‹ Gazette médicale de ParisChapitre 309 sur 394 · Î. DE LA PERFORATION DE LA VOUTE DU CRANE · texte numérisé non relu

Î. DE LA PERFORATION DE LA VOUTE DU CRANE

La perforation de la voûte du crâne a été appelée aussi excérébration,

encéphilotomie.

Le but que l'on se propose dans la perforation de la voûte du crâne,

est d'ea dimiouer le volume : on ne doit done la pratiquer que dans le

cas où le bassin est assez large pour laisser ensuite passer la base du cràne. Ma's le fœtus étant mort pendant le travail de l'accouchement, est-il aussi nécessaire que les auteurs le disent , de diminuer le volume de la voûte du crâne ? non sans doute; car à la suite d’un travail long et pénible, lorsque la mort du fœtus est devenue évidente , le cuir chevela forme une tumeur plus ou moins considérable et plus où moins molle ; les os de la voûte Ps crâne sont eux-mêmes devenus mous et souples ; ils passent les uns sur les autres avec facilité : en un mot toute la voûte du crâne n'offre plus la résistance qu'elle présentait lorsque le fœtus était vivant, ou qu'elle présente encore peu de temps après sa mort. J'ai assisté à un accouchement opéré par M. Hervez de Chégoin : ce raticien m'avait appelé avec M. Joubert, La tête du fœtus était au troit abdominal depuis long-temps : elle était enclavée et offrait tous les signes de l'enclavement. On appliqua plusieurs fois de suite le forceps, qui lâcha prise; et dont les cuillers se redressèrent, Enfin on se servit d'un forceps plus fort le es et l'on parvint à entrainer latte. Le fœtus était mort ; les os de la voûte du erâne étaient mous et souples ; dune la résistance présentée à l'expulsion du fœtus ne dépendait que du volume de la base du crâne. La femme succomba quelques jours après à une métro-péritonite, Certainement, dans ce cas, il n'aurait pas fallu seulement perforer la voûte du crâne, mais diminuer surtout Ai lequr de sa base. Ainsi, je nie que la perforation seule de la voûte du crâne soit jamais indispensable; mais je soutiens que, dans le cas où le fœtus est bien évidemment mort, et où l'état du bassin de la mère exige que l’on diminue le volume de la tète du fwtus, la diminution du volume de la base du crâne est seule nécessaire. Donc, Lorsqu'on a pratiqué la perforatiun de la voûte du crâne , si l'expulsion du fœtus s’est faite spontanément, c'est qu'il n'existait qu'une très-lésère disproportion entre la tête et le bassin, On admeura la vérité de cette asser-

cine opératoire serait platôt le vrai rorullaire pratique de l'anatomie que la physiologie, qui se rattache davantage aux études théoriques, Ces raisonnemens s'appliquent aree sautant de forve à lo pathologie, stience si vaste qu'elle occupe à cle seule plusieurs professeurs ; à la physique , qui a bien moins de rapports avec l'hygiène que la physiologie, ete, ae :

ta Joly et M. Orfila n'ont défendu que le principe , qui tend à donner à l'enseignement un caractère plus pratique. La question portée sur ce terrain ne souffrait aucune objection ; le principe a donc té adimis , les détails de l'articte rejetés , et l'article renvoré à la commission pour une rédaction nouvelle qui sera soumise au jugement de l'assemblée. .

« Art, VII. Des répétitions et exercices relatifs aux cours des écoles préparatoires ét des Facultés de médecine auront leû sous la direction immédiate des professeurs où des démonstrateurs de ces écoles. »

L'exécution de cet article serait si désirable et aurait une influence a manifeste sur les études, que la seule objection qui ait été faite n'a porté que sur sa possibilité. C'est à la Faculté de Paris surtout qu'il semble bien difficile que les professeurs, même unis aux démonstratcurs, fassent des répétitions et président à des exercices pour trois mille élèves. M. Orôls a leré cette dficulié ; 1] a cité uu fait que nous nous plaisons à enregistrer dans nos colonnes , et qui couronne di.

eurs , si l'on en juge par la variété des

ont l'érole est déjà rederable à son vigilant | fois l'intérêt

tion, si l’on se rappelle que la largeur de la suture sagittale estde 2 à 3 li Goes; que cette largeur est effacée par la compression que la tête éprouve pendant l'accouchement par l'action de la matrice; en outre + Que , le

lus souvent , il n'existe que 6 lignes de différence entre la largeur de a voûte du crâne, non comprimé, et celle de Ja base du cxue, et qu'il est fort rare que cette différence soit de 8 à 9 lignes. Ainsi, on t dire à priori que, quand la tête du fœtus a 5 pouces et demi dans son diam'tre bi-pariétal , le diamètre transversal La base du crâne est le plus souvent, de 3 pouces, mesuré au niveau des à physes zy : liques, et que mêine il est de 3 pouces à à 3 lignes. A ro 12 l'obération qui consiste à faire sortir la matière cérébrale de la cavité du crâde, est donc aul où presque nul, Ce que je dis résulte tellement de l'observation pratique, que, dans la plupart des cas où, après la perfo. ration de la voûte du crâne, on a abandonné l'expulsion du fetus aux contrachons utérines, on a été obligé de recourir à l'opération qui Mar en à dimiouer le volume de la LA

Æ rapport entre le volume de la voûte da crâne non c i celui Fe du crâne, varie donc de 6 à 9 lignes au dons a aution de la voûte du crâne produite par la compression de la matrice doit être estimée à 3 ou 4 lignes. La base du crâne est , Comme on le sait, incompressible : donc l'avantage produit par l'affaissement des os de la voie du crâne, est évidemment d'en diminuer le volume de 2 à 3 lignes, Or, avec le forceps ordinaire, n'obtiendrait-on pas cette diriaution aussi bien qu'avec les ciseaux de Smellie ou tout antre instrument ? Le fait que je viens de citer prouve la vérité de cette assertion. Dans ce cas Le forceps a rempli l'usage du perforateur : il a affaissé es os de li voûte du crâne; il a po, mieux , il a opéré l'extraction de la tête; tous les efforts que l'on a exercé. pour entraîner celle-ci Juttaient contre la résistance présentée par La base du crâne. Dans ce cas le bassin était petit et régulier, il pouvait avoir 3 Pouces de diamètre. On doit considérer la perforation de la voûte du crâne suivant la ;

sition dans laquelle le fœtus se présente au détroit abdominal ; ainsi il faut l'étudier, 1° dans la présentation du fœtus | par l'ovale supérieur de la tête ; 2° dans sa presentation, par l'extréinité inférieure du tronc.

1°. De la perforation de la voitte du crdne, le fetus présentant l’ovale supérieur au détroit abdominal.

Procédés opératoires Quelquesauteurs conseillent de foration de la voûte du crâne lorsque le bassin a depuis 3 pouces jusqu’à 2 pouces et demi; et selon d'autres, au-dessous de à pouces, que le fætus soit vivant on mort , il est nécessaire de faire l'opération césarienne.

La position de la femme doit être la même que celle qu'on lui fait “ lorsqu'il s'agit de terminer tout autre accouchement diff. cile.

Chaque auteur à imaginé un procédé particulier. Ainsi Hippocrate faisait d'abord une ouverture à la tête avec un instrument piquant , il en diminuait ensuite le volume au moyen d'un aulre instrument qu'il appelait res:,5», et qui avait pour effet de comprimer la tête; il fai. sait enfo l'extraction des esquilles au moyen d'une tenette vu d'en crochet,

Celse employait le crochet aigu.

Albucasis se servait d'un perforateur , puis d'un instrument nommé

pratiquer la per.

a forte aux élèves de l'école qui auraient pu le mieux s'en passer, et de ne rien are pour le plus ES nombre. Ces explications de M. Orfila ont été niques avec la plus grande faveur, et l'article adopté à l'unanimité,

“Art. VIII, Chaque cours devra être ternmaé daus l'année scolaire. »

Le principe de cet article est excellent et à été adaifs par tout le monde ; c'est en effet un des plus graves reproches qu'on parsse adreser à l'enseignement actuel. de Commencer sans cesse des cours quine fuissent jamais, Nous ne nous 0u-

venons pas d'avoir vu commencer et finir dans 1 même année les cours ofbeict4 d'anstome , de physiotogie , de pathologie , «te. Qu'arrive-t-il d'un tel état de choses? Ou bien le cours est recommuucé chaque année , et alors il v ca à deu: jURE partie qui n'est jamais profsssée ; ou ii se contiaue d'une année à l'autre st les élères nouveaux se trouvent jetés sinsi au milicu d'ane séieuce doat 1ls ne connaissent pas les prolégomines, Uné réforme était donc indispensable; mais d autre part , il y a tel cours qui perdrait toute son importance si ke proleseur ! forcé d accomplie sa tâche dans un senvestre , se limitait à une sèche analyse prie vée des développement qui seuls lui donnent l'intelligence el La vie. Qui se faite rait de traiter largement en cinq mois toute la pathologie, soit médicale, soit chirurgicale ? M, Orfila a ind qué nn amendement très-heureux qui concilie à La

des études et celui de la science, L'article , soumis à une rédaction

mmept toutes Les améliorations en. Dans le cours de l'année dernière , des répétitions et des exercices ont été nouvelle, portera à peu près ceci : « Ces Isehe Éonaisessie mes 5e

institués pour la chimie et par plus de six cents élèves. Il faut se rappeler qu'anpararant les élèves de l'école

pralique avaient seuls là privilège de ces répuiitions, avantage mérité par un concours, à la vérité, mais qui avait cet iuconvéaient dé réserver une insiructiog

r quelques autres sciences, et ont pu étre suivis | Plétement enccigaée ebaque année ;

! net si le cours est trop vaste, où le parlagera catre plusieurs profesieurs, c'iargés chacun d'une motion pti, Fo

“Ant. IX. Chaque professeur devra exposer, en séanct du conseil de la Faculté, le programme de son cours et l'ordre des matières cui + sont traitées. »

almisdach, pour extraire la tête après avoir arraché les os qui la comnt.

Paseo avait inventé un instrument pour perforer La tête : il était | formé d'une tige de dix pouces de longueur , monté sur un manche ; | l'une des extrémités de cette tige se terminait par une surface aplatie et| iangulaire. L'auteur appelait lance cet instrument, à cause de sa res- =: me avec l'arme qui porte ce nom. 11 l'introduisait daos la ma-| trice , eu le dirigeant avec quelques doigts de l’une des mains, en conduisait la pointe sur l'ovale supérieur , soit dans la fontanelle antérieure, soit dans La suture sagittale, puis le faisait pénétrer dans la cavité du crâne, Quand il avait fait au euir chevelu et aux membranes du cer- | même , fondant ce conseil sur le résultat de leur expérience? Faut-il veau une ouverture suffisante pour l'évacuation de la matière cérébrale, | conséquemment attendre la macération du fœtus? Cette macération ne il faisait passer dans cette ouverture un autre instrument qu'il nommail | pourrait-elle pas être dangereuse pour la femme (1)? Telles sont les tire-tête, à cause de son usage. Ce tire-tête était composé d’une tige de $ questions que les auteurs ont agitées. Si le bassin est petit et non dédix pouces de longueur, de la grosseur du petit doigt, el terminée, à | ormé, s'il a, par exemple , deux pouces trois quarts, post Lise l'une de ses extrémités , par deux plaques rondes de la largeur d'une} ape une tête de volume ordinaire, quand la perforation de la voûte ièce de 5 fr. , dont l'une supérieure était mobile, et l'autre, immobi- crâne aura été pratiquée, les organes génitaux de la femme étant e, était horiontale. Il introduisait cet instrument , la première} supposés parfaitement sains. Mais 51 le détroit sbdomival est déformé ; si de plus le diamètre sacro-pubien n'a que deux pouces et dem , il

pince étant placée parallélement à la tige , tournait ensuite la vis; alors la plaque ve se plaçait horizontalement , la plaque infé-|lest certain alors que la perforation de la voûte du crâne ne diminuera L t assez le volume de la tête, pour que sa base ‘raverse librement

rieure se rapprochait de la supérieure , de sorte que toutes deux ser-|| point ensuite le bassin. Ii est donc des cas où cette opération seule peut

raient les os de la voûte du crâne. Mauriceau exerçait ensuite des tractions sur Ja tête, pour l'amener en dehors. Cet instrument lui paraissait me , comme aussi 11 en est d'autres où elle est insuffisante. | on, emarques sur cette opération. Il n’est pas toujours aussi faci

Peu préférait le crochet aigu à l'instrument que je viens de décrire, | les pe. le disent, d'enfoncer la pointe Fe rannt he

pre que selon lui, le tire-tête avait pour effet de tuer le fœtus, tandis que | des sutures ou dans l'une des fontanelles, même quand le fœtus présente e crochet l'arrachait quelquefois vivant du sein de la mère. À la j'au détroit abdominal l'ovale supérieur, parce que Ja tête est poussée

vérité le fœtus portait ses trac-s de l'instrument, qui avait été implante | d'avant en arrière contre la saillie sacro-vertébrale ; l'ovale supérieur taotèt sur un œil, tantôt dans l’une des oreilles. L'enfant n'avait done, Fest alors situé obliquement au vide du bassin. On ne peut donc pas d'après cet auteur, que l'inconvénient de naître aveugle, sourd, ouf rencontrer avec autant de promptitude et de facilité qu'on le croirait, avec une autre infrmité. : : 'après les auteurs, ces espaces membraneux. Il faudrait, pour les at-

