II. JOURNAL HEBDOMADAIRE
Les neufs cahiers d'août et septembre contiennent les articles suivans : 1° amputation d'un sein cancéreux avec torsion des artères , M. Amussat; 2° de l’ophthalmie purulentechez les adultes, par
M: Bour) t St-Hilaire; 3° mémoire sur La bronchoplastique et sur Les
Sy aa A anéme , par M, Bassereau ; 4° Cranose parla
fistules sentérie aiguë à Fort-Royal (Martinique),
tielle observée dans
par M. Rochard ; 5° quelques réflexions tendant à prouver que la!
douleur ne doit pas etre placée parmi les symptômes essentiels de
l'in ion, par M. Bouillaud ; 6° de l’imperforation de l'anus, et iption d'un procédé opératoire régulier, par M. Goyrand ; 7° de l'efficacité des émissions sanguines répétées dans le traitement
de la pneumonie, par le docteur Lacaze ; B° statistique et philosophie médicales, par M. L. Fournier ; ce sont des réflexions sur l'ignorance et les préjugés en médecine de la population des campagnes ; 9° observation de fracture de la base du cräne , suite d’une chute sur le menton, par M. Lefèvre; 10° note sur le siège de l'orchite, par M. Reynaud ; 11° quelques considérations sur l'arthrite rhumatismale, par M. Barthélemy ; 12° Hernies étranglées avec choléra suivies de réflexions , par M. Vidal de Cassis ; 13° un compte-rendu de la clinique de M. Bouillaud ; 14° ealn un article sur L'humorisme ranr , par M. Forget, faisant suite à ceux qu'il a déjà publiés sur cette matière:
uls ; mais il paraît plus disposé à attribuer ; Qui est associé
MÉMOIRE SUR LA DRONCHOPLASTIQUE ET LES FISTÜLES LARYNGO-PHA- AYNGIENNES , par M. le docteur Bassenrau.*
Ce mémoire n'est autre chose que la reproduction du mémoire original de M. Velpeau , publié par la Gazerre mépicazr il y à deux ans, Nous n'y relèverons qu'une idée un peu trop généralisée par M. Basse. reau ;-il avance que les plaies du eou dans les suicides ont le plus souveat lieu dans l’espace hyo-thyroïdien. La collection la plus nombreuse d'observations de suicides de ce genre se trouve dans la Clinique chirurgicale de Pelletan. Pour les faits où le siége de la lésion cst indiqué, on voit que l'instrument est toujours tombé au-dessous de cet espace , et quelquefois même au-dessous du larynx.
DE L'IMPENFORATION DE L'ANUS. — DESCRIPTION ANATOMIQUE DE CE VILE DE CONFORMATION. — PROCÉDÉ RÉGULIER POUR L'OPÉNATION DB L'ANUS ABTIFICIEL AU PÉRINÉE. Par le docteur G. Govnanp.
Ce mémoire, pour le fond des idées , est absolument le même que celui de M. Roux de Saint-Maximin, prisentéà l'Académie de médecine, et dont nous avons donné l'analyse, suivie de la discussion qu'il souleva au sein de cette savante société, ( V. le n° 26 de la Gazerre mMébicaLe, 28 juin 1834.) Resterait donc une question de priorité à débattre entre les deux auteurs. Celui de M. Roux a été publié bien avant l'autre; mais le rédacteur du Journal hebdomadaire déclare u’il avait depuis The entre les mains le travail de M. Goyrand, tiné à être lu à la Société médicale d'émulation. Il paraît donc que la mème idée est venue isolément à l'un et à l'autre , circonstance assez remarquable , mais dont on trouve cependant plusieurs exemples dans les annales de l'art,
S1ÈGE DE L'ORCRITE OU TESTICULE VÉNÉAIEN , par M. RevnauD , professeur à l'école de médecine du port de Toulon.
On sait les discussions auxquelles a donné lieu récemment la question du siége anatomique de ce qu'on nomme orchite ou chaude-pisse tombée dans les bourses. Le fait suivant, recueilli par M. Reynaud, tend à corriger ce que certaines opinions offrent de trop exclusif.
