CLINIQUE DE M. LISFRANC
Rentres de M. Lisfrane, — Des abcis froids: des abrès par congrstion et ile leur traitement, — Avantage d'une grande ogverture, — Moyens de prévenir et de corriger la vieiation du pus, — Quelques idées sur la gangrène. — Phénoraènes de l'amputation pour cause de gangrène son bornre. — Mojens d'art. ter l'emphysème gongréneux. — facisions. — Ablation de Fesrarre, — Traitement de la pustole mal gne.
M. Lisfrance a repris , le 13 août, son cours de clinique chirurgicale à la Pitié : sa rentrée avait attiré un immense auditoire, qui a salué lei professeur par de vifs applaudissemens. de:
Parmi Les malades iotéressans renfermés dans ce service, il en est un
Le délire pe nd ge à deus hrures du matin. Le lendemain il survint de la domteur à l'épigsstre et dans kes articulations, des nausées, des romissemeus de
jnatières bilieuses; Le pouls était faible et fréquent ; le pus so" tant de La plaie était
“ea abondsot, séreux , complétement inodure. (D ète ; 15 sangsnes à l'épigastre.} Æs symptômes +améndéreot assz promptement; et le 43 à la visite, le malade avait bien dormi; il ne restait qu'un de mal de tête; le cataplasme qui
!| dégis La molle au soir rreouvrait ls plaie , offrait à peine quelques traces de pus odeur.
à sa surface , e£ n'exhalait ancun mauvaise
Nous sjouterons que nous avous reva ce malade le 30 août ; la plaie est dan: le méme étet , suppurant Erès-pou, ne donnant aucuoe odeur ; La pression exercée à l'entonr ct sur be trajet du foyer est parfaitement indolore ; la santé générale est en très-bon état.
Ous. 11. 5. Pierre, wanœovre, âzé de 27 ans, adoané à la maslurbation , depuis dis-hoit muis avait été furcé de renoncer ag travail, 1 y a six mois que iles doul ors vagues à la face externe de la cuisse droite et dans la région lombaire se manifestèr: nt ; «Îles persistèrent et même s'acerurent, et eobn le malade entra le 25 juus à l'hôpital. On appliqua des sangsues, mais sans grande amélioration ; bientôt une tumeur se mani à la région iiaque et à l'aine du côté droit. Le 13 soit à la visite, il offrait les symptômes suirans.
Saillie légère de Fépine répondant à l'apophyse épineuse de l'avant dernière verièbre dorsale; de re po'nl jusqu'as sacrum, douleur augmentant par la toux et la presuon. Tumeur uctusnte énorme à laine droite , se prononçant surtout en des des vaisseaux crorsux jusque près du grand trochanter; la fuctustion d'ail sensible dans toute La fosse ilisque qui reudait un ‘où wat à La pression ; la tumeur disit d'ailleurs à peu pris pue ar va
M, Lisfianc Gt d'abord à La peau, vers 14 partie supérieure et externe de ls cuisse, une incis.on longitudinale d'un pouce et demi, divisa ensure l'aponévrose; les mmsvles récouvraient encore be foyer il les divisa de même , mais avec précaution +t porta l'indicatens dans Li plaie avant dy faire agrr le bistouri, Enfin Fouserture ét: n! agrandie au-drdans autant qu'au-dehors, il s'écouls par la paie ns ieom ue bite el denis de jus bouc, s'reux, Muconneus, 408 odeur, Le chiee gien porta Le doi,t mdica enr dans le foyer pour en reconpaitre La dirrcthon ; 1l pénétrant aïp-i dans la fosse iliaque «t suivant toute apparence dons Ia gaine du psoas. A l'aide de pressions réitérées tout le foyer fut vidé. ( Prescrip- L ion : cataplasmes émolliens ; 40 sangsues au-dessus de l'incisiou sur le teajet du
oyer. )
. soir il y ent quelques douleurs vers l'ouverture; crpeniant le malade dorut La nu t 8e lendenan il sortit de la sanie rongeitre en abostance ; 5l y avait de la douleur su-des-ons de l'ouverture ; de plus be malade souffrait de La tôte et se plaigunit de quelques nausées. (25 sangsues sur le point douloureux au-dessors de l'incision. }
Le 15,13 ouit à été bonne; l'ouverture rend cacore de la anie sangninaleu' e et méme, quant on presse, qu peu de sang presque (ur. (25 sangsues sur le foyer.)
Le 16, céptalalgre mowvdre ; il sort du puis de bon aspret, mais eo abondance,
Le 17, mme état ; Le pouls étant vo peu dévelopyé, on met encore 20 sangsues à fa partie nterne du fover,
A datée de cv jour Le malaile à été très-bien. La efphal Lie à crssé ; l'appétit s'est prononcé; où à prescrit une alimentation de facile digestson, mais sarculente ; le pus blane, bieu D, sans odeur , n'est sécrété qu'en petite quantité; le fuyer : absolument sudolure ; et avus avons constaté cet état du malade le 30 auût
raicr.
