‹ Gazette médicale de ParisChapitre 242 sur 394 · RS OL A · texte numérisé non relu

RS OL A

PARIS, — ÉVERAT, [IMPRIMEUR, MUE DU CaD8ax, N° 40.

La Gazetre ménicate DE Panis (Gazette de santé et Clinique des hôpitaux réunies) parait lous Îles samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 46 puges in-4", 32 colonmes , et équivaut à 6 feuilles in-#”. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr, par-an, 20 fr. pour 6 mois, et 40 fr, pour trois mois, Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent daler que du commencement d'un trimestre, 4° Jauvier, 4° Avril, 4° Joillet, 4* Octobre. — On s'abonne à Paris, au buresu du Journal. rne Poissonnèere , n° 5 , et dans les départemens, cher tes es Directeurs des postes. — On ne

reçoit que es lettres affrenchirs

SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M. THOURET-NOBOY

Nous avons reçu déjà un grand nombre de souseriptions accompagaées de letires qui expriment une adhésion complète à nos principes d'indépendance médicale : l'abondance des matières nous force à en renvoyer l'insertion au prochain numéro. Nous sommes heureux d'annon-

cer d'avance que plusieurs des notabilités mé licales de l'époque ont ouvert notre liste de souscription.

SOMMAIRE

L'Taavaux onGixaUx. Mémoire sur l'insufüsance drs valvnles sigmoïdes s0rtiques. — Revue de la clinique de M. Gnersent à l'hôpital des Enfans ma lades : La mot sur les maladies des jeunes Giles, — Coup d'œil sur les m:-

- Ladies du trimestre, — Fièvre grave avec gangrène du poumon. — Apoplexie pulmoaaire; starlatine suivie d'anasarque ; altération des reins, — Epilepsie guéeic par une éruplios de rougrole, — Paeumanie avec symptômes de ratarthe sufloquant — Parumonie biliensc combatiue avec suceè: par les émétiqnes et les purgatifs. — Lusation occipito-atleïdienne; double carie vertébrale ;

mort subite, — [IL Acanfuies, Académie des sciences, séance dur 48 août ; de |

médre ne, du 4%. — TL. Conarcrosnaace. Lettre sur les raogorts de la lithotritie arec La lithotomie, — IV, Dinciocnarime. Histoire de l'ourerture et de

l'embaunsement du corps de Louis XVIIL.— Fronveron. Suite des discussions || nous ne nous mpressions pas de recueill.r tou

phrénologiques sur le erène de Napoléon ; séance de la Société de phrénologie,

MÉMOIRE SUR L'INSUFFISANCE DES. VALVULES SIGMOÏDES sonTIQUEs; par M. Guvor, D.-M. P., ancien interne des hôpitaux (1).

Toutes les fois que, par une cause quelconque, les valvules du cœur sont mises hors d'état de remplir leurs functions de soupapes, et d'empêcher le reflux du sang dans les cavités, il y a tnsuffeance ; il n'est ici question que de celle dés valyules aortiques. CG serait sans doute un curieux travail que d'isoler les lésiuns anatomiques des quatre ap-

reils valvulaires et les symptômes morbides qui s’y rattachent ; mais es faits et les observations manquent , et je n'essaierai point d'y suppléer à priori par des explications , quelque plaus-bles qu'elles pussent me paraître,

Les vrifices artériels du cœur sont garnis de trois replis semi-lunaires membraneux, minces, flexibles, destinés à soutenir la colonne de sang projetée par la systule ventriculaire et à en empêcher le reflux. L'exacte application de, valvules entre elles est la première condition de cet important usage, condition qui suppose généralement l'absence de tonte altération de Lissu,

La démonsiration la plus simple du mécanisme des valvules sigmoïdes à été indiquée par Lower et Senac. Elle consiste à verser dans

(1) Nous avons fait connaitre les premiers en France (Gazrrre ménicaue, 1652, p.707) La maladie qui fait le sujet de ce mémoire , en Iraduisant l'excellent 1ravail de M. Corrigao , ce que M. Guyot aurait pu rappeler en sc servant de notre publication, Cette question à encoré été trop peu étudiée en France » pour que

les travaux qui provent contribuer à l'éclairer. C'est ce qui nous a engagés à reproduire le mémoire qu'on va bre, ct qui a servi à son auteur de Lhèse inaugurale, C'est du veste l'ouvrage d'un bon esprit et d'un observateur éclairé.

Po

Feuilleton.

2e me 2

SUITE DES DISCUSSIONS PHRÉNOLOGIQUES SUR LE CRANE DE NAPO- LÉON, —— SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE PHRÉNOLOGIE,

Nous arioas l'intention de discuter avec M. Bailly (de Blois) la valeur phrénologrque du crâve de Napoléon, pourvu qu'il consentit à ne falsi er qu'à detui nus opimions, et à présenter les siennes avec modération ct bonne foi, Son sound article a paru avant qu'il et euletemps de réfléchir à nosavis. Ila cette fois si bic abusé de laliherlé d'écrire, que c'est à peine si nous pouvons mémereconnaitre que sa critique s'adresse À nous. Dans ce second article comme dns le premier , il défigure nus opimions de manière à Les rendre méconnaistables. Il va même , ce qui a élé rarement pratiqué, jusqu'à citer, comme extrait de nos articles , des pas °aticrs que nous n'avons jamais écrits nulle part, et dans lesquel. il a soin d'insérer tontes les absurdités qui peuvent convenir à son but, Tel es le suivant » La qui- ” Mité de Napoléon la plus dla rement définie, la mieux prouvée, la plas authentin que dans la pratique, la plus évidente par ses sections, à dté celle des matbémia- " tiques.» Nous n'avons jamais dit, oi écrit, ni pensé une telle sottise ; cvpen dant M. Bailly part de ce passoge fabrequé , pour nous reprocher notre peu d'admirstion pour le grand Loue » tt notre ignorance tomplète sur son carac-

tère el sur son génie, Des quaire colonnes de son article, il en consacre deux à la réfutation de ce ridicule paradose, qu'il a rédigé lui-même. Ailleurs il nous fait dire que nous ne reconnassons dans Napoléon que les qualités d'un rusé coquin , et autres gentillesses de cette espèce, De toutes nos critiques, pas ua seul mot. Nous renonçons donc à continuer L discussion avec un adversaire qui parait ignorer complétement jusqu'aux plus simples convenances, Nous ne parlons pas de la forme tranchante et pédantesque de ses raisonnemens, ni des airs de supériorité qu'il se donne ; c'est nn défaut dont le temps ct l'expérience Je corrigeront , et nous ne nous chargeons pas de refaire les éducations négligtes,

Fort heureusement pour nous la doctrine de Gall a trouvé des défenseurs aux-

quels on peut et on doit ndre.

Un phrénologiste de Lyon, M. Ombrosa publiéune petite dissertation sons formé de letire sur le masque de Napoléon, dans Ale il attaque l'interprétation que nous en avons faite nous-mêmes, Sa critique d'ailleurs, remplic de modération et de sens, purait qui cependant avoir plus de portée , s'il avait mixux saisi Île vrai paint de vue de nos objections, Nous n'avons priiendu qu'une chose que nous soutenous encore, rest que les parties conservées du crâne de Napoléon, ne nous donnent pas les facultés qui devraient phrénologiquement parlant s'y trouver. Nous n'avons raisonné que sur ces parlies, et non sur celles qui manquent. Perfais, avons-nous dit aux phrénologisies, de mettre dans la portion ahsote de ce crâne ce qui leur plaira, pourvu qu'ils conviennent que dans la portion observcble et mesurable , les indications de Gaël sout eu di faut. Rien ne les empêche de dire qué Napoléon ayant té grand surtout par l'énergie de la volonté, par la con- Mance de ses résolutions et son instinct de supériorité et de grandeur , c'est dans les deux organes de La fermeté et de La vanité qu'il faut chercher l'explication de

LT

l'aorte , préalablement eq ve au niveau de sa première courbure, une certaine quantité d'eau où d'nn autre liquide ; il est alors facile de s’assurer que les valvules s'appliquent exactement contre elles-mêmes , non-seulement par leurs bords libres, mais encore par la plus grande

mie de leur face interne, de telle sorte que toute communication est | p

interceptée entre l'artère et le ventricule , et qu'aucune portion de liquide né peut pénétrer dans ce dernier. Si on répète l'expérience sur les valeules sigmoïdes pulmonaires, on à le mème résultat.

Il n'est pas nécessaire de projeter brusquement le liquide pour imiter le choc de la colonne de sang; les valvules se ferment tout aussi bien lorsque l'eau tombe sous forme de filet. C'est un fait d'expérience.

Diverses altérations peuvent s'opposer à l'exacte application des valvules sigmoïdes aortiques; les plus fréquentes sont :

1° La transformation Übro-cartilagineuse, cartilagineuse , osseuse ou pétrée. Mais il ne faut pas que l'altération de tissu soit bornée à la hase ou au hord libre des valvules, puisqu'il suit que la partie moyenne soit saine, comme je m'en suis assuré , pour que le reliés du sang ne soit pas possible ; 1l est donc nécessaire que toute où presque toute la valvule ait subi la trassformation.

a° La destenclion partielle du bord libre ou des faces des valvules, qui deviennent ainsi réticulaires. M, Corrigan en cite des exemples ; on en trouve in cas remarquable dans Bass. (Obs., dec, I, ohs. 8.)

3° La rupture d'une ou plusieurs valvu'es. { Baillie, Series of in-

ravings, fase. À, tab. 2. — Collect. de Hunter. — Hogdson. — F. Bouillaud, — M. Chassaignac.)

4° Enfin M. Corrigan signale le cas dans lequel, sans altération pro prement dite de leur tissu , les valvules peuvent devenir insuffisantes, pour me servir de son expression ; c'est celui d'une dilatation de l'aorte qui s'étendrait jusqu'à son orifice. Ds Da

On a nié la possibilité du fait, en prétendant que, dans la dilatation de l'origine de l'aorte, les valvules sigmoïdes , qui y sont invariablement fixées , doivent ou se rompre, ou éprouver un agrandissement analogue, de telle sorte que chacune d'elles formant toujours le tiers de la circonférence du vaisseau, l'obturation est encore complète. La conclusion n’est pas rigoureuse, car la tension des valvules leur fait

erdre la laxité nécessaire à l'application exacte et de leurs faces et de eurs bords libres , qui deviennent alors des sous-tendantes rectilignes au cercle que représente l'artère ; il y a donc possibilité de reflux.

Enfin, certaines hypérémies actives et circonscrites aux valvules sigmoïdes ne peuvent-elles pas, en augmentant la densité de leur tissu, mettre obstacle à leur application et déterminer, momentanément au moins, les phénomènes du reflux ?

MM. Dupuy et Boulay jeune ont mis hors de doute ces phlegmasies qui ne s'étendent pas au-delà des valvules aortiques , et M. Andral a consigné dans son Anatomie pathologique l'histoire d'un malade qui, après avoir présenté inopinément les nes qu morhides de l'hypertrophie du cœur, accompagnés d'un bruit de râpe obscur apres chaque contraction ventriculaire , offrit à l'autopsie une altération circonscrite aux valvules, caractérisée par une vive rougeur, la tuméfaction de leur tissu, au milieu duquel existaient deux points blancs, constitués par une matière deini-liquide d'aspect stéatomateux. : |

Nous venons de passer en revue les principales alérations qui metgent obstacle au jeu physiologique des valvules sigmoïdes aortiques; elles ont pour effet commun de permettre le reflux du sarg dans le ven-

tricule gauche. Étudions maiutenant les troubles fonctionnels qui y sont liés,

Une distinction me paraît d'abord nécessaire ; car ce n'est pas dans tous les cas d'insuffisance de l'appareil valvulaire que l'or rencontre les hénomènes si remarquables signalés par M. Corrigan.

H faut établir deux catégories.

A, A la première se rattachent les eus dans lesquels les valyules sont tellement imprégnées de sues calcaires, qu'elles ne peuvent plus s'élever lors de la sgstole, et forment un plancher immobile, au centre duquel il n'existe qu'une étroite fissure, à travers laquelle le sang peut s'échapper.

B. Dans la seconde, au contraire, viennent sc grouper tous ceux dans lesquels les valrules aortiques, permettant aussi le reflux pendant la dune. se relèvent jusqu'a un certain point contre les parois aortiques lorsque la systole ventriculaire s'upère, et olfrent ainsi une libre Vuie au sang.

C'est à cette dernière division que se rapportent les observations suivapies.

Ons, 1. — Jean-Louis Cordier, serrurier , âgé de 5% ans , entra à l'hôpital de la Charité le 34 juin 1853 , et fut couché salle Saint-Michel, lit n° 2, service de M. Rayer. r

Cet homme, d'une constitution grêle, irritable , sujet drpais au grand nombre d'aonées à un flus bemorrhotdal mensuel, reçut en 4829 , à la partie antéricure et inferieure de la peñtane, un conp violent de timon de voiture, C'est à cette que que le malice fait remonter une oppr:ssion légère inhabituée, et qui augmentait lorsqu'il faisait un effurt catraordinaire, Vers 1832 des palpitations se jnignirent à l'oppression, qui avait acquis plus d'intensité , et revenait par arcès. Cor. dier n'avait sdout pont discontinué ses lravaux; ce n'est que 6 mois avant son entrée à l'hôpital, que la violenre des arcidens Le força à l'insction ; ses mem. bres étaient alors infiltrés, Les décoctions de racine d'asperge, de chieodent niiré, furent opposées avec quelques succès à l'adématie, Deux saignées ne procurèrent aucun soulagement.

Lorsqu'il se présenta à l'hôpital, son état général était Le suivant : bouflissure de La face , surtout du côté droit ; poiat de couleur violacée des lèvres: iofiltration de la face dorsale des mains ; œdème considérable de la partie inférieure des mem. bres abdomineux: décubitus dorsal impossible ; oppression, état d'étouffement habituel , augmentant par accès vtempéchaut souvent le malade de dormir; boane sonoré.lé de La poitrine , excepté à La région précordiale; respiration pure et forte, surtoul à ‘a partie érieure ; loux légère; capectoralion médiocrem nt abondante de crachats épais, jaunâtres, muqueux.

Ls région précordiale percutée rend un son mat, surtout à sa partie inférieure; les battemens de cœur sont sensibles à l'œil, L'application-du cylindre fait apprécier Les phénomènes suirans : impulsion forte, premier bruit de cœur {bruit ver triculaire correspondant au pouls), sourd et peu prolongé. Absence du deusième bruit , du bruit clair , remplacé par un bruit de soufflet très fort , qui, partant de Ia base du cœur, s'élève le long du steraum, vers l'extrémité supérieure duquel il se renforce, En écoutant avec attention vers la partie inférieure du sternura, on eateod 08 double bruit de souffirt ; l'an para ssant isochroae au poals, l'autre lui succédant ; les carotides , les sous-rlasières sout agitées de mouvemens pulsstils , très-visibles à l'œil; isochrones aux battemens du cœur, et présentant en oulre on bruissement très-remarquable lorsqu'on y légèrement le doigt ; l'oreille y perçoit aussi un bruit de soufllet très notable.

Si le malade élève les membres thorsciques, la pesu est violemment soulerée dans Le trajet des artères beachiales, cubitales et radiales, dont Les flexuosités sont remarquahlement sngmentées. Les pulsations sont moins énergiques lorique les membres pendent le long du tuoac ; le pouls est large, fort, vibrant, et bai H9 fois par minute,

Les battemens des artères des membres abdominaux n'étaient sensibl:s qu'à La partie supérieure des cuisses, et le bruit de soufflet qu'on y entendait , peut-être produit par la pression du cyliodre , était isochrane au pouls.

sa vie et de son caractère. Les phrénolagistes n'y ont pas manqué, M. Ombros et ; n'est done pas acceptable, car il repose sur un fait supposé , et ce fait fôt-il prouméme M. Bailly (de Blois) nous renvoi. nt, d'un commun accord, à la région pos. Êvé, il ne servirait à ri n.

E tsuperieure de La tête, Nous avons à répondre à cela deux choses : d'age œtle rég on n'existant pas, la suppose de ces phrénoloyistes est eu tièrement gratuite ; et de plus que, méme en leur accordant le plus haut dévelop pement possible de ces organes, ils ne seraient pas plus avancés. Sans doute Na-

léon a possédé a un baut degré la fermeté , l'amour de l'approbation où de la Eloi et un aigue démesure ; ruais on peut étre ferme de laut de manières et pour tant d'objets diflérens ; on peut plscer son vrgueil ou sa vanité dans tant de choses diverses; on peut même »i mul régler ces deux sortes de un Morales, que, même dans l'esprit des interpretations phrénologiques , il est impossible de rien conclare de positif dela seule y r. sence deecs facultés. Un grand dérelappement de ces organes pour . tout . ien produire un maniaque eatété qu'un héros, isons de fous sont pleines de gens qui se croivat rois, empereurs, et qui sandec geené 4 avec une Stiastien iadomptable. N } s dans le moade desspstémaliquesen adoration perpétuelle devant keurspropresidées, quise croient les seuls grands el les scolssages, et quitravaillent avec une persévérance iofatigable à la propagation de leurs pretendues vérités, La ferarcté , l'amour propre , peuvent être , suivent les cas, origine de grandes vertus, de grands vices, s'allier à la sagesse et à la fo. Le, conduire su bien ou eu mal. Ainsi, dans l'hypothèse où Napoléon aurait eu ces deux organes iebs-developpés (ce qu'on ne sait pas positivement) , il faudrait encore ver comment l'action de ces deux organes à pu et dû étre contrehalsncée, ilirigée et spécialisée pat les autres, de manière produire cet étonnant carache que nous connaissons. Or , c'est là ce que les phrénologistes n'ont poiat fait et ne peuvent point faire, parce que les élémens leur manquent, Ce Gux-fayent

Du reste, M. Ombros aroue que le disgnastic que nous aroas porté d'après la portion visible du crâne eat juste, el que nous n'avons pas (ait tort au Napoléon phrénologique en le définimant : un esprit semé, juste, mais peu capable de hautes conceptions; mémoire solule , surtout pour Les faits et lieux ; inaptitucde radicale pour les mathématiques et Les sriences exactes ; aptitude à beaucoup de choses, mais à un faible degré Dans la pratique comme dans la spéculation, du bon sens, de la sagese , de l'intell genre, mais rien de grand, ni d'origioal ou extranrdinaire. « Mais, dit M. Ombens, si au eu de ce simple é, nous avons la tûte toute éotière, notre jugement serait bien différent! » et il ajoute cette obserralion naïve : nRemarquez que ce n'est point une hypothèse : car #i nous pouvons » sononcer que telle forme du crâne produit tonjours telle faculté , nous pouvons a dire aussi que telle faculté n'existe jamais sans telle forme de tête ; donc Napoléon » ayant été doué certainement de fermeté et d'omour-propre, ces deux organes » ont dû exister sur le crâne. » Ce syllogieme sera igaltsquable quind il sera démontré que les déterminations erdnologiques sont infoillibles, et c'est précisément cetle majeure qui ext en queslion.

Ce raisonsement parait étre du goût des phrénologers , car M. Andral, présidant , il y a trois jours , la séance annuelle de la société de logie , « rappelé dans son discours une observation de M. Bouillaud, ans au syllogiswe de notre critique lyonnais; de moins il est inspiré par la mèare logique. « Si, dit » M. Bouillaud, toute théorie qui se trours cn contradiction avec un fait bien ob » serré est fausse, de même tout fait qui est en contradiction avec une théorie ri- » goureusement démontrée a été mal observé. » Onpeut répondre, s'il est besoin

Le quatrième espace int rcostal droit, à un pouce du sternum , présentait une pulsation très-circonserite, de l'étendue d'un travers de doigt, et un bruit de sflet très-marqué ; il n'était guère possible de croire à une dilatation anévrismale de l'artère qui y rampe; ces branchessagt trop peu volumineuses, et la pulsation était trop intense , trop circonscrile pour qu'on puit s'arrêter à ce diagnostic. M. Rayer pensa qu l'aorte présentait un anéveisme latéral , en forme de cul-desac, dont Fe fond se trouvait au nivem de l'espace qui sépare la quatrième de la cinquième côte droite : ilétait impossible de dhagnoastiquer avec plus de sagacité , comme on le verra par l'autoprie, ;

Pendant les vingt-huit jours que ce malade passa la première fois à l'hôpital on ap ua grand nombre de fuis sér.five les symptômes éoumérés plus h ut; le pouls conserra sa force , sa plénitude , et ne varia en fréquence que de quelques pulsations. Le malade ne fut ap saigné; M. Rayer le mit, au bout de tre à cinq jours, aux trois quarts de l'alimentation et à l'ussge d'une tisane faite avec le raifurt sauvage. Le repos parfait du malade calma l'oppression ; il y avait un peu de sommeil la nuit ; la toux était peu fréquente , l'expectoration abondante ; l'œdème disparut peu à peu , et le mieux fut si marqué ; que Cordier demanda sa sortie le 28 juillet.

