HOSPICE DE BICÈTRE
COURS CLINIQUE SUR LES MALADIES NERVEUSFS ; par M. Fenaus.
tème nerveux ont été accueillies par les applaudissemens d’un auditoire non moins nombreux que choisi. * 258
L'utilité des études cliniques sur les maladies du système nerveux se faisait généralement sentir , et c'est une lacune que M. Ferzus vient de combler dans l'enseignement médical en ouvrant les de Bicètre aux élèves jaloux d'observer les divers phénomènes de l'aliénation mentale, Une paréille étu le ne peut qu'être féconde en résultats précieux, surtout si l'on considère que les questions de vsychologie doivent rester en dehors de cetenseignement. Il serait difficile pourtant d'en élaguer toutes les discussions philosophiques, qui semblent s'y rattacher d'une manière spéciale ; mais il est permis de faire de légères excursions sur Je domaine de cette science sans tropl'approfondir ni perdre de vue le but principal qu'on s'était proposé d'attendre.
Déjà M, Esquirol, qui avait précédé M. Ferrus danscette carrière clinique, avait sr ne le besoin d'étudier auprès des malades les diverses aberrationsde l'entendementetdes sentimens affectifs, lorsque desentraves qu'il ne pouvait prévoir ni surmonter, l'empêchèrent de parcourir cette voie ouverte sous de si heureux auspices. M. Ferrus , mieux servi par les circonstances , vient d'aplanir tous les obstacles, et, profitant des avantages d’une position unique , il invite les élèves à venir étudier les faits de ce vaste établissement d'aliénés confiés à ses soins. Les affections nerveuses occupent une trop grande place dans le tableau des maladies de l'homme pour négliger e pareilles sources d'instruction ; et qu'importent en effet pour la pratique les leçons théoriques et savantes de psychologie dans l'étude de l'aliénation menta'e ! il faut voir Les aliénés, interroger leurs physionomies , épier leurs actions , surprendre leur délire, recueillir attentivement l'incohérence de leurs propos, et c'est alors seulement qu'on arrivera à différencier les divers états maladifs qu'ils présentent. vu
Dans sa première leçon le professeur à exposé avec beancoup d! clarté sa methode, et tracé avec netteté la ligne qu'il suivrait pour guider ses élèves dans l'étude clinique de l'aliénation mentale. Cette séance a été couronnée par un exposé rapide mais sévère des Lravaux que nos devanciers vous ont légués sur celte matière.
Deux théories rivales se disputèrent long-temps le mérite d'aroir éclairé la question relative au siége et à la nature de l'aliénation mentale, et La thérapeutique devint tour à tour esclave de ces deux opinions. Les animistes ne voyaient dans les aberrations de l'entendement que des lésions de l'esprit, et, conséquens à cette doctrine, leur traitement ne s'adressait qu'au moral des malades. Les encéphalistes au contraire faisant déprndre le trouble des facultés intellectuelles d'une altération organique des centres nerveux, dirigeaient contre ees maladies toute la puissance d'une thérapeutique matérielle. C'est à Pinel qu'était réservée la gloire de saisir les avantages de chacune de ces deux méthodes, et d'en faire une heureute application au traitemeut de l'aliénation mentale. J] dédaigna les discussions oiscuses pour se livrer aux recherches fécondes de l'anatomie pathologique, et s08 esprit observateur embrassa d'un seul regard l'utilité respective de ces deux systèmes, qu'il adopta tour à pr me sa pratique avec discernement. x
u Cabanis fit le premier parmi nous . a dit M. Ferrus, une applica-
M. Ferrus poursuit pendant ces varances, avec un talent r-- t'on large et hardie de la doctrine de l'organisation aux facultés imtet-
marquable ct une persévérance digne d'éloges, 11 tâche qu'il s'était im. posée l'année précédente, Ses premières leçons sur les maladies du sys-
lectuelles et norales de l'homme, Mais l'energie de son langage intimida les esprits, et tel reeula devant l'effrayante nudité de cette propo-
il applique l'algèbre à la géométrie (erganes du calcul , de l'étendue , de ls conration}: il s'ocrupe de dioptrique (sens du coluri<) ; il éerit sur la théorie de
la musique (sens de Ex méladir); il voyage une partie de <a vie {sens des loralités} :
il met besucoup d'ordre dans ses dépenses (sens des ri
lontiers r1 perd son argent (sens de l'espérance); 51 fait un Travté
{sens de La constructinité }; enfin , il écrit bien #9 langue { sens du langage }.