Smellie avait imaginé, dans le mème but, une paire de ciseaux dont | teindre , porter l'instrument fort obliquement d'arritie en avant et de les lames étaient tranchantes en dehors. Après avoir saisi la tête du fæ- bas en haut, à une hauteur assez considérable ; aussi dans quelques cirtus avec la main gauche, et pris de la droite son instrument dont 11 | constances où l'on n'a pu faire parvenir jusqu’à ces espaces la pointe de avait recouvert la pointe d'une boule de cire, il le glissait sur La face | j'instrument , a-t-on été obligé de perforer lun des pariétaux pour vipalmaire de la man introduite, le plongeait dans le cuir chevelu ; [der la cavité du crâne , ce jue prouve la dernière observalion da on et écartait les anneaux afin que les lamesen terminassent l'incision. La | ième mémoire de madame Lac apelle. Mais est-il plus avantageux matière cérébrale s'écoulait en partie, et l'action de la mairice poussait | ans un cas aussi difficile, de faire à l'exemple de cette saue-fossnes la tête à travers le bassin, Aujourd'hui on se sert encore de cet instru- |]; version du fœtus, dans l'intention de l'extraire ensuite avec plus de ment. J.-L. Baudelocque et madame Lachapelle le préféraient à tous! facilité et de reconnaitre s'ilest vivant ou mort, pour faire, dans le les autres perforateurs. Quant à ces ciseaux, je crois que leur usageE bremier cas, la symphyséotomie ; tt dans le srl, la perforation de peut être quelquefois dasgereux, parce que pendant l'effort qui fait ||s voûte du crâne : pénétrer leur pointe dans le crâne , celle-ci peut aller plus loin, traver- | Discutons cette double proposition : ser Letrou occipital, et même l'os occipital, perforer le euir chevelu, et} 1° La version du fœtus, qu'il soit vivant où mort, ne se fait pas sans blesser les parties de la femme. Je we serais blessé dans mes expérien-| difficulté ; elle expose en outre les jours de la femme ; car cette opéra: ces, si je n'avais promptement liché La tête. On lit d'ailleurs dans |tion peut produire l'inflammation de la matrice. La version terminée une monographie sur l'accouchement par dar , par M. Champion, let Le fœtus attiré au niveau du détroit abdominal jusqu’à la tête, nonde Bar-le-Duc, qu'un chirurgien des plus wabiles , se servant autre-! seulement l'extraction de celle-ci n'est pas plus avancée, mais elle est fois des ciseaux de Smellie dans un accouchement, en enfonça la pointe dans Le sacrum de la mère, à la profondeur d'un pouce et demi.

De quelque manière du reste que l'on ait ouvert latête du fœtus, |

terinine le forceps , ainsi que je l'ai vu faire; le crâne une fois ouvert

avec le doigt iodicateur recourbé, ou avec un crochet mousse passé dans sa cavité, on la vide du reste de la matière cérébrale, on y fait des injections suivant le conseil de Buër , et l'on abandonne ensuite l'expulsion du fœtus aux contractions utérines. Mais si le bassin est petit relativement à la base du crâne, ou s'il est déformé à tel point que cette base qui est, comme on sait, incompressible , ne puisse pas être poussée au-debors sans une longue suite de contractions uterines

que faut-il faire? Faut il imiter la conduite de Boër et de plusieurs autres, qui veulent que l’on atteade que la nature se débarrasse d'elle-

si bien remplir ses vues, qu'il l'appelait merveilleux.

oo

(1) Un fait qui s'est passé at -a os l'Hôtel-Divu prouve combien il est

, : nn: : * : : dangereux d'attendre la macération du fœtas. Une femme en couches, dans la Je ë ke mod cs pra pere avec la Leg rh pra pe VE matrice de laquelle on avait laissé la téte de l'enfant gs l'acconchement dn me quelques-uns le veulent; avec les ciseaux de Smellie, comme a Plu-irone, y mourut; à l'ouverture de corps, le fond de la matrice présenta une part le pratiquent encure , ou bien avec la pointe du erochet aigu qui perforation spontanée.

Adopté avec un amendement qui éteud cette disposition aux écoles préparatoi- | les démonsirateurs, qui paraissent destinés à remplacer les agrégés, on a jugé res. On passe au chap. 2, qui traite des professeurs. qu'il suflisait d'en nommer selon les besoins de l'enseignement, Le troisième pa-

« Ant. X. Les écoles préparatoires sont composées 4° d'au moins six , et d'au aphe leur est dune dercon applicable , et le second demeure supprimé. n Art. XI, Les professeurs et les démonstratcurs des écoles préparatoires ou

lus doure professeurs, dont Fun a le titre et rem lit les fonctions de directeur ; L F p ; ; : des Facultés de médecine pe reçoivent, en dehors de leurs émolumens, aucune

L° d'au moins six et d'au plus doute démonstrateurs,» î ; Il parait nécessaire, en effet, que toute école possède au moins six professeurs , rétribution ni pour les cours pi pour les actes prohatoires, » Cet article a soulevé une vive discus 107, AON Pas pour les professeurs , enais

dont chacun devra faire au moins deux cours d'après l'art. 3 ; mais où était le e dl |

besoin d'en limiter le nombre? Si quelque ville riche et populeuse, si Marseille , || pour Les démonstrateurs N'était-1l pas injuste d'empêcher ces jeunes gens de faire

ar exemple, où l'on ne propose pas d'élever une Faculié, peut et veut augmenter sc chemin, de s'exercer far Avance du professorat, de se créer un revenu ho-

le personnel de son école alio d'y attirer Les élèves de tout le littoral , pourquoi } norable ? M. Orila a fait remarquer que non-seulement on leur permettait de

uw ettre des limites à une liberté tonte favorable à la science? L'article a donc été } professer, mais qu'ils étaient mére obligés de faire des démonstrations et des ré-

amendé en ce sens que be nombre dés professeurs et des démonstrsteurs ne sera | pettions, qui, dans L'état actuel des études, seront des cours vérit. bles. Seule ment, ces cours doi eat être faits dans Fécole , et les émolumens des démons

jamais au-dessous de six, mais pourra dépasser indéfiniment ce nombre. ! | Lateucs leur sont précisément alloués pour les faire gratuits, L'article a donc été

« Ant, XI, Les Facultés de médecine seront composées 1° d'au moins douse u adopté , et méme confirmé par cet amendement, que ni professeurs mi démons trateurs ne pourront faire de cours hors des écoles.

et d'ao plus vingt-quatre professeurs ; 2° d'au moins doure et d'au plus vingt-qua tre démonstrateurs ; 3° d'un vombre d'aides démonstrateurs déterminé d'apoes les

x Art. XHL Les professeurs des écoles et des Facultés de médecine ae peuvent

comuler plusieurs chaires rélrihuées. »

besoins de l'enseignement. »

Modifié dans le sens de l'article précédent. En effet, à prendre pour esemple la ‘ : Faculté de Paris, comment réduire à vingt-quatre professeurs une école quien a] Mollement attaqué , vivement défendu, cet article à passé à la presque unanidéjà vingt-cinq, et où l'ensignement est loin d'être complet ? br person- | m nes craigonient que la facilité de créer des chaires en nombre indéfmi , si on la laissait au gouveruement , ne Goit par peupler Les Facultés d'hommes médiocres ; mais d'abord une chaire nour elle, méme mal remplie, ne saurait nuire ; à la première vaconce, où lui donnerait un occupant plus digne, et enfin toute Domination se faisant ‘au concours , il ne reste pas méme l'ombre d'une objection. Pour

He. ,

a Act. XIV. Toute permutation de chaire est interdite, w

Excellent article, dont l'ornission dans les a agree actnels à causé plus d'un sesndale qu'il aurait été prudent d'éviter. La seule raison pour permettre ces sores de changemens était L'avantage tout spécial qui résullait pour les profeseurs de voyager ainsi de chaire en chaire selon leur convenance et leur commodité,

même rendue plus pénible; car on ne peut plus la perforer que par! l'un des points de sa Lase.

2° La version du fœtus opérée, est-il possible de reconnaître dans ls plupart des cas, je ne dis parer , mais seulement d'une mapière approximative, si le fœtus est vivant ou mort? Madame Lachapelle avait-elle oublié qu'il est des cas dans lesquels nous ne savons pas, quoique l'enfant soit déjà né, s’il est vivant où mort, à moins qu'il ne respire immédiatement après son expulsion? Conséquemment, que devient le précepte établi par elle de pratiquer la symphyséotomie, si le fœtus étant extrait en partie, c’est-à-dire jusqu'à la tête, est jugé vivant ? Cette sage-femme, qui a pritiqué la

distingué ces cas l'un de l'autre? N'a-t-elle pas éprouvé quelquefois la crainte de porter l'instrument sur un enfant vivant qu'elle croyait mort? car l'interraption de la circulation de la mère au fœtus, à gg il est soumis pendant son extraction à travers le bassin, suffit de reste

es exposer son existence, qu’il aurait peut être conservée, si ma-|

e Lachapelle le croyant mort, parce qu'en effet il présentait les sigues d'une mort apparente , ne lui avait perforé le crâne. Si le fœtus est reconnu vivant, continue madame Lachapelle , il faut

pratiquer la symphyséotomie ; mais le temps que demanderait l'exécn-|

tion de cette opération , ne suffrait.il pas pour causer la mort du fœtus, la circulation étant déjà suspendue par la compression que le col de la matrice exerce sur le cordon ombilical ?

Si le fœtus est mort , il faut, dit elle, prati voûte du crâne ; mais est-elle devenue plus facile cette perforation à la-

quelle elle a recours enfin? Elle nous fournit elle-même la preuve du]

contraire dans son ouvrage ; car on voit, dans la dernière observation de son onzième mémoire, qu'elle fut ohligée d'enfoncer, à force de bras, la pointe des ciseaux de Smellie daos le pariétal qui se trouvait derrière la sgmphyse pubienne : l’habile sage-femme et son neveu M. Dugès , se sont mis tour à tour à l'œuvre dans cet accouchement. À la vérité Ja femme a survécu ; mais combien d'autres auraient succomhé à la suite de pareilles manœuvre !

Il faut encore faire nne autre observation relativement au manuel opé-

ugé rforation de la voûts L crâne, at-elle positivement vu des cas où le fœtus était vivaut, et des| cas où elle aurait pu affirmer qu'il était mort? A quels signes a-t-elle || 2°

ani la perforation de la |

cérébrale est suffisante pour l'expulsion du fœtus, il faut la confier à l'action de la matrice, et surtout ne point imiter la conduite de madame Lachapelle, qui pratiquait encore la version, parce qu'elle regardait comme un grand avantage de pouvoir exécuter des tractibns sur la mchoire inférieure; aussi quand, après avoir fait la version, elle ‘avait amené Ja tête au détroit abdominal , cette sage-femme introduisant fondémeot deux doigts dans la bouche , employait toutes ses forces à tirer sur cette partie ; enfin , quandelle était épuisée de fatigue et réduite à ne plus agir avec ses mains seules, elle conduisait un crochet mousse dans l'une des narines, ou dans un des orbites, et renouvelait ses ef. forts,

De la perforation de la vodte du crdne, le fœtus présentant L'ovale antérieur de la téte, ou le visage, au detroit abdominal:

| I doit être bien plus difficile encore de pratiquer la perforation de la | voûte du crâne rs le fœtus présente l'ovale antérieur de la tète au | détroit abdomina | Comment alors l’accoucheur pourrait-il atteindre avec les ciseaux de Smellie, ou tout autre instrument , les espaces membraneux qui se trouvent sur l'ovale supérieur ? Enfoncera-t-il La pointe de ces ciseaux | dans l'un des orbites ? Mais s'il prend ce parti, il ne lui sera pas poslsible d'ouvrir l'instrument , et, Les os qui constituent le cesc'e orbita're ne cédant pas, la matière cérébrale ne s'écoulera point à travers La fente | mhénidl , supposant qu'elle soit brisée. L'accoucheur serait done | forcé, s'il ne voulait pas se servir de mon instrument , ou s'il ne l'avait | pas sous La main, de faire d'abord la version du fœtus pour pratiquer lensuite la perforation de la voûte du crâne, lorsqne la base serait arrivée au niveau du détroit abdominal; mais l'opération serait-elle par |là devenue moins grave, la délivrance de la femme plus facile ?

[3° De la perforation de la vote du cräne , le fœtus présentant l'extrémité inférieure du tronc au détroit abdowinal.

Que le fœtus présente les fesses, les genoux ou les pieds , au détroit abdominal , le procédé opératoire est le même. Si le fœtus présente l'extrémité mférieure du tronc au détroit abdo

ratoire lui-même. Les accoucheurs qui pratiquent la perforation de la} minal d'un bassin déformé, l'étendue du diamètre sacro-pubien étant voûte du crâne avec le crochet aigu, font nécessairement plus de mal au-dessous de deux pouces trois quar's , il est possible, il arrivera ve les autres, parce qu'ils se proposent, en employant cet instrument | même le plus souvent , que la plus grande Sera de la tête, qui se

ns tous les cas de petitesse ou de déformation du bassin , de vider la ltrouvera plus tard au niveau du detroit à inal, ne pourra pas en cavité du crâne, et d'avoir un point fixe sur les os de La base afin d'o-traverser le diamètre antéro-postérieur ; c'est ce que l'on a vu maintes

pérer sur eux des tractions; or, comme ils veulent tout d'un coup terminer l'accouchement, suivant leur expression ; qu'ils n’attendent pas, ri tirer sur le crochet, que toute la matière cérébrale soit évacuce

vent, je le répète, faire plus de mal que ceux qui attendent, pendant un certain temps l'effet de la perforation de la voûte du crâue, qu'ils ent d'abord pratiquée avec an autre instrument.

