I. il, FILIATRE-SEBEZIO , GIORNALE DELLE SC
IENZE MEDICHE.
nÉPONSE À M. nOGNETTA SUR CETTE QUESrion : Pourquoi, sur deux hommes d'âge moyen, bien constitués , robustes, forts et sans diatèse morbide, des fractures traitées par l'appareil inamovible ne se sont ee réunies après plus de deux mois ; par les professeurs Nanula et
La
trunti (x).
Entre les moyens les plus efficaces pour prévenir ou arrêter le développement de l'inflammation , on doit placer la compression égale et faite à propos de toute la partie eoflawmée, L'inflammation ne saurait avoir lieu sans une expansion et une turpescence AcLIve des capillaires ; aussi la compression qui s'oppose à cekle turgescence , est-elle à bon droit recommandée dans les phlegmons commnençans et dans les engor-
mens produits par une inflammation lente , attendu qu'autant elle raentit la circulation sanguine, autant elle active l'absorption. Les plaies des parties molles, qui s'enflamment facilement , se réunissent par première intention si l'appareil appliqué les comprime également. Le défaut de réunion immédiate vient toujours d'un excès d'inflammation ; et c'est en la prévenant on en diminuant son intensité, que La compression * procure celte réunion. Les (aits qui appuient cette manière de voir sont nombreux et frappans. Nous avons vu, disent les professeurs, se réumir promptement par ce moyen les plaies succédant à l'ablation du sein on de tumeurs pl tros) Le baron Larrey, dans les fractures compliquées de plaie, emploie la même compression permanente, et obtient a réunion facile de l'une et l'autre lésions. Notre explication ne reud-clle pas également raison de ces succès ?
Or, s'il est vrai, comme cela parait hors de doute, que les fractures ne se réunissent pas , Bi quand l'inflammation est en excès , ni quand elle manque tout-àfait , il s'ensuit que les membres fracturés, placés durant long-termps sous
l'égale compression d'un appareil inamovible , {4} La lettre de M. Ragnetta aux deux professéars de Noplès a été publiée"il y4 quelques mois dans La GAZETTE MÉDICALE,
[ facile. souple. intrigaute: des diplomales consommés où des solliciteurs de pro- 2 fession ne feraient pas mieux. .
Nous pensons qu'il est inutile de répéter qu kes fennes médecins souflreat brauconp d'exce, ainsi dans une classe aussi nombreuse que ot rofession, JL est des vieux médecins pleins de feu, de verve , de savoir et de 16, dont on peut dire que l'esprit est aussi loin de vicillirqne sonentelonpe. à tous les progrès de la scicace , ile sont pour ainsi dire sax étuntes nnogcer un perfectionnement , une améliorations quel- ‘enque dens la science qu'ils chérissent et qu'ils honorent. S'ils ne se décident À pas aussi promptement que les jeunes médecius , c'est que la réflexion les modère Lans cesse, et qu'en débniire soixante ans doivent sjouter autant de poids à La [tête d'un homme qu'a ses talons. Ceux qui ont connu Chaussier se rappelleront ‘toujours la vérdeur octogénaire de s0n esprit. De planete cins , loin d'euvier là la jeunesse ses avantages, de répéler sans cCsse, lé SORPIT à la bouche : O mit || prmtvritas referat si Jupiter ansos , comprennent les jeunes médecins et leur | aplanissent la vole, Bien plus, ils savent leur rendre justice dans certains Cas de | protique très-délieuts. À fa mort du maréchal d'Uvelles, l'inspection cadavériqu
ayant été faite ; le rude Chirac, alurs tout-puissant, convint que si l'on avait fait la panetion, ainsi que Vernage, alors Jeune docteur, l'avait proposé , La vie de
e ces traits fart généraux des vieux ions, On conçoit qu'il en doit Le des hommes qui cxerrent no-
ete | étre tre p | sngaci S'associamt : de tont ce qui peut leur à
igr de jeunes médecins reconnaître que l'expénue de valeur; elles attendent ordinairement le ivre et observer la pratique de leurs
De même aussi on voit avec-pla con
doivent rester dans l'inaction avec très-peu ou point d'inflammation ; une inflammation suflisante peut-être pour la réunion des parties molles, mais trop faible et impuissante ponr la consolidation des us.
L'étoupade employée avec un appareil trop circonserit et entourant ‘’circulairement le membre, devient nuisible en produisant l’étranglement comme les bandages partiels trop serrés. C'est là même, si nous ne nous trompons , un des reproches qu'on a faits à l'appareil de Mos cati pour la fracture du col huméral. Mais si l'on enforme le mewbre tout entier dans l'espèce de moule constitué sir un d Late imbibé d'une quarantaine de blancs d'œufs, ce moule aura la force et conséquemment l'effet d'un handage expulsif, qui, comme 6n sait, ralentissant la circulation, empêche la nutrition , parvient même à atroplier le membre, et dont la faculté d'activer l'absorption à été mise à prolit pour faire disparaître certaines tumeurs.