En admettant que toutes ces facultés se trouvent effectivement su: les sinus frontaux de Descartes, ve que nous pourrions contester en partie , je demande quel pronostic en porlerait un pros non prévenu ? [l est estrémem: nt probable que , comparant l'inégalité de développement des Dictltés réflictives à des facultés perceplives et la p édominsnce de cs dernières , il tracerait le por. trait d'un actiste plutôt que d'un philosophe. M dirait ceci est un peintre , un muscen , un architecte; il dirait nn Léonard de Vinci on Michel - Ange. M. Ombros , qui sait à qui 11 a affaire , sobordonne de son plein arbitre à la fa eulté du calcul toutes autres facultés , et su Leu d'ou artiste oous doune un théoricien.
Mais nous absnilonnons la diseussion de celle partie du commentaire, qui rous mèéberait trop loin, pour nons arrêter 5 la seconde, qui est beaurong plus im-
riante, et qui met dans Lout son jour 1 vanité des dounéces phrénologiques. se expliquer la dépression des facu'tés de comprrai on et de cauraitlé"! mots noû nlte Dalarsé , non moins inesarts , inromplets et inintelligilies que celui
Mais on investit cette faculté de tant d'autres pouvoirs , el on lui douce tant d'ocropalions drerses, qu'elle devicat une espèce de factor ur aniversel de Fintelligenee qui, à la rigu nr, pourrait suppléce à tous les autres.
à iljoue vu. leellenre, Pour ni. toute La philmsophie de Desrartes rat dons sa méthôde , et de mécarique||toute sa aéthode n'est antre chose que le dsute philosophique, C'est au moyen de
d'éventrntire } dans le fondateur de la philosophie moderne, M. Ombros prétend me Desesrtes ne fut qu'un théoricien predent , plus curieux des faits que des «yslêmes , no sbserrateur, un rapérimentetenr, enbo , on espri pretique par cx-
lcette intergrétaion qu'il jouit le mot de Spurrherm rt absout la phrésnlogie: + A ceri, hons répondrons que son interprétation est inesarie autant qu'éne interprétation peut l'être. Le prétendu sreplicie de Descartes m'était ‘otre ses mains qu'un instrument de destruction destiné à ruiner l'ôm ien édiéce de In scienre, 11 commença à dogter de tout, du mon, de Dieu, de tout ce que crogaicnt kes hommes; mais c'était du bout des lèvres, Au-de: 80-26 de ee doute critique, extéri ar et superficiel, s'élève un dogmatisme puistent , »rrété, inflexible, De-caries détruit la vieille science, mais cc n'est que pour bétir là sienne au-dessus; il entreprend et acromplit son œuvre avéc une audece de pensée dont nul autre réformateur n'a approche, Sa philosophie n'est point un recueil de Laits, c'est at contraire ape explication “niverselle; elle embratsce tout ce ï torsbe sons la ju ntée humaine, l'homme, Dien et ke monde. Partant du fait de comsience, cogito ergo sum, il élève sur cette simple basé tout l'édifice de Ja connaissance bumrine, et cetravail porenent =. AT est précisément une deors coms Structions métaglissiques ct abstraites dont parle M. Ombres. Les sens et l'obserz vatiow ne lai fournissent rien que ce premier fait, je , dont il tire tout le re te par une sorte de déduction géométrique. Son nocids erdisaire , t'est la démon stration logique : il ne décrit ni ne ra onte jamsis: il argnmente , ilesplque , il raisonne, À quelle sulorilé nous rentoic1-11? aux sens, à l'observation, a0x plié nomènes ? von, à la raison. H ne cherche pas ce qui cat, mais ec qui dotétre, c@
nition : le cerveau secrète la pensée, qui l'eût admise peut-être si elle se fût présentée sous quelque déguisement adruit.
