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Arès s'être étendu fort su long sur les propridtés de La gelée et de la gélatine, l'auteur doune le détail des expériences qu'il a faites sur lui-même el sur 4e rex personnes de s2 famille pour constater les propriétés alimentaires de celle derhière substance, L'auteur +e pr it de reconnaitre 4° si la gelatine seule peut
8° Si le bonillon de viande est plus nutritif que enlni de gélatine , et si Jes supa sr sont soumis à cette dernière alimentation perdent ou augmentent de poids et erce ;
4° Si l'abimentation par La substanée végétale non animalisée par la gélatine di.
nouerir ; 2° quels est La quantité nécessaire à t'alimentation d'un individa; #°S11f mmur où augmente le poids et les forces du corps;
estiodispensable de l'associ r à d'autres substaures pe qu'elle soit alimentaire; 4° La progortion dans laquelle elle doit associer à |
sont les arantages qui résultent de son emploi en cas que ses proprielés alimentaures soient cumstalees.
F° Si l'alimentation par les substances animalisées au moren de la gélatine est
autres substances: 5° quels E meilleure qu la précédente ;
6° Si l'emploi contieu de La gélatine peut donner lieu à quelque affection morbifique.
Pour arriver à ce résultat , dit M. Gaunal, j'ai commencé par isoler le Lissu or-f Pour résoudre ces questions , il fat décidé que les individus soumis à ces expéganique de 200 kilogr. d'os de pieds de mouton, en enlevant les sels calcaires au L'riences seraient pesés chaque cinq jours le matin à jeun . que leurs forees muscumoyen de l'acide hydrochlorique , les os bien nettayés, dégraissés, Lavés suflisam- Elaires seraient, mesurées sa moyen du dynamomètre de M, Regnier, qu'on tienment , ant été desséchés, puis conservés dans un endroit see, Toulrs mes expé-E drait note de l'état du pouls et des accidens qui pourraient survenir pendant la riences ont été faites avec ces 08. Pour m'en servir, je Les faisais détremper peu-llecrie des alimentations. IL fat convenu aussi que chacun des éxpérimentateurs
dant une nuit dans l'eau fraichre.
4 expériener. 375 grammes de gélatine furent dissous dans un litre d'eau ; la Trente not de solution, claribée au blanc d'œuf, fut sucrée légèrement et aromatnée avéc des! était à propos der
mangerait L: quantité de pain nécessaire pour satisfaire sa faim , en ayaut soin de ph core Mais avant tout M. Julia de Fontenclk à pensé qu'il élaire be plus grand pgombre des substances alimentaires à l'état
rapures de citron. Cette gelée, divisée par pots de 420 grammes, fut po de La de siecité, pour juger de La quantité de matière solide ouiritive qu'elles donnent
manière suivante : be premier pot fut avalé à sept heures du matin , le deuviime à neuf beures , le troisième à dix , be quatriôene à onte, Re cinquième à anxe heure.
our cent parties ; cela étant d'autant plus nécesssire que les haricots, les pois, La lentilles, les féves , le rie , ete, en contisngent 91 pour cent , landis que les
et demie, le sixième à midi. A une heure, ke sentiment de Ja faim se mamifests | choux n'en donnent qne 44 , les pommes de terre de 25 à 30, la viande de bœuf
aveu mal detéte, prostralion de forcrs, soif vive : 150
grammes de pain, SU È de 323 35, suivant l'âge. Le pain de 75 à 82, ke litre de houillon de viande con-
grammes de viande rûtie el un verre de to rétablirent le seutiment de Ja santé : À tient 18 grammes de gélatine , et de litre de lait de 94395 en beurre. matière
ins eut qu'un léger mal de tête qui pérsista,
sucrée, ete. Ainsi, 1 est bien évident qu'on individu , à dose égale d'alimens
L cxpérience, #25 grammes de pain, demi litre de lait pris à sept heures du [| prendra d'autant moins de nourriture que ces alimens seront plus squrus. M. Jumatin , 250 grammes de pain, demi-litre de lait à midi; 250 grammes de pain , [ha de Fontenelle a analysé les diverses sonpes écogomiques en usage à Paris , et il demi-htre dé last à sis heures du soir, ét 125 grammes de pain à haut de soir , la trouvé que celles dites du cure de Sairte- Marguerite contiennent 40 onces
sufbrent pour bien nourrir M. Gannal, | 8" expérience, Le premier po de gelée fut pris à sept heures du matin avec 254
grammes de pain, le deuxième à neuf heures avec 125 grammes de pan, Îe troi- à un individu à l'état de ssnté est d'environ 4 kilog. divisé en 7 parties en
de matière alimentaire sèche, celle aux berbes 4, celle aux choux 2, Le célibre Lagrange à constaté que le terme mayrn de ls nourriture néressire poids
sème à midi avec 250 grammes , le quatrième à cinq hrares avec 230 gramates, À de matière végétale et 3 de substance anime. M. dulis de Fontenelle 3 pris ces le cinquième à huit heures avec 425 grammes de pais. Pendant cette jourace , pas] donné.s pour pont de déport de son travail ét à enmmencé ses expériences en
de malaise sensible , srulement soif vive, : 4° expérience. Comme la troisième, et avec les miates résultats.
