AUTOPSE À HEURES APRÈS LA MORT
Habitude extérieure, Constitution forlr, embonj-oint médiocre, membres souples, ventre méléorisé.
À l'ouverture de l'abdomen, l'estomac et les intestins À pero disiendus par des gaz ; un épanchement d'us liquide jamnètre . résultat du mélange des matières fécales dvec la sérosité, ssége dans la cavité péritonéale ; les intestins sont rouges et revouverts de brides cellubeus et de fausses membranes ; une perforationcaiste à 4 pouces de La valrule iléo-cœrale ; elle occupe le centre d'une escarre gangre neuse noirdtre de plasieurs lignes de diamètre , et qui comprend toute l'épaisseur des parois intestinales. On observe aussi à peu de disiance un sceond point gangré. veux, mais la séreuse dans cet endroit n'est pas encore mortifiée, Les plaques de Peyer étaient à ptiue aliérées; elles présentaient uuc légère saillie et l'aspect d'une barbe nouvellement faite; mais les valrules conniventes étaient au con. traire lrès-saillautes, et les ganglions mésentériques, sartout dans L partiemoyen. ue du mésenière, rouges, tuméfiés et ramollis, tandis que vers les ts gangrémeux leur altération était à poeme sensible. Les autres viscères des différente cavités n'ont ren offert d'anormal , la rate seu le.voit le double de sou volume ordinaire, et présentait un ramollissement potable dans sa texture.
AFFECTION TYPHOÏDE SOUS FORME ATAXIQUE, = EMPLOI SUCCESSIF DES #ài- GHÉES, DES CHULORCRES ET DES TONIQUES. — MONT.
Ons. li, Le n° 28 de la salle Stc-Madel, est occupé parun malade âgé de 28 ans, et boulanger de profession. Il est d'unc forte constitution , €t habite Paris seules meni is 8 mois. L'invasion de la maladie fat caractérisée par un malaise géné. ral qui dura une semaine environ. Il se livrait néanmoins à ses occupations joues nalières ; mais depuis huit jours tout exercice lui devint impossible, Ce malade est d'ane fublesse extréme ; iléprouve de violens vertiges dans la station; son ventre est teodu et douloureux à la pression ; il a des nausées continuelles el une légère toux avec pese complète. Plasieurs épistaxis se sont déclarés avant s0adission à la «linique, La poitrine donne à l'suscaltation un léger râle sibilsot des deux côtés ; l'expectora‘ion fournit des crachsts muqueux ; et quoique la cé. phalalgie ne soit pis vive, le nialade à pourtant déliré tonte ka nuit, La peau est chaude ; La langue rouge sur ses bords, la soif ardente, et le pouls donpe 120 pal. «tions par minute, or ms de 3 once; solution de sirop de gomme, bains, ca-
aumes et lavemens chlorurés, diète.) 3. Le malade a déliré toute la nuit; néanmoins il répond juste aux questions
i lai sont adreswes : Les traits de son visage sont épanouis ; il n'accuse aucune doaleur rliculière, (Peti-lait chloraré, etc.)
Le 4. Délire violent ; mouvemens répétés et involoutaires, bouche entr'ouverte, langue sèche et callante, lèvres recouvertes d'une pellicule noirâtre, facies hébété, pouls fréquent. (Saignéc de dix onves, et les chlorures à l'extérieur et à l'intérieur,}
Le lendemain Fétat da malade s'est sggrevé tous Les Mômes ont augmenté d'intentité ; le ventre est ballonné et la respiration difficile, Le malade i étrangrr à Loat ce qui l'enviroane; il est dans un assoupissement continuel , ét $a peau présente à La vue un aspect Lerreux et plombé, (Ou prescrit la continustion des chivrures, |
Le 6. Siupeur profonde ; déglutition difficile; Langac sèche et racornie ; dents faligineuses ; haleine fétide ; rentre météorisé ; déjections involontaires: pouls à 440 pulsations par minute. {Vésicatoires aus jambes, administration des chlorures et des toniques,
Le 7. Môme état, (Potion de quinquiea arec sddition de muse, et lavement de muse, Mort à 4 heures du soir.