a Gall et Spurzheim agraodirent le chemis à l'entrée duquel une partie du monde medical s'était arrêté. Quelques-uns s'y élancèrent sur leurs pas; le plus grand nombre cria au matérialisme, comme s'il y avait
le matérialisme à reconnaître jusieurs cerveaux qu'à en admettre un seul, comme si Hippocrate avec s0n cerveau double, Galien avec son encéphale à départemens divers, Descartes avec sa glande pinéale, n'étaient pas au même titre des matérialistes. » |
Ici le professeur fait l'apologie des travaux de Goillet Spurzheim, et semble regretter qu'à l'exemple de É rguie , la France n'ait pas embrassé avec un plus vif enthousiasme les croyances phrénologi-
es. M. Ferrus en adopte toutes les conséquences, et ne redoute pas le reproche de matérialisme adressé si souvent aux partisans de ce Fr tème, riche, à son avis, en applications nouvelles à l'étude des maladies du système nerveux,
Ce n'est pas le lieu d'examiner ici, si, dans l'appréciation des phévomènes intellectuels, M. Ferrus ne fait pas jouer ue trop grand rôle aux modifications organiques. L'esprit préoccupé de la recherche d'un fait évite ou néglige quelquefois les élémens et les circonstances qui semblent s'opposer à ses vues , et s'arrête au contraire avec complaisance sur les détails qui le flattentet favorisent ses idées. L'état physique et l'état moral de l'homme ont nécessairement des Hi cage étroits entre eux; meis ces rapports sont-ils toujours invarialles, et nos moyens d'investigation sont-ils assez puissons pour les découvrir, surtout en
de l'action cérébrale, et il pose en principe que le plus où moins d'activité de l'esprit est toujours en rapport avec l'énergie relative des différens organes cérébraux. Cette route est-elle la plus philosophique pour arriver à la cnnnaissance des divers phénomènes de l'entendement, et peut-elle conduire à d'utiles résultats dans l'examen des maladies"nef: er pal C'est une question que nous aurons occasion d'examiner plus tard.
Après ces préliminaires, le professeur cherche à fixer le sens que l'on doit attacher au mot aliénation mentale , et se propose d'envisager sous tous leurs rapports communs les maladies du système nerveux, et surtout les trois pese FR phénomènes patholog'ques, délire, convulsions et para- Îysie. Aliénation est un terme générique destiné à exprimer le caractère commun des diverses espèces d'aberralion de l'entendement , et n’est vraiment synonyme que de celui de délire , tel qu'il est universellement admis. Le mot démence, adopté par la loi comme expression générique des désordres de l'intelligence et de la liberté morale , n'est point pe dont se sert la science. Les médecins n’admettent comme Lerme générique correspondant à ce que la loi veut exprimer, que les mots délire et aliénation mentale. On conçoit combien, en médecine légale , ces distinctions deviennent importantes, et par cette raison l'utilité d'un ensei-
nement clinique sur les maladies du système nerveux. Le trouble des Reultés intellectuelles dépendant d'une altération organique grave, constitue le délire. Gette espèce est ordinairement accompagnée d'un état fébrile intense; et s'il passe à l'état chronique, il produit ordinaire. ment la démence, et non la manie. L'étnde d'un phénomène pathologi-
pathologie ? Cette question est encore fort obscure, etnous croyons avec] que aussi important conduit nécessairement à la recherche de son siége
le professeur de Bicètre à la multiplicité des organes cérébraux. Mais c'est une erreur de croire qu'en admettant cette multiplicité d'organes, on soit forcé de conclure que chacun d'eux doit fonctionner à sa manière par la seule raison qu'il existe, et indépendamment de toute intelligence supérieure. C'est encore uDe erreur de penser que chaque organe cérebra doit se dessiner à l'extérieur par des formes dont la sail lie et le volume augmentent en raison directe l'activité de sa fonction. Pour nous , la phrénologie n'est encore qu'une science basée sur des hypothèses , car le petit nombre de faits qui paraissent lui être favorables sont contredits à chaque instant par d'autres faits.
À Gall et à Spurheim n'en appartient pas moins la loire d'avoir reculé les bornes des connaissances anatomiques , dans 1 étude du système nerveux: mais les applications de leur ductrine à la science de l'homme intellectuel, ne sauraient se concilier toujours avec les maximes d'uue sage philosophie.
Georget, après eux, s'eflorça de considérer les maladies mentales comme Îe résultat de certaines modifications organiques ; ses lravaux sont eux-mêmes aujourd’hui en arrière de la science.