soptembre 4834 , elles ont été Baies en juin 1831; elles ont été faites sur 72 indivadus soumis alternativement à ces cssass, L'heure avancée de la séance me hui
5° expérience, Mèore quantité de pain, 250 granumes de gélatine de moins; Àayant pas permis d'exposer la série de ses ex dr vnces, nous nous bornerons à
pas plus de sentiment , el au cantraire seutiment de bien ère plus prononcé.
ca domer les résultats en Cai-ant observer que. pradont la durée de ces expé-
9" et 10" expériences. Diminution de La quantité de pain et augmentation de La riences, l'auteur tensit compte de la quantité d: s aliméns solides et liquides pris
quantité de gélatine sans que La faius soit satisfaite,
per chacun , de la quantité des exvrétions et des sécrétions et de celle des pertes
11°, 12,48 et 44° crpériences. Pendant quatre Lapierre presonnes man- | par La transpiration , etc. ; il résulte donc des expériences de l'auteur : »
gèrent la préparation suivante : trois kilog. de choux, ue hilag: 54 gr. de géla.
4° Que la grhatine est une subaance alimentaire qui seule we sufGt pas à la nu-
ï Use, 200 gr. de beurre et six litres d'au, sel, poivre et menus legumes furent sm trition, mais qui, associée à d'autres al mens . est À stertotree ;
ployés à fure an bouillon avec lequel on trempa une soupe où il eulrait pone cha.
2° Que le bouillon de visnde et plas nutritif que celui de gélatine , mais que
que personne 250 grausecs de pain et un demi-lire de ce bouillos. Quatre soupes || sent il ne sufôt pas non plus à te nutrition ;
ais composées sulGreat à M. Ganmal pour b journée, elles sufBrent également à
$* Que le boaillon de gélstine uni aux substances végétales les rend beancoup
oué autre personne , mais les deux autres eurent besoin eu outre, l'un de 425, {plus nutritives que lorsqu'elles sont simplement cuites à l'eau , et que Le bouillon
l'autre 250 grammes de pain.
Les
à la solution de gélatine , et sans qu'on pt remarquer de différence dans les rcsnitats.
Cependant , à cette époque, la santé des expér mentateurs commençait à sonf.
de gélatine , mélé à parties égales avec s0n puids de bouillon de viande , à toutes
ire jours suivans, ième préparation, sauf qu'on avaît substitué l'eau Ê les propriétés et le got de re dernier ;
4° Que les harirots, les pois, Les lentilles , Les fêves, sont les substances régétabes les plus nutritives, ainsi que e 2; 3" Que les féendes ne sont persque pout alimentaires, qu'elles passent en partie
fie, ils se remirent à lussge de ln soupe de viande, de beuf boulli, de Li viande É par les sulbes et se digèrent à Mvitement quand elles ne sont pas bira cuites ;
rôtie et du vis ; nu bout de quatre jours, 1l se sentirent en état de recommencer
6" Que les olimens atotés contabuent Lecsacoup plus au dévelopgemeut des
des expériences dans le détai desquelles nous ne les suivrons pas. M, Gannal ! forces musculaires que ceax qui ne sont point arotés ;
puusss jusqu'à la soixaute-unième ; plusieurs de srs campaguons avaient été obli-
7° Que la digestion des sybstances soirs, à dose modérée, es bien plus fa-
is ne s'arrêter plus tôt. Braucoup de ces expéricnres avaient été faites sous les Peile que celle des substances non aotées, dans des proportions égales en
veux de M, Sérullas, et quelques-wncs par cet académuien lui-mime. "Les conclusions que M. Ganualtire de ces essais sent que la géline , ou matière an male soluble , est alimentaire comme les autres parties du méme atimal , muais qu'une fois que cette subs'ance est convertie en gelée, elle n'est plus abmentaire ï que La gelée scale ne nourrit pas, ct qu associée à d'autres aliens, elle n'eu disinue pas La quantité exigée pour l'entretien de la vie, |
La gelée, prise avec d'autres alimens el en quantité moindre que ce qui correspand à 425 grammes de gélatine sèche, ne produit pas immédiatement de dé-
rangements Orpañiques ; DAS quand la dose dépasse cetie quantité , la santé peut |
étre compromise immédiatement.
