ACTION DE L'ACIDE SULFURIQUE ANRTDRE
M. Aimé communique les résultats de quelques expériences qu'il a faites à ce jet. .
“L'acide sulfurique anbydre ayant été mis en contact avec hydrogène bicar-
boné , il y a eu absorption considérable , formation d'acide sulfureux et dépôt de lcharbon : l'expérience ayant été rontinuée , il y à eu formation de l'acide particu- [lier que M. Magous a obtenu en faisant agir l'étber sue l'acide sulfurique anhydree.
ame l'hydrogène csrboné des marais , il n'y a pas eu d'action pendant trois jours qu'a duré l'espérienre.
Avec l'acule bydro-saifurique fre et d'acide salfurique auhydre. en ER Avec l'hydrogène arseuiqué, décomposilion ; V'arsenic a passé à l'état d’axide
d'arsenic.
Avec l'hydrogène l'acide et à donné une su
, décomposition et combinaison rerditre de sou -
horé, décomposition ; le phosphore s'est combiné avec ace liquide remarquable par sa coaleur bleue in-
Praité r le gaz acide hydro-chlorique . un volame d'acide suifa rique snbydre solide a a sept à huit cents volumes de 32; il y a ea formation d'un nouvel acide liquide et incolare, Ce résullat est d'autant plus remarquable que l'acide salfurique hydraté n'abrorbe pas sensiblearnt d'acide hydro-chloriqne. |
Enbu le bi-oxide d'asote , soumis à la mème épreuve. s'est comhiné avre Vacide sulfurique anbydre , et après ue absorption considérable , il y a eu formation d'un produit liquide que l'auteur de la lettre n’a pas encore exsminé. ;
M. Dumvril fait un rapport verbal sur un ouvrage publié à Genève par M. Pietet , et ayant pour titre :
AGCHERCIES POUR SERVIR À L'HISTOINE ET à L'ARATONIX DES FPHAYÉANFOUES.
la
C'est une famille d'insectes à quatre siles en réseau , des plus curieuses par à
l'eau et savent se mettre à
septièsse jour, la réunion et la cicatrisation étaient complètes ; mais le nez offrait la vorncité des poissons , qui en sont très-friands. Cxs sortes de chenilles , qu'on
a nommées des tei di , sont bien connues des pêcheurs , qui les recherchent pour an cmseur Jours Les. La papes des espèces se construisent une sorte de fourreau de soie qu'elles recouvrent de diverses sortes de corps étrangers, chacune les choisissant avec un instinct admirable , dé telle sorte qu'ils soient le micux appropriés à la nature des eaux au milieu desquelles doit se passer La première période de son existence. |
Cet étui , le plus souvent mobile, cette sorte de demeure portative souvent rendue plus pesante par l'addition de petites pierres ont de enquillages dont es animoux sont encore vivaus, est charrice péniblement par linscte st c'est
ut-être pour cela que le nom de charrée a elé donné par les pécheurs à Ls el. fole et à l'ermiite qui y vit retiré, : PS |
Les naturalistes aujourd'hui réunissent ces articulés sous une déaominalion générique proposée d'abord par Belon. Le mot de phrygane . emprunté du grec , quoique appliqué à toutes lesesyèecs . me conviendrait , conformément à son ét y molage, qu'aux espèces qui revétent l'extérieur de leur deauure de brins de jonc où d'autres fragmens de plantes squatiques , de manière à ce que l'ensemble représente un peut fagot. ; FER
L'insecte , en arrivant à l'état parfait , doit quitter les eaux pour mener une vie aérienne, et la tran-formalion qui s'opère à cette époque est très-curicuse à observer. La nymple à les ailes , les membres et tout le reste da corps enveloppés dans une g.ine simple dont elle doit se dépouillers mais avant de quitter celte tunique , elle abandonne s3, maisoa portative en rompaut une des grilles qui en formaient La clôture ; elle vient s'acerocher à la tige de quelque plante où de tout autre corps solide qui émerge de l'eau el se Lient à quelques poures de La surface, Au bout de peu de minutes , on voit son Corps se gonlee tout à coup , se bour- “souîller comme une vessie remplie d'air , sa peau se crève au milieu du dos, et par la fente longitudinale qui se forme sort enfin un insecte ailé dunt les formes élégantes ue rappellent en rien celles de la lourde charrée. :
La phrygane à l'état pe ressemble à un petit papillon de nuit ; elle porte les ailes en Loit; elle à des antennes très-longues, Lrès-mobiles; elle ne vole guère
é le soir, "Le espèces rtenant au genre phrygane sont nombreuses et varides, À certaives époques de l'année, où les voit éclore par milliers aux envirous des rivières
et des étangs. La lumière les attire et beaucoup trouvent la mort en se précipitaat ||P
sur Les Dambeaux qui servent à éclairer nos habitations.
