SUR LA PRÉSENCE DES MIASMES DÜNS L'AIR
M. Boussingault lit la première partie de ses Recherches sur la composition de l'atmosphere. Cette preuuère partie de +08 travail a pour Uitre : Méuoire sur la possibilité de constater la présence des miasmes, et sur da présence d'un prinepe hydrogéd dans l'air. :
$ 1. Parmi bes nombreuses questions qui se rattachent à l'histoire chimique de l'atmosphère , il en est pe qui soient plus dignes d'intérêt que celle qui a pour objet les recherches de la cause d'où résulte l'insalubrité de l'air. Le principe délétère qui occasioue Le plus souvent cette insalube Lé est tellement fugace, it se trouve répandu en quantité si faible dans l'air que mous respirons qu'il échappe à tous n08 movens eudiométriques , et telle est cependant son éwergie que nous somives toujours avertis de sa présence par Les ravages qu'il cause,
Loissant de côté les causes qui consistent dans les températures extriimes où dans leur brusque variation, dans les excès de sécheresse et d humidité, causes dont l'auteur cite des effets qu'il a observés lui-même dans quelques-uns des pays qu'il a parcourus, nous arriverons à la cause La plus fréquente d'insslubrité, celle qui est principalement considérée dans ce mémoire. Elle se développe constamment la où la matière végétale morte est exposée à l'action de La chaleur et de l'humidité ; elle est propre à tous les pass chauds et marécageux , surtout aux points où :l se fait an mélange d'eaux douces et d'eaux salées. Elle se manifeste avec une grande énergie dans les lieux nouvellement défrichés, et tant qu'il reste à pourrir quelque portion des souches dont les tiges ont été ahatiues,
Dans tous les pays marécageux -les précautions bygiéniques recommandées par Jes habitans sont les mêmes; on prévient les étrangers de ne pus s'exposer Fu rosée qui se dépose immédiatement après be coucher du soleil. Partout aussi on à observé qu'ane différence de niveau souvent très-légère met une habitation à l'abri de l'influence délétire qui s'exerce au fond de la vallée. De tous ces faits qui soat bien constatés, on a conclu que la matière rm md végétale, en se décomposant sous l'influence d'une forte chaleur et d'une humidité constante, produit des missmes. On à , par les mêmes ruisons , supposé que l'air malsain est le plus pessnt; enbo on à admis que Les miasmes se déposent en partie avec la rosée qui, dans les pays chauds et humides, se forme en abondance immédiatement après be coucher du soleil.
Partant de ceile supposition, Moscate entreprit de condenser l'eau dissoute, daws le but d'y rechercher le principe qui occasionait le mauvais air, Ses expériences furent faites dans les rivières de la Toscane ; l'eau qu'il ft se déposer sur ua corps froid et hs récucillit en assez grande abondance, d'abord Hignide, présenta bientôt des Docons L pee les propriétés des matières animalisées Eu 4942, M. Rigaud Delille lit dans les marais du Languedoc des expériences analogues avee un spporeil un peu différent, et obtint une eau qui se jutréfiait aisément, contenant alors des flurons de matière azotée et donnant avec Le nitrate d'argent un précipité qui passait promptement zu pourpre. I chercha à établir par des experiences sur des animaux l'action délétère de ceite ean prise à l'intérieur et voulut y voir la cause de certaines épizoulies, M. Boussingaolt n'sdmet pas ccûte dernière conclusion, ayant vu souvent danses Lianos les ee insalubres de l'Amérique , le bétail manger sans inconvénient l'herbe chargée de cette rosée.