M. Julia de Fontenelle lit à l'Académie ue premier aperçu sur la gélatine. L'autvur commence par etahbir que la valeur d'une substance autritive dot moins se caleuler par l'augmentation du poids qu'acquert le corps par son emploi, que par le développement de la fibre musciraire et l'angorentation des forces, De temps immémorial, l'expérience avait démontré que les os contieaneut une substance alimentaire; aussi, dns les ménages, où ne méghgeuit jamais de la joindre à La viande afin d'avoir ua ameilleur bouillon.
Depuis plus d'un siècle, on s'était livré à des-reeherches pour Urer un parti plus certain de celle connais -ance , L ne cessa d'être empirique que du morent que l'on parvint à isoler des os la subslance à loquelle on à donné le nom de gelatine, Depuis, plusieurs chimistes et économistes ont fait tous leurs efforts pour en encicur l'alimentation: de re noiubre sont : Papin, Dareet À ci et lls, Proust, Girardin, Edwards, Balzac, ete. M. Darcet surtout cherchait, depuis plus de viegt ass, à en propréer L'emploi au moyen des appareils qi lui étaient propres: déja plusieurs établisemens avaient été furmés à l'aris et dons quelques grandes villes de province, quawd M. Donné annonça à l'Académie que la geia-
poids ;
&° Que le degré de antrition ne doit pas se calculer an‘quement par l'ongmentation de poids de corps, mais par le soat en et l'aceroisement des forces mous. calaires. Ausa le terme moyen des forces des mains chez les Français est calculé à 69,2, tandis que chez les Anglais, qui font un usage plus grand de La viande, il est de 74,4;
Y° Que lorsque les alimens no azotés sont uns à des corps azutrs , ils se digèrent mivox, Le chyle est plus abondant et La nutrition plus parfaite ;
40° Que pendant l'alimentation azotée La respiration est peu active ;
11 Que d'après plusieurs physiolosistes , et porticu'ièrement MM. Maraire et Marcel, presque Lout lasote qui fait partie des Ussus ou des liqueurs animales prorieat de eelui des aliens. D'après ve principe, ajoute M. Julia de Fontenelle, l'addition de la gélatine ne peut qu'étec un exerlfent adjudant de nutrition, quoique toféricur au bouillon de viande ;
12° Que les substances répuiées alumentaires peuveot être divisées en trois classes.
A. Ea substances qui ne servent qu'à calmer la faim , où , si l'on veut , dester l'estomac , et qui, mangées seules, ne sont que très-peu patritives ; de ce nom-
: bre sont la fécule , la gomme , le sucre , ete, La sivatite , mangée par Les sauva-
ges , d'aprés M. de Hiumboldt , parait agir dans le même sens.
B. En substances non arotées, pouvant contribuer surtout à la formation de la graisse, substance non azotée,
C. En substances atotées , agissant plus particulièrement sur le développement de la fibre musculaire, et psr sule de ses forces et de lenirelien normal des fonctions sitales.
