‹ Gazette médicale de ParisChapitre 25 sur 394 · IL. THE LANCET · texte numérisé non relu

IL. THE LANCET

Les quatre cahiers de décembre contiennent : 1° la suite des lecons d'anatomie comparée et de physiologie animale , par le professeur Grant ; 4° la suite du cours d'anatomie et de physiologie de sw Ch. Bell; 3° une lecon clinique de M Brodie sur l'inflammation du tibia ; 4" une lecon clinique de M. Guthrie sur une lésion particulière de l'épaule, suivie des remarques de M. Lynn sur le même sujet; 5° observation unique de Jfongus hématode congenial, avec

amputation de la cuisse pratiquée sur un enfant de dix semaines , par J. Paul ; 6° expériences sur La chaleur du sang, par le docteur Clanny ; 7° cas d'hémorrhagie utérine et de transfusion du sang opérée avec succes, par le docteur Waller ; 8° sur l'emploi de la veratrine dans l'hydropisie, le tic douloureux et le rhumatisme , par le docteur Turnbull ; 9° traitement de La calvitie, par F. Thornburg; 10" divers comptes-rendus des hôpitaux, qui ne consistent qu'en observations dont la plupart offrent peu d'intérêt,

SUR UNE LÉSION PARTICULIÈRE ET PEU CONNUE DE L'ARTICULATION DY L'ÉPAULE, par M. Gurame, chirurgien de l'hôpital de Westminster. |

Le haut intérêt qui s'attache toujours aux premières recherches fai tes sur une affection nouvelle, et la dissidence d'opinions qui divise sur la nature de la lésion dont nous allons parler , les deux principaux chirurgiens de l'hôpital de Westininster , nous engagent à donner dans leur intégrité les observations de l’un et de l’autre. Nous reproduirons d'abord la leçon clinique fate par M. Guthrie le 9 novembre 1833.

Messieurs, a dit M. Gutbrie ,

J'avais tenu pendant quelque temps en réserve les observations que je vais vous présenter, dans l'espoir qu'elles pourraient trouver place dans le premier volume des Transactions du college royal des chi. rurgiens de Londres , lorsque des preuves nouvelles tisces de la dis. section les auraient rendues plus complètes. J'en ai long-temps attendu l'occasion , mais en vain , et comme il y à maintenant dans cet hôpital un exemple de la lésion que je vais décrire , et que vous aurez ainsi la faculté de vérifier lu description ct d'apprécier la justesse ou l'inexactitude de mes opinious , je ne veux pas différer plus lng-temps de les soumettre à vous ct au publie. Il se pout que , quand l'attention sera particulièrement fixée sur ce En + U s'oflre une occasion de constater par l'autopsie la nature exacte d'un accident qui. m'a mis plusieurs fois dans une vive anxiété, et qui doit toujours avoir été une source d’emnbarras pour d'autres , qui peuvent avoir été plus à mème que moi de porter un jugement sur la nature de cette sion. Comme je désire être parfaitement compris sur ce point et reproduit d'une mamère claire et préeise , je peux , si cela est agréable aux personnes qui prennent ici des notes pour les publications hebdomadaires, et si elles jugent que cela en vaille la peine, leur donver toute facilité de copier mes propres remarques sur Ce sujet, c'estü-dire le manuscrit que je tions à la main, :

Ons. 1. — Le premier cas dont j'ai à vous entretenir est celui de Louisa Clapmana , âgée de 4f ans, qui tomba sur l'épaule le 8 octobre dernier, ct qui est placée dans le service de M, Lyon. L'épaule de cette cofant est, comiue M. White l'a fort bien exprimé, effacée (oué of drasving!; il y a tne saillie considérable au côté interne de la partie antérieure : au-dessous de l'apophyse coracoide et de Facromuon, et dans la atuation de la petiie tubérosité de Lhnméeus, Cette saillie est tellement ss ble qu'on l'aperçait à distance, ct à l'examen on pourrait la prendre pour la tête de l'humérus luxée dans cette position, et formant une luva. uon partielle , sans les deux circonstanors qui suivent. Premiérement , ce dc st point la tête tout entiére de l'humérus qui constitec celte saillie, et celle-ei n'est point arrondie; au contraire, on y stot une protuhérance os: use rabotcuse et ès Secondement , la plus grande partie die la tête humérale péul dure sen te dans la cavité gléuoide.