Nous avons rapproché ces trois faits pour en tirer quelques conséquences ar ; remarquons d'abord que ees trois sujets étaient dans la viguear de l'âge et nouvellement acclimatés à Paris. Quoiqu'il nons paraisse impossible de déterminer les circonstances qui rendent plus fréquent le développement des fitrres typhoïdes, M. Chomel pense que l'acchimatement des provinciaux dans la capitale les prédispose à ce genre d'altération ; tous les trois ont snccombé, et c'est une preuve de plus à ajouter à l'opinion de ce professeur, qui avbservé que la mortalité était en raison directe de la vigueur des individus affectés de fGevre typhoïde , et de leur séjour récent à Paris. Nous aurions pu-opérer ces calculs sur une plus grande échelle et donner par ce moyen plus de valeur à nos résultats; ainsi, sur trente-six malades alteints d'affection typhoïde et admis à la clinique depuis le 1°° novembre 1833 jusqu'au Q août 1834, dix ont succombé et le plus grand nombre se trouvait dans ces conditions malheureuses, La saison n'est pas restée sans influence sur la production de cette maladie et ses terminaisons ; la proportion des malades et des morts était plus forte dans les temps rigourenx qu'au printemps et pendant les chaleurs de l'été,
L'affection typhoïde s'est d'ailleurs constarmment dessinée sous les mêmes traits. Les principaux symptômes qu'elle offrait à noise investi. gation étaient d'après l'ordre de leur fréquence , la céphalalgie, les vestiges , db ste la faiblesse, La stupeur , l’état saburral de la lan que, sa sécheresse , le météorisme, le délire; les épistaxis, les érup. tioos de petites laches rosées à la peau, la prostration externedes forces, le trouble complet de l'intelligence, et un appareil fébrile intense, Dans quelques cas il était très-diflicile d'assecir un diagnostic certain ; la maladie a offert quelquefois des son début l'analogie la plus parfaite avec la gastro-entérite ; mais plus tard l'ensemble des symptômes, l'éruption des taches rosées , et après Ja mort l'examen des plaques de Peyer ne
etaient plus de confondre ces deux affections entre elles. Si le ma-
ade succombait avant le dixième jour de la maladie , nous remarquions aux foilicules agminés un boursoufilement avec escarres où légères tar ches jaunâtres ; la rate était aussi molle et gonflée , et les ganglions mé. sentériques, rouges et tuméfiés, La mort arrivait du onzième au vingtième jour. Les plaques présentaient des ulcérations À Lords rouges et saillans; les escarres étaient détachées et les ganglions mésentériques avaient un aspect brunâtre. Le foie et la rate augmentés de volume offraïent dans leurs Lextures une consistance moindre, et dans leurs nuances une tuinte violacée. Du vingt-unième au quarantième jour les bords des ulcères affaissés étaient d'une couleur ardoisée ; mais la rate se trou vait moins rolumineuse et plus ferme. Ù Eno nous avons observé un cas de perforation des intestins avec
AUTOPSIE 36 wEURES APRÈS LA MONT.
| at extérieure, Constitution forte, embonpoint médiocre, ventre météo- Frac,
Abdomen. Les intestins sont distendus par les gaz ; leur surface extérieure est d'un blanc jaunätre dans les parties supérieures , el d’une teiote rouge sivlacée à l'extrémité de l'iléuem , dans l'étendue d'un pied environ; les glandes mésentériques, tuméfires et ramollies, sont d'un ronge assez vif, Près de La valvule io cæcale, les plaques de Peyer sont boursouflices et rougeâtres , mais ne présentent mi escarres ni plaques jaunâtres, Les follicules isolées sont gonfiées ; les sgminés présentent un aspect réticulé, En remontant vers les parties supérieures de l'intes- Un grèle, on trouve des plaques larges, rouges et saillantes ; viennent ensuite des taches rosées saus salles , enfin un poiatillé noir sans ulcération et sans dépression.
Les poumons sont gorgés d'un sang noirâtre ; la rate présente trois fois sue volame ordinaire; son Lissu et celui du foie offrent une teinte violacée et un ramollissement notable, Hien de particulier dans la carité crânienne.