Quant au malade qui portait au dos un abcès froid trés-volumineux ui ne parait pas se rattacher anx abcès par congestion, il suffira de à que le professeur l'a ouvert dans la même visite, par le même pro-
qui avait on clos un abeès assez considérable , lentement développé, et!cédé que les deux autres; des sangsues ont été également appliquées ,
qui ne paraissait tenir à aucune canse éloignée ; deux autres portaient à l'aiue des foyers énvrmes, à (luctuation eviden'e, remontant sur les côtés de l'abdomen ju<que sous les fausses cotes, et portant tous les caractères des ahcès par congestion. C'est sur ces trois malades que!
M, Lisfranc à d'abord appelé l'attention. Nous allons doner leur his- | |
toire jusqu'a ce jour.
OQus, 1,— Neuault, saboticr, ge de 24 ans, constitution axes robuste , n'avait
jamais êté mralade , lorsque , #y à deas ans , 1l fat pris de douleurs lombaires tel"
et aujourd'hui la cicatrisation est presque achevée ; il n'en reste qu'un léger suintement à peine sensible,
Vous savez, dit le professeur, quelle divergence de dortrines divise les chirurgiens relativement au traitement des abcës par cnagestion. Les uns veulent qu'on ouvre de bonne heure , d'autres attendent le plus tard possible, et même laissent agir la nature ; quaot à la manière de pratiquer l'ouverture, on s'accorde en général à la faire très-petite ; et dans cette vue on s'est servi d'un bistouri étroit, d'un tro-
cart, d'un carrelet rougi au feu ; enfin on à grand soin de boucher l’incision, soit avec des emplâtres, soit en en procurant la cicatrisation, sauf à répéter l'opération un peu plus tard. Dans ces dernières méthodes, les chirurgiens n'ont eu en vue qu'une chose , c'est d'empêcher ou de retarder autaat que possible l'entrée de l'air dans le foyer, circunstance à laquelle où attribue l'inflammation, la viciation du pus et tous les phénomènes de la fièvre hectique , qui ne tarde pas à emporter les walades, Ainsi, biea que la nouvelle méthode que j'ai mise en pratique dans cet hôpital date déjà de are anncrs , quoique ses résultats aient cté constatés par une foule de medecins et d'elèves qui se sont succédé à cette clinique, vous trouverez peu de chirurgiens à Paris qui, ne l'ayant pas examinée par eux-mêmes , ne soient tout disposés à la rejeter, sans discussion, de prime-abord , comme une chose dont l'idée seule ne peut soatenir la critique ; et je pourrais citer des exemples tout récens de cette disposition d’esprit toujours fâchense en matière scientifique,
Avant de passer à l'exposé rationnel de cette méthode, un mot d'abord sur le temps où il convient d'ouvrir les abcés par congestion, Il faut les ouvrir le plus tôt possible, dès qu'on y sent la fluctuation ; et Boyer a donné d'excellentes raisons de cette manière de faire. En effet, que le danger soit attribué à l'action de l'air sur les parois de l'abcts on sur le pus lui-même, il est évident que plus les parois seront étendues et le pus abondant, plus l'influence que l'on craint sera puissinte. Il est vrai que les chirurgiens d'avis op; osé répondaient très-bien à Boyrr qu'il bätait l'approche du danger tout en vuulant le rendre moindre ; que la viciation da pus, même dans un Er foyer , amenait toujours les accidens redoutés ; et sous ce rapport la doctrine de ce célèbre chirurgien reslail incomplète,
En wéditant sur celte question, je crus in'apercevoir que celte viciaton du pus était duc bien moins au contact de l'air qu'à l'inflammation des parois du foyer, et que ectte inflammation tenait à diverses causes dont le contact de l'air extérieur était la moindre, Si en effet on exasaine un abcès froid ou un abeës par congestion, un ou deux jours après son ouveriute, on s'aperçoit d'une tension inaccou‘umée de ses parois ; Ja moindre pression en est sensible ; les bords de l'ouverture présentent des chairs irritées et de mauvais aspect, et La peau ambiante est souvent même envahie par un érysipèle ; c'est alors que le pas prend le mauvais aspect et l'odeur fetide que l'on connaît, et que Les accidens généraux surviennent, L'inflammation locale n'était+lle pas cause mn édiaté de tous ces phénomènes, et même de l'inflammation des viscères et principalement du tube disestif que l'on attribue à la résorption du pus vicié? S'il en était ainsi, l'indication était toute trouvée ; en prévenant oi en combattant l'inflanupation locale , un devait conper court à tous les a cidens.