Si l'on place Le pouce ou l'indicateur de la main gauche sur la saillie interné de l'os, tandis qu'avec La main droite on imprime un monvement de rotation au coude , la portion ssillonte de l'humérus obéit aux mouvemens communiqués st soude de La manière la plus manifeste. Si l’on porte l'indicateur en dehors ct qu'on le place sur cette partie de l'articulation que doit occuper dans l'état norinal la partie externe de la 1êle humérale , on reconnait que cette partie n'a pas change de position ; et elle tourae trés distinctement sous Je doigt orsqu'on fuit touencr le coude, Le bras péut Être élevé et la main placée sur le sommet de la téte, Les doigts portés dans le creux de l'aisselle n'y perçoivent point cette sensation parfouhère et décisive qui dénote la luxation, et le coude, quoique Jégirement porté va arrière, Pac être parfartenacnt rapproché du trouc avec facilité. En apiliquant le out da doigt indicateur immédiatement sous la partie moyenne de l'acronsion 4 où pénètre dans une dépression qui sépare Ja pa-tie osseuse ‘saillante et 12 tête de l'himérus qui se ment dans ls cavité plénoide , et si l'on compare les deux épanles ensemble, | TE affectée à manifes'emeot plus de largeur. Le bras ; Weseré de

l’'acromion à l'olécräne, est plus court que l'autre d'un deaÿ-poure,

Quelle est la nxure de cette lésion? Quoique la dissection ne l'ait oint encore démontrée, je pense qu'il y a là une fissure longitudinale de lime. L'accident arrive toujours en conséquence d'une chute sur l'épaule, dans laquelle la tête de l'humérus recouverte par les parties wwlles , heurte Je sol et recoit le choc la première ; la cause est done une violence directe sur celte partie, Dans quelques cas on sent une «répitation indistincte, et dans un cas je dois mentionner que la tête de l'humerus était luxée et fracturée à Ja his. Je crois que la fracture separe la petite tubérosité avec upe plus ou moins grande portion de la

tête elle-même et je À rer que le tendon du grand pectoral en avant, et ceux du

comme chirurgien. Vous pouvez juger par là de l'intérêt que ce éas FA bien l'étudier, Personne ne porte plus d'affection et de respect que moi à M. Lynn di rayer n'apprécie

alors aussi bien qu'a présent. Il était couché, salle Matthew, Je demandai les avis de M. Lyon, de sir A. Carlisle et de M. White. M. White dit alors comme aujourdhui que l'épaule était effacée, et M. Lynn dit que l’homme irait bien et qu'il garderait l'usage de son épaule ; ce qui est arrivé en effet, quoique la saillie n'ait point diminué. M. Lynn se rappelle ce cas , mais 11 ne trouve pas que ce soit tout-à-fait le mêuie que celui de Louisa Chapmana.

Le second cas fut celui d’un enfant couché dans le lit le plus près de la porte de la salle voisine, Feu M. Alkock qui était dans l'habitude de suivre fréquemment cet hôpital , avait donné à ce malade une attention particulière, et en avait recueilli l'histoire avec détails ; mais quelques personnes eurent envie de son livre d'observations et le lui vo-

ilèrent, Cet enfant a conservé aussi un bon usage du bras, quoique la

siillie soit demeurée même plus forte que chez le garçon brasseur.

