‹ Gazette médicale de ParisChapitre 300 sur 394 · REVUE MÉDICALE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE · texte numérisé non relu

REVUE MÉDICALE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE

Le cahier d'août contient : 1° un memoire sur la luxation sur l'extrémité sternale de La clavicule en arrière, par M. Pillieux de Beiugenes; n° une note sur l'emploi de la poudre de seigle ergoté contre Les pertes utérines ; par M. Chailly; 3° des recherches sur Le traitement de diverses maladies des yeux, par M. Pamard, premier article ; 4° la fin des observations pratiques sur les divers trailemens de la pneumonie. par le docteur Puntuus.

Une déchirure longitudinale et en lamibeau pratiquée à travers le diaphragme et sartout dans son centre phréaique lui avait donné passage, en sorte que CE graud cul-de-sue était logé dans la cavité thoracique gauche, Cette déchirure était récente; elle avait deux pouces el demi d'étendue , et présentaient quelques lambeaux flottons légèrement sanguinolens. Son pourtour n'avail aucune adhérence avec l'estomac brrnié; ce dernier imait assez cette ouverture pour que les bords en fussent très-peu rouges Où plutôt blaferds; et ke sang qui en avait coulé était peu de chose. LI me s'était fait sucun épsnchement dons | abomen.

Poitrine, La portion de l'estomac bernié dans la plèvre gauche s'était elle même déchirée dans celte cavité, en sorte que Lout Ce qui était renfermé dans l'estomac s'y était épaoché ; aliens solides rt liquides , Bon encore à demi-digérés, consistant en kgumes secs, viande, pain , vin , €té- mélés à un peu de sang provenant des déchirures ; on remplit du lout deux assiettes à soupe.

La déchirare de l'estomac siégeant à la face supérieure du grand eul-de-sac avail ua pouce et demi d'ouverture ; on contour était inégal et comme frangé, rouge; et P'auttissit de comprimer à l'eplour poue voir suioter Le sang de ses vaisseaux béans , mais en grlile quantité.

Tout Le lobe inférieur -du poumon gauche svait été refoulé en haut et en arrière ; la surface pleurale en contact avec l'épanchement était ronge, vivement inflirée dans ses vaisseaux capillaires, et offrait ça et là de petites plaques psendomendraneuses blanchôtres, mais assez rares.

Les questions à résoudre à propos de ce fait étaient les suivantes : 1° Le sieur J.-V. avait-il été frappé vivant où mort ?— L'eusemble

des phénomènes vitaux et nécroscopiques ne laissait aucun doute ; éviderament le blessé avait été frappé avant sa mort.

2" Les lésions observées étaient-elles le résultat d’un coup ou d'une chute ?

Quant aux fractures du crâne , M. Davat pense que la direction dn choc extérieur, démontrée par le contre-coup qui à fracturé le temporal

auche, a dû suivre une ligne qui formerait , avec le diametre perpeniculaire de la tête, un angle dis très-ouvert, mesuré par en bas; et il conclut que la fracture a été le résultat d'un coup, attendu que, dans quelque position que se trouve lecorps , une pareille chute sur le pariétal est impossible. lmpossible est an mot qui doit rarement se trouver sous la plume d'un médecin légiste. Une semblable chute est trèsible, soit que l'individu monté sur une table tombe La tète en avant, soit que l'isdivida debout aille tomber obliquement contre un mur, etc. Cette première solution ne nous paraît donc pas rigoureuse.

Quant à la rupture du diaphragme et de l'estomac , elle ne peut s'expliquer, dit M. Davat , que par l'action d'une violence extérieure qui s'est exercée en repoussant la masse intestinale de bas en haut. Ceci est également ak : absolu, Dans un effort violent , la poitrine étant pleine d'air, le er à ragine abaissé et fortement twodu , une violence quelcon-

ue tendant à affaisser brusquement la poitrine , peut aussi bien prouire cette rupture. M. Davat dit lui-même dans une pote, qu'il a vu à agree Cochin une rupture du diaphragme survenue à la suite d'un coup de poing sur la partie latérale gauche du thorax ; et dans le plus pe nombre des cas de rupture du diaphragme rassemblés par I. A. evergie dacs une note qu'il a jointe à ce mémoire, La lésion à été produite par des efforts violens, sans choc extérieur.