IL est maiutenant facile de comprendre comment une fracture enfermee dans un appareil de ce gente ne peut pas et ne doit pas £e réunir. La tendance à la réunion dans ces lésions violentes est forte au commencement , mais diminue et se perd avec le temps ; tout comine dans les sol utions de continuité des parties molles. Ordinairement cette tendance persiste environ deux semaines ; puis elle va en se perdant peu à peu jusqu'à ce qu'elle disparaisse tout-à-fait, Alors s'établit une articulation artificielle.
On objectera que les autres appareils de chirurgie connus sont à peu
e bandes, se relächent très-facilement et ont besoin d'être réappliqués ;
rès également compressifs. Mais ceux-ci, composés de compresses et!
en effet. Les fragmens devaient donc “Etre parfaitement maintenus en pee ; le déplacement rend le membre impuissant et cause des doueurs; 2° parce que de légers déplacemens n'empêchent point les fractures de se réuniren deux mois et demi. Les réunions des fractures par le côté sont fréquentes. Il ÿ en a une collection dans le cabinet d'anatomie pathologique de l'université de Naples, toutes vicieusement réunies sans doute, mats réunies en moins de deux ou trois mois; 3° parce que, même avec le mouvement quel'on veut accorder aux fragmens dans l'intervalle laissé par l'appareil , la réunion , à notre avis, n'aurait pas dù encore être empêchée ; les côtes fracturéesse réunissent bien malgré leurs mouvemens continuels nécessités par la respiration ; 4° parce qu'on ne peut supposer que quelque substance se soit interposée entre les fragmens ;
es chars, des vaisseaux, des nerfs, des fibres quelconques auraient causé tout d'abord de vives douleurs, et le sang aurait été absorbé ; 5° parce que l'étoupade coniposée comme l'indique: M. Roguetta, et constituant ainsi un très-fort cimént circulaire , au lieu de se reldcher en se desséchant come on le prétend , devrait au contraire se resserrer davantage, par le rapprochement des molécules, et ainsi rétrécir de plus on plus l'espace circulaire dans lequel se trouve emprisonné le wembre. L'étoupade appliquée sur un seul côté du membre, pourrait peut-être se relächer ou se détacher; mais il n'en saurait être aïnsi | d'une enveloppe circulaire.
Mais on ajoute : Larreg a obtenu par une méthode semblable d'heureuses consolidations. Nous regardons , quant à nous, sa méthode com- |me très-différente ; en eflet, l'étoupade employée par le barron Larrey
et cela suffit pour laisser à l'engorgement un développement convenable. | Gans Les fractures du col du fémur et de l’humérus ne se composait que
Les professeurs citent à ce propos un moyen très-simple d'éviter l'escarre du talon par suite d'un décubitus prolongé ; il suîit de soulever de temps en tewps le membre ct de laisser passer au-dessous un courant d'air frais, | Cette simple iotermittence dans la compression suffit pour soutenir la circulation capillaire étonffée par la compression permanente. Enfin les bons praticiens de nos jours n'appliquent aux membres fracturés que des appareils simples faciles, etqui les laissent presque en liberté. Pour nous, isent les professeurs, en suivant cette pratique , nous pouvons affirmer d'après notre expérience, que les fractures auxquelles on applique le Lee € dans la première période, se consulident plus tard que celles qu’on laisse d'abord libres. et qu'on ne soumet à l'appareil que dans la “bros de consolidation, La position et l'habitude réussissent à vaincre action contraire des muscles qu'on cherchait à combattre autrefois par des appareils inventés exprès et par la force. Îl est vrai que l'appareil ivamovible a été aussi appliqué plus tard ue le quinzième jour par M, Rognetta; mais l'étendue , la stabilité, la Érme de cet appareil n'ont aussi bien servi qu'à détruire complétement le reste d'inflammation si nécessaire encore à cette ne 56 M. Rognetta donne une autre explication de la non-consvlidation de: ses fractures. Suivant lui, elle aurait pu dépendre l'étoupade qui, se détarhant du membre et laissant: un intervalle de quelques lignes entre les tégamens et l'apnareil, aurait permis aux fragmens de se mouvoir ct même chevancher un peu l'un sur l’autre. Cette: explication ne nous paraît pas admissible : 1° parce que l'appareil en questiôn a été recommandé par M. Rognetta lui-même , pour permettre aux malades, dès les premiers jours : La servir de leur membre et de marcher sur la jambe ou la cuisse fracturée ; comme ile ont pu le faire
de quatre ou cinq blancs d'œufs, et n'enferme pas completement le membre dans une solide enveloppe, Cette idée avait déjà été entrevue par M. Rognetta lorsqu'il s'est demandé, si cette circonstance d'une moindre quantité d'albumine n'aurait pas quelque influence sur l'eflicacité de l'appareil ? mais il l'explique tout autrement que nous. Selon lui, l'étoupade plus Liquide se sera moins écartée de la surface du membre en se desséchant, Pour nous, nous le répétons, c'est parce que 12 membre n'est pas entièrement comprimé qu'il n'est pas sous l'influence d'us appareil expulsif.
