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été controverse avec moins de vigueur ct de ténacité ; c'est mêm: sur celle i que porte tout k: fort du combat.
D'apris M. Lisfranc, ilest de Rufus; d'après M, Désimécis, il est de Galien, |
Voici les reasons de M. Li-franc. £° Le chapitre où se trouv- ce passage cat | unititulé: De euptione scagrénis EX HUFO et de crustam inducentibhus (édit. Muntaous) , où bien : De eruptioe sanguinis c£ qua crnstam inurant, Fuji tance de la définition de l'anévéisme , et tout le discours compris entre ces deux prisages molusivement et estièremint relatif au méme -ujet , les hémorrhagies tt les mosens héarcs'atiques. Or, le passage de la débaition étont par Lous les eri- Î ques, et por M. Diréimérs bti mime, attrihac à Rufus, on ne vot pas pourrat réconnn vali le dans on ess et non valide dans l'autre, °° Aétins étant an compiliteur, à rem danse: chapitre $4 oi 82 nn 26408 grand nombre de péei ptes et dé récits, tiers ds ouvrages des anciens médeciis, dout 4 cite le plies | souvent Îles nant: on tie de Chaque formule, comme : aride Piitugri, atund! Orbuser ,n'éa lex Guinea, Wa fait de mére pose le long éstrait relatif à Fée | roulement da sang; a di : De ésiptione a gibeis ex fofo, Si l'an cons à Rufus la proprielé de cet extrait, et de La doctrine pui Y est rappoctée , on peut contes er gl la mme raison 3 Philagrios, 3 Oribase, à Galien, la prapriéte |
des recette st lo mules miss sauts Dour noai ; 3 faut contrster lont ce chajrtie ! il Aétiue .
(Coruarins }, Ce qui prouve d'abont que Kubus est pour quelque chose dans cv chapitre, 2° Le passage rolauf à La torsion dis vaisseaux est placé à peu de disquoi Le scoot, qui n'en est que la suite et le complément , ne lui sppartiendrait pas, Où ne vo € pas ponrqnoi Le temoignage d'Adtins qui les cite tous deux , se |
RE ee ee me de M ee ee
rave même, car, lorsque cette divulsion épiphysaire a lieu, la clan Écatios consécutive et l'atrophie du membre sont inévitables. Ce que Bucerhaave à dit du pronostic de la séparation des épiphyses en géné. ral st ici particulièrement applicable, « Pessima quæ epiphysi a cor. » pore ossis soluta accidit, » à dit ce grand hoimine (1). Van-Swicten cosidère ce mal comme plus grave qu'une luxation (2).
Le 2 de la divulsion de l'épiphyse supérieure du fémur peut offrir quelquefois la plus grande obscurité, même pour les hommes les plus exercés eo chirurgie. 1 suflit à cet égard de citer les cas de J.-L, Petit et de Paré dont j'a parlé plus baut. Gette obseurité n'existe principalement que lorsqu'on a affaire à une lésion de ce genre sur un enfant nouveau-né, et qui aurait de l’embonpoint. Lorsqu'un enfant présente à pe la naissance un wcmbre abdowinal plus court que l'autre, le chirurgien est obligé de chercher à découvrir la nature du mal et d'y ai remède, De trois causes un raccourcissement de la cuisse peut
‘pendre , au moment de la naissance : 1° d'une luxation congénitale; 2° d'uve brièveté vaturelle d'uo des fémurs sans += rien autre chose manquât dans les articulations n1 dans l'épaisseur de l'os {3}; 3e d'une divulsion épiphysaire. Le chirurgien distinguera assez facilement la luxation des ra autres lésions. En allant donc par voie d'exclusion, le doute ne peut tomberque sur les deux dernières causes. On s'assurera par conséquent d'abord, si le féaur est simplement plus court que l'autre par conformation primitive sans que la continuité de son corps avec son épiphyse supérieure ait été lésée, On verra , si en faisant mouvoir doucement la cuisse en différentes directions, les mouvemens se commuviquent à la tête du fémur, qu'on sent avec une main sous la fesse de l'enfant, ou bien si le membre se plie plutôt dans l'aine, comme s'il y avait là une articulation supplémentaire. On s'assurera si le raccourcissement ne dépendait point par hasard d'un vice des 05 de la jambe (4). Du reste, la luxation congénitale existe ordinairement des eux côtes,
Ons'informera d'ailleurs descirconstances de l'accouchement etdecrlles qui ont re le terme de la gestation; on verra s’il existe une ecchymose à l'aine et à la fesse ; on notera de combiea de lignes où de pouces le membre est plus court que l'autre, et quelle est la direction du pied et du genou lorsqu'on l'abandonne à lui-même, Si, en observant attentivement le corps nu de l'enfant couché sur un lit, et en l’excitant à crier el à s'agiter, vous chservez que l'enfant relève les deux mermnbres également, et qu'il les agite en différentes directions avec une égale facilité; si vous pouvez vous assurer en même temps que ces wouvermens ont pour centre de rotation la cavité cotyloide, vous puuvez être sûr que le raccuurcissement pe dépend pas d'une lésion de coatinuité de l'os. Robert, duc de Normandie, qui fut surnonuné courte-cuisse , présentait ce défaut congénial de longueur à son fémne sans ancune autre espèce d'altération dans le membreÿ{a}, Si, au contraire , cette dernière épreuve était négative, et qu'elle cofncidât avec les principales des circonstances que j'ai énumérées plus haut , Je dia
(1) Baerhaave, Aph. 360.
(2) Vau-£wieten, Comm. , 1. 1, p. 309.
{31 Portal, Anat, med, , L, 1, p. 13, 425, 467 (4) Portal, ibid.
{5} Portal, ouvr. cité, L 1, p. 13.
passages analogues qui se troutent dans Gaben ont eté empruntés par lui à He fus , qui rocserte aiea tous des honneurs de la priorité dons la connaissance de lanéveime ct de son tro tement, ans que lot cru mue foule de savans bem mes et cotse autres M, Dénimests. (Mochorc , pr 5 et ailleurs. — Dictiomauire de médecine , ant. Aérienne et Chirargee.|
M. Disesméris de son cûté prétead : 4° que l'autorité d'Aétius ne prouve run paree que c'est nn compilateur srent infdele. (I faudrait pronrer d'abord ctte adéité en général et en particulier sur le point en question}; 2° que la plupart des ée ivains postéeirert, en reproduisant bes idées principales et même les details de ev chapitre, Fattribnent 3 Galien, {Cela prouve seaiement qu'il. ne connais suent pas se passage de Disfus, cité par Actus); $° que la dédiniuon en tête da chapitre se trouvant prè, du non de Rufus, qui Ent par ic da titre , peut lui étre altribiie, mais quel sutee passage qui cst placi plus loin ne ssurat, par la mme raison. lis appartenir. {A suivra de Hi qu'en faisant anne citation tout érritain + @rait tenu de répéter Le rom de son antiéur à chaque pre ne ho suffirait pas de dire : ce qui sait eut à Pool: 1 faudrait qu'ilsgnat du vom de Panltoutes les pleascs citées: 47 que Galien n'est point un plaire et que loin d'avoir capté Rufus, Aëtors uses me à copié daus Galien toute ls substance du chopitre en quesüou. (Le rontraire est prouté par bes remarques préceentes: il convivat d'observer en outre qu'on trouve aussi dans Gatien li definition que M. Derciméris lui mine laisse à Rufus: et que ce n'est que per nn procédé de ériliqui des plus orlistrsdres qu'il peut ainsi diviser un tent smdisiable et faire dons ces passages le téage qui lus ronvient); 5que ce passage n'est point de Rufus per aulle raisons
et soûme Loi ton live, qui vst presque entièrement écrit dans cv qu'il serait sopeifle de dédairs. Archives p.184 (Moi w'ead manderais gu'ire
goût, 4 Sie prsssge est de l'ufus, ainsi que la debotion de l'ancve se , Lis? pou qu'elle fat bonn :}.
DFE PARIS.
gaostic de la divulsion épiphysaire ne serait plus équivoque. Le diapere pas la wême obseurité lorsque l'affection dout nous parons arrive à UD âge un peu plus éloigné de la naissance ; les causes et les signes du mal des ce cas sont analogues à ceux de la fracture du col du féœur chez l'adulte, Je ferai observer pourtant : 1° que le raccourcissement ct la rotation en dehors du PA ve ne doivent être que trèseu prononcés chez les eufans, à cause de la largeur que présentent fragmens à l'endroit de la couche épiphysaire séparée , et aussi à cause du peu d'energie de l'action musculaire ; 2° que la douleur qui résulte d'une simple contusion à la hanche peut facilement déterminer une ascension convulsive de cette région, produire un petit raccourcissement passager du membre avec rotation du pied en dehors , et en snposer pour un décollement d'épiphyse,
J'arrive au traitement de ce wal. Hclas ! que l’art de guérir est souvent un fourment continuel pour nous ! Que faire lorsqu'on à à traiter un cas de cette nature sur un petit enfant à la mamelle? Malheureusement , les auteurs qui ont rencontré le décollement de l'épiphyse en question ue nous ont pas transmis ni le mode de traitement qu'ils ont nus en usage, ni les détails de l'issue de la maladie. Quelques-uns d'entre eux cependant s'accordent à dire qu'en abandonnant le désordre à lui-même, il se forme une ankilose, le membre reste plus court que l'autre, il se dévie de sa direction normale et le sujet est estropié. Quelquefois aussi il en résulte une articulation contre nature à l'endroit de la séparation épiphysaire, et le membre reste petit et attophié pour tout le reste de Ja vie (1}. Ludwig a rencontré un cas de €e genre, dont il donne la fi-
gure; le voici :
Os. XXI — Uo jeune lromme âgé de 20 ans ovait eu, dès s0n enfance, la tête du fémur séparée du reste de cet os, La réunion ne s'est point faite ; il s'est formé que fausse articulation à Fendroit de Le désunion, qui perawttait à l'individu de tourner le membre en tous sens , el de porter impunément La pointe de son pied jusqu'à la tète. Ce membre était de 42 pouces plus court que l'autre, « Non enim solum mm in omnes plagas dimovere valebat, sed, et quod mire » erat, podem mawibus arripiens ta torquebat ut digitumn pedis magoreunn ore ad- “ motere capiti init, bumeris ntrisque et ab anteriuré el posteriori parte immo » capiti imponcere passet. Omnes vero has actiones sine alla vi atque doloris sens = peragebat (2).
