XOTE SUR LA TORSION DES ARTÈNES; FAR M. TRIER, D'ALTONA
M. Amussar lit, an nom de M Trier, cb'rurgien en chef de hôpital d'Altons, ote sur La torsion des artéres, OE
Deus 5 ans, dit l'auteur, placé à la tête d'un grand hôpital . J'ai en les occa' sions kes plus favorables d'observer les rMets de la Lur-ion , que j'ai constamment employée en plare de la l'gxture. Dans le commencement , j'ai vu Sorrenir plu sieues fois des hémorrhagies secotulsires; mais je «lois avouer que la faute en était à la manière dont j'applquais Le pracédé: car depuis que Lesperivnce m'a appris à faire Li torsion avec toute l'exuctitude nécessaire, je pe l'ai pas vue manquer une seule fois. | AS:
Quelques artères sont plus faciles à tordre que lesantres; j'ai tonjours trouvé que celles qui se rétractent et se cachent dns le tissu cellulaire offrent le plus de diffeulté ; mais avec un peu d'expét ience ,ilest sisé de la surmonter, 3 at lord la hapart des artères que peut diviser de couteau du chrurgen; les artères du
ne , tes ransues, les artères thoraciques, bumérale, radiale ; fémorale, et cette de mière sous Le ligament de Fallopr m'me. | L
L'auteur termine en exprimant le regret que la torsion, qu'il regarde comme Lien préférable à La ligatare. ne jouisse ques en France de plus de faveur.
M, Frorverozn lit deux observations de monomanie bomicide.
La since est levée à 4 heures el nn,
SE s A Le 498 de one du médecin dans dé de la Learn crimielle, M. Trebuchet a examiné , avec autant de logique que de BIBLIOGRAPHIE.
bonne foi, la question de la monomanie. Il s'est abstenu de juger la
nestion, mais 1] à rapporté les principaux faits conous de folie partelle, qu'il a mis en présence des vtijections alléguées centre son existence, et il a plaidé en fort bons termes la compétence et l'aptitude spéciale du médecin à me ces sortes de faits. Nous n'en pouvions désirer davantage; car la fin de non-recevoir des personnes , qui s'opposent encore à l'intervention du médecin das l'appréciation de certains actes réputés criminels commis par fulie, ne repose que sur ces deux objections, savoir, la non-existence de la monomanie homicide et le défaut d'aptitude spéciale des médecins à jnger de la folie.
Pssant aux applications de la médecine légale judiciaire civile, l'antenr précise, comme dans le Ce és précédent , tuus les cas appartenant à cette division , et cite à chaque ordre de faits des cacwples remarquables tirés des annales des tribunaux. Ainsi , quand il s’agit de constater la folie pour arriver à une interdiction , empêcher un mariage ou faire anouler un testament, une donation où un acte quelconque ; ou bien quand il s'agit de rectifier les actes de l'état civil, lursqu'il y a eu erreur dans le sexe; de constater des ces de puberté extravrdinaires, de rechercher l'éyoqne de la conception, etc. , il énonce d'abord le texte des lois qui se rapçortent à ces diverses circonstances , rappelle les faits pareils et trace la règle de conduite pour toutes les applications analogues. Nos traités de médecine légale avaient bien indiqué la plupart de ces interventions du médecin, mais aucun n'avait précisé , comme l'a fait M. Trébuchet , tontes les circonstances pratiques qui les environnent, el sans Ja connaissance desquelles il est impossible d'y satisfaire d'une manière complète et convenable,
La médecine légale privée est celle qui tient plus particulièrement à l'etat civil et social des citoyens, qui n'est exercée ni dans l'intérét général , ni à l'occasion de procès pendant devant les tribanaux, mais dons un intérêt purement infividue , © vue néanmoins de l'exécution d'une loi ou d'un réglement. Nous avons déjà indiqué sommairement les faits particuliers compris dans cette section.