En résumé, dans l'accouchement laborieux où l'ovale supér eur de la tête se présente au détroit abdominal , et où le fœtus est mort , il ne faut pas aire d’abord la version du fœtus, mais essayer de l'extraire à

l'aide du forceps , et si cet instrument est insuffisant , pratiquer la per-} foration de la voûte du cränc. Gette opération étant terminée , si la di-

œinution du volume de la tête obtenue par l'évacuation de la matière

rs de la cavité du crâne ; et qu'ils s'efforcent d’arracher latète, ils doi- |

fois. Mais il est aussi des circonstances dans lesquelles la tête pourra franchir ce détroit sans opération , principalement s'il est peu déforme: à plus forte raison pourrait-elle traverser un diamètre de la même étendue, si la forme du détroit abdomioal étsit cylindrique, le diamètre bi. pariétal de la tête du fœtus étant au-dessous de ses dimensions ordinaires.

Après l'expulsion ou l'extraction du tronc et des extrémités thoraciques, la tête restera donc seule au détroit abdomiual.

Mais il s'en faut de beaucoup que*la perforation de la voûte du

[crâne , le fœtus présentant l'extrémité pelvienne au-dessns d'un bassin

déformé dent le diamètre autéro-postéricur a la même étendue qne cidessus, soit aussi facile à + que quand Île fœtus présente l'ovale supérieur de La tête au détroit abdominal.

Cetie raison à été donnée dans toute sa force; elle à fait fort pou d'impression sur l'assemblée où, par parenthèse, nous n'avons pas aperçu jusqu’ présent le plus petit brin de prefissur. L'article a été adopté dans toute sa crudité,

“ Art. XV. Toute chaire vacante par décès, À au concours, »

Autrement s'a;ant point paru assez explicite, on a espressément ajouté : Æ£! toute chaire nouvelle,

# Art, XVI. Le titre de professeur est inamovible. »

Non-seulement le titre, mais les fonctions doivent l'étre. L'article a été adopté avec cette rédaction e étte et plus précise, proposée par M. Orfla: Les professeurs sont inamovibles, Nous applaulissons au principe ; mais il aurait cepen. dant fallu prévoir le cas où des inlirmités survenues avant l'âge, obligeraient ua professeur à délaisser son cours et ses élèves, À Dieu ne ylaise que nous rejetions alors déda'gn: usement du cadre des écoles des hommes honorsbles qui auront acquis leur place au titre le pe légitime , le concours , et dont les infirinités seront quelquefors dues à un excès de zéle pour la science. Maïs l'enscignement est comme La guerre, où sncun poste ne saurait être abandonné s505 danger; au soldat éclopé les Invalides ; au prof.sseur infirm une bonorable retraite , avec La conservation de son titre et d'utre partie de ses appuintenu ns. Cette circonstance n'a pas cté prévue, el elle devait l'être ; 5 faut espérer qu'elle fera l'objet d'une motion spéciale. Quant aux inbrmités ou même à l'affaiblissement des facultés dd aux progrès de l'âge, on y à pourvu par l'article suivant, adopté sans discussion.

e Art, XNIL. Les professeurs ont aticiot l'âge de retraite à 65 ons pour kes chaires de cliniqare, et à 60 aus pour toutes les autres chaires,

Le care des ccol s ainsi rempli, ke sort des professeurs réglé; il restait à fixer

té sciences, abattu avec tant de peine cn 4830, après ane révolution

éau:siou où autrement , est nise | ré n'égré à

h les devoirs des élèves et les conditions de La tcolanité , sujet du chap, 3. Ce

'ahapiter a été discuté et volé, aun sans de vives discussions, Le bucralanréat £s. litique, à été paremi des obetacles qui défendront Le seuil des Facultés. Les élèves À pourront duc s'écrier : Encore un des fraits de la révolution qu'on nous dérobe! ais vous ne voulons pas anticiper sur celte discusion; et nous €n rendrous compte en méme temps que de celle du chap. 4, consacré aux réceptions. Ces deux

Esnjets sont liés d'une manière trop étroite pour les séparer. La prochaine séance aura lieu dimanche, à 3 heurcs, sans convocation spécuale,

— RECUERCRES ANATOMICO-PATIOLOGIQUES SUR L'ENCÉFHALE ET SES DÉTENoaxces , par F. Lascemaxn, profe-seur de clinique chirurgicale à La Faculté de médecine de Montpellier, chirurgien en chef de l'hôpital civil et militaire de La mime ville. Lettre huitième. Prix : 3 fr. 25 et 4 fr, franc de pert. La neuviènse est sous presse. — À Paris, chez M. Béchet jeune , libraire de la Facullé de médécine, place de l'Ecole-de-Médecine, n° 4.

—CUNIQUE MÉDICALE DE L'udPsrar xECRER, Où recerches et observations sur la nature, le traitement et les causes physiques des maladies ; précédées de cons: dérations sur l'art d'observer et de laire ces considérations en médecine ; par E. Bricheteau, médecin de cet bôpital, À vol. in-8°, pris 6 fe, Cet ouvrage se trouve à la librairie des sciences médicales de Just-Rouvicr et E. Leébouvier, ruc de 1 Ecole-de-Médecine, n°8, Paris.

Quand il s'agit de perlorer la voûte du crâne, l'ovale supérieur de la tête se présentant au détroit abdominal, on peut enfoncer le plus souvent avec facilité l'instrument dans l'un des espaces membraneux ; mais dans l'accouchement où le fœtus présente au détroit abdomioal l'extrémité inférieure du tronc, il n'en est pas de même. Lorsque le tronc étant expulsé , la tête arrive au niveau de ce détroit, alors la du crâne se présente, c'est elle qu'il faut perforer. Les auteurs donnent bien le conseil de porter l'instrument sur la suture frontale, ou sur l'une des fontanelles latérales et postérieures de la tête, mais comment les sentir et les reconnaitre ? L'accoucheur est réduit le plus souvent à essayer de perforer les espaces membraneux de l'ovale supérieur , ou les os même de la voûte du crâne , ne pouvant vaincre la résistance de ceux qui en constituent la base; mais alors l'instrument ne grrr atteindre ces espaces membraneux , ni pénétrer dans les os de a voûte du crane, glisse sur eux et peut percer le vagin et d'autres viscères : combien de bis ces accidens ne sont-ils pas arrivés ?

$ IT. DE La VERVORATION DE LA BASE DU CRANE.

La perforation de la base du crâne, encore appelée céphalotomie , se pratique dans deux circonstances : lorsque Ja Fn vrrien de la voûte du crâne n'a point assez diminué le volume de la tête, soit que le fœtus ait présenté la tête, soit qu'il ait présenté l'extrémité inférieure du tronc au détroit abdominal. Si, plusieurs heures après que la perforation de la voûte du crâne a été pratiquée, la matrice n'a pas poussé le fœtus dans la cavité pelvienne , le diamètre sacro-pubien étant de 2 pouces et demi et même au-dessus, il est nécessaire de pratiquerla perforation de la base du crâne. Dans les temps les plus anciens , quelques accoucheurs se servaient de longues pinces propres à briser lesos; de nos jours, la plupart mettent encore en usage le crochet aigu qui se trouve sous la lenulle du forceps ordinaire ; quelques-uns même pratiquent à la fois avec cet instrument la Sehosnin de la voûte et celle de la base du crâne.

L'accoucheur ayant saisi la tête du fætusavec la main gauche, les quatre derniers doigts placés sur l'un de ses côtés , et le pouce sur le eûté opposé, prend de la main droite le crochet , et le conduit dans les par. ties de la femme, le long de la face palmaire de la main gauche, jusqu'à ce que sa pointe soit arrivée au-dessus de la tête. Alors il la dirige vers celle-ci, et cherche à l'y fixer. Lorsqu'il pense que le crochet est solide. ment implanté sur les os de la base du crâne , il exerce des tractions ; mais bientôt l'instrument est attiré au-dehors, soit que la tête vacille sur le détroit abdominal , soit que la pointe ne s’eofonce pas dans les 08 de la base du crâne. 11 peut donc arriver qu'avant d’avoir terminé le brisement de la base du crâne, 1l ait été obligé de réintroduire le crochet un ‘rès-grand nombre de fois dans les parties de la femme, Quant au conseil que dunnent les auteurs de fixer la tête avec l'une des mains , Boër le tourne en ridicule, en s'écriant : uQuel bizarre désir , que celui de vouloir s'inplanter un crochet dans les mains! » En effet, il est presque sempossible de pratiquer éctieopérationsans se blesser soi-même.

J'ai vu cet accident arriver à un accoucheur , lorsqu'il pratiquait la perforation de la tête, et j'ai entendu dire que Mme Lachapelle avait toujours quelques déchirures aux doigts à la suite de cette opération, Si dune l'accoucheur ne pent manquer de se déchirer les doigts , n'eston pas cn droit de soupçonner qu'il peut aussi bien lacérer les parties de la femme ? [n'y a donc dans cette opération ni sûreté pour l'accoucheur, ni sûreté pour la femme. A la vérité, on alléguera que la conduite de l’accoucheur est dictée par la prudence, puisqu'il a la générosite de s'exposer à des blessures pour en préserver La femme ; mais cette précaution même prouve que le procédé qu'il met en usige est exirèmement dangereux : c'est ce dont on peut se convaincre , du reste, en lisant le résultat des opérations de ce genre qui ont été pratiquécs à la maison d'accouchement de Paris.

Beaucoup d'accoucheurs ont déjà signalé les dangers des instramens aigus : ep France, Levret et Coutoulÿ, en Angleterre , Smellie, les avaient reconnus, et lons trois avaient cherché à corriger le crochet dont ils se servaient, Levret imagina une gaîne qui devait en recevoir la potate dès qu'elle Lcherait prise ; cette gaine était fixée à la tige du crochet, et remplaçait les doigts que l'accoucheur met au-dévant de sa

end Convaincu plus tard de l’inutilité de ectte correction, l'auteur ‘abandonna. Coutouly avait fait confectiunner un forceps dont les bran-

Les : , par d'autres terminées par des crochets aigus ; enfin Swellie avait eu l'idée de réunir deux crochets aigus à La manière des branches du forceps dont 1l se ser-

ches s'enlevaient à nd. et pouvaient être remplacées

vait,

Burton avait également imaginé ua instrument propre à vider la ca-

les planches qui représentcot cet instrument dans l'ouvrage de cet accoucheur,

De nos jours , M. Davis , accoucheur anglais, ayant sans donte l'intention de rendre l'exécution de l'opération plus rapide, a fait faire un crochet aigu solide qui se termine par trois dents recourbées.

Boër , accoucheur de la maison d'accouchemeut de Vienne , a fait exécuter un instrument semblable aux tenettes dont on se sert pour extraire la pierre de la vessie, et dont les cuillers sont garnies de trois pointes. Cet instrument lui sertà l'extraction des os de la tête; m1: quoique très-bon, suivant est auteur, il doit cependant avoir pour inconvénient de nécessiter de fréquentes introductions dans les parties génitales, avant d'avoir extrait les os de la base du crâne , et suffisamment diminué son volume,

Dans ces derniers temps , M. Dugès a proposé un intrument ingépieux , propre à briser en éclats et tout d’un coup la base du crâne : c'est une espèce de vis ou tire-fond dont la tige, montée sur un manche, est de dix pouces de longueur, et terminée par divers pas dont La hauteur totale est d'un pouce et demi ; la largeur du pas de vis qui correspond à la tige est d'un pouce ct demi; celle des autres diminue successivement. L'auteur à fait sur le cadavre des expériences qui l'ont confiemé dans l'opinion avantageuse qu'il s'est faite de son instrument. Comme on le voit, il a conçu l'idée de caleuler la hauteur de l'instrument sur celle de la base du crâne ; néanmoins j'en crois l'usage dangereux, puisqu'on pourrait en porter l'extrémité sur un point de la base du crâne autre que le sphénoïde, os qu'il faut surtont faire éclater, puisqu'il en forme le coin ou le lieu de jonction; on pourrait le porter,

par exemple, sur l'os occipital, où même dans le grand trou de cet os ; et sa pointe irait alors percer le cuir chevelu du fœtus et les parties de la femme.

De toutes ces considérations, il résulte que je suis fondé à rejeter tous les instrumens aigus et tranchans qui agissent soit en dehors de la base du crâne, soit en dedans de la voûte du crâne , parce qu'ils nécessitent de fréquentes introductions dans les parties génitales de la femme , avant que le volume de la tête soit suffisamment diminué, et qu'ils produisent l'inflammation de ces parties , sinon de plus fâcheux résultats , comme le prouve le relevé de la pratique de la maison d'accouchement.