Cette observation de Ludwig pourrait être rapprochée de ceile de Bertrandi , que nous avous rapportée en parlant ss diaphyses humérales (obs. XVI}; elles se ressemblent parfaitement sous le rapport de la non-consolidation et de l'articulation supplémentaire qu'elles présentent. Hippocrate avait observé que toute luxation non réduite dans Pen. fance était suivie d'un manque remarquable de nutrition dans le membre, d’où l'atraphie et le raccourcissement considérables de cette partie.
Voici le plan de traitement que je me proposrrais de suivre dans un cas de ceite nature, Je réduirais le membre et je le bandevais depuis le dessus du genou jusqu'au pied, en l'aitachant de la même bande avec l'autre meinbre sain ; en un mot, des deux membres pelviens je n'en ferais qu’un seul. Je placerais en outre, entre la partie supérieure in-
{1} Sed quod pessimum est, epiphysis separata 10 cavitatem ilam acetabuli retracta raro itérorm cum cervice coil, «4 si coeat, membrum tamen valide d stortua altero brevius redditor. — Non minus sotem fer solet, ot capot sllud separatuns, licet etiam cum collo femoris iterum concreseat, attamen sim) cum acetabulo ia unum conflueñs ankilosis proferat. Reichel, De epiphysium, ete, , p.20, 24.
(2) Reichel, ibid.
EEE dd
Après avoir examiné. co pable les pièces de eet inextricsble procès, je déclure adhérer entièrement aux raisonnemens de M, Lisfranc sur cette dernière question; mais il est 1rês-possille que je n'aic pas compris un mot de toute L'affaire ; et si M. Dércinéris ou Lout autre me fait cette objection, je suis prêt à avouer ma profonde igsorance.
1 s'agirait maintenant de délucider les deux dernières questions dont j'ai parlé en commençant, Louchant à La métbade d Amel, que M. Lisfrane retrouve dans Guillemeau et même dans Amlrroïise Paré , tandis que M, Déreiméris nie qu'elle voit dans aucun des deux: mais je me m'en sens ni le courage ni la force, Ce diable de Rufus d'Éphèse m'a donnr ant de mal que je renonce à pousser plus avaot des investigations si ardues. EX que serait-ce enrore si j'étais énlré dans L'hilagrius, dans Antyllus, dans Paul d'ége , dans Rharis el Avicepne, dans Gay de Chauliac et Tagaalt, sans compter Lanfranc , Peyrille , Sprengel père et fils’, et le bon abbé Bourdelot , et cette nuée de docteurs grers. chrétiens , arabisies , dont regorge LD age aprs de ces messieurs ? Hélas! j'ai à peine eflleuré ce vaste sujet composé de mille »ujets. On me pardonnera, j «père, mou insul- É-ance.
' I me reste à expliquer be sens de l'épigraphe que j'ai mise en tête de cette ré tation :
T'urpe est ductori cum culpa redarguit ipsum.
T'en fais de mon chef l'application à celui des deux adversaires qui , trop ‘enfaut dans sa renommée de savant et d'érudit, # eu Le malheur de se lasser baitre dans une lutte d'érnd tion, de tentes, de grer et de latin , par un novice en ct
terne des cuisses , un petit coussin enveloppé dans du taffetas vernissé moins dans le but de favoriser la réduction, ainsi que M, Guyot le propose pour les adultes , que pour donuer de la place aux excrétions des organes pelviens. Ici le el du fémur étant presque droit, où ne pourrait pas le comparer à la clavicule, ainsi qu'un l'a fait en imagivaut le coussinet ci-dessus. Je garantirais du contact des matières fc. cales les tours supérieurs de cetic bande en euveloppant la partie supérieure des cuisses de quelques morceaux de taffctas, Cet apparcil, n'empécherait pas l'enfant d'être lavé et essuyé suivant les art
es des mères, je le laisserais en place une douzaine de jours seule. ment , en recommandant à la nourrice toutes les précautions nécessaires pour qu'on ne dérangeât pas trop la position du membre, Après cette époque , j'abandonnerais le tout à la nature.
Si l'enfant auquel on aurait affaire était déjà d'un âge assez raisonnable ; oh! ici, j'emploierais l'extension continue du membre à l'aide de bandes simples, de la manière que j'ai décrite dans mon mémoire sur l'extension permanente (1). Get appareil sesait ôté du qninrième au vingtième jour , où bien du vingtième au trentième , selon l'âge du sujet. 11 faudrait d'ailleurs se conformer à toutes les règles qu'on connaît pour le traitement des fractures du col du fémur, J'ajouterai que ces précautions doivent être plus rigoureuses pour l'enfant que pour le vieillard, car la non-consolidation chez l'enfant est suivie de conséquences beaucoup plus graves que chez Le vieillard, savoir : de l'atrophie et du racconrcissement très-considérables du membre. avec ankilose du genou. Je crois avoir vu et examiné plusieurs individus qui se trou vaient dans ce cas dès leur enfance ; leur membre vicié n'était pas plus graod qu'un bras, en comparaison de l'autre membre abdominal , qui avait acquis toutes les dimensions ordinaires.
B. Les épiphyses inférieures ou condyloïdiennes du fémur sont aussi à leur tour exposées à la divulsion traumatique, Nous avous remarqué d'après Portal que cette séparation peut aussi quelquefois arriver sur des adultes, à cause de la réunion tardive de cette appendice à la dinphyse de l'os. De toutes les épiphyses , dit Béclard, pe 1 qui s'ossie la première est celle de l'extrémité inférieure du fémur; elle se réunit le plus tard à la ma (2). Bertrandi, qui a observé la lésion en question , dit que le malade ne peut pas se tenir sur ses jambes lorsqu'elle a heu, et qu'il vacille facilement s'il essaie de marcher, Cet auteur ajoute qu'on peut facilement devenir valgus par suite d’un accident pareil, Je conçois en effet que si la séparation de l'extrémité eondyloïdienne du fémur a lieu sans que le Een } soit reconnu on traité, la jambe et le pied peuvent rester dans la rotation en dehurs, Bertrandi a observé l'existence d'une ecchymose circulaire à l'endroit de la séparation de l'épiphyse, ou bien des sigillations sanguines. Ce signe n’est pas à mépriser ; mais le principal, c'est le mouvement alternatif des pièces. Les causes ordinaires en sont les chutes où quelque coup sur le genou : une traction immédiate et directe sur les condyles pourrait peut-être produire aussi le même effet. Reichel à décrit et figuré un cas de divulsion épiphysaire des condyles du fémur.
Le croit v'ofire ici rien d'embarrassant : nne simplebande en 8 de chiffre autour du genou et le repos au lit, jrourraient à li rigaeur remplir les indications que le mal présente; mais comme cela n'empêche
(t) Transactions médicales de Paris. Mars 1853, (2) Béclard, Anat. géo. , p. 503.
Îsé et médité arec toute l'attention dont je snis ca- L genre d'escrime. En faisant cette spplication j'admets , à La vérité, qu'il y a vu
quciqu'un de battu , ce mt pourre paraitre fort contestable à bien d'autres. 1 est libre à chacun de tirer de la discussion une conclusion contraire. Quaot à moi, je maintiens et maintien rai la mienne, et je serai jusqu'a la mort pour Rafus contre Gabien , pour Gallemoan et À. Paré contre Aëtius; jour l'érudition , le bon sens et l'esprit contre l'érudition tonte seule.
Je finis en exprimant le désie que cette disenssion tombe au plus tôt entre Les mains des Allemands, à qui elle appartieat de droit. Je ne connois pas dd moyen plus efficuce pour la rendre comjlétement inintellisible, ce à quoi je n'ai peutêtre pas suffisamment réussi.
— Le choléra a reparu à Glascow. Plusieurs cas se sont montrés dons La basse ville, et quelques-uns ont été mortels. Les dernières letires de Gibralter , reçues à Londres, qui sont du 48 juillet, mandent que ce terrible fléau se propage are une effrayante rapidité le Long de ln côte de Barbarie, A Gibraltar il dimsnue d'intensilé ; cependant il ÿ avait encore eu 870 ess Le 46 juillet.
— Le choléra s’est déclaré avec une très-grande intensité à Gothenbourg , en Suède.
— Les journaus de Londres annoncent, d'après des lettres de Gibraltar, que la méme maladie à éclaté à Algésiras, à Ssn-Coque, à Tanger ei à Ceuta.
— Depuis le 45 juillet jusqu'au 31 du même mois , il y à eu à Madrid 5 2;1 décès par saute du cbeléra.
vant moi, chez ces individus, d'un affaissement inégal des épiphyses tibio-fémorales du genou. J'ai remarqué la même chose sur quelques petits tambours de régiment. Ce vice de direction, qui n'a nas encore ua nom spécial, pourrait être appelé éntrogonie accidentelle.
Le traitement de la divulsion épipbysaire de l'extrémité supéricure du tibia est le même que celui de la séparation des condyles du fémur.