Et si pour soutenir son opinion M. Rognetta voulait se servir de l'observation de M. Larrey lui-même ; qui à vu sous l'appareil inamovible les fractures se réunie avec un léger déplacement, nous répoudripns , comme c'est notre pensée bien confirmée, que la fracture n'était point
! parfaitement réduite quand elle a été mise dans l'appareil, paisque la forec et la striction de celui-ci rendent tout déplacernent impossible ; et qu'on l'indique même comme pouvant rendre simple et facile Le trans. port des blessés sur les champs de bataille.
M. Rognetta avoue lui-même que les fractures guérissent plus vite avec les appareils ordinaires qu'avec l'appareil à étonpade. Done c'est
de l'eéxsiceation de! que dans celui-ci il manque de la furce adhésive qui détermine l'in-
! flammation.
Telle est l'opinion que nous n'avons pas la prétention de donner come la seule vraie, mais comme la nôtre, Seulement nous pouvons ajouter que “nous avons sous les yeux nn jeune homme fort et de bonne santé, qui ! porte une articulation artificielle dans le corps du férur, par smite d'une fracture traitée au moyen d’un appareil trés-solide et excessive ment serec.
devanciers, ne point rejeter , mais sc mettre en garde contre des thiories les faits n'ont point jngées, telle est la marche de certains d'entre eux, Bien plus , il est de jeunes médecins si beareusement nés, qu'ils devinent pour ainsi dire l'expérience, Esprits vifs, pénétrans, sagaces , ils marchent en avant de la science, comme la colonne de feu qui guidait Israël dans la terre promuse. Baglivi, Bichat, Bayle ont été de ce nombre,
Au reste , quand les escvptioos dont je parle seraient encore plus rares qu'elles ne sont , il ne faudrait roir , comme je l'ai dit , dans cetie opposuou des vieux et des jeunes médecins qa‘un moyen de progrès pour la scionce. Que les detracteurs de notre art ne se prévaleut done pas de cette opposition, dont l'atilité nous parait, au contraire, démontrée, Une loi violsteice de bon sens médical serait de passer continuellement d'une innoratlon à l'autre, où de rester dans un éternel statu quo, C'en précisément , je le répète, par le mélange des qualités contraires de ceux qui l'exercent , que la ine se pérfectionne, Sans les jeunes médecius, toutes les vues nouvciles , les rssais, les tentétives ne pourraicot fructiber, ai s'implanter dans La science. Sans les vieux praticicus, on manquerait de données positives, de règles Oxes, de dogmes arrétés. Ce sont eux qui donnent la sanction ous principes, ét qui font qu'en définitire Les choses nonvelles deviennent des choses durables, Presser où diminuer, accélérer on retarder le mouvement de! la science , tel est ke résultat des efforts de ces deux classes de médecins, On dirait ave sorte d'éclectisme dout les bons effets s'étendent et se propagent à toutes les époques de notre art, Et même siua médecin s'observe individuellement , il trou- © vera que lui-même à poire ces différentes phases de La ion ; que dans
toutes il a acquis , Î} a semé, il & récolté. Tant il est wrai que celai qui veut faire
1 des progrès réc}s dans la science doit consacrer l'âge mûr aussi bien que la jeu
nesse , les déruivrs fruits de l'automne comme les prémières fleurs du priatemps , à l'autel de la vérité,
R.-Panise,
OFFRE AVANTAGEUSE D'UNE CLILATELLE AU MÉDECIN QUI. VOUORAIT SE FIXEN DANS UN CANTON SrTuÉ à S7 LieCES NE pans.
La population de cet endroit est de cinq à six mille ames, Le médecin qui prati. quait dant éette contrée ne pouvait seul suffire à sa chentélle, IL vient de mourir et lègue par donation à son suecestur uoe somme évaluée à deux mille francs et represeniée par desimseumens de chirurgie, des kvres de Vart, une pharmacie, etun loyer payé d'avince. Le testament, par une c'ause expresse, veut qu'il soit pourvu au remplacement du defupt avaat Le 4°" novembre prochain. Le successeur devra donc faire acte d'apparition dans Le pays avant La 69 d'octobre, On donuerait la préférence à un médecin qui aurait été interne dans les hôpitaux de Paris.
S'adresser de plas amples renseigremens ou burens de Ja Gazxrre mé- DICALE , FE Foimenelire +0. 5, depuis une heure jusqu'à quatre hrures de l'a-
près-midi. Re
GAZETT
= ——— - — D Ds rm — …——.
LUXATION DE L'HUMÉAUS SUR .L'AVANT-URAS; par Antonioo Fazna , : docteur chirurgien à Reggio. -
L'est une question d’une haute gravité etqu a'est pasnettement résolue encore, que de savoir quel parti duit prendre le chirurgien dans les cas de luxations compliquées de l'issue des os. L'ancien précepte d'Hippocraie, qui recommandait de ne pas réduire et d'attendre, quoique négligé quelquefois avec succès par les chirurgiens modernes, paraît ec«
odant le plus sûr quand les lésions des parties molles sont portées fort
oin ; il reçoit du moins une nouvelle confirmation du fait suivant.