M. Chevreul prend la parole , et fait remarquer que M. Julis de Fontenelle
line ne possédei pas les proprictés alimentaires qu'on lui avait attribuées. Frahpéf ayant dit dans le mémoire qu vient d'être lu que ses expériences ont été faites de cette dissidence d'opinion entre le médecie et M. Darcet , M, Julia de Fonte. || conformément à un programme arréié par la commission , il doit faire remarquer uelle s cmpressa d'écrire à l'Académie qu'il se soumettait , lui et plusieurs autres | que cette assertion n'est pas tout-à-fait exacte, La commission , dont M. Chepersonnes, aus expériences auxquelles la commission nommée à cet effet voudrait | vreul faisait alors partie, m'a dressé ni oppronvé ancun programme , quoique les souaxtire. es offres syant rié agréées, il rédigea , avec M Darcet , ua plan | quelques membres aient pu le faire ; mais dans ce cas ils agissaient eu leur propre d'espérimeutation qui fut soumis et approuvé par la cormaussion. M. Julia de] nom. Fontenelle devait s'attacher à constaier : a Moi-même , sjoute M. Chevreul , j'avais tracé un plen d'expériences ; mais 4” Si la gélatine contenue daus lus os est identique avec celle qui en à ét ex- | avant que je l'eusse proposé , les discussions qui enrent licu dons la commission raie ; : smenèrent plusieurs membres, et en iralier M, eh M à désurer des ren- % Mi la gélatine est alimente et si elle exerce quelque action délétère sur | seignemens pius précis que ceux que l'on postéduit sur la composition du bosillon l'économie animale ; Î de viande ordinaire. Ce fut pour mo: l'occasion d'entreprendre un long travail
dont j'ai communiqué les résultats à l'Académie peu de temps après. Je me retirai de la conmisien y” puis dire que jusqu'à. ce moment au-un plan d'expériences n'y avait été arrêté, quoique celles de M Julis de Fontéselle fussent, d'après ce que nous venons d'étendre, commencées depuis assez longtemps, »
. Julia répond qu'il se croyait autorisé à penser que les membres de a commission avec besquels il a été en rebation agissant au nom de Lous les comamissaires. Du reste . deux lettres qu'il avait adressées à La commission étant restées sans répouse , il n'avait jios ea Foucasion d'étré dé-almrsé,
Écunes du 8 septembre, EMPLOI DE LA GÉLATISE.
M. Darcet adresse quelques observalions relativement à ce qui avait été dit on Ju dans la précédente siance sur l'emploi alimeatsire de la gélatine. 7
Cette question , dit M. Darcet , est des plus graves ; en Met, il s'agit de dévi der s'il est possible d'augmenter d'on quire, presque sans dépense, au moins dans les villes et dans les grandes réunions d'hommes, la quautite de substance azotée que fournit setucllement la viande de boucherie. .
« L'utibté de cette augmentation, «Bt l'auteur de La lettre , m'est pas douteuse ; elle résulte évidémment de ce fait bien connu que le régime alimentaire des Français est beaucoup trop pauvre en substance animale; que malgré tous les encouragemens accordés depuis quarante aus à l'agriculture, les habilans de Paris consom. ment agjourd'hui moins de visode qu'ils n'en mangeaivat en 1741; et que les Français n'ont encore, l'un dans l'autre , que la moitié de la quantité de matière animale sui est accordée au soldat pour sa nourriture. »
M. Darcet fait remarquer encore que dans les prisons , les bagnes et dans certaines marsous de charité, le régime est reconnue comme trop peu substantiel, et que si on ne le change pas, c'es: à cause des énormes dépenses que cela entraine. rait, dépenses qui seraient considérabl. ment réduites par l'adoption de La gélatine des os dans le régime slimentaie des pauvres. |
Pour prouver que l'usase de cette substance ne peut produire sur la snté des individus qui y sont soumis aucune ficheuse influence, M. Darcet cite les divers rapports avantageux faits à diverses sociétés savantes el aux adæivistrations de plusieurs hôpitaux, Convaincu par mes propres espéricures, ajonte-t-il, je lutte depuis vingt ans , et je soutiens celle cause sans avoir jusqu'ici rencontré de ces obs'acles devant lesquels tout homme raisonnable doit s'arrêter, J'ai publié succes sirement vingt-deux brochures où j'ai attaqué bi-n des abus ; cependant il ne m'a été rieu répoadu par La méme voie. J'ai dit { dans une discusion sontenue l'an passé à l'Académie } qu'on ne m'objectait nen de scientifique , tien qui mérität d'occuper l'attention 2 l'Académie , rien qui pôt me faire changer de manière de voir, Ce qui s'est passé à La dernière séance ne me semble pas éelairer davantage la question. Ce ne sont pas des mémorres présentant des ravaux particuliers et contradictoires qui la résoudront ; je crois que be snjet vaut la peine d'être envisaigé de baut , et c'est à la comeission et à l'Académie entière que j'en ap-
‘lle. Si j'ai turt , ces autorités que je sais respecter me ramènerant sans peine à [A raison; si au contraire je soutiens une cause juste et utile, l'appui de l'Acadé mie meltra immédiatement Gn à toute diseussion, el permettra aux administrations chargées dû soulagement des pauvres d'entrer arc tante conlisnee dans La carrière des améliorations que je crais leur avoir ouverte. M. Darcet conclot en priant le président d'engager la commission à bâter Le plus possible le travail dont elle est chargée, et à se prononcer définitivement dons la question dont 1} s'agit.