LISTE DS FEMMES QUI ONT SCRI LA PERFORATION DE LA TÊTE D£ LEUR ENFANT À LA MAISON D'ACCOUCHEMENT DE Pams, et dont Me Lachapelle parle dans son onzième mémoire. Il ne sera question que de celles qui ont été opérées soit Le J.-L. Baudelocque, soit par M, Antoine Dubois, ou par madame Lachapelle. Sur nn totol de vingt-une opérations, dont quelques-unes sur les mêmes femmes, sept furent suivies de mort, et onze seulement d'une guérison complète au sortir de l'hôpital. La déformation du bassin variait depuis trois pouces jusqu'à dix-

neuf lignes. Ainsi il y avait :

2 lussies dont Fétendue n'est poias sssignéc.

: de trois pouces.

de deux poutes trois quarts.

de deux pouces et demi.

de deux pouces un quart,

de deux pouces.

de dix-neuf lignes.

mor hé

LEITTII

Voici l'analyse exacte de toutes ces observations :

N° X. Fil. À... — Batsin de deux pouces et un quart ; perforation de la voûte du crâne ; ablation du pariétal droit ; version facile ; la tète seule résiste, et ne peat tre entrainée qu'à l'aide d'un cruchet a:gu itplauté dans l'ovcipital; ma nœuvres durant qualec heures; enfant de cio à six livres ; femme morte de péritonite {rois jours après.

N° XI. Franç. Laus…. — Bassin de deux pouces uo quart; perforation du erne; version ; enfant de quatie livres. | Lans un sccoud accouchement , la méme femme subit la symphyséotomie.

N° XVI. À. Viet. Hen.… — Bassin petit ; pos de la voûte du crâné ; version impossible, à cause du resscrremient de la matrice ; crochet sigu sa0$ succès ; la tite s'engage à peine dans Je détroit abdomival, Le Lndena'o , nouvelles tentatives saas résultat. tant de la part de madame Lachopelle que de celle de moe oncle. La femme s'aflaiblit et meurt cinq jours après 4 commencement du travail.

2, Mart…., — Daxon extrémement irrégulier ; femme en travail denns quatre jours ét dans un mauvais état quand elle entre à La maison d'accouchement ; rupture des membranrs depuis deux jours ; tête das l'excavtion ; perforation de voûte du crûne; la femme meurt.

N° XVII 4. Thér. Mach... — Bassin de deus pouces trois quards ; pneumonie

vité du crâne et à extraire la tête; il l'appelait extracteur. On peut voiri]peadant Li grossesse; perforation de ls voûte du crâne; expukion uuturclle du

rforation du crâne , 3 version da fœtus, qui fut impossible à Lsoess du resserrement de 12 sh trice, puis l'application, sans succès, d'uo crochet aigu ; que le lendemaio 09 fit de nouvelles tentatives également inutiles , et que le strlendemain la femme s'affaiblit et mourut sans avoir été débarrasse,

En étudiant ces observations ; on ne peut se défendre d'étonnement ea voyant la mortalité des femmes être si peu considérable relativement au nombre des opérations qu'elles ont subies , à La force qui a dà être TE pour les terminer, et à leur durée. Les femmes qui ont survéeu doivent donc se féliciter d'avoir eu l'assistance de personnes aussi habiles que celles-là.

Quant aux femmes qui ont succombé à la maison d'accouchement de Vienne, il est impossible d'en indiquer le nombre d'après l'ouvrage même de Boër ; seulement l'on doit supposer qu'il a été peu considéra. ble, parce qu'après avoir pratiqué ca perforation de la voûte du crâne tantôt cet accoucheur abandonvait l'expulsion de la tête aux contrac: Lions de la matrice, tantôt il en faisait l'extraction , sans doute suivant l'état du bassin ; d'ailleurs, pour exéeuter la perforation de la voûte du cr4ve, il se servait d'une longue pince avec laquelle ilenarrachait les 08: et ea conséquence cet instrument n'avait d'autre inconvénient fâcheux que sou introduction fréquente dans les parties de la femme.

fœtus dix minales après ; enfant de six livees; la femme meurt de pneamonie le || par elle et par mon oncle , on a fait |a septième jour.

2. Joséphine Grij.. — Bassin de deux ponces et demi. Tentatives inutiles faites en ville , vingt-quatre heures après le commencement da travail, pour opéver l'accouchement, et six heures après, arrivée de cette femene à la maison d'accouchement. Perforation de La voûte du crâne ; expnlsion promyte d'en enfant de quatre livres ; femme guérie après une Gèvre ioflummatoire fort légère,

N°XVIIL 4. C. Desh. — Bassin de trois pouces ; forceps inutile; nouvelle application de cet instrument encore inutie; perforation de la voûte du crâne; introduction d'un crochet mousse dans l'ouverture du crâne, qui n'offre pas une prise suflisante , pers introduction d'un crochet aigu; dès lors extraction facile ; égfant de cioq livres et demie ; la femme meurt de péritonite deus jours après.

2. Ant, Bour... — Bassin de deux pouces et demie; perforation de la voûte d® 3 version ; enfant de sept livres,

La même , à un Lroissème accouchement : perforation de la voûte du crâne; extraction de plusieurs os ; répos d'une heure; crochet aigu; enfant de six livres trois quarts.

La mème , à an quatrième areouchement : rersion du fstus impossible ; perfo. ration de la voûte du crâne à l'aide d'on crochet aigu fixé sur la partie postérieure du pariétal droit ; ce crochet emporte une partie du crâne, qui se vide; le erochet est replacé; application de La branche drcite du forceps sur le pariétal gauche, en devant , et à gauche du bassin; enfant de sept livres, Le travail avait duré quinze heures ; femme gaérie.

N° XIX... L. Franc... — Hasun de deux pouces un quart; spplication du crochet sign ; celui-ci est Gxé sur l'occipital. Les ciseaux de Smelle ouvrent la fontanelle postérieure ; l'occipital et les pariétaux sont déchirés sans avantage par le crochet aigu ; enfsnt de cinq livres.

La même, à wo second accouchement, subit la perforation de la voûte du crâne. Nul autre renseignement.

La rmoême , à ua troisieme accouchement : présentalion des pieds, de l'une des maas et du cordon ombibcal; perforation de la voûte du crâne; enfant de six Livres ; elle meurt de péritonite quelques jours après.

3. Victoire Boul. — Bassin de deux pouces et demi ; perforation de la voûte du crâne ; arrachement des os du crâne ; version ioulile. ( Ces deux opérations ont été faites ca ville.) Arrivée de la femme à la maisoo d'accouchement ; bains, injections ; rer-ion difficile; enfant de tross livres ; femme guérie,

Ons. J'ai assisté à l'ouverture du cadovre d'une femme, morte en 1528, dont le bassin n'avait que deux pouces un quart d'avant en arrière a‘ détroit ahdomival ct chez laquelle où avait pratiqué avec le crocbet sigu la perforation de La tête du fætus. J'ai vu le vagin criblé de perforations et le périoste du pubis ganche dé. collé et arraché, Ce fat en vain que l'on chercha la vessie et le canal de l'urètre. Enôn , en dépouillant plus tard le bassin de ses parties molles , j'y reconnus deux fractors. L'uve de ces fractures occupait le bord antérieur du corps du pubis gauche et prouvait clairement que le crochet avait quitté le lieu de la tête sur le

el 1} était Gaé et qu'il avait Lourné sue san axe entre les mains de l'opérateur ; l'autre sillonnait, dans toute sa longueur, la face isteroe du corps du pubis füuche, qui était brisé en Lotalité : ce qui expliquait l'arrachemeat de la vessie da canal de l'urèire et du périvste. d

Cette opération ayant été faite par un accoucheur habile, j'en ai conclu que les dangers du crochet aigu sont inévitables entre les mains même les plus exercées.

4. Frauç. Surc.. — Dassin de deux pouces et demi; version; perforation de la voûte du crâne; extraction facile ; enfant de rolame erdigaire ; femme guérie.

5. Mad. Gent... — Bassin de dix-neuf lignes; présentation des pieds ; adducton des membres abdominaux ; perforation de la voûte et de la base du crâne; enfant de volume ordinaire ; morte d'épuisement le même jour.

6. Cath. Boit… — Bassin de deux pouces et demi ; perforation de la voûte du crâne; version: enfant de cinq livres; Ls fensme est prise de gastro-entérite , non guérie lors da départ,

7. Dup... — Arrivée à la maison d'accouchement après trois jones de trarail et diverses lentatives de version et d'apphcation du forceps : bassin de trois pouces ; L nouvelles tentatives d'application du forceps également mutiles ; version impos- | sible; perforation de la voûte du crâne ; application d'un crochet qui déchire le | crâne; version pénible, mais terminée; enfant de quatre livres ; Le travail avait duré quatre-vingt-seise heures ; femme guérie.

… Ons. Un autre faità peu près st mblable au précédent est arrivé à maconnaissance il y a quelques années, Chez une femme en travail, an crut nécessaire d'appli

le forceps, parce que l'accouchement n'arsaçait pas ; on ne put enirainer la tête. Alors où rucuurut à l'usage du erochet aigu ; la femme fut dehvrce; mis quinze jours après euviron, elle saccomha. À l'onrerture du corps , ou trouva le vagin perforé ; l'ane des perlorations avait entamé la pa où recto-vaginale ; car des maliéres fécales étaient dans le vagin. Dans ce cas , le bassin était petit, n'ayant que {rois pouces un quart au diamètre sacro-pubien ; dy reste, assez régulier,

En résumé , le crochet aigu n'a pas pour effet de diminuer immédiatement le volume de la tête ; ce n'est qu'en ajoutant de grandes forces à cet instrument qu'il peut briser la base du crâne. La plupart des accou-

N° XX. — Basin estimé à deux pouces au plus ; seconchée pour la première || cheurs avouent d'ailleurs qu'il produit les lésions les plus graves dans fois le 26 mai 4848; rersiou; perforation de la voite da crâne et apylication du | les parties de la femme : voici ce que dit J.-L. Baudelocque à cet égard. crochet aigu. | | Re (Mémoire sur l'opération césarienne , vendémiaire an VII , pag. 33.) *

La mème A 72 eg Li as à terme et D ls. tosdours ll a Que ne doit-on pas craindre, pour la femme, de l'usage À croenphenn ns & fout Hécranesihes, 254 en mans les: Dans ® chet aigu , conduit profondément sans guide et comme au hasard ? goérie. » sera-t-on assuré d'en implanter constamment la pointe sur la tête du

» fœtus, et lorsqu'elle s'en écartera, de la détourner des parties de la e 3 tde « » mère, qui l'enveloppent si étroitement ?… Il ne serait pas difficile de est dit que les femmes sont mortes d’inflamwation; il | est pas ques-|!» prouver qu'il est mort plus de femmes à la suite de l'application des tion de l'arrachement des organes génitaux, ce qui semblerait contre-|| » crochets que de l'opératiou césarienne , si l'on avait formé un recueil dire l'opinion de J.-L. Baudelocque au sujet des accidens qui accompa-|| » de toutes celles qu'on à délivrées où tenté de délivrer au moyen des gnent l'usage des crochets aigus. Quant aux enfans dont on à perforé lel| » crochets, comme on l'a fait à l'égard des femmes qui ont été soumises crâne, deux seulement présentaient des signes de macération : cette re-[| » à l'opération césarienne. Nous avons constamment vhservé des contumarque est impurtante. » sions et des déchirures à la matrice, à la vessie, an vagin, au rec-

De l'analyse précédente 11 résulte que presque toutes Les femmes ont]! » tum et à d’autres parties circonvoisines , à l'ouverture du cadavre de sahi la version du fœtns, soit avant, soit après La perforation de la voûtel| » celles qui étaient mortes à la suite d'un pareil accouchement , le cas du érâne ; que chez quelques-unes il a été uécessaire M un cro-|| » paraissant bien plus favorable à l'application des crochets, puisque chet sur la tête après l'avoir vidée, et qu'une ou deux d'entre elles seu-|| » le bassin était au-dessus de deux pouces de diamètre. » lement sont accouchées spontanéme..t après la perforation de [a voûte du} M. Dugès, qui a vu pratiquer la perforation de la tête à la Maison crâne. | d'accouchement de Paris, et qui a Lg “nt servi d'aide dans ces opé-

En conséquence la «lurée de ces opérations a dû être fort longue , et|| rations, a publié çe qui suit dans son Manuel d'Accouchemens :

il est à regretter que Mme Lachapelle ne l'ait pas indiquée dans toutes|| « Quelquefois, quoique le crochet soit convenablement appliqué , il ses observations. Cependant on y remarque qu'il a fallu au moins trois || » arrache parlambeaux le crâne du fœtus ; l'extraction devient alors une quarts d'heure pour terminer l'accouchement d'une femme dont elle|| » véritable boncherie. Malheureusement il faut quelquefois en venir là, parle dans son huitième mémoire, page 181 ; elle annonce qu'il a fallu! » quand la difformité est excessive, et le fœtus certainement mort. On sept quarts d'heure pour terminer L'accouchement de celle qui fait le!» applique l'instrument où l'on peut, et l’on tire ce que l'on peut atteinsujet du n° XX de son onzième mémoire ; que les manœuvres ont durél|» dre, etc. »

quatre heures chez la femme dont il yest parlé au n° X; enfin, quell Conelusions relatives à la perforation de la téte. — La perforachez celle dont il est question au n° XVI, et qui fut aidée tour à tour! vion de La voûte du érâne étant faite, elle peut être iosuffisante pour Ia

Remarques sur ces opérations. Dans le récit de ces opérations , il

terminaison de l'accouchement , si elle a été pratiquée dans un cas de difformité du bassin telle, que la matrice ne puisse pas expulser ensuite le fœtus; mais elle convient lorsque le bassin à des dimensions à peu près ordinaires.