Mais ces idées , quoique fandées en théorie, avaient besoin de passer au creuset de la pratiqne ; et c'était nne chose grave que d'essaçser pour ees abcès par congestion une large ouverture qui, si elle échouait , entrainait une mort brancoup plus promple, Aussi je n'osai pas le tenter d’abord; et pour faire l'expérience avec moins de risque, je résolus de procéder du simple au composé, de commencer par des alicès moins fraves avant d'arriver à ceux qu le sont le plus. H entra à cette époque dans mon service nn malade porteur d'un abeës froid énorme qu‘ embrassail presque toute la circenférence du was ct montait depuis le coude jusqu'à l’épante. Dans ces vastes cullections , quoique non entreteques par la carte , le danger de la viciation du puis est anssi fort redoutable, et les chirnrgiens ne procèdent à l'ouverture qu'avec de grandes précautions, Je fis à la partie la plus déclive une ouverture d'un
uce et demi d'étendre ; je vidai tout le pas contenu duns le foyer ; je mis mon malade aune diète absolue, et j'appliquai sur le brus 40 sangsues. pe dog néanmoins une nuit fort inquiète, comme on peut croire ; etle lendemain de grand matis j'étais près du lit demon malade. J'avais réussi mieux que je n'aurais même osé l'espérer ; le foyer était sans douleur; le pus en très - petite quantité et parfaitement inodore; l'état général à souhait, Je réitérai l'application des sangsues. Eo peu de joars tout ce vaste f.yer était recollé , et le mal.de complétement guéri. Î fut présenté à l'Académie le septiéme jour. Ma méthode rrposait maintesant sur un fait d'une haute valeur , et qui ne devait point rester stérile. J'eus peu après l'occasion de faire une sorte de contreéprenve.
Ïlse présente dans mes salles un individu affecté d'une collection purulente à la partie inférieure de la colonne lombaire, déterminé par une carie ; mais elle avait été ouverte , le pus cxhalait une odeur rnfecte, et le malade était en proie à tous les aceidens de la lièvre hectique. Si j'avais pu prévenir La viciation du pus ea prévenant l'inflammaation, né devais-je pas, en apaisant celle-ci, dissiper aussi le phénomène que je regudais comme sa conséquence? Des singsues en grand nombre fureut
appliquées sur ce foyer enflammé ; l'irritation tomba. Deux jours après, le pus avait repris ses qualités normales, et ne coulait plus qu'en petite quantité, L'essai fut répété avec le même succès sur un homme qui portait à l'anus une fstule qu'on avait jugée simple. Tout à coup la
quantité de pus devint considérable , une odeur fétide s'en empara ; à
l'examen, on trouva un vaste fuyer remontant le long du rectum presque
entièrement décolle, Des sangsues appliquées en grand nombre firent cesser du jour au lendemain la fétidité ; la sécrétion devint aussi beau.
coup moins abondante , et le recollement se fit avec une surpr.mante rapidité.
Depuis lors, il ne resta plus aucun dou'e dans mon esprit sur l'effi-
cacité de cette méthode. Les abcès par congestion malheureusement ne
sont pas une affection bien rare ; sans parler de ceux que j'ai vus en ville, j'en ai bien reçu une trentaine dans cet hôpital. Tous ont été opérés comme vous venez de me voir faire; de bonne heure autant que possible, par une incision langue au moins d’un pouce, en évacuant complétement le foyer et en prévenant l'inflammation par des applications de sangsurs, Nous n'avons jamais vu survenir ces viciauions de
us tant reduutées. Aujourd'hui vous avez eu sons les yeux un malade
ont l'abcës a été ouvert il ÿ à quatre jours; cet homine a cependant cté pris d'accidens généranx très graves qui ne paraissent pas avoir de rapport direct avec son affection primitive ; ch bien ! malgré ces accidens, l'abeès à suivi la marche ordinaire, et aujourd'hui , quatrième
jour, le fuyer suppure trés-peu, et le pus est parfaitement inodore. J'en ai ouvert un aulre sons vos yeux; je vous engage à suivre ces deux
malades et à comparer ce que vous observerez sur eux avre ce que vous avez pu voir sur Les sujets opérés à la méthode ordira: e, Ce n’est pas que j'ose affirmer que nous parviendrons à les guérir ;
car il faut bien distinguer dans leur affection deux choses : l'a!cès par congestion et la carie des vertèbres. L'abeès par congestion , ouvert à la
méthode ordinaire, les aurait infailliblement tués ch peu de temps ;
c'est cette chance de mort que j'éloigne. La carie reste, aussi inaltaquable par un procédé que par l’autre, et trop profonde pour qu'on puisse
la combattre directement. Et cependant j'ai vu, dans que'ques cas, rares à la vérité, le foyer vidé par une grande inrision se, resserrer peu à
et finit par se cicatriser, Ÿ avait-il eu carie réelle? du moins tous es signes rat onnels en existaient, et les malades on° girdé après leur guérison une incurvation légère de la colonne vertébrale. D'autres fois
j'ai vu Le trajet de l'aboès se convertir en une fistule étroite et ne don-
nant plus lieu qu'a un léger suintement. Une fois, entre autres, croyant
que la maladie osseuse avait complétement disparu et que 11 Gstule ne
persistait qu'à raison du tissu muqueux accidentel de vieille date qui
en conslituait les parois, je m'enbardis à diviser jusqu'à une assez rande hauteur ce trajet accidentel pour en procurer l'ublitération; mais
. accidehs qu'il était impossible de prévoir me firunt repentir de cette
tentative ; 1l surviot une inflammation tellement violente que le mulae succomba,
Je le répète donc, la guérison complete, quand elle a lieu, est l'ouvrage de la nature senle; mais encure la nouvelle méthode à ce grand avantage de laisser à la nature tout le teraps d'agir. Daus le: cas de guérison incomplète, les malades soumis à l'incommodité d’une simyle fistule, pouvaient fort bien vaquer à leurs occupations ; et dans les cas Les plus fâcheux, j'ai eu la satisfaction de prolonger infiniment plus la vie de mes vd que ne le font les procédés ordinaires, et de leur éviter ces souffrances qui résultent à la fois de l'inflamnmatioo et de la viciation du pus qui empoisonne l'air qu'ils respirent.