M. Trébuchet a donné la désignation de médecine légale administrative à ce que la plupart des médecins légistes avaient appelé jusqu'ici hygiène publique , et qui a pour objet de conserver la santé aux hommes réunis en société. La dénomination de M. Trébuchet nous pafait parfaitement exacle, car les recherches et les travaux des homrues appelés à prêter le concours de leurs lumières pour tout ce qui peut être nuisible où utile au bien-être physique des habitans , passent préalablement par la voie administrative , s'adressent à elle et ne reçoivent de sanction et d'emploi que par elle. M, Trébnchet à donc eu raison de rattacher l'hygièse publique à la médecine légale, et de la désigner par la nature même de ses rapports et de ses services. En effet, soit qu'il s'agisse de s'occuper des propriétés des comestibles wis en vente, des
JURISPRUDÉNCE DE LA MÉDECINE , DE LA CHIRURGIE ET DE LA PHARMACIE EN FRANCE; Comprenant la médecine légale , la police médicale , la responsabilité des médecins , chirurgiens , pharmaciens , etc. ; l'exposé et la discussion des lois , ordonnances , réglemens et institutions concernant l'art de guérir , appuyé des jugemens des cours et des tribunaux. Par Adol-
be rnb , avocat, chef du bureau de la po- Éce médicale et des établissemens insalubres à la
réfecture de police. — Un vol. in-8° de 752 pag. Paris , Baillière.
La réforme médicale, qui préoccupe si vivemen: les esprits depui quelques annérs , est lvin encore de se réaliser. Avant de songer aux avantages qu'elle pourra introduire dans l'exercice de la profession , il est au moins indispen able de connaître la jurisprudence médicale qui uous gouverne, afin d'en tirer le meilleur parti possible, Cette juris-
rudence n'a été exposée complétement nulle part. Jusqu'ici on s'est plus occupé , dans les ouvrages relatifs à la police médicale et à la médecine légale, de discussions scicntifiques que de Ja législation et des rapports entre les médecins et l'adininisiration. Cependant il est ane foule de circonstances où ces dermiers se trouvent dans untrès-grand embarras, faute de renseignemens capables de les diriger. C'est principalement sous ce point de vue que M. Trebuchet a envisagé la jurisprudence de la mélecine , et sou livre remplit une lacune qui se faisait sentir depuis long-temps. Nous allons en indiquer le plan , les divisions en les opinions propres à l'auteur sur les questions les plus importantes de la matière. ;
M. Trébuchet a divisé son hvre en trois parties. Dans la première, il s'occupe des rapports généraux qui existent entre les médecins , les autorités civiles ou judiciaires et les citoyens. Cette première partie comprend sept chapitres relatifs à la médecine 7 ie envisagée dans ses différentes applications, à La responsabilité mé icale, aux honoraires des médecins, aux dotations et aux testamens qui les concernent , au secret dans l'exercice de La médecine , aux officiers de santé, enfin aux abus que la médecine présente et aux améliorations qu'elle réclame,
Envisageant la médecine légale dans toutes les circonstances où elle peut intervenir avec fruit, M. Trébuchct n'en circonserit poiat le domaine à Ja solution des questions posées dans un intérêt purement ju. diciaire. Pour lui la nées légale est la médecine de la loi, ect
Loissons, du régiac des gens de guerre e4 des hôpitaux , des lois sani- Fsent cette prescription. Ainsi, à l'expiration d'un an, il ne suffit pas taires, des endéanies, des épultnues ; soit qu'il s'agisse des hôpitaux , Fqu'un malade vienne dire à son médecin : « Je vous dois cette somme, des maisons d'aliénés, des lazurvts, des prisons, des iphumations , des mais je ne vous la paierai pas ,att ndn que k prescription d'un an m'est cimetières, de tout ce qui intéresse enfin la salubrité, c'est au pouvoir lacqnise; il faut que le déhitenr afGrme par serment qu'il ne doit rien, ou administratif que les conseils ct renseignemens donnés par Les médecins Bqu'il a payé. Alors le médecin perd tont son droit contre lei, JE est s'adressent , et c'est par la voie adrainistrative qu'ils reçoivent lcur n £ n de remarquer ici que la prescription court quoiqu'il y ait eu conplication. Cette putie de la médecine légale , embrassent à elle seule Dtinnation de suins et de visites. Ainsi la loi considère chaque vi-ite de tout ce qui tient à la santé publique, constitue une attribution immense médecin comme établissant une créance distincte des précédentes. Les pour les médecins qui en sont chargés, et c'est surtout à 500 occasion lvisites faites le 3r décembre duitent être payées au 31 décembre que l'auteur est entré dans une foule de détails d'autant plus précieux |de l’année suivante , sous peine de prescription, quand bien même le qu'ils sont souvent le résultat des connaissances qu'il a acqnises dans médecin les aurait continuées pour la même maladie pendant le mois l'exercice de ses fonctions speciles, de janvier. Mais les cas dans lesquels les médecins ont réellement à re-