Ones. — En septembre 1833 , une jeune fille de 12 ons, cucillant des figues, tomba de l'arbre de la hauteur d'environ douze palmes, el resta presque à moitié morte. À peine éut-elle repris ses sens et ses furces qu'on la ram, na chez elle ; el elle mé fut amenée vers le soir. Je trouvai l'extréauté infrieure de l'humérus
, droit sortie à travers la peau d'environ un tiers de ss luxgueur ; et les deux os de l'arant-bras chevauchant sue À hum-rus en arrière, avec Lacération des parties molles et hémorrhigie. Considérant l'importance de ce cas qui s'offrait pour La premuière fois dans 14 pratiqne . attendu ani l'exquise «ensiulité de la malade qui ne voulait pas permettre qu'on toarlit à son bras, je fus forcé de me contenter de réduire les us, de rapprocher les parties molles, de contenir Le tout avec de sim ples bandes et de remettre au md. her toute antre opération. Le lendemain matin le bras et l'arant-hras étaient très-gouflés et engorgés : je fis nne légère saignée, je relichai quelques tours de bande, en attendant ke développement ulté-
rieur des symptômes. Je recommamdai cependant des lotious résolutives snr les ||
parties. Dans l'après-midi le membre était liride, gonflé, sans chileur, froid comme marbre, pesant, recouvert de phlyctènes contenant une séroûté jannâtre, spécialement dans ls environs dé la plaie ; la Gèvre s'était développée avec une chaleur ardente , du delire et une soif incatingnible.
Dans un état aussi alarmant pour li vie de la malade, voyant que les partie. molles lacérées e1 contuses n'avaient pu étre exactement remises en place , et que les os exerçaient sur elles une sorte de ion qui les étranglait et imterceptait la circulation, je pensai la mcilleuré inilitation à rempli- pour le moment était c'e luxer de nouveau les os et de disposer l'extrémité de l'humérus de manière
elle n'exerçit aucune pression sur les parties molles, Ceci étant fait, je prescrivis
boissons acidules, des applications résolutives , et quelques lotions à peine tièdes sur le bras et l'avant-bras ; détermine à recourir à l'anputation dès que j'en reconnaitrais la nécessité.
Le jour suiraat , le membre parut détuméfié, il avait repris de la chaleur et en plusieurs points sa couleur naturelle ; et satisfait d'une amélioration aussi notable,
je m'en Gai au . Les choses allèrent ainsi ju-qu'au sixième jour; seulement a surface de la plaie se montrait comme morubée, rigide, sans écoulement de matière , et fort douloureuse ; l'os sorti à travers la plaie était noir.
Trois partis s'offraient à ma pensée. soit de temporiser encore, soit d'en venir à l'amputation du bras, ouenfn de retrancher la portion d'os deja nécrosée. Les deux derniers me parurent le moment trop arr et je préferai attendre la ation fdt établi» et eût mieux fixé les limites du mal. Une très-grave fià. vre s éleva dans la nuit du septième jour, avec délire et soubresauts des tendons ; mais elle se termina par d'abondantes sueurs, et La plie commença à “uppurer. Les 9, {U*et 44° jours il s'en sépara des lambeaux de tissu cellular. et de liga- … , que je rescisai pour nettoyer la plaie; et une suppuration régulière s'y établit. ‘
Vers le 21° jour, voyant l'extrémité de l'humérus de plas en plus dénudée et nécrosée, je crus opportun de la retrancher, afin qu'elle n'agit plus comme corps étranger faisant obstacle à la cicatrisation de la plaie, Avre .les tenailles incisires je commença par en séparer les condiles; puis j'en enlerai couche par couche tout ce qui me parut complétement mortifié , attendant que les is de la nécrose m'obligezssent à une résection plus considérable A ma grande surprise , je reconnus vers le 30° jour que l'os conservait sa coulear normale; les jours surfans, un merveilleux réseau d'un rouge vif se développa sur son extrémité tronquée ; peu à peu apparurent des bourgeons charnus qui recouvrir nt l'as de toules parts; je songeai alors à le mettre dans une position plus favorable et à le faire rentrer dans l'espèce de gontlière qui était restée à sa place au milieu des chairs ; et la végétation des bourgeons charaus se fainant rapidement , il ne tarda pas à acquérir des rapports vitaux avec les parties voisines. La surfare de La plaie commença à se rétrécir, et en peu detempsellese récouvrit d'une cicatrice perbise. Les parties acquirent une dureté convenable ; et la malade a consvevé son membre entier; seulement elle a perdu les mouvemens qui dépendent de l'articulation du coude, laquelle est restée naturellement détruite.
MÉMOIRE SUR DEUX MALADIES QUI M'ONT POINT ENCORE ÉTÉ DÉcures; lu à l'Académie Pontanienne par le docteur G. Semmoza.
L'une de ces maladies, sur laquelle l'auteur n'a dit qu'un mot, se réservant d'eo traiter plus longuement dans un travail spécial, est une hy-
trophie morbide de tout le système musculaire volontaire , observée La fois chez deux frères , jeunes tous deux, de la commune de Pescolamuzza ; et leur troisième frère commençait déjà à en souffrir.