J'en ai observé un troisième exemple sur le colonel Yorke, à présent secrétaire du gouverneur de la Jamaique, lord Mulgrave , et âgé d'eaviron 34 ans. Il fut jeté à bas de cheval dans Hyde-Park il ÿ a deux ans et tomba sur l'épaule gauche. Je ne le vis que deux heures après l'accident , et l'épaule était déjà un peu gonflée, pas assez pourtant pour empêcher un examen attentif. Les seuls symptômes différens de ceux que vous voyez chez Louisa Chapmano étaient une saillie un peu plus forte en dedans , et de la crépitauon Jorsqu'on imprimait un mouvewent de rotation au coude ; cette crépitation ne s'observait point tonjours, mais quand où la produisait elle était suflisamment distincte. Je réitérai cet examen à plusieurs reprises avant d'être pleinement convaincu de la nature de l'accident; et feu M. Delpech de Montpellier im'ayant fait la faveur de diner avec moi quelques jours après, je lui racontai les circonstances de ce fait. Comme il n'avait jamais vu de cas de ce genre, il désira le vérifier en particulier ; je le conduisis chez le colonel Yorbe. II fut non-seulement convaincu du fait, mais il en 1€moigna sa salisfaction, ct assura au colonel Yorke qu'il acquiesçait pleinement à l'opinion que j'avais émise, Le traitement consista dans l'application d'une planchette dorsale bien matelassée, et de deux larges courroies molles et également garnies, en peau de chamois, lesquelles passaient par-dessous les bras et se fixaient en arrière per quatre chevilles de cuivre à la planchette; chacune des courroies étant munie de plusieurs trous pour recevoir ces chevilles, afin qu'on püt les serrer autant qu'il convenait et que Le malade pouvait le supporter, L'une de ces courroies comprimait la porlion saillante de l'us. Le coude était soutenu, ramené en avant, et appliqué contre le tronc. Après un certain iemps , on fit exécuter au bras des mouvemcos passifs. Au bout de dix semaines , le malade avait recouvré les mouvemens du bras; il laissa son apparcil , et maintenant il n'a gardé, je pense, aucun incomugodité de son accident , quoi qu'il lui soit toujours resté un certain degré de la saillie. L'effet du traitement était de rapprocher les deux fragimens de l'os luc de l’autre, de manière à en obtenir la consolidation, 11 m'a promis sou épaule lorsqu'il mourra ; mais reste à voir qui de nous deux survivra à l'autre ; et j'espère que le récit de ‘ce cas pourra engager

quelque chirurgien , quand le colonel viendra à mourir , à demander la permission d'examiner son épaule. Cette recherche sera eucore intéressante, même à l'époque éloignée à laquelle j'espère qu'elle sera renvoyée,

Le dernier fait qne j'aie à mentionner a été soumis à l'observation de

gr

plusieurs d’entre vous , quoique ce fut un client particulier, attndu/ses. M. Guthrie , dans sa grande pratique militaire, peut avoir observé que je l'ai amené à cet amphithéätre pour appliquer les poulies. beaucoup d'exemples de la fracture oblique traversant la tête de l'hu. mérus , qu'il appelle ane fissure (a split); car le choe pénétrant du sabre, ou du boulet, ou de toute autre manière d'agir de forces composées, peut produire loutes sortes de lésions; mais ici la force agis-

Ozs. — M, Perry jun. de Perry's place, Oxford strect, âg' d'environ 16 aus, tomba sur ke sommet de l'épaule à Amersham, et M. Tenoant, son chirurgien ,

présama qu'il avait une luxation de l'humérus, qu'il réduisit en bonne et due for- | al sant . e A À " me. L'humérus toutefois ne demeura pas en poution , et il fut , je erois , replacé sante était simple, et l'accident qui en est résulié pouvait être présume

une seconde fois. Il restait là néanmoins toujours quelque chose d'ancrmal , el} à priori. trois semaines après l'accident ses amis m'amenérent ce jeune homme, À l'examen, | L'examen de l'articulation affectée, dans son état actuel , nous fourje trouvai le coude porté fort loin en arrière , et la tête de l'os proportiounelle- Vis, des indications de la vraie nature du cas. Si l'on se place en face ment ea avant, et en apparence luxée dans cette position. Mais la partie proémi- | de la cavité alénid Poe Le l , nente n'était pas arrondie comme la tête de l'os , et ne donnait point la même ! glenoide, on remarque que 1! aruculalon est plus large et sessation au toucher ; au contraire, on vail une sensalion, à mon idée, com- | aplatie. Le membre est racconrei d'environ un pouce. Les mouvemens eme si Ja tête de l'os avait été fendue et luxée tout à la fois. Je me servis des pou- || d’élévation du membre sont fort génés., quoique la malade parviemne à lies ici préparées, et je Gs virer la tête de l'os en bas. L'extension fut faite et lhorter la main à la tête. Un peu en avant de l'article, et sous la partie maintenue durant près d'une beure , jusqu'à ce qu'en d'finitive le malade ne pt | antérieure du dehtoïde , il y à ue saillie, décrite par M, Guthrie, qui est manifestement l'extrémité de l'humérus. Une inspection attentive

la supporter plus long-Lemps , ét tous les bandages avaient glissé. La tête de l'os , montre que l'extrémité de cette saillie est large et aplatie, et présente

sous l'influence de l'extension , s'éloignait considérablement de sa situation origi-

nelle sur le côté interne de la cavité glénoide ; mais elle ne restait pas long-temaps || MON ï ainsi une surface telle que serait celle de la diaphyse humérale dépouillée de son épiphyse. La déviation plus prononcée de l'os en de.