MIÈVRE TYPHOÏDE INTENSE. — EMPLOI DU MUSC LT DEA AVPUSIONS D'EAU À 18 bEGRÉS DE TEMPÉRATURE, — MORT,
Oùs, T1. — Gérard Nicolas, serrurier, âgé de 18 ans et d'une constitation
oo,
épanchement de matières fécales dans la cavité péritonéale chez le malade ui fait le sujet de notre première observation. À peine ce terrible acci- L se futil déclaré, qu'il n'échappa pas à l'œil observateur de
M. Chomel ; ce professeur détermina spproximativement Le siège de la perforation qu'il plaçait aux environs de la valvule iléo-cœcale, er tous nous avêns pu vérifier la justesse de son diagnostic. Cependant, malgré les souffrances horribles qu'endurait ce malade, son visage restait épanoui , et l'on n'observait pas cette altération profonde des traits qui grippe la face des sujets atteints de péritonite suraiguë. Quelques temps auparavant nous avions remarqué celte décowposition de le phy-
siooomie sur un individu qui eut une perfuration intestinale à la suite |
surtout dans la fosse iliaque droite ; mais une triste expérience nous a prouvé le pen d'efficacité de cette ressource pour éteindre la maladie, Covfiant dans la bonne foi des observations rapportées par les Anglais, NE. Chomel a administré à ce ma'ade l’opium à haute dose, mais sans résultats avantageux : cet insuccès ne duit pourtant pas faire proscrire ce médicament de la thérapeutique d'une lésion contre laquelle nous ne connaissons aucun autre moyen de guérison, Si l’un c e à se rendre compte de ses effets dans la perforation intestinale , on est autorisé à penser qu'il agit en détruisant la contractilité des fibres musculaires du tube digestif et diminuant par là les chances d'épanchement dans la cavité du péritoine. De plus, les substances opiacées jouissent de la
d'une fonte "tuberculeuse. Une diarrhée opiniâtre sans mouvement fé- ! précieuse vertu de calmer la doulenr et par suite l'inflammation ; car
brile et sans autre symptôme de cette dégénérescence, avait été
dant |depuis les travaux de Sarcone, tous les pathologistes savent que les
six mois le seul indice de cette altération. Un tubercule de l'intestin || souffrances peuvent devenir causes et élémens de phlogose,
suppura et perforant ses membranes permit l'épanchement des matières fécales dans l'abdomen , une péritonite suraiguë se manifesta aussitôt
et la mort en fut La triste conséquence. La lésion diagnostiquée pendant || la vie, fut vérifièe exacte à l'autopsie, et l'opinion de M. Louis, qui
rétend que chez les adultes du moius la présence des tubercules dans Le intestins coïncide tonjours avec une altération du même genre aux poumons, fut pleinement confirmée. Des cas de perforation semblable sont des plus rares, car l'anatomie pathologique a démontré que lorsqu'une ulcération tuberculeuse corrode les parois intestinales, la portion des membranes qui ppe à celte suppuration s'épaissit, et une barrière à l’action corrosive du mal et à l'épanchement des ma. tières fécales dans la cavité péritonéale.
Mais revenons au malade de notre première observation. On a dû:
remarquer que les phétiomènes fébriles n'étaient pas en raison directe du degré d'altération des = mo de Peyer ; des points gangréneux mortifient les membranes de l'iléum et cependant les sympiômes locaux avant la perforation ne décèlent aucune gravité dans la lésion matérielle, Observez en outre que d'après ce fait et autres publiés jusqu'à ce jour, il semble que les perforations sont surtout à redouter dans Îes cas où un
Le pronostic des affections typhoïdes est toujours des plus graves, et | quoiqu'une amélioration sensible se manifeste dans les symptômes avant le treizième jour de la maladie, gardez-vous de juger favorablement de son issue, A cette époque , la convalescence est impossible , e4 si le mouvement fébrile diminue, si le malade demande des alimens, s'il | éprouve un mieux-être général, ne condescendez pas à ses vœux, le | repentir suivrait de près la complaisance ; et la récrudescence des accidns entrainerait une mort à peu prés certaine.
Les malades affectés de fièvre 1yphoïde et admis à la clinique médicale: de l'Hôtel-Dieu dans le courant de cette année scolaire, ont été successivement traités : les uns par de simp'es boissons délayan'es, les autres por les saignées et les chlorures, un ne nombre enfin par les excilans et les toniques. En établissant un tableau de comparaison sur ‘les divers résultats de ces différentes médications, on arrive à cette | canelusion, savoir, que la mortalité est tonjours la même , soit que le malade ait été soumis à une méthode expectsnte, soit qu'il ait fait
usage des préparations chlorurées. Dans tous les cas la mort a emporté | le tiers des malades. Gardons-nous pourtant de tirer de ce rapproche- | ment un argument contre l'emploi des chlorures ; l'expretation, en efft, a été mise en usage pour des affections tÿphoïdes légères , tandis