Le livre de M. Piciet , indépendamment du mérite d-4 recherches et des observalions qu'il renferme , est Lrès-remarquable par la perfection des figures qui l'accompaguent. ÉORS nr sh
Les entomologistes n'avaient jusqu'ici décrit ou même inscrit dans le genre phrygane que soixante-dix espèces Lant d'Europe que d'Amérique ; mais dans le ms, bassin du loc Léman, où lac de Genève , M. Pictet en a recueilli cegt vingt. Plusieurs sateurs, Vallisnseri, Réaumur, Degeer et M. Duméril lui-même, avaient éladié les mœurs de quelques espèces de larves. M. Pictet a vérifié tous ces faits, mais il à porté beaucoup plus loin ses recherches. 11 à fait l'anatomie d'un trèsgrond nombre d'espèces ; 11 a destiné ka plupart des individus qui font le sujet de ses observations. Il a suivi l'lustoire du développement ei des mœurs de plus de soixante espèces, dont il a donné les figures sous leurs divers états , et surtout avec leurs fourreaux,
L'our est divisé en deux parties , dont ja première est consscrée à un expos historiue des travaux anlerivurs sur le même sujet , el à des considérations générales sur la famille des phryganides, La deuxieme compremt la description méthodique des genres et des espèces qu'il a observés dans le bassin du Léman.
Tous ces genres sont établis d'après les rapports observés entre les mœurs des larves et les lormes des insectes parfaits; et, autant que possible , ces Lisisons ont été confirmées par l'étude de la structure des organes intérieurs.
AMPRIBIES,
M. Duméril fait un rapport rérbal sur une livraison du grand ouvrage de Wagler, ayaot pour Utre en allemand : Sysédme cle d'histoire uaturelle des amphi- [LUE
L'auteur , qui est mort il y à trois aus à Munich d'une blessure reçue à la
+ était sans contredit le plus savant erpétologiste de l'Allemagne. Les au w qu'il a laïsséssont tous très-remarquables, C'est une synonyme des reptiles Éeurés par Seba: ce sont bes serpens du Brésil qu'il a décrits dans l'ouvrage de Sgix, Descriptiones et icones amphibioruwm, ele. Quant au livre auquel appartient la Livraison qui fait l'objet de ce rapport, cet ouvrage, dit si, le rapporteur, le phis complet de lous ceux qui ont été publiés sur le même rujet, n'est malheureusement qu'un abrégé dans lequel les espèces sont indiquées seulement par leur nom ; mais elles sant disiribuécs dans des genres dont be, caractères sont établis d'aprés un ordre systématique qui prouve qu'ils sont le résultat d'études très-approfondies et très-éclairées.
Les planches comprises dans la livraison qui fut l'objet du rapport, sont litho grapliées'arec soin et de la plus parfaite exactitude. H y en à sept seulement consacrées rus genres, dont six pour les tortues, «€ une pour les crocodiles, Les deux autres livonent à l'explication de quelques idées propres à l'auteur, Fune pour indiquer que les reptiles valans dont où à trouvé les squelettes, doivent spparienir à ane chasse intermédiaire aux mammifères et oux oiseaux, qu'il désigne sous le nou. de gruphé, eb où 5l range les ormithonmques , les échidués, les plésiowaur res, ele.
Chacune des planches consacrées à l'histoire des 1oriues se compose d'un 1rèsgraud nombre de tortues : quelques-unes en offrent au-delà de cinquante : une ee + deewfeuille in-folio sert adeur mdication, mais ke texte même de l'onvrage io-#* de AF'agler les designe d'une manière toute particulière. La notteté du dessin end toutes ces planches très-précicuses pour les naturalistes, et il est bien ficheux que ce gra travail n'ait pu Être terminé, DE
MOXSTRUOSTÉ.
M ril fait en son nom et cclui de M, Serres un rapport sur un mémoire de M. €, Leblond, relatif à un embryon monstrueux de la poule ordigaire.
détails que l'examen de ce cœur lai a offerts sous Les rapports de l'oppa térieure el de la structure intime avec tonsles faits connus des amatomistes modernes sur le développement du cœur du poubet, qui a été, comme on sait, étudié avec ke: plus grand soin, et discute les diverses objections qu'il croit pouvoir être pré:
Ne I
Dons cet œuf les humeurs né présentaient tien que de réguhier ; mais à A ms qu'occupe le germe dans les cas ordinaires, et soutenu de même por les chalases, se trouvait un organe imparfait, une espèce de cœur ébauché. Cet organe offrait
deux cavités musculaires roprésentant les ventricul s, et séparées par une cloison
perforée ; une troisième cavité représentuir soit ane vreilleite, soit nn gros vais.
seat, et enfin une caveloppe toonmune dans lquelle l'auteur croit trouver les
auteur compare avec branronp de soin les plas petits rence ex -
vestiges d'un péricarde. L
valérs, # Cette discussion fort savante à l'occasion d'une anomalie eurieuse , est , di-
sent les rapporteurs, trés-propre à donner une haute idee des connaissances ans. lomiques et physiulogiques de l'auteur. 11 la termine par des corullaires dans lesquelles il expose beaucoup de vues spéculatites et d'upinions de théorie 1ranscendante dont plusieurs nous ont paru fort hasardées , quoiqu'elles so.ent d'aceord avec des idées émises par plusieurs de nos confrères ot des savans les plus célébres, w
OsTÉOTOME, M. Heine de Wurtibourg lit une note sur les modifications tées à cet instrument depuis La présentation qu'il en avait faite à l'Académie le 44 août der:
nier. Nous publierons dans notre prochain ouméro le mémoure de l'auteur.