Rentré le 2 nous avons signal effort considérable.

Cordier ne pouvait rester couché sur le dos , non plus que dans la sopinalion. La seule position tenable était l'assére, encore ce malheureux y éprouvait. 1 des angoisses inexprimables , ct une menace de suffocaion continuelle; du reste, mêmes phénomènes à l'auscultation ; brut de soufflet dans l'aorte, les carotides, les sous-clavières; pulsations visibles, pouls fort et vibrant à 92; rhonchns à la partie poséreure -droite de la poitrine; expreloration d'an mucus épais, abonlaut e1 jaunâtre ; œdème des membres abdomineus. Le repas n'améliora pas les simpèmes , ils persistèrent avec intensité : la lutte ne poursit durer long-temps, l'état imminent de suffocation plongeait le malade dans une anxiété inexprimshle; . l'énergie du cœur était diminuée , le pouls devint plus faible, un peu irrégulier ; enfin Cordier succomba après une courte sgonic , le 44 septembre 1833.

embre suivant, il présenta la même série de tümes que ; la région précordiale était le sitge d'une constriction , d'un

AUTOPSIE CADAVÉAIQUE, 26 HEURES APNÈS LA MORT,

Peu de rigidité. Infiltration sérense des membres abdeminaux, notamment à leur partie inférieure; le péricarde ne contient qu'une très-pelite quantité de séroaté.

Le cœur est d'un volume considérable : cct accroissement dépend presque en- Uèrement du ventricule gauche, dont la carité est ndie en même temps que ss jurois, hypertrophiées , ont acquis er de douze ligars d'épaissenr; les valvies auriculo-ventriculaires gauche et droite sont saines.

La partie droite de l'aorte, à ua pouce au-de-sus de sou insertion au cœur, présente une poche en forme de doigt de gant , de la pe du pouce et de

uata-ze lignes de longueur ; le fond de cette poche est adhérent à la ace interne u feuillet réfléchi du périesrde,

Si on verse de l'eau dans l'aorte , elle pénètre dans le ventricule gauche; les valvales sigmoñkes lais ent entre elles un écartem nt triangulaire dont la base à huit Lgnes de Jongucur , et qui va en se rétrécissant graduellement jusqu'au sommet; et si l'on calcule l'aire da triangle, en multipliant sa base par la moitié de sa hauteur {à peu près ap lignes} , on aura une ouverlure de trente-denx ligues carrées, par laquelle Le sang pouvait reflure dans le cœnr pendant la vie.

Ces valvules sont épaissies , beurs bords droits, le tubercule d'Arantius effacé ; elles soût transformées en un Hissu assez ferme, élastique , très-analogne au cartilage. Si l'on introduit le doigt dans l'aorte par le ventricule , on prat sgus effort relever les valrules, qui alors laissent entre elles an écartement qui pendant la vie ne pouvait aucunement porter obstacle à la projection du sang.

Au-dessus de la valrule sigmoïde droite, l'aorte présente une ouverture psrfai- |!

tement cireulaire de quatre lignes de diamitre , ct communique avee la petite he signalée plus haut ; la membrane externe de Var ère purait Seule en former

5 parois.

La rebes interne de l'aorte est çà et là parsemée de plaques jaunitres, sous. jacentes à la membrane interne , qui est pâle et ferme, Lu tronc brachio-céphaique , des souc-clavières , carotidrs, axillaires, ont na calibre qui me semble plus grand que dans l'état normal; elles n'offrent, au reste, aucune allération de

tissu. Les brachiales, eubitales et ra ‘iales sont remarquablement flexuenses, À part l'hypostase sanguine de La partie postérieure de l'an et l'autre poumons, les autres orgaues n'ont pas présenté d'altération bien notable. à

Cette observation nous offre un exemple remarquable de l'insuffisance de l'appareil valvulaire aortique.

Examinons s'il est possible d'y trouver l'explication des phénomènes morhides.

1° Le bruit clair ou supérieur manque, et il est remplacé par un bruit de soufflet ; done le bruit clair tient au jeu des valvules, et non à la contraction des oreillettes , contraction qui s'exécutait comme à l'ordinaire; donc, en outre, le bruit de soufflet prolongé dans l'aorte annonce que les valvules sigmoïdes ne remplissent pas exactement leurs fonctions de soupape.

ÏLest permis, je crois, de généraliser un fait anssi positif, et de dire que tout Lruit de soufflet naissant du cœur, soit qu'il y reste borné , soit qu'il en sorte pour se prolonger dans les vaisseaux , annonce une insuflisance d'un des quatre appareils valvulaires.

2° La force du pouls, en rapport avec l'hepertrophie du ventricule gauche, indiquait en outre , chez notre malade , un certain état de souplesse dans les valvules sigmoïdes aotiques, qui pouvaient s'élever et laisser une libre voie à l'onde singuine, Toutes ces prévisions ont été vérifiées à l'autopsie, et la présence d'une petite poche anévrismale , diagnostiquée pendant la vie, a suflisamment expliqué les pulsations nolérs dans le quatrième espace interrastal,

L'observation suivante nous montre encore à un haut degré les phénomènes qui sont désormais pour nous caractéristiques de l'insuffisance des valvules aortiques ; il en ressort en outre un fait important signalé par le docteur Corrigan ; c'est l'inopportunité des émissions sanguines chez les sujets atteints de cette maladie.

Os. 11. — Le 21 octobre 1833, entra à l'hôpital de la Charité le nommé Joseph Pinard, serrarier, âgé de 60 ans, d'une . bonne constitation , n'ayant éprouvé antérieurement que de légères maladies. 11 fut couchi salle Saint-Michel n° #0, dans s ce ee Raver. :

C'est vers le mois de mai 1831 que le malade commença à éprouver des palpitations , de la gène dans la respiration, surtout lorsqu'i mono un aa se livrait à quelque exercice violent. Cet état ayant empiré , et de l’œdème ayant paru aux membres inférieurs, Pinard entra à l'hopital ochin, se reposa quelques jours, se trouva mieux et sortit, Bevcou chez lui, il se livra à un travail très-pé + mible, celui de tirer de l'eau d’an puits, opération qu'il répétait tous les jours pendant uo certain nombre d'heures. Ce fut alors qu'il s’aperçut qu'à chaque fois qu'il élevait les bras pour saisir la corde «t Ja tirer à loi. les artères du poignet battaicut avec force , ce qu'il n'avait pas vu jusqu'alors, Cependant , cette ocrnpation ayant aggravé les accidens qu'il éprouvait , il se décida à entrer à la Pitié ; il y passa une quinzaine dc jours saas éprouver abcun soulagement. Il rentra chez lui, susp. ndit tout travail pémble , vécut avec La plus grande sobritté , sans pou voir amel orer son état : les accidens augmentaient , an contraire, notablement. 1 viat enbn chercher du saulagemen à Lhüqutal de la Charité, où il se confia aux suins éclairés de M, Rayer, v ngl neuf mois après les premiers ss mptômes sensi- Les de s1 maluie, :

logie jouisse de ce privilège de ne pouvoir plus être soumuse à l'épreuve des

trait pas plus en faveur d'un système nouveau, que bes exemples de systèmes

Gall et à la médecine physiologique. AL. Casimir Broussais , plus cons-queut tou

une awprise qui a profondément afflisé ses amis et ceux de l’art crânologique. 11

4) Many a je pense jamais eu de théorie plus urtement et solidement établie Es'agistait de Lemoine, vet assassin de la rue Vaugirard ; on sait que son complice que eclle de Newton sur la lumière; ch Lica , elle est aujourd'hui à pes près r0- | Gilianl faisait des vers. M. Broussass ayant confondu ves deux tudividus dans son

versée par une iéotis différ. nte,

imagination , n'a ps mauqué de trouver sur le crème de Lemoine l'organe de ln

Choc peu intense , plus fort cepenilant à l'épigastee qu'à la région précordiale ; à l'application légère du d'un quatrième À tions, L'état rés-nots battre es artères des membres Supéricars ; cependant leurs pulsalions étaient aug-

ythme composé de trais chocs saccessifs assez précipités, suivis lent; le brait sourd attriluré aux ventrieules est pur, sans m'hoge de souf-

rh fus ke , mais on ne peut entendre le bruit chair on supérieur ; il est remplacé par un } menttes

bruit de saufllet assez fort , prolongé, qui s'élève en suivant le trajet de l'aorte,

se renforce à la partie supérieure du steroum, et se prolonge dans les earotides, | qu'elle faisait un exercice inaccoutamé , marche ; elle pouvait rester couchée sur $ L ; aucune trace d'ædème ni à la face ni oux extrémiés ; poiot de couleur violacée

Au-dessous dés clavicules , et dans l'espace d'un pouce et demi , battemens vi-ibles des sous-clatières; bruissement quand on y applique légèrement le doigt au ke stéthoscope ; baltement et bruissement des carotides et des axillaires ; battement des brachisles , cubitales et radiales, sensibles lorsque le membre est borizontalement placé, mais devenant beaucoup plus sensibles, plus énergiques , lorsque le malade élère les bras ; pouls à 5 , fort , développé, rebondissant, nn peu irrégulier en rhyjthme , mais parfaitement égal en force ; point de douleur de tête, aucun trouble de l'intelligence , aucune ksion de la sensibilité ; l'apparil digestif paraît être dans ke meilleur état ; l'appétit est déreloppé.

Nous retrouvons exactement les méues symptômes que ches le malyde de l'ohservation précédente, moins ceux qui appartenaient à l'anévrisme latéral de l'aorte. Tout porte à penser que les valrules aortiques permeltent le reflux du

sang.

+ boët de quelques jours , le repos avait ré une diminution notable de r ion , ct le malade poavait rester pendant un certain temps dans la position horizontale. Ce fut La seule amélioration, car Les phénomènes caracméristiques persistérent prodant un mois sans

pouls devint aussi d'une fréquence considérable (480 et plus), il perdit sa vibran-

ce; Le bewit de soufflet m'offrit aucun changement ; l'oppress on avait augmenté , |

le décubitus dorsal était impossible, et ces phénomènes er au bout de cigq à six jours , avec autant de rapidité qu'ils s'étaient manilestés, Le poals descendit à Set redevint dur et vibrant. Ce malade demanda sa sortie,

J'ai eu occasion de le revoir chez lui : les phénomènes ont acquis beaucoup d'intensité; les j:mhes sont ædématiées ; l'oppression revient par acrès irrégulivre, prndaot lesquels la suffocation est imminente ; il dort à prine . «1 son sommeil est troublit par des réveils en sursaut ; a loux est fréquente et accompagnée d'une expectoralion assez abondante; la face n'est ni boufbe ni livide. L'auultation dénote exactement les mêmes phénomènes que ceux qu'il présentait pendant son séjour à l'hôpital, e‘est-à-dire un

tes. ILy a eo outre us rhonchus muqueux poitrine. ;

Deux saignées , per” depuis la sortie de l'hdgital , loin d'améhorer les accidens , ont été suivies d'une gêae plus grande dé la respiration et d'une augroentation notable de la constriction précordiale,

la partie postérieure de Le

M. Hayer.

x ant, la cause d'une suppression de rs, qui fut suivie d'ane attaque de rhumatisme aigu. À celte époque encore, gêne de la respiraliwn, palpitations, que le repos et quelques saignées firent disparaitre momentanément. Depuis ce temps la menstruation à été furt irrégulière ; les Le mere se som reproduites et ont généralement présenté leur plus grand degré d'intensité aux époques cù les douleurs rhumatismales se wamifrstment.

Les p énoménrs suivans furent obs-rsés ke jour di son arrivée. Banne sonnréité de la poitrine , exceplé vers La moitie inférieure du sterntinm , où La percus. sion dénolé une malité assez gramle; cxpangion pulmonaire normale à Cruite ; que:ques bulles de râle mugueux à gauche.

Les battemeus da cœur saut circonserits, peu étendas ; l'impulsion du cœur gauche est médiocrement forte et sex d'un bruit sourd ; absence compiète du bruit clair, du bruit supérieur, qu est remplacé por un bruit de soufll t succédant à la pulsation artérielle et se prolangeaut dans l'aorte ascemiante , virs 3e courbare de Laquelle if preud plus d'intensite ; ce bruit est manifeste dus les sous-chavières et les carotides, qui présentent à l'ail des pulsations notables, et

l'apparition de quelques | re q

er de changement notable, Maïs à cette }

époque (20 novembre) l'action du cœur acqu't ane remarquable irrégularité ; le | Ge doc

it de soufil t aortique se prolongeant dans | " à 1: : de x les carotides et les sous-clatières , +1 accompagné de pulsions k pe vibran. tement les mêmes phémomènes que celle qui fait le sujet de La troisième ohserva & Ales

Cetie femme, d'une bonne constitution, suj tte à des douleurs articulaires | Le résultat en est si

avec gouflement , fut ativinte, il y a quatre ans, d'une fluxion de poitrine du côté uche, dont elle fut traitée par M. pa Uo vif chagrin porut étre, il y a À

doigt un frémissement sensible , isachrane à leurs pulsad'embonpoint de La malade n'a pas permis de voir {rès-notablement r l'élévation des bras , et le pouls, régulier, était à 96 pulsatinns.

La malade éprouvait un peu d'oppresion , de gêne précordiale, surtout lorselle montait un caler ou pressait sa dos où sur le cûté droit; il n'y avait

des lèvres; l'appareil digrstif était dans le meilleur état. J'ai | laques de prrpuru urtécans, [el traitement des-

quelles elle était entrée à l'hôpital, et qui disparurent au bout de quelques jours par le repos et les délayans ; les phénomène: notés du côté da cœur persistèrent ; le pouls perdit cependant an peu de sa force , mais le bruit de soulllet resta Je même juiqu’à l'époque de la sortie de la malade, qui eut lieu le 45 avril 18534.

Ons. IV. — L'observation suivante , que je dois à l'extrème obligeance de M. Bayer, qui m'a fail voir L: malade, nous offre eurore tous les phénomènes caractéristiques de l'insuflisance des valvules sortiques, mais avec cela de particu- Lier que, de méme que dans l'observation précédente il ne s'y joint aucun trouble de la circulation, et que ke malade peut indifféremment se coucher dans toutes les “ie sujet est un homme d'une quarantaine d'années ; grand et maigre, sujet à des dérangemens du tube dig slif, et n'ayant, dit-il, jamais éprouvé de palpitations ; cependant il est très-irritable , et fa moindre émotion précipite les batte-

ls.

Le sr pre fut fait le malade étant au lit et très-calme.

L'impulsion du cœur était assez forte ; le bruit sourd correspondant au pouls, sec et ongé, sensible à l'épigastre ; point de second bruit, de bruit clair ;

Cap sous silence

| mais après La contraction ventriculaire ct le pouls, bruit de soufflet le long de

l'aorte, notamment à sa courbure, dans les carotides et les sous-clarières, ainsi u'à l'épigastre; bottemens visbles dans les clavicules, au cou et aux members Lerecieets ; poals fréquent à $0 pulsations et plus. Si le malade se ve, se promène dans sa chambre, alors tous les phénomènes rennent une jaténdté remarquable ; be bruit de soufflit se renforce , les artères itent avec violence, et de malade éprouve de la consiriction à la poitrine. Enfin M. Raser à vu dans son serve, en 1852, une fanme qui s présenté exac-

tion.

B uit de souflet on cœur, dans l'aorte et les artères supérieures ; s fort , pulsations visibles au cou et aux membres supérieurs ; du reste, la melade éprou-

wait une gène légère de la respiration, qui l'avait déterminée à eusrer à l'hôpital.

Elle ÿ resta dix jours sans autre médication que le repos. Elle sortit un peu sou-

| lagée,

Ors. Nl, — Julie Maïgnan, confisense, âgée de 85 ans, entre le 4 avril der. | nier à la Charité, et est couchée salle Sainte - Marthe, n° #, service def

Telles sont les vbservations que j'ai recueillies sur l'insuffisance des valvules sortiques. Je n'ai ,il est vrai, qu'une seule nécroscopie ; ais positif et si clair, qu'il est permis. d'en tirer une

| conclusion générale applicable à tous les cas qui la suivent.

Appuyé sur ces observations , et guidé par l'idée que les symptômes que Je viens d'énumérer sont les signes d'une insuflisance des valvules aortiques, j'ai cherché dans les auteurs les cas qui, quoique désignés par les observateurs sons des noms diflérens, peuvent être, avec une grande probabilité, mis à côté des faits recueillis dans cette thèse.

Les suivans ne paraissent répnir les conditions nécessaires, et jeter

{quelque lumière sur ce sujet si oliseur des bruits et des affections du cœur.

Ons. V,— (Pertin et Houillaud , Traité des maladies du cœur et des gros vaisséaus. } Celle cinquième observation parait pouvoir être rapportée à un cas

| d'insuffisance valvnlaire de l'aorte : je l'emproute à l'escxlleut ouvrage de M. Bouillawd, p. Su,

Cathvrine Pouccau. domestique, âgfe de 38 ans, éprouvait depuis {8 mois, à la suite d'un «Fort qu'elle avait fai pour soulever nu fardeau , des plsstions tres. prononcées sur es partice latérabis et inférieures du cou.

poésie ou de l'aléalite, et très-prédominant , qui pis est. Or, il se trouve que Lemoine n'a jamais fait de vers, de porsie , mi d'idée) en sa vie. Crite fécheuse mé-

rise est d'autant plus perde que le phrenalagiste se troure en défaut , soit que 'orgeue esisle, soit qu'il n'existe pas. $ il n'existe pas, c'est ove preure de ce que nous avons dit souvent, que des crinologues trouvent infailiblement sur les crânes ce qu'ils y cherchent, et sil existe véritablement , va élé un organe sans fonction, chose sans exemple dans Ia physiologie.

La lin de la sance a été consacrée à uue lecture de M, Damoutier sur le masque de Napoléon, Il annonce que ce masque offre vingt-sept organes, Nous n'en avions, nous, Complé guère « dix-peuf ou vingt , #yant néghgé de parler de ceux que Spurzlwim à placés dans les orbites comme ioutiles 3 notre but. D'ail leurs, M. Dumoatier n'a pas fait non plus grand usage de ces derniers , qui sout furt douteux, méme dons l'opinion de Spurzheim. 11 a sigonl: comme nous là mémoire de. licux, des faité; mais il a oublié de dire que le crâne n'en était pas micux pourvu quedr celuila plupart des hommes, Ile dit comme nous que l'organe de la

le seul orgaue suquel le sy<tème ratische Les facultés d'absiraction , de raisonuement, de généralisation , l'intelligence proprement dite, et qu'il s'agit , non pas s ulement d'un grnéral et d'en conquérant, mais du président e1 orateur principal du conseil d'etat où à été d libéré le Code civil, L'esprit caustique où dé saillie plus nul encore. Napal: on pourtant avait une humeur satirique très-prononcée, Dans la conversation le sarcasme , l'ironie et l'épigromme étaient ses armes [a= vorites ; 3] sai issoit le ridicule comme on Français et s'en moquait aréc la mimsque d'un Hatien, La phrénologe igaorait sans donte cette pacticularité du caractére et de Pesprit de Napoléon ; car si elle l'avait connue , elle n'aurait pas cher.

u qe Ê s Û ù l'instinct conservateur de La vie (alimentirilé}, Par la saillie du causalité était 1rès-faille. Or, on voudra bies faire attention que c'est à peu près là |

lché en vain ret organe sur son crâne, On a jarlé de l'organe de La ve érirtiu r | (théorophe de Ga), ansis il m'a pas été moulé; füt-it moulé et développe à sou-

hat , el s'ensuivrait que Le satument religieux et cuatéemilatif à dù aror braucoup d'énergie chez Napoléon, ce qui est enrors à prouver, M. Dumoutier à sus trouvé Le désèr d'uvoir (vol de Gail ; convoilinité de Spureheim }. 1 y est , sans doute, 'est-à-dire il existe véritablement la place où il devrait être; mais nous régélons que cet orsane m'est que trés-pei proéminat, On conçoit qu'on tierae besuronp à cet organe ; car c'est le seul au moyen duquel où puisse supipartabiement expliquer san Lumeur conquerante, Op Le trourc également sur tous les vo leurs, depuis ke Lrigand qui assassine ct quille sur les grands chem ns, jus u'au filou qui esramole on mouchoir dans une foule, Déarer d'avoir le monde ou un mouchoir, c'est étidemecat le même instinet , l'amour de la propriété, Eau , si nous ne nous trompous, M. Damoulier aurait reconnu en méme temps l'énergie de penchant à cacher ( ruse de Gall ; secrélivité de Spurzheim) et la faiblesse de mier , on Ex= pliquerait es stratagèmes mihtaires de Napoléon , ses 1sbens diplomatiques , ct peut-être même sun goût pour l'ordre et l'économie , et par l'affussement du scom son insomciance et les besoins du corps, son mépris de la vie , ete, ; tuais par malheur ces deux peuchans sont aitrihués par le système à un seul et éme organe; où re pouf p.s décemment donncr eu mème temps à un organe wie verlu positive el une ver'u 1.égaliré.