en place quand l'extension élait suspendue, M. Teanant avait donc agi comme moi , et avec le même succès. Aussitôt que la peau du = qui été froissée e les bandages fut guérie , je Le soumis de nouveau à l'action des poulies , dé- : a Le , + DL t même une force plus considérable d'estension ; tundis qu'il était dans un mie eu avant en ss 0 c par l'apophyse corscoïde et la longue tête état complet d'abattement par l'effet de la saignée et de l'administration de l'émé- f du biceps avec 5es atlaches Jigamenteuses. La saillie se meut en mème tique, J'amenai toute latéte de l'os au-dessous du niveau de la cavité glénoïde ; temps que la diaphyse de l’humérus. En examinant la cavité gléuoïde mais je ne pus entièrement dissiper la saillie. Lorsque les poulies furent enlevées, || à la fois par-dessous l'aisselle et par-dessus, on sent qu'elle est oecunée | par un corps qui se mect en même temps que l'humérus. L'articulation exécute tons ses mouvemens, quoique imparfaits sous quelques rapports. La conclusion inévitable v'est-elle pas dés lors que Le on

la portion externe de la tête humérale parut étre dans la cavité glénoide ; mais sa moitié interne, et ls plus considérable, se tronvait au côté interne de cette cavité, Le bras toutefois svait repris davantage de son aspect naturel; le coudre avait sa direction acroulomée , el on pouvait avec facilité le ramener ou le faire * SE | de l'humérus a été d'abord séparce du reste de l'os, et que la tête fumérale devenue libre a été Jnxée aussi loin que l'ont permis ses attsches ? qu’une union angalaire et diagonale s'est faite entre la diaphyse et l'épip ER ? que le contact des surfaces articulaires n'a jamais été dé. ,

frapper contre les côtes, Dans la vue de prévenir un nouveau déplacement de l'os, [truit , ni l'intégrité de l'articulation attaquée ? et enfin que la gêne des