Quand le fœtus présente l'ovale supérieur de la tête au détroit abdoiinal , il n'est jamais nécessaire de faire la version avant d'avoir pra tiqué la perforation de la voûte du crâne; ce procédé, ordinairement suivi , est dangereux pour la femmae, Si, après la perforation de la voûte du crâne. l'on a cru le plus souvent qu'il était indispensable de retourner le fœtus pour l'extraire aussitôt, c'est que l'on avait irrité et peut-être même déjà enflammé la matrice par l'introduction réitérée des inains et des instrumens dans la cavité de cet organe; ce que je dis est si vrai, que plusieurs des fcmmes ; dont madame Lachaprile a ue

rté l'histoire , sont accouchées spontanément après la perfuration de gi du crâne, quand l'état du bassin n'avait exigé pour la terminaison de l'accouchement qu'une diminution très-léghie de la part de la tête du fœtus. En général, ces femmes avaieut un bassin de trois pouces de largeur.

Eofn la version du fœtus n'est pas moins er ages pour la femme et n’est pas moins inutile après la perforation de la base du erâne : j'ai va un accoucheur forcé d'y avoir recours, après avoir pratiqué la perforation de la tête ; il avait annoncé aux témoins de son opération qu'il craignait d'être obligé d'abandonner la femme, sans l'avoir délivrée, parce qu'il ne pouvait pas arracher la tête avec le crochet ; il fit la vertion , mais elle fut des plus pénibles à cause de la contractiun violente de la matrice,

La perfuration de la voûte du crâne est peu dangereuse pour la femmc lorsqu'on la pratique avec un seal cs ou un bistouri; mais il v'en n’est pas de même quand an la fait avec un crochet aigu, quelle que soit, du reste, l'espèce de conformation du bassin.

Lorsqu'à la perforation de la voûte du crâne il faut joindre celle de la base, l'opération devient excessivement grave, parce qu'il est presque impossible que le crochet aigu, après avoir été fixé sur les os de la tête, ne lâche prise et ne déchire l:s parties de la mère.

Donc la perforation de la tête est des plus graves pour la femme; elle est loin d'être sans danger pour l'accoucheur, puisque , le plus souvent, il se déchire les doigts avec la pointe de l'instrument dont il se sert pour La pratiquer.

LHOPITAL DES ENFANS MALADES

REVUE DE LA CLINIQUE DE M. GUERSENT, pendant les mois de juillet, août et septembre 4854.

Fièrre bilieuse promptement guérie par les évacusns. — Fièvre t\phoïde traitée avec surcès par la même médication, — Affection nerveuse , pggrarée par un traitement antiphlogistique énergique . guérie sous l'influence des préparat ion ferrugineuses et des afusions froides. — Actidens causés par l'emploi de La

made stibiée daus la coqueluche, — Emp'oi de l'essence de teréhenthine dans La même affection. — Paralyse par ar 2 hée à aue affection tuberculeuse de L protebéranec cérébrale.

La Gazerre wénicaue a appelé plusieurs fois l'attention des praticiens sur la constitution médicale qui a régné à Paris pendant le twrimestre ; elle a signalé l'existence de cette affection gastro-intestinale qui a frappé simnlianementun grand nombred'individus. Elleen a ee Les causes et indiqué le traitement, Nous n'y reviendrons pas dans cette

revue clinique ; nous ferons remarquer seulement que les enfans n'out!

as été à l'abri de ces troubles des voies digestives, La moitié des maes admis à l'hôpital des Eufans pendant le cours de ce trimestre , nous ont offert les signes de cette affection catarrhale du eanal intestipal. Ainsi, des nausces , des vomissemens, de l'inappétence , de la diarrhée avec ou sans douleurs abdominales , tel est l'ensemble des symptômes qu'ils présentaient pour la plupart, Chez quelques malades , et spécalement chez les Sn Jeunes, ces symptômes gastriques se sont accompagoés au début de quelques troubles de l'innervation. Ces accidens qui avaient inspiré de vives inquiétudes aux parens, se sont promptement dissipés sous l'inlluence du repos, de la diète et de simples boissons adoucisantes. Lorsque les douleurs abdomivales étaient vives, un a eu recours à uve application de sagsues et à des topiques émolliens ; quand la diarrhée se montrait opiniätre, des lavemens opiacés et quelques légers astringens en faisaient promptement justice, Qu

À elques ascarides lombroïdes ont été remarques chez plusieurs malades dans les matières évacuces. Mais ces eutozoaires n'ont jamais été assez nombreux

pour domner liet à des accidens, et pour réclamer l'emploi des anthelmintiques, Chez aucun malade nous n'avons observé des signes de choléra asiatique. Les selles ont tuujours été bilieuses, qnaïque le mouvement fébrile n'ait jamais été en rapport avec les troubles des fonctions digestives, nous n'avons jamais observé le refroidissement de la peau , ni des crampes ; nous n'avons eu à déplorer la perte d'aucun malade atteint de l'affecuon régnante.

Arrivons à quelques maladies plus graves, ct commençons par les fièvres dont le traitement est en ce moment l'objet d'une vive controverse, Essayons de fairé ressortir les différences qui existent entre les fièvres simples et les fièvres dites typhoïdes ; soit sous le rapport de la marche , soit sous Le rapport des indications curatives.

STMPTÈMES DE FIÈVRE MILIRUEE; EMPLOI DES VOMITIFS ET DES PURCATIES ; GUÉRISON.

Ons. — Ernestine Toy, ouvrière en gants, 14 ans, forte conslitution, che. veux bruns, peau brane , mensiruée depuis an an. habitant Paris depuis un mois, n'a pas éprouvé de malaise pendant les Lois premières semaines de son séjour à Paris Dansles buit derniers jours, elle a été prise de céphalalgie, de courbature de douleur de ventre ; ces symptômes ont persisté rois jours , au bout desquels il est survenu de la diarrhée. La malade a été dans l'impossibilité de se livrer à ses occupations; elle n'a pas été pourtañt constamment alitée ; elle n'a été soumise à aucune médication active: elle n’a pris que de l'eau sucrée pour boisson ; elle s'est rendue de son pued à l'hôpital be 49 aveil, appuyée sur Le bras de sa mère, s obligée de se reposer plusieurs fois en chemin ; elle n'a pas éprouvé de dé-

ire.

Le 19, huitième jour de la maladie, décubitus dorsal; scesblement; céphalilgie sans bourdonnemens d'oredies , sans trouble de L: vision et de l'auie ; in teligence nette ; narines sèches, pulrérulentes; langue rouge sur les bords , cou rerte à soa centre d'un enduit gris jaunâtre ; saveur amarescente de la bouche; baleine fétde; soif vive; anoreaie complète; épiemtralgic; endolorissemeut de tout bé ventre; nausées sans romissemens; diarrhée; deux où trois selles liquides eu 24 heures, Du reste, pas de météorisme du ventre; pas de taches typhoides ai de sudamina. La peau est chaude et sèche ; le pouls bat 56 fois par minute ; pas de trouble de l’a i iratoire ; la malade tousse à peine ; l'auscultation ct la pereussion du thorax ne fouruissent que des signes négaiifs. ( Gomme édukcoré , 2 pots; {8 grains d'ipécatuauha iico; pédilure simapisé ; diète,)

Daus l3 journee, deux vomissemens de mutiéres porracées contenant trois a5carides lombricoides ; cinq à six selles Lquides. La nuit, le sommeil à été mg la peau s'est couverte d'une douce moiteur ; aucune évacuation n'a ea

Et,

Le 20, la céphalalgre à complétement disparu ; la peau est moite ; le pouls est descendu à De est es et humide; elle couserve une parte de son en> duit ; la bouche reste piteuse; la douleur de l'épigastre à disparu; la région owbilicale T douloureuse come la veille; l'acesblement est prononcé. (Gomme, 2 pots ; diète.)

7 21 , la bouche esi toujours pâteuse , l'habeine fétide ; la langue conserre une

artie de son enduit gris jaundtre ; le ventre est toujours endolori, surtout vers a région ombilicale ; deux selles demi-liquides dans les 24 heures. Pendant la uit, sommeil profond, non entrecoupé par des révasseries ; transpiration abondante, qui per iste à l'heure de la visite; le pouls hat 92 fuis par miante ; l'abdomen et la partie antérieure du thorax , examinés avec le plus grand soin, n'offreot pas plus que les jours precédens des taches typhoides ni de sudamina. (Gomme, sirop ique ; uoe buuteille d'eau de Scalite à prendre par verrées à one demi-heure d'intervalle.)

Le 22, seise éracualions ont suivi l'emploi de la médication prescrite la veille; elles ont été arcompagores de siuples borborggmes; pas de coliqnes, pas de té peste , pas de as au fundement. 11 n'a pas été possible de savoir si des vers étaient contenus dans les matières excrétées. Le matin , la chaleur de la peau est naturelle; le pouls donne seulement 80 puisations ; le ventre est Loat-à-fait indoleut , la langue humide , la soif p e nulle. La malade, qui jusqu'alors avait éprouvé une vite répugnance Lies, vs alimens , demande à manger, Oe lu accorde des bouillums,

Le 23, pas de selles; pouls à 80.

Le 24, deux verres d'eau de Sedlits suivis de cinq évacuations alrines; 72 pulsaloBs.

Le 25 À évacualions dans les 24 heures; pouls à 68 pulsations, On augmente graduellement La dos des alimens ; la diarrhée anicieile provoquée par la médicalion évacuante cesse ianément. Ancue sccident ne se manifeste pendant la convalescence. Le malade qui désirait, au sortir de l'hôgntal, reprendre ses occupalons, le quitta entièrement guérie dans les premiers jours de septembre.

Lorsque cette malade fut soumise à notre observation , les signes commémoratifs pouvaient nous porter à cape pese chez elle l'existence d'une fièvre typhoïde. Toutefois, comme elle ne nous offrit alors autre chose que les symptômes de la fièvre bilieuse, on eut recours à la mnéthode évacuante. L'ipécaeuanha , administré immédiatement après la première visite, fut suivi d'un soulagement marqué, La maladie n'ayant pas été complétement enrayée dans sa marche , on insista sur les évacuans : deux bouteilles d'eau de Sedlitz furent prises à deux jours d'intervalle, et la guérison ne se fit pas attendre, Rreu dans la marche ultérieure de cette affection ne nous a autorisé à modifier le diagnostic qui fut porté le jour même de l'entrée, L'éruption des taches typhoïdes , le météorisme du ventre , la sécheresse de La langue , la prostration des

forces, qui constituent les principaux symptômes de l'affection typhoïde, ne se sont jamais montrés chez cette malade ; ainsi, la”maladie que nous a offerte le sujet de cette ebservation , et que nons désignerons par le nom de fièvre bilieuse , nous parait tres-distincte de la suivante » Où une médication analogue a eu des résultats fort différens.

MÈRE TTPROÏDE ; EMPLO! DE L'EAT DE SEDLITE PENDANT DIX-SRPT JOURS ; GUÉRI- SON DE LA MALADIE APRÈS CN MOIS DE DURÉE.

cheveux blonds, tuelle ! ressentit

de l'ombilic ; une pression modérée re gs la douleur et fsit naïtre dur gargouil-

dix taches rosées lenticulaires, légèrement profminentes, occupent la face antérienre de l'abdomen ct La base de 1 poitrine; peau chaude et sèche ; pouls petit, fréquent , à 448 pulsations : pas de soubresauts de Leadoas ; toux humide, peu fréquente ; expectoration nulle : râ'e sibilant dans le côté gauche de la poitrine ; #2 inspirations par minute, { Limonade tartarique , 2 pots; eau de Sedlitz, trois verres, à prendre dans La matinée, à une heure d'intervalle.

Le soir, délire . exaspérotion de la fièvre,

Le 24, 408 pulsations, 28 inspirations par minole; même état de Ia Bus; persistance de la céphalulgie satis trouble de l'ouie et de la vue; pas de change ment de Ja langue où de l'état du rentre ; s0'f extrémement vire; doure à quinze évacuations dans les vingt-quatre heures. (Même ription.

Le 25, la céphalalgie à disparu ; le pouls est desrendu à 100 pülsations; même état des voies digestives ; quelques-unes des taches typhoides ont péli ; il s'en est manifesté de nouvelles ; pas de sudamina ; même stupeur ; la prostration n'est pss augmentée. (On continue les lsois verres d'eau de Sedlitz. ) Pas de délire de

sor.

Le 26, doure à quinze évreuations liquides pus dans les 24 heures; lèvres toujours encrodlées; langue poisseuse; soif moins vive que les jours précédens; pas de naustes ni de vomissemens ; ventre douloureux, surtout dans la région ilique gauche , sans météorisme , fans gargouillement ; ls céphalalgie est revenue ; surdité commencante ; toux plus fréquente ; expectoration Suqueuse ; douleur sous-stéroale; râle muqueux ronflant et sibilant dans les deux côtés de 1 poitrine ; peau toujours sèche; pouls à 412 pulsations. {Même prescription.)