Vous avez vu comment cous pratiquons cette incision : à l'endroit le plus saillant et Le plus déclive ; et s'il s'agit d'un abcès à l'aine, en re-
connaissant à l'avance le siége précis des vaisseaux , où en divisant les
tissus couche par couche de peur de les intéresser, J'ai adopté cette méthode depuis qu'il est arrivé à un habile chirurgien de } rovice d'ouvrir l'artère fémorale , qni avait été repoussée D une cullection de ce genre jusque sur le trochanter, Oa vide tout le foyer, et on nr” des sangsues en nombre suflisant, proportionné toutelois aux furces du malade. Je ne fais mettre sur la plaie que des catap'asmes, renouvelés trois à quatre fois par jour dans les premiers temps ; et à chaque pansement on a soin de vider La tumeur, Je m’in‘roduis dans l'ousert r: aucune tente,
aucune mèche ; ontre quecestentes font l'oflicede corps é in ,ers et ivr.-
tent les parois du foyer, elles empêchent encore le pus de couler au d :hors ; ct celui-ci, par La pression qu'il exerce sur les parois et ausst pur ses qualités irritantes, Leud à favoriser ou à accroitre licflamniaiton. N'est-ce pas l'écoulement du pus qui nuit et même excorie les tégumens voisins de l'ouverture d'un ahcës? Pourquoi en agiraitil autrement sur les parois de l'abcis même ? |
Durant ics premiers jours je mets mes opér's à ue diète complète ,
$ ‘j ère: licati tues | 'à ce que tout danger La nuit fut très mauvaise: avec insomnie #1 débre.. Le ,2 juic, il y avait et je réitère les applications de sangtues jusqu q prostration des forces , de la stupeur dans le regard, et des Laches gangreneuses
“d’inflammation soit passé. Mais alors je les ramène à un me wr nour- 'E® rissant et succulet; des potages consommés, du poulet, es viandes blanches pour soutenir léurs forces, que mineraient bientôt le séjour au lit et la sécrétion continnelle du pus.
Je dois ici prévoir et détruire une objection capitale. Les grandes incisions ne sauraient réussir sans des émissions sanguines fort abandantes. N'est-il pas à craindre que ces pertes de sang ne rendent plus active l'absorption du pus par les vaisseaux béans des paroïs de l'aboès , comme il arrive après toute grande opération, et n'accasione des métastases purulentes ? L'abiection serait fondée s'il s'agissait, en effet, d'une surface récemment dénudée , semée encore de bouches de veines béan: tes comme après une amputation , par exemple ; et alors nous érigeons en principe Énacl l'ahstinence des grandes évacuations sanguines. Mais il n'en est pas de même ici ; ces abcès lentement formés ont épaissi autour d’eux Le tissu cellulaire , l'ont organisé en muqueuse forte et résis, tante ; l'absorption du pus y est impossible , au moins en nature, et ce n'est que celle-là qui est à redouter, L'expérience vient et à l'appti du raisonnement; jamais nous n'avons eu à déplorer d'accident de ce genre.