j'employai la planchette dorsale dont je m'étais servi déjà pour le colonel Yorke, et Je poursuivis le traitement de la méme manière, As bout de plusieurs semaines , Utecouvrs un bon usage de son bras , et sea retourna à la campagne promettant que, s'il mourait avant moi et s’il avait le temps de le mentionner dan son testament, il me léguerait l'exsmey de son épaule , où à quelque autre chirurgien que nico À à moi, & j'étais mort avant lui. Îl a pourtant quitté cette vie le 29 novembre der-| mouvemens est due à l'obliquité de l'umion que j'ai mentionnée ? L'épiag ur Lg L arme Len ht — e areas … pro- ve de l’acromion étant supportée dans sa position par la tète de , éta »pele ille ci ance. Je re |! }* n * FAR ne , FEFAATES gratte es Le male nl D mena qu nl aies Preqer— Du Be ages , s'est réunie promplement, ainsi qu'on pouvait s'y atenc. | g | J'ai quelque souvenir de deux autres cas rapportés par M. Gutbrie. Dans ce cas le ligament capsulaire de l'articulation de l'épaule de | Celui de l'enfant était analogue à celni de la jeune fille que je viens vait avoir été déchiré, et je pense que toute la tête humérale était luxée | d'examiner. L'accident du garçon brasseur , homme de 4o ans, et dont anssi bien que fracturée , ce qui peut expliquer la facilité avec laquelle | les os devaient être parfaitement consolidés, ne peut guères être consielle s'est déplacée de nouveau une seconde et même une troisième fois. || déré comme de même nature. Une fracture du col chirurgical de l'hu- Car il n'ÿ à aucune raison de douter qu'elle n'ait été convenablement || mérus donne des signes non équivoqnes de sa nature, par la difformité réduite par M, Tennant, à Amersham , quoiqu'il n'ait pe remettre en qu'elle entraine. Une simple fissure de l'os, telle que Ja décrit M. Guplace la portion protabérante par les motifs que j'ai dé assignés. Les thrie, produirait difficilement les symptômes observés dans le cas de s du jeune homme avaient conservé une idée paire ns défavo- | Louisa Chapman ; car les ligamens maintieadraient l'articulation dans vorable de ce chirurgien, et ce ne fat que quand ils eurent vu les diffi-||soo intégrité et préviendraient toute saillie; et si les ligamens étaier t cultés que j'éprouvai iei moi-même, qu'ils commencérent à-croire qu'il déchirés, il s'ensuivrait une difformité plus grande qu'elle n'existait ne méritait aucun reproche; et quand je leur eus aflirmé que La science | dans aucun des cas cités par M. Guthrie, Par ces raisons, je suis cisne possédait encore rien d'imprimé sur la nature de cet accident , ils dé- | posé à croire que l'accident arrivé chez les adultes était une fracture du clarèrent qu'ils étaient contens de lui , et je leur assurai qu'ils devaient} col anatomique de l'humérus, dans laquelle les rapports des surfaces l'être. séparées auraient été à peu près les mêmes que dans la dialysis des épi- J'ai vu un cas dans lequel l’humérus avait été fracturé , et la tête physes. M. Guthrie se fait fort de l'opinion du docteur Delpech, sutcur seule était restée dans la cavité glénoïde ; mais cela ne ressemble point || français, qui a écrit sur ce sujet. Il paraît que ce chirurgien a vu le cas à ceux que je viens de décrire , et je ne puis, plus j'y réfléchis, | du colonel Yorke un jour qu'il avait diné avec M. Gutbrie. J'en conter aucune autre vue , quant à la nature de l'accident , que celle que je||clus que mon digne collègue, en choisissant cette occasion pour avoir vous ai développée. La seule ressource pour éclaircir les difficultés et | l'avis de son illustre ami, à agi d'après le principe généralement admis : l'incertitude qui enveloppe ce sujet , pi dissection des parties ; et je} « Zn vino veritas. » Mais le vin quoique bien connu pour ouvrir le ne puis que désirer que les remarques précédentes appellent sur cel cœur, peut ne pas être aussi efficace pour aiguiser l'esprit. Un fait sinpoint votre attention et amènent des résultats positifs. Je regarderai |gulier , cependant, c'est que le docteur Delpech soit le seul chirurgien comme heureux le chirurgien qui ajoutera cet éclaircissement désiré à FA prète appui aux opinions de M. Gutbrie , lorsque ces opinions sont nos connaissances actuelles sur les lésions de l'articulation de l'épaule, | diamétralement opposées à celles que Delpech, à la première occasion et je lui serai très-obligé et très-reconnaissant s'il veut bien m'envoyer} et de propos délibéré, a écrites, imprimées et publiées. Ce serait une un dessin et un récit de l'aspect des parties à la dissecton. question délicate de décider jusqu'où va dans cette lutte d'opinions , la part du vin clairet (celui de M, Guthrie est excellent) et la part de Del-

| spa Les observations citées sont toutefois d'un baut intérêt, à raison e leur rareté.

REMABQUES SUR LE MÊME SUVET , par M. Lin,

Mon ami «à collègue, M. Guthrie, a fort bien établi je ne partageais point son opinion sur la nature de l'accident de Louisa Chapmanon. Quand je la vis pour la première fois, la inméfaction de l'épaule | était telle qu'on-ne pouvait se former à eet égard d'opinion exacte, Au ÿ bout de quinxæ jours, le gonflement étant dissipé, Je sentis distincte-| rrent sous le deltoïde deux corps mobiles, que je crus ètre les épiphyses| de l’acromion et de l'humérus. I faut se rappeler que la malade n'avait que r2ans, et qu'alors les épiphyses tienuent faiblement aux os, et peuvent céder à un choc qni agit à la surface de l'articulation. L'enfant était tombée d’une fenêtre du second étage; l'épaule viat heurter contre une surface plane ; et la lésion fut produite par le choc. Dans ce cas, les parties les plus faibles ont dû céler , et ces parties sont les épiphy-

AMPUTATION DE LA CUISSE CHEZ UN ENFANT DE NEUF SEMAINES POUR UN FONGUS HÉMATODE CONGÉNIAL ; pur J, Pauz, chirurgien

à l'hôpital de Gray , à Elgio.

Nous ne counaissons pas d'exemples dans la science d'une opération aussi grave pratiquée chez un aussi jeune enfant. L'observation qu'on va lire a été présentée au collége royal des clürurgiens de Londres, et aucun des membres de la docte société, ni sir Astley, ni même le jatriarche de La chirurgie anglaise, sie Willium Blitard, ne conna:ssaient de fait analogue.