Je dois ajouter à ce qui précède que M. Key de Londres a vu le tubercule tibial qui donne attache au ligam-nt rotulien, être décollé de Ia surface du tibia par simple action musculaire, (The Lancet,t. xrv, page 3a.) Ce cas simulait parfaitement la fracture transversale de la rotule, et mérite d'être traité comic tel : il ressemble exactement à la séparation des trochanters dont noas avons parlé, et à celle des malléoles de la jambe, dont il sera fait mention tout-a-l'heure,
B. L'épiphyse inférieure du tibia se sépare assez difficilement : erci tient à la mobilité excessive du pied chez les enfans , et ectie imubilité dépend el'e-même du peu de développement des malléoles. Une cause cependaot qui agirait immédiatement sur le bout inférieur du tibia , pourrait déculler cette épiphyse. M. À. Séverin, que je viens de citer, dit avoir rencontré deux fois l'accident en question, l'un en la personne du fils de Conzalis, l'autre sur le fils de Caraccioli, patrice napolitain, Ce dernier cas fut soigné par Marc Aurel et par son confrère Do minicus Antonius ab Alexio. L'auteur ajoute que l'extro-version du pied , ou le pied valgus, est souvent la suite de cet accident , ce qui est très-facile à concevoir. Le pied avec son épiphyse décollée, peut en effet couler sur l'axe longitudinal du tibia, comme nous avons vu la main rouler sur celui du radius, aprts la séparation de l'épiphyse carp'enne de cet os. Cetle opinion à aussi été soutenue par Platner (1). M. Carus d'Allemagne à eu l'occasion d'observer un enfant naître valginède par suite d'une fracture à la partie inférieure de la jambe , qu'il avait essuyée étant encore dans le sein de sa mère. Le fait a été constaté par l'autopsie après la mort de l'enfant. La mère était une servante âgée de 25ans, qui avait fait une chute sur le ventre vers le-sixième mois de la grossesse (2). Oa peut, dans ces cas, si le mal est récent , prévenir la déviation du pied en tenant le membre assujéti à l'aide de paillassons et attelles, comme s'il s'agissait d'une véritable fracture, 11 est à peine nécessaire d'ajouter ici ce que nous avons déjà plusieurs fois répété à l'égard des précautions à prendre pour prévenir l'ankilose, Je terminerai ce paragraphe en rapportant un passa de Platner, qui tendrait à prouver que la malléale externe peut quelquefois dans l'enfance, aussi bien que dans l'âge adulte, se séparer à la manière des épiphyses, et être cause du pied-bot interne. « Jn adultis » eliam frequentius accidere opinor , ut dum gressu saltusque talus in » exteriorem partem inclinatur , quamvis etiain is luco sno motus non v sit, tamen malleolus externus distrahatur, quam cpiphysim esse supra » retoli. In infantibus optime valentibus, etiam ille cedere potest , si
rait pas le membre de tourner dans la rotation , soit en dehors , sait en dedans si l'enfant était indocile, il serait peut-être convenable de maintenir Ja jambe dans sa rectitude naturelle à l'aide d'un appareil à fracture. S'il n'y avait cependant qu'un des deux condyles seulement de sparé, cette F Acitrod précaution serait superflue. Après le dixième jour de l'accident , des mouvemens alternatifs dans l'articulation du genou sont indispensables pour prévenir l'ankilose,
$ IX. Éripuvses Tisiaues.
Ainsi que nous venons de le voir pour toutes les autres articulations ginglymoïdes, la portion tibiale qui répond à l'articulation du genou présente une € De partagée en deux par une couche cartilagmeuse mitoyenne. « Tibia in supra parte plenior, duas ea sede bahet appen- » dices, » dit Platner, p. 185. Il n'en est pas de mème de l'épiblne iarsienne du même os, qui est simple. Les malléoles tibiales qui ne sont que très-peu prononcé s chez l'enfant font continuation avec le caruilage de l’épiphyse inférieure du tibia. L'ossification marche sur ces éminences de l'intérieur de la grande appendice à laquelle elles appartiennent. Quelquefois cependant no point d'ossilication séparée se ma. nifeste dans le cartilage malléolaire qui se comporte alors comme toutes les autres appendices. Dans ce cas, ainsi que Béclard l'a vu une fois, les malléoles, à mesure qu'elles s'ossifient ; présentent à leur base une couche distincte de cartilage épiphysaire, qui lesrend suceptibles de divulsion, comme toutes les autres épiphyses. Plusieurs fois , en ef. fet , j'ai entendu M, Dupuytrea dire qu il avait en rencontré une où les deux malléoles étaient séparées de la substance des os de la jambe par suite d'accident, D'autres ont fait aussi la même remarque (1). L'ossification de l'épiphyse tibiale supérieure ne commence pas ordinairement avant la fin de E première année de la vie extra-utérine. Celle de l'extrémitéinférieure est plus tardive; elle se déclare dans le cours de la seconde année, La réunion complète de toutes ces qe au corps de l'os s'effectue ordinairement de la dix-huitième à la vingt-cinquième année. Elle commence toujours par l'épiphyse inférieure (2). Une remarque curieuse, et qui du reste s'applique à plusieurs extrémités articu. laires, c'est que l'épiphyse supérieure du tibia ne constitue pas l'extrémité supérieure du bia tout entière , mais seulement une espèce de plateau Lorient qui supporte les cavités articulaires (3).
À. Les épiphyses supérieures du tibia pere être décollées ensemble, ou séparément , du corps de l'os. « ‘ai va chez un enfant, dit » Monteggia, l'épiphyse supérieure du tibia ébranlée par suite d'une » chute sur le genou (4). » Bertrandi a fait la même remarque (1. v, p- 166). Ces auteurs cependant ne s'expliquent nullement sur les suites de cette lésion. Je présume pourtant qu'elle doit être assez rare, car dans une chute sur le genou , le cou paraît plutôt porter son effet sur l'épiphyse inférienre du fémur qne sur la supérieure du tibia. Sous ce|}» 1enelli parum confirmatis ligamentis, gressum tentare ab impradenti rapport, l'éniphyse tibiale serait à la fémorale du genou, + que nous||, Lus, siculisque gerulis coguntur. Nam tales, si ossibus ferendo oneri avons vu être l'olécrâne par rapport à | ee Fat ipaq del!» minus paribus, citias nituntur, adolescenti ætate valgiter incedere, l'humérus. Quoi qu'il en soit, il estircontestabte que l'épiphyse en ques-||, observatio docuit (3). tion pent se séparer quelquefois; et il est aisé de comprendre comment|| La divulsion des épiphyses malléolaires dans ce cas, parait avoir en se décollant, soit srparément, soit ensemble, la dorble épiphyse} quelque chose d'analogue avec la séparation traumatique des cornes céphalique du tibia peut être cause d'une diffurmité consécutive du ge-|| chez les animaux. nou, du pied ou de la jambe entière. Il suflitqne Ja divulsion en question soit méconnue, que l'épiphyse se réunisse avec déplacement en dedans pour que l'introversion du genou ait lieu ; où bien sans que ce déplacement existe , la jambe et le picd peuvent se tourner dans la rotation en dehors et rester dans cet état valgiforme. En 1625, le célèbre Séverinus observa , dans l'hôpital des lacurables à Nayles , l'introversion du genou par suite du décollement de l'épiphyse supérieure du tibia. « Divulsam quoque apophysin ossis tibiæ ita , ut angulum intror- » sum genou faceret sicut mihi vidisse in quodam homine, qui curaba- » tur in nostro nosoromio, anno 1025, quam quidem revulsionem » sponte profectam idem homo refercbat (5). »
Il ne faut pas confondre la divulsion de l'épiphyse en question avec son affaissement , qui produit quelquefois anssi l'introversion très-pro- : woncée du genou. J'ai observé que plusieurs boulangers, et plusieurs lenx étant beaucoup peser et plus prolongé en arrière chez Les hommes d’autres professions manuelles, qui , dès leur enfance , se desti-lInégres que chez les penples d'Europe, s2 division traumatique doit paient à l'exercice de leurs pénibles métiers, présentaient souvent avec||être beaucoup plus facile chez les premiers. N'ayant pas d'observations
le temps l'introversion d'un on des deux genoux , ce qui dépend , sui-
6 X. EriruysE CALCANÉENSE.
Les auteurs qui ont écrit sur la fracture du calcanéuin n'ont pas fait attention que la tubérosité postérieure de cet os se présente à l'état épiphysaire jusqu'à une certaine époque de la vie (4), et que la prétendue fracture de cette éminence par action musculaire, n'est autre chose qu'une véritable divulsion épiphysaire. Gette considération aurait dà entrer enwme base de leur raisonnement dans les recherches des causes prédissosantes de cette fracture. Elle n'avait pas pourtant échappé à l'esprit investigateur de Platner( page 185 ). D'après M, Serres, l'épiphyse colcanéenne n'est jamais solidifiée avant la dix-huitième année de la vie (5}; et suivant Blomesbach et Soemmering , cet appendice globu-
{4} Platner, ouv-cité, p. 159. (+) Plataër, loco citato, p. 189. (2) Cruseilhier, Anat, descripe , Le 4, p. 257. (2) The Lancet, & iv, p. 14. (3) Craveilhier, ibid. (3) Platner, ouv. cité, p. 189. (4) Monteggia, ouv. cité, t. 4, p. 283. (4) Béclard, Aoat. gén. , p« 508.
(5) M.-A. Severini, De abces:uum recondita nalura. Liber de gibbis variis et TEL valgis, p. 428 et suiv. {5} Arthoud, Lois d'ostéogénie, p. 38.
rliculières sur cette espèce de séparation épiphysaire, je me contente e signaler seulement la possibilité de ce fut, et de livrer ce sujet à Ja méditation des praticiens. |
RocnerTa.
PATHOLOGIE SPÉCIALE
OBSERVATIONS REMARQUABLES DE PLIQUE POLONAISE , par le docteur Kürzix , médecin à Bromberg.