Le chapitre relatif à la responsabilité médicale est un exposé Gdèle douter les effets de la prescription sont ceux où le malade est mort. de la législation ancienne et moderne, dés discussions les plus impor- {S'ils n'ont aueun titre qui prouve leur créance , et si, d'un autre cûté, tantes el des faits les plus saillansqui concernent celte intéressante ques- les héritiers sont de mauvaise loi, ou croient que le médecin a été payé, tion. Partageant en principe la doctrine de l'ivresponsabilité , telle que lis ne peuvent intenter ancune poursuite devant les tribunaux contre là
“nous l'avons développée à plusieurs reprises dans la Gazerre mémi- succession, Seulement, ils peuvent déférer le serment aux veuves et case, l'auteur établit unt distinction luminense entre la respon- lhéritiers on aux tuteurs de ces derniers s'ils sont mineurs, pour qu'ils sabilité des actes da médecin agissant suivant sa conséience et ses aient à déclarer s'ils ne savent pas que la chose est due. Un procès, in- Jumières, et celle qui porte sue des faits matériels caractérisant une {tenté il y à quelques années, à douné ficu de développer les principes faute grave et une négligence coupable. Un médrein en état d'ivresse |qui précèdent. La cour de cassation, qui s'est prononcée en dernier sera civilement et corvectionnéllement responsable des suites d'un trai- lien sur cette affaire, à décidé que l'aveu de l’un des héritiers, et speteinent ou d'une opération qu'il anra ordunnés ou partagés dans cet {cialement de Ja femme du défunt, que le méd?cin s traité son mari penétat. L'auteur signale encure quelques exceptions analogues qui enga- | dant plusieurs aunées sans avoir reçu un éeu à compte sur ses visites, gent la res msailulité médicale, Nous parlageons pleinement son opinion [ne farsait point obstacle à ce que les autres béritiers posassent au à cet égard, cac ce n'est ps nn brevet d'impunité absolue que nous de- |médecin la prescription annale, établie par l’art. 2272 du Code civil. mandons , mais an brevet d'indépendance et de liberté dans l'exercice | Cette décision est une injustice morale ; mais c'est une justice légale , cansciencieux de notre ministère. M. Trébuchrt a peut-être été trop loin, contre laquelle il est bou de prémunir le bon sens et a confiance des quacd il a rangé parmi les fautes qui peuvent engager la ropenmnn | médecins. e É du médécin, les cas d'essais de traitement on de remèdes violens et inu-E On trouve dans les chapitres consacrés aux dotations et aux testamens sités. HI l'a si bien compris, L ns ajoute immédiatement après : « Di- en faveur desiméderins, dans ceux qui concernent les secrets dans l'exersons cependant que. si nots vs. rs iri la responsabilité, c'est pour {vice de la médecine , la même sagacité à éclairer les questions les plus des cas exceptionnels et qui ne permettent pas de se méprendre sur{litigenses. Nous voudrions pouvoir nous étendre aussi sur Jes conl'imprudence du médecin.» Gette doctrine conduirait à l'arbitraire, En | siderations générales relatives aux abus existans et aux amélivrations à effet, elle aurait fait susciter ua procès à ceux Le ont pratiqué la pr.- {introduire dans l'exercice de la médecine ; mais ces questions ant déjà mère fois l'opération césarienne ou l'opération du trépau, et en général }été tant de fuis traitées dans ce journal qu'il serait fastidieux d'y revetoutes les grandes opécations qui comprom:ttent plus où moins la vis ,[lnir. Contentons-nous d'y renvoyer le lecteur, et de lui promettre une et dont on ne peut bien apprécier la valeur qie par l'expérience, 1 eu lfuule de renuseignemens et de réflexions capables d'ajouter à tout ce serait de même de l'adesinisteation debeancoupde médicamensnouveaux, que l'Académie, les sociétés médicales et Jes journaux ont pnblié sur Si la responsalilité médicale doit être engagée dans ancuns cas, c'estseu. lertte matibre, lement dans ceux qui ténuignent d'une faute grave commise par ineurie | La secunde partie de l'ouvrage de M. Trebuchet est relative à l'exerou négligence, ét qui ne peut être mise ni sur le compte d'une doctrine l-ice de la