En 1819, M. Boussingaull se Lrouvan: dans le département de l'Ain, remarqua que l'acide sulfurique placé dans le voisinage d'une mare où rouissait du chanvre, noircissait promplement , tandis que loln de ce centre de putréfactson il ne noir cissait au contraire que très-lentement. À cette époque il y avait sur un très grand nombre de points des rouissages de chanvre, et la lièvre régaait dens ls campagnes. Il était probable que la maladie des hommes et la couleur noire de Yacide étaient dus à une mime cause, à la présence dans l'air d'une matière panique qui se charbonnait par l'effet de l'acide sulfurique. M. Bousangoult [it en rousé quence desexpériences assez nombreuses, destinées à constater l'efficacité de ce moyen pour indiquer la présence des miasmes dass l'air,
Plus tard , se trouvant eo Amérique, dans des icux très-incslubees, il reprit, conjointement avec M. Rivero, les mêmes expériences dans les eavirous de Valencia , et il vit l'acide sulfurique concentré prendre cu douze heures une teinte noire très-prononcée, mais bientôt il renonça à ce moyen, s'étant aperçu que les nombreux iusetes qui rermpli-sent l'air des tropiques contribuaient pext-étre plus que tout autre chose à noireir l'acide en venant s'y charbonter. Ce fut seulement ca 4829 que M. Boussingault se trouvant à Cartago , dans le Cuuéz, Leu où l'on a souvent à suuflrir des miasmes que Le vent y appor:e des parties sopésicures de la vallée, recommença sur de nouveaux frais ses expériences en modifiant son procudé,
# Pro après le coucher du soleil , je posai, dit-il, denx verres de montre «or une table placée au mulieu d'un pré marécageux, Dans l'un des verres, je versai de l'eau distillée chaude, afin d'en mourller la surface et de lui comniuniquer une température supéricure à celle de l'air. Le verre froid en abaisssut s8 température par l'effet du rayonnement nocturne, ne tardail pas à se couvrir d'une rosée abondante, Le verre chaud ne pouvait évidemment condenser de rosée. En vjoptant une goutte d'acile sulfurique distillé dans chaque verre, et évaporant à sec à la chaleur d'une lampe , on voyait loujours une trace de matière charbonneuse adhérente au verre dans lequel La rosée s'était déposée , tandis que le verre qui n'en avait pas reçu était parfaitement net après La volatilisation de l'acide,
« Cette manière d'opérer tait l'avantage d'exiger peu de Lemyis , et si un moustique venait à tomber dans l'esu des verres, il état facile de l'enlever avant de faire agir l'acide, J'avais opéré comparativement en deux vases à différentes temperatures pour répondre aux objections que l'on a pu clerer contre les expériences de Moscate, en prélendaut que les matières organiques, les poussières
qui volligent dans l'air avaieut bien or, dans me: expériences , la poussière organique, s'il y en avait en, aurait dû également s'attacher à la surface de l'eau distillée chaude , et dans ce cas l'acide sulfurique aurait dû produire une trace charbonneuse, C'est ce qui n'eut point he. Je continuai ces expériences pendant plusieurs soirées: mais bientôt, je ressentis sur moi-même l'impression ex mises dont je chercheis à constater La présence, Je fus atteint d'une Gèvre qui me forçad'intcrrompre mes recherches,
L'auteur cependant reprit ses experiences à La Vega de Supia. Le village de Supua esvwpe de fond d'une étroite vallée, sujette à de fréquentes inondations. Dans ce Lieu homide et chaud les Gèvres sont très fréquentes.
Les expériences dont nous avons parlé plus haut n'avaient pour résultat que de démontrer, dans l'air des lieux marécageux, La présence d'une matière organique qui se dépose avec la rose, et n'iodiquaient absolument rien quant à La quantité d: eutte matière ; il fallait donc chercher un moyen qui donnât des me sures,
En admettant à priori que le miasme contient, comme louté matière orgaoique, de l'hydrogène au nombre de ses élémens, on pauvait prétendre, sinon à le duser lui-même , du moins à détermioer Le poids d'hydrogène qui pouvait enteur dans s3 composition. Pour arniver à ce but, M. Boussingaull faisait passer un poids donné d'air mal sain liva desséché à travers un tube de verre chauffé au rouge. À celte haute température le missme se brülait, son 'én o foremait de l'eau qui était recueille das untube contenant du chlorure de calcium. En pe: sant ce tube avant et après l'opération , on avait la quantité d’eau qui s'était formée ct portant la quantité d'hydrogène qui était nécessaire à sa formation, Au teste, cette expérience si simple dans l'énoncé présentait à l'exécution de grandes difficultés ; il fallait en effet être sûr d'opérer sur dle l'air parfaitement sec, autrement on se serait exposé à prendre pour de l'eau dépradant de la combustion du muiasme , de l'esu purement bygrométrique, Nous dirons plus tard, en décrivant l'appareil, comment cette cause d'erreur à été écartée.