L'autre observation est surtout intéressante en ce qu'elle montre réalisés chez l'homme par une affection pathologique des résultats qui n'avaient encore été obtenus que dans les expériences sur les animaux.
Ons. — C.-A. Viola, âgé de 26 ans, tempérament sanguin et très-excitable , donné de son pl jeune Mes eco de la table et surtout sux excès de vin, fat attaqué à l'âge de one sas de convulsions qui le ment soit dans la , soit dans le sommeil, et qui s'annonçaient par un cri violent et per la suspension des sens. Alors le malade se mettait à courir avce rapi-
surprenaient brusque. |
Idité, sans dévièr à droilé ni à gauche, sans lômhet, sans être arrêté fr de légeés obstarles; mais il l'était pat d'autres qu'il né pouvait franchir dans cette attitude. Il arriva plusieurs fois qh'état atieint de son actes lorsqu'il montait des escaliers, iles monta: avec une égale rapidité, mais toujours en ligne droite. Quand rien ne l'entravait, La course dufait quelques secondes et s'achevait au plus en vingt on trente pas. Alors Le e s'arrétait, reprenail connaissance ; 82 était plus
viré que de coutume; ses seûx étaient brillans : mais l'intelligence restait étonnée
[Let confuse, et sans se souvenir de ce qui était arrivé ; seulement il se rappelait avoir senti , avant la perte de connaissance , Li vo d'une avr, d'une vapeur qui montait des pieds à La tête en suivant La colonne vertébrale , et qui allait obscureir et éteindre l'intelligence,
Ces convulsions se contieuérent ainsi à intervalles irréguliers durant 7 années , de manière cependant à revenit uné ou deux fois par jour. Phis tard elles subirent qu ique changement de forme. Au lieu de se mettre à courir, le malade tom bait par terre et commençait à se rouler dans une seule dieertion , dans l'espsez de dix àdouse pas, avec la suspension des sens accoutumée, Ce roulement réguli el constant ne s'arrétait qu'avec l'acrès el au retour de la connaissance, Il n'émettait pas alors un seul cri ment dit, mais un hurlement fort et continu durant tout l'accès. Enfin il y a ans que les convulsions , devenues plus fréquentes et plus prolongées, ont encore changé de forme; le mouvement de rota- Lion a cessé et a fait place au, contorsions les plus bizarres. Il est rare à présent que quelques jours se passent sans accès, ct souvent il y a jusqu'à quatre accès en un seul jour.
Il importe également de noter que, méme hors des secès , son état physique et moral est dérangé, et il est aMigé d incommaodités nerresise permanentes. 1 à de
|fréquens souhresauts dan son sommeil , avant-coureurs ordinair: de L'accès; il
sent un fourwillement de l'épine dorsale, uni à un certain choc dans le même
Leu : al: st taciturne, somre, Fac be à la colère et aux rixes, ét 11 à souvent Lims-
gination altérée par des idées et des images fantastiques qui jettent de la confusion
dans son esprit. +
Cette affection s'est montrée jusqu'à présent très rebelle, Le docteur Majone iqui l'a traitée pendant lo 5, a vu évbuuvr lous ses essais , et s'est trouvé lréduit à rester simple spectateur des progrès du mal.
Telle est la courte histoire d'une maladie dont il ne paraît pas qu'il existe d'autre exemple. L'auteur la regrrde comme une sorte d'épilepsie qu'il appellerait, pour la première période, épilepsie dromère ou cursive ; et pour la seconde, épilepsie trochaique ou rotante. Il a parcouru les nosologies les plus amples et tous les dictionvaires de médecine sans rien trouver qui mapre tcette description. Seulement Boerhaave et Tissot disent que quelquefois aux contorsions multipliées de l'épilepsie se joignent La rotation ou la course. Mais ce n'est pas encore là une indication d'une affection comme celle-ci, consistant dans une simple course automatique et violente avec perte de connaissance , sans aucun phénomène véritablement convulsif.
Cette observation peut être d'une grande utilité pour éclaircir certains points douteux de là question des fonctions r met de quelques parties de l'encéphale , si on la compare avec d'autres faits analogues re cueillis sur l’homme ou sur les animaux. L'autopsie nous manque ei à la vérité pour vérifier nos présomptions ; voyons cependant jusqu'à quel point La théorie pent y suppléer.