J'ai dit qu'il fallait évacuer le pus à chaque pansement. C'est qu'en effet le pus dans ces grands foyers tend à irriter, non-seulement par la pression et par ses qualités propres, mais aussi comme corps élranger,
crété dans un point et descendant dans un autre. Ceci est surtout sensble daus les grands abcës qui ne sont point entretenus, comme les ab. cès par congestion, par une cause permanente. On fait une ou plusieurs ouvertures à la parte la plus déclive ; le pus a un écoulement facile, et cependant l’abcès ne guérit pas. Le neveu du général Belliard por tait au bras un vaste abcès phlegmoneux qu'on avait largement ouvert au dieu déclive, et qui cependant ne marchait nullement à guérison, Je proposai de pratiquer deux autres incisions , l’une à un pouce et demi et L'autre à trois pouces au-dessus de la première. Des le lendemain, l'inflymmation avait cessé en grande partie; il n'en existait pJus le deuxième jour , et en quatre jours la cautérisation était complète. On peut poser en règle générale que pour évacuer une grande collection de pus, deux jncisions médiocres valent mieux qu'une grande incision , et surtout si on les éloigne suffisamment l’une de l'autre,
D'après tout ce qui vient d'être dit, vous avez vu , Messieurs , que ious nous dirigeons toujours d'après des vues générales de iolomie appliquées à la pathologie; que nous faisons , en nn mot , de À mé : cine chirurgicale. C'est là une voie importante où je désire vous engager ; car, après la gloire que peut rapporter une opération bien faite, il en est une autre moins brillante peut-être , mais plus solide, c'est de savoir rendre l'opération inutile, ou quand elle est indispensable, de Ja faire réussir. La médecine opératoire a pris son élan, et ce n'est pas à cette clinique qu'on pourrait reprocher d'en faire trop peu d'estime ; mais la médecine chirurgicale proprement dite à été jusqu'à nos jours trop négligée , et nous tächerons e faire pour cette partie de la science ce que nous avons déjà fait pour l'autre,
Avant de sortir des abcès par congestion, je veux appeler votre attention sur un des points les plus mal raisonnés de leur traitement. 1} s'agit des moyens ses pen Quand on est appelé près d'un made qui ressent les douleurs lombaires , avant-courrières de la carie vertébrale, on commence par épuiser en vésicatoires, cautères, moxas , tout ce que la révulsion a de plus énergique. Mais quand une pleurésie se révèle aussi à un médecin par de vives douleurs , est-ce d'abord aux révulsifs qu'il a recours ? non sans doute. Il commence par traiter l'ir. ritation ; les révulsifs ne viennent que pour dissiper ses dernières suites, Faites de même ici : le plus souvent , avec des émissions sanguines ménagces, vous enlèverez ces douleurs que vos exutoires ne servent quelquefois qu’à exaspérer, Quand la carie est arrivée, il est trop tard, ct alors ni antiphlogistiques ni révulsifs ne la guérissent. Mais encore alors, quand elle s'accompagne de douleurs aiguës , les émissions sanguines avant les révulsifs sont le meilleur moyen de les apaiser.
Je passe à d'autres malades non moins intéressans.
Le 5 , elles commencèrent à se détacher.
Le 6, elle. l'étaient en grande partie, laissant à nu les mascles sous-jarens et donnant lieu à deux plaies énormes , dont l'une , à ls cuisse , avait 15 ponces de long sur 44) de large , et loutre à la jambe, séparée de la première par un intervalle de $ à 4 pouces , n'avait pas moins de $ à 5 pouces de largeur sur. un pied de lougpeur, Dija de; gez étaicat inGltrés dans le tisau cellulaire de l'awve. Cepes la crainte de voir le malade succomber à là suppuration fit proposer 'amputalion ; mais il s'y refuss avec énergie.
L bèvre tomba un peu les jours suivans. Le (0, le malade dormit un peu et pat prendre que cuillerées de potage. Les plaies commençaient à se net-
er ; onpantail deux fois par jour, avec ua linge entré enduil de cérat et imlibé de compressés trempées dans une décoction de quinquina,
Vers Je 20 juin , Ja jarobe se luméfs, et il se forma plu-ieurs foyers dont le pus sortait par-dessous les bords de ln plate ; on Gt à diverses reprises jusqu'à cinq contre-ouvertures à La jambe et Irois à la cuisse,
… Depuis lors la ricatrisation commença à se faire. Vers le commencement d'août, il spperet deux fois des taches noires sur la jambe; mais elles disparunnt sous liufluence des antisrptiques.
Le 13 août, la peau était partout recollée ; La cicatrisation s'était déjà faite dans une largeur d'un poare sur toute la circonfcreuce de la plaie, ce qui avait de beaucoup réduit son étendue. Depuis lors, elle à fait d'immenses progrès , et il y a lieu d'espérer que le malade arrivera à une guérison complète.
Au n° 17 de la salle Saint-Louis est un autre individu, de furte consltution , entré le 20 mai, et qui, sans cause conone et sans prodrômes avait été saisi de vives douleurs à la partie externe et postérieure de la cuisse droite avec rougeur et dureté légère de la peau. Deux jours après son entrée , la peau devint en ce point insensible et comme ecchymosée; la jambe se tuméfia et se gangréna de même à sa partie postérieure; et les escarres en tombant laissèrent à nu deux plaies , l’une à la cuisse de 10 pouces de longueur , l’autre à la jambe longue de & pouces. Des abcès se sont aussi formés à l'entour ; ik ont été ouverts, et le malade est maintenant en voie de guérison. |
Il paraît qu'a la même époque deux cas analognes se sont offerts dans un autre service du même hôpital. N'y aurait-il pas lieu dès lors d'accuser une certaine influence de la constitution atmosphérique où médicale? Mais nous laisserons pour le moment de côté cette question élevée, pour vous soumettre quelques idées sur la gangrène que vous ne trouverez poiat dans les livres.