L'insigeilance parfaite de la plupart de ces déterminations, et la cicconstanve eswentielke de l'abcence ou du moias du peu de relief des facultés de l'intelligence ci de lo raison, n'ont pas empêché M. Dumoutier de conclure que tout , dans a tête de Napolron, révèle a gean leur des pensées ct l'élévation du géaie. C'est-3-

Ces battemens, d'abord assez faibles, étaient devenus sucressivement plus forts, et ages chu enûo de douleurs pulsatives à la tite, et d'une respiration dif- Bcile , précipitée , et même haletaute quand elle montait an escalier. Ces palse-

tions partaient des espaces qui se trouvent derrière les clavicales, et parcouraient || de ses en quelque sorte le trajet des earotides ; elles étrient sensibles à La vue, fréquen- | denu

tes, plus étendues du côté droit, isochrones au pouls et aux baltemens du cœur, et régulières comme eus. Elles déterminaient une sécousse générale , et le sommeil de B malade était fréquemment troublé par des réveils en sursaut qui pouvaient être raisonn-blemeot attribués à cette cause : Le plus légère impression morale pis sensiblement les pulsations, qui devenaient à vue d'œil plus vioen es,

Cette malade, qui n'était entrée à l'hôpital que pour se faire traiter d'une douleur violente au côté gauche, avec expectoration de crachats muqueux, sañguinolens, sortit au bout de quelque temps soulagée. Mais ayant continué de se livrer à ses pénibles occupations, elle se présenta de nouveau au bont de six mois.

Les symptômes avaient augmenté d'intensité; les battemens du cœur étaient forts, le pouls tendu et vibrant.

Les pulsations déjà décrites étaient toujours isochrones aux battemens du cœur. Les artères carotides , très-apparentes , semblaient éprouver use dilatation trèsconsidérable dans un pouve de leur étendue , et immédiatement au-dessns de la clavicale ; en appliquant les doigts à cet endroit, on sentait ane espèce de frémisset et de bruissement particuliers.

Le 19 janvier, le pouls redouble de force et de fréquence ; tont le corps se couvre de sueur; la face est rouge et animée.

Pendant toute Ja journée L* 20 La malade fut d'ane grande garcté ; cependant le soir, elle éprouve une anxiété inesprimable , et meurt subitement la nuit suivante,

Autonsie cadavérique. La plèvre droite

mons étaicat siins ; le péricarde ne contenait que très- peu de sérosilé,

surface antéricore du cœur était recouverte de couches graisseuses ; le +olume de cet organe était d'un tiers plus considérable que dans L'état normal ; l'é. paisseor du ventricule gauche était doublée , et sa cavité était sngmentée dans La même proportion ; le ventricole droit ne présentait rien de particulier, L'orifice aortique était agrandi; le bord libre des values aortiques étail épaissi et arrondi; le tubereule qui en occupé la partie moyenne était efTaré,

L'aorte, depuis son origine jusqu'à la naissance de la sous-clavière gauche, avait un calibre au moins quatre fois plus grand que dans l'état normal ; depuis crtte même sous-clavière jusqu’à son passage à travers le diaphragme, elle était égale- . dilatée. L'intérieur de cette artère était présque entièrement recouvert par Au, Londis que la plupart étaient revêtues de ls membrane interne. Je passe sous silence le resté de l'autopsit, qui n’a pas trait à notre sujet.

Comme cette observation à été recueillie en 1812, l'auscultation n'a pe Etre pratiqués : l'application du cylindre eût-elle fait entendre un

it de soufflet dans l'aorte ? les autres symptômes de l'insuffisance existaient , et l'autopsie est venue vérifier d'une manière, ce me semble, non douteuse, l'agrandissement de l’orifice de l'aorte , et par suite l'insuffisance des valvules , dont le tissu était altéré,

L'auscultation ne fut pas non plus mise en usage chez le malade qui

{à 120 pulsetions. Le malade suecomba Le

neoses et flexibles ; l'aorie était dilatée jusqu'à sa courbure, et sa face lsemée de plaques stéatomateuses jusque vers La bifurcation des iliaques.

jour même de son arrivée, après une violeote bémoptysie.

Aütapsie. — Le péricarde était adhérent au cœur , qui avait scquis le triple

dimensions habituelles; Les parois du ventricule gauche avsient un pouce et anglais d'épatsseur, ét sa cavité aurait pu loger ls plus grosse orange, Les valvulesaortiques étaient épaissies, pnuweuses et plissées, transformées en un Lissu jaune, en partie cartilagineux, e6 partie stéstomateux ; lors extrémités ane gulaires, détachées des parois sortiques, étaient flottantes dans sonintérieur, et ne pouvaient s'opposer, ajoute l'autenr, au reflax du sang dans lé cœur. Li est fâcheux que lé malade n'ait pas été ausculté ; avec un tel désoritre il cût été corieux de vérifier l'étendue da beuit de soufflet ; le force et la fréquence da pouls dépendant, dons ce cas comme dans Les autres, de l'hypertrophie du cœur, qui semble accompagner presque toujours le reflux. Elle a éfé rencontrée dans les trois aulopsies que nous avons mentionnées. Nous La eetrourerons encore dans la s#ptième observation, que je puise à ls même source que la précédente,

Ons. VIE. — Un ancien soldst nommé Henry Mac-Earl, âgé d'environ 45 ans, éprouvait des palpitations et de She + doper depuis 18 mois, époque à laquelle it avait reço un coup de pied de cheval à la partie antérieure du thorax.

Lorsqu'il fut reçu dans le service du docteur Seymowre , hôpital St-Georges , le 28 octobre 1829, il présentait les symptômes suivans :

Orthopnée, impulsion du cœur située plus bas, plos forte et plus intense que dans l'état normal ; point d'hydropisie; pulsstions des carotides; pouls à 116, fort et régulier ; le choc est suivi d'une tension forte et vibrante; les battemens des sous-clatienes sant sensibles ; on entend Le long du steroum un bruit de soutflet rude et sacradé, prolongé à la région précordle , où il masque les contractions des oreillettes.

Dans le cours de six semaines an lui pratiqua 4x où sept petites signées ; diffé.

présentait des adhérences; les pou- | rentes préparations d'opium, d'éther, de digitale, furent mises enusase sancsuccès.

Le malade déclinsit de jour en jour , les extrémités inférieures s'œdématièrent , l'arthopnée fat sans reliche, La face devint d'anc pâleur effrayante , sens lividité ;

l'enfin le malade succomba le 45 janvier 4330.

auche avait une épaisseur de trois quarts de w'elle ne l'est ordinairement.

8 valrules sigmoies cartilagiinterne par-

Nécrotcopie, — Le ventricule pouce, el sa cavité était plus grande de la moitié Les valrulés tricospides et mitrales étaient saines ;

Ons, VITE. — (Andral , Clinique médicale, 2° édit. , t, 1, P. 164.) Un oavrier

Les osseuses plus où moins étendues, dont quelques-unes se montraica à S 7 chimie âgé de 47 ans , épronvait depais quinze mois une douleur habituelle

dans le dos, entre les deux épaules , sue le trajet même de la colonne vertébrale ; de temps en temps cette douleur s propageait tout le long de la colonne jusqu'au sacrum; d'autres fois elle s'irradiait dans kes membres , et enfin , par intervalles, lorsque la douleur dorsale s'exaspérait , l'épigastre devenait égalibent dovloureux. Pendant Les deux mois qui précédérent l'entrée de ce malade à la Charité ,

iles douleurs furent vives, et il ent souvent des élourdissemens ; lorsqu'il fat soie

mis à notre examen, l'état du système circulatoire Gx4 surtout notre attention F le cylindre »ppliqué sur la région da cœur était lgérement repoussé ; mais de plus, dsns celte mème région, on entendait wa bruit de soufllet très prononcé, qui semblait suivre immédiatem nt chaque contraction des ventrivules; mais ce bruit n'était pas borné au cœur, on l'entendait également avec beaucoup dé force ; 4° à l'épigostre, dans le trajet de la ligue médiane, depois l'appehdice siphoide jusqu'à

fait le sujet de la sixième observation. Je la rapporte cependant comme |lombilie ; 2° tout le long du cartilage des côtes droites; 4° sur le trajet des

fait anatomique, car l'insuffisance des valvules aortiques n'etait pas douteuse ; cette observation est extraite du Traité des maladies du cœur du docteur Hope {1832 ).

Ons. VI, — Jobn Copas, jardinier, âge de 24 ans , avait cu, à l'âge de 16 ans , une altaque de rhumatisme sigu qai parut étre le point de départ de palpitations qui depuis lors ne lui avaient guère laissé de repos. Admis le 14 octobre 1829 “ans le service du docteur Chambers, hôpital Saint-Georges, il avait la faré bouf. Be, un œdème léger des jumbes, et le sommeil troublé par des palpitations riolentes; la résonnance précordiale était trés-obscure ; les battemens du cœur très-

sensibles à ls vue, notamment à l'épigastre; lé pouls, plein, fort et régulier, était ||

|deux csrotudes primitives ,

« ménie État,

ui, à leur partie inféri ure , offeaiént à La main un irès-fort bruissæment , et à l'œil des battemens ratrémement énergiques: 4° ce même bruit s'enténdait encore, mois plus faible, cn arrière , le long de la colonne vertébrale, spécislément vers le milieu de la région dorsale ; Le pouls était dur et

ibrant, : ; , :

Le set individu ne resta qu'une dixaise de jours à l'hôpital, et en sortit dans te

Ce qu'ily à surtout de cer chez cet individu, ajoute M, Andral, c'est que ce singulier bruissement que faisaient entendr les gros troncs artériels, ainsi que celui qui existait à la région même

EL

dire que la eonclusion est en cantradiction avec les prémisses. Le pheinolagiste de Lyon et M, Bailly (de Blois} s'arrangeront comme ils pourront aves M, Dumoutier, tx qui conviennent que Le masque de Napoléon ne signifie ct ne peut ren signer, et qui metteut dans la régon sinripitale (qu'on ne connait pas} tout ce qui nest pas et devrait étre soe les parties antérienres, Nous pensons tes accor der en dissnt que, ni par ce qui se voil, pi par ce qui ne se voit pas. le caractère , le génie, les Reutté, spéciales de Napoléon ne sont phrinologiquement expliqués par son crâne; ce qui heureusement w'affiblire en rien l'opinion da monde et de la postérité eur cet être prodig eux.

Nous avons ailleurs cité ce mot de Spurzbeim , qui, nous montrant un plâtre cuil assurait être de crâne de Descartes, nous jostifisit son évidente défectuoité frontale en disant que Descartes avait été mal jugé et qu'il n'était pas aussi grand rnscur qu'on le croyait. Nous ne craignons pa: qu'on se hasarde ainsi à smoundrir L génie de Nopoléon pe le proportionner à san crâne, |

Dans ce qui précède il a été loin de notre pensée d'agter les questions générales de cette scence phrénologique que quelques uns veulent anjourd'hui nous Présenter comme la philosophie nvime de l'esprit humain , st dont ils ont étendu à tel point le domaine . qu'elle comprend la métaphysique, la psycologie, la bhilosophic morale, la pédagogie, la théologie , etc. ‘Nous pourrons plas tard ptut-£tre nous expliquer sur ces prétentions, En alteudant que Ja phrénologie ait accompli ses hautes destinées, nous la prenons pgor ce qu'elle est aujourd'hui dans les livres de ceux qui en écrivent , et dans les sociétés quifs'en occupent , c'est-àdire pour un système particulier commencé par Gall, perefctionné par Spurzhrim, avant pour obj°t de déterminer les rapports qui peuvent exister entre certaines crmes du crâne et les facu!lés intellectuelles et morales de 1 home jet c'est uni-

quément contre ces détermisations. localisations, nomenclatures et spécifications que se dirige notre critique. Nous ponrrions sans doute emprunter des armes à La philosophie générale et montrer toute l'absurdité de la théorie psycologique de ces deux savans Allemands, théurie qui fait sourire quiconque à fait en philosophie des études snpportahles ; maïs n'ayant ici ufliire qu'aux phrégolagistes, nous ous placons sur ce terrain méme de l'observation matérielle et sensible, ui est là seule qu'ils venillent sde tire, nous ojj#rons à leurs faits positifs des faits pégae tifs de méme ordrect delanéme nature, Il y à deux ans, nous fimes l'histoire d'une jeunc fille dont la tête était d'une grosseur ét d'une irrégularité monstraeuse dans lous les seos, sans que s0ù intelligence, ni ses penchans eussent ofert La moivbre anomalie sensible. L'observation en avast té lue à l'Académie des sieges On ny a jamais répondu, que nous sachions. Dans ce cas, nous trourimes un crâue Won strueux et une intelligence régulière; dans l'exermple de Napoléon c'est l'inverse : nous voyons age intelligence immence , des passions et des penchans énergiques | des proportions intellectuelles et morales, si nous pouvons nous exprimer ainsi ! gigantesques , el un crâne ordivaire , qui ne répond à rien de tout cela.

Jusqu ici nous ne croyons pas que le petit nombre de criliques dont notre com. mentaire a été l'objet aient en rien ébranlé Les conclusions que nous en avons ti. rées. Nous avons, en outre, pour nous les divergences de 04 adversaires sue l'interprétation de ce masque, divergences qui prouvent le peu de solid té et Le vague des détermioations phrénolog ques. L'ivtérét qui s'attache au num de Na see ayant attiré sur cette dircusson Les regarils du public, il est probable que octte polémique se prolongera encore quelque temps. Nous attendrons , pour 16. pondre aux eriliques ultérieures, qu'elles soient as: cz nombre uses ét ass, z impo:lantes pour que leur discussion puisse être de quelque uulité à Ja science,

aortique, est la pulsation visible des artères du cou et des membres supérieurs.

L'énergique contraction dn sœur m'en paraît ici la cause la plus plaasible : peut-être faut-il admettre que la projection d'une quantité de sang , comparativement considérable, puisque l'aorte et les gros vaissæaux qui en partent se sont débarrassés du surplein par le reflux, entraîne un accroissement de volume si soudain et si grand, que la pulsation est exagérée , et devient visible là où elle ne l'était pas habituellement.

Enfin, la nécessité dans laquelle se trouve le cœur de se débarrasser proniptement du sang qui y afflue par deux voies opposées , exigeant de sa part des contractions répétées et de courtes pauses , fournit l'explication de la fréquence du pouls.

Je ne sache pas d'autre maladie que celle qui nous oecupe , qui puisse donner lieu à la réunion permanente des trois phénomènes précités. Chacun d'eux peut être isolément retrouvé dans des affections différentes ; mais alors, ils se mamifestent dans des circonstances telles, existe ; mais La lésion n’a À 2 rp-n5 été constatée, puisqu'on ne son- que le que pe peut présenter généralement mens de ré

eait pas à s’en assurer. Quand nous lisoos aujourd'hui des observa-[tés. Le bruit de soufflet, par exemple, qui se rencontre dans des contons recueils ilya Las pe .: se | l'influence d'opinions peu si ag et si oposés , De présente 3 le . pra à sur les bruits du cœur diflérentes de celle qui est adoptée dans cette || la mème étendue, le même rhythme que dans les cas où les valu

thèse, il est difficile de porter nn jugement précis, et l'on n'a soi || sigmoïdes aortiques permettent le reflux du sang. Les faits survans vienque des probalnlités plus ou moins - si, j brad dront à l'app id cu ropositi .

$ ités plus ou moins grandes; car je ne voudrais pas appui de cette f: ition. ne | qu’on se méprit sur la valeur que j'attache à" ces observations emprun-| Et d'abord ; qu'il me pa à permis de pepe une distinction que j'ai tées ; c’est un diagnostic plus ou moins discutable que j'ai établi sur! déjà établie parmi les cas d'insuflisance de l'appareil valvulaire sortique. elles , et je dois dire que le plus difficile des diagnostics est celui que] 1° Ou il y a possibilité de redressement des valvules pendant la sysl'on porte sur des faits observés et décrits en d'autres temps, par d'au-[tole ventriculaire; 2° où les valrules sont tellement indurées, épaistres hommes , avec des opinions et . aerher différentes. us qu'elles restent ummobiles, et ne laissent entre elles qu'une étroite

Résumons maintenant l'hisotire maladie entière. ure. Trois phénomènes principaux dominent dans les observations quel Dans ces deux cas, il y aura reflux du sang dans le ventricule gaunous avons rapportées ; ce sont : che, et absence du bruit clair, qui sera remplacé par ua bruit de souf- 1° L'absence du bruit clair, du bruit supérieur du cœur et son rem-|flet. Mais là se borne La ressemblance. Chez les malades qui appartienpus LÀ un Ts de Es Papi HE cœur lui-même, dans à la meer gd ne craie pus ! aps Len et l'aorte ascendante, les caroti es sous-clavières ; vibrant, et le bruit de soufflet ne s'étendra ns Loute l'aorte as- 2° Les pulsations visibles des artères du cou, de la tête et des mem- | cendante. C'est un fait constaté par un con ir d'observations de bres supérieurs ; rétrécissemens de l'orifice aortique; et d'ailleurs, ne pourrait-on pas se

F L'éres , la fréquence et la vibrance du pouls; ces trois phéno-| rendre raison de ce phénomène par les considérations suivantes ? mènes sont caractéristiques de la lésion qui nous occupe ; essayons} Une des conditions de l'étendue et de la force du bruit de soufilet est d'en saisir l'anchainement et de nous rendre compte de leur simulta- l'abondance et la rapidité du reflux lors. de la diastole du ventrinéité, se : cule , aspiration véritablement active, qui sera d'autaat plus énergi-

. Je pose en principe , avec le docteur Rouanet, que le bruit supé-lque que la contraction précédente aura vidé plus complétement le Per ot : rep 1. ques! = en at 7 san auf ventricule. ere rene plus am vi Co gr ne 3 € les valvules sigmoïdes. Il est alors évident que lorsque les valvules ! sance avec mobilité, puisque le sang a une libre issue. En est-il de méne pourront lus Se fermer, le bruitne saurait se su il est rem-f me lorsque les valve es ne peuvent plus s'élever , et ne laissent entre placé par un brut de soufflet ; car, toutes les fois que le sang peut re-||elles us fente plus ou moins étroite? Non , et il en résulte que le fluer Le la cavité d'où il vient de sortir, les bruits correspondans sont |cœur, à chaque coutractioa, ne pouvant se débarrasser que d’une pet te transformés en bruit de soufilet, Ce fait est, je crois, mis hors de doute quantité de sang, le mouvement d'aspiration est moindre, le reflux peu par uos observations , et confirme pleinement la loi précédente énoncée f abondant, et le bruit de soufflet presque borué à l’orifice aortique. Le

4e , rie : . sa me rire EST peuls est petit et faible, nouvelle circonstance qui facilite le diagnostic. a condition d'existence du Bruit de soulllet élant connue , sa causel Les bruits de soufflet qui se rencontrent à la région précordiale , et cffciente la plus rationnelle est, ce me semble, le frottement qu'exe:ce qui ÿ sont bornés , non point ua contact immédiat ob le sujet” qui le sang dans sa voie rétrograde contre les bords des valvules sigmoïdes E nous occupe, On pourra s'assurer toutefois qu'ils ne dépendent pas de ee ou sa ang do , ne ser pr de Rae ascendante, aissi| l’ahtération des valrules sigmoïdes, par la présence de Le clair et par nn as reel D OA crosse. leur synchronisme avec la pulsation artérielle. a obéissait qu'à son re : Re : : :

poids, le frottement ne serait pas assez rapide pour être perçu ri pds A rad dit Re etage er joint nnc cause active d'aspiration : c'est la diastole du veatricule. gre,chez les Fpoco riaques ctles Ys 1 riques. si mar 1e sur ur

L . , , L - . = n E C'est elle qui détermine un reflux subit dans les artères du cou , et qui ser PA dons Is sous-clavière, Ja carotide ; el quelqueltss dues l'avrte probablement entraine des changemens notables dans là tension À pet ; , , : inembranes artérielles, dot il sudrait peut-être tenir compte dans la M. Bouillaud la observé un très-prand nombre de fois non-seuleproduction du bruit de soufflet. ment ehez les femmes hysiériques et chlorotiques, mais encore cher, des

Celui-ci s'entend spécialement dans l'aorte ascendante, les caroti.Jjeunes gens piles, nerveux , irritables, véritables chlorotiques du sexe des, les sous-clavières, branches dans lesquelles le reflux se fait aussi | masculin, comme le dit ce professeur distingué. Dans quelques cas ces te plus fabilement. phénomènes carxistent avec des pulsations pin Re ag Si ‘ee

1 présente cela de remarquable , qu'il v'est point synchronique àfse bornait alors à ua examen superficiel , on pourrait tomber dans de l'imphlsion du cœur ; c'est réellement aprés la sm qu'on rs graves erreurs ; il ne faut pas trop se hâter de prononcer. Disons d'abord qu'il est fort rare de rencontrer chez les hystériques

"fait qui le rattache essentiellement au reflux. Chez le malade de Ja première observation , deux bruits de soufflet distinets étaient entendus, lun bruit de soufflet occupant en mème teinps l'aorte ascendante , les carotides et les sous-clavières ; le plus souvent il est borné à l'un où l’au-

l'un isochrone au pouls, l'autre lui sxccédant. La présence d'un anévrisme tre de ces troncs ; et s'il existe dans tous , 1] n'est pas permanent. L'in-

latéral de l'aorte à orifice rétréci pourrait bien rendre compte du donble beuit de soufllet; cependant M. Le, Be parait l'avoir observé un stabilité forme le caractère principal de ces bruits de soufflet , que l'on ne peut rattacher, jusqu'a présent, à aucune altération matérielle con-

certain nombre de fois, dans le dernier degré de la maladie. Dans ce nue, Mais d’autres caractére#viennent encore les différeacier du bruit

cos, dit le professeur d'Édimbourg , l'oreille perçoit la sensation de À deux courans alternatifs, l'ua vers l'aurte, l'autre vers le ceur; un ma-} de soufflet qui appartient à l'insuflisance de l'appareil valvulaire aortique, et en forme uo des signes.

lade, ajoute-t-1l , l'entendait sur lui-même d'une manière très-notsble. Le second phénomène , lié à l'ics iflisance de l'appareil valvulaire® 1° Le bruit de soufflet qu'on remarque chez les hystériques est iso-

du cœur , ne coincidaient avec aucun autre des symptômes ordinaires des affections du cœur... De quelle espèce de lésion ont dépendu les remarquables accidens dont nous venons de tracer l’histoire? « Ici, dit le savant observateur, beaucoup de conjectures pourraient être faites sans qu'on arrivâl à rien de positif. » Pour moi, cette chservation est d'une haute valeur , et je La rattarhe aux cas d'insuffisance des valvules aortiques. Les phénomènes caractéristiques s'y rencontrent , et ne me laissent aucun doute sur la nature de la lésion.