Le 27 , la véphalalgie persiste; la ie Ho est un peu plus marquée ; a bogue est sèche, les dents recourertes d'un léger enduit futigineux ; les réponses sont toujours lentes ; surdité trés-prononcée; ventre douloureux dons les x flancs, sonore dans le trajet du colon ascendant; même nombre des évacualions ; taches typhoïdes pôles ; pas de sudsmina ; 420 pulsations; toux fréquente ; expectoration catarrhale ; expansion pulmonaire un peu plus faible à droite qu'à gauche ; pas de douleur pleurétique. Même prescription.)

Le 28, surdité sans céphalalgie, sans trouble de la vision ; raucité et affaïbliscement de la vois ; loux avé expecloration de crachats muqueux strés de “ing { On applique un large morceau de sparadrap sur ls partie postcricure du thora

vertes d'un enduit fuligineux , 1 haleine fétide : pouts peu développé, donnant 96 ] Às toux et Ja raucite de la voix pr.

poitrine faible, mais à des deux côtés; ; la rip de la rate , examinée

mt

dépasse fprérmet du lait.)

Le 30 septembre et le 1 octobre, pas de changement notable. { On contiaue l'eau de te.

Le 2 … , la prostration persiste, ainsi toujours tardives ; la céphalalgie est taniôt nulle décubitus variable; sommeil peu profond; le délire revient cneore quelquefois Ja nuit ; la peau re-te sche et rapeuse ; Le pouls bat 108 fois par minule ;

Le 3,442 pulsations et 30 inspirations par minute; surdité ; endolorissement et métévrisme du ventre, [Même prescription.

Le 4 , diminution da nombre des selles; 92 pulsations ; 28 inspirations,

Le ñ, mime état; 90 pulsations, 28 inspirations ; la surdité dimipue ; pas de chanss: ment notable jusqu au 9, i :

Le 9, l'expression dé la physionomie est naturelle; la malade se met sur son géant dans là jouruée et causé avec ses compagnes ; les lèvres et les dents sont dépouillées de leur enduit ; la langue est large et humide, le ventre indotent . quatre selles liquides jaunitres en 24 heures; la peau, de chaleur niédiocre” ,

gersisience de La ious ; es emande à manger pour La

Le 40, on suspend l'eau de Sedlitz, à l'usage de laquelle la malade à été sou-

Left, ns la malade, elle nous dit en souriant : Je n'ai plus de mal du tout. La longue est large et humide , le ventre indokent ; deux évacuations de mstières en bouillie ont cu lien dans es vingt-quatre beures ; la pesu es de chaleur naturelle; le pouls donne 84 pulsations régulières ; pas de “5 rar pas de surdité, pas de prostration. { On accorde des alimens s0 - Le 15, la malade se lère pour la première fais ; sa démarche est chancelante :

- [elle sccuse ane grande faiblesse ; bon état des voies digestives.

Le 16, constipation depuis deux jours; Lovement émollient. Dans la s0'rée . la malade commet un écart de régime; elle se gorge de fruits et de fitcaux qu'on lui spporte du dehors. La diarrhée revient les deux jours qui swivent , et s'accompagne d'un léger mourement fébrile,

jours suivans, la convalescence ne présente ples aucus accident. Cette june file quitte l'hôpital le 26 octobre entièrement guérie,

Cette malade nous a offert les symptômes caractéristiques de l'aflection typhoïde qui ont manqué chez le sujet de l'observation précédente, Chez elle, la stupeur , la prostration étaient assez proncées ; les facultés intellectuelles étsient obtuses ; des taches rosées, lenticulaires ,e inontraient à la partie antérieure de l'abdomen et du thorax ; la diarrhée était très-abondante , le ventre météorisé. Nul doute qu'il n'existät chez elle au moment où elle fut soumise à notre observation cette lésion des fullicules intestinaux qui est le caractère anatomique de la Gèvre dite typhoïde. Chez le sujet de la première observation, la médieation évacuante fut suivie d'un prompt soulagement, Ici, sous l'influence de La même médication, la maladie parcourut sa marche, et il ne se manifesta d'amélioration marquée que vers le vingt-neuvième ou le trentième jour.

Examinons quelle fut l'influence des purgatifs sur les différens désordres fonctionnels des principaux appareils, et commençons par celui de la digestion. La langue resta jusque vers la fin de la maladie couverte de son enduit ; tantôt sa sécheresse augmentait , tantôt elle diminuait ; mais elle ne fut jamais complétement humide, Les lèvres restèrent encroûtées; les dents se couvrirent d'un enduit fuligineux pendant qu'on faisait usage des purgatifs. La diarrhée fut très-abondante pendant les douze premiers jours de l'emploi de l’eau de Sedlitz; elle diminua vers le quinzième jour , et cessa og af supprima les purgatifs. Le ventre resta toujours douloureux ; la douleur ne fut pas augmentée, mais elle changea fréquemment de ms 2ù Le météorisme ne fut jamais considérable ; il disparut pendant quelques jours pour reparaitre ensuite.

Le mouvement fébrile ne fut pas notablement augmenté sous l'influence des purgatifs; le pouls offrit des oscillations, il descendit à 96 pulsations , remonta ensuite à 112. Il ne fut jamais aussi accéléré qu'avant l'emploi des purg 4ifs. La peau resta toujours sèche , rude et täpeuse ; sa température ne parut pas augmenter sous l'influence de la meédication éracuante, =

Quant aux troubles de l'innervation , ils ne subirent pas de modification notable, Ja céphalalgie disparaissait un jour pour reparaître plus intense le lendemain. Le délire eut lieu plusieurs fois le soir, au moment des paroxismes que n'arrétèrent pas les purgatifs; la surdité commença 4 se montrer quelques jours après l'entrée de la malade à l'hôpital, et fut très-intense pendant buit jours. La stupeur resta la même jusqu’au moment de la convalescence; la prostration ne fat jamais profonde; pendant tout le cours de la maladie, la jeune file put se lever pour aller au bassin.

Da côté des voies respiratoires, nous avons à sigaaler un catarrhe assez violent qui se manifesta quelques jours après l'entrée de la malade à l'hôpital , et se prolongea jusque Bet jh la convalescence.

De ce fait et de quelques analogues que nous avons observés chez les adultes, nons sommes en droit de conclure que les purgatifs sont exeimpts de tout danger dans la fièvre dite typhoïde; fait important qui permet d'élever des doutes légitimes sur Ia nature inflammatoire de la lésion des follicules intestinaux. En second lieu, la convalescence ch: les malades soumis à l'usage de la médication évaenaute, est plus franche et plus courte que chez ceux qni ont été traités par les émis. sions sanguines.

Nous ajouterons tontefois que pendant le semestre d'été nons avons observé trois autres cas de fièvre typhoïde, qui ont été traités par la simple expectation, que chez eux là maladie s'est terminée par la gue ison, ct que leur durée a été d'un mois à six semaines, comme chez la walade dont nous venons de rapporter l'observation.

ACCIDEXS PRODUITS PAS LA POMMADE BTIMÉE CHEL VAE JEUNE FILLE ATTEINTE DE COQUELUCHE.

Ous. — Adile Lemoine , âgée de G sns, eotra à l'hpital de 3 juillet. L'après

huis men. Rougrer prepinis de Je tete gts ,; dont la consistance . est normale ; li muqueuse intestinale est pâle dans toute son étendues; les folliculs, agmlnésiet isolés, n'offrent pas de saillie ssormale, La consistance de La muqueuse est peu diminuée, Les ganglions mésentériques , le foie, la rate et les reins ne présentent pas d'altération.

Les désordres qui ont suivi l'emploi de la pommade stibiée , ont été fort graves ; cependant , lorsqu'on commença l'usage de cette médication, la malade se tronvait dans des conditions assez favorables. La toux convulsive était dégagée de toute complication ; la phlegmasie pulmonaire qui existait au moment de l'entrée , avait cédé sous l'influence da traitement antiphlogistique ; le mouvement fébrile était nul dans l’intervalle des quintes; mais , peu de jours aprés l'emploi des frictions stibiées, la scène changea.complétement ; la malade fut vivement agacée ; la fièvre s'alluma de nouveau; aux pustules suecédèrent des uleérations qui causéreut à la malade de vives douleurs, Ces ulcérations devinrent bientôt Le siége d'une abondante suppuration ; elles gagnèrent en largeur et en profondeur. On chercha vainement à en obtenir la cicatrisation au moyen des pansemens avec Le stirax , puis avec le sulfate de quinine et les chlorures. À ces désordres locaux se joignirent bientôt es signes de résorption purulente , tels que ficvre hectique , diarrhée colliquative, que ni les astringens ni les opiacés ne purent arrêter, Les abcës du poumon , trouvés après la mort dans le parenchyme pulmonaire , nous paraissent devoir être rangés parmi les aboës dits metastatiques , que l'on vbserve chez les individus soumis à une grande opération, ou portant à l'extérieur des plaies en suppuration.

Quant aux granulations grises demi-transparentes qui aononçaient une phthisie pulmonaire commençante , elles paraissent s'être développées sous l'influence des causes débilitantes auxquelles la malade à été soumise pendant les deux mois et demi qui ont précédé sa mort, Elle était furte et bien constituée; elle était issue de parens présentant les attributs de la meilleure santé ; elle n'avait jamais été affectée de bronchite avant l'invasion de la coqueluche. ;

Quant à l'action de la pommade suibiée sur cette dernière affection , elle fut peu tranchée ; la toux ne commença à perdre son caractère convulsif qu'au bout de deux mois.

Il est rare que des accidens aussi graves se manifestent à la suite des frictions stibiées ; mais ce moyen est tellement douloureux et son action sur la coqueluche est si incertaine , que les médecins de l'hôpital des Enfans y ont complétement renoncé, La coïncidence qui eut lieu chez cette malade entre l'invasion de la coqueluche et la disparition d'an favus ancien, fut le seul motif qui détermina M. Guersent à faire usage de La pommade stibiée.

À ce révulsif énergique on a substitué dans ces derniers temps, à l'hôpital des Enfans, l'essence de térebenthine en frictions, selon la méthode du docteur Robert Little , que la Gazkrr£ mépicace a fait récemment contaitre.

les renseignemens fournis par ses s,cette jeune fille, jouissant habituellement d'une bone santé , habite Paris Sepuis deux ans, Peu de temps après son arrivée à Paris, elle s été affectée d'une leigne fareuse qu'elle à portée pendant quinze mois , qui à élé traitée par la calotte pendant les mois de mai et de juin , el qui a complétement disparu après un traitement de six semaines. Quelques jours après La disparition de la teigne, il survint une bronchite qui préseina an bout de quiorc jours tous les caractères de la coqueluche ; les quintes devinrent intenses et rapprochées ; elles s'accompagnaient fréquensment abéartogie nasales ; les crachats orés étaient sourent teinis de sang.

Le 4 juillet , neuvième jour de la période #pasmodiqne, la malade nous offrit l'état suivant : Décubitus dorsal; douleur du ebté droit de la poitrine ; quintes violentes, se répétant dix à douze fois dans les vingt-quatre heures. ons l'intervalle des quintes, dyspnée ; fièvre intense ; 448 pulsations et 58 inspirations par miaute ; expectoration de crachats teinis de sang ; expansion pulmonaire plus faible à droite qu'à gauche ; râle sous crépitant et diminutioe de la sonoréité normale dsns toute l'étendue du côté droit ; langue naturelle ; soil vive; inappétence ; endolorissement du ventre ; constipation depuis quinse jours. ( Saignée de 6 onces; mauve ; julep huileux ; rm sinapisé.) Le sang tiré de la veine est recouvert d'une l'gère couenue inflansmatoire,

Sous l'influence de cette médication , le pouls diminue de fréquence; la dyspnée est moins prononcée ; l'élat de Le malate s'améliore progressivement.

Le 7 juillet , la congestion dont Le poumon était le siège a disparu ; la coqueluche est en quelque sorte rédoite à son état de simplicité ; les quintes conservent , du reste, leur intensité et leur fréquence. Comme l'invasion de la coqueluche avait coïncidé avec La disparition de la teigne, M. Guersent jugea à propos de faire pratiquer des frictions avec ls pommade stibiée sur le sinciput, qui était eutièrement dépouillé de cheveux, hi pommade employée contenait une partie de tarire stibié pour deux d'axonge, Une éraption pastuleuse sc manifesta sur Le cuir chevelu au bout de trois jours, On dimioua la dose de pommade, mais on continus les frictions au sinciput, et on en Gt de nouvelles à La partie antérieure et postérieure du thorax.

Le 13, trors ulcérations larges et arrondies occupaient le sincipat; une autre avait son siége autour de l'appendèice xyphoïde; il en existait ne cinquième sur la partie latérale droite du rachis; les quintes n'avaient subi aucune modification wolable, La malade était en proie à une vire agitation ; on ne pourait la toucher sans lui arracher des cris. IL était tout-à-fait impossible de pratiquer la perenssion et l'auscultation du thorax; on fut obligé, pour la calmer, d'employer les bains généraux avec la décoction de graine de lin et de têtes de pavot,

Le 15, les frictions sont suspendues.