La plique estune des maladies les moins généralement connues et dont l'histoire offre encore le plus d'ubscunité. Elle ne dépend pas de causes atmosphériques ni d'autres agens extérieurs; car on voit les Allemands qui vivent au milieu des Polonais, exposés par conséquent aux mêmes influences, n'en poiot étre on n'en tre que rarement affectés. Hyaplus, de deux villages voisins habités l'un par une population d'origine polonaise, et l'autre par une population de race germanique, le premier présente beaucoujr de cas de plique, tandis qu'on n'en rencontrera pas un seul dans le srcond. La plique n'est pas non plus le résultat du défaut de soins et de propreté , ni de là manière de se vêtir ou de l'habitude de se faire raser A tte et de porter des bonnets de four. rure ; car les pus russes De sont ni plas propres ni autrement vêtus que ceux de la Pologne, leurs voisins ; d'un autre côté on sait que les Tures ont tous la tête rasée, cependant ni Îles uns ni les autres ne sont sujets à la plique. Elle est, à vrai dire, une maladie de race et appartient exclusivement à la race sarmate ou polonaise, et ce n'est pas le sen) exemple de ce genre : le yawset le pian ne sont-ils pas aussi propres l'an aux populations de la Guinée, et l'autre à celles de l'Amérique ?
La plique est contagieuse et ce n'est que ri cette voie que les personnes d'origine non polonaise qui en sont affectées, l'ont contractée,
Ces courtes considérations du vénerable Hufeland servations de plique polonaise, rommuniquées par le qui offrent le plus grand intérêt,
récèdent six obteur Kütain,
Où 1, — 7... âgée de 40 ans, mbre de plusicurs enfans , d'une constitution très-délicate, donnait depuis neuf aus des signes d'une monomanie démoniaque s'accompagnant de céphalalgie, de duuleurs y sh les membres , de spaxmes et cle convulsions. Soumise à F usieurs reprises à un traitement antibystérique très énergique et plus tard à l'action du mrgnétisme, elle n'en avait éprouvé ancun soulagement. Cependant, à laide de ce dernier moyen, on était parvenu à faire cessre les convuls ons et à apaiser Les douleurs des membres, taodis qu'ou contraire la douleur de tête et La taciturnité de la malade avaient augmenté sous l'influence de ce même rcmide.
La céphalée persistant ainsi, le docteur Küizin erut qu'elle pouvait dépendre d'un principe rhumatismal , et fit faire dan: ce but des frictions sur la tête avec l'ongurnt de romarin composé, l'huile de noix musrade et l'huile de cajeput ; mais quelle fut s2 surprise lorsqu'au bout de quelques semaines la malade vint Lui dire qu'elle rescentait, chaque fois qu'ille se peignait , des tiraillemens à la tête, aux témpes et dans ks yeu. , aïosi que des douleurs dans les hypochondres et les membres, avec un sæotiavent d'anxeté intolerable, 1 sonpçonva dès lors l'existence d'ane plique qui, arant de se produire an-dehors, avait bien pu donner lu aux phénomènes nerveux variés que celte ferame n'avait cessé d' ver depuis nombre d'aanfes ; il dirigea son traitement en conséquence. [ Pilules d'aconit, de résine de gayac, de mereure duux , de soufre doré, d'antimoine et d'o-
dum ; décoction de saponaire, de carex arensria, de valériane ; vapetrs émoltentés et irnitantes sur la tête; sinspismes à ls nuque, et de temps em temps de pelits voautifs.}
L'ellet de cette médiration ne se ft pas long-temps attendre ; car bientôt l'intrication des cheveux et les autres signes caractérist de la plique commencèrenl à se manifester, et au bout de sis semaines le feutrage trichomatique était entitrement formé. En méme temps, les symptômes nerveux avaient disparu et lu femme avait recouvré son hon sens ordinaire et repris ses anciennes octupatous,
Ap ès un an la plique commença à se détacher et la tonte du trichome fut faite; de nouveaux cheveux s'étaient formés au-dessous, Mais bientôt la névrose reparu ; une seconde érup'ion de la plique la Gt cesser, et la femme jouit enrore une fois pendant ua an et demi d ane parfaile santé, Au bout de ca temps , nouveaux symptômes nerveux cédant encore une fois à une troisième et dernière apparition
u trichoma. Depuis lors sept an: se sont écoulés , et la femme u'a plus éprouvé le moindre ressentiment de l'une où de l'autre de ces affections,
Ons. 11. — Danc ce cas l'individu affecté était du sexe mascalin. La plique était restée cachée pendant huit ans ; le malade ne se plaignait que de pesantear et d'un sentiment de constriction à la région de l'estomac, s accompagnant d'insppélence. On avait épuisé lous Les remèdes, et le docteur Kützjin commençait à croire à une dégénérescence de l'estomac, lorsque Ls maladie chang a tout à coup d'aspect Les douleurs d'estomac Grent place à des tiraillemens dans des cheveux , La plique se développa et ln cardislgie cessa entièrement,
Ons, 1L— Une israclite âgée de 40 ans se plaiggait depuis long-temps de douleurs dans le bas ventre arec diarrhée pod 9-4 Parfois lle ral ég-
leme at à la région cardiaque un sentiment de constriction qui remontait le de l'æsophage, Au hout de deux mois d'un fraitement inutile, 11 surviot dés douleurs de tête, Comme les israélites polonais sont sujet: à la plique , le docteur Kützin dirigea toute son altcotion de ec eûte; 11 adopta un mule de traitement r pôt favoriser La formation du trichoma, et en effet cebuisei ne tarda pas à se
évelopper ca méme Lemps que les signes dirrilalion gastrique disparurent complétement.
Ons. IV, — Une j'une Hollandaise souffrait depuis quelques jaues d'un resserement spasmodique de la poitrine ct de palp tations de cœur, laquélude , agitaton , angoisses, céphalalge , chaleur fébrile, pouls très-fréquent. Cet état dura quelque femps, mais sans empirer ; le diagnostic était catrémement obscur ; on soupçontait l'existence d'onc rilaire larvée, Au bout de quelques semaines, la malade resscatit des doulenrs à la tête, qui augmentaient lorsqu'elle voulait peigacr ses cheveux. Dès lors plus de doute sur la nature de La maladie ; un traitement convenable favoriss la sortie de Ls plique, et les phénomènes neeveux disparurent. Comme cette malade appartient à la race allemande , l'agteur soupconne qu'elle contrats sa malutie par voie de contagion,
Ons. V.— Dr... âgée de 60 ans, mais emcore assez forte pour son âge, éprou. vait deqiis douze jnars ua état de malaise et un sentircat de pression à la régiou précordiale, avce chaleur, faiblesse et tiraillemens dans les membres; ventre tumôfié; constipation, Un vonntif, des laxotifs, et plus tard les stimulans diffusibles, produisirest du soulagement ; mais le sentiment de pesanteur et le manque d'appélit persistèrent, Convalescente de cette première maladie, cette femme essuya une poeumonie très grave dont elle fol néuamoins guérie ; mais au sentiment de pesagteur existant depuis long-1cmps il se joigoit une douleur spasmo dique de l'æsophage et de la céphalalgie, lei encore la plique vint mettre fa à
ces différens symptômes. Îl est 3 remarquer que cett: femmis avait gagné sa mia-
ladie en allant à ne noce de paysans polonais chez lesques la plique était trèscommune.
Ons. VI,—15.., était sujette à des spasmes et à des convulsions depuis ses der. pières couches, Dlus tard, il suevint de la diarrhée, des vomissemens et de la céphalalgie ; la disrrhée cessa : mais les autres symptômes persisièrent, Dégoûtée de tout traitement, la malade manifesta le désir instinctif de boire de l'ean-devie, qu'elle prit méêve à doses immodérées ; on fut obligé de la lui défendre, Le pouls étant devenu petit et intermitient, on prescrivit SÙ à 40 gouttes de teinture éthérée de valérianc toutes les deux heures. Le pouls s'améliora ; mais les autres symptômes non scolement persistèrent, il s'y joigoit encore une viokente douleur de téte avec des tirsillemens dans les cheveux. Eclairé par celte dernière cireonsiance, le docteur Kützin Gt suivre à la malade ua traitement propre à pro-
voquer l'apparition de la plique, qui en effet se montra peu à peu et enleva tous les autres symptômes,
Le fait le plus remarquable que présentent ces observations c’est que la plique s'est toujours montrée d'abord sous la forme d'une névrose , non sine sed cum materid, selon l'expression de l'auteur; chez les femmes cette névruse simulait ordinairement l'hystérie; dans les deux sexes , elle avait les caractères d’une céphalalgie, d’une cardialgie, de spasmes eloniques et toniqnes, d'une mélancolie, du rhumatisme vague , etc.
es signes que l'auteur donne comme caractéristiques de la plique polonaise ; sont un sentiment de pesanteur à la région précordiale , des douleurs erratiques sous les fausses côtes, un refroidissement fréquent et des tiraillemens des mains et des pieds , des picotemens sous les ongles, de la céphalalgie, un bourdonnement d'oreilles, ane pesanteur aux yeux et aux tempes avec picotement dans ces parties ; des tiraillemens dans les cheveux , qui deviennent douloureux surtout lorsqu'on y passe Le peigne ; il se fait au cuir chevelu une exsudation d'une matière féuide, et bicotôt l'intrication des cheveux ne laisse plus aucun doute sur la nature du mal. Le fièvre concomitante est ordinairement inflammatoire.