M. Ferrus , tout en rappelant les titres de ses contemporains à l'estime des médecins instruits, n'a pas cru devoir analyser leurs travaux, ge la raison, dit-il, qu'on éprouve toujours quelque embarras à parler
es hommes vivans , et qu'il paraît sage de ne pas porter un jugement définitit sur des opinions que Lves auteurs peuvent encore modifier et perfectionner. Le professeur à enfin terminé son esquisse historique en donnant des éloges aux efforts d'un des puissans appuis de la logie, M. Combes, quia essayé, dans ces dernierstemps, d'en faire l'application à l'étude et au traitement de l'aliénation mentale, Ce phréno- Jogiste prétend que toutes les affections mentales dépendent du trouble
avi peut être. En tout il se demande le pourquoi et le comment des choses, Nut bomme n'a poussé plus loin le génie systématique. Il n'y a une branche des sciences qu'il n'ai: dotée de quelque hypothèse ; el toutes ces ypothèses , ré. sèlent uwe force dette extraordinaire, et upe rare puissante de combinaison, M. Omlxos prétend qu'il n'a pas à s'occuper de ce penchaat aus hypothèses, ni des systèmes de Descartes, sous prétexte qu'il ÿ réussit mal, comme le prouve le discrédit où ils sont tombés. Singalière réponse pour un phrénolagiste qui adret cette disposition intel etwille, dans Socrate, dans Leibnitx, dans Kant. dans Schelling et Ficbte, bien qu'il regarde les ES ET de ces grands esprits comme de pures réveries. Il 0e s'agit pas de la v
tmpothèses de Desrartes, mais du penchant qui le portait à en (aire , pench nt qui, dans une tête comme la sirnne , n'était qu'un roduit de ses puis *antes facultés d'invention et de raisonnement, Il s'agit de Lexistence du penchant , et non de la qualité de ses prodaits, C'est la première fois que nous v6ÿons mettre en avantune fo de ao recevoir semblable par les plrénologucs, et C'est sans doute là an lapsus de M. Ombros. 11 sait bica romme nous quela méme Faculté phrénologique peut s'exercer en bien où en mal, produire un vice où une veriu, un talent divin où une monomenié ridicule, suivant les cas. C'est 1à an des axiomes fondamentau, de la phrénologie. Si voasappelez poète Lout homme qui à la manie des vers, comme par exemple le cuisinier lard et l'assassin Lemoine, et si rous trouvez sur leur crâne la | site de leor métromanie, vous devrz aussi appeler systématique, celei qui fait systèmes , bons où mauvais, et nous monlrer Sur SON crêpe le p-nch: nt aux hypothises. Mais, poursuit M. Ombros, il n'y à pas une philo-ophie de Descartes , il n'y a qu'une méthode cartésienne ; c'est par 5 methode qu'il a reforme l'esprit humain , c'est là le fond de lvute sa philo-ophie. Je ré-
|tion. malgré les belles recherches de l'anatomie pat
des | losophique.
et de sa nature, Une obseurité déplorable voila om rien celle quesologique. Nous s2vous, ou du moins le raisonnement nous conduit à penser que le trouble d'une fonction ne saurait 7. que d’une altération ou modification trop souvent inappréciable de l'organe qui la met en jeu ; ainsi le délire ne peut provenir que d'une modification dans l'encéphale, seul siége des facultés intellectuel'es. Cependant des auteurs , s'eétayant de leurs notions pathologiques , ont avancé que Le trouble de ces facultés coïncidant Le plus souvent avec l'inflammation des méninges, la phlogose de ces membranes devait être considérée comme la cause du délire, C'est une erreur qu'il serait puéril de combattre, si des médecins d'ailleurs instruits n'élevaient encore la voix pour la défendre. Un fait constant, qui sans doute a échappé à ces observateurs, c'est que, dans la méningite intense, la portion la plus superficielle de la pulpe cérébrale participe toujours à L inflammation , et dans cette double altération se trouve la fréquence du délire dans cette maladie. Si, dans l'encéphalite, le trouble des facultés intellectuelles est remplacé par leur abolition complète, l'intensité du mal , qui anéantit la fonction de l'organe , ne peutelle pas donner une explication suffisante de ce phénomène ? Dans les prochaines leçons, M. Ferrus doit se livrer à l'histoire de l'idiotie, Le coup d'œil général jeté sur les divers phénomènes de ce re d'altération , et les divisions importantes que le professeur a étalies, nous promettent des leçons savantes sur cette matière. Parmi les causes de ce trouble des facultés intellectuelles et sensoriales , les ar-
phréno- | rêts de développement , les maladies de l'enfance , telles que l'hydro-
céphalie, les convulsions et plus tard l'épilepsie , l'oblitération des sens et leur non-éducabilité , duivent occuper le premier rang. M. Ferrus classe ensuite au nombre des causes générales les scrophules , la