Vous savez er les chirurgiens militaires, réformant en ce point la Lg du siècle dernier, ont démoatré que l'on pouvait amputer auessus de la gangrène de cause externe, sans attendre sa délimitation. J'ajouterai que l'on peut amputer même quand la partie encore vivante du membre est distendue par des gaz; bien que les chances no soient point aussi favorables, on réussit cependant encore à sauver cette partie du membre, Dans ces circonstances, il ÿ a un fait sur lequel on n’a qe assez insisté et qui peut metire l'opérateur dans quelque einbarras ; es muscles divisés par le couteau apparaissent brunâtres, presque insensibles, nullement rétractiles ; ils tee donc au niveau de l'incision; et comme plus tard à mesure que la vitalité se réveille, ils se retracient beaucoup , on aurait-une sail ic très-forte des us si l'on n'avait eu La précaution de les scier beaucoup plus haut que le niveau des muscles. Mais uo autre pos non moins prportant , c'est qu'il n’y a pas d'hémorrhagic, Vous colevez la compression ; le moigaon reste sec; vous cherchez les bouches des artères; vous n'en découvrez point. Cependant au bout de quelque temps, on commence à apercevoir quelques pulsations dans les points où devaicntse trouver es vaisseaux ; puis il s'écoule avec peine un peu de sang noir ; et enfin vient le jet de sang rutilant ; mais toujours sans que les artères apparaissent ; et j'ai été ob'igé quelquefois de disséquer les muscles jusqu'à la profondeur d'un pouce, pour arriver jusqu'aux vaisseaux rétractés. Comment expliquer ce phénomène? N'est-ce pas que l'influence stupéliante de la gangrène qui a suspendu dans les muscles la contractilité , propriété toute vitale, n'a rien diminué de la rétracübilité presque purement physique dont Ons. IN, pr hais Dsrcon, âgé de 7 Br . past à Lie entré à Ja Îl jouissent les artères?
i avr.l pour une verrue siluse ante du qe ; cisions + * ; ttes Se Le dre jours avec le pr des pédiluves as e Aer Ag ve songe bons ar ps voir chez l'un de nos malades des gaz se ec à dixolution de savon noir, avaient amené une guérison presque complète, quand [au-dessus de l'escarre, se répandre dans le tissu cellulaire et donner Ja il se développa le 27 mai des douleurs fort aiguës à la cuiese , avec fièvre et in-| scnsation de la crépitation emphysémateuse. Mais ils me sont jamais sonne. Où crut d'ahord à une affection rhumat smale ; mais le 29, la douleur ||plus dangereux que quand, au liea de s'extravaser dans le membre, ils tait tee que M, Lisfranc preserivit SU sangsues. Le lendemain, on en mit encore ||se condensent autour des faisceaux pévroso-vasculaires , filtrent pour
30 autres. Le ff, la douleur avait gagné L: jambe , et comme il y avait de la ten} à 5 dire da la gai indé let sion et de la rougeur , on appliqua un large vésicatoire, Le lendemain, il y'avait [#i9%i dire dans la gaine commune, et remontent ainsi vers le tronc , en signalant leur passage par une ligne rougeâtre parallèle aux troncs vasculaires. Cette ligne devient bientôt bleuâtre, et alors la gangrène monte
un érysipèle daus toute sa force ; un nouveau résica'oire sppliqué fut arraché por le m Lie dans un nwment de délire. dé
avec rajhidité, Siles gas reimoïtent de cette manière jusqu'au trove, la gangtève suit de près; et Ia moit est imévitablé. Dans ces eiroonstences J'ai quelquelbis réassià enrayer les progrès du mal en incisant sur: cet emphysène gangréneux, et Cvacuant ainsi les gas. Je peux même titer un cas de succès non moins remarquable, obtenu par un autre procédé, Une femme était affectée de gangrèné ; et les gaz remoñitant le long des vaisseaux, la gangrèneremontait avec eux. Je proposai les incisions : la malade s'y refusa avec opiniätreté. Je pris le parti de poser autour du membre une ligature étroitement serrée , pour l'ascension de l'ephysème 1 fat en effet retenu au-dessons de mon lien, et j'eus Le bonheur de poser ainsi des limites à la gangrène,
De cette manière où combat bien l'influence fatale de l'emphysème pangréneux, mais ne serait-il pas possible de l'empêcher lui-même et de le détraire dans sa source? Quelques faits me portent à ro le plus frappant est celui dont je vais rappeler‘les principats détails. Ons IV. — Un garde nélional de Billes lé, Agé dé 47 ans, reçut, dans les jouruées dé juin, un coup de fusil qui fracaska les deux os de l'ivant-bras et l'artculalion huméro-cabitale. On ne pouvait songer à conserver le membre ; cependant lé blessé refusait l'amputattun, et il ne s'y soumit que trois jours après, quan déjà la ne était envahie par la gangrèné. L'amprtation fut faite au tiers supérieur du bras, et la réunion tentée par première