Dès que la maladie existe il faut cesser de pcigner les cheveux ; s’il
y a de la vermine , comme c'est le plus souvent le cas, on l'extirpe ant
moyen de frictions mercuriclles. On ne doit pas négliger le traitement de cette maladie ; car , sielle est mal soignée ou méconnue , on bien si la tonte du trichoma se fait trop tôt, il peut en résulter de la surdité, de la cécité, la déformation des ongles, des végétations herpétiques et des ulcères de mauvaise nature sur la surface cutanée ; ou bien encore le principe trichomatique peut pénétrer plus profondément dans l'organisme; À mque alors les mêmes tissus que le virus sypbilitique , et donne, comme ce dernier, naissance aux exostosts, à la carie des os du
lais, du nez et du tibia, |
Lorsque la plique a fait des ravages si profonds , on ne pent espéror de guérison, à moins de la ramener à sa première limite. Si l'on n'y réussit pas, la fièvre hectique et la mort en sont la terminaison inévitable, Pour ce qui est du traitement, le docteur Kutzin s'est toujours bien
trouvé des remides indiqués par Lafontaine , qui sont presque tous
ris dans la classe des antisyphilitiques , et en tête desquels se placent es antimoniaux, Il faut avoir soin toutefois de les combiner avec les excitans, selon le plus ou moins de prédominance des phénomènes nerveux.
Lorsqu'à l'aide des moyens généraux on a pour ainsi dire préparé les voies à la sortie du virus trichomatique , il faut, au moyen de sinapré opérer uoe irritation fluxionnaire vers la tête et préparer les bul-
infusion composée de salsepareille : riro n'y ft. Le gonflement était le même; a douleur avait plutôt augmenté que diminué , et seulement la santé générale avait héaucoup souffert de tuus ces t'aitemros.
Dans res sirconstonces pou favorables, M O'Beirne résolul de recourir au
es de cheveux à recevoir la matière morbide , au moyen de vapeurs!lwscure, Le 12 octobre. trois semaines aprés san entrés , le malade fut done
émoltientes. Les vomitifs et le
ganisme, en imprimant une secousse violente à tout le systeme nerveux.
THÉRAPEUTIQUE
SUR L'USRGE DU MERCURE DANS L'ULCÉRATION DES CAR TILAGES DES ARTICULATIONS , par James O'Beirne,
are, eu de l'hôpital de Richmond, etc. — Mé-
moire lu à la Société royale d'Irlande , le 8 mars
L'ulcération des cartilages articulaires est une des affections les plus rebelles aux efforts de l'art; MNL. Brodie et Ciuveilhier, qui s'en sont le plus occupés , avouent qu'ils ne connaissent avcun moyen d'en arrêter les progrès. Le docteur O'Beirne avait depuis long-temps sougé à em plo erle mercure, en raison des bons effets qu'il produit dans toutes les nine membraneuses; mais !l en avait été détourné par la crainte des suites qu'entraine généralement ce médicament chez les sujets scrophuleux qui sont principalement exposés aux ulcérations arts. culaires. Toutefois, réfléchissant que ces conséquences fâcheuses ue sont pas inévitables, qu'elles n'ont lieu d'ordinaire que quand la salisation est veoue lentement on ne s'est montrée qu'à un faible degré ; que dans l'iritis syphilitique survenue chez des i ividus Ne où donne le mercure sans hésiter et de manière à produire la salivation Le plus ra-
idement possible, afin de sauver Pal; et enfin que dans l'ulcération es cartilages, le danger de ne rien faire est plus grand que tous les inconvéniens du mercure, il se décida à l'administier,
Le premier essai fut fait il yann an sur ue femme entrée à l'hôpital de Richmond , pour une ulcération des cartilages du genou. Dés que la bouche s'affecta , tous les symptômes de l'ulcération disparurent ; la femme recouvra la faculté de marcher, et fut renvoyée paritement guerie dans l’espace de quinze jours après son entrée. On conçoit qu'un pareil succès encourapea à renouvéle r les tentatives. Trois autres chirurgiens de l'hôpital de Richmond imitèrent l'exemple de M, O'Beirne; M. Cusack Roney le suivit également à l'hôpital Meath ; etce mémoire coptient sept observations de succés recueillis par ces divers chirur-
iens. Comme elles se répètent à peu près toutes , il suffira de repro- A avec détail les j lus importantes. Nous n'oserions garantir avec l'auteur que dans tous ces cas 1! ait eu affaire à l'ülcération des cartilages ; mais du moins on reconnaîtra qu'il s'agit de tumeurs blanches anciennes et rebelles, et les résultats obtenus par ce nouveau mode de traitement sont faits pour altirer toute l'attention des praticiens.
+FUMEUR BLANCHE DE L'ARTICULATION DU FOIGNET, — TRAITEMENT MÉRGUMIEL, — SALIVATION LE TROISIÈME JOUR, = GUÉRISON LE DIN-NUITIÈME,
Ons. 1. — James Carroll, âgé de 21 ans, délicat, pâle, aspect scrophulenx , entra. le 24 septembre 1833, à l'hügital de Miclimood, dans le séerice de M. O'Beirne. Quatre mois auparavant , il avait reçu uo coup sur le poignet droit qui avait produit de la doulenr et du gouflement dans l'article; ces symptômes avaient été enlevés dans le cours de quatre semaines par les cataplasmes, Les vésicatoires, ete, Six semaines après, il ft une chute sur le même poignet, qui redevint immédiatement doulouceux rt enflé. Les sanganes , les lotions froides, les lomentations, puis plus tard les vésicatoires, puis loutes sortes d'applica’ ions stimulantes répétecs par plusieurs medecins, D 'avaicat produit aucun ameudement. À son entrée , il était dans l'état suivant,
L'artieutation du poignet était considérablement tuméfée, et contenait évidemment de liquide. Quend la main n'était pas soutenue, eîle pendait en bas: et les ligsmens de l'articulation étant beaucoup reliches ; on pouvait la mouvoir dns presque tosis les sens ace plus de facil té que daus l'état normal. Eu ls repoussaut en haut de manitre à mettre les surfscrs articulaires en contact, on causait une douleur excessive ; l'extens'on en écartant ces surfaces soulageait le malade, et la douter était habituellement si constante «t si forte, surtout la nuit, quà prine goût it-L un moment de sommeil. La peau du dos de ls main était d'uve couleur bike! en |
Qu appliqua des sangsucs; on répéta des vésicatoires sur le poignet , qu'on pansa avec l'onguent mer wriel, Plus tard, on Gt des feictions avec File d'olire et l'acule sulfurique ; on emplosa les lotions d'iode, ks lotions d'acétate de plomb: on entoura le poignet de bandeleltes chargées d'emplâtre de belladone et de mercure , de manière à exérecr one forte compression ; V'ataut-bras Et la mais furent teous constamment étendus sur unt altelle, À l'intérieur , on donns de temps bantre des purgatifs , des potions avce k: colchi ue ; on Gt prendre truis fois par jour durent ane semaine 10 gouttes de teinture d'iode ; ou prescrivit uue
pr peuvent également favoriser ce transport d'humeur morbide du centre vers la périphérie de l'or.
Lits à 18 grains de calomel et à 3 grains d'opiue disposés en 6 pilules, dont il prenuit une Loutes les trois beures.
Le 14, rien de nouveau. {Même prescription. }
Le 15, La bouche commence à s'aflecter. Le malade à micax dormi que de voutome ; la douleur est moindre, 1 se plaint dé douleurs aliominales , suite d'une constipation prolongée, (Un purgatif.}
Le 46, la bouche s’afferte davantage; il a bien dormi; la constipation per- «tte, Ou donne aa purgatif plus fort qu réussit,
Le 47, mieux général.
Le #8, Li bouche est entièrement prise; sommeil parfait; douleur remarquablement diminuée; Je gonflement l'est un peu aussi.
Le 23, sslivation abondante, La douleur et Le gonflement continuent 3 decroi. tre. Oo fait des lotions froides sur l'arteulation. Mois le lendemain , il y à une tnnwfartion considérable avec teasion , dualcur, rougeur de la main et de la partie ruférieure de l'avant-bras: le malade attribue le tuut aux lotions froides. On les supprime et on entoure le poigact d'un cataplasme «haud.
Le 25, améloration sénvrsle. Non sculement Es main ne n'est pus supportée ; mais elle à récouvré des moavemens is assez étendus,
Le 30 , il me reste dans l'articulation qu'a pra de faiblesse. Le malade sort de Lhépital, mais avec la recommandation de tenir La mais étendue durant quelque temps sur une alelle et d'ucer fréquemment de frictions avec l'huil: d'olive.
Cet homme revint à P'héqntal le S4 décembre , d'ux mois après sa sortie, poulune petite tuear fuetuante située au-dessus dt rentre dit troisième as métararl'en. La tumeur ouverte avec la lancette laissa échapper mac pitite quantité de lsiatiére scrophakeuse. En peu de jours l'abrès fut guéri et le malsde put reprendre ses occupations; mais les ligamens du porgnel sont toujours un peu reliclés,
ad plis quand elle Resvon et d'exten-
Un pareil sucets a quelque chose de prodigieux qui exciterait la mé- ‘Gance, si les observations n’étaieut pas recueillies dans un hôpital pu- Llie, par des médecins renommés , et déjà en assez grasd nombre ponr se soutenir l'une par l'autre. La suivante concerne une tumeur blanche plus grave que la première; elle siégeait sur l'articulation du genou. |
HUMEUR BLANCHE DU GESOU, — TRAITEMENT MERGUR IE, SALIVATION LE TROI- SIÈME JOUR, — GUÉRISON LE VIXCT-HUITIÈME,
| Ors. IL:—James Fiood , dgé de 23 ans , entra à l'hôpital de Richmond, dans le service de M. O'Briene , Le 46 septembre 4833. Dix-huil mois auporavant il Javait en une gonorrhée, puis une orchite pour lsquelle on l'avail soumis à wa trai- (tement mercuriel. Plus tard , à la suite d'un refroidissement , soa genou droit j#'enfla. :1 fut traité par le docteur Picle, qui réusait à dissiper complétement ee gonflement et les autres symptômes. Peu aprés ce fut Le genon gauche qui devint le siège d'une douleur sourde qui s'accrat durant 7 où 8 mois; et enfin, 1l y a 4 lmois, elle deviat extrême, et le genon commença à s'eniler, Aujourd'hui, lorsqu'il lest couché tranquillement dons wne position horizontale, il n'éprouve aucune doneur, execpté La quit, où elle revient tris-sigué, Mais quand il vent marcher on « :eair dchoat, où quand le talon est heurté même légèrement, il ressent immédiatement dans be genou une vive douleur, 11 se plaint eu outre d'une douleur aiguë qu s'étend le long du cdté externe de La jomibe , jusqu'à la plante du pied. 1L'épanchement dans l'articulation est considérable , mais la peau n'est aullement \dicolorée, La santé générale est altérée.
