JOURNAUX ITALIENS, “1 ANNALE UNIVERSALI DI MEDICINA
Les deiix eahièrs de juillet et août réunis en un, contiennent : 1° {a
topographie statistico-meïlicale de la province de Sondrio ( Faltelênrey, pare le docteur Balardini ; 2° coup d'œil statistique sur l'hôpi-
Je finirai ce choix d'observations par un easde migraine le plus grave | t4l dés Enfans: Drouvés de Mantoue pour l'année 1833, par Tinelli; P L) plus & e
que j'aie. eu occasion d'observer, et qui cépendaut n'a pas plus résisté que les autres à Ja methode que je propose.
Ons. VIE M, Thomas, jardimiceà Nanterre, âgé de 50 ans, d'une forte constitution , fut pris en 1031, après avonr en froid, d'une névralgic qui occupait la partie supérieure dde la tite, l'areille droite et la région maxillaire du méme câté, Cet homme ép anvait tout à coup au sommet de la 1Me une douleur atroec; les mdes du front s'élevaicat et s'abaissaitot tour à tonr malgré du: les cheveux suis vaent ce mou hent donné au eur éhevela juéqu'à ls partie postérieure de La tte: La déuleur gagdmt l'oreille droite et venait ensuile se perdre dans la région temporo-oculaire du même côté, Les accès se répétaient jusqu'à dix fois par jour et duraient huit. à dix miput-s. Le malade se pouvait rwn supporter sur sa tite, ne prenait de sommeil que lorsqu'il était épuisé de fatigue: ses facultés intellec. ex ia commençaient à s affaiblir, On avait essavé inutilement une foule de moyens thérapeatiques, entre autres lés frictions avec la pommadede helladone, les vésicatoires volans , l'acupuneture , etc, Le malade wint me trouver au mois de septimbre 1832, J'eus recours de nouveau à l'extrait de belladone qui rehoua,
Le 12 septembre. je mis un petit vésicatoire ammoniscal sur la partie supérienre du front , et wi autre au dessus de la protubérance oerpitale, La névralgie avait fait tomber une grande partie des cheveux Sur chaque plaie je plaçai un demigrain d'acétate de morpliine; le malade dosrmit.
Le 45, je mis un troisième nésicatoire. sur l'apophyse, mastoide droite , ét sur Chacun d'eux un dean-grain de sel nercotique.
Le 43, je d'audai le derme sur des points voisins dis premiers vésicatoires, et sanpoadear deux des phiies avec un gran d'acétate, Le maladeétait beancoup micux le 20: Pendant six jours j'eus r.cours tous es soirs au même médicament, |
Il semble , comme L'olrerve cet excellent chicuegien, J.-L. Petit , n qu ils aiment l'art, non pour ce qu'il rapporte , mas pour lui-même. » À cela j'ajouterai que ke j in, ordisairement Ger, ne une la robe doctoeq les antichambecs du pouvoir, Nullement courtrssn , peu façonné aux làchetés de notre état soc dl, on le voit enncerre- long-1 la dignité de la profession ; il ne cède qu'à la longue, ayant soin, comme bes autres hormmes , de décorer ensuite cet abissement moral du nom de sagse , d'appeler son ambition, sa ruse «1 sa souples, prudence et esprit de conduite.