MM. Gynnai et Julia de Fontenelle adressent quelques ohswrvations, chacun sur Le mémoire lu par l'autre dxus la précédenle séance ; sur la demande de quel ques membres, be secrétaire se propose de donner lecture de ceslettres , mais les premières phrases de celle adressée par M. Gannal, contenant des récriminations Ctrangères à La question scientifique , la lecture est interrompue.
LE GUACITARO,
M. le docteur Lherm nicr adresse de la Martinique un de res o'ssaux conservé dans l'alcool, etlesobservations qu'il a pu Fire sur cet individu et sur deux autres de la même espèce qu'il à fuit venir à grand frais de la côte Ferme.
M. Le docteur Braux adresse un mémoire sur Mzhomet considéré comme aliéné. Commissaires : MM. Magenilie et Diméril.
M. Geoffroy lit Le deuxième article de son mémoire intitulé :
MÉMOIRE SUR LES CABACTÈNES ET LES CAUSALITÉS DE LA SCCCESSION ET nK LA TRANSMUTATION DES HAPÉCES,
Cette partie du mémoire, dit l'auteur, est la partie jrositive ; la partie critique devait être exposée la première, aGa de fixer autant que possible le sens qu'on à donné à ce mut espèce , ce qui sous smble résulter de La discuss on dans laquelle nous sommes éatré à cet égard. C'est que « l'espèce se trouve formce de l'agglomération d'odiridus , lesquels descendent les uns des autres et provienvent dans Leur Éliation d'un même naxau de formation , désgné jar le mot germe, dit plus spécialement auf à égard des animaux et graine lex les végétaux, Chaque gr me, poursuit l'auteur, prend son essence et tient ses qualités propres, d'abord d'arrangemens qui ont leur raison dans l'univers iotra-sidéral, à quoi préside le principe de l'unité typéale, puis d'élémens ea substance fournis par notre plante.
» Un germe minsi institué restant transnusuble par voic de génération avec de telles qualités, n'est en dernière analyse qu'nne des parties miniaves d'an étre à lui préesistant , lequel étant soumis à la loi phénoménale des aflinités de soi pour soi, se trouve doué de l'aptitude de comprendre en sa propre substance tout autant de particules atomiques du monde extérieur qui lui sont assimilables , en se gouver- Sant d'après cette affinité aïnsi exercée, . |
» Le principe de l'aflinité de soi pour soi, poursnit M. Geoffroy, principe qui est en sera on jour l'ame de toutes les explications de la physique, el que je u'ai guère laissé entrevoir dans l'article Monitre dn Dictionnaire classique d histo re naturelle, où it faudra qu'on aille le chercher pour en faire d'heureu.es applications , je ne l'oublisrai point dans ce qui vs suivre, où plutôt j'en fuurnirsi de rombreuses justifications qui en élucideront les premières donnére, » :
De ce qui vient d'être posé au sujet du germe, il ne faudrait pas conclure, di,
l'auteur, que ce
germe aurait été créé dk toute éternité; la matière arrangée n'est jamais dans ce cas, elle quitte ue arrangeinent pour passer à que autre organisa Hoo,
Le tel qu'il vient d'être défini, est bien en meture de reproduire un iadividu qui, par da suite, et en se développant , deviendra semblable à Jui, Mais la hui d'attraction de soi pour soi qui préside à ces développemens, ne donnera lieu à ape forme semblable que sous 1 condition sine qu non qu'ik anront lieu dans le méme milieu, etsi l'ambiant st changé, il y aura des Eifférences notables cuire le nouvel être et celni dont il provient par voie de Llation. » Elle s'étend même jusqu'à la création du germe lai même , lequel ne peut faire autrement que d'empeunter aussi à son monde extéieur les partics matérielles qui entrent dans sa su! slance,
M Geoffroy cite comme exemple de l'influence qu'ont les mêmes circonstances extér cures pour produire des résultats entièrement semblables, l'exemple des ju. meaux chez lesquels la ressemblance s'étend non-seulement aux traits du visage ct à l'habitude du corps, mais encore aux facultés morales et intellectuelles, 1] räppelle ea particelicr le cas des jumeaux sismois et celui des malheureux frères Faucher. L'espèce humaine, ajonte-t-il, est encore s-lon moi destinée à donner aux dédactions du présent memoire bien d'autres et de plus hautes considératious. Car Les faite nous arrivent en foule pour nous montrer des vestises de peuples à la. tête ellipsoicale : vr, coneuliant ls marche onturelle des déreloppemens, ces peu ples svrout dû précéder Fhomme des temps actuels, dont colin la tête a un masimu de sphéricité plus fsrorahle à la marche bipède.