Os. — Un enfant du sexe maiculin, né depuis sept semaines , fut aprosté à

M. Jobn Paul pour ane tumeur énorme de toute la jambe droite , qui présentait les signes euriciéristiques du fongus hbématode. La ssnté de l'enfant était assez bonne. Le chirurgien déclara que l'amputation était la seule ressource. Les ci reus refusèrent d'abord ; mais quelques jours après la tumeur se rompit : une morrhagie effroyable Gt tomber l'enfant en syncope en moins d'une minute, et pendant deux jours il resta entre 3h et la mort, On arrêta le sang par ls compression, et l'opération fut acceptée. :

Elle fut ue le 4 octobre 4833. L'enfant avait alors neuf semaines et quatre jours. F'étan pâle , el avait des selles abondantes ot de couleur verditre. On smputa au-dessus du genou par la méthode à lambeaux ; il s'écoula à peine une cuillerée de sang. On lia à peu près le même nombre d'arlères que chez l'adulte ; durant cette ligature, le sang répandu sur le moignon s'était promptement coagulé. Les lambeaux farent rapprochés bar des points de suture. :

L'opération finie , on remarqua que l'affaissement vital était beaucoup moindre que chez les adultes soumis à la même opération. L'enfant prit le sein presque immédiatement et pasea uné nuit assez tranquille. Chaque jour apporta de l'amélioration; les selles étaient revenues à l'état naturel ; il avait on grand appétit. Au dixième jour, loutes les ligatures tombèrent , et le moignon était réuni dans sa

grande partie. ! Des :

Tout alla bien les jours suirans , et la plaie était presque guérie , lorsque le quinrième jour, le moignon parut tumébé et l'enfant fut très-maussade. Les bourgeons charnus avaient été touchés deux fois avec le nitrate d'argent, Le gonfle. meat s'accrut; deux jours après, un érysipèle se déclara, et l'enfant succomba le 2 norembre , vingt-neuf jours après l'opération.

L'auteur attribue cet érysipèle à l'imprudence qu'on eut de permettre

à une nourrice, atteinte d'un grave érysipèle à la jambe , de venir dans la chambre du malade, de s'asseoir près de son lit et même de le porter dans ses bras. Quoi qu'il en soit de cette opinion, que nous croyons fort contestable , l'érysipèle, arrivé si tard , ne peut être regardé que comme une complication accidentelle, sans aucun rapport avec l'âge de l'enfant ; et il demeure constant que l'amputation de la cuisse, indisble ici, a été mieux supportée qu'elle ne l'est en général chez les adultes , et a offert plus de chances de succès. Le fait est important sous ce rapport, et pourra servir utilement, dans des cas analogues, à diri-

72 degrés. L'auteur en conclut que dans la respiration, et dans la conversion qui s'en suit du carbone libre du sang et de l'air atmosphérique en gaz acide carbonique, il se produit de la chaleur que l'on à très-justement appelée chaleur animale , et qu'ainsi la chaleur animale est Rp par un procédé chimique et ne dépend nullement de l’action

u cerveau et des nerfs, comme l'ont conjecturé plusieurs éminens physiologistes,

Quoique M. Clanny qualifie sa démonstration de rigoureuse , nous Avouons nettement que nous ne voyons pas le moindre rapport entre la conclusion et les prémisses. Cette conclusion a été d'ailleurs démontrée fausse par avance par les belles recherches de M. Collard de Martigny, sur la chaleur animale, Ce n'est pas ici le lieu de rappeler toutes les conséquences si neuves et si importantes auxquelles est parvenu le physiologiste français; mais nous dirons du moins qu'il a prouvé sans réplique que la respiration, loin de produire de la chaleur, en enlève au contraire au sang , et que la température du sang veineux dans le ventricule droit, est M Mere d'un demi-degré R. au moins à celle dn sang artériel dans le ventricule gauche. Ce fait résulte d'expériences directes dont nous pouvons d'autant mieux garantir l'authenticité, que nous les avons faites nous-mêmes à l'invitation de M. Collard.

EMPLOI DE LA VÉRATRINE EN POMMADE DANS LE TRAITEMENT DU TIC DOULOUREUL, DE L'MYDAOPISIE ET DU RHUMATISME; par A.-F. Tuansu.