{ On employa suecessivement les sangsues répétées, les rentouses an-dessus du “pr 4 lesquelles 00 ra environ 48 onces de sang, Les lotions atre l'acétate de plomb, les (rictions trois fois par jour avec l'ongnent mercuriel, les potions owudines et Les potions de mixture camphete et de vin de cobchique; rien n'avait réussi, lorsqu'enfin, Le 28 septembre, on lui prescrivit des piluies composées de 3 grains de calomelet d'au deri-grain d'opium, une toutes les trois heures.
: Le 30, la bouche est encore intacte; oul chiogement; on continue kes piules.
Le 4% octobre, ptyalisme considérable ; lo douleur et le gonflement sont considérablement diminués ; les mouvemens dans som lit et les chocs de talon canin ‘comparativement peu de douleur au malade. On cesse les pilules, et on donne \pour la uit une potion avec Le vin de colchique et la mixture camphrée.
Le 2, douleur vive dans tout l'abdomen. On ordonne une potion purgative suivie d'un lavement émollieut ; un résicatoire est appliqué à l'épigastre; el après les selles, an donne la potion saline efferrescente de temps à autre; et le thé de bœuf ad libitum.
Le $, nuit excellente ; la bouche est toujours trèvafleetée; les douleurs du ventre sont dissipées. La douleur et le gondlement du genou sont diminets d'une manière remarquable ; le choc de talon cause à peine une scasalion pénible. Mème prescription que k veille. Le genou est recouvert d'un calaplasme émollient très.chaud, souvent renouvelé.
Quelques jours aprés, cet homme se tenait debout et marchait à peu près sans dogleur ; seulement l'articulation et Le membre étaient faibles, En conséqiencee il fut ému au lit; le membre fut sousmis à des frictions avec be lniment savonneux ; et on prescrivit une akmentation abondante. La santé générale se rétablit pronmmpteacut, et la force du membre était tellement revenue que le malade fut renvoyé de l'hôpital le 26 octobre, 28 jours après la première adminastration des pilules mercurielles,
I est impossible de nier dans ces observations les résultats heureux et rapides de la méthode , ou de les attribuer au hasard ou à d'autres remèdes, puisque tous avaient échoué, et que les mlules mereurielles farent employées seules.
Nous donnerons encore une autre observation qui démontre que lal!ment jnger des progrès de la cure et des effets du remède. De quelle salivation n'est pas moins efficace pour les affections articulaires de la!limanière il agit, et s: les cartilages ulcérés sont remplacés par d'autres
hanche, que pour les autres.
CONALGIE, — TRAITEMENT MERCURIEL, — AALIVATION LE QUATRIÈME JOUR, — GUÉRISON LE VINGTIÈME,
Ons. Le 25 novembre 1833, dit l'auteur, je fs appelé pour une jeune Glle de L4 ans, pleine de vivacité, ayant des veux bleus et ane complexion délicate. La mère dit qu'un mois auparavant elle s'était aperçue que sa fille, en marcliant, portait La jambe droite en dchors de manière à décrire un demi-cercle ; quinze jours apriselle s'etait plaint de douleur dans la hanche gauche, laine et le genou ; cette douleur, d'abord sourde, était devenue si aiguë, surtout la nuit, que +00 père alarmé l'avait fait tenir au lit Eu l'exominant couchée, je tronvai la malléole ipterac de la jambe gauche placée un deu pouce plus bas que Là droite ; le genou gaurbe était sus évidemment inf-rieur su genou droit, Eu heurtant le talon gauche, méme légèrement, on detceminail qne vive douleur dans laine :; et la mondre pires sion sur l'aine de ce côté , qui était us peu luméfiée, ou sur be grand trochanter , éveillait de méme une forte douleur dans l'articulation de La hanche. La fesse gauche était aplatie, Da qui, lus large en apparence que la druite; le sillon qui la henite inféticurementavait completement disparu. Le pouls était maturel, et La santé générale peu altérée, y avait une légère constipation,
Comme «'étast la première fois que j'avais leuiter par le mercure une affection de fa hanche, j'étais naturellement inquiet de cet essai Je demandai en conséquence une consultation qui eut licu avec mon collègue M. Carmichael Six sangsues furent appliquées sur l'aive, puis des lotions froides. Le lendemain , M. Camichuel la vit, et nous décidèmes le traitement suivant : Des pilules composées d'un grain de calomel et de deux grains de pondre aromatique, à la dose de trois par jour, jusqu'à salivatios ; un vesiatoire derrière le grand trochantce , qui devait être pansé avec la pommade émétique ; enBn le repos du lit sur wo matelas subide ei dans la position hurizoatale.
Le 3 décembre, La bourhe est légèrement affectée, L'enfsot dit que la douleur est beaucoup apaisée ; mais Le vésicatoire La fait soufTrie, On contiaue Les pilules , et une dost d'huile de rien pour remédier à ls constipation,
Le 5, Elle a pris quatre palules depuis La dernière visite. L'huile de ricin a amené des selles d'ou vert noirätre. Les gencives sont maintenant sensibles, ct
cartilages, où plutôt, comme on l'a observé jusqu'à présent, par une substauce analogue à l'émail des dents, c'est une question qui ne peut être résolue qu'avec le temps, ct par un concours heureux de cireonstances. *
Ce mode de traitement est-il nonveau ? il y à tout lieu de le croire M. Brodie recommande les préparations mereurielles à doses modérées dans les cas de synovite attaquant plusieurs articulations à la fois ; il conseille aussi les frictions mercurielles, mais avec réserve, à la fin du traitement de la synovite d’une articulation unique, Mais d'unc part ilne dit rien contre l'ulcération des cartilages, et d'autre part il ne parait pas avoir pour but de procurer le ptyalisme. M. Aston Key n'admet les mereuriaux que dans ce qu'il appelle l'inflammation subaigaë de la membrane sgnoviale, M, Ephraim Dowel n employé le mercure cctivement et avec succès dans une forme très grave de la maladie, la synovite compliquée de périostite. Le docteur Ebel , chirurgien militaire prussien, suivant la pratique du professeur Wedekind, à heureusenent appliqué les bains de sublimé corrosif dans les affections rhumatisinales des articulations ; et M. Récamier a traité heureusement le chumatisme aigu articulaire par des frictions mereurielles sur l'abdomen, poussées jusqu'a salivation, Mais dans tout cela il n’est fait aucune mention de l'ulcération des cartilages; et l’auteur n'a trouvé dansses recherches qu'un seul cas où le mercure ait été employé contre cette affection. Wilson raconte qu ayant appliqué sur une tumeur blanche dn genou un gros d'onguent mercuriel mêlé avec du campbre , et qui demeura en place toute une nuit, le lendemain il ÿ eut une salivation énorine, à la suite de laquelle la tumeur diminua ; et trois mois après la maladie du genou avait complétement disparu. Mais c'est un cas for- Luit qui vient à l'appui de la méthode, sans lui ôter ses droits à la nou-
l'haleine ftide. D n'y a plus de douleur nulle part, même à la pression: la fescellveauté,
gauche est drvenuve aussi pleine et aussi eric que l'autre ; le sillon qui la limite eu bas à répare, quoique situe un peu plus bas que celui du cté opposé ; les deux membres ont la mème longucur, € a cesse les pilules, el on permet un peu de his. cuit.
gêne; 1 y a àpeine de In salivation., Où prescrit deux grains dé calome) par jour
Mais il est des inconvéniens qui suiveut quelquefois, comme il a été dit, l'emploi du mercure chez les sujets scrophuleux; il s'agit de les prévenir ou de les combattre, Pour cela, l'autenr recommande par-des-
Le 8. La douleur n'a poiat reparu, l'enfantse ticol debout et marche ssus auvune || SUS tout la salsepareil'e, qui jonit aussi de quelque efficacité contre les
affections articulaires. À toutes les préparations de cette plante il pré-
Le 9, M Curmichael la revit avec moi; 3 cst constant qu'il existe à peine des! für. l'infusiou dans l'eau de chaux. Plusieurs essais faits avec cette in-
traces de Lo misladie , s'il en existe, L'enfibt se trouve sculement un peu faible.
On prescrit du fort the de bœuf et du biscuit, add féhétare; doux grains de calonsel *
tous Les deux jours, et be repas horisontal gardé d'une manitre scvère,
Le 17, les forces sont revenues un peu; nudiu trace de l'affection de la banche. On cesse Le colonne et où donne une nourriture plus alondante; aéañmoins on retient encore la malade au Lit.
Le 39, état de sante parfait; on lui premet de se placée sur un sophia. Nonreiture sncculente, avec du vio trempé; éubia on prescrit one demi: piute {anglaise )! d'infson composée de salsepareille, à prendre tous les jours durant quelques se
rain $, Au bout de trois semaines toul traiement fut cessé, et la jeune Ole renvoyée à es occupalions. Aujourd bui, 4" uars 1632, «lle jouit d'une parfaite santé.