Revenant à ls théorie de la préesistenre des germes, l'auteur croit que beaucoup de gens l'ont soutenue plutôt par suite de leurs principes relisicox que de leurs couviutions, Sans doute ils croyaient , dit-1l, mueux bonorer la puissance créatrice en admettant un immense miracle vnc fois fait et pour toujours au comimencement des choses, qu'en supposant que ce miracle se produisit comme par miettes sur tons Les points du globe à la fois , incessamment et d'une manière contigue, Eh ! qui peut cependant mieux motiver le sentiment religieux , remplir l'ame de plus d'émotiuas et d'un pins vif sentiment d’admiration que cette marche simple , incessaute, continue, au moyen de laque Le l'univers pourvoi à sa perpéluité , même par voie progressive.
Avec d'aussi fax principes de théosaphie , on s'autorisail dans Les croyances à une imwmobilité démentie par les faits; on fermait les yeux sur cette scêne toujours mouvante où la vie se joue de mille façons sous l'influence de causes diverses dont les unes l’aident à se produire et d'autres lui opposent le poids de leur résistance, Comment mécannaitre dans La croûts du globe terrestre nes une capacité virtuelle de composition , les ressources d'un immense et puissant laboratoire aù Les Quides jmpondérés, allant d'astre en astre , trouvent à s'associer, à s'organiser , et, en se mélangeant de diverses façuns , à dovber lieu à des mutations incessantes ; tout cel échange étant favorisé par l'état de l'atmosphère, dont k fluidité laisse on libre champ aux évolutions des parties des plus minimes de la malière , et où s'opère alors , slon le caractère des diverses alfaités, la Gxation dé celle-ci, pour devenir , après tant de va et vient et Lant de sortes d'arrange- . mens . unt couche infniment mince dont s'accroit successivement le glabe terrestre, Or, c'était croire à l'immobilité des choses que d'adewtire duque organisé lexist:ace de germes créés dés l'éternilé, et cette i admise , quel ‘de pourait-on € faire de leur manifestation à la surface du sol? Au lieu des conséquences chaquantes auxquelles on était nécessairement conduit par de fausses prémisses ; en admettant | idée contraire, on arrive nalurellement à ectte position simple et facile à saisir : que chaque corps vivant dépose doue un point de lui-même , à cet effet quintessencié , une ie munime de 51 substance qui recommence à emprunter dans le monde ambiant les mêmes élémens de nourrilure et d'assimilation, pour devevir un corps isolé semblable à celui qui l'a précédé paternellement,
M. Groffcos rappelle que dans un mémo re lu à l'Académie , le 28 mai 1981. il s'est occupé de l'influence exercée par le milieu smbiant sur les formes des êtres organisés, « Du moment où l'être est entré sous la puissance des agens modificateurs , Le champ s'ouvre à une foule de chances d’où résulte celte diversité infinie de formes dont Ls rapports plus où muins étroits sont exprimés par les noms d'ordre , de ginre, d'espèce et de varicté. »
Pour qui s'est occupé une fois de ces causes modificatrices , la solution du prebiime de la diversits des êtres ne peut plus se chercher srulement dans la seule considération des différepre- entre les êtres , il y faut prendre celle de la diversé des milicux ambians, Combien de couscs puissantes ne trouve-t-on pas , en «ft, dans evtte dernière: le temps, le climat, la conbgiration du sol, soa élévation LE rapport à La surface des eaux, C'est La, me dira-l-un, poursuit l'auteur ;
aire dépendre une question qu'on trapchait par ce seul mot : immmobiliet des es pèses, de considérations qui s'étendent à l'iolioi. Mais que l'on me fasse foir que dans son ionmense laboratoire , et avec la disposition de tant de matérisex, la nature s'est abstenue d'user dh ces ressources lunorabrubles , et alors , Mais seule: meul alors , je recounaitrai que j'ai eu turt d'éteudre jusque là le truvail du naturaliste. I est bien vrai qne , pour qui se place en dehors de la scène , il n'existe à La surfuce du globe qu'un péu-méle en apparence inextricable de causes et d’effets, de fluides , de liquides et de solides, d'étees inertes et de corps rivans , d'animaux dévorans et d'animaux socnifiés , mourant pour en faire vivre d'autres : mais Croyez-vous que pour débrouiller ce chau: apparent , pour en découveir les lois, ce soit faire td de sagesse et de raison que d'agit conume on l'a fait Cr ce jour, que de s'employer chacun de son côlé , où platôt en se tournant le dos , à louper son cristal , sa Beur où son insecte, Vous décrirez , vous dessim res des individualités , ce sera fort vtile , sans «out , mais vous ne serez pas vraiment naturaliste tant que rous vous bornerez là et que vous n'arriverez pas 2 concevoir La pensée quil existe une clé pour ouvrx le temyle de la nature.