Ce portrait du jeune médecin n'est pas aussi flitté , aussi idéal qu'on le croirait d'abord. Les cles n'en sont pas très-rares, mime à notre époque. À la vérité, en ne conmdérant que la misse concmune des nouveaux docteurs, on trouve assez sauvent avec ces qual tés un mélange aduliérin de défauts qui change tou'-à-fait l'état des choses. Presque toujours ces défauts portent an cachet d'exagération des qualités dont nous avons parlé, Ali , le jeune médecin fait rarement ess du médecio qui a vécu ; por un bustnet secret , ils ne pourront s'entendre ; 1l mcline| loujours à croire que ce confrère , marqué du sceau de la vieillesse , n'est plus qu'une machine à routine el à pr'jugés. Bien rarement lui accorde-t-il cette puissance de traral, cette conscience d'exprrivace, cette bonne foi de savoir, qu'on pe à tout homme exerçant une noble profession, Tout considéré , je crois
que Le jeune médecin «st plus Gr de sa nouvelle science que le vieux doc-
teur de ce quil a vu et Lait , ce qui est brau dire. Si ce dernier en à
sans cesse à sou expérience Île À it fait op nee ps 24 vo
apr de l'époque et du p ogrès , et là-dessus il ne souffre qu'avec impatience pius lésire obervat on Le célèbre La Métrie, à peine gradé dans une Faculté,
3° la site des recherches sur les causes qui ontretardéles progrès de la réforme médicale commencée par Razori en 1800, par Freschi; 4° histoire médico-légale d'un empyème accompagné de la destruction totale du poumon’ droit; par Linoli: 5° réflexions médico-légales adressées an professeur Pucernotti, par Pistelli; 6° cure singulière d’un anasarqué avéc hydropisie ascite ; par Prodecea ; m6 histoire. d'un wtus monstrueux à deux corps; par Bonimi; 8° de la vie et des ouvrages de Guglielmo Corvi, médecin du treizième siècle, et de Cornelio Donzéllini du seïzième siècle ; essais biographiques lus à l'athénée de Bresse, par Schivardi.
GUÉRISON SINQULIÈRE D'UN ANASARQUE ET D'UNE MYDROPISIE ASCITE; par lé docteur Podreecx, aide de clinique àl'Université de Padoue,
Ons. — Filippo Dorbolo, âgé de 60 ans, tempérament sanguin, n'avait éprouvé survie maladie grave, Jorsqu'en 1617 il (ut atteint du typhus pétéchia] qui régna dans une grande partie de 1 Europe, et qui chez lui se termina per un anasarque général avec hydropisie ascite.
L'infilteation s'était étendue à toute l'habitude du, corps, à part les membres supérieurs. Les paupières étaient œdémateuses , la face t . les joues saillantes, les lèvre: livides, les membres inférieurs volumineux , infiltrés et gardant l'impression du doigt : 1, ventre rempli, de liquide dont la Muctuation était trés fac le à seutir. Qn,senta it dans l'hyporhondre gauche une tumeur dure, convexr, sullant en avant, Du reste. il y avait un sentiment continu d'oppression : d'an-
publia la traduction d'un aavrage de Boérhsave ; un vieux mdcein l'ayant légèrement critiquée , La Métrie répondit par un Traité sur Le w rtige: or, l'allusion était assez cla re, Nous convenons que les médecins vieillis ont la de trop vanter leur exp rience, qu'ils confondent souvent avec 1’hab tude de faire les mémes choses; mais cetains juunes médecins, « petits serpens à têtes folles, » n'affectent-ils pas aus-i un m pris bien ridicale pour cette expérience , dont ils ignorent le prix? A lues yeux, dés qu'uge tête chenne se recouvre d'une perruque ou d'us toupet, où n'est plus qu'une intelligence ea délire, un penseur patrsque ; porter un bonnet noir, c'est porter le deuil de son cerveau ; que doit-on attendre d'un vivillard de quarante ans? etc, Eh bien! mettez un de ces petits docteurs hautains et railleurs en face d'une ma'adie ua peu compliquée , il vous étonners son hésitation «t sa nullité; vous le verrez se beurt r comme un hanneton à Fobstacle , à la vérité, au point qui décide la question, La garrulité juvénile n°, st p sici d'une grande resource, et l'on peut répondre au plus brillant caquet par vel ancien proverbe : « J'entends bien le bruit Cela meule, mais je ne VOIS pas de farine. » , pourquoi ce jeune docteur , même in trait , est-il un praticien si emprunté? C'est qu'il manque de l'habitude de voir et de comparer, L' rience . en effet , étant la fille de l'examen et de l'i don | comment serait il passible d avoir ce qui ne s'acquiert jamas par voie d'intuition ? Apprécier une doctrine, l'approfondir et ls juger ; bien connaître une maladie, la traiter convenablement , sont œuvres de grand sivoir et de haute tion , ét ce est bien rarement lui du praticien qui débute, Son défaut capital est d' ing et entière coufance à ceux qui ont parlé les derniers. Dans le vaste panthéon des h'ories médicales, le plu: r'cente , la mieux parée d'un certain argot
ct = 1e.
qui forçait le malade à garder la position verticale: la un fort râle pectoral: de Ja toux avec une légère enfin le pouls petit et irrégulier.