Les faits qui précèdent , empruntés à différens auteurs, sont les seuls que j'ai cru pouvoir rattacher à l'insuffisance des valvules aortiques. La rareté de pareils faits ne doit pas surprendre ; car avant l'auscultation, le bruit de soufflet n'était pas connu , et comme on ne pratiquait pas on plus l'expérience nécessaire ee constater l'insuffisante application des de. le symptôme et la lésion anatomique manquent; de telle sorte qu'il est impossible de reconnaître dans les descriptions anciennes la maladie dont il s'agit ici. Depuis l'insppréciable verte de l'ausculiation , le bruit de soufflet est , il est vrai, signalé quand il

un point de départ appréciable. Cependant , chez un sujet signalé par M. Corrigan , les phénomènes caractéristiques de l'insuilisance se sont manifestés après une attaque de rhumatisme aigu compliqué de péricardite ; chez un autre, ils avaient succédé à une fluxion de poitrine. Dans les observations que j'ai dy Cambon nous trouvons, dans trois cas, des douleurs rhumatismales ; dans deux autres, un eoup violent à ia poitrinc ; dans un dernier, uo effort pour soulever un fardeau, comme circonstances à la suite desquelles le trouble de la circulation s'est manifesté. Quelle a été leur influence ? quelles modifications premières ontelles imprimées au tissu des valvules ? Je laisse la question indécise.

St l'on se bornait à La médecine du sy1ptôme , quelle maladie du cœur , micux que celle dont nous venons d’esquisser l'histoire , exigerait le régime antiphlogistique le plus rigoureux ? Quel est le médecin non préveou qui, dans des cas pareils , ne pratiquerait pas de larges et abondantes saignées ? La force, la fréquence, la plénitude , la vibrance du pouls, ne semblent-elles pas l'exiger ? Et cependant, cet ap-

reil, qu'on se hâterait de détruire, est 4 sauve garde du malade,

oia d'entraver et d'abattre l'énergie du cœur, c'est elle qu'il faut entretenir. Et quand la médecine, dit M, Corrigan , s'oppose par la sainée et La diète à cette salutaire hypertrophie, elle enire en lutte avec a nature même, L'observation le lui a démontré, et les saignées pratiquées chez le malade qui fait le sujet de la deuxième observation ont en effet été suivies d'une augmentation notable des accidens.

Il y a cependant ue certain nombre de cas où l’on devrait se départir de ce précepie rigoureux : ce sont ceux d’une phlegmasie aiguë qui menacerait les jours du malade; mais, dans ce cas, il faut renoncer le plus vite possible aux A

Il est encore, dit M. igan, une circonstance où les émissions sanguines peuvent être nécessaires : c'est lorsque, sans causes suflisantes , il sc manifeste des serremens de poitrine, une action tumultueuse du cœur , qui paraissent dépendre de la surabondance du sang , d'une véritable pléthore.

A part ces cas el quelques autres , qui n'échapperont pas à la sagacité

du praticien, il est de précepte de ne pas saigner. À La crainte de diminuer l'énergie du cœur fait proscrire le régime antiphlogistique , il est évident qu'on ne devra pas employer no0 plus les préparations de digitale, qui, en ralentissant les mouvemens du cœur , le mettraient dans les conditions les plus favorables à dLon-g 2 ment de ses cavités , et provoqueraient une série de phénomènes fort graves, On n'a point affaire ici à un rétrécissement des orifices, où il esi très-rationnel de ralentir l’action du cœur pour favoriser Le passage du sang à travers une ouverture étroite.

Les soins les plus avantageux, dit M. Corrigan, seront ceux qui, en fortifiant la constitution générale, donneront un degré proportionné de vigueur au cœur, et le mettront en état d'entretenir convenablement La circulation. Dans cette vue, on conseillera une nourriture suffisante en viande et en végélanx, el en même temps l'abstinence des liqueurs qui, comme la bierre, augmentent beaucoup la masse des fluides. Il est évident qu'on ne peut ici diriger aucun traitement curatif contre les altérations des wrote ; elles sont tout-à-fait au-dessus des ressources de l’art.

chrone à la contraction ou systole des ventricules, (Je m'appuie de l'autorité de M. Bouillaud.)

Dans l'insuffisance, il succède à la contraction.

n° Dans le premier cas les deux brüits du cœur existent ; dans le secoud, le bruit supérisur du cœur manque constamment,

Si vous ajoutez que chez les hystériques le bruit de soufflet présente so grand nombre de variétés, uisqu'il peut devenir sibilant , musical (Laënnec}, imiter le bruit de diable (Bouillaud), ou un burlement (Puchelt) , et passer de l'un à l'autre avec une inconcevable rapidité pour disparaître ensuite complétement, ce qui n'a jamais lieu dans l'insufli-

sance , vous aurez , en y comprenant l'examen général du malade , les principaux caractères ifférentiels de ces deux états.

Les pulsations artérielles , étendues aux principaux troncs , fortes , soulevant violemment la peau, perceptibles à l'œil, se remarquent dans ua certiin nombre de cas autres que ceux de l'insuffisance des valvules aortiques. Je les ai récemment observées sur un malade couché dans une des salles de M. Rayer. Les carotides , brachiales, radiales, battaient avec force, et présentaient au toucher un frémissement notaïle ; le pouls était tendu et ane il »'y avait point de bruit de soufflet aortique. L'impulsion du cœur était forte ; le bruit ventriculaire sourd, le cla-

ement supérieur normal. Cette dernière circonstance jointe à l'absence

u bruit de soufllet, ne pouvait faire douter du bon état des valrules. Ce malade suecomba à une pneumonie, et l'ouverture du cadavre prouva la justesse du diagnostic ; les sigmoïdes aortiques étaient parfaitement saines, et fermaient hermétiquement le vaisseau, Les parois du ventricule gauche avaient 12 lignes d'épaisseur, et sa cavité ne paraissait ni agrandie ni rétrécie.

Chez Îles individus nerveux, irritables, le cœur peut acquérir instantañnément une énergie lelle, que les artères seront soulevées avec force ; mais un moment de calme dissipe tous ces accidens , que le bruit de s sufflet n’accompagne que dans quelques circonstances, pour disparaître avec autant de rapidité.

Les anévrismes de la crosse de l’aorte'sont quelquefois accompagnés de battmens visibles à la partie supérieure du steroum , auquel peut se joindre un bruit de soufflet notable. Mais, dans ce cas, l’un et l'autre phénomènes restent cireonscrits au lieu qu'occupe la maladie. Le battement ct le bruit de soufflet sont isochrones aux contractions ventriculaires ; le bruit supérieur du cœur peut être perçu : ces signes sont assez positifs pour faire éviter une erreur de diagnostic.

Le: phénomèaes généraux qui se lient à l'insuffisance des valvules aortiques, doireat évidemment recevoir de l'étendue du reflux et de l'état actuel du cœur, des modifications remarquables; ainsi l'orthopnée , le besoin de l'air frais, l'umpossibilité du decubitus supinus, n'appartiennent qu'aux derniers degrés de la maladie.

Les malades des observations TI , IV et VIIT n'éprouvaient pas de gène très-notable de la respiration , et pouvaient rester indifféremment couchés dans toutes les positions.

Bien que l’hypertrophie du cœur soit une conséqnenre presque nécessaire à vb d'action que le reflux provoque, elle doit présenter des variétés suivant l'étendue de ce dernier et la constitution propre de l'individu. .

Chez les malades des observations IL et IV, le pouls n'a point présenté la force et la vibrance remnarquées dans les aut.es. Aussi je crois que M. Corrigan s’est trompé eu indiquant ces deux caractères comme copstans. Ce qui ne manque jamais ; et forme le signe pathognomonique. c'est le bruit de sonfflet aortique , et l'absence du bruit du cœur attribuée par Laënnec aux oreillettes.

Ja durée de la maladie est très-variable, M. Corrigan cite des sujets qui vivent depuis 7 à 8 ans; d'autres succombent en un temps beaucoup plus court. Dans up cas de reflux considérable , la terminaison s'est faite en moins de deux années. L'énergie contractile du cœur est la sauve garde du malade ; tant qu'elle se soutient , les accidens n'ont pas un danger immédiat. Mais quand la lutte devient inégale, les congestions sanguines et séreuses passives s'établissent , et leur apparition est du plus ficheux augure. L'action du cœur ne tarde pas à être pour ainsi dire paralysée sous le poids da sang qui y afflue.

L'insufüsance des valvules sigmoïdes , où mieux , les altérations qui ÿ donnent lieu, ne doivent que rarement se rencontrer chez les très-

Jeunes sujets. Dans onze cas que M. Corrigan a eu occasion d’observer, les malades, sauf un, avaient tous dépassé l'âge moyen de la vie. Îlen est à peu près de même dans ceux dont j'ai rapporté l'histoire. Les femmes , d'après l'auteur précité, ÿ paraissent moins sujettes que les hommes.

L'étiologie des altérations des valvules sigmoïdes qui mettent obstacle à leur jeu physiologique, reste généralement enveloppée de la plus grande obscurité, Davs la plupart des cas, il est impossible de trouver

HOPITAL DES ENFANS MALADES

Revue de la clinique de M. ape S rupus les mois d'avril , mai et juin 1854.

Un mot sur lesmaladies des jeunes filles.—Coup d'œil sur les maladies da trimestre. — Fièvre grave avec ganggène du poumon.— Apoplexie pulmonaire , scarlatine suivie d'anasarque, altération des reins.—Epilepsie guérie par une éruption de rongeole.—Paeumonie avec symptômes de catarrbe saffoquant. — Pneumanie bilieuse combattue avec succès par les émétiques et les purgatifs,. — Luxalion occipito-atloidienne, dogble carie vertébrale, mort subite.

Les observations qui ont fait le sujet de nos précédentes revues trimestrielles de la clinique des enfans ont été recueillies dans la division des CE ru Cette revue sera entièrement consacrée aux maladies des jeunes filles que nous avons observées sous les yeux de M. Guersent, chargé cette année de cette division.

Les enfans des deux sexes sont admis à l'hôpital depuis l'âge de 2 ans jusqu'à celui de 15. Dans les premifres années de l'enfance, les maladies de l’un et l'autre sexe présentent peu de différences. Les affections des voies digestives, de la poitrine, du cerveau et de ses annexes sont à peu près également réparties entre les filles et les garçons ; mais à mesure que les enfans approchent de l'âge de puberté, on voit

surgir chez leë filles une foule d'affections dont la pan sont liées à | liquide dsns l'estamac provoque Îe vomissement ; la peau reste sèche ; le pouls , : la première apparition de l’éruption menstruelle. L'épilepsie, la cho-| Petit, concentré, s'est élevé à 160 pulsations; le ventre est méléorisé ; il est encore

ME __ “ {plus dualonreux que la veille; la malade ne peut supporter le poids des couverturée, l'hystérie avec ses formes si variées, la cogneluche, sont beaucoup | l 61 le parilé anbiriuge du ÿhsoun ei. charte de où ue {Boiasoes à ls plus communes chez les Gilles que chez les garçons. Une seule s ille est} gsce, y consacrée aux malades affectées de névroses. C'est là qu'on peut en ob-} Les romissemens cessent dans La soirée ; la peau , qui jusque là était restée sèserver toutes les formes et toutes les variétés. Les choréiques g trou- | che, se couvre d'une sueur abondante he moit est caème, ; vel toujours en assez grand nombre. Nous en avons observé dans ce LE nee ne Lo el pp mp sn “ . , + » . * n seul trimestre autant Ge CLS qu eo une agnee eabiere chez les garçons. fixant fortement l'attention de la malade ; face rosée par plaques ; peau meites leu. Une autre affection, qui diffère surtout des précédentes en ce qu elle lue collsnte; pas de nausées ni de romissemens depuis la veille; rentre moins laisse après la mort de profondes altérations, c'est l'affection tubercu- {tendu , moins douloureux à la pression ; pas de selles : toux sèche, rare ; râle sibileuse qui décime les populations des grandes villes ; près des deux tiers ras dans La côté droit de la poitrine ; la sonoréilé est normale ; on continse les des jeunes filles qui succombent à l'hôpital des Enfans présentent des |? es dr: LÉ GE GU ed tubercules. Cette proportion est moins considérable chez les garçons cl ch geem iltreiragnet Aolpaontentei- est pe Ÿ nee : " EME PFOPOFL es . SOS: lirès-douloureux à la pression ; le pouls, petit et coucentré , bat 140 fois par mi. C est , du il ste, ce . de nos ég vrnaphh es et de celles !aute ; less est plus fréquente ; la resptration plus ere (36 inspirations. qu'a recueillies M. Guersent depuis près de vingt ans. Les taches typhoides ont dispara; les sudamina persistent ; la tension et la dou - Arrivons aux maladies du trimestre, Le mois d'avril a offert de brus- [leur vive - ventre, l'altération des ge , ls bep see renourellent ques variations de température. Aussi avons-nous vu prédominer les les eur lalicaen l'existence d'une péritonite. On prescrit des frictions hlegmasies des organes thoraciques. Un grand nombre de malades af- À 1e 4. Les nausées et les vomissemens ont ve:sé; 1: ventre est loujoars doulon ectées de pneumonie ont été admises dans les salles ; chez les unes , la | reux à la pression; la face est animée ; le pouts plus dévelappé que Le jour précéblegmasie était primitive; chez les autres, elle était consécutive à la | dent, bat 186 fais par minute ; La respiration est trés-accélérée; elle se répète 44 Éroschite, à la coqueluche , et surtout à la rougeole. Dans tous Les cas, |'fois par pri ren ae Nm Be gfrdl agay gt mate va S ré « x + # , be H (2 cree ; respiration 5 les 3 Le EEE inflammatoires on été très-tranc vs ci nl réclamé | cm} pure, la sonordité nurmale ; où continue les frictions mercurielles, et on applique ploi d'un traitement antiphlogistique énergique. Cette médication aus vésicatoire sur le côté droit de la poitrine. réussi chez les malades admises à une époque peu éloignée du début, et] Le 5. Face violacée, respiration ansieuse, peaa chsnde, halitueuse ; 440 pulealorsqu'il n'existait pas de grave complication. Souvent la phlegmasieÉ tions, 44 inspirations; l'intelligence est nelle ; la malade pré de vives couleurs était entée sur une affechon tuberculeuse. Cette complication a ét } dans l'abdomen et les membres inférieurs ; pas de naus es ni de romissemens ; lanne che tes , Dans la dernière LE" rov8e dépouillée de son enduit ; pas de diarrhée depuis plusieurs jours: quelpresque constamment mortelle chez les jeunes sujets. Dans là dermicre | ques cybales sont rendues à la saite de lavémens ; râle crépitant dans toute la hau-

quinzaine d'avril , nous AFOUS observé six cas de phleginasie cérébrale » Nteur du poumon droit; souffle tubaire et son mat vers l'angle inférieur de l'ornoqui se sont tous terminés par la mort, L'exanthème febrile qui s’est le plate. (Entretenir la suppuration du résicatoire ; boissons pectorales,) plus souvent offert à notre observation, c'est la rougeole, qui a tél Le 6. Décubitus variable; 144 pulsations , 52 inspirations ; soullle lubaire dans

: i : : Ê | presque toute la hauteur du côté droit ; san mat ; à gauche on entend un mélan souvent compliquée de phlegmasie des organes respiratoires. Les cas de | Lvg mrions nr im 56 ange

variole ont été peu nombreux, Cette maladie a été généralement béni- Le 7. Retour des romissemens ; anxiété extrême ; toux sèche , incessante : gne. Nous en dirons autant de la scarlatine. | orthopnée; pouls difficile à compter, à cause de sa fréquence; 60 inspirations par Pendant les mois de mai et de juin, le nombre des maladies aiguës à | minate ; pas d'expectoration. . a | notablement diminué. La mortalité a été tellement faible pendant ces | Le %: La a+ ele ar ss À cale mpeg Roth ce rvde - Ver Ah bb | n deux mors , QUE depuis huit ans on n'avait rien ohservé de semblable 3 [dans le côté droit de la poitrine 3 cependant le son y est complétement mat, l'ex elle n'a porté que sur les maladies chroniques. Les phlegmasies de l'ap-

1 re qu À pus oulle; le murmure respiratoire est remplacé par le souffle bronchique. pareil respiratoire ont été pe intenses et accompagnées pour la plupart À Du reste, pas d'expectaration. La lésion la plns évidente au milieu des symômes des symptômes bilieux. Les évacuans en ont Fait promptement jus-

variés offerts par le malade, est la phicgmasie do poumon droit. tice,

Le 9. Face plomle ; lèvres e1 langue sèches ; haleine fétide ; méme tous ; mé- A "De : s ' : mé absence d'epectoration ; même dyspnée ; pouls à 154; resquration à 60 ; ma- Nous n avons observé que trois cas de fièvre grave; deux se sont ter: | et couffle tubaire à droite ; râle sous-crépitant en divers points du poumon minés par la guérison. La dernière, chez laquelle est survenue une gan- gauche ; l'intelfgence est intacte; le ventre presque toat-à-fait indolent ; tumé. grène du poumon, a succombé. C’est par cette observation, intéressante À faction ronsidérable de la parotide droite depuis eux jours ; on suspend les [rie sous plusieurs rapports, que nous commencerons celle revue cli- tions mercurielies; on donne à l'intérieur de l'eau vineuse et des lavemens de : | quivquins. NT. L que, | Le 40. Affuissement profond; fétidité insupportable de l'haleine ; pouls insensible ; quelques vonusseecns par intervalles ; constipation. On continue la même prescription.