Le 48, les quintes et La Gèvre persistent ; la malade est toujours très-agacée : elle criaille sans cesse; l'ulcération du steraum gagne eu largeur et en profondeur ; elle a k diamètre d'une pièce de quinse sous et la profondeur d'an fort cau tére, {On coatinue Les bains émolliens.}

Le 20, les ulcérations sont ps : Grisätres ; In suppuration est abondante et fétide; il est survenu de la disribée ; on remplace les bains émolliens par ceux de gélatine (demi-livre par bain, ; on pan-e kes ulcérations avec le cérat chloruré , et on saupoudre Leur surface avec le sulfate de quinine.

Le 24, l'ulcération principale da cuir chevelu a le dismètre d'une pièce d'un franc; celle du sternum à près de deux pouces de largeur ; les bords en sont taillés à pic; elle semble faire avec un emporte-pièce Les quintes sont un peu moins frequentes ; mais La Gèvre est continue, la disrrhée abondante, (Larement émollient avec 24 grains de diascordium.} |

Au commencement d'août, les ulcérations persistent et ne prennent pss un mvilleur aspect ; la diarrhée est toujours abondante ; le dépérissement fait de rapides progrès. ( Décoction blanche; demi-larement arec la décoction de quinqains et le disscordium.) Les quintes diminuent de fréquence et d'intensité.

Le 22, au niveau de l'ulcération qui siége +vrs la base du ‘horax, les cartilages des côtes sont mis à bu: ils sont séparés du sternum , et leurs extrémités flottent au milieu du pus ; les ulerrations da cuir chevelu, ainsi que celle du dos , offrent un aswz bon aspecl: la suppuration est abondsnle, mais de bonne nature : la toux est fréquente, mais peu quinleuse ; le fèsre continue ; persistance de Ls

diarrhée.

Le 29, Polcère du thorax offre un aspect gingréneux ; des bords en sont violacés et fongaeux; fièrre bectique ; amaigrissement progressif, Cet ensemble de symplômes persisia jutqu'au 7 septembre, jour de la most.

OUFERTURE DU CADAYRE,

Habitude extérieure, Mara me; résolalion des membres. À Ja partie antérirure de la base du thorax existe uoe ulcération de deux pouces de diamètre, à bords noirâtres, au mileu de laquelle apparaissent les extrémités de quatre cartilages

i se sont plus adhérens au serum; le tissu de ces cartilages est desséché, jaunätre et pm transparent ; s3 consistance est cornée; la plaie s'étend à un pouce ct demi sur la face supérirure du disphrogme , jusqu'à va clapier pouvant loger ane noix, et limité par le feuillet droit du médiastio, la face supérieure du disphrogme et le côté droit du péricarde ; sl ne contient que peu de pus; du reste ; la plaie ne communique pas avec laravité abdominale. Les ulcérations du cuir cherchu, du diamètre d'une pièce de dix sous , ont pénétré jusqu'au péri. cräne, qui est détruit à leur niveau , et qui se dérolle facilement dans lcur voisimage; la table externe est méme érodée superliciellement a fond de l'un d'uux, Cette érosion est circubsire, et forme un anneau dont le centre a échappé à la ca rie , mais offre cette blonehi ur qui annonce nn état voisis de Ls néceuse.

Pritrine. Larynx et irochée à l'état saia ; adhérences aperuncs de la totalité du poumon gauche à la plèvre co;lale ; gravulatious miliaires nombreuses dans be tissu de ce pou à, plus confuentes an sommet qu'à la base ; engouement et lié.

tisation partielle du lobe inférieur, qui contient en outre plusieurs petits abcès situés à sa périphérie ; injection vive des bronchxs qui pésètreot dans le poumon et dibitat on de leurs extrémutés.

Le poumon droit est exempt d'alhérences; les bronches n'offrent pas d'injection ; où,trouve dar s le par-nchyme du poumon deux ou trois petits fers puru lens et quelques tulberculrs mchoires; ks ganglions bronchiques sont hypertrophiés et ont subi pour la plupart la d généresrenec tubireuleuce,

Le cœur el le péricarde ne présentent pas d'altération.

COQUELCGONE TRAITÉE PAR L'ESSENCE DE TÉRÉBENTRINE.

Ons. — Clémence Colin, affectée ainsi que sa mère de rochitisme , touss it depuis Lroës jours lorsqu'elle fat admise à l'hügulal le 29 juillet, Exsminée à la visite du bademain , elle nous offrit es symptômes d'un simple catarrhe : toux morbilleuse sans capectoralion ; râle silnlunt dans Le côté droit de la poitrine, sans diminution de Ls sonorélié des paruis thoraciques ; peau de chaleur peu élevée; pas de gêre notable de La respiration ; 400 pulsatious eéguliéres , atsez développées ; 28 inspirat. par minute, Les voies digestives ne donnent aucun signc de souffrance. Oo se borne à l'emploi des boissons pectorales.

Les jours suivans la tous devint quinteust, mais on D'enlend pas encore celle

inspiration sonore où sifllante qui sccompagae les quintes de coquelu becaracterise.

Le 5 août, Quintet de toux spssmodique tris-prononeées, accompagnées d'un sifflement qui en sanonce l'invasion et qui se renouvelle plusieurs fous dans je mime accès , anaiété ; teinte violacée de La face ; éxpectoration el somiluritions ; le pouls, immédistenvent après la quinte, dunue 140 pulselions ; la respiration se répéte 48 fois per nunute. : . 3

Du au %, Les quivtes per istent avce la mène intensité. On con'inue les boissons pa ctorakes el on pri scrit des pédiluves sinapisés.

Le #, Räle muquux dans toute l'étendue de la poitrine, dyspnée. Ou prescrit ane once de sirop d'ipécacuanba avec addition de ü grains de Li mème poudre, qui proroque deux où Lrois vormissmen-; cl est suivie d'un soulagement momentiné: dans l'intervalle des quintes ke pouls ne donne que 404 pulsatious; la chaleur de la pésu est naturelle, É | s

Le 10. On prescrit la mème médication; les quintes persistent; cles se répèti nt 10 à 42 fois dans les vingt-quatre rures, . .

Le 41. Même fréquence, même ile nsilé des quintes. Dans l'in'ervalle, râles ronflant et sibilact à droite et à gauche ; sonorité normale, eapiression de la physionomie nalureile ; peau de chaleur peu élevée ; ue à 120, resphation à :6; langue large et bumile couverte d'un léger voile blanchôtre; deux évacuatinns liquidesen 24 heures. On frictionne toute la partit antésivare du tharax avec nn linge plongé dans l'essave de térébenthine el o0 recoavre cctie partit d'un large morceau de Manelle,

Le 42 La peau humectée La veille avec l'essence de érébeniline préseuté une

téinte un peu plus rosée que celle qui l'entoure, Le pouls et la respiration n'ont subi aucone modibration.

Le 15. Nouvelle friction de la partie antérieu'e et postérieure du thorax; rougeur un peu plas tive de la peau ; de reste , nulle douleur , nulle agitation ; diminution du mouvement frbribe.

Le 14. On prescrit one nouvelle Liction, La religieuse chargée de La pratiquer, laisse à demeure sur la poitrine le linge qui était imprégné de trébentine. Le lendemain nous trouvons La peau à la partie antérieure du thorax couverte de petites phisctènes remplies de sérosité limpide ou lactescenre, qui présentaient l'asuect de Cherpés phlyctenodes. On recouvre d'un linge enduit de cérat la partie du thoras sur laguclie la vésication avait été produite, el on continue les frictions sur La

‘que Pa.

17. La toux est simplement catarrhale; ke: pouls donne 96 juilsations: La respiration ne présente pas de gêne notable ; la peau est de chaleur naturelle ; l'épiderroe de La partie antérieure du thorax se détache par écailles; cette région a présenté pendant mere jours une rougeur qui a disparu eompl-tement. Dans La convalescence de la coquelnche , cette jeune malade à contracté une ophthatmie purulente , maladie endémique dons la sslle Sainte-Anne, qui a entrainé de

graves dé: des organes de La vision. Ju reste, La guérison de la cogueluehe s'est soutenue.

Dans ce cas la durée de la coquelache a êté manifestement abrégée, Corome cette malade a été admise à l'hôpital trois jours après l'invasion de la période catarrhale, nous avons pu observer la maladie dans ses différentes phases; les quintes n’ont été franchement caractérisées que le 5 août, et le 17 la période spasmodique était entierement terminée, Sans attribuer une action spécifique à l'essence de térébenthine , nous devons toutefuis noter cette coïncidence entre l'emploi de ce moyen et la terminaison rapide de la toux convulsive.

La même médication a été employée chez plusieurs autres malades atteints de luche, Chez une jeune fille de 5 ans entre autres, qui était affectée de toux convulsive depnis 3 mois etqui présentait en outre des symptômes de phthisie pulmonaire, L'essence de térébenthine était daos ce cas doublement indiquée, On n'a eu recours pendant son emploi à aucuse autre substance active, pour ne pas pe mr les résultats , et au bout de8 à 10 jours cetietoux opiniätre a complétement cédé. Chez les autres malades, comme la belladone à été mis en usage, on ne peut rien conclure relativement aux effets de l'essence de térébenthine.

Ce moyenne saurait être regardé comme un spécifique ; mais il pourra remplacer avantagensement la pommade stibiée, le vésicatoire, dont l'emploi n'est pas sans inconvéaient dans le jeune âge, ainsi que l'huile de croton tiglinm, que son prix élevé ne permet pas d'empluyer à l'extérieur aussi souvent qu'on le désirerait.

AFFECTION TUDERCULEUSE DE LA PNOTUBÉRANCE CÉRÉDRALE FT DU CERVELET.

Les tubercules chez les enfans, loin d’être bornés aux organes thoraciques , comme cela s'observe dans l'âge adulte, sont susceptibles de se développer dans presque tous les points de l'économie. 1Is se mon. trent tantot isolément , tantôt simultanément, dans les organes glandulaires et parenchymateux ; dans les membranes, les muscles; le tissu osseux lui-même en devient assez fréquemment le siège. De toutes les lésions des centres nerveux, c'est sans contredit la plus commune, Nous avons depuis deux ans observé, un grand nombre de fuis, ceue production morbide dans le cerveau , dans le cervelet. Trois fois nous l'avons trouvé dans la protubérance cérébrale ; et parmi le petit rombre de faits consignés dans la science , relatifs à cette affection du mésocéphale , la plupart ont été observés chez les enfans. Tels sont ceux publiés par MM. Mérat (1), Giraud (2), Tonnellé (3). Dans les trois cas qui se sout offerts à notre observation, les tubercules n'étaient pas bornés à la protubérance centrale; il existait des productions de mène nature dans plusieurs autres pes des centres nerveux. Chez le sujet de l'observation que nous allons SE dei le mésocéphale et le pédoncule gauche du cervelet étaient seuls affectés. La malade a été admise à l'hôpital peu de temps après l'invasion des symptômes cérébraux. Nous ‘avons observée pendaut plusieurs mois. Aussi rapporterons-nous ce fait , avec quelques détails, en nous efforçant de faire ressortir le rapport qui a existé entre les altérations et les désordres fonctionnels qui en étaient la manifestation extérieure.

CÉPHALALOIE ET ACCÈS ÉPILEPTIFORMES AU DÉNOT; VOMISSEMEXS PAR INTER VALLES; FUIS FARALTSIÉ LENTEMENT PROGRESSIVE, AFFECTANT LE CdTÉ LSQIT DE LA PACE EMSUITE LE MEMBRE PELYIEN DROIT, DEVENANT ENFIN CÉNÉ- RALE; MORT APRÈS 7 MOIS BE MALADIES TOURENCULES VOLUMINEUX DE LA

PROTUBÉRANCE ANNULAIRE ET OÙ réouneure GAUCHE pv CEAVELET ; Dia- THOSE TONERCULEUSE,

Ons. — Julie Bombet, de 4 ans, cheveux blonds, chairs piles, molles lisa cellulairetrés-développé, entra à l'hôpital ke 7 avril. D'après rh, renseignemens

(1) Journal de médecine de Leroux , Boyer et Corvisart . 1H. (2) Thèse , 4848, n. 4. | a 13} Journal hebdomudaire , m. #2.

fournis par ses parens , qui présentaient À 4 attribuis-de Le meilleure senté , cette jeune n'a eu dans s08 enfance ni ophihalmie , ni engorgemens glandolres , nl essodation du eur chevelu, Elle à cootracté La rougeole a 3 ans. et a rousé pendant quelque temps après la disparition de cet esanihème. Elle habite Paris Lynio 4 mois, etse flaint de La tête depuis deux mois. Avec l'invauon de La crphaluigie à coinvridé un changement nutable survenu dans le caractère de ba mialace, Elk- est devenue capricwuse, irrilable, triste ; elle à offert ane grande tendance à l'assoupissement. Dephis quiase jours, céphalalgue plus intense, romessemens per inter valles, accès épileptiformes caractérisés par la rigidité des membres, ke renverse ment de intête en arriere, la distorsron des traits et Le sirabesnee sais écumé à la bouche. Ces attaques, de quelques mintes de durée, se son! repouvelees sept à lutt lois dans l'espare de quinse jours; elle en à eu la veille de sos entrée. Os n'z fait usage d'aucune médication.