it nombre de plaques se trouvent affectées. La perforation est en ef. | +} très-rare dans les fièvres typhoïdes caractérisées par des ulcérations multiples envahissant la presque totalité de l'intestin. Un épanchement ; de liquide jauvâtre dans la cavité du péritoine est un signe non équivoque de cette ficheuse complication; dans la simple inflammation de la séreuse, le liquide sécrété est blanchätre, el c'està son mélange avec les matières fécales épanchées He due cette coloration en jaune l’uv des indices de la perforation. Une autre aliération non moins remarquable quia frappé notre attention , c'est le boursoufilement et la sail lie considérable des valvules conoiventes. Déjà des anatomo-patholo. gistes avaient signalé cette lésion comme constante dans la Doer et trouvaient l'explication de ce phéaouiène dans le retrait, la contraction des fibres musculaires de l'intestin qui se crispent par les effets des douleurs violentes qui accompagnent cetle inflammation ; quelque ingénieuse que puisse paraitre cette opinion, toujours est-il que, dans les lésions de ce genre, les intestins ont considérablement diminué de longueur, Mesurés chez le cadavre qui fait le sujet de ces réflexions, ils n'ont donné que trois fois le longueur totale du corps, tandis que chez un autre individu, en établissant d'ailleurs des tives, le canal digestif donnait un tiers de plus d'étendue, Si nous consultons les circonstances qui ont précéde le développement de cette péritonite suraigué, nous somines portés à croire que la rforation à lieu pendant les efforts violens du malade pour aller à la selle, C’est alors, en effet, qu'il a ressenti une vive douleur dans la fosse iliaque droite, et des ce moment la scène morbide à complétement changé d'aspect ; les symplômes formidables de la péritonite se sont dé. clarés, et le malade a été voué à une mort certaine. L'ouverture du cadavre a fait découvrir uue perforation de plusieurs lignes de diamètre - au centre d’une escarre, et nous ne doutons pas que, si l'existence du malade se fût prolongée , un autre point gangréneux comprenant les tuniques internes de l'intestin n’eût fini par envahir la séreuse et produire use seconde perforation. 2e 7e Mais ce n'est pas tout d'avoir diagnostiqué uve altération , faut-il encore la combattre, Dans ce cas les ressources de l'art sont malbeureusement impuissantes. La première indication est de s'opposer à l'épanchem nt des matières fécales dans la cavité du j éritoine et d'éviter par la les accidens redoutables qui resulteraient de l'ivflammation de cette séreuse. Trop heureux si l'on pouvait circonscrire la péritonite par des adhérenres salutaires; car la gravité du mal est souvent liée à son étendue; les dangers seraient alors en quelque sorte conjurés , et une lueur d'espérance viendrait encore nous rassurer, Une médication active sera Zi dirigée contre les progrès de l'inflammation : on appli quera bon nombre de sangsues sur les différens poiats de l'abdomen,
portions rela-
sa marche, et le diflicile est de saisir les temps et les i syinptômes peuvent varier à l'infini, comme les altérations organiques
que Les chlorures ont été administrés lorsque ces Gevres se dessinaient avec leurs caractères les plus alarmans. Ajoutons ici que pour bien con
stater l'efficacité de ce nouvel agent thérapeutique, 1} faut RTE du septième au dixitme jour, et ne pas attendre que la maladie soit entièrement jugée,
Nous ne devons pas pass r sors sil nce un mode de traitement adopté par M. Piédagnel ; médecin à l'Hôtel-Dieu de Paris. Si les résultats qu'il annonce, et nous ne saurions en douter, sont conform-s à la vérité, sa médication doit offrir des avantages réels sur celles qui l'ont
cédée, C'est en sollicitant des évacualions alvines abondantes et rétérées qu'il triomphe de la violence des affections typhoïdes, Tous les jours , 1! administre à ses malades une bouteille d'eau de Sedlitz, ct si cette proportion ne suffit pas pour procurer des te'les fréquentes , il en augmente La dose sans astreindre les fiévreux à une diète sévère. M. Pédagnel assure ne perdre qu'un sujet sur 15; ce résultat est des plus beaux, si l'on considère que dans l'affection typhoïde , malgré Le traitement le plus rationnel , la mortalité a toujours e.é -epré-en'ée par la fraction 176. M. Delaroque , à l'hôpital Necker, emploie de même les purgatifs ; et ses succès sont aussi heureux que surprenans.
Des deux malades qui font le sujet des dernières observations, le premier a clé traité simultanément par les chlorures et les toniques, le second par le muse à hautes doses et les affusions d'eau à 18° de température. Dans ces deux cas, la maladie s’est terminée par la mort ; mais nous aurions pu choisir d'autres exemplcs où ces médications ont été suivies du plus heureux succès. On n'acensera pas d'avoir négligé les évaruations sanguines; dès le début de l'affection typboïde, plusieurs malades ont été sa.gnés juqu'à délilité complète, mars ces moyens ont cessé d'être employés dès l'apparition des symptômes sd namiques. I conviendra d'user des émissions sanguines pour ét er l'inflaramation, lorsque cette affection se presente aver des caractères phlogistiques bien uanchés, lorsqu'elle fiappe des inlividus dans la vigueur de l'âge, à enostitution forte et à teinpérament pléthorique ; mais i] faut être réservé dans leur emploi lorsqu'on a lieu de craindre qu'elles aggravent les phénomènes d'adynamie qui surviendront inévitablement. Dans la seconde période de la maladie, remarquable par une sécrétion d'humeurs plus abondante , les astringeus et les chlorures ent paru devoir obtenir la préférence Dans la troisitine eufin , celle de dé bilité, les toniques réunissent des avantages que tout observateur L :
boone foi n'oserait coutsster.