Mort le 44, su momeut de la visite, sans convulsions.

rièvre CRAVE, PNEUMONIE INTERCUARENTE TESMINÉE PAR GANGRÈNE ; MORT ; GANGRÈNE DE LA PRESQUE TOTALITÉ DU FOUMOX DROIT; RAMOLLISSEMENT À FARTIEL DU POUMON GAUCHE ; ÉTAT SAIX DU GENVEAU ET DES VOIES bicEs: TIVES,

Ons.—André (Louise-Clémence) , âgée de 11 aus, habitant Paris depuis 3 ans, | accusait doure jours de maladie, LS fat admise à l'hôp-tal le 29 avril. Au dé. Q Afobitde extérieure. Amaigrissement général; rigidité cadavérique très-pro but, elle éprouva de la céphalalyie, des douleurs contusives dans les membres et fnoncée ; teinte livide de La partie postérieure du tronc ; pas de trace de potréfsede l'insppétence ; des vomissemens eurent Dieu les deux premiers jours, et ne se lion à l'intérieur ; gonlement évorme de ls parotile droite. renourelèrent pas ensuite, La malade ne s'alita que le quatrième jour ; La Gévee Cuvité cranienne. Injection médiocre des vaisseaux des meninges et de la péétait alors intense, La crphalalgie était aecompognér de bourdonnemens d'oreilles ; Lriphérie do cerveau; une once et demie de sérosité limpide à la base du crâne ; l'abdomen était le siège d'une vive douleur ; la diarrhée remplaça le cinquième [une cuillerée à café dons cha ue ventricule : coupe da cerveau kamide, uffrant un jour la constipation, Qui avait eu liea depuis le début. Ces sÿmp'ämes persistèrent | piqueté peu vif; pas de ramollissement ni d'indurstion partiels. les jours suivans, et il s'y joignit dans les trois deraiers jours qui pricédèrent | Cavit thoracique, L'intérieur du larynx, de la trachée-artère et des bronl'admission à l'hôpital, un délire violent qui s'exaspérail surtout lo oail. Une épis- | ches est tapissé par une couche de matière grisätre, visqueuse, exhalant une odeur taxis abondante avait eo lieu, gangreneuse ; le muqueuse du larçax et de la trachée est pâle; celle des bronch s

Dans la soirée du 29, prostration profonde, subdeliriumr, nouvelle épistaxis qui | est d'un rouge livide, surtout à droite ; les ganglions bronchiques du côté droit fournit environ deux paleties de sang et nécessita l'emploi des lotions froides et || sont rouges, hypertropliiés et ramollis; ceux = vbté gauche sont à l'état normal; du tamponnement des fosses nasales ; diarrhée abon@nte ; selles multipliées, Un fit n'existe de tubereules ni dans les uns, nÿ dans les autres. demi-lavement avec le laudanum et l'extrait de ratanhia est prescrit par l'iotcrne} La surface interne du poumon droit offre nne teinte d'un gris noirâtre , au mide garde, Dans la nuit, délire, agitation. a: lieu de laquelle apparaissent deux où trois plaques irrégulières dun llanc sale ;

Le 30, troisime jour de la maladie, au délire violent de Ja nuit a succédé un || sous l'une d'elles située su sommet du lobe supérieur , le toucher fait reconuaitre abattement profund ; le décubitus à lieu sur Le dos; l'intelligence est pbtuse , les [la présence d'une matière diffluente ; Les trois lobes de ce poumon adhèrent entre réponses extrémement lentes; céphalalgse aus-orbitaire, bourdonnemens d'oreit. Leux ; il existe aussi quelques légères adhérences de formation récente entre l+ les, marines sèches, pulvérulentes, face j âle, lèvres encroûtées, dents faligineuses, F pièvres costale et pulmonaire ; les lobes supérieur et inférieur . aiasi que li partie langue sèche comme un morceau de parchemin , soif vire , pas de nausées pi de | antérieure du lobe moyen, sont frappés de gangrène ; la surface de la coupe est vomissemims, teatre douloureux à la pression dans toute son étendue, quelques ardoisée; le lissa est frisble , et réduit en plusieurs points en une matière diftaches roses , lenticulaires ; autour de l'ombilic ; selles liquides après le Éfuente qu'entraine un flet d'eau, et donne Feu à des excarations anfractluvuse-s, lavement ; piau chaude et sèche; pouls à 124, régulir ; pas de toux, pas de gêne anslogaes à celles qui suivent la fonte des tubercules ; l'odeur exhalée par LE: pou de la respiration; l'auscultation et la percussion da thorax ne fournissent que des | mon est caractéristique de la gangrène. signes négatifs. On porte ponr diagnostic : fièvre trphoñle, et l'on prescrit : can || A gauche, il n'existe aucaue adhérence entre les deux feuillets de Le plevre ; Le de gomme, 2 pots; 8 sangsues sur la région iléo-caale; sinapismes aux members | parenchyme pulmonaire est perméable à l'air dans ls majeure partie de son éten — nféneurs, compeesses trempées dans l'eau froide sur le front; diète. bans la jour. due ; le quart postérieur présente La couleur et La consistance de ceriaines rates inée 3 évacuations liquides, parosisme Le soir , délire violent qui persiste toute La | qui ont subi un commencement de ramallissement ; ces parties se précipiteut ax auit ; agitation, criailleries ; on attache la malade dans son lit. fond de l'eau ; elles n'exhalent pas d'odenr gangrenense.

Le 1% mai. Anxiété extrême, face grippée, soif extrémement vive; le malade} Le cœur, le périvarde ct les gros vaisseaux n'offrent pas d'altération appré-

eric sans cesse : J'ai soif ! j'ai soif! L'introduction de ls plus petite quantité de ” ciable.

nécaopste 23 wevtes Arès LA MORT.

Cavité abdominale, Le péritoine n'est le siége d'aucun épanchement; #4 surfoce est sèche; il n'existe aucune adhérence entre kgs circonvolutions intestinabes ; la muqueuse gastrique, en contact avec deux ouces environ d'uu liquide verdätre analogue à pa qui était rejeté par le vomissement, n'offre ni injection, ni ranpol lissement, ni état mamelonné: sa couleur est d'un gris rosé, sa Consistanét Horr male; la muqueuse qui lapisse le duvdéaum et ke ape . cs fortement colorée par la bile; elle n'offre pas d'altération notable ; la muqueuse de l'iléon est genéralement pile ; elle présente çà vi là quelques grosses arborisations ; les follcoles agminés et isolés n'offcent ni luméfaction ni ulreration ; ils suut à peine apparens; leur couleur diffère peu de celle de la muqueuse ambiante; le gros Intestin contient quelques cybales vers sa terminaison ; du reste, pas de rougeur ni de ramollissement de la muqueuse ; foie volumineux, rougeätre ; vésicule distenduwe par une assez grande quantité de hile verdätre ; canaux bilisires intacts ; les gsoglhions mésentériques, la rate, Les reins et le pancréas ne présentent aucune altération uotable.

Il est impossible dans ce cas de trouver un rapport exact entre les symptômes observés pendant la vie et les lésions constatées sur le ca- Fm. 4 Lorsque la nie fut soumise à notre observation, tout indiquait chez elle l'existence d'une fièvre grave, avec altération des follicules intestinaux. L’endolorissement du ventre, la diarrhée , la fièvre, la sécheresse de la peau, l'état de la langue , la prostration des furces , la céphalalgie , les bourdonnemens d'oreille , le délire , les épistaxis, ne laissaient presque pas de dontes sur la nature de cette affection. L'existence des taches typhoïdes , l'apparition des sudaminas qui se manifestèrent quelques jours après, tout confirmait Le diagnostic. La poitrine ne donnait alors aucun signe de souffrance ; l'auscultation et la percussion ne fournissaient que des signes négatifs; il n’y avait pas de toux ; La respiration n'était point gènée; nous ne comptions que 24 mouvemens inspiratoires par minute ; aucune douleur ne se faisait sentir à droite ni à gauche. On se borna à une application de sangsues sur la région iléo-cœxale. | |

La fièvre typhoïde semblait jarcourir négulièrement sa marche, quand tout à coup de nouveaux accidens se manifestèrent. L'abdomen , qui jusqu'alors n'avait présenté qu'un simple endolorissement , devint tout à coup le siége de douleurs vives, dechirautes ; le poids des couvertures était insupportable. Les traits de la face s'altérèrent profondément; le pouls devint petit, filiforme ; des vomissemens fréquens eurent lieu ; l'ingestion de la plus petite quantité de liquide les provoquait. Qui n'eût pas soupçonné dans ce cas l'existence d'une péritonite aiguë? Le pronostic fut grave. Nous n'ignorions pas que les péritonites qui se développent brusquement pendant le cours des fièvres typhoïdes sont presque constaiment la suite d'une perforation intestinale, Cependant , la malade ayant été déjà aflaiblie par des émissions sanguines et par deux abondantes épislaxts, où renonça au traitement antiphlogistique ; on se borna à l'emploi des frictions mercurielles , qui furent continuées pendant plusieurs jours. .

Vers le dix-huitième jour de la maladie, de nouveaux symptômes apparaissent du côté de l'appareil respiratoire. Le poumon commence à oHir des signes de phlegmasie. Cette affection marche avec une étonnante rapidité, Deux jours après son début, la percussion et l'auscultation annonçaient que le poumon droit était devenu imperméable à l'air daos presque toute son étendue. On appliqua un vésicatoire sur le côté du thorax affecté. Le pouls , qui s'était un instant relevé, ne tarde pas à s'affaiblir de nouveau ; la prostration devient de plus en plus grande, Ja respiration de plus en plus gènée; l'haleine exhale une grande feti. dité ; la malade succombe , et la nécropsie nous montre de graves désordres dans le poumon droit. La fétidité de l’haleine fut le seul symptôme qui nous poita à soupçonner l'existence d'une gangrène du poumon; l'expectoration manquait. L'auscultation et la percussion ne fournissaient d'autres signes que ceux qu'on observe dans l'hépatisation du parenchyme pulmonaire. Les désordres de l'appareil respiratoire avaient été prévus; la double méthode d'investigation dont nous venons de parler nous avait permis de suivre les progrès de cette phlegmasie pulmonaire que nous avions vu naître.

Mais nous ne fûümes pas peu surpris de trouver à la nécropsie le canal intestinal et le péritoine exempts d'altération. La lésion du poumon ne fut pas le point de départ de tous les symptômes observés dès le début ; rien n'indiquait sa souffrance jusque vers le dix-buitième jour de la maladie. La pueumonie fut simplement intercurrente, comme dans le cas publié par M. Andral { dix-neuvième observation de la chnique ).

Y at-il eu chez cette malade une dothinentérie dont l'éruption a été arrêtée par la phlegmasie pulmonaire, comme on l'observe certains exanthèmes fébriles ? Ce n'est la qu'une pure hypothèse, Toujcurs estil que dans ce cas tous les symptômes d'une fièvre typhoïde ant existé

ndant la vie sans qu'après la mort les follicules intestinaux aient offert la plus légère trace d'altération.

SCARLATINE DEDÈME COMSÉCUTIPS RÉMOPTYSIE ABONDANTÉ ; VARIOLE; DIAR-

RUÉE OPINIATRE: MORT: NOTAU APOPLECTIQUE DE LOBE SUPÉRIEUR DO POU- MON HAOIT ; ALTÉRATION DES REÏNS; ÉTAT SAÏN DU CANAL INSTESTINAL.

Ons. — Clémentine Scellier, bonne d'enfans, igée de 43 ans, forte constitution. non vaccinée , arrivée à Paris dépuis quinté jours, contracta la scarlatine d'un enfaut dont on lui avait confié la garde. Cet exsnibème accompagné d'une angine assez intense ct d'une éruption miliaire , parcourt régulièrement sa marche. Entrée à l'hèpétal le 34 mai, La malsde en soctit le 42 jui, aù moment où avait lieu la desquamation de l'épiderme. Elle était affectée au moment de sa sortie d'une diarrhée qui eéda deux jours après. Les jours suivans il surviat de l'adème à La face et aux membres; ce qui n'empécha pas le malade de se livrer à ses occupations habituelles.

Le 17 juin, Elle fut prise d'une hémoptysie abondante; un verre de sang écameux et rutilent fat rendu par l'expectoration dans l'espace de quelques ani nutes; la malade ressentit en même temps un frisson violent et ane douleur du paniers la poitrine ; l'hémoptysie persista le lendemain mais plus abondante que la valle,

Tesosportée à l'hôpital dans la journée du 18, où lui pratique à son arrivée uve lurge sxignée du bras; le caillot ne se recouvre que d'une cogenne très-mince,

Le 149, A la visite du matin, décabitus dorsal ; inftration séreuse de La face et des paupières ; peau de chaleur médiocre; desquatation de l'épiderme sue Les eembres ; {32 pulsations régulières peu dévelopyées ; dispnée intense ; 48 inspirations; parole entrecoupée ; toux grasse, suivie de l'espectoration de crachats, les uns mugueux, les autres formés de song pur ; tout le côté droit de la poitrine est endolort ; la respiration est pure à gauche; l'expansion est moins franche à droite , où l'on entend un souffle tubaire douteux vers Le sonmmet ; la sonordité de la poitrine est normale ; langue couverte d'un enduit jaunêtre ; pas de nausées ni de vomissemens ; endolorissement du ventre, trois où quatre selles Liquides en 24 heures; du reste, pas de rm , intelligence intacte. (Mauve éduloorée saignée du bras de huit onces , cataplasmes sinapisés aux membres inférieurs.) L

e 20, Cinquante-six inspirations courtes, saccadées, inégales , accompagnées

de dilatation des ailes du nez ; 124 polsations régulières, molles, facilement dé-

ressibles; peau de chaleur &cre mordicante ; infiltration plus considérable de la

ce ; loux avec expextoration de quelques trachats sus: douleur de ventre

et diarrhée ; l'auscultation et la percussion du thorax fouraissent les mêmes ré-

porn la veille, (Mauve, julep gommeux , 15 grains d'oxide blanc d'antimoine.

Le 21, La bèvre est plus intense; la respiration plus gènée ; insomnie ; agitation;

soubresauts des 1 ndons; l'expectoration sanglante persiste; deux vocisseinens ont lieu; anxiété épigastrique; céphalulgie, { (rtel sa sinapisés aux membres inférieurs.)

Le 22, Apparition de quelques points acuminés d'une teinte rosée sur la face, le tronc et les membres ; le pouls est descendu de 132 à 120 ; les vomi:semens ont cessé; la diarrbée persiste ; la respiration reste accélérée ; on compte 40 inspirations par minute ; le crachoir contient encore quelques crachats formés de sang pur ri la de cûté est circonscrite à l'hypocondre droit. {lux

mmé.

Le 28. L'éraption variolique reste à Fétat papuleux, elle est toujours pile ; l'expectoration est toujours sanglante; l'orthopnée et l'anxiété persistent sinsi que la douleur de côté; l'ausculiation et la percussion ne fournissent que des signes négatifs; on n'entend qu'an léger râle muqueux à droile et à gauche, (Même prescription, med deux denii-laremens d'amidon.)

Le 25. Quelques pustules ombiliquées apparaissent à la face; elles sont pôles, saillantes , entièrement dépourvues d'aurénle; sur les membres l'éruption est très-irrégulière ; on aperçoit à côté des vésicules ombiliquées des papules naissan tes; k douleur de côté persiste ; les crachots sont rouillés, visqueux et demitranspasens; râle créqilant dans le lobe inferivur droit ; respiration pure à gauche; pas de modification notable de 13 sonoréité des parois 1horaciques; toux assez fréquenté; raucité de la voix; langue couverte d'un endait jauniätre; soif vive; météorisme du ventre ; cinq à six selles avec lénesme ; peau chaude; pouls à 428. ( Oxide blanc d'antimoine ua serupule dans un ju'ep gommeux. }

Le 26 et 27. L'éroplion marche lentement ; même trouble des fonctions respiraloires et digestives ; douleur de gorge; quelques pustules occupent les amy gdales et le voile da palais. { Mème rep. |

Le 24, L'éruption variolique est en pleine suppuration; les pustules sont aplaties, peu nombreuses ; la peau qui Les entoure est pâle ; la douleur de côté a cessé; souffle tubaire et bronchophonie au niveau du lobe inférieur droit ; on continue l'oxide blauc d'antimoine et ls lavemens émollivns.

Le 4 juillet. La face est pâle et amaigrie ; la voix altérée ; la diarrhée est moins intense ; quelques vomissemens ont lieu ; la hévre et la gêne de’la respiration persistent ; 132 pulsations régulières, assez développées; 44 inspirations; les pustules ne sc dessébent pas, elles no présentent pas de teinte jaunâtre; le qu'elles contiennent se coagule ; leur enveloppe sc ride ; agitation ; insomaie, (Vésicatoires nel, P £ . ä

t ensemble de symptèmes persiste et s'accompagne d'un dépérissement progressif jusqu'à la met qui a Pa {1 juillet. ” pé P

mÉchorsiz 20 HEURES APRÈS La MONT,

Etat extérieur, Marasme ; nulle rigidité cadavérique ; les pustules sont transformées en croûtes blanchätres ou jaunêtees ; la desquamation n'a pas cu lieu.

Poitrine. L'épigloue , le laryux et la trachée-artère sont pâles, ainsi que les bronches à leur origine; le poumon gauche ne préseate pas d'adhérences; son tissu est perméable à l'air dans toute son étendue ; faus-es membranes récentes de toute la plèvre disphragmal ique et du tiers inférieur de Ja plevre costale du côté droit ; le ticrs inférieur et postérieur du lobe supérieur est transformé en une masse d'un noir de ee , dont la deusité et la frangibilité contrastent avec l'état parfaitement saia de {a partie antérieure; le lobe moyen est sain; mélangé d'hépatisation rouge et grise du lobe inférieur ; le cœur égale le volume du poing du sujet; son tissu est mou, Îlasque, d'un jaune paille; quelques ecchymosts caistent à Li surface interne de ses catités.

Abdomen. L'estomac offre une très-grande capacité; sa muquèuse est mame- || férieurs étaient fortement contracturés, la bouche déviée ; les yeux affectés de

lonnée dans toule son étendue, et présente une teinte ardoisée dans la grande strabisme ; du reste 1s malade néperdit pas entièrement connaissance ; elle con< courbure; pileur générale sans ramollissement de toute la Tr mr intestinale; |!serrait après l'attaque le souvenir de ce qu'elle avait éprouvé, et ressentit une quelques ecchymoses vers la Gn du colon; ponctué noir des fi aguinés et || violente céphalalgie et des douleurs contusives dans les membres, Ces attaques se

r'poavelèrent plusieurs fois dans la mère journée, et persistèrent les jours swivans. On ne re! qu'une seule fois de l'écume à la bouche. Cette jeune fille entra à l'hôpital trois jours après l'invasion des premiers accidens, On jui j des sangsues derrière les orell'es ; ae lui preseririt des pédiluves dupe, de boissons antispasmodiques et des purgatifs ; les accès persistérent d'abord, ma:s au bout de quelques jours, ils ne revigrent plas qu'à des intervalles assez éloignés, La malade quitta l'hôpital et s'empresa de reprendre ses occupations, Arrivée chez elle , de nouveaux acrès eurent lieu; ils se renouvelirent jusqu'au 4 avril ; où elle fut prise de fièvre, de vomissements, de toux et d'éternuemens, Entrée à l'hôpital le 5, elle nous offrit l'état suivant :

Face rouge , animée; injection des conjonctires; larmoiement : éternnemens répétés; céphalalgie intense: délire et agitation pendant la ait ; tremblement des lèvres el de la langue; cngourdissement du bras gavche sans contraction, ni mouvemens spasmodiques ; la langue est rouge à la pointe et sur les bords ; la soif est vive ; il n'existe du reste ni gêne de la dégluttion, ni nansées, ni vomissemens, ni diorrhée; le rentre est souple el indolent ; ioux sèche, fréquente, sans altération du brait respiraloire , ni diminution de la sonoréité normale du thoras ; prau chaude, sicbe pouls à {20 pnisations.

Tout annence chez cette malade l'invasion d'un exanthème , qu'elle aura contracté dons les salles pendant son premier séjour à l'hôpital, Elle n'est point vaccinée ; elle n'a eu oi la rougeole, ni la scarlaline. (infusion de ülleal et de

Téte. Infiltration considérable du tisse cellulaire ‘sous-arachnoidien de La convexité des hémispbhères; pas d'épanchement dans les réntricules, ni dans la grande cavité de l'arachnoide; pas de ramollissement ou dl injection de la substance ei rébrale, dont les méninges se détachent avec facilité.