« Le corps qui à agi, continue M. Davat, a dû lui-même être recouvert de substances souples ; il a dû agir très-promptement, avec une violence extraordinaire et d'un seul coup; car les parois abdominales ne présentent aucune lésion. Quel corps réunit micux ces conditions que le

Cela est certainement fort ingénieux ; mais encore une fois nous désirerions UD Le plus de rigueur. Nous venons de faire voir qu'il n'était pas besoin "admettre un choe extérieur ; il est encore facile de démontrer que ce choc aurait pu être produit par ua corps très-dur, Nous avons été appelé une fois en justice pour un eas de hernie produite par un violent coup de pied lancé dans le ventre ; ce pied était chaussé d'un soulier dur et ferré; pas la moindre contusion n existait aux parois du ventre. Est-ce que l'élasticité de cette région ; est-ce que la protection des vêtemens ne suffisent pas pour expliquer cette absence d'ecchymose? Et dans cette observation même, Es du crâne, qui ne provient très- probablement pas d'un cuup de genou , v'a-t-elle pas eu lieu . que le euir chevelu offrit La moindre lésion apparente ou visi-

On voit done que pour nous cette seconde question, qui était cependant d'uue Fe TpUME capitale, puisqu'à elle seule elle décidait s dy avait un coupable ou non, n'est pas suffisamment résolue. Ajoutez inême qu'une circonstance trés-remarquable plaide contre l'hypothèse d'un coup; c'est qu'il en aurait fallu au moins deux pour produire et la fracture du crâne et la déchirure du diaphragme ; deux coips lances de près, et exigranl mème, selon M. Davat , une lutte corps à corps. Or, Us : comment n'at-on trouvé ni froissement ni déchirure sur les vètemens , Le cahier de septembre n'a que trois articles, savoir : 1° revite de

ni coutnsions ni ecchymoscs sur toute la surface du corps? Cela est quelques musées anatomiques de l'Allemagne, de l'Angleterre et presque incompréhensible. }de La France, par Ch. Martirs ; artic'e de 14 pages, où l'auteur n'a

pu que citer très-rapidement les principaux objets qu'il a vus; 2° re. cherches physiologiques et thérapeutiques sur les effets de la compression eb de La raréfaction de l'air, tant sur le corps que sur les membres isolés ; extrait d'un mémoire lu à l'Académie des sciences , le 25 août 1834, par V.-T. Ionod. Nous avons donné l'analyse de ce mémoire dans le compte-rendu de cette séance ; 3° enfin la suite des recherches de M. Pamard sur le traitement de diverses maladies des yeux; nous attendrons la fin de ce travail pour en rendre compte.

MÉMOIRE SUR LA LUXATION DE L'EXTRÉMITÉ STERNALE DE LA CLa- VICULE EN anniÈne; par Île docteur Peurieux De Braucexer.

L'auteur commence par donner l'histoire d'une lusation de ce genre qu'il a observée ; puis 11 en compare les symptômes avec ceux qu'ont indiqués les auteurs, et enfin il essaie, sur ce fait unique, de tracer une description générale de la maladie,

Os. — En novembre 1828, M. Caillerd, menuisier, âgé de 42 ans, fit une chate de la matière suivante : 1 conduisait ane petite charrette , lorsque les deux limons, déjà cassés auparavant très-près de la voiture , et mal raccommodés , se séparèrent tout à coup, F s'arança prétipitsmment jusqu'au -derant de la roue droite pour soutenir le reste de la limonière; et, me en effravé refusant de s'arrêter, dl saisit virement La bride de la emain gauche. L'animal s'abattit et enteaina son maitre dans sa chule, le ché gouche contre terre, les jambes engagées sous le devant de la voiture, le côté droit pressé de tout le poids du cheval. On le Lo gg chez lui couvert de contusions, et le lendemain M. Pellieux fut 2ppelé.