Mais la fièvre typhoïde n'offre pas toujours la même La mere daos !
cations. Ses
impossible et constipation depuis trois jours. Depuis son entrée à l'hospice . l'en-
= x lue: la penste que Îa qu ils traduisent. Ces réflexions nous confirment dans la pensée q faut à eu plusieurs mouvemens conrulsifs caractérisés par des secomsses uniformes
lésion des plaques de Peyer ne saurait constituer en elle seule toute la maladie typhoïde; elle en est , il est vrai, un des caractères les plus constans ; mais cetle affection peut exister sans ce genre d'altération , de même qu'une variole peut se manifester sans éruptron pustuleuse de la
u. Ces deux maladies, d'ailleurs , ont des points de contact que nous examinerons en temps opportun. Nous n'avons fait qu'eflleurer le sujet, nous réservant le it, dans os prochaines revues, de revenir sur cette question intéressante. !
toire sue Le cuir chevela }
Mort en 11 heures,
L'avtopsie, pratiquée 22 heures après le décès. ne laisse apercevoir aucune altération. Rica de particuher aux méninges, peut-être un peu plus de rongeur qu'à l'état normal, et dans quelques points légère sdhérence de la pie-mère à la subde! |stance cérébrale, Les hémikphères cérébraux paraissent ue peu aplatis ; l'encéphale, du reste, examiné avec la plus scrapuleuse attention , ne donne que des résultats négatifs; rien aux parties centrales, rien dans les ventricules, rien aux couehes optiques, etc. , elc. À L'origine des corps strids se trouve un petit tubercule de forme mamelonnée et da volume d'un grain de chanvre, mais sans aucun ratmollissement ; les poumons contiennent aussi des tubercules à l'état de crudité. L'ouverture du canal rachidien ve lisse apercevoir aucune lésion sensible.
ABCÈS HAMTSTÉ DU CERVEAU, = RAMOLLISSEMENT ET MÉMORRRAGIE CÉRÉERA" LE. VOMITIP, — MORT:
constamment éprouvé de violens maux de tte, qui ont nécessité des saignées ré-
. La dernière fut pratiquée il y a douse jours, et le lendemain , d'après ke récit de cette femme, ele fut comme frappée d'une sttaque, Dès ce moment la douleur de tête a été plus vive ; elle occupe la région frontale et antérieure du
Ces deux observations semblent prouver que ; dans les maladies de l'encéphale, les désordres fonctionnels ne sont pas toujours en rapport avec les altérations organiques. Chez la femme qui fait le sujet de la première observation, un vaste abcès s'est développé dans le cerveau sans donner pendant long-temps aucun signe de sa présence ; chez l'enfant, au contraire , les désordres fonctionnels sont profonds , et cependant après la mort le scalpel ne peut découvrir la moindre altération matérielle capable d'en donner raison suffisarte. Ces assertions paraitraient gratuites à certains esprits , si les faits n'étaient là pour les confirmer, Remarquons que le kyste qui tapissait le foyer purulent présentait une organisation trop parfaite pour supposer un seul instant qu’il fût le résultat d'un travail récent ; nous demeurons convaincus qu'il existait dans le cerveau de cette femme , avant l'apparition des symptômes indiquant les progrès du dernier ramollissement. Mais, nous dirat-00, est-il possiblequ'une altération semblable puisse exister long-temps
ns un des lches du cerveau sans se décéler au dehors que par une céphalalgie plus ou moins intense ? Nous répondons par l'affirmative , en invoquant le témoignage du professeur Lallemand , qui à rapporté des observations multiples où des inflammations chroniques du cerveau ont détruit tout un hémisphère sans que rien ait pu faire soupçonner leur existence pendant la vie. La clinique de M. Andral renferme quatre observations dans lesquelles des ramollissemens du cerveau, variables par leur siége et leur étendue , ne déteriminaient ni douleurs de tête, ni désordres de l'intelligence , ni altérations du mouvement, ni troubles des sensations. D'ailleurs, des ahcès ne se manifestent-1is pas au foie sans produire l'ictère et sans déterminer des douleurs dans la région qu'occupe ce viscère? Le poumon n'est-il pas quelquefois dans
Le lendemain sa malin, la scène morbide est totalement changée; voici les principaux phénomènes qui la caractérisent : stupeur, diauaulian notable des mouvemens , résolution incomplète du bras droit ; réponses tardives; la malade sort ét retire sa langue avec La même rapidité ; le pou donne 56 pulsations par
minate. ee ;
Le dimanche 3 août, nouvelle gravité dans les symplèmes ; décubitus sur le dos ; la respiration est à 48 et le pouls à 52 ; point de strabisme ; dilstation régi lière des pupilles ; les extrémités thoraciques et ps du côté gauche de corps sont dans un étai de résolution complite; celles du côté droit jouissent encore d'un peu de liberté dans leurs mouremens ; buecination € baurhe légèrement déviée à droite ; la sensibilité générale est entièrement émosssée ; le bras gauche ne possède plus aucune espèce de résistance musculaire; lafacc est injectée , et la langue est blanchätre. | RTE |
Le lundi, sa situation empire; on observe l'insensililité de l'œil gauche ; La distorsion forte de la bouche , la contraction égale des pupilles et un carras profond ; mais les extrémités présenteot dans l'extension vue ligère résistance musculaire involontaire.