Dans le courant de juillet 4830, M. Boussingault Üt, suivant ce procédé , un certain nombre d'expériences. Un volume d'air, dont ke poids variait de 305 à 310 grammes, produisit plusieurs fois jusqu'à 0,150 d'eau , équivalant à 0,065 d'hydrogène. Les chaleurs ayant chntinué, le sol se dessécha chaque jour davanlage ; la quantité d'eau donnée par un même volume d’sie dimioua de plus es p'us. Vers la fn de juillet, on o‘cbteuait plus que 0,012 d'eau représentant 0,0043 d'hydrogène.
Ce résultat étoit conforme avec ce qu'on sait relativement à l'insalubrité de l'air dans ces climats , insalubrité qui est le plus marquée pendant les premiers temps qui suivent la cessation des pluies, et diminue à mesure que le dessèche. ment devient plus complet. 3
Dans loules ces expériences, l'air insalubre se rendait directement dans Je tube chauffé au rouge, après avoir traversé un long tube rempli de fragmens de chlorure de calcium ; mais si, avant de faire pénétrer l'air dans ke tube chauffé , on Le lavait, le faisant passer à travers une couche d'acide sulfurique, on n'en obtenait plus de traces sensibles d'eau ; la matière organique était restte dans le Jiquide. Quelquefois , à la vérité, l'expérimeutateur crut remarquer une légère augmentation de poids dans le tube à chlorure destiné à recevoir l'eau formes dans l'opération ; mais quelquefois aussi ce tube perdit en pesaateur, ce qui arrivait quand le chlorure qu'il renfermait n'était pas récemment fondu. C'élait cependant une chose importante que de savoir si dsns l'air que nous respirons, lorsque} est dépouillé dé miasens proprement dits, il existe encore on principe hydrogéné. Les expériences commencées à la Vega de Supia n'ayant pu être continuées assez long-lemps pour éclaircir ce derncer point, l'auteur du mémoire s'en occupa de nouveau après son retour en France.
On avait autrefois admis la présence de l'hydrogène dons notre aimosphire ; on le plaçait en raison de sa légérelé dans Les régions élevées, C'était à sa combusl.o# que Jon attribuait l'apparition des météores lumineux; on alla jusqu'à voir dus ce phenomine la cause du bruit, du tonnerre et l'origine de la pluie. Cette hypothé € ne pouvait se soutenir qu'à une époque où l'on ignorait que la difference de densité n'est pas un obst.cle au mélange intime de deux gaz. L'analise de l'air recueilli par M. Gay-Lussac à une prodigicuse élévation ayant prouvé que L'air des régions clevées avait sensiblement la méme composition que celui qu'on respire à la surfece de la terre, il fallait admettre que s'il ex stait de l'hy-
rogène dens l'atno-phère , ce ne pouvait être que dans une proportion assez limiec pour échapper à l'analyse,
M. Théodore de Saussure, dans ses recherches sur l'acide carbonique atmosphérique, est arrivé remet à soupçonner 13 préseuce d'un ga combustible
«ns l'air, en farant déonner un mélange de gaz hyd-ogène pur et d'air atmosphérique privé de son acide carbonique; il a toujours obtenu apris la combuston de nouvel acide carbonique, Les expériences de ce célèbre chimiste laissent dans l'indécision sar la mature du g:2 conibustible qui produ t ect aride ; mas il
a livu de croire qnec'est où de l'hydrogène carboné où du gar oxide de car- €. M, de Sausure vocline ponr la dernière opnion ; M, Boussingault, au con: Ware, a été conduit par ses nouvelles expériences à préférer la première.
Pour ces expériences qui ont été faites à Paris dans les mois de mars , avril et tai, l'auteur # est servi d'an spporeil semblable à celui dout il anait fait usage em Amérique, mais qu'il rendit plus sensible en substituant au chlorure de calcium , destiné à ab arler l'eau produite pendant La combustion du principe hydrogène , de l'asbeste nubibée d'acide sulfurique conceutré.