La région de la clavieule gauche présentait une difformité remarquable; l'ex trémité sternale de cet os était évidemment portée en arrière et abaissée; ua vide très-manifesie avait remplacé le plan contiou qu'il doit former avec le sternum. Pour reconnaitre au foml de ce vide la présence de la clavicule , il fallait presser très fortement ; encore n'y parrenait-on qu'avec peine, Plus on s'éloignait du sternum, plus la clavicole redevenait superGcietle ; elle offrait donc une direction oblique opposée à celle qui lui est naturelle, La tête et le cou n'étaient nul. lerceat inclinés oi à droite, ni à gauche; la rotation de la tête ne se faisait qu'avec gêne et lenteur ; le malade était même obligé de tourner un peu le trone dans la même direction. Les mouvemens du bras gauche étaient faciles, et la main s'élevait rès-bien jusqu'au niveau de la tête; seulement , exécutés avec précipitation , ces mouvemens causent de la douleur au cou. Dans Le repos , la douleur était iulle ; dans Les mouvemens ou à la «sion , elle se faisait sentir dans toute la parte gauche du cou. au-dessus de Lapin À et jusqu'à la racine des cheveux. Les tégumens n'y offraicat toutefois aucune trace de comtusion. La déglatition était ua peu difbcile el déterminait une légère douleur qui se propageait jusqu'à lorcille. Enfin quaad le malade remuait, il croyait quelquefois entendre un bruit sourd comme celui qui résaliérait du frottement de deux surfaces ossenses. M. sa diagnostique que lusation eu arrière de l'extrémité sternale de Ja clavicule.

Le malade saigné d'abord, le chirurgien prépara un bandage de co: faire par no bourre lier une fronde de pr r, Le tes Boser Pa De lusatrons scapulaires de la clavicule, plus un coussin conique rempli de erin. Ce coussin fut placé sous l'aisselle, puis le coule porté fortement en dedans et en avant ; mais à ce moment un: vive douleur du côté gauche dont 4e plaïgnit le malade, be découvrir une frsetire de la partie moyenne de la sisième côte. 1 fatlut donc enlever Le coussin et procéder d'une autcé manière à la réduction.

Le chirurgien portant une main sous l'sisselle, tira aussi forte, nt qu'il put la

die supérieure du bras en dehors; et de l'autre main poussant vigoareusement e coude en déxlans, il fit faire à l'humérus un mouvement de boscule eu vertu duquel l'épasie s éloigna du tronc et entraîna la clavicule en déhors, En même temps il abaissait l'épaule pour faire agir La clavicute à la manière d'un levier du premier feare prenant s00 po nt d'appui sur la première côte pour relever l'extrémité luxée. Ces premiers essais ne réassirent qu'en partie, quoique opérés avec vigueur on Gt donc placer entre le tronc et le haut du bras du côté malade le milieu d'un lacs formé d'une serviette pliée sur sa longueur et réduite à quatre travers de doigt de largeur. Les extrémités en forcnt dirigées en dehors, l'une devant el l'autre derrière le bras, et conbées à un aide chargé de tirer Le haut dy membre et par conséquent l'épaule en dehors et un peu en arrière, Le milieu d'une autre serviette fat placé en d hors du coude, et les extrémités en furent ramendes devant et der. rière Ja poitrine el petuises entre les mains d'un autre aide chargé d'empêcher ke coude d'obéir à l'action du lacs ; eoûn un troisième aide soutepait le haut du corps pour empécher qu'il fût cotraint du côté malade, Ainsi exéculces, l'extension et la conlre-cxtension réussirent à ramener la clavicule ev sa place , et à rendre à l'orticulation sternale presque complétement son aspeet naturel.

M. Pellieux la ft maintenir ainsi, et plaça entre le bras et le tronc un coussin cylindrique aux extrémités duquel étaient cousus deux rubans de fl qu'on lia sur l'épaule opposée ; ce coussin occupait l'aisselle et ne descendait pas assez bas pour appuyer sur la côte fractorée, Le plein de Là fronde fut alors appliqué sur le coude, et ses chefs dirigés vers l'époule opposée. Des bourles fxves à ceux qu devaient se diriger devant la poitrine, servirent à arrêter les chefs qui passaient derrière le des. Le tont fat entouré d'une ceintare faite avec une serviette pliée en long, nd nr er pa ral mind du tronc et était soutenne par un scapulaire, un la awin €t l'avant-bras furen - É face pra dat du cbté sain, dns ndbas Line à

La clavicule parut se rtér un peu en arrière dès que les aides eu d d'agir; cependant la conlormation de la région qu'elle occupe se er er beaucoup plus de l'étit naturel, Les douleurs, qui avaient été fortes durabt toute celte pi , enr Le lendemain su soir, le malade eut comme une menace de srucope. icati »durisi usé Lt ope. Trois applications de sangsues produisirent une remarquable

n'y avait pas huit jours que le bandige était appliqué, quand le malade , re-

marquant que l'aiselle était excoriée par'ls pression du coussiu, endera cette. pièce d'appareil ; mais il conserva les autres quinze jours ou trois sernaines.