Hier 4, le pouls a doublé de vitesse ; il est à 104, et ln respiration à 24 par mioute; la peau est chaude; la sterteur profonde ; aucun phénomène couvulsif apprérisble ne se déclare , et la mort survient dans la matinée du 5.
aurorie 6 neures APRÈS LE nÉcÈs.
La cavité crnienne seule a été ouverte : riende particulier aux méninges et à la surface extérieure du cc veau ; mais an abcès volumineux, rempli d'un pus bien lié et verdätre, occupe le lobe postérieur et droit du errvesu, à la jonction de son tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs; la matière purulente, en tout analo-
e à celle d'un abcès de toute autre région, est circonscrite par unt fausse mem- Ps épaisse, consistante et offrant l'aspect et la texture d'une muqueuse. On-observe des granulations maltiples sur sa paroi interne. La substance cérébrale qui
mollissement est verditre , mais en s'éloignant du mé de l'abcès , la pulpe du culs
rhagie, ou platôt une légère suffusiun sanguine , occupe le pédoncule gauche ‘du pd droit présente su contruire un ramollissement d'un blanc grisätre.
SIGNES D'AFFECTION CÉ ÉGRALE PROFONDE. — AUCUNE ALTÉAATION ApraËcia -||D PLE APRÈS La MORT,
Ous, V. — L'enfant qni fait le Le de cette observalion est âgé de #4 ans, et sa santé jusqu ce jour » toujours été bonne, Dimanche 10 août, se promenant à la rampagse, il monte sor wn arbre pour cocillir des fruits, mais bientôt il se laisse glisser le long du tronc, et tombe par terre sans connarssance, Alors res membres se raidissent, ses yeux se renversent, et tout son corps est agité de monremens convalifs et violens. On le transporte à Paris en voiture , el pendant Ja route les mêmes phénomènes se répètent par intervalles rapprochés. Après la première de ces attaques, l'enfant avait repris l'usage de ses sens, ls vue seule était troublée ; il n'apercevait pas méme les objets environnans; il ne se hsigait d'aueune douleur, et répondit juste et par manosillibes aux questions quon lui adressait, Bientôt une srconde attaque suivit la première, et depuis lors un vtat comateux profond sépare L'interva’le de ces accès épileptiformes. 11 fut admis au n° 38 de La salle Ste-Madkcleine de l'Hôtel-Dico , et examiné Le 17 août au matin. Son at est le suivant : décubitus sue le dos ; tête légèrement inclinée à droite ; pàleur extréme, jeux cntr'ouveris, pupilles contractées et immobiles; lèvres salies des mucosttés blanchâtres et mousseuses ; mâchoires fnrtement serrées ; réso- ‘ion complète de toctes les extrémités du corps; insensbilité générale et anéantissement des facultés intellectuilles. Les mewbres, soulevés et abandonnés à leur propre poids, retombent comme des masses ineries; respiration forte,; pouls fréquent ; chaleur modérée à ls peau ; déjection d'urises iarolontaire; déglatition
peuvent les remèdes contre la violence du mal? HÉMOPTTSE ARONDANTE, — TRAITEMENT PAR LES FRÉPARATIONS DE PLOMB. — GUÉRISON. = COLIQUE GATURAINE. — 1RATEMET DE LA CHARITÉ, — GTÉ-
130%, Ons, — Un charpentier, Agé de 26 ans environ, rachat tous les jours duseng
NN depuis die mois ; et évaluait à une detmi-pinte La quantité qu'il en expektorait tous | pagnécs de vomissemens de matières d'abord bilivuses , ensuite purement aquenles matins. Cependant iln'était pas survenu d'omangrissement considérable, et nom-£ ses, Le malade cst d'un teupérement mélancolique , et les chagrins qu'il a éprouseulement le:malade ne's'astreignait pas à on régrme sévire, mass encore il se H-] rés ont considérablement affecté son moral. Admis et examiné à la clinique de vrait aux mémes excès qu'auparavant. Bien plus, il dit épronver un mieux-être À l'Hôtel-Dicu, son état est le suivant : Peau jaunâtre ; conjonctire présentant une ‘ sensible après La répétition fréquente des plaisirs vénérens. Ilest admis au n°240 légère teinte ictérique; le côté gauche du ventre est souple ; de droit , au cen- : de La clinique de l'Hôtel-Dieu , et sous l'inflnence d'on trartement rationnel dout {traire , tendu et douloureux ; dans cetle région , les se coutractent vio- : lespréparationsde plomb formaient la base, il guérit de son hémoptysie Néanmoins | lemment sous la moindre pression: les cliques qu'il éprouve par intervalles, le professeur concevant des doutes sur La possibilité de la présence de tubercules quoique vives, n'ont pas l'intensité de culles qu'il a déjà ressenties. Les douleurs aus poumons , détermine Le malade à aller exercer ss profession sous le beau ciel l'ont une intermittence bien prononcée; elles se sont reprodu les et ont disparu de La Provence. H obtient son escat; mais Le jour même dé sa sortie de l'Hôtel. À trois lois dans l'espace de dix-sept jours.