Ceci, poursuit l'auteur, peut étre dit el compris dans l'époque actuclie . époque dévoute au progrès ; il n'en fat pas ainsi quand cinquante ans avant L beure marquée , avant que les «prits enssent élit préparés à cel ordre d'idées , un admnifable interprète de là nture , Gœthe , vint à donne ss Meramorphoses des plantas. Cet ourrage, sorû de la plame d'un homme admiré comme poëte ct comme plulosoplk , fat regardé comme un égarement de son esprit. Ce ne (ut qu'en 1847 que les travaux positifs de De Candulle sur l'avortement de certai es parties du végétal el sur les corps nouveaux produits par les changemens tératu-
je peux m'en souvenir, ogcub autre symplème du côlé de la vie organique , mais etsisrment aucun du côté de la vie animale; il mourut ; le cervelet était également détruit par Le pus.
M. Fexaus. J'avoue avec La commission que le fait de M. Carré parait fort extraurdinaire ; cepradant je veux faire une observation générale, c'est que tous les jours l'anatomie pathologique peut présenter des ras analogues à celui-là. Dans la phthisie , le poumos est détruit lentement et entièrement par des tuber- Cubes ; be malade respire cependant ; tandis qu'ane poeumonie aiguë peut l'enlever s108 occuper miss quart des trisus cnvahis la phthiie. Toute affection lente se supporle toujours infiniment mieux qu'une aigu, Ne pourraitl pas em être de même pour le cervelet ?
M. Dovaue. Je er = tout-3-f it l'iacrédulité de La comm sion, ou plotèt la difficulté de croire à un fait semblable ; mais je voudrais que M. le ropporteur effaçät La phrase de la deot d'or,
M. Bouitzato adhère à cette suapression ; mais il fait remarquer que le malade de M. Carré n'avait souffert aucune incommodité de son affection cérébelleuse ; c'est 13 ce qui rend l'observation suspecte. D'ailleurs, ajoute-t-il, 11 faucrait avoir vu comme mi la manière dont elle est rédigée ; il n'y a pas méme d'orthographe.
Une voix. Pourquoi alors La déposer aux archires de | Académie ?
Le rapport et ses conclusions sont adoptés.
M Génanpis à La parole puur ua rapport verbal sur divers mémoires imprumés adressés par le professeur Rrgnoli de Pise,
À + Brent songer de nouveau aux idées rejetées si dédaigneuement en 4790 , et rétablirent La réputation de Gæ'he comme naturaliste, Cet exemple , quoique relatif seulement à ane des branches de l'histoire naturelle , devrait fourmir pour toutes on aile avertissement. Il ne devrait plus être permis de dire qu l'espèce est la seule chose vraie, la seule chose donnée imeédistem-nt par 1x nature, Le premier soin devrait être de chercher à conaaitre cetle espéce ubsolue, Or, dans on monde aussi changeant que le nôtre , les outions relatives à l'espèce ne peuvent élre puisées que dans la counarssance des faits qui en déterminent l'essence; elle doit commencer des recherches sur 5 moades ambians qui se sont succédé ; ce sera l'objet £ tronitme article da mémoire. Ce point traité , l'auteur rentrera dans la discussion annoncée sur les desceudances où ascenilances des animaux antédilarirns.