Un an après, en examinont soigoeusement celle région , où trouvait à peine quelques traces de la luxatiow. L'extrémité sternale farsait uo peu moins saillie que celle du côté sain; elle paraissait restée a arrière et un en haut. Une vression an peu forte y déterminait une sensation pénible ; une légère douleur se faisait aussi sentir au côté du cou quand'le malade , conché horuontalement , es-, sayait de soulever sa téte,et il entendait un certain craquement qu'il croyait pou , voir rapporter à l'atiarhe superieure du muscle sterno-mastoutien.

Du reste, les fonctions du bras s'esécutaient dans toute leur plésitude , et se) discerner ces diflérences, 1} fallait être instruit qu'il y avait eu une luxa-

M. Pellieux examine avec détail les descriptions données par les auteurs de cette sorte de luxation, eten fait la critique. C'est une carrière où nous ne le suivrons pas; il suffit de dire que ces grands écrivains ont décrit une lésion qu'aucun d'eux n'avait vue ; mais il fallait remplir le cadre nosoligique , ct ce n'est pas la seule fois que l'imagication a pris la place de la réalité. Nous ne connaissons jusqu'à présent que trois cas de luxationsterno-clavieulaire en arrière l'un mentionné en deux hi r Duverney , un autre rapporté par A. Cooper, d'après Davie A met M. Pellieux acruà un pb des où dé. rens ) ; encore ici laluxation n’était point traumatique , mais elle avait été produite par une déviation très-considérable des vertébres et des côtes ; enfin le fait que nous venons de reproduire , et qui est en effet le seul sur lequel l'auteur fonde sa description générale. Celle-ci pour être exacte, ne peut donc être qu'une redite des symptômes observés dans ce fait spécial ; encore est -ce se hâter beaucoup que de donner , comme généraux , des signes qui pourraient fort bien ne pas se rencontrer les mêmes sur d'autres individus.

NOTE SUR L'EMPLOI DE LA POUDRE DE SEIGLE ENGOTÉ CONTRE LES PEGTES UTÉRINES DANS QUELQUES CAS D'AVONTEMENT ; lue à la socicté de médecine de Paris, par M. Cnarizy, et imprimée per décision de la société.

Les femmes dans les premiers mois de la grossesse peuvent éprouves des accidens plus ou moins graves , mais sans conséquences dangereuser ni pour elles, ni pour le fœtus. L'art parvient fréquemment à les dissiper ; et les signes les plus évidens de l'avortement , aussi Jong qu'on a l'espoir de l'empêcher , n’autorisent pas le praticien à le précipiter. Mais quand la perte devient considérable, quand aux signes d'une inflammation avec décollement partiel du placenta succèdent des signes manifestes de son décollement complet, alors le [aix n'est plus qu'un corps étranger dont il faut se bâter de déterminer l'expulsion , pour prévenir sa putréfaction dans l'utérus et les accidens graves qui, pourraient suivre. Dans un cas de ce genre , M. Chailly a employé avec avantage la poudre de seigle ergoté.

Ons. — Une dame de 35 a08, accouchée à terme sans accidh ns, il y a 3 ans, était grosse d'un peu moins de 4 mois, quand elle fut prise subitemeut de perte utérims avec douleurs expulsires, Ces sccdens aflèrent en croissant ; et deux jours après , M. Chaïtly appelé la troava dans une faiblesse extréme , loul-à-fait décolorte , les

eux fermés et entourés d'un cercle bleuâtre, le tour de sa bouche offrant un fond livide sur lequel tranchaient à peine ses lèrres décolorées; le pouls fable, fréquent, la respiration à peine sensible, Elle répondait aux questions d'ane voix très-faible ; seulement à intervalles assez éloignés revensient des douleurs expalsives pendant lesquelles elle se ranimait un peu ; son pouls s'élevait et augmentait de fréquence, et l'utérus, dout le volume était celui d'une grossesse de sept mois, se contractait ; ensuite el'e retombait dans le mËme affaissement,

M. Chaill prescrivit la poudre de seigle ergoté à la dose d'un demi-gros en trois prises à quart d'heure en quart d'heure. Cinq quarts d'heure sprès la dernière prise, il s'échappa par la vulve des caillots assez volumineux posr remplir une cuvette; la perte cessa comolétement; le lendemain matin le fœtus fat expulsé dans ua état de potréfaction trés-avancée, avec son cordon ombilical déchire; on ve pat retrouver le placenta , qui ne paraissait pas cependant étre resté dans la matrice.