Dieu , et sans pouvoir en apprécier da cause , il est pris de dosleurs de ventre les} Aujourd hai, 4 août , le malade demanbe son axeat ; il n'a plus souffert. depniis plus violentes. I rentre donc le lendemain à la clinique , et trouve place su n° 26 | quelque temps et se croit entièrement gu ri, Il a promis de suivre , a6o d'éviter Examiné à la visite da matin son état est le suivant : duuleurs abdominales trés. Îles rerhutes , le régime végétal , de continuer l'emploi des lavemens et du biearvives à La région qu'occnpe la vésicale du fel; le malade change constamment de || bonate de soude, moyens qui lai ont procuré on soulagement prompt et peutplate , s'agite dans son lit, et ne (rouve aucune position pour calmer ses sonffran- | être durable.
ces; insomnie ; vomissemens fréquens et abondans ; constipation opiniätre sans | fièvre , sans chaleur à la peau. Les sclérotiques présemieut uve teinte légérement | jaundire ; le pouls donne-60 pulsations par minute.
Le 40 août. On prescrit ane potion avec l'haile de ricin. Elle et entièrement rejetée par Le vomissement , et les laremens administrés au malade ke soulagent sans entrainer des matières févales. Les douleurs s'étendent aux bourses: dans les crises violentes Les testicules rersontent vers l'anneau ; l'urine, sécréiée en petite quantité est épaisse et.chargéc; les vomissemens liquuies et verdâtres sont d'une amerlune extrême, Le malade éprouve des renvois gareux, des tiraillemens dans | les jambes et une douleur lombaire qui occape La ligne médiane, D'aillcars pas de fièvre, mr de chaleur à la peau et persistance de la constipation.
Le 11. (Prescription : eau de cassé avec add. G gr, émetique ; solution dé sir de groscilles; lavement purgatif; le soir, thériaque avec 2 gr. d'opium; diète. }
12. Vomisæmens moins fréquens; persi-tance de la constipation ; dogleurs atlominales moine vives : Gèvre nulle : sommeil léger, et saffasion ictérique des veux assez prononcée, {lav. purg. des peintres ; pot. purg. des peintres ; lav, baud, des peintres; thérièque avec 2 gr. opium : solut. sirop de gros. ; diète.)
Le 13. Le malade est allé 6 fois à la selle; matières fécales moulées ; plus de vomisscmens , plus de douleurs abdominales, (Méme prescripl. }
Le 44, Le mieux continue, {Bouillon aux herbes, thérisque 2 gr. opium ; lavement de lig. avec pavot, )
Le 45. 1l entreen convalescence ; et le 47 il obtient son exear,
L'intensité des ‘doulenrs , leur siége , lear intermittence , leur appa- {rition instantanée et leur cessation brusque, nons font présnmer qu'un calcul biliaire, engagé dans le canal cholédoque, pouvait seul devenir cause de.ces accidens. Le malade pourtant croit n'avoir jamais rendu de graviers par les selles ou les vomissemens ; mais le doute sur lab. sence de ce seul phénomène ne peut détruire un diagnostic qui repose sur des données aussi positives. Kous ne voyons pas, d'ailleurs , à quel autre genre d'allération nous aurions pu rapporter les symptômes de cette maladie. Les coliques dites nerveuses offrent , 1l cst vrai, plus | d'un point d’analogie avec elle ; mais le sexe du sujet, son âge , l'os-
tanrsnéité des ro bi etc. , éloignent l’idée de leur existence, Une
articularité qui surtout a frappé notre attention, c'est la facilité avec boule la suflusion ictérique s efface quelques jours après son apparition, Dans l'ictère dépendante d'use aération organique du fuie , des semaines et des mois entiers souvent ne suffisent pas pour faire disparaître la teinte jaunätre de la peau.