Ainsi réduit à uoe impuissance complète, et devenu un fardeau inutile pour les autres et pour lui-même, après avoir Lenté inutilemrat quelques remèdes , puis avoir tout abandonné faut. de ressources, quelqu'un loi conseilla de s'appliquer sur le ventre no et sur les extrémités inférieures un certain nombre de petits cra pauds des fossés { crapand domestique}; et l'on devait seconder les eflets de cette application par des frictions locales.
Bien qu'un semblable moyen lni pa
goisse et de suffocalion, respiration courte et essouflée ; esxpectoration mucoso-2quense ;
3 rut au premier abord douteux, rebutsnt, et excität son dégoût au plus liaut degré, toutefois l'envie de guérir surmonta ces répugnances; ct pendant trois jours el trois puits il <e soumuit à l'application de S crapands renouvelés autant que de besoin. Lorsqu'on les renouvelait, des fric lions énergi des extrémités vers le centre étaient pratiquées, soit par Les ass #tans, soit parle malade lai-même, Aprés La première quit, qui fut trés-pémibl: à passer, il survint des selles exiraordinairement shondantes, alternant avec des émissions non moins copieuses d'urine. Après les trois jours du remède , le mclade se trouva beaucoup soulagé , et pourstivant avec coitrage lé traitement commencé , en pei de jours 1 se trouva guéri de sou hydropisie, et il recouvre prompilement une parfaite santé, +
Les sensations qu'il avait éprouvées consistaient dans un chatouillrment inconmode avec un scaliment d'horreur, gg ee quand les crapauds voyagésient sur l'abdomen et le long du corps. 11 s'y jorgnsit des tremblemens uoiversels, des horripilations et des frissons iotermittens, des contractions spasmodiques des mnscles abdominaux, et enfin des convulsions cloniques et comme des secousses élec-
triques par tout le corps.
L'auteur de cette observation cherche à expliquer l’action du remède, par « un orgasme et uf trouble excité dans les fonctions du rand symeg qu os les plexus les vaisseaux et les nerfs, les fibres irritales et contractiles tellilonustulaires ete. » Nous laissons cette hypothèse pour ce qu'elle vaut ; mais le fait, tout singulier qu'ilest, ne saurait être ainsi écarté, Les anciens, surtout après Galien , faisaient un grond emploi de ces applications animales ; la réaction moderne à fait table rase de cette partie de la matière médicale, dont nous n'avons conservé que les cantharides. Aujourd'hui que la saine critique n'admet et ne rejette rien sans motifs suflisans , peut-être celte observation engagera-t-elle quelques praticiens à suivre avec plus d'attention les effets de ces remèdes populaires encore conservés dans nos campagnes, et qui paraissent quelquefois produire de trés-bons effets.
HISTOIRE D'UN FO£TUS MONSTRUEUX À DEUX Coups ; par Angelo Bossinr.
C'est l'histoire d'us fœtus à deux têtes, deux cous, deux bras, une
itrine , deux bassins, un seul cordon ombilical et “quatre membres inférieurs. Le défaut d'autopsie ôte à l'observation beancoup de l'intérêt qu'elle pourrait avoir pour Les og at mais d'autres détails qu'on trouve rarement dans les faits du même genre la rendront plus curieuse et plus utile pour les accoucheurs.
Ons. =— Dans la nuit du 45 février 1834, dit l'auteur, je fus appelé pour assister La femme Francésco, âgée de 43 ans, déjà mère de plusieurs eufuns tous ssins et bien conformes. Elle était depui. plusieurs beures dans les douleurs d'un travail que la sage-femme jugesit très-diMicrle. Je trouvai les deux pieds déjà sortis en troisième potion; le premive , an dire de la sage-femme, était sorti susstôt après la ragtore de la poche des eaux ; c'était elle-même qui avait dégagé l'autre, Aler:, selon les principes de l'art. je teutai d'aller à la recherche des bras, et après avoir procédé à Fexamen du cordon ombilical, j'en ramebai nn à la vulre.