Dans les expériences sur les animaux vivans, si, l'on fait une incision aux corps striés , ou même si on enopère l'ablation , surtout quand on intéresse leur partie blanche ou rayonnée , l'animal se précipite aussitôt en avant avec rapidité , et s'il s'arrête il conserve l'attitude de la fuite. Il semble qu'il soit poussé en avant par une puissance interne et irrésistible qui lui fait surmonter, sans les voir , beaucoup d'obstacles. Si au contraire on porte la lésion sur le cervelet ou la moelle allongée, on détruit la faculté d'aller en avant, et la marche à reculons devient un acte forcé et involontaire. Les mammifères et les oiseaux chez qui l'on né une épingle sur les points indiqués , ont marché ou volé à recu-
ons avec une singulière perversion de mouvement. De ces expériences lon déduit avec une grande probabilité l'existence de deux forces internes et opposées, l’une dans les corps striés , l'autre dans le cervelet et la moclle allongée, qui se font équilibre Lg ce que quelque influencé normale ou anormale fasse prédominer l'une pour décider le mouvement en avant ou en arrière. y
Mais ce n'est pas tout. Probablement il existe encore deux forces qui règlent les mouremens latéraux ou de rotation du corps. En effet , si l'on divise un des es du cervelet, ou bien si l'on fait une lsection verticale à cet organe , de manière à traverser d'avant en arriète toute l'épaisseur de l’arcade médullaire qu'il forme au-dessus da qua: Îtrième veatricule , l'animal se trouve entrainé par une force irrésistible à tourner latéralement sur lui-même , et la rotation se fait du côté où l'on à divisé soit le cervelet, soit un de ses pédoncules. La M que de œ mouvement est quelquefois telle que l'animal fait plus de saisaate, tours par minute; et souvent il continue ainsi des heures et même des jours entiers. Que si le cervelet est divisé en deux moitiés latérales parfaitement égales, on voit l'animal poussé alternativement à gauche et à droite, s'agiter à la manière d'un penlule en oscillation. Le même
résultat a lien à la suite de toute section laite d'avant en arrière au des- ‘sirs du jout de Varole.
Si l'on compare ces diverses expériences, dues principalement à Rolando et à M. Magendie, on est conduit à penser qu'il existe dans les points indiqués de l'encéphale quatre forces ou impulsions , dont l'une siégeant au cervelet, pousse en avant ; l'autre dans les corps striés, pousse en arrière ; les deux autres poussent à droite où à gauche et siéent dans les parties latérales du pont de Varole et du cervelet, et dans pan pédoncules de ce dernier.
Déjà mème la pathologie est venne en partie à l'appui de ces expériences. M. Magendie a rappelé à ce sujet l'état des cheveux atteints d'immobilité, qui offrent cette singulière faculté de warcher-en avant facilement et avec rapidité, mais à qui il est impossible de reculer, et qui souvent ne peuvent pas s'arrêter, une fois la marche commencée. À l'autopsie d'un de ces animaux, il trouva dans les veniricules latéraux un épanchement de sérosité qui devait comprimer les corps striés et qui en avait altéré la surface. Le cas opposé s'est déjà même rencontré dans l'espèce humaine ; et le docteur Laurent a présenté à l'Académie de médecine une jeune personne atteinte par accès d'une affection nerveuse qui la forçait à reculer très-rapidement sans pouvoir éviter les chocs ni les chutes. Enfin M, Magendie avait cru trouver aussi un exemple de la propension irrésistible à aller en avant chez un malade, qui, lorsque l'accès le prenait, se levait brusquement , marchait avec agitation, towrnait diverses fois dans la chambre ou mème en sortait, marchait plusieurs heures sans but , et ne s'arrêtait que quand il était épuisé. A sa mort on trouva beaucoup de tubercules qui intéressaient surtout La partie antérieure des hémisphères. Mais qui ne voitque ce fait ne s'applique pas exactement à la question à résoudre , et qu'il manque surtout de celte condition essentielle , la propension à marcher en ligne direcle en avant ?
Tout au contraire, la condition morbide offerte par notre malade es,
rfaitement analogue à celle que pee chez les animaux 18 lésiss
es corps striés. Il est dope probab e que chez lui la cause de c£HE pro. gression automalique réside, ou bien dans une altération des corps siriés qui ôte à leurs fonctions la puissance nécessaire pour résister à F impulsion en avant donnée par le cervelet; ou bien dans un accroissement d'énergie dans les fonctions de celui-ci, qui le fait prédouniner sur les autres. Les mouvemens de rotation latérale qu'il a aussi présentés tiennent sans doute à des désordres analogues des parties latérales du cervelet ou de ses pédoncules. On voit combien ce malade était curieux à examiner , et quelle importance aura l'autopsie , si elle vient coufirmer ces prévisions. °
SUR LE MODE D'AGIR DE L'ASSA-FOETIDA ; par Meccmionne Imoimeo.
Nous ne rapporterons pas ici les longs raisonnemens par lesquels l'auteur cherche à prouver que l'assa-fœtida agit « en mettant en jeu la pile volidique naturelle et les grands agens biologiques, etc.» Ces hautes lypothèses seraient peu poûtées parmi nous. Mais on lit dans ce même article une observation fort intéressante sous le point de vue pratique, eu qui mérite à ce titre de fixer l'attention.