L'air, en sortant du geromètre, traverse une couche d'acide sulfurique; 11 se dessiche ensuile en passant à travers up tube de dix pieds de loug rempli de fragmers de chlorure de calcium ; il entre de là dans üo premier tube a rempli d'acbeste imbibée d'acide sulfurique, qui lui enlève les deroiéres portions d'üumidité F p suraient échoppé à l'act on dessicrante du chlorure , puis dans un second tube «° dont nous dirons bien:àt l'usage , et qui est également rempli d'asbeste imbibée d ac.de sulfurique,
IL passe ensuite dans ua (ube de verre rert rempli de tournure de cuivre recemment calcinée et que l'en entretient au rouge. Dans ce tube, l'air acquiert une température safbsante pour que la combustion de l'hydrogène, quand il enexiste, s'effectue; dans ce cas, il y à formation d'eau qui se coudense dans an tube a”, rem comme le tube a° d'asbvste imbibée d'acide sulfurique, Puisque €'est par
l'eau recueillie dans ce deruicr tube a que l'on arrive à conclure l'existence d'un
principe bydrôgéné dans loir et à doser Fhydrogène, on conçoit qu'il fant avant tout démontrer que celle eau ne peut avoir d'autre origine que celle de la com: bustion de principe bydrégéne dans le tube incandescent.
La premnère objcelion qui se présente, c'est que l'eau res dans be tube «°° peut provenir d'une petite quantité d'humidité qui aurait échappé à l'sction dessiccante du chlorure de caléiun et de l'acide sulfurique contenu dans le tube @. C'est pour éviter cetle cause d'erreur que M. Boussingauit à placé entre ce tube a et celui qui repose sur Île fourneau le tube «°, qui, comme ous l'avons dut , vst disposé tout-à-fait comme Le tube 47 et a bes mêmes dimensions. Ce deux tubes sont posés avant el aprés l'opération, Maïotenant si le tube «7, qui reçoit l'air après que la combustion de l'hydrogène à dû avoir leu, augmente constamment de poids tandis que le tube 4° que Fa reçu avant la comhustion n'augmente pas sensiblement , 11 semble évident que l'eau reçue en a a dù se former pendont qui l'air traversait de tube chauffe au rouge. Dans plusieurs des expécicuces, «° a augmenté en pords d'une ea rer quantité ; mais l'augmentation de aa toujours été infiniment plas consit érable. Nous avons dit que ces deux tubes étaient de même dimension, et cela étit nécessaire pour prévenir nue objection ; Car si a avait présenté à l'air une plas grande surface que a’, on autait pu soutenir qui l'excés de poids présenté constamment par ke tube «°° était dù 3 son éxcès de surface. Cette objection eût élé faisable au moins 1oules les fus que «° angmentait de volume, poisqu'il était évident alors que l'air, en arrivant dans ce tube , conservait encure quelque {race d'huuidité, et que rien ne prouvail qu'ü In sortie ibeu fit complétement dépoullé. ne, 2 | À |
On pourait encore imaginer que l'eau recueillie en a” provint de l'humidité adhérente à la surface mtérieure du tube à combustion ou bien à La tournüre de cuitec raleiné contenue dans son intérieur; mais pour lever Lout scrupule à cet égard , il sufira de dire qu'avant de commencer l'opération on commençait par porter le tabe au rouge, qu'alors où le Gixait au tube a'et que ce n'était qu'après avoir fait passer 45 à 2 litres d'air qu'on l'unissait au tube a”.
Dans plnsieurs des expériences, €t toates ont duré de 15 à 18 heures, on a pes le tube a” à différentes époques de l'opération, On à reconnu ainsi que la quuntité d'en formée était toujours à prés proportionnelle à la quantité d'arr qui avait traversé l'appareil. IE est clair que si l'ean reçue en a fût provreoue de Lhumidité accidentelle, loin d'être en relation avec Lévolume d'air soums à l'expérience, elle eût bientüt cessé de se produire , tt que par con équent les dernieres pesées du tube 4” n'eussent plus foit reconnaitre d'rugmentation de poids.
On peut donc admettre que l'air privé d'humnèdité, chauffé au rouge, donne naissance à pe petite quantité d'eau ; d'où il faut conclure qu'il existe dans Var nn
incipe hydogéne, . .
dis entre dans Le détail des expérienres qu'il a faites. Nous ne pouvons
d'en indiquer Les résultats en termes généraux. ans celles qui ont été faites pen.