Voici l'analyse des quatre autres faits : notez seulemout que dans tous! l'affection était déjà ancicnge, et avait résislé à tous les autres moyens.
Ons. 1V, — Enfint de 45 ans; affection du genou. L'administration des pilules est interrompue par la fièvre ; on La reprend, Le septième jour, sahvalion; dinxintlion de ls douleur; l'enfant peut marcher, se tenir debout , mouvoir La jarube ; mais elle et toujours rude. Sortic le vinglième jour pour étre trailé ailleurs comme convalescent.
Ons. V, — Homme de ®{ ans, affection da voude. La susceptibilité du supet força à donner d'autres préparations mercurielles. Salivation le sixième jour, Après vingt-qualre jours, amélioration notable ; mais le malade est encore à l'hàpital et ne sers pas guéri avant quelques semaines.
Les observations 6 et 7 concersent des coxalgies terminées par des guérisons presque aussi complètes et aussi remarquables.
Tels sont, dit l'auteur, à l'exception de deux ou trois autres cas dont l'observation a été perdue ; tous les faits dans lesquels la mereurialisation rapide de l'économie a été employée pour le traitement de cette affection articulaire. Dans quelques-uns de ces cas, les détails prouvent que l'ulcération des cartilages avait succédé à une synovite ; dans d'autres, qu'elle existait comme affection primitive et indépendante. Dans aueune, quoique les sujets fussent tous plus ou moins scrophuleux, aucan accident ne fut la suite de cette méthode curative. Dans tous , la promptitude avec laquelle tous les symptômes cédaient insensiblement jusqu'à leur cotière disparition , aussitôt que la bouche commençait à s'aficeter , fut le caractère le plus frappant et à la fois la plus grande preuve d'efficacité du mode de traitement employé; particulièrement dans la coxalgie , où les signes extérieurs sont plus marqués que dans toute autre articulation, et conséquemment où l’on pent plus parfaite-
fusion, l'ont convaincu qu'elle jonit d'une grande supériorité sur toutes les autres; elle parait généralement employée en Irlande, On en trouve une formule dans la pharmacopée de Dublin, etune autre dans le Dictionuaire de Copland, Celle du docteur O'Beirne en diffère un peu : lu voici.
Prenez : Racine de salsepareille de la Jamoique découpée, 4 onces. — de réglise, + demi-once.
Eau de chaux, 2 livres.
Macérez pendant vingt-quatre heures dans nn vate de verre parfaitement clos et dens un endroit froid et obécur; qais passes pour l'usage,
On prend chaque jour la moitié de ceits infusion, et on continue plus ou moins long-temps, suivant le besoin, Les symptdines secondaires de la syplulis cèdent a ce moyen , même après avoir résisté aux préparations ordinaires de salsepareille.
Nous apprenons avec plaisir que M. Lisfranc, qui a fait lui-même une étude spéciale de la thérapeutique des tumeurs blanches, se propose d'essayer cette méthode à sa clinique ; nous aurons soin de tenir nos lecteurs au courant des résultats qu'il aura obtenus.
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du À aoit.
M. Lassis offre d'aller à ses frais à Madrid pour étudier l'épidémie qui règne ca ce momcol dans cette ville, si l'Académie vent lui donner mission à cette effet. M. Lassis rappelle qu'il a fondé à Barcelune, dans le temps où y régnait la malzdie qu'on désignait sous Le nom de Gèvre jaune , un congrès médical, et qu'il pourrait en établie un à Msdrid dans lequel it ferait prévaloir peut-être des doctrines dont l'application lui s montré les heureux résultats. I rappelle encore que les traductions % plusieurs des ouvrages qu'il a écrits, sur les maladies dites épidémiques, ont été publiées en Éspsgue , ce qui paraît indiquer que dans ce pars ses idées seraient accueillies fivorablement.
M. Loscaigec fan, dans une lettre, quelques remarques sur Les obserrations résentées par M. Julie Fonteorlle, relatisement aux blés noircis trouvés dans la Rémolition d'une maison voisine du quai de la Grève.
M. Charles Chevalier, ingénicur-opticien , demande que l'Académie des sciences nommic uié commission pour examiner uu microsope qu'il a construit poug
ke . de ph; me me du collége de France , et dans lequel 1l annouce avoir ap parties équinoxiales de l'Afrique et de la Nouvetle Hollande, Danses monocotylé. porte plusieurs
MM. Dulong Firags et Sarart sont chargés de prewdre connaissance de cet in- { 44%. quelques autres familles pour de 1eès-faibiles fractions. Dans les dicotylédones sieument et d'en faire un rapport à l'Academie. f :
M. 4, Jorwik , mec n des facultés de Va:sovie et de Paris, siresse des olmer. *ations sur ua cas d'aghisie par commolion el un de danse de saint Guy, traités par Le magnétisme animal. «
a À. de Jussieu Fait en son now et celui de M. Ad. Brongniart, ua rapport ser une note de M. Cambessèdes, rela ire à deux genres nonvearx de Li fu st ble des sapindacées.
I y a peu d'années , M, Cambessèdes présenta à l'Académie un mémoire monographique sur La fannlbe des sapiadacees , mémoire qui ohtint nn tapport extrémement favorable, et qui u depuis paru dans les annales du Museum, La note qui fait l'objet da présent rapport a pour but de completer ce premier travail, M. Care hessèdes ayañit pensé avec ra son qu'une monographie impose cn quelque sorte des devo rs à son auteur. aifme après qu'elle etterminée, et qu'il concant dans l'intérêt de la science de comparsr aux matériaux qu'il savait eus d'abord à sa dis position, ceus que des recherches alé jeures lui ont apportés, surtout si fes nuuveanx Pts sont de nature 3 éclaircir certains points parliculiers, où à fournir des! concéquences d un intéré plus général, À l'époque où M. Cambeséides a: hi va son! mémoire sur des sagadacécs, les herbicrs pocsédlurat fast pen de plantes du Ch li, pays dont les recherches actives et éclairées des voyagsurs européens ont , dans ces dernières sonées , tant multiplié Les productions dans nos musées, La belle collection recueillie par Bericro, et dont la prie trop cxrtaine de ce savaot botaniste permet mainienaut de Fire usage, offrait deux plantes de 14 famille des spindacées, types de genres nouveaux qui durcot fixer l'attention de M. Cam hessèdes, et qu lus ont para scsez intéressans pour devenir Vabjet d'ane note ad. ditionnells, Cet intéret ne résalte pas sulement de leur nouvesnté, mais de la combinaison de leurs caractères qui, au jugement de l'auteur, sont de nature à confrmer ou motiver diveis rapprochements, non-sealemient de geurcs &t dé tri bus, mais méme de familles naturçÎles, Ainsi un de écs nouveaux genres, le bei. gesie , ajoute ua nouvel argument à ceux qu'il avait déjà apportés dans son mémoire pour réuoir dans uac section unique La tribu des paufléniees et celle des sam ; l'autre, ke wulensuele, ; ar la situation de ses feuilles, infrme le caractére qui jusqu'ici séparait presqueseul lessaqgiadacées des érables où acerinées, Or, si l'on ajoute que cette dernière famille est composée de deux genres seulement, et si l'on admet que l'idée de famille implique evlle d'un ensemble d'étr:s plas ou! moins vombrens , réunis à divers degrés par un lien commun, on sera tenté de confondre ces deux groupes jusqu'ici séparés. Ce point une fois admis, il serait difficile de ne pas confondre aussi le groupe des léppocastanérs où marronnicrs, jadis joints aux érables par l'antcue des familles naturelles et distingués plus révemment, M. € mbessedes établit La comparaison du marronnier aver certaine genres de sapindacées, et il trouve dons la poution symétrique des porürs, surtout de très-bonne heure,e dans les loïs auxquelles sont soumis leurs avart: miens, des rapports qui justibeat le rapprochement qu'il propose. Ce résultat, rem rque le rapporieur , est assez piquant, car un a versaire des familles naturelles en voulant montrer La bitarrerie et Li Liusseté des rapports qui s'y Lroursicnl «tablies , a justement choisi, comme l'exemple d'un rapprochement contraire à Ja raison el à la nature, celui de d'érable et due marronmer.
M. Cambe:sèdes à fait suivre cvtle discussion de la description technique fort débillée des deux grores nouveans qu'il fait connaitre et des espèces qui s'y rapportent. Deux planches parfaitement exécutées et montrant avec les brauches des plantes des détails complets de leur analyse complètent saniravail,
Malgré sa riéreté et le petit nombre d'objets qui y sont traités, ce travail, dtisent en terminant les commissaires, mérite, tant pére son exactitude que par jes considérations plus générales qu'a su y rattaclrer Foteur. Fayprebotion de 1'Acadèm'e , ct nous proposons son inserlion dans ke recueil des savans ‘trangers,
Ces conclusions sont adoptées.
Le mème acsdémicien fait en son nom et celui de MA! Richard et Ad. Bron: gaiart vn rapport sur un mémoire de M. Decsisne , ayant pour titre : L'euneu et description d'un herbicr de Timor.
Les grands archipel: situés entre l'Asie et la Nouvelir-Hollanile ont dû le tont temps appeler vivement l'attention des botometes. Tous les voyagrurs ‘'ocvordeut à nous lus représenter comme possédant au plus haut degré le luxe de [a végétation tropique , el les recherches botaniques encouragées par cet apgét d'une riche morison se trouvant de plus ct naturellement liées à celle des épices que le cor meree va recueillir dans ces iles. Mais peut-être € tee ectte cause mime qi, juequ'ici, a reoda si difficiles el si rares les effomts des botsoistes pour éclairer evtte flore, et la collection des productions végétales s'en est tronrée entrarée précisément à eause de la grande valeur commerciale de plusieurs d'entre elles. En effet , si nous exreptons deux grands ouvrages publiés en Hollanile , relui de Kompb sur les Moluques, il y à déjà plus d'un siècle, et celui de M. Blim, encore inachevesur la de Java, nous ne Leouvans sue ce sujet que des mémoires pen considérables, des fragmens et des matérieux épars.