Ons. — Marin Farrtra, âgée de 22 as, tempérament sanguin, mariée à un nudivido äg de 27 ans, de lempérament sanguin choléri + el comme elle de bonne et saine conditution , avait en un premier enfant bien développé , qu'elle avait nourré dé son dat, Environ deux mois après sa naissance, elle se vit devenir diffurme , Lons ses os acquerant un énorme volume, même ceux de Ja tite. L'enfont devint poralstique, imbécile, même jusqu'à ne pouvoir plus sucer le lait, et entia 1l succomba en jeu de temps , atleint d'un rachitisme siga et d'une bydroc‘phale commençante,
Deux ans après celte femme eut on autre fils: el se souvenant de la manière dont elle avait jerdu l'autre, elle se determina à me cousalter , larsque , à la mé. me époque que pour son premier enfant, elle vit Le second présenter cs noémes s} mptômes, Eu viler . à l'examen je trouvai de larges épaules et un gros tronc unis à des membres disp'oportionnes, la face déjà difforme; la téte avait acquis un volume considérable, et l'enfant avait perdn cette rivacité et cette ardeur propres à son ige. 4
Ea we rappelant les prodisieux effels produits par l'axsa-fœtids dans divers ess, et les bons résultats que le car. Léonardo Santoro en a retirés dass les maladies des os. je me dteriminai à l'administrer à l'intérieur à Le mère , pour le transmettre avec so0 lait dans l'organisme altéré de l'enfant. La mère en prit avec
rsévérance; et bes effets s'en Grent peu attendre, Au bout d'un mois le: formes da corps elaieut revenwes d'une manière sdmirable ; la vivacité et la vigueur avaient repuru, el l'enfant avait également recouvré ses farultés intellectuclies , à l'exception de l'our-, qui est jusqu'à présent ristée altérée. Le mère , de peur de récidive, Contiaue à preodre de pelites dos s d'assa-fœætida, sans en éprouer le moindre Incoavéau:nt.
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LOrÉGATION DE SYMPMISÉOTOMIE ; par le professeur Peraunri. |
Le professeur commence par rappeler la règle posée par Siébold, s3voir : que, quand le bassin est rétréci d’un demi-pouce , il faut appliuer le forceps. S: le rétrécissement est de 20 ligues et même de 22, on 4 recourir à la section du pubis ; s'il est plus considérable encore, à l'opération césarienne, Les auteurs du Dictionnaire des sciences medicales ont posé un principe à peu près semblable : Un rétrécissement porté à » pouces est le dernier terme où on puisse pratiquer la sect'on du pubis.
En effet, dit M. Petrnti, dans un rétrécissement porté jusqu'à deux pouces moins un quart, la symphiséotomie rend au détroit supérieur l'étendue qui lui manque ; où peut le démontrer avec une rigueur presque mathématique , et dans tous les cas par l'expérience, Divisez la symphise puhienne , et maintenant fermement les cuisses de la femme fléchies et perpendiculaires au bassio, pour ne pas forcer les symphises sacro-iliaques, les deux pubis s'écartent entre eux ; comme je l'ai vu plüsieurs fois, d'environ à pouces, Or, une circonférence acerue de cette quantité, donne 8 lignes d'augmentation à chacun de ses diametres, et conséquemmnent l'accroissement de superficie où de l'aire du bassin, ce qui importe le plus pour la question, sera de 8 lignes carrées. On obtiendra deux autres lignes par la distension douce et tolérable des symphises sacro-iliaques. La tête du fœtus perd en outre 5 à Ü lisnes, en s'engageant dans l'ouverture des deux pubis écartés de 2 pouces, Voilà donc un pouce et demi de regagné, sans compter la réduction que pourra subir la tête elle même; d'autant plus qu'en suivant la méthode aapolitaine, c'est-à-dire «n s'abstenant de la version et en laissant air la nature soutenue au besoin par les bains, par le seigle ergoté . ete, , on arrive à élargir et distendre le bassin lentement et sans brnsques manœuvres; la tête prend une forme et une position en rapport avec les divers diamètres du bassin ; les symphises sacro-iliaques céderont sans violence , et on gagnera encore ainsi quelques lignes. La méthode vapolitaine a donc un grand avantage sur celle de Sigault , qui ; pratiquant la version aussitôt après la section de la symphise, ne permettai, ni à la tête du fœtus de se réduire, ni au bassin de se dilater.
Ces calculs n'ent de valeur que si l'expérience est faite sur une femme à terme eten travail. Les essais tentés sur les cadavres ne sauraient rien prouver, 1 parce que les parties ont perdu l'élasticité dont elles jouissaient pendant la vie; 2° parce que le bassin ne se trouve pas dans uo état de distension pareil à celui qu'il subit durant la grossesse, à raison de la pression constante de l'utérus ; 3° parce qu'il marque un des élémens de sucrès, savoir la présence de la tête du fœtus, qui, enga-
ée dans le détroit supérieur, agit à la manière d'un coin pour écarter es pubis divisés, et dilater le bassin ; 4° enfin parce que tous les ligamens du bassin dans la grossesse et dans l'enfantement sont beaucoup plus lâches et plus extensibles qu'en toute autre circonstance.
Le fait suivant vient à l'appui de ces considérations.