ant les dis premiers jours d'avril, la quantité d'hydrogène trouvée dans À sir s'est soutenue un peu au-dessus de 0,OUON, À partir du #4, cette quantité s'est gé. néralement soutenue au-dessous de U,00U4. Ces variations. quelquefois assez ronsidérables, sont-elles réelles ou bien proviconent-elles de Pimperfection du procédé ? c'est un point sur lequel l'auteur n'ose pas se prononcer, IL se peut , dit il, qu'e faisant traverser l'appareil par un courant d'air trop rapide, tue portion de l'air produite por la combestion da principe hs drogéné snit soustraite à lac tion dessicesnte du tube a, 1 se peut aussi que l'hydrogène «0.1 mi dans l'air, sertout aus l'air d'une grande ville, varie en proportion d'un jour à l'autre,
M. Bousgngaalt se livre en terminant à des considérations sur la nature probable et sur l'origine du principe hydrogéné, dont ses expériraces paraissent d:montrer l'existence, Nous regretions de ne pouvoir le suivre dans cette part de son mémoire, qui n'est pas purement ronjeciural, ct qui contient an contraire ur g'and nombre d'observations intéressantes, relatives principalement à la météologie des pays tropiraux, Les discussions ansquelles il se livre relativement à 1 nature du ga, le conduisent à un résultat qu'il cvprime dans les termes sitivans :
“ M. de Sanssure est arrivé dans ses recherches à constater dans l'air la présance d'un gaz combwstible à base de carbone ; de mon cûté, je crois avoir démon. tré par les expériences qni font le sujet de ce mémoire, que l'air renferme une trèspetite quantité d'un principe hydrogéné. Il me sæmble naturel d'admettre , en cob nant ces deux résultats, que l'atmosphère contient probablement une faible portion d'hydrogène carboné, »
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance ou 12 aout 1854, — Présidence de M. Boulur.
M. Salvatore di Renxi adresse à l'Académie sa Topographie mrédicule de Napes. M. Andral père feea un rapport verhal sur cet ouvrage. .
M Dupuis lit ua très-long mémoire sur les circonstances qui faroriseat où qui arrétent La propagation des bêtes à laine. Sur Li proposition de M. Larres, ce travail est renvoyé au <onulé de publication.
SUTURE DE rÜRINÉE.
M. Roux a la parole pour la communication suivante, 1 a nn sn, dit lionorable membre, que j'ai entretenu l'Académie du premier cas dans Lequel jai tenté Ja suture enchevillé du pérince. En pet de temps, ji n rassemblai pinstenrs an tres, dont je compossi en mémoire qui fat lu à l'Académie des seicnees (1). Entin, il à six semaines que j ni pratique cette opération pour la «plième fois, en fire. sence d'un médecin de Paris, M. Chabannenu. La division existait depuis six aus, et cependant le réntiat obtean a sarpassé mme les plus beaux que j'avais eu à citer auparavant, En effet, dons toutes mes opérations autérieures, il était toujours resté après l'enlèvement des lixatures une petite ouverture faisant commu miquer le vagin avec le rectum, et qui ne s'olturait qu'oprès quelque temps, Fi rien de semblable ; be périnée et la cloison recto- vaginale, lout s'est réini immédiatemsent: en sorte qu'après avoir ôté La suture, Le gnénson à été complète , et peut tre mème complète ; car la réunion du périnée en avant a nt peu ré. tréei la valve , et si cette dame, qui » $6 ans, voulait encore rech reher les
5 Voyer ce némune dans lo Gazcite miscsire , jauvler 1854,
avantages de la maternité, peut-être faudrait-il agrandie La vulve par uné incision,
J'ai en ce moment plusieurs malades de ce genre, eaire autres la femme d'un médecin de Franche-Comté, chez laquelle la division ne s'est pa faite comme à l'ordinwre, Dans une des couches nombreuses qu'elle à faites, la paroi recto-vaginale a été froisée tellement qu'il en est résulté nne petite Gstule, Cette Gstube test devenue plus tard le siige d'une irritation ulcérative rui à peu à peu divisé tout ke périnée, Celle cause toute sprcisle à donné à l'affection un caractère qu'elle n'offre pas d'ordinaire; la division remontant peu laut permettait de voir trés-bien l'éperon formé par l1 cloison , et il en résultait que la malade gardait fort bien Les fèves quaud elles n'étaicat pas très-liquides. En résomé, sar 7 Cas d'opéralion j'ai eu six succès et une mort; mais dans ce dernicr cas que j'ai rappo Lé dans mon mémoire , l'insuceës s'explique très-bien par l'état déplorable auquel la ferme était réduite lors de l'opération.