L'auteur de cette note dit que depuis plus de quatre ans il emploie la vératrine à l'extérieur avec un grand succès. Le premier cas où il

ger la conduite et le pronostic des chirurgiens. tin, avec la pommade suivante : Prenez : Vératrine 4 grains EXPÉRIENCES SUR LA CHALEUR DU $anG, dans la vue de constater la Sais-deix”, mr

de chaleur du sang abandonné à lui-même et du sang agité

avec l'air; par W. Rein-Cranny. Au bout de quatorze jours , la guérison était complète et le malade à

joui depuis cette époque d'une bonne santé. Ce moyen a été appliqué Ces expériences offrent surtout de l'intérêt à raison des con ces que l’auteur croit pouvoir en déduire sur l'origine de la chaleur animale. Nous silos N ler parler.

Exp. 1. — 28 Juin 1830 , 40 heures 20 minutes du matio, — Vingt onces de sang veineux , tifé du bras d'an homme adulte , sont reçues dans un de mes flacons à expérience. Ce sang parait être à l'état normal. Presque aussitôt, j'emportai le flacon dans mon cabinet à expériences, Le thermomètre indiquait 68° à l'ombre,

ndant plus de temps , avant que l'on aperçoive les premiers signes

A 10 heures 30 minutes, le sang nn el au thermomètre 92" ‘une amélioration non douteuse,

& — — WW — 75 AN us, | ee A TRAÎTEMENT DE LA CALVITIE, par F. Tuonnaunr. —— minutes, — 20 — 7T

L'auteur de cette note se cite lui-même comme exemple d'un cas de porrigo decalvans traité avec succis par la méthode qu’il indique, En 1808, il fut affecté d'une calvitie partielle, par places qui n’excédaient

Er. Il. — 48 août 1330, 2 heures 10 minutes après midi. — Le thermo mètre marquant 69° à l'ombre, je reçus dans un facon 20 onces de sang veineux,

tiré à un tailleur qui se plaignait de céphalalgie causée par la pléthore sanguine. || has l'étendue d'un shilling , sans ancuo indice de la moindre irritatiôn ; ere À op 3e l'emport.i dans mon 1 : la température du sang était |je ja peau. Les endroits Lioedée qui étaient aussi lisses que la paume

L'air atmosphérique fut extrait dun flacon avec la machine paeumatique , et le “fu agité dans le vide; puis où fit rentrer de l'air et on agita Fond Chaque agitation durait 40 minutes.

A 2heures 20 minutes , le sang était à 42° —— ÿ0 — o— 82°

de la main , se recouvrirent en peu de temps d'une nouvelle pousse de cheveux ; après qu'il eut fait usage d'un liniment composé ainsi qu’il suit :

Prenez À Pommaie de tabac. |

— — # — #2° Pommade de citron, | de chaque parties égales,

A 3 heures ” is Ha La maladie reparut toutefois à intervalles durant un laps de vingt — — 10 minutes, 77° années, mais elle céda toujours invariablement à D ar te de cette =» 0 — — 76° pommade dans le cours de peu de semaines, Eafin M. Thorobury ayant

pris le parti de se faire couper les cheveux toutes les semaines, est parvenu, à la longue, à se débarrasser complétement de cette singulière

tces dix dernières minutes, il tomba voe fâcheuse gi te de pluie et ] mer Pre Le affection.

de grile qui abaissa de 3° la température du thermomètre suspendu dans la chambre , et qui me força à terminer là les expériences.

Ces expériences furent faites d'ailleurs avec les plus grandes précautions , en ayant soin de ne pas souffler sur le flacon, et en ne le touchant qu'avec des gants pour éviter , autant que possible, la moindre communication de chaleur étrangère.

Malgré le fâcheux contre-temps qui termina la seconde expérience, il demeure cependant constaté qu'il a fallu au sang agité près du double du temps exigé par le sang en repos pour arriver à la même température ,

JUL. THE DUBLIN JOURNAL OF MEDICAL AND CHiI- MICAL SCIENCES.

Nous reproduirons ici le mémoire de M. Carmichaël sur La ligature de l'artère fessiere , que le défaut d'espace nous avait forcé de retrancher de notre dernière revue, ce travail est assez neuf et assez important pour mériter d'être traduit dans son intégrité.

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