nds qu'il s'agit ici de juger Descartes lui-même , s1 nersonse, son individualité, homme enfin. $es systèmes sont lombés , soit ; mais ils étaient vo proxluit de son esprit ; montrer nous la faculté ou les facultés qui l'ont constamment entrainé dans la région des hypothèses et d la métiphysique. Not z encore que cette bardiesse était accompagnée chez Descartes d'une vigueur et d'une ténacité de ca raclère peu COmmNEs Il a passé sa rie à batailler contre les cmtiques , et il n'a jamais désavoné auvune de :e5 opinumis. ll était dogmatique par tmpérament agtaat que par raison, Nous irous plns loin encore, Vous parlez de l'esprit général de la philosophie rartésienne, que vous tradui-ez par cette fo: mule : doute pli our en juger voyons ses fruits : qu'à produit l'école de Descartes ? des observateurs, des expérimentateurs? Non, des métaphisiciens, des génivs systématiques, des logiciens , Loute la société de Port-Royal où figuraient Pascal, Arnauld , Nicolle, Mallebranche. Qu'était Mallebranche, ce beau génie, le plus illustre de ses disciples? un mystique , wa idéaliste, Au-dehors de la France aous trouvons Spinosa, le plus rigoureux loguien qui ait paru, le créateur du sstème abstrait , le plus complet qu'on connaisse. La méthoie dite expérimentale, l'esprit d'obser-ation et de duule philosophique, eomme l'entend M.Ombros, appartiennent à l'école de Bscon et de Newilon Ce sont les newtomiens qui ont introduit cette manière de philasopher ; et contre qui ont-ils eu à lu'ter tant en Angleterre que sur le continent ? précisément coutre les cartésiens. Je ne juge pas ces méthodes. ni ces philosophies, je rscconte seulement Les faits qui sont en opposition directe avec l'opinion de M. Ombros. ous nous arrétons à ce pelit nombre de réflexions ; elles sont peut être sufficantes ponr réfuter l'opinion vrrouée de M. Ombros, tantsor Desartes que ur ln philosophie cartésieune. Nous De pouvons pas ii faire un sours de plilusophi-, pus
TN
syphilis héréditaire, le rachitisme, et souvent l'inconduite des mères. | rapport physique, par le docteur Bird ; G° quelles sont les raisons
Déjà plusieurs idiots ont été présentés aux élèves pour les mettre à || sur lesquelles on peut s'appuyer pour déclarer er de guérison même d'étudier dans les traits , les gestes et les actions de ces malheu-! d'un aliene; el même, Cette question n'est nullement résolue dans reux, des caractères bien plas propres à différencier leurs états que! cet article d'une manière positive ; 8° guérison d'une blessure remar. toutes les appréciations phrénologiques possibles. C'est dans l'habitude} guable du testicule, par La morsure d'un serpent, par Koeppeo; 9°
extérieure, dans le regard, dans la teinte de la peau ; en un mot, dans | observation d'une difformité de la langue chez un enfant nouveauune expression indéfinissable qui se répand sur l'individualité des aliénés , que l'on peut évaluer le degré d'aberration de leur entendement et de leurs sens affectifs. Plus le trouble de leurs facultés intel. lectuelles et sensoriales est profond, et plus leur organisme est altéré, Les signes extérieurs de cette détérioration ne peuvent er M à l'œil observateur du praticien instruit , et voilà pourquoi l'étude de l'aliénation mentale nous paraît d'une aussi haute smportance.
Nul doute que , dans la conformation extérieure du cräne des idiots, où trouve quelquefuis des anomalies remarquables , et nous sommes loin de prétendre que cette appréciation ne doive pas aussi entrer en ligne de compte dans Les recherches de ce diagnostic; mais les confurmauons les plus disparates coïncident si souvent avec le même état morbide, qu'il nous paraît impossible de trouver dans les indications fournies par cet examen des indices certains de l’idiotie, Pour bien caractériser cet état d'abrutissement , saisir toutes ces nuances , et arriver à l'imbécillité par des gradations insensibles, on ne saurait trop multiplier les exemples et se livrer à des rapprochemensutiles, Imbu de cettevérité, M. Ferrus a montré simultanément à ses auditeurs des idiots, des fous, des maniaques et des imbéciles, Libre à chacun de leur jfalper le crâne sous les yeux du professeur, de suivre leurs mouvemens , d'interroger toutes leurs fonctions et de les étudier , pour aivsi dire, en détail, de mème qu'on emploie tous les moyens d'exploration res pour arriver au diagnosuc des autres maladies. Cette étude dirigée avec tout le savoir et l'habileté qui caractérisent M. Ferrus , est destinée à féconder l'instruction des élèves, et tournera, nous ne pouvons ea douter, au profit de la science et de l'humanité.
À. Bovra, D.-M,
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ALLEMANDS