Ons, — Madalena Vecderosa , de Naples , ègée de 24 ans , rachitique , hante d'environ quatre palmes el demie, voulant se marier , ses parens [a menèrent chez M. Galbati pour s'assurer jusqu'à quel point l'ampleur du bass à lui permet trait de devenir anère. La mesure prise entre le mont de Vénus et l'épine smpérieure du saceum, donna 5 pouces un quart, et le chirurgien Ini consella de me point se marier; mais elle ne suivit point ce conseil , et elle ne tarda pas à deremir enceinte. Après vue furt laborieuse, elle commença, le 81 mai, à six heures du soir, à s& nur Les douleurs de l'enfantement; et à la guintiènre heuré da jour suivaut La poche des eaux se rumpit, Les dnuleurs se ralentirent uv peu, comme de coutume, pois elles #: ranimérent ; mots le col uiérin ne se dilatait point , et la tête du fœtus était retenue su détroit supérieur trop rétréci'pour permette. be passage. La sage-femme Gt appeler M. Galbuati, qui désira aussi ma présence.
8 Nous cherchèmes à apprécier par Lous les moyens possibles l'étendue des divers diamètres du bassin, qui furenl lrouvés aussi rétrécis qu'avant ke mariage, Convenait-il d'attendre davantage, quoique les eaux fussent éroultes depuis dix beures. les donleurs très-vives, et la tête arrètée au détroit supérieur ? Ma:s quelle est la femme qui soit accouclrée à terme avec nn détroit sacro-pubien de 2 pouces el un quart ? A raison du lemps écoulé et d'une semblable étroitesse , nous nous décidämes pour l'opération. Quant au choix de celle-ci , l'opération césarienne à toujours éte suivie chez nous de La mort de le mère ; la symphisotomie pouvait sauver la mère et l'enfant. EL dans le cas actuel la section des pubis pouvant ajouter ua e et derui aux deux pouces et quart du diamètre antéro-postérieur, devait agrandir ce diamètre jusqu'à trois pouces trois quarts , ampleur suffsante pour un sccouchement nd x
Je ls done cette opération 0 peu d'instans , quoique la symphise füt un peu déviès ; mais je me midi sur la mollesse du Ére-certi ” LA qui fut facile à l'aide du bistouri boutonné de mon collègue Galbiati. L'echèvemeat de Lo section fur annoncé par us bruit tellemeat fort, que nous plmes juger par là de la distension à Æ e ce détroit était soumis. La femme fat ensuite abandonnée 3 ses propres forces, comme nous ea élions convenus à l'arance ; seulement on soutint ses cuisses, et la tête du fwlus ne s'engages pas Loge dans le détruit supérienr que les deux pubis s'écartérent en ua moment d'un intervalle de fdux pouces, L'écartement était plus grand à droite qu's gauche , en sorte, que Le passage étais
plos libre de ce cté. La tête Gt donc l'office de coin, chassée par les douleurs lun aspect montrucux , à raison de la roùgrur de la cicatrice et de la lividité em
comme par une furce impulsive.
Après quelques suites douleure déterminées par one senle dose de seigle ergoté, nous vies descendne La tôt du fortes dans l'excavation du ha-sin, offrant snn 0€ciput engagé tout entier dans l'écartement des pulis. Au bout d'une beure environ l'accouchement se termina dans La prrmirre position, et doana le jour à un enfant mäle plongé dans L'asghysie . mis qu'il fut acile de ranimer , et qui a continué à vivre. Ba tte paraissait allongée : elle avait donc subi quelque réduction ; mais pas plus forte que dan- un accouchement naturel an peu bent. Sa circonférence était de 13 moins 2 lignes ; son plus grand diamètre de 5 pouces, et le diemétre biparsétal, mesure le lendemain, offrit trois pouce s et « welques lignes.
L'incsion faite à La mère fournit pu de sang; Les lochies prirent leur cours nrdinaire: je fis sans retard appliquer üne reinture piquée, garnie d'or boucle et d'une courroie. sue Les 08 innomimés, ct avec be parsement le plus simple survoillé avec soin par on ctrenegien habile, en 35 jours La plae [ut pren 7 ro 15 était fait une petite exfokiation en un point très-limité de Tos pubis.
La symphise ne se réumit toutefois qu'à l'aide d'une substance intermédhaire, chose facile à prévoir , et qui n'a rien que de favorable pour les accouchemens futurs. En effet , nous avons va dans d'autres cas la symphise, ainsi réunie, se rouvrir vers le septième mois d'une nouvelle grossesse , demeurer ouverte et distendue pendant les deux derniers mois, et faciliter ainsi l'accouchement , qui se faisait sans autre opération; preuve nouvelle que l'utécus, chargé du produit de la conception, fait continuellement effort contre les
affection morbide?
La section du pubis doit donc rester dans la chirurgie ; elle est ntile jusqu'au degré indiqué d'étroitesse du bassin ; la règle posée par Siébold et par les auteurs du Dictionnaire des sciences médicales , est fondée sur l'expérience. Que les Baudelocquiens persistent dans leur obstipation , pour nous, ajoute l'auteur, nous adoptons pleinement la doctrine contraire, et nous nous trouvons heureux de pouvoir sauver à la fois la mère et l'enfant.