Ons.— Un matelot affecté de syphilis pour la première fois , entra à l'hôpital pour une urétrite peu intense , des ulcérations à l' ypogrstre et sur le pénis , et des eu ens gsnglionnaires aux deux sines : il y subit divers traitemens.
Huit mois s'étaient écoulés depuis l'apparition de l'urétrite, et elle semblait complètement guérie, quand il survint de nouveau des douleurs en urinant; quelques gouttes de matières verdäires se montrèrent au méat urinaire, ct le testicule ganche offrit une tuméfaction fort douloureuse , qui s'amenda rapidement sous l'influence de cataplasmes, de bains généraux, elc., mais qui laissa après elle un gonflement et une induration très-marquée de l'épididyme,
Trois mois plus tard, la légère irritation de l'urètre continuant , le testicule droit présenta à son tour de là douleur et du gonflement, qui cédèrent de même en laissant l'épididyme engorgé. Trois mois après le malade succombs à une affection cérébrale; et voici c: que montra l'autopsie de l'appareil génito-urinaire,
Les reins et les urctères sains ; la vessie contractée, ses parois épwissies, sa mu queuse molle , grisdtre en quelques points, rouge en d'auires. Au sommet du verumontsnum , une ulcération dans laquelle aboutissaient les deux canaux éjaculateurs. La muqueuse urétrale pile jusqu'au bulbe ; rougissant dans ce point , et la rougeur, d'autant plrs marquie qu'on l'examinait plas près du gland , passait au ronge violet près de la fosse naviculaire.
Les parois des canaux éjaculateurs étaient colorées en foncé , d'arborisations vasculaires, Les résicules séminales contensient un liquide grisàtre, moins consistant et moins wdorant que le sperme ordinaire ; les canaux déféreus étaient un peu volumineux et leurs parois épais-ics.
Le testicule droit était sain , sa tunique alhuginéc saine; son épididyme un volumineux ; les parois de la tunique vaginale réunies por des sites faibles et imporfaitement orgauisécs,
Le testicule gauche , sain en avant , offrait en arrière , à son point de jonction avec l'épididyme , ane masse de [issus squirrheux du volumed ‘une noisette. La tunique atbuginée était saine ; l'épididyme très-volumineux, dur, bo selé, d'aspect lardacé ; et dans son épaisseur existaient quelques racuoles remplies par un iquide puriforme et granuleux. Les deux feuillets de La tunique vaginale étaient fortement adhérens daus toule lcur étendue.
M. Reynaud fait remarquer d'abord les traces manifestes de l'inflammation de l'épididyme et de la tunique vaginale; de plus, la masse squirrheuse du testicule gauche est une preuve évidente, selon lui, que si cet organe n'avait pas été le siége unique de la maladie , il y avait pourtant joué un certain rôle, Le rédacteur, M. Forget, va plus loin : « Ces résultats, dit-il, ne font que confirmer ce qu'inidique l’o servation pe 2 , ctles praticiens sont à peu près d'accord pour considérer le gonflement ; dans l’orchite, comme le résultat simultané de l'inflammation testiculaire et de l'épanchement vaginal.» Nous ne regar dons pas cette doctrine commeaussi nettement démontrée. Dans l’obser. vation de M. Reynaud, il est fort remarquable que le testicule droit, à
un intervalle de temps moindre de moitié de l'origine de l'orchite que le testicule gauche, n'a présenté cependant rien d'anormal ; et si l'autre a offert un noyau de tissu squirrheux, nous croyons pouvoir avancer que c'est Là une terminaison rare de l'orchite blennorrhagique, Quant à ce que dit l'ubservation clinique, nous pensons aussi que la plus grande partie du guoflement tient à l'engorgement du tissu cellulaire lâche da scotum. Les élémens de l'orchite sont donc, suivant nous, l'inflemmation de l'épididyine, l'œdème inlammatoire du ussu cellulaire, l'inflammation de la tunique vaginale ; la tuméfaction du testicule est iofiniment plus rare, quoique nous ne voulions pas la nier.
— L'article de M. Vid:l de Cassis étant de nature à soulever me discussion assez étendue et fort importante d'ailleurs sur le taxis prolongé, nous en renvoyons l'analyse à not € proct aine revue.