Essayons de faire ressortir les principales circonstances de cette obscrvalion. Nons avons peu insisté sur les prodrômes et sur la marche de la scarlatine , qui n'a rien offert de remarquable, La malade sortit de l'hôpital en pleine convalescence. L'œdème qui se manifesta quelques jours après la sortie, et qui persistait au moment où la malade fut soumise à notre observation, est un de ces accidens qui s’ohservent fré. quemment à la suite de cet exanthème ; il est , dans le plus grand nombre des cas, lié à un é at morbide des reins , sur lequel les médecins anglais ont appelé récemment l'attention des thologistes, Dans le cas actuel , les reins ont uffert de notables modifications sous lera de leur volume, de la consistance et de la coloration de leur tissu. Par des circonstances indépendantes de notre volonté, les urines n'ont pu être analysées. 11 est très-probable que par l'emploi des réactifs on y eût démontré la présence d’une certaine quantité d’albumine,

Quant à l'hémoptysie grave qui s'est manifestée quelques jours après la disparition de la scarlatine, c'est un accident qu'on observe rarement chez les enfans, même pendant le cours de la phthisie pulmonaire. Rien ne portait à croire l'hémoptysie fût dans ce cas here tique d'une affection tuberculeuse. Cette jeune fille était forte , bien constituée , n'avait jamais toussé ; clle était issue de parens sains; rien n'indiquait chez elle la présence de tubercules. L'expectoration sanglante persista pendant quelques jours; la poitrine fut soigneusement auscultée , et l'absence des signes propres à caractériser l'inflammation du parenchyme pulmonaire nous porta à rattacher l'hémo tysie à une apoplexie du poumon. Le seul signe qu'il nous fût permis de constater, c'est une dinuaution du bruit d'expansion pulmonaire et un souffle tubaire auquel nous ajoutèmes l'épithète de eux, n'étant perceptible que pour quelques-uns des médecins qui observaient la malade avec nous; et ici la nécropsie a confirmé nos soupçons sur l'existence d’un noyau apoplectique dans le lobe supérieur droit.

ee jours après, de nonveaux symptômes se manifestèrent du côté de la poitrine. La douleur, a jusque-là avait siégé dans la région sternale et dans toute l'étendue du côté droit , devint bornée à l'by cundre du même côté. Cette douleur, jointe à une anxiété et à nne dvs- Puée extrêmes, nous parut liée à une inflammation de la Plèvre diahragmatique droite, En même temps que la plèvre donnait des signes de souffrance, le poumon droit devint aussi le siége d'une inflammation que révélèrent l’auscultation et la percussion du t rax ; il ne nous fut plus possible d'en suivre les pres, la malade n'ayant pu être auscultée dans les derniers jours de la vie, L'hépatisation rouge et grise des deux tiers ioférieurs du lobe inférieur droit a été constatée à l'ouverture du radavre.

La variole , survenue dans des circonstances aussi défavorables, ne parcourut sa marche que d'une manière lente et irrégulière. Deux causes surlout s'opposaient à la marche de cette éruption ; d'une part, la peau venait d’être le siége d’un exanthème qui en avait modifié les fonctions, et l'observation a appris que lorsque deux éruptions se succèdent, la dernière ne se déve oppe le plus souvent que d'une manière incomplète, et ne parcourt que difficilement ses différentes périodes ; d'autre part, les phiegmasies internes dont la malade était afeng au moment de l'invasion troublaient aussi la marche de la vanoie, ,

IL nous reste à signaler un autre groupe de symptômes qui se manifestérent du côté des voies digestives. Une diarrhée abondante existait au moment de l'invasion de la variole; elle persista jusqu'à le mort, Le traitement antiphlogistique fut tout-à-fait impuissant contre ce flux diarrhéique, qui, ainsi que l'a démontré la nécropsie, n'était lié à aucune altération de texture appréciable de la muqueuse intestinale.

rir dans les salles ; on est obligé de dense Le malin le délire a cessé , l'inteiti…

et la langue sont toujours asi.

tées d'un tremblement convulsif ; du reste, les membres pe sont Le si Fr

Le 7. Les taches rouges de la peau se sont trapeformées en petites papales appréciables à la voe et au tourher; la Gèvre est intense; le pouls bat 15 fois par minute; la malade est très-agitée; céphalalgie: tremblement des lèvres ; soubresets des tendons; Loux sèche, fréquente ; raucité de La voix; gioe de la déghation sans rongeur des smygdales ct du pharygns; râle Buqueux en arrière et à giu-

ee,

Il est dificile de ermioer si l'éruption , dont la Lg esi le siége, appartient

absence dogleurs lombaires , di 4 nausées el des vomissemens, et la prédominance des signes d'affection Catarihale, nous portent à rattacher celle éruption à la rougeole boutonneue, La marche uktérieure de la maladie a confrmé ce diagnostic. Dans l'intention de combattre la céphalalgie et les autres symplômes nerreux , et pour favoriser eu même temps la marche de l'éruption qui ne s'est pas encore monirée sur ls membres » M. Guersent prescrit uae application de sangsues derrière les orcilles et fait promener des

sommeil profond; les symptômes nerreux ont a Ag disparu ; l'éruption est moins vive; la malade accuse quelques douleurs à l'épi re; deux où trois selles liquides ont eu licu dans les vingt-quatre or Le éme prescription

râle üx à gauche; pouls à 76; 40 inspirations ; endolorissement du vents; trois selles diarrhéiques. (com. édul L } Le 11. Persistance de la diarrhée et de la toux ; expectoration de quelques cra-

Le 12. Accélération du pouls et de la respiration, 424 palsstion et 52 inspire tions par mioute; râle crépitant fin et sec la moitié infcricure du côté ganche ; Loux fréquente ; expectoration de crachatsmuquex, opaques; lèvres 8, encrodiées ; langue rouge , lisse ; soif vire ; un vomssement , deux selles liquides

Lip 02 206 comtmnnes. de à plus

3, 44 inspirations et 9 tions; itant moins sec et ses bulles dans ä moitié intésiesre du cbté Em rer de la poitrine Cum vée; enrouement ; {nux avec expectoralion catarrhale, {Yésicatoire sur le côté droit de La poitrine,

Le 14. Pouls à {42 , 28 jaspirations ; douleur du flanc gauche s tant par la toux et les fortes inspirations ; l'auscultation et la pus du côté gauche de la poitrine ne fournisseat que des signes négalifs; râle muqueux à droite ; La dou-

disparu ; d'accès épileptiformes depuis l'invasion de la le. Le 17. TPouls à 84 sn tion à 2 ulmonaire est aussi franche à gauche qu'à droite; on n'entend plus que quelques Éolles de râle muqueus ; la sonocéité de la pos est normale ; la langue est large et humide; les voies digestives sont en boa état : on secorde des slimens., Aucun accident ne survient pendant la convalescence , et cette jeuve Glle quite l'hôpital entièrement guérie dans les derniers jours d'avril.

ACCÈS ÉPILEPTIFONNES CUÉRIS pan UNE ÉRUPTION h£ ROUGEOLE,

. Os. — Une jeune Élle de 11 aus, nervense , irritable » fat prise vers le mi. lit de mars , à fa suite d'une violente tolère , de mouvemsens convutsifs généraux

qu pésislérent pemdsot une demi-heure environ ; les membres supérieurs et in-U La circonstance la plus remarquable de cette observation : C'est sans

Le 45. Le pouls ne bat que 96 fois par mimuile 4 la chaleur de la pean est nat relle; la gêne de Le respiration persiste ; 44 inspirations par mioute ; loute la parlte postérieure du poumon gauche est toujours imperméable à l'air; la respira- : , | tion s'éteud dans une plus grande étendue latéralement et antérieurement ; purs de mouvemens convulsifs surviennent, se répètent plusieurs fuis dans la | cheyrotement de la voix; pas de nausées ni de vomis-emens depuis le 13; langue même journée, et se renouvellent les jours suivans , quoique la cause | bumide, couverte d'un léger enduit ; ventre indolent : une selle liquide chaque

ui leur a donné naissance ait disparu. Des émissions sanguines , des | jour. (Même prescription, plas quelques coillerées . lait. } FRE

5 Bees] antispasmodiques , des purgatifs, n'amènent qu'un soulagement « res fu cr 146 pulsations; pas de changement état local, momentané. Les accès deviennent moins fréquens , mais ils n'en persis- 47. 482 pulsaïions, 40 inspirations ; toux grasse, peu fréquente: râle sous. tent pas moins. Tout à coup la fièvre s'allume , de nouveaux sÿmpt0- || crépitant dans la partie moyenne et inférieure du cdté gauche ; La matilé, le soufmes cérébraux se manifestent; mais les convulsions générales cessent | fe tubaire et la broschophons bornés au lobe supérieur. { On prescrit pour ne plus reparaître. Les . de ce genre ne sont pes rares à l'hôpital à LATE en eeeqert$ . à 142 pulsations, 32 inspirations; exdes Eufans. Nous avons vu, il 3 » quelques mois » Un Jeune garçon pansion franche à droite; râle muqueux à gauche, antéricurement et latéralement; de 5 ans qui depuis plus de six mois était affecté d'une contructure des! 54 sommet le soufle tubaire est mélé de râle crépitant ; le son est moins obscur ; membres inférieurs , rendant la progression tout-à-fait impossible ; on||les voies digeslives ne donseut aucun signe de souffrance ; selles quotidiennes prodigue les médicamens les plus variés : la maladie résiste ; La Gèvre} sans coliques, sans borhorvemes ; langue nsturelle. (4 grains de kermès,

2 : L Il se manifeste peu de chongement dans l'état de la malade jusqu'au 2$. À cette et la rougeole surviennent, et tout disparaît comme par enchentement. époque la sonocËité du oû gauche est tojous sabre À a Ent Stlls de ON

En 1830 , nous avons également observé une jeune fille de 6 aus quil 4. l'expansion est moins franche; cependant on n'entend plus ni respiration était tourmentée depuis nn an par des attaques d'épilepsie. Les accès| bronebique ai bronchophonie ; il survient des coliques et du dévoiement ; on devinrent pendant son séjour D he vom tellement pue TP. qu'ils se} sus “ beuès Trperrs NON

renouvelaient deux ou trois fois dans une heure. La malade dépérissait = la dhurrèée a à ement amilacés ; le ventre u= à vue d'œil, tout annonçait une mort prochaine , lorsque la rougeole! de indolent la langue naturelle ; pouls à 96, 26 inspirations, ( Lait et po-

survenant , les accidens cérébraux qu'on était tenté de rattacher à une! {24 jours suirans il ne reste qu'un peu de toux ; la malade reprend de l'embonlésion organique de la substance cérébrale d'sparurent complétement. | boint et des forces ; elle quitte l'hôpital vers Le milieu de juin. La jeune malade, qui habitait la campagne, fut ramenée à l'hôpital ; Lee Le | | deux mois après ; elle jouissait alors de la meilleure santé ; elle n'avait} A l'époque où | on ignorait l usage de la percussion et de l'auscultapas éprouvé depuis sa sortie le plus léger symptôme nerveux. En pré-ftion , cette observation eût été considérée comme un cas de catarrhe sence de pareils faits, ne doit-on pas s'écrier avec Bordeu : La fièvre} suffocant. C'est sous ce nom que se trouvent décrites la plupart des est un secours , et cependant on ne cherche qu'à l'éteindre! S'ill preumonies des enfans observées par les anciens, L'expectoration, sieût été au pouvoir de la médecine de faire disparaître la fièvre dans LÀ pu ira de la lan ere pulmonaire des adultes, mances divers cas, la maladie se serait peut-être prolongée indéfini-fquait; la douleur de côté n’était point circonscrite : elle occupait presment. que toute l'étendue des parois thoraciques , et ce fut surtout La percus- Nous n'insisterons pas sur les autres circonstances de ce fait : La rou-}sion qui nous en révéla l'existence. La double méthode d'investigation geole Loutonneuse est connue de tous les observateurs, Quant aux } que nous venons de signaler nous permit de saisir l'altération qui était symptômes de phlegmasie des organes thoraciques qui sont survenus! le point de départ de tous les Cr meer ; l'étendue de la lésion nous Pendant le cours de l'éruption , ils sont extrêmement communs, et nel expliqua la gravité des désordres fonctionnels. Le pronostic fut grave. Cette phl ie avait marché avec une étonnante rapidité , puisque le

[troisième jour qui suivit l'invasion , le poumon gauche était presque FLEURO PREUMONIE GAUCIE ENTÉE SUR UNE BRONCNITE CHRONIQUE ; SYMPTd-

l'enti is; la dyspnée était inten a ion immi- MES DE CATARRINE SUFFOQUANT ; EMPLOI DES EMISSIONS SANGUINES cénéna, | entièrement bépa ne. l YSP te suffocation immi

LES ET LOCALES SANS BIMINDTION DES SEMPTÈMES ; TARTRE ATIDIÉ spi pe | Dente ; les émissions sanguines , indiquées par la nature de l'affection , MOMLAEUX VOMISEMENS; SOULACEMEAT SUBIT ; GUÉRISON. [ne produisirent aucun changement. M. Guersent prescrivit, cn quelque

- 4 , ER désespoir de cause , le tartre stibié à haute dose ; il recom- Os, — Tron (Caroline), 6 ans, entre à 1 tal le © avril, pour une simple sorte en ’ è : : J bronchite ; elle ue soulagée à la Én du bb or Pendant pale os ra a manda toutefois d'en suspendre l'emploi s1 les premières prises du méqui suivirent sa sortie, elle n'éprouva aucun malaise , sauf une toux légère quil dicament provoquaient des évacuations par trop abondantes. C'est ce n'offrait rien d'inquiétan, et qui ne s'accompaguait d'aucun trouble des factions qui eut lieu en effet ; de nombreux vomissemens et une selle liquide PS ER SE D pi allons. ve nie Sous suivirent l'ingestion des premières cuillerées de la pes stibiée; un mai, sans c: : Ë H = . PL pr :

nade à la campagne , d'uve mL 2m iatense , d'une douleur du côté ne de Ja} 8rain et demi y a d — r Labs us la malade Lie pr soulapoitrine, et de fièvre. Ces sccidens persistèrent pendant deux jours , sans qu'ou- | $ement tout-à-fait inespéré suivit l'emploi de cette médication. Les cuve médication active fi mise en usage. symptômes généraux diminuèrent brusquement ; l'état local resta quel- . Entrée à L'hôpit1 le 12 mai, troisièene jour de la maladie, elle nous offrit, à La | ues jours stationnaire ; mais la résolution ne tarda pes à s'effectuer Luis ag rh “Fépétaut 88 Héeaeheg Pr aile me (d'une manière lente , maïs progressive, On ne saurait cependant douter , terre, i | , + + *e , Sr # .

chaque mouvement respiratoire; parole entreconpée ; douleur rive de tout le côté dei utilité des émissions sanguines qui précédérent l'emploi de la mégauche de la poitrine, augmentant par la toux , la percussion et l'inspiration ; son | thode évacuante. Dans | observation qui va suivre, la phlegmasie était inat daus toute la hauteur du côté gauche ; souffle tubaire et bronchophonie au ni- || moins intense , les symplômes bilieux prédominaient ; on n'eut recours veau de l'omoplote ; du même côté. quelques balles de râle crépitant mêlé de {qu'aux seuls évacuans , qui firent tous les frais de la guérison. <ouffle tuboire au niveau du lobe inférivur postérieurement ; à droite la respiration est pure et notablement exagérée ; la région précordiale ne présente pas de matilé anormale; l'auscultalion da cœur ne fuurait que des signes négatifs ; le pouls donne {60 pulsations petites et vibrantes ; la langue est couverte d'un en- q LS duit blanchätre ; soif médiocre ; pas de nausées ni de romissemeus ; ventre bouffe, À Ons. — Adricnne Colette, 6 ans, constitution grêle, tempérament lymplhaüù doulourvux à la pression; constipation depuis trois jours, Une saignée du tique, portant des engorgemens des anglions cervicaus, cntra Her 62) k7 as est pratiquée avant l'arrivée de M. Guersent, Le caillot du sang tiré de la juin , sccusant buit jours de maladie; elle était affectée depuis environ deux mois veine ne tarde pas à se recouvrir d'une couenne, Immédiatement après Lu saignée L dun léger catarrhe , quand le $0 mai , sans cause connue , la toux s'exaspira et nous complons 76 mspirations et 450 pulsations por minute. M. Guersænt pres-|s'accompagns de fièvre ; quelques frissons irréguliers eurent Livu; il survint des crit une application de 8 sangsues sur le côté gauche de la poitrine, des boissons] nausées et des vomissemens bilieux qui se renauvelèrent prinlsnt trois joues. pectorales et un lavement purgatif avec une once et demie de manne, Les saog-| Quelques selles de même nature furent rendues à la suite de cliques passagires, sues foxruistent une assez grande quantité de sang. Aucun changement notable te { Une spylication de sangsues à l'épigactre ne produisit auey soulagement. se manifeste duns le reste die Li journée, Le lavemcat n'a pas été rendu, Le 6 juin ,oux symplômes précédens se joigoit ane donlur vire du cûté droit Le 15. 140 pulsations, 84 in-pirat.ons. Face pile, lèvres violacées, même or- | augmentant par la toux et les inspirations. La Gèvre persistait; la malade était Chopnée, mime anxiélé, mêmes signes stelhoscopiques que la veille, La toux est V'trés-vhattue ; elle ne 08 venir de so0 pied à l'hôpital peu fréquente , elle est grasse, mais non suivie d'expectoration ; la douleur dnf Le 4, à la visite du malin, elle vous offiit l'état suivant, Décubitus dorsal ; côté gauche persiste, On prescrit 5 gruns de tartre stibié dans 6 onces d'infusion | céphalalgie sus-orhitaire ; D te teinte ictérique des sché-otiques et des ailes du aromalique, » premibre par cuillerées de deux heures en deux heures. fnez; face rouge par plaques; lévres sèches, encroûtécs: langue couverte d'un en- Le 44. De nombreux vormissemens ont eu lieu après Les premières cuillerées de | duit jaunâtre fort épsis ; saveur amarescente de la bouche; appétenee di boissons la potion, dont Le Liers sculement à été pris. Ce malin la peau est moite , la dysp-|| froides; soif assez vive; nansées sans vomissemeus ; anorcuc; ventre souple ct née moins intense , ke pouls moins fréquent; il est descendu de 160 à 424 pulsa-|lindolent; pas de selles depuis l'entrée; pesu médiocrement chaude ct seche ; tons, et les mouvemens inspiratoires de 80 à 52, Les traits de la face sont moins! pouls régulier à 84 pulsslions; 44 inspirations par misute ; douleur vague de altérés ; la parole n'est plus cotrecoupée ; la douleur de côte est notablement di- | tout le côté droit de la poitrine, augmentant par la percusion el les furtes jaspimiouée; da reste, matité et souffle Lubaire dans toute la hauteur en arrière et à rations ; toux grasse sans expectoralion expansion faible -à droite; quelques gsuche ; le bruit respiratoire ue s'entend que dans le creux de l'aisselle et au-des- | bulles de râle sous-crépitant , qui deviennent lines et sèches à la partie antérieure sus de la région précordiole ; la teux est humide et peu fréquente ; pas d'expecto- Let latérale droite ; sonordité normale ; à gauche, l'auscoltation et la pereussion ration. (Mauve cdulcorée, julep gommenx avec up graia de kermès Let ne fouraissent que des signes négatifs. Du reste , l'intclligeuce est netle, les ré-

contredit l'influence exercée par la rougeële, ou, si l'on veut, par la fièvre qui en a marqué l'invasion , sur l'affection nerveuse dont cette jeune Bille était atteinte. A la suite d’un violent accès de colère, des

mérilent pas que nous nous y arrélions.

FHEUMONIE ACCOMPAGNÉE DE STMITÈMES BILIEUX; ÆMPLOI DES VOMITIrS ET PES PUNGATIFS; GUÉRISON.

forte courbature. (Tartre stibié, | grain eu deux prises if/ieo ; mauve édalcorée ; jalep gommeus ; Li

Deux vormrssemensabandsns de malières porrecées ont eu lice à la eulte de l'ingestion du tartre stibié, Du reste , pas de coliques , pas d'évaruations alvines. Le reste de La journée à té assez ralme.

Le 9, (acc rosée ; peau de chaleur naturelle; même état de la cireulation que la veille ; la langue est bamide et dépouillée d'une partie de son enduit ; La malail. qui jusqu'alors avait témoigné une grande répugnance pour les alimens, deman.le a manger ; le ventre est souple et mdolent dans tous les points ; du chté des organes respiratoires, 1] s'est manifesté peu de changement ; même toux; même accélération de la respiration ; mêmes signes stéthoscopiques que la veille, { Lavement émollient ; le re-te at supra , sauf le vomitif.}

Le 40 et le 49, la douleur de vûté a disparu; le râle crépitant est remplacé par du râle muqueux ; la peau est moite; le pouls bat 72 fois par minute ; la toux est moins fréquente ; l'expectoration toajours nulle, On permet du lait.

Le 42, on administre une once et demie de manne, qui donne lieu à trois où quatre évacuations,

Le 13, les voies digestives ne donnent plus aucun signe de souffrance ; la chaleur de bepeau est naturelle; le pouls bat 68 fois per mioute; la respiration est descendue à 24 ; l'expansion pulmonaire est également franche à droite et à gauche. Ou prescrit un quart de La portion.

Les jours suivans, l'amélioration se soutient, Cette jeune fille quitte l'hôpital eulièrement guérie Le 46 juin.

Dans ce cas, les symptômes qui caractérisent la fièvre bilieuse des auteurs étaient on ne peut plus tranchées; des vomissemens eurent lieu dès le début et furent vainement combattus par une application de sapgsues qui n'amena aucun soulagement. Si l'en en croit même le rapport des parens, l'état de In malade ne fit que s'aggraver sous l'influence de cette médication. La phlegmasie pulmonaire n'étant pas assez intense pour réclamer l'emploi d'un traitement antiphlogistique énergique, on chercha à remplir l'indication eulminante, Un grain de tartre stibié provoqua des vomissemens qui furent suivis d'une prompte amélioration ; les symptômes d'embarras gastrique disparurent , et la phlegmasie pulmonaire ne tarda pas à décroitre, Ün léger purgatif acheva la gnérison. Si, comme l'avait pensé le médecin qui nous adressa la malade, il avait existé dans ce cas une phlegmasie gastro-intestinale, elle n’eût pas manqué de s'exaspérer sous l'influence de la médication qui fut mise en usage. Or, une exploration attentive des voies digestives avant et après l'administration des évacuans nous a convaincus de l'innocuité et de Dee, 3 d'une médication qu'on regrette de ne pas voir assez employer dans les cas analogues.