ais je m'aperçus alors qu'au lieu du bras j'avais dégagé un Iroiaème pied, leqtiel était retourné en haut ; et l'idée me vint d'abord qu'il s'agissait E deux ju.
néolagit j
nent ke cette théorie sont à #5 yeux autant d'oracles delphiqnes , qui feront le fond de sa conduite pratique. Loin de s'aperceroir qu'il crease par là ce viens sillon de routine srolastique dont il cst si diicile ensuite de sortie, s'y attache avec force , il prend en dédain toutes es théories anciennes , où 1] les juge avec cette furie de jounesse, toujours injuste parce qu'elle est aveugle, En général tout médecin venant à peine de frañchir le seuil de l'école , méprise où sdmire | condamne ou exalte avec peu dé misare ; 5 fait fort peu de cas dé l'érudition : mais sou enthousiasme pour le nouveau, pour Le bruyant , l'entuminé , est ordi! nairement sans bornes, On se rapqélle qu'il y a une donraine d'années plusieurs étudisns avaicat formé une suciété médicale, Le diplôme de cette sénérable s0ciété était orné du portrait de exlui que ves jeunes sens sppelaient le père La Garurite. Lui on voyait en gra nombre de singewes disposées en santoir ; en- Lu, au bas était rérile la fameuse devise : NEC PLUS ULTRA,
Nous ne démralirons point de qui s été dit des qualités morales des jennes médecins ; Je plupart méçiient Les «loges que nous | ur avons donnés. Cependant, combien de: docteurs à diplôme neuf se ressentent des mœurs de notre époque ? L'espail de luere, ce Mammon des sociétés molernes , les possèile et les inspire Feaucoup Hrpp #ohrent. Qui n'est eMraye de voir parfois de } unes et pétites têtes calculer vante peoser? Crojeus le Hien, cette five Aeur d'astuve et de ruse , tant reprgchee à Väge mûr, culut du l'ambition . Est aussi Îe partage de jeuocs docteurs faisant partie de La cobue journalière des card dotures à
que , aura toujours son hommage de prédilection. Les principes qui éma *
rép
tation, On en trouve plus d'un ayant , selon l'occasion, be parler haut on miel- | riérée et ln rasoir me.sont pas leux , la contiance iusolente, le charlatanisme actif, le nez au vem , la fatterie | nombre des années. Étudier lés traditions, su
eiques l malatke eût dté prolongée.
méquk; quand je m'assurai que-ce pied tenait su mêde trone que les deux déjà sors. En ovant trouré encore un quatriéme, je le tirai au dehors avec Le préces dent, jusqu'au nivesu des hanches , et alors je reconnus que les quatre extrémités inférieures, avec une partie des deux troncs, s'unissaient en ua Lrouc conimen à partir de L'ombilic. Je Gs exécuter à celteportion du corps une demi-rotalion pour pouvoir arriver jusqu'aux bras , que je trourai eo effet , et que j'abaissai sur le tronc. Peu après , je me mis à alles chercher La tête, et l'ayant trouréa j'introduiis wo duwgt dass la bouche, et je fis faire à La fare un demi-tour du côté da sacrums, en abiissant le meaion ; et alors ayant fait exécuter au tronc une rôl- Lion parfaite, je tronrai qu'il présentait en arrière deux colonnes vertébrales, Et tandis qu'avec-des monvewens alternatifs réguliers d'élération et d'abaïssement je cherchais à terminer l'arcouchement , je vis avec surprise sortir deux ttes à fois, et un peu après un placenta unique.
Ce monstre ainsi extrait présentait deux tîtes et deux cous , qui s'unissaient à un thorax comm, mais plus ample que s'il avait appartenu à ua seul individe. LE semblait donc que le bras droit appartenait à un foetus et le gauche à l'autre, et que les deut thorax s'étairot réunis sans qu'on pôt préciser à l'extérieur be lieu deectre réunion. Et atrière on suivait denx colonnes vertébrales; il ÿ avait deux omoplates, deux anus, et en avant deux régions sexuelles , lou'es deux apparte-
nant au sexe feminin, dés Le lotus droit était plus développé que le gauche , Lequel avait cepen tons ble 47 livres (de 42 onces) , et ils
lés caractères de la mpsturié. Ils ient easeml moururent daus Le travail de l'enfa ntement.