intention, Trois jours se passérent bien ; mais le matin do quatrième, on dévouvrit à la partie inférieure du moignon uné esrarre gansréneuse, On y opposa d'abord les t iques ordinaires; mais Le lendemaiu, une fasée de gaz partant de cette escarte fait le long des valsseaux, et déjà même avait gagné l'aissrile. Je fs sur tonte F'étendié de l'escarre une incision en croix ; je saisis tour à four et j'emportai avec sain les quatre lambeaux. Bien plus, a6n de ne laisser aucun parcelle des tissus alrérés qui au rai pu développer encore de nouveaux ga, je râelai avec le bistouri les parties sur lesquelles avait ruposé l'escarre, et je fs pancer avec la poudre de qainquina et lavér de temps à outre avec le chlorure de soude à 37. Dès lors, les progrès de
l'emphysème furent arrêtés ; seulement , cinq jours après l'ablalion de l'escarre , se forma dans l'aisselle wo aboès qai fut ouvért avec le histouri, et aucun obstacle local ne s'opposa plus à la cicatrisation du moignon, qui eut lieu agsfi beu-
reusement qu'on pouvait le désirer,
Il scwble donc que l'escarte gangréneuse fixée aux tissus encére vi-
vans, dégage de leur côté des émanations putrides, comme elle en dépage à l'extérieur, Quaod ces émanations remontent dans le merbre et donnent lieu de craindre une nouvelle extension de la gangrène, l'ablation de l'estarre, lorsqu'elle est possible, me paraît un moyen héroïque et sûr; et c'est ici le cas de rappeler l'axiome : Sublaté causé , tollitur effectus :
Ce traitement à quelque analogie avec celui qu'on suit la pustule maligne, dans a nelle la pren xhhatnd des rod te est reconnue indispensable après que l'escarre a été divisée on emportée. Mais il y a ici une différende que je dois noter et qui tient sans dôute à la maligaité de cette sorte de gangrène ; c'est que, pour peu que la pustule dure déjà depuis quelques jours, ce n'est pas seulement l'escarre qu'il faut enlever , ni tes tissus qui touchaient immédiatement à l'escarre qu'il faut cautériser. Le mal à fait bien plus de progrès, et dans ue grande partie de La tumeur la vitalité est affaiblie, et les tissirs sont disposés à la gangrène, si l'on ne les excite avec énergie, Ainsi donc, que dans une prstule récente on fende l'escarre en croix et que l'on applique le fen au fond de ces incisions, cela peut eu général suffire; mais un peu plastard il faut d'autres res ources. Dans les premières années de mon service à cet hôpital, je voyais par cette méthode succomber pres-
ue tons mes malades ; a Béclard n'était pas plus heureux que moi. € me ressouvins que chez mon père j'avais vu souvent des montagoards atteints de pustules malignes , en guérir par les seuls efforts de la nature, un cercle inflammatoire limitant le mal comme dans une gangrèné ordinaire ; mais ce cercle se formait toujours à ane certaine distanee des rties déjà frappées de mort. Je songeai à imiter la nature, à favoriser formation de ce cercle inflammatoire ; et je me demandai si, puisque la cautérisation ordinaire échouait, ce n'était point parce qu'onne l'apphiquait quesur des partiesdéjà trop malades. Je pris dès lors le parti, après avoir enlevé l'escarre et cautérisé profondément au-dessons, de promener un cautère sur la tumeur, à trois Où quatre pouces de circonférence , de manière à y déterminer une brûlure au second degré, et même la destruction de l'épiderme. Depuis lors , les personnes qui ont snivi celle clinique ont vu traiter par ce moyen unc assez grande quantité de pustules malignes ; et nous n'avons pas eu à déplorer de ces revers . avaient affligé le commencement de notre pratique. Rarement 11 a été nécessaire de revenit sur une cautérisation ainsi faite; le cas s’est cependant rencontré ; mais alors il suffit de réappliquer Le cautère en appuyant un peu davantage sur les points qui ont déjà été touchés. € pourrais citer des faits à l'appui ; mais il vaudra mieux vous assurer de l'efficacité de ce traitement par vos propres yeux, et j'espère que l'occasion ne s'en fera pas attendre long-temps.
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX FRANÇAIS. ( Juillet 1834, ) 1. ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE.
Le cahier de juillet contient : 1° des considérations et obiervatims? sur l'hydropisie symptomatique d'une lésion spéciale des reins, par J.-C. Sabatier; 4° des considérations sur quelques points en litige concernant les luxations et fractures de l'extrémité inférieure des os de l'avant-bras, par M Rognetta; 3° Mote sur un cas de grôssesse tubaire, avée quelques bhsérvation$ sur une cause d'hémorrhagie interne chez la femme; par M. Ollivier, d'Angers ; 4° le Bulletin de la Societé anatomique.
