajouter jour achever l'étivlogie et le pronostic de Ja maladie en question. Le pronostic est ici grave, très-

(1; Van Swielen in Bocr. aph., 2 4, p. #9 (2) Ibid. Cent, 5.

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