LARIE VESTÉMRALE DOUBLÉ; MORT SUBITE PAR SUITE DE LA LUXATION DE L'OC= CHMTAE SUR L'ATLAS; DESTRDETINX DU CONDYLE GACERE DE L'O:Cipetat ; CARLE D'UNE PONTION DE L'ATLAS ET DE L'AXMS, FT DES 8°, 9°er 10° vrn- TÉHRES DOASALES; ÉTAT SAIN DE LA MORLLE ÉPINIÈRE,

Joséphine Lambert, âgée de Hans, d'une constitution scrophuleuse, admise à l'hàpital le 24 mai, nous offrit l'état suivant : décubitus sur Le côté droit ; tuméfaction de La parite latérale gauche du cou ; fistule à la partie postérieure du lobe de l'oreille gauche ; écoulement püriforme, fétide, par l'oreille droite; inclinaison permañente de la tête à droite ; impossibilité d'exvrecr les mouvemens de rotation delatête, et celui d'extension en arrière ; douleur vive, lancinante à la partie postérieure du con, augmentent par Le plus léger mouvement ; du reste , où n'obrerveaucun changement de rapport et de postion des vertèbres cervicales. À Ja partie moyenne du rachis existe une gi ité arrondie embrassant les 8°, ° et 10° vertibres dorsales ; la progreston est extrêmement difficile, mais elle n'est pas impossible ; les membres inférieurs dans l'état de repos n'offrent ui raideur , ni mouvemens spasmodiques, ni paralysie; les extrémités supérieures sont parfois Jesiége d'eugourdissemens passagers ; du reste, pas de céphalalgie; intelligence nelle, vision intacte, aflublissement de l'ouie ; La Ln ue est naturelle ; La deglutition ne présente aucune gêne ; l'appétit est conservé; le rentre est souple &t indolent ; constipation habituelle; l'émission des urines ne se fait pas involontaire. ment; le pouls est calme; la chaleur de la peau naturelle ; toux rare : thorax hiea conformé ; en avant et latéralement , respiration pure ; sonordilé normale,

Interrogés sur les causes et la marche de celte affection, les parens nous racontèrent que celte jeune lle avait joui d'une bonne santé jusqu'à l'âge de 6 ans; qu'il y a environ 48 mois, elle Gt une chute sur le dos. Ils ne furent pas Lémoins de cet accident, et ne purent nous fournir des détails circonstanciés sur ce point. Depuis cette époque elle accusa fréquemment une douleur de ls région dorsale ; depuis 7 à 8 mois, ane gibbosité s'est formée vers le tiers moyen du rachis; la progres ion est devenue diflivile ;: l'émission des urines et l'évacuation des matières fécales ont eu lieu quelquefois involontairement ; depuis La méme epoque la tialade à été atteinte d'une coquelache qui a duré deux moss ; enfin, depuis quinze jours, doul urs vives lancinantes de la partie postérieure du cou; inclinarson de la tête à droite ; gène dans les monvemens de rotation et d'extension de la tête en arrivre, Aucune médication active n'a été mise en nsage.

Le pronostic fut grave; la carie avait déjà fait de profonds ravages; on fit appliquer pue cautères sur les parties latérales da rachis et derrière l'oreille; aucun changement notable ne se manifesta jusque vers le milieu de jun: la mu- Lade $e levait de temps en temps; lorsqu'elle réstait dans son lit, Le décubitus avait constamment Heu sur le côté droit ; elle ce pouvait prendre ni garder aucune autre position, elle témougnait la plus vive répugnance pour le mouvement ; lu trante d'un déplacement la faisait uriner daus son lit; les douleurs du cou et du dus peu vives dans l'état du repos. augmentant surtout par ls station et pur Le plus léger mouvement de La tète ; les membres supéricurs et inférieurs ctaicat le

pouses sout justes . mais lentes : la malade a de l'abattement ; a "TJ plaint d'unel siège d'engourdiseniens pasiagers ; Les mouvemens en étaient tellement gènés quÊ

la malade ne pouvait prendre elle même ses alimens.

Le 18 juin. La fièvre s'allume; la respiration s'accélère; 124 pulsations et 36 inspirations par miaute ; douleurs vives dans les membres supérieurs gauche et inférieur droit ; immobilité complète de tout le corps: cris aigus par intervalles: du reste pasde délire, pas de convulsions ; articulation des sons normale ; pas de gêne de la dégiutition, On pratique une signée du bras. qui donne quatre onces de sang son covenneux ; on donne des lavemens purgatifs ; au bout de deux où trois jours. les douleurs et l'engourdissement des membres diminuent ; la Gèrre se calme, la respiration revient à l'état normal. |

Les jours suivans elle reste alitée: le décubitus a constamment lieu sur le cité droit ; elle dit n'éprouver aucune douleur dans l'état de repos; dansies derniers jours de juin , elle demande à se lever. A

Le 2 juillet. Rien n'est changé dans son état ; son intelligence est nette ; elle répond à toutes les questions qu'on lui adresse; les membres ne sant le siège d'aucu mouvement spasmodique ; la sensibilité est La même des deux côtés; la chaleur de la peau est naturelle ; le pouls hat 72 fois par minute; la respiration ne présente ni gêne , ni accélération. ;

Nous venions de constater son état, lorsqu'on La mit sur son séaut pour panser ses cautères ; le pansemvent achevé, elle se coucha , palit et succomba à l'instant mème , comme si elle était frappée par Li foudre.

OUVERTURE DU Cavavas 24 nevaes APRÈS LA MORT.

Éltat extérieur, Pâleur mar ra errant, amaigrissement peu marqué ;

téorisme du ventre ; e rigidité cadavérique,

à Tête. Dure- mère a La pas de caillot dans Les sinus; inüliration médiocre du tissu cellulaire sots-arachnoudien ; une cuillerée à café de sérosité dans chacun des ventricnles latéraux ; substance cérébrale généralement mollasse, Du reste, pas d'injection ni de ramollissement partiels; lé cerselet et la protubérance annulaire sont à l'état sain. | |

HRachir. À la partie latérale gancbe du cou , gonflement et induration da tissu cellulaire sans changement de couleur à la jan ; à la partie postérieure et inférieure de l'oreille, au-devant de l'apophyse mastoide , on aperçoit l'orifce d'un trajet fistuleux, lisse à l'intérieur , long d'an pouce environ , thoutissant à an foyer parulent qui occupe la partie supérieure et postérieure do pharynx ; au centre de la tumeur formée sur les parties latérales du cou , existe un autre foyer rempli de pus sanieux se prolongeant jusqu'au condyle gauche de l'occipital, qui est entièrement détruit, ainsi que la partie la plus externe du ligament occipitoaltoidien ; une fusée de pus a pénétré jusque dans la cavité du crâne et à décollé la dure-mère qui tapisse l'apophyse basilaire ; carie de La partie la plus interce du condyle droit de l'occipital; érosion de la face supérieure de La masse latérale gauche de l'atlas ; l'aec du rôté correspundant est Lout-à-fait dénudé , et rarié superficiellement ; carie profonde de l'spoyhyse odoutaïde de l'axis, et ecchymose dé la portion de la dure-mère qui lui est contigué; le corps de l'axis est dénude , mais ne présente pas de carie manifeste. | ; +. |

Saillie anguleuse de la région dorsale du rachis at niveau de l'union du tiers moyen et da tiers inférieur; destruction complète du corps de ls neuvième vertèbre, avec carie d'une grande partie du corps des huitième et dixième ik ste Gbreux à la hauteur des piliers da disphragme , s'étendant de la huitième à la douième vertèbre dorsale , et occupant la partie latérale gsuche du rachis ; eo l'incisant , où trouve à l'interieur une grande quantité de pus grumeleux , exal lié ; sur La partie latérale droite du rachis existe une autre tumeur oblongue , s'étendant E la dixième vertèbre jusqu'au grand trochanter, où elle se termine en culde-sac; en l'ouvrant, on découvre enviroë un demi-litre de pus ayant la consistance et La couleur de La frangipane. |

La moelle épinière et ses enveloppes sont saines au niveau des lombes et du dos ; à La partie supérieure de La région cervicale, elle » présenté un ramollissement blanc sans aucune trace d'injection, ce qui nous a paru tre be résullat de la diswæetion. + :

Poitrine, Adhéreaces celluleuses et partielles du poumon à ls plèvre costale, soit à droite, soit à gauche; engouement des deux poumons, prononcé surtout à droite; pas de tubercules ; larynx, traché-artère, bronches à l'état sain; pas de tubercules des ganglions bronchiques. ns Neon Ë

Abdomen. Muqueuse gastrique saine ; injection et légère dimiaution de consistance de la muqueuse intestinale dans ke tiers inférivar de l'iléon ; pas d'altération des follicules ; pas d'entoroaires; le foie, ln rate, les reins et les ganglions mésentériques n'offrent pas d'altération appréciable.

Lorsque la malade fut soumise à notre observation , la gibbosité de ur dorsale du rachis , la chute , les douleurs qui l'avaient pe cédée et qui l'accompagnaient , l'affaiblissement progressif des membres ioférieurs , ces accès de fièvre irréguliers qui sont presque constamment l'indice d'une suppuration interne , ne laissaient aucun doute sur l'existence d'une carie des vertèbres dorsales ; mais il existait chez cette malade d'autres symptômes qui durent fixer toute notre attention : c'étaient cette immobilité presque complete de la tête et son inclina'son

ruanente vers l'épaule droite; cette douleur fixe, ec intoléra-

le, vers la nuque, et cette tuméfaction siégeant sur la partie latérale gauche et offrant une fluctuation obscure. Quoiqne les vertèbres cervicales ne présentassent à l'extérieur aucuu changement de rapport ni de

osition , nous n'hésitimes pas à diagnostiquer une double carie, dont une avait son siège dans les vertèbres dorsales et l'autre dans les premières vertèbres cervicales. La marche de la maladie ne fit que confirmer le diagnostic. La mort subite, qui eut lien au moment oùla malade venait d'échapper à quelques symptômes d'asphyxie qui cédèrent à l'emploi des émissions sanguines et des purgatifs, et vù elle paraissait éprouver une amélioration évidente, fut produite par la luxation

de l'occipital sur l'atlas. Les altérations profondes qu’avaient suhies les condyles de l'occipital , les deux premières vertèbres et leurs ligamens, r'ont laissé ancun doute à cet égard.

La constitution scrophuleuse de la malade, la chute qui avait eu lieu dix-huit mois avant son entrée à l'hôpital, et sur laquelle nous n'avons obienu, 1l est vrai, que des renseignemens incomplets, nous paraissent être les causes auxquelles il faut rapporter cette double affection.

La luxation spontanée de l'occipital etiles deux premitres vertèbres est une maladie qui avait peu fixe l'attention des auciros observateurs ; elle était à peine connue avant les travaux de Rust et Schupke , dont la publication ue remonte pas à vingt as ; elle oceupe aujourd'hui une place dans les cadres nosologiques. M. Ollivier d'Angers en à tracé uue excellente description dans la nouvelle édition du Dictionnaire de médecine. D'après les faits qui ont été recurillis jusqu'à ce jour, il esi bien avéré que cette maladie est beaucoup plus fréqnente chez les enfans que chez Les adultes. M, Guersent en a obsrrvé un certain nombre de cas. Pour notre compte, nous en avons ubservé quatre exemples à l'hôpital des Enfans ; de ces quatre malades, deux ont quitté l'hôpital avant la terminaison de la maladie, Nous avons vu succomber un jeune garçon de 11 ans de la mème manière que la malade dont nous venons de rapporter l'observation. A l'ouverture , il nous a offert des aliérations tout-à-fait analogues. Pour terminer par une dernière réflexion , nous ferons remarquer que l'observation précédente moutre l'identité complète du mal de Poit et de la luxation spontanée de l'occipital et des premières vertèbres cervicales, que quelques auteurs rangent parmi les turaeurs blanches.

T. Cowsranr, D.-M. P.

TRAVAUX ACADÉMIQUES

ACADÉMIE DES SCIENCES

Séance pe 18 aout 1834, — M. Roura, professeur de chimie appliquée aux arts, à Barcelone, érrit qu'il a cherché à ntiliser pour l'éclarage le gaz hydrogène qu'on laisse perdre dans Les fabriques où l'on p le proto-sulfate de fer, le chiorure d'étuin, etc. Au lin de projeter le gaz enflommé sur dé La chaux causti-

comme Le fait M. Drummond , M. Roura fait arriver ce gat sur une mèche me de chans , et il obtient par ce moyen une lumière très-belle,

M. Bancal adresse le dessia et l'appl calion d'un brise Fi différent de celui de M, le docteur Heurteloup , en e que les deux branches sont rapprochées par préssion continue el non par prreussion. Lo

M. Le docteur Desrignes adresse un mémoire intitulé : Nousvlle théorie du bassin. Commissaires, MM, Durnéril et de Blainville,

M. Julia de Fonten Île présente des observations sur la roste des marais. Sa note est renvoyée aux commissaires déjà nonimés pour le mémoire de M. Bousingault.

CONTISVATION PAn VOIE DE GÉNÉRATION ENTRE LES ESPÈCES ANIMALES PERvies vtr Les ecrèces vivantes; par N. Grorraor Saumr-Hinarne.

L'auteur commence par élablir que cétle question est entièrement lite à celle de principe d'unité de romposilion organique, et à Celle necasion il roppelle les difbeens travaux relatifs à cecile dergière question: il s'attache ensuite à fair. voir que | s debris que nous possédons des espèces perdues se Luis ent aisément ramener à ce principe d'unité de compos Lion . ei £ eubn, sou< quelque pou cle vuc qu'un entissge la qe D sntédiluvienne. en ls comparsnt à la roologie actuelle, on ne vait point qu'il existe des Lraits distnctifs pour ls première. Et, en effet, poursuit l'auteur, comment les grands traits du sine ostéologique pourrsicnt-ils n'être pas les mêmes clhiez Les animaux des deux âges, quand ricn n'y changé dan Findividualisme des atomnrs, dans leurs formes, leurs ofMinités, ete,

M. Geoffros rappelle ensuite les bles émises par M, Corier sur la persis'snes des espèces , et y oppose celles de Linnée, de Boffos, et enfin de Lamarck. M. Geoffeor fait un reproche à M. Cuvser d'avoir, en combattant 11 doctrine des transformations successives des êtres, place sur ane méme ligne des bonnes qui , comme Dewaillet (l'autear de Telliamed} et Robinet n'avaient aucun titre scientifique, et d'autres bommes conpus an contraire par les travaux nombeeux et dis connaissances positives très-élendues, tels que Flichte, Oken, Bojanus, Spix, Schelling, ete. 1 aroue du reste qu'il était d füeile d'adimetire la thèse de Lamwarck dans les termes où elle était prétrutée, el que les objections que l'on tirait de la parfaite identité eutre les auimeus sctuls et les individus de: mêmes espèces ecihaumés il y a $.000 ans et conservés dans les sépulcres égypliens, étaicat décisives en ce sons qu'elles prouvaient que , daus est espace de trente siècles , il n'y avait pas eu de changemens sppréciables dans les espèces. Mais, sjoute-t-il , de ce que Lamarck m'avait pas assez étendu Le temps nécessaire pour que ces transformations s'opérsssent, on n'en peut pas conclure qu'elles n'ont pas en lieu. L faut remarquer que ces modifications opt dû ercornaiire prur causes principales les chingemens qui se sont + re dans les agens catécieurs , sus époques des diver-es révolutions qui ont boulerersé le globe , et que ces changemens depuis l'apparition de l'homine ayant été infiniment moindres, il n’y à pas leu de s'éton mr les effets eu soient à peu près inappréciables,

IL est difficile de se refuser à € © re qu'une espèce animale pourrait se conserver saus modifications, si tout ce qui l'entoure et qui agit sar elle venait à changer , si

les circonstanees météorologiques, la composition de l'at mosphère, sa température, son Cat hygrométriqué venaieul à varier; sl y avait en méme temps des change mens dans le disposition du sol , la distr bution des eaux , la prédominance de certaines cspèces végételes. Or, il est à qu près certain qu'à chaque révolution lous ces changemens ont cu lieu, soit instantanément, soit graduellement et qu'ils nt été Les causes de tran-fosmiations d'où réeltent les dMérenves entre les csnéces actuelles et ce qu'on nomme les espèces prrdues. Cette transformation pré sale d'ailleurs moins de diféculté à admettre qu'une nouvelle création après cha- Que calacti moe,

M. Geoffroy sunonee en terminant qu'il n'a ronlu dins ce mémoire qu'indiquer les raisons qui peuvent porter à admettre d prior la doctrine des transformations successives, Et qu, dans des communications ultérieures , il exposera les faits qui, suivaot lui, établissent la Uliation entre des espètrs snciegnes et modernes regardées comme distinctes par besuratp de roolagisies,

Anatunie des cétasde, — M: Bevsehet lit nn mémoire ayant pour titre : Description d'un organe vascu'aire découvert dans les cétacés, suivie de quelques considérations srrda respiratio chez cs animaux. .

En disséquant un dauphin (défahérs phocdre), M. Breschèt aperçut dars la cavité 1boracique, sur les côtés de la colonne rarhilienne, tne masse considérable de vausraunx 4 apparencé singulière, De nouvelles disseetions démontrèrent que cette disposition ne furmait va cas exceploncel , et lui permirent de la bien étudier , elle s'est présentée a lui non-seubement chez le marsouin , mais encore sar plusieurs espèces de deephins et sur un fœtns de baleine franche.

, Sur l'un et l'antre côté de la colonne rschidirnne su devant des côtes, dep. rière les plévres , depuis k sommet ju qu'à la basse de La poitrine au-dessus du diaphragme , existe na vaste plexus formé d'autant de masses distinctes qu'il y à de côtrs. mas-es qui se recouvrent l'une l'autre, mais ne contractent T'déee rence, de manière à ve qu'elles n'eutratent pas Les mouvemens de La caisse 06 scuse du thorax. Ce plexts résulte de La division de branches qui naissent d'un tronc commun avec Le artères intercostales, Les nerfs inlercostaux tagagés dans l'épaisseur de ce plexus. derieanent bientôt saperliciels, et quelques uns vout s'ahaslomosee avec bvs nerfs du système ganglionnaire.

Ecire la troisième et la quatrième côte, on aperçoit un tronc veineux qui sort de dessus le plexns pour se porter un peu obliquement en haut et en dedans, et aller se régair à un tronc semblable pour former la vrine cave supérieure,

Du bord érieur dela masse vacalaire partent de nombreux prolongemens qui pénètrent par les trous de conjogaison jusque dans le canal vertébral, en enveloppant les uerfs rachidicas, et formant un plexus inextricable sur la partie postérieure de la moelle épinière conparable au réseau veineux rachidien que M. ee schet a décrit chez l'homme, mais avec celte différence que chez le dauphin il est priacipalement formé de branches artérielles , landis que, chez l'homme, il est essentiellement formé par des vein 5.

Il n'existe aucune communication entre les plexus artéricls de la cavité thoracique el les veines, et l'on ne trouve point chez les cétacés de veine arygos, particularité que personne jusqu'à présent ne semble avoir observée, Une veine qui règne dans toute ln longueur du canal vertébral au-devant du cordon médullaire et reçoit Ls branches veineuses intercostales, lombaires et caudales, sesble remplocer l'azygos.

L'outeur n'a jusqu'à présent rencontré ce plerus vasculaire qui fait l'objet de son mémoire que sur les célacés , mais 1 pense qu'on trouvera probablement une organisation analogue qui vive dans des conditions com les à celles où « ais tent les cétarés. Déjà M. Cuvier avait remarqué c ont dans ke foie un grand sinus qui doit leur être utile dans la submession en rendent la respiration moins nécessaire pour le mourement du sang pendant qu'ils sont sous l'eau, Le sang de ces auimaux est très-sbondant ettrès noir, Il en est, dit M, Breschet , de l'existence de ce sous veineux comme de la persistance du trou de botal où ouverture intue-auriculaire du cœur, La difficulté n'est pas dans la circulation veineue, mais daus la nature du sang qui doit être oxigéné pour pouvoir e.citer les organes à entretenir La vie, 2

Les cétacés, comme les amphibies, ont un système veineux considérable par l'ampleur et 1s multiplicité des vaisseaux constituant ce système; et M, de Blainville à depuis long-toimps indiqué cette disposition.