pharmacie; et la troisième comprend l'ensemble des lois , inédicale , ni protégée par la bonne fui et les lumières de celui qui l'a Éordunnances et réglemeus qui ont été publiés sur l'exercice de la mécommise. À bien prendre , ces cas exceptionnels s'engagent pas la res Éderinc. Ce sont des documeus préciens qui n'avaient encore été réunes poasabilité du médecin considéré comme médecin, mais platôt la res. Danlle part. vonsabilité du médicin considéré comme simple memnbre de la société, À Nous ne ponsserans pas plus loin l'ana'yse de l'ouvrage de M. Tré. A médecin est comptable du tort qu'il a fait en état d'ivresse, comme huchet, Ce qne nous venous de montrer prouve assez dans quel esprit tout individu qui, dans la même position tt à cause de cette position el a été conçu, et avecquel talent il a été exécuté, Une intelligence paraurait par inadvertance cassé un bras à quelqu'un où mis le a à une | faite des questions , un savoir véritable , une grande indépendance d'ohabitation. Mais avant d'arriver à la sanction g'nérale de ces principes À pinioas ; telles sont les qualités principales dont l'auteur à constamment
our la profession médicale , il y a une amélioration intermédiaire à À fait preuve, parier r, C'est que toute accusation portée contre un médecin comme Loin de nous juger avec les idées de la rebe , il a pris la ayant commis une faute ou une erreur grave dans l'exercice con. défense de nos intérêts; son livre ect véritablement un service reodu à sciencieux de son art, soit désormais jugée par ua jury de médecins, et l'notre pro‘ession ; et tous les médecins croiratent ÿ trouver platôt Fou non, comme on l'a vu récemment encore , par des homes compléte. | vrage d'un confrère ami et parfaitement éclairé, que la dissertation d'un ment étrangers aux connaissances médicales. Ceci serait un progrès ; l'avocat: ee qui n'empêche pas que M. Trébuchet ait mis à profit pour contentons-nous-en d’abord si nous pouvons l'obtenir, en attendant une | nous Les études approfondies qu'il a faites de la législation gencrale et révolution telle qu'elle serait nécessaire. | particulière.
A l'occasion des honoraires des médecins, M. Trébuchet a discuté la question de savoir si le privilége de leur créance doit être reconnu soit que le malade soit mort, soit qu'il vive et ait été déclaré en faillite. Les tribunaux ne paraissent pas admettre le même droit dans les deux | cas. Ils se fondent sur ce que dans le texte de la loi, il est question du privilége du médecin immédiatement après les frais funéraires , et ils ea concluent qu'il n'existe que lorsqu'il y a mort du malade ; M. Trebuchet combat cette opinion. Nous ne reproduirons pas la disenssion lumineuse qui Le conduit à conclure en notre faveur, Toutefois il est bon de faire vbserver que les créances des médecins ne sont privilégiées qu'autant qu'elles s'appliquent à la dernière maladie.
La question de la prescription a aussi été complétement éludée par l'auteur. L'article 247% du Code civil qui prescrit par le délai d'un an l'action des médecins, chirurgiens et pharmaciens, n'est point quo bibitif de tonte poursuite ultérieure devant les tribunaux ; les médecins conservent tunjonrs le dr.it de réclamer jadiciairewent leucs honoraires : dons cecas ils duivent deférer le serment à ceux qui leur appo- Le Rédacteur en chef, Jeues Guérin,
ES US amener qe qq
— La-okecnité de lasomption, qui rst fétée parmi les ouvriers iprimeurs, e qui tombait précisément le jour du tirage de ce journal, a été cause d'une préc” pitation inarcoutumée dau: la mise en page de notre dernier numéro , et d'un® transposition que nus abonnés n'auront ca heureusement ancune piine à apercevoir, 11 saga de La fn de l'abservation de M. Munaret, quise trouve plocée, page 1527, à la be de l'obrersation de M Béeard jeune, Par suite de cetle méprise, on a omis de placer à la fo de ce fait bnportaut quelques réflexions dont nous avmeus cru devoir l'accompagner, et qui nous rétablissons ici.
X. du R. Ceite observation est fort remarquable et montre ce qu'un pee altendre des efforts de la nature ; mais nous eruyons que notre haile correspondant n'a pas apprécié avec sa logiqne habituelle Ja dire ition de ces efforts. LE nous parait résulter des détails de l'observation que Le malade s'est trouvé affecté d'uo abeës du fre, qi s’est ouvert à la fuis et par les hronches et jar la région lombaire, H existe des cas analogues dans la science ; mais lcar rareté el leur caractère prodigieux attachent toujours à chaque fait nouveau de ce genre un intérèt capital, em mn