“ CONSIDÉRATIONS ET OBSERVATIONS SUR L'HYDROPISIE SYMPTOMATIQUE D'UNÉ LÉSION SPÉCIALE DES nins, par J. Savatien, D.-M, P,
Ce mémoire est le premier travail origihal et de quélqué étendie publié par un médecin français sur la maladie décrité par le docteur Bright en 1827, et qui depuis à été l'objet des recherches spéciales de plusieurs médecins de Londres et d'Édimbourg. Les lecteurs dé la Ga: LETTE MÉDICALE 5€ rappellent-avec gel soin nous avons fait cofmaitre dansnos colonnes ces différens travaux publiés à l'étranger. Abssi nous laisserons de côté tout ce qui, dariée mémotre , n'est que la répétition de ce qu'ont observé les médecins anglais, péur ne tenir compte que dé ce qu'il peut y avoir de nouveau.
La présence de l'albumine dans l'urine des sujets qui sont affectés de cette maladie este premier symptôme par lequel elle se manifeste: Cependant , pour que ce symptôme’ ait une grande väléur, 1l'est néces: saire qu'il se rencontre dans tous les cas où existé l'altération des rain à laquelle on l'a rattachée, ‘et’ qu'il ne s'observe que danit/ééite seale maladie.
D'après les faits publiés jusqu"iet, 3 paraît qué‘daris tous 164 cas où l'on a trouvé l'altération des reins et où l'urine avait ‘été examiné pendant la vie, elle était afbütminensé; mais il n'est aussi bien dé: montré que La présence de l'albumine dans l'urine indique bonistamrerit! une altération des reins. M. Rayer, qui pataît avoir fait dâns' son ser: vice à la Charité des’ recherches asstr étendues sur cé sujet ; et gui bat fourni à M. Sabatier les élémens de'son mémoire, a fait exantiner les urines de La de ‘400 individus ‘atteints de difféventés maladies, et dans aucun, excepté celle dont nous parlons et un petit nétrhre d'au? tres dù Le rein était malade ; dans ancune on n'a trôtité d'allimibte dans les urines. Les résultats obtenus par les auteurs angläis 'sut ce pointé sont un peu différens de ceux avancés par M, Rayer , et permettent de: croire que dans quelques cas, bien que peu nombreux, ‘l'urine petit être albumineuse sans qu'il y ait d'altération manifeste daris'les reins » mais 1ls ont indiqué quelques circonstances qui Le plus Souterit suffironr
ur éelaiter le diignostic. En effet , dans ces eus la présenés de Val: Line ne dure que peu de temps, quelques heurcs seulement; on élies se manifeste à la suite de quelque troublé des fonctiôns dipéstives, etc, et surtout elle v'est jamais accompagnée d'une diétinution de la dernéites de l'urine,
M. Sabatier né pense pas qué ce soit le séroit du sang qni passe dans les urines , mais il est obligé de convenir que le rein laisse passer l'albumine du sérum et parfois la matière colorante du sang, ee qui est à notre avis à peu près la mêne chose,
Les enfans sont plus sujets à cette maladie qne ne semble le periser M. Sabatier, qui croit à tort que les auteurs anglais n'ont point signalé d'esemples de cette hydropisie dans le jeune âge. Nous n'avons besoin que de rappeler ici l'excellent travail da docteur Hamilton sur Ta scatlatine qui à régné en 1831 et 1832 à Édimbourg, et dans laqnélle ce médecin a constaté fréquemment l'altération des reins décrite par le docteur Bright chez des sujets qui avaient présenté pendant leur tie l'état albumineux de l'urine et un anasarque plus ou moins prénoncé de la face ou des extrémités inférieures. On sait d'ailleurs depmis longtemps que l'urine des sujets affectés de scarlatine contient très-fréquenrment de l'albumine en assez grande quantité pour que l'ébullition suf fise seule pour La rendre appréciable, et même "7 ce Îluide offre beancoup plus souvent que dans awcnne autre maladie du sang presque pur, comme les expériences de M. Peschicr, de Genève, l'ont démontré , et comtne il est quelquefois facile de le reconnaître à Ja vue simple. M. Sabatier rapporte lui-même us exemple de scarlatine simple où les urines précipitcrent après le quatrième jour une quantité considérable
d'albumine par l'acide nitrique. Il est donc démontré pour nous que l'enfant n'est pas à l'abri de cette maladie des reins.
Le mémoire de M. Sabatier ne nous offre sous le rapport du diagnostic, du pronostic et du traitement rien qui ne füt connu par les travaux antérieurs ; il se termine par sept observations dont trois sont empruntées à divers articles de la Gazerre mépicaze, ct qui offrent quelques-unes des formes sous lesquelles se présente cette maladie.