On devait penser à priori que ches les animaux à poumons qui plongent dans l'eau et qui y séjournent quelque temps, il devait exuter des réservoirs pour tenie ce sang veineux loin du cœur ; aGn qu'il me soit pas distribué aux tissus par les mêmes vos que celles qui portent le ou arter.cl, et qu'il fallait admettre l'existence de diverticules pour ce sang crtériel sBn de le rendre plus tard à la creu- Ltion générale , lors des intermittences de l'exereice de l'hématosg dons le poumon . l'air atmosphérique ne pouvant jlus arriter duns ces organes,

Quaut aux poissons , Fur mode de respiration «st A sq au milieu hquide dans lequel ils sunt toujours plongés et des ji aus vasculaires semblables à ceux dus cétacés n'étaient pus nécessaires,

M. Breschet passe cnsuile en revue les autres classes d'animaux vertébrés, et examine les moyens qui leur ont té donnés pour assurer la continuation de la respiration au mic des variations que peut présenter chez cux l'acte de la respiration.

Dons ure seconde partie de sou mémoire , l'auteur s'attache à montrer les usages des plexus qu’ Ia décrits chez les cétarés. plesus qui paraissent avoir été oupararant observés par J. Hunter, mais indiqués trop sonuusirement pour pouvoir être dès-lors cumplés au nombre des faits acquis à la science, Suivant M. Breshet, ers plexus formeraient un réservoir de song artériel , lequel, ou moment où la respiration est suspendue pendant l'immersion , reviendeait dans l'aorte proue étre de 1à distribué sex diver «s parties. Ce retour résulierait en patie de l'etssticité des raisseaux formani le plesus , en j'artie d'ané pression extérieure exercec par les poumons.

A la vérité, s'il n'existait que Les plesus dont nous avons parlé, le sang arterse pendant la submersion semblerait ne devoir étre fourni qu'aux parties inf rieures, et le cerveau générilment regardé comme l'organe qui souffre le plus de l'arcès du sang noir, serait justement La partie la moins favorisée ; mois d'autres plesus artériels , dont le volume est proportianné à celui de l'organe cérébral , existent dans l'intéri-ur même du crâne , de sorte que Li masse cocéphalique re-

çoit, même pendant la susprasion de la respiratien , le sang rouge qui est néces soire à l'exercice de ses fonctions.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance ou 19 Âocr.—Présidence de M. Bowlar.

M. Dieffenbach , chirargien en chef de l'hôpital de la Charité de Berlin , assiste àcette séance.

La correspondance ofbcielle comprend plusicurs lettres du ministre , qui désire avoir l'avis de l'Académie sur divers remèdes secrets.

M. Connac, tout en spprouvant la sollicitude du ministre , s'étonne cependant qu'après avoir demandé l'opinion de l'Académie sur les pois de M. Frigério , il ait accordé à ce pharmacien , malgré l'avis contraire de l'Académie , un brevet d'invention pour dix ans, À cbté de ce brevet , délivré dans de second trimestre de 1834, s'en trouve un autre pour un sel de f'ichy prétendu digestif; il est déplorable de voir les commissions ministérielles décider si un sel est digestif ou non.

M. Cuevazier fait, remarquer que les brerets d'invention ne dépendent de l'opinion d'aucune société : tout le monde en obtient en payant.

M. Manc parle dans le m'me sens. |

M. Peaxcue pense cependant que les faits dont M. Cornac a donné connaissance sont de nature à éveiller la sollicitude de l'Académie ; il y aurait lieu d'é vrire au iinistre pour lui rappeler qu'en matière de remèdes , il ae saurait être dooné de brevets d'invention sans l'assentiment de l'Académie ; car, sans cette garantie, il est évident que la commission des remèdes secrets perd son temps ca travaux inutiles.

M. Descexetres, Je ne partage point éetle opinion. S; vos décisions devaient faire loi, vous ne seriez plus un corps consoltaut, c'est vous qui administeeriez ; le ministre n'aurait pas à vous demander des conseils, mais à obéir à vos orêres.

M, Guéxeau ne Mossr n'admet pas que bes avis de l'Académie soient si peu influens, et que le ministre poisse les rejeter à plaisir, Jamais La comm ssion des brevets d'invention n'en a accordé pour des remèdes secrets sans s'être assure s'ils pouvaient être nuisibles, et c'est l'opinion de l'Ac démie qu'on a demandés et écoutée; mais dans le cas actuel, l'Académie est hors de cause ; en eflet , d'une part i ÿ a un instrument mécanique auquel s'applique à bon droit le brevet d'iuvéntion ; d'autre part , l'Académie n'a pas méme réponda au ministre sur le mc dicoment : ex gerat-on que Le ministre soit arrêté par le silence de l'Avadé-

On passe à l'ordre du jour, ÉtecrioN D'UN MEMARE TITULAINE.

M. Consac bit un rapport au nom de La commission chargée d'examiner dons quelle section devra être nommé ua nouveau membre titulaire, L'Académie a perdu M. Maret dans la section de pathologie chirurgicale , M, de Wena-1 dans la seelion de médecine opératoire , M. Maygrier dans celle des accouchemens, Pour faire ua choix entre ces trois sections, la commission m'avait qu'à rechercher quelle était celle qui avait le moins de membres, Or, la première est composée de treize membres ; les deux autres, chacune de sept. Mais comme la section d'accouchemens a bien moins de travaux à examiner et de rapports à faire que la section de médecine opérataire, c'est dans celle-c que Le commission propose de ro nmer le noureau membre,

Le rapport et sa conclusion sont adoptés.

M, Barros, pour M. P, Dubois absent, aunonce que cet honorable em: mbre désire passer de la section de pathologie externe à celle des scconchemens , plus von-enable à ses goûts et à ses occupations.

M. Guéseac. 1 faudrait pour cela qu'il y eût dans la section d'accouchemens vos place vacante; or, il n'y en à une pour be présent que dons la section de médecine opératoire,

M. Morcau appuie ia demanie de M. Baffos,

M. Connac. Ce serait un précédent propre à introduire use confusion interminable dans l'Académie, Ainsi il est beaucoup de membres qui se trouvent duns des scelions qui leur convienveal peu ; pour ma part, on m'a mis dans la section d'anatomie pathologique; j'eusse préferé de heauroup tre attaché à la section de médecine ; et vous serez assiegés sans cesse de demandes de permutation de ce gtare..

M. Euenr. J'ajoute qu'en accordant cette demande vous léseriez les intérits des adjoints. En effet, si une place vient à vaquer dans fa section d'accouchemens, les adjoints de cette section ont une chance d'ornrer que vous allee leur dter en ajoutant à celle section un nouveau titulaire.

MM. Dupuy et Louger- Wil'esmay demandent le renvoi à une commission.

M. Rocuoux. Cette discussion me parait propre à démontrer 3 l'Académie combica la nouvelle organisation est vicieuse, Mais s'il y à une réforme à faire, pourquoi ne pas la faire tout entière? Sous l'onçienne organisation on travaillait davantage et on travailliit mieux; je propose donc que l'Académie s'adresse au mur tre pour réclamer son ancienne orgapisation. [Nombre de voix : Apgase !

. Roëx pense qu'on pourrait obtenir quelque chose de mieux encore en combivant les avantages de La nouvelle organisation et veux de l'ansienue ; et il présente des conclus. ons tendant à ce qu'une commission speciale soit nommées pour examiaer ce set.

M. Lorsereva-nt-Lorccnamrs. L'ordre du jaur sur le tour! { Beut, Finsuurs

voix : I n'est pes appuyé, — D'autres voix : Si!)

L'ordre du jour est mis ans voix ; 26 mains sont levées pour; 24 contre; il et Cet rt Une longe agitation sait ce résultat.

L'ordre du jour est La nomination d'un chef des travaux chimiques. Pendant le dépouillement du scratin , M. Velpeau présente un fous anencéphale, reçu il y a huit jours par une sige femme des Batignolles; Les jeux sont extrémement écartés, el la lace à deux nvz manis chacun d'une cloison L'enfant extrait par la version respirait et crisit après la naissanre; il est mort trente-sx beures après. C'est misdame Mercirr, sage-femme , qui à pris soin de le faire envoyer à l'Aradémie, M, Velpeau rappelle que depuns trois mois c'est la troisième contmu-

EE en ———

nication que fait madame Mercier; cela mérite une mention, aGn d'encourager les

perconnes du sexe à s'occuper de la science et à adresser bees travaux à l'Acsde-

mic. {Qn rit.

Le scrutin est terminé. L'urne renferme 54 bulletins. M. Henry obtient 49 suffrages : M. Caventou, À ; où billet blanc, M. Henry est donc nommé clef des travaux chimiques. s

RATPORT SUR LE FRIX PORTAL,

M. Le secrétaire lit au nom de M. Andeal le rapport de la énmmission chargée d'examiner les mémoires adressés à L Académe pour le pris Portal, La question était : Quelle a été l'influence de l'anatomie pathologique vus lu méfecine des

puis Morgagni jusqu'a nos jours ? Deux mémoires seulement ont été envoyés, Toos deux présentent des vues ingénieuses, de. obervations pleines d'intérét, une instruction profonde ; mais ils n'ont pas tiré de la question tout le parti désirable, et la commission propose de ne poiet déverner de quais cetle année, et de nas la même question au conrours pour 1836, en doublant la valeur du pris, — Adopté.

M, Gasc à la parole pour une lecture, L'honorable membre trace l'histoire des

changemens d'organisation subis depuis 1820 par l'Académie ; s'attache à démonirer les inconvémiess d'avoir deux ordres de membres , les uns adjoints, les sutrès titulaires ; et Lermine ea proposant de nommer ant Ccommis-tOn qui CAM La question de savoir s'il ne conviendrait pas mieux d'égaker les ailjoints aux titelaires, Cette sorte de pétition des adjoints est appuyée et sigaée de 84 membres titulaires , dont trois seulement ont signé avec restriction.

Benvoyé au con-eil d'administration. : PRE M le président annonce que la séance annaelle de l'Académie aura lieu défini-

tivement Je mark 2 septembre, à trois beures, dns l'amyhithéitre de l'école de médrene. u

QUELQUES REMANQUES SUR LA LITHOTRETIE , par M, Civiase,

M, Ciriale lit la première partie d'un mémoire sur ce sujet. Il commmenee par

rappeler les attaques qu'a eu à subir dans son origine la ltbotritie; comate toutes les iuventions qui s'écartent de la route vulgaire, on commença par en nier la pos. sibilité; puis on en exagéra les inconvéniens, Aujourd'hui la critique n'ose plus condamner l'opération en général; mais elle se rejelte sur les diverses nikel F élevant des unes outre misure afin de déprécier les autres : et c'est ainsi qe Fon cherche à jeter du discrédit sue la poce à trois branchescn la comparant au percuteur de M. Henri lomp.

M. Ciciale rend une plrine justice ao mérite de cet instrument : il s'en est sersi

lui-même; mais il pense qu'on en a exagéré La valeur. comme d'autre part on à dénsturé Les prorédés de La première methode et même fes Gits qui l'appoient à 6, ce sont evs faits qu'il s'agit ai ele réisble,

Les objections faites à la méthode par perforation tiennent à deux causes di-

verses : À° à ce qu'on l'expérimentail avec de mauvais in tromcens ; 2° à cc qu'on en igaorait le manuel opératoire. Ainsi becs instrumens qui sont livres généelement dans Le commerce sont mal construits :

aent jus assez a pierre ; les crochets Lrog allongés vont heurter la muqueuse re. sicale; mais où conçoil que ces reproches ne ssursirat s'appliquer ni à la méthode cllé-mime, ni aux mstrumens construits sur un meilleur plan.

des branches trop Fibles ne retien-

Quant au maauel opératoire, on va répétant partout que la pince à trois hran-

ches n'agit sur les caleuis qu'au moyen de perfurations successives «t en grand nombres ; or. il ne fut jamsis de plus comète erreur, Pour les calculs méd'ocres,

dit M. Civiale, je Les broie tont simplrawat entre les ranchrs de mes pinces :

j'en is de méme pour tous Les fragmens. Si Le caleul dépasse un éertain volume ;

par exemgle, S'il arive à 12 on 11 lignes dé dismètre, il devient nécessaire d'y foire une perforation pour cn faviliter l'écrasement ; mais avec le développement de La fraise dont je me sers, unc seule perforation sufüt de reste. Ül n'y à qu'un seul vas où il devienne nécessaire d'en faire plusieurs ; c'est quand le call est très volumineux el très-dur à la fois; mas res tas assez rares ne forment pas le disièmi des cas auxquels s'applique la lithotritie, et alors encore les perforations sont moins nombreuses qu'on ae ke pense ; il suffit de vor le diamètre d'une de ces perforations et de songer que la seconde, que La troisième, viepnent croiser la première au centre du ealeul, pour concevoir que celai-ci, ne formant biertüt plus qu'une coque creusée au centre, (enêtrée à sa erconférence, devient facile à der.ser entre les branches de la pince.

Je ne dois pas umettre une circonstance dont quelques esprits eupeeñe els se sont fait une arme contre moi. Dans les commencemens, je cherchais avant tout des guérisons promptes, et chaque séance ne durail guvre mo ns d'une heure, L'expérience m'a appris que ces séances prolongies fatiguent et irritent besu-oup les malades ; et qu'il rant beaucoup mieux les multiplier et les abréger, Aujourd'hui mes séances ne durcot pas plus de 5 à 8 munutes, et sur 244 maladrs que j'ai lithotritiés , le terme moyen à été de quatre séstices et un quart pour cha que malade.

On conçoit que dès lors où ne saurait m'objecter que ma méthode exige plu Seurs sauces, tandis que par d'autres procédés on termine en une seule ; car v'est par choix que j'en fais plusieurs, el à ceux qui n'en fust qu'une, je demi derais : Combien dure-t-elle, et quelles sont ses suites ?

Tels sont les faits qui ont rapport à l'ancienne méthode. Voiei quelques ahj:etions qu'on a oublié de faire à La nouvelle : 1° les conps de marteau développent daos les organes urinaires ds douleurs quelquefois très-vires; 2° l'instrament n'ayant que deux branches offre d’ascez grandes difficultés pour saisir La pierre, si l'on songe que cette péerre est de forme à peu ques sphérique, logée daus une cavité ovalaire, et que pour la saisir solidement il faut que les deux branches de la pince soient précisément appliquées sur les extrémités de l'un de ses diamètres; el cet inconvément est cocore plus sensible quand on va à La recherche des dernives fragmens.

Enbo , il faut autant que possible éviter l'emploi de ces appareils effrayaus, de ces lits mécaniques , dont la vue seule est capable de faire une fichcuse impression sur-le moral des malades, C'est une tendance générale de la ch rargie de snsplifee ses procédés et ses instrumens; sous ce rapport, 68 ne peul dire qu'il y ait progrès daus La nouvelle méthode,

bliés par MM, Amussat, Bonfils, Casanova , Costello, Risensten, Leroy, Martin, Pamard, Plaindoux , Ségalas , etc, Les seuls cas tirés de ma pratique s'élèvent à 244 : j'en ai présenté le tableau à l'Académie des sciences il y a un an; les journaux de l'époque en ont donné un résuwué, et un extrait de ce travail se trouve dans le Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, à la publication duquel M. Blandin coopère d'une pe trés-active et fort utile,

n réunissant tous les faits conous aujourd'hui , le nombre en serait au moins de 500; il est à regretter que notre savant confrère n'en ait cité que 124, et que parmi ceux-là se trouvent précisément ceux qui sont les moins constatés ou qui manquent d'authenticité.

Dans ce sombre de 124, M. Blandin en relate 43 tirés du service des calculeux ; mais au lieu de 43 il n’y en a eu que 27; les 16 autressont des cas où la lithotritie n'a point été appliquée, où il n’y a eu que les explorations préalables qu'on est dans l'usage de faire pour convaitre le mode d'opération auquel on pouvait avoir recours; pour appaécier l'existence , le volume , et approximativement le cn we , È dureté, la forme du caleul. C'est done à tort que ces seize faits figurent dans la thèse de M. Blandia à l'appui d'une opinion qui n'est pas éxacle.

On à cherché, il est vrai, à faire croire qu'il y avait eu opération dans ces cas , ct l'on s'est appuyé sur deux rapports faits à l’Académie des sciencrs. L'auteur du procédé de la percussion a wis ce moyen en usage, croyant par là faire prévaloir son système sur celui de la lithotriue, et c'est dans ces 16 cas d'opérations supposées qu'il a trouvé un

Ainsi, en 1ésumé : ; 4 Pour saisie la pire, la pince à trois branches est manifestement plus sûre et plus commode que l'instrument à deux branches ; De ® Les douleurs sont,plus fortes si l'on se sert du marteau que si l'on tente la perforation de la pierre ; $* Pour l'écrasement simple, la pince à trois branches est encore préférable , uisque avec elle l'écrasement se fait simplement, sus retard, sans #tcousse, avec e seal secours des deux mains; tandis qu'avec le pereuteur, il y a du temps perdu pour disposer l'instrument ; il y à emploi d'one force brute et dont on ne sourail losjours modérer les effets ; | 4" Enfin , pour aller à la recherche des fragmens et s'assurer qu il n'en resté sucun dans la vessie, la pince à trois branches «st hors de toute comparai-

Quels sout donc Les avantages de l'instrument nouveau ? Les voici : 1° d'une pari, comme il est courbe, il peut étre quelquefois plus aisément porté dans la vessie que la pince à trois branches, qui est droite. Toutefois , il ue faudrait pas dire qu'etant intreiluit il fatigue moins l'urètre à cause de sa cuurhure; car il est trop évident que toute la portion courbe est dlans La vessie, et que l'urètre est occupé por la portion droite seule ; 2° il agit avec plus de force pour faire éclater des calcuts très-durs el très-volumineux, qui serait attaqués p ns lentement par b pince à trois branches, Ce sout là des arantages réels, mais burnés, comme on voit, et la conclusion de tout ce qui vient d'être dit ei qu'il faut renvoyer l'emploi de cet instrament aux cas indiqués de calculs à la fuis Lrès gros et très-durs ; alors je l'ai employé moi-même avec avantage, ;

Il y aurait lieu à présent de discuter les faits pratiques apportés à l'appui de l'une et de l'autre méthodes. lei M. Civiale rappelle combien on s'est tronipé dans les rapports faits à l'Académie des s iences et clans les ouvrages qui n'ont consulté que ces rapports. Nous renverrous , pour celle partie de sun L'avail, à la lettre que nous iutrons dans ce numéro. Quant aux succès obteuus jar l'emploi du percuteur, il fait remarquer qu'ils sont peu tn encore; que la plupart sout dépourvus des détoils nvesaires pour en juger La valeur et même pour en con- F nait : .. stater l'authenticité ; que jusqu'à present où n'a publé que les cas de succès , et ral ireeqees peur et ses attaques contre la lithotri eufin que pour se servir aülement de ect ordre dé preuves dans l'examen compa- Je ets] ent contre ma pralique, | . ratif denx méthodes, il fandrait faire des essais comparatifs sur un certain De tels moyens peuvent sembler bons à certaines Personnes ; MALS il nombre de malades , en égalisant autant que possible les chances de revers et de ||ne convient pas de poser les bases de la science sans élaborer suflisamsuccès étrangères à La manœuvre opératoire. : ment les matériaux. Or, si l'on prend la peine de remonter aux sour-

M. Civiale lira la s.xonde partie de soa mémoire dans uue prochaine séance. || ct de vérifier l'exactitude des faits, chose d'autant plus facile que

1 i . : ,+ ve none ir Lun ces faits sont récens et qu’ils se sont présentés dans un licu public, où ils ont en de nombreux témoins, on verra bientôt à quelles graves erreurs on s’est laissé entraîner, Quant aux deux rapports sur lesquels on a paru s'appuyer, je me borne à faire observer que le premier contenait des inexactitudes qui furent reconnues en temps convenable, On a reproduit le rapport sans tenir compte de la rectification. Le second a été faussement interprété, et l'on à fait dire à M. le rapporteur ce qu'il

n À ru articulé. Dans l'ouvrage dont je m'occupe avec activité , je produirai le tableau des faits tels qu'ils sont réellement, et des altérations qu'on leur a fait subir.

Je me borne ici à rappeler que le nombre des caleuleux reçus à l'hôpital Necker, et dont l'expasé se trouve dans mes deux comptes-rendus, estd 51,et celui d'operés : 1° par la lithotritie, 27; 2° par la taille, 8. Les autres malades, au nombre de 16 , n’ont pas subi d'opération. Ces faits font partie des relerés généraux que j'ai présentés l’année dernière à l’Académie des sciences, et dans lesquels on voit que des 429 caleuleux que j'avais traités à celle époque, 244 ont été opérés

r la hthotritie, De ce nombre G sont morts, 236 sont guénis, et dans

cas la guérison à été incomplète.

Agréez, ele,

CORRESPONDANCE MÉDICALE

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