Lis sis de cet avortement ont été fort difüciles. Des accidens graves ont eu lieu , et la Gèvre a duré plusieurs mois ; et ce n'est guère que cinq mois après que la malade à pu reprendre ses occupations habituelles.

M. Chailly repousse les objections qu'on a adressées à cette manière d'agir. En précisant nettement les cas où on peut avoir recours à cette médication énergique, savoir : quand la perte est incoercible par d'autres moyens et quand l'enfant est présumé mort et déja même dans un état de putréfaction , nous sommes d'avis avec lui que le seigle — offre une ressource infiniment précieuse; etil est fort probable que, ns le cas précédent, sans s0n administration judicieuse , la malade qurait succombé,

OBSERVATIONS SUR LE TRAITEMENT DE La PNEUMONIE, Par le docteur Punruous.

Ce mémoire se compose de deux parties, dont la première contient quatorze observations de pneumonie traitée par des moyens doux ; et

terminées la plupart par la guérison ; et la seconde des réflexions sur les médications différentes employées dans ce eas, et sur le traitement en général de la pneumonie. Parmi les observations consigaces dans la première partie , il n'en est qu'un petit nombre qui pourraient inspirer quelque intérêt ; nous les indiquerons très-sommairement. Chez cinq sujets l'émétique fut administré à haute duse après que le traitement antiphlogistique eut échoué, et chez quatre il le fut avec succès; conso y eut tolérance, c'est-à-dire absence de selles liquides et de vomissemens. Mais il est-im t d'indiquer aussi que l'émétique fut toujours administré avec le sirop diacode. rois cas de pneumonie où l'on a cra voir une intermittence assez prononcée pour pouvoir em-

loyer les préparations de quinquina ; se sont également terminés par a guérison ; et enfin la dernière des quatorze observations est un exemple de pneumonie droite guérie par les anthelmintiques.

Nous ne nous arrèêterons pas sur les réflexions pe que l'auteur

pour démontrer l'efficacité de la saignée un grand nombre

de cas de pneumonie ; mais nous dirons avec lui que ce n'est point une

acée universelle , et que la saigne ne saurait convenir également ve tous les cas de cette maladie,

Nous trouvons, à l’occasion de l'emploi des vomitifs dans la pneumo-. nie, une discussion de quelque importance , et à laquelle nous aurions désiré que l'auteur püt donner plus de développement. IL s'agit de savoir s', dans la pneumonie bilieuse , l’état gastrique n'est qu'une complication de la pblegmasie pulmonaire, ou si au contraire "inflammation des poumons ne serait qu'un épiphénomène , un élément , uve forme si l'on veut de l'affection bilieuse. La première de ces deux opipions est adoptée par la plupart des pathologistes français; l'auteur pense, au contraire , que l'inflammation des poumons ne vient qu'en seconde ligne, et définit avec Frank la po biliese « une fièvre bilieuse accompagnée de phlegmasie pulmonaire. »

M. Punthous a observé fréquemment , à la suite du traitement par l'émétique à haute dose, l'apparition d’un certain nombre d'aphthes sur la muqueuse des lèvres, de la bouche et du gosier , et qui quelquefois mème rendaient la déglutition des liquides douloureuse ; mais ilest loin de regarder cet état pathologique comme un signe de la phlegmasie du tube alimentaire. Au contraire , il a toujours observé . , pendant la durée de ce traitement, l'abdomen est d'autant plus indolent et souple, le vomissement et la diarrhée sont d'autant moins abondans, que la tolérance est plus complète, c’est-à-dire qu'une plus forte dose d'émétique a pénétré dans les voies digestives. Il dit avoir vu plusieurs fois disparaître pendant ce traitement des phénomènes mr 1 que l'on est trop accoutumé de nos jours à attribuer à l'irritation du canal alimentaire. Plus d'une fois il a vu la sécheresse et la noirceur de la langue rem cées par un sédiment humide, grisâtre et homogène , et lépigaal se dissiper à mesure que les doses d'émétique devenaient plus considé rables. Un autre phénomène très-remarquable qu'il dit avoir observé , et qui l’a été également par beaucoup d’autres praticiens, c’est l'abaissement et la frequence du ce changement notable à l'influence du sirop au tartre stibié, qu'à cette dernière substance.

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