Le Muséum cependant en possédat pour l'histoire botanique d'un point iniéressant de ces archipel, eelui qui en forme le dernice chainon orental, l'ile de Timor. Deux reléches de l'expédition commandée par Baudin , et ne plus récrnte dans Le voyage dirigé par M. Frescinct, avaient permis d'y recucllie un herbier assez considérable , mais on n'en avail pas encore fait l'objet d'un travail particulive Les matériaux dont il se compose éfaicat donc en partie inédits; ceux qu'on avait publiés éfaicnt dispersés , ou dans des traités géncraux où dans de< monographes isolées. M, Décaisne, aide naturaliste pour là botaniqne au Musiuar, comprit Lintérét que pouvait offrir la réunion de ces mutérieux, ls connaissance de “ur étaient calirement nouriaux pour la science, la critique approfondie et spéciale de ceux qui avaient té paldiés arce la briéreté et la rapidité qu'entraine nécessairement la composition des ouvrages généraux. C'est le résultat de ce long travail qu'il a soumis à l'Académie,
La détermination des espèces timoriranes au nombre de 55), que l'auteur à enes à 53 dispoution, hu a permis de faire précéder son travail descriptif de considérations intérestantes pour la géog ophie botanique, Il fait remarquer d'abord que dans celte collection le rapport des monoent;lédonrs aux dicotylédones est gomme # à 4142, c'est-à-dire précisément eclui que Brown a trouvé pour les
rlectionnemens, dones, Les graminés catrent pour 155, les fougères et les cypéracées chacune pour
les légaminenses {Le groupe le plus nombreux de File} entrent 1, les cn. phorinacée: pour 1415, Les urticées, L 3 composées pour 4118, les malracées pour 1122 , les acanthavces, les convolvulracées, e rubiacées, Les buitnerincées 1139, les myrtées, les vorbénacées , Les sobanées , les biées pour 4436; beaucoup d'autres familles pour des fractions encore plus faibles.
L'auteur compare casuite La végétation de Timor à celle de plusieurs autres points des regions intertrojicales connues par des flores plus ou moins complètes, et les plus voisines se présen'ent naturellement les premières. 1 fait remarquer l'ubentité presque parfaite qu'offrent sons ce rapport les rivages de tons les archi. pouls. tous converts sans distinction d'une végétation riche mais nniforme , qui caractérise un aswz grand nombre de plantes, à la collertinn desquelles se sant malhenreuement bornés la plupart des vroyagrurs. Ce n'est pas la même chose lorsqu'on pénètre plus avant à Pntérieur, surtout à des niveaux plus éluvés où disparait rapidement cetié uniformité, 1 est fücuent, dit le rapporteur, que M. Decaisne août gas pour mivs ici avec plus de déreloppemens où plus netement les rapports sur Les premiere points dont il établissait 14 comparaison , de l'intérieur de Timor avec celoi de Java, par exemple, pour lequel la More de Bitim doit Jui fnncair des elémens, C'e-U an reste une oadission qu'il lui sera Facile de réparer,
On ne peut lu aleesser Le même reproche pour la Nourelle-Haill inde, car it
igaale plusieurs végétaux que jusqu à présent on eroyait lui appartenir isolément
et caractériser sa Îlure, comme se retrouvant nésnmains à Timor. Timor en offre aussi, en petit nombre , qu'on n'avait encore observés que dans La Nouvelle-Zé- Lande et la Nouvelle-Caledonie.
Les rapports avec le continent iadien sont nombreux. Ils sont établis par des plantes cle: la famille des urticées , des Gguiers surtout, pir des acanthacées, des malvacées, des amaraniacces, g ,
Ce qui peut dtonner duvantage , c'est le nombre de points communs qu'offre la vég'tation de pass séparés par 40 degrés, celle des iles australes de l'Afrique. 1! Dieaisne l'avait annoncé d'avance en faisant remarquer l'origine en partie volcanique de File de Timor, qui doit fournir des conditions analogues. Sans s'arrêter aux fougères qui. primitivement déverites comme originairis es iles de France et de Bourbon, se sont dé puis retrouvées jeu îles Sandwich sur tous les points intermédiaires, appelle l'attention sur diverses espèces ou divers genres dont plusieurs n'avaient jamais ERÇOTE été cités comme commons à l'Afrique et à l'Asie australes; tels sont le geangeria borbonirs , Le fernclia buxifolis, des engenis , un salacia , et surtout un alsodeia, Quelques espèces timoriennes existent aussi sur Le contivent afeicain. On peut citer ainsi un chailletia, genre qu'on n'avait encore ohserré qu'en Amérique et surtout en Afrique, et qui, par cette raison, mérite d'être mentionné, ; ni
Quant à la comparai-on de Timor avec l'Afrique équinoxiale, elle n'ap end rien. de nouveau, Les végétaux que les deux pass offrent en commun étaient dejà signadés comme appartenant indifféremment sux deux con! sens. Îls ne sont qu'en pesit ombre. Ceux que Timor sen commun avec l'Europe sont moins nombreux ercorr, el ne comprennent KRÈre que des plantés aquatiques ct d'une orgsaisation plus simple, des monocotlédanes, |
En résumé, la comparaison étatlee entre la flore de Timor et celle des autres régions traqucales, nous montre aa PFCGIET CON d'œil Les rapports mumiriques en raison des distances, Ce sont les Îles nombreuses des Moluques et de la Sonde , les rivages de La Nouvelle-Hatlande et del Inde, qui offeent , avec l'ile qui noas occup, Le plus de ressemblance ; mais si Om écarte la tégitation littorale, les de ports changent, et c'est avec les iles et le continvnt afrieain que Timor a le plus de points communs. C'est an reste mn car-ctêre qui la lie au contim nt de la Nouvelle-iollande, pour Lequel M. R. Brown avait dejà at une remer 1e analogne,
Ces conclusions, disent les conuaissaires, paruitront sans doute intéres-antes pour la statistique végétale, Mais ce n'est pas cn la aies que M. Decaisne nous parait avoir remlu ke service le plus véritable à evtle scwnce , jusqu'ici eine d'incertitudes et de faussetés, puis qu'rlle établit ses calculs sur des nom-
res nécessairement inromplets, dont les erreurs se rem'outrent dans ses résultats multipliés par les procédés même qu'elle est obligée d'emaloicr; elle ne peut se corriger et se Gver que par des travaux tendant à lui fourair des documens plus complets et plus rigoureux. Or, celui dé M. Deraisne est de celte nature. L'étude conwiencieuce à laquelle il a soumis toutes les plantes dont il avait à s'oceujur, étude dont vos commissaires ont eu souvent occasion d'être témoins ; Le suin avec lequel il les a considérées, tant en elles-mêmes que comparativement aux autres végétaux d'jà connus, sous sont garans de | exactitude de ses obserra'ions organographiqurs. de ses déterminations génériques et Pre C'est done cxtie partie descriptive de son mémoire qui, moins susceptible d'ütre avalysée devrsnt l'Académie, nous scmb'e néanmoins le plus digne de son suffrage.
Cinq cent soisante-dis-hut espèces . réparties dans 276 genres , doat plusi us nouveaux et qui appartiennent à 404 familles, sont passées en revue ; 78 entièrement nouvelles sont décrites avec un grand détail, sinsi que 56 autres dont le nom se trouvait, il est vrai, déjà dans Les Livres, mais accompagné d'use sinple phrase insuflisante pour les faire connaître bien et complétement.
Pour les espèces mivux connues , il s'est éontenté d'en eiter le nom lorsqu'il n'avait ren à »jonter à re qu'on en sait ; mais Le plus souvent il y a josat des no tes propres à rectiGer quelques points mal qu non connus de leur organ sation , et presque loujours 11 a refait les phrases spéciliques pour ls remettre micus en rapport avec ses espèces nouvelles et l'état actuel le Li svience. :
Quelques considérations présenlécs 3 propos de certaines plintes de Timor, mais qui n'ont pa être établies que sur la connaissance comparative d'un grasd nombre d'autres . méritent d'être signalées ici. Telle est l'olsreation sur l'ab= sence constonte des glandes pétiolairrs dans les légnm neus s papilionarées , tn dis que ces glandes se rencontrent s1 fréquemment dans b:s cassiées et les mimosées ; telle est encore la discussion sur vs enveloppes Aoralrs des amarantacées , où l'auteur combat l'opinion de M. Marius et institue au calice son véritable rang en montrant le dé loppement fréquent de bourgeons à l'aisæelle des parties plus extérieures, auxquelles ce sivant botaniste donnait ce nom ; tulle est enfin celle qui à objet le rang des bégouiacées dans la serre des familles naturelles ; il les place auprès des cucuriitartes,
M. Decsisne, bien connu des botanistes comme habile dessinateur, à accompagné son mémoire de planches destintes à faire connaitre les genres et les espèces nourelles les plus remarquables, Nous n'avons pes, dit le rapporteur, à nous oceuper de celle nouvelle preuve de son talent iconograplique ; mis Les détails analytiques, qui sout en général un des moyeus Les plus sûrs pour reconnaitre scieoce et l'esactitude botaniques, méritent ici d'être remarqués. Poue loutes ces raisons, Nous pensons que Ce mémoire mérite l'approbation de l'Académie , et nous proposons qu'il soil inséré dans le recueil des sarans étrangers.
Ces conclusions sont adoptées,