op
A. Boren, D.-M. P.
En procédant par voie d'exclusion, nous pouvons arriver au dia- | gnostic de cetle maladie. Dans un autre lieu, nous examinerons es! avantages et les inconvéniens de cette méthode, Disons ici par anticipa- | tion que, réduite à ses seuls élémens de comparaisoo , elle peut rare. | ment conduire à la vérité, et souvent, au contraire, engendrer l’erreur ; car cette méthode ne pourrait donner de résultats positifs que si nos cadres nosologiques étaient complets ; or, combien de maladies! échappent encore dans leur essence à notre investigation , et se refusent | as toute chasifcation. Chez ce malade , nous ons diagoostiqué une | M h de tient de revealed qe TR me ler
ique saturnive, et le traitement est venu confirmer ce jugement, Ma-| praaceaguees Fermé peur men eee mn ill mer mt morborum ostendit curatio. Les symptômes él carats | ra rh ge org gr per me nn ee saient offraient quelque analogie avec ceux d'une colique hépatique , | "Te se idu chirurgiens de Londres envoie à l'Académie le catalogae d'une colique néphrétique , d’une colique nervense ou d’une occlusion | de sa collection anatomique. Ce catalogne comprend d'abord le 1nme 1”, qui rendes intestins ; mais l'absence de divers phéaomènes propres à chacune | ferme la série Lace. vou de l'anatemie comparé. Ce tome |” est uaiquement de ces lésions bous à confirmés dans li ée de l'existence d’une colique Sade gt ex 0egrhes pt Asperi msg en y cv Di È saturaine, La profession de charpentier du malade était bien de nature 3e te chape re 4 re eoniesaqaehgee cl aruu mn es cependant à +. nos doutes ; mais si l'on réfléchit que les pré-
: Fr Sir ties , laquelle et consacrée à La description de la collection du célèbre lunter, parations de plomb ont été mises ca usage pour combattre son hémop- | La première partie renferme les préparations pathologiques conservées dans l'al tysie , on est porté à leur attribuer tous les accidens qui se sont mani- cool
; la seconde , les préparations pathologiques sèches; la troisième , l'osiéoloestés. Je ne connais pas , il est vrai, d'exemples lables , et hien [6° lumsine et l'ostéologie comparée ; La quatrième, une portion des préparades individus , traités pour là même maladie et de la même manière,
tions d'histoire naturelle conservées dans l'alcool ; la cinquième , les préparations , , . : | nues des mondres et des parties mal cogformées, conservées dans l'esprit et à l'état sex. n'ont rien ressenti de pareil ; mais souvent, pour explication des phé-| Ces catalogues , dont il est impossible de donner us extrait , soat des livres bons nomènes , n'est-on pas obligé de recourir à 1 idiosyncrasie du sujet? {à consulter, car on y voit d’un seul coup d'œil toutes les richesses analomiques Le traitement de La Charjié à produit des effets merveilleux , et cel que conticat un musée, u’est pas la première fois que nous avons remarqué son heureuse effica- | cité dans la colique de plomb, Chez deux autres malades placés, l’un | au n° Fa et l'autre au n° 34 de la salle Sci tous deux at-| teints de coliques saturnines et peintres de profession, la même médi-} M | gui cation a P roduit au guérison prompts et radicale, M. Chomel y dans : ee Me mg t le nom le l'auteur désigne cet instrument, esk ses leçous cliniques, à fait souvent observer à ses nombreux élèves la | chers 4 eg dre re po par plusieurs roues à promptitude avec laquelle le uraitement de la Charité dissipait Les | cn €; 2° d'ane tige mobile prenant appui sur l'os qui doit être coupé ; 3° symptômes de cette maladie. Les antiphlogistiques , l'acide sulfurique, | d'une chässe renfermant les diverses parties de l'instrument, et fermant assez bien vantés contre la colique de plomb , ne nous ont pas paru réunir les mé- | pour préserver le mécanisme intérieur des sciures où da sang qui pourrainet l'eames avantages ; aussi donncrions-nous toujours La préférence aux pur- ae, gatifs et aux narcotiques.
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Séaxes ou 45 serteumse 1851. — Présidence de M. Georrnot-S,-Winarne.