Exsuuneée le 8 avril, deux inois après l'invasion de la céphalalgie , et quinse jours après l'apparition des muivemens convulufs, elle s offert l'état suivant : eme bonpoiot aswx notable, face rosée, imeiligence netie et méme 1rès-développée ; réponses justes o toutes les questions ; doubeur ne vers l'anion du sineiput et de l'occiput ; pasguèrés à demi-closes ; strabisme ; distorsson des traits, devistiun de la bouche à gauche, très-sensible surtout lor-que la malade parle ou qu'elle rit ; l'oure est intacte , La vue selle, La seusibilité de la peau est égile des deux côtés ; Ls progresssn est facile. Langue large et humide sans déviation notable; déglutitivu facile ; soif médiocre ; appétit conservé ; eadolorisement du ventre : deux ou trois évacuations disateriques dans la matinée. Pesu de chaleur naturelle ; pouls régulier à 420 ; 28 inspirations ; loux sèche, rare; brut resjarataire pur à droite el à gauche : sonoreité de la portrine normale.

Les seuls phénomènes pathologiques digues de remarque , sat la céphalalgie , la somnolence, le straiusme et la déviation de la bouche. Quant aux symptômes ab dominaus , sl sont liés à une affection dysrntérique iatereurrente. On prescrit des pédiluves sinapisrs, des boissons adoucissagtes et des demi-lavemens émolliens.

Au bout de deux jours l'affection intestinale à disparu, mais la céphalalgie persiste ; elle a toujours le mème siége; elle présente des alternatives de rémi-rion et d'exacerhation, mais n'abandonne presque jamais entièrement la malade, Elle n'a manqué qu'une seule fois dons les 17 Jours qui out suivi son eutrée à l'hôpital, La douleur de téte est quelquefuis si intense, que Ia malade qui se lève chaque jour et se promène dans les salles, prie instamment les persontes du service de sa transporter dans son lit. l

Deux fois, dans l'intervalle de 17 jours, elle éproure des vomissemens. On appli que des sangsues derrière les oreilles ; on donne quelques gr'ins de calomel à l'inteneur, et on cuntinue l'emplu. des pédiluves suapisés. La malade quite l'hôpital Le 25 avril, et y rentre Je 45 mai, Pendant be temps qu'elle passe auprès de sa mère, rile se plaint toujours de la tète ; Le strobisine persiste. Depuis trois jours , mouvemens convulsifs répétés, dans l'intervalle, somuolesce , progression diff. cie, Dans La matinée du 15, romissemens bilieux. Lorsque nous engageons La malade à marcher, elle tient ses jambes écartees, s'avance limubewnl, et étend les beas comme pour saisir ua poist d'appui. Elle ve prat faire que quelques pas mal assurés ; vile traine La jambe du côté droit. Deux fois dans la journée elle «st prise de mouvemens couvulifs; elle pâlit brusquement ; les yeux restent fes; la tête se renverse en arrière ; es membres supérieurs et inférieurs se raidissent, Ces con vulsions ve durent que deux ou trois mautes : lorsqu'rlles sont d:ssipées, la malade nous reg-rde d'un air hébèté, et ne tarde pas à répondre à uos questions, Dans l'intervalle, somooleace, douleur de téle, quelques soubresnts des Lendons.

Le 28 mai, où applique un caulère à chaque apophyse mastuide, Les conrulsions ne se soul pas resouvelées,

Dans les desniers jours de was la malade contracte une ophthalmie purulente , affection cadémi ue dans la salle de l'hôgutal où elle est courhée, Cette thalmie pe se dissipe que vers La fin de juin, Le 42 et le 43 du même mois, des vomsseuxos out livu avec un redoublement sie la céphalalgie. On apylique des sangsues aux Lempes.

Daus les premiers jours de juil et , la malade s'affaisse beaucoup ; «lle ne ee se soutenir sur 415 jambes; elle éprouve de temps cn temps des syncopes. La pälit ; les membres sout dans Li resolution ; mais cet état se dissipe au hout de quelques serondes. |

Le $ juillet. La face est pâle; la bouche entr'ouverte, laisse échapper une grande quantité de salive ; la masticatiun est très-diflcile ; la langue est déviée à gauche, Les répomes soat tardives, difbviles ; les yeux affectés de strabisme; les moure mens des membres très - lents; la sensibilité de ls peau est conservée; 146 palsations, 48 inspirations par minute; pas de toux, ni d'expectoration ; ventre le et indolent ; l'évacuation des malières fécales et des urines sant rolontaires ; ls malade prend cheque jour une pe quantité d'alimens.

Pendant Les mois de juillet et d'ocût , la douleur de tête me ratie pas, elle est toujours fxée à La ee postérinure du sinciput ; la face est amaigrie et présente un aspect hideux ; es paupières sont demi-closes ; les yeux couvolsés ; la bouche est sous cesse entr'ouverte , et de la commissure dis lèvres s'écoule ane salration abondante la malade me plus retenir; les alimens iairoduits dans la cavité buceste s'échappent en grande partie ; les réponses sont justes mais mal articulées et presque iniatelligibles ; la sensibil.té de la peau est conservie, mis les mouvemens des membres souttrès-bornés; les museles cxtenscurs des doigts semblent prédominer sur les fléchissures , ce qui détermine un peu de renversement des doigts et de la mainentière sur la face dorsale de l'avant-bras ; décubitus à droites somnolence habituelle, Da reste, la respiration ne parait e, elle varie de 28 à 42; le pouls faible mais régulier reste entre 442 et 4120; la diarrhée, après avoir duré toute la dernière quinraine de juillet, cesse le 7 août, pour reparsitre quelques jours plus tard. Du reste , pas d'incontinence des matières fécales et de Purine.

Depuis les derniers jours d'août jusqu'au 46 septembee, jour de la mort, la persil est devenue ar elie affecte à la fois les muscles de la face, de cou et des membres; la bouche resté toujours entr'ouverte et laisse échapper La salive et les aliens qu'on cherche à y introduire ; la mastication eat devenue impossible ; La malade ne peut plus se mamnténir sur son séant ; la tête ne peut rester dans sa rectitude naturelle; elle penche tantôt à droite, tantôt n gruche, suivant les mouveux os qu'on lui imprime ; les membres inférieurs retomb: nt éomme üne

masse inerte ; les spéreurs exécatent encore qu'iques mouvemens extrèmrment bornés: du resté, la sensibilité de la peau n'est joint abolie, aiusi que l'intelligenre; la malade nons reconnait encore et prononce quelques mats mal articulés et ivintelligibles. Les paupières sont paralysées; l'ouie et la vision sont consertées

Elle meurt s20 sgonie et sans convulsions dans le dernier degré du marase.

OUYERTURE PE CADAVAE 27 HEURES APRÈS La MORT.

Tite. Les Wégomens du crine sont à peine injertés ; le cerveau remplit tante la cavilé de la dure-mére; le sinus longitadiaal supérieur est vide de sang; ln surface de l'arachnoide est humide: le réseau vasrolaire de la pie-mère est assez fortement injecté ; les méninges se déta hent partout de la surfice des circonvolutious et ne contiennent ni grannlations ni tuterrales ; les glaades de Pacinani sont peu développées et se montrent aus la forme de petites plaques formées de gras blanchitres siégeant dans le voisinage de la grande seissure ; nue médiocre quaatité de sérogté est inllirée dans le tissu crllulaire sous-arachnoidien ; les circonvolutions sont aplaties: la substance corticale de couleur et de consistince pormales ; la substance bianche est grnéralement mollasse, sans injection nota-

ble ; les veniricules latéraux, de capacité movenne , ne coolienarnt qu'une etil-

lerée de sérosité lepid ; la cloison qui les sépare est intacte ; la consistance de la voûte à trois piliers parait ue peu dinnauée.

La protubérance annulaire est envahit dacs presque toute son épaisseur, et surtout dons sa moitié gauche, par uo tubercuke cru du volume d'une grosse noix, d'on blanc légèrement jannitre , dant la coupe offre l'aspect farincux de la pomme de terre ; la surface de ce tubercole est inégale; La pulpe nerveuse qui la réconvre de loutes parts est ramollie dans la profondeur d'une ligne enviro.

Un autre lubereule, enkysté et ramolli au centre, d'un blanc sordätre, de même volume que ke précédent, ocenpe le centre du pédoncnle gauche du cervelet, dans In substanre duquel il est comme envhätoané ; La pulpe nerveuse qui l'eutoure est également ramolilie dans la profondeur d’une demi-ligne; mais le ramellissement est blanc , tandis que La substance cérébrale , ramallie autour de l'antre tubereule , offrait none teinte rouillee, Les autres partics de l'encépliale ne présentent pas d'altération.

Cou et poitrine. Largux ; trachde et bronches à l'état sain; inbercules dans un graglion bronchique ; adhérraces cellaleuses au sommet du poumon droit, L contient quelques tube reules disiéminés dans ses trois lobes; le poumon ga ne présen'e qu'un smple eogouement de la partie postérieure, Rien de remarquable dans Le cœur et son envelnppe.

Abdomen. Foie peu voluminrux, d'an rouge brun, gorgé de sang ; bile pâle ; même congeston des reins. Rate à l'etat sain, L'estomec, d'un très-petil volume , offre des rides nombreuses à sa surface interne ; la muqueuse*est d'une assez bonne consistance. Celle de Le première moitié de l'intestin grèle esl amincie , mais conserve eccore assez de lénarilé, Cinq ulcérations henticulaires existent vers la Gn de l'iléon ; Les follicules isolés et agminés n'offrent de salle anormale. La muqueuse du gros intestin présente çà et Là quelqurs arborisations asses Goes ; sa consistance est notablement diminaëc. Le calibre de l'intestin est rétréci; deux ou trois ganglions méseatériques sout tuberculeux.

la bouche, le changement brusque survenu dans le moral de cette jeune fille, ne ue pas de prétr en doute l'existence d'une lésion organique du cerveau; mais quelle en était la nature ? quel en était le siége ? c'est ce qu'il était difficile de préciser d'une mamière rigoureuse,

Nous fümes portés à soupçonner une affection tuberculeuse du cerveau, parce que, de toutes les lésions organiques des centres nerveux , c'est incontestablement la plus communechez les enfans. L’apoplexie estextrémement rare à cet âge, D'ailleursles symptômes qui avaient marqué l'invasioo de la maladie, puis la paralysie lentement progressive, excluaient toute idée d'hémorrbagie cérébrale. Le ramollissement du cerveau est rare comme lésion primitive. Dans tous les cas que nous en avons observé depuis deux ans, il a toujours été consécutif à des produits accidentels, tubercules où tumenr fongneuse du cerveau. Cette dernière lésion organique 0e s'est offerte qu'une seule fois à notre observation.

Relativement au siége , la paralysie du côté droit de la face, puis celle du membre pelvien du même côté, qui se manifestèrent a une époque peu cloignée le début , nous portérent à soupçonner l'existence du

roduit accidentel dans la partie gauche de l'encéphale. C'est en effet eu le peduncule gauche du mad. que siégeait l'un des tubercules ; quant à celui du wésencéphale, il occupait la totalité du côté gauche , et avait covahi une partie seulement du côté droit. Ce ne fut que dans le dernier mois de la vie, alors que la paralysie devint générale, que nous soupçonnâmes une lésion de la protubérance. P ons de résumer les principaux symptômes , et de les rapprocher de lésions constatées Aie he Le désordres fonte les plus graves ont porté sur la myotilité. Des mouremens convulsifs ont cu lieu au début, et se sont renouvelés ensuite à des intervalles plus

ou moins éloignés. Ils n’ont pas tardé à être suivis de paralysie, Le côté droit de la face d'aberd , me le membre inférieur droit, ont été privés de mouvement. Plus tard la paralysie s'est manifestée dans le membre inferieur gauche, le cou et l’autre côté de la face. Les mouvemens de la langue étaient extrémement difficiles ; la mastication était devenue impossible dans les derniers temps, aussi la malade tomba-t-elle dans un marasme effrayant, et trouvämes-nous à l'autopsie le calibre de l'estomac et des intestins notablement diminué, La malade mourut de faim. Les membres supérieurs furent affectés les derniers, Peu de jours avant sa mort la malade exécutait encore quelques mouvemens , mais extréwement bornés.

Dans tous les cas d’hémorrhagie, de ramollissement , d'atropbie ou de pos accidentelles de la protubérance annulaire, rapportés par les auteurs, la paralysie à été notée. Elle était bornée à un seul côté lorsque le mésocéphale n'était altéré que dans une de ses moitiés. C'estsurtont dansles membres inférieurs qu'elle a été notée, ainsi que chez le sujet de l'observation précédente. Dans le cas rapporté par M. Combette , relatif à une jeune fille chez laquelle il a observé une absence complète du mésocéphale , il y avait affaiblissement des membres inférieurs seulement. Dans les cas d'atrophie et d’induration de la protubérance publiés par Gall et E. Home, les malades avaient été privés pendant LR vie de l'usage de leurs membres inférieurs. Le seul cas ex- Eu sr que nous conoaissions est celui rapporté par M. Monat {1}, relatif à une hémorrhagie de la protubérance, dans laquelle il y avait perte des mouvemens des membres supérieurs , les membres pelviens conservant leur myotulité.

Quant à la paralysie des muscles de la face, elle a été notée dans les cas rapportés par Abercrombie, Felloli, Nonat et Carre.

La paralysie de la langue a été sigoalée par MM. Bérard, Cruveithier et Carré. Dans le cas qui nous occupe , comme dont ceux qui ont été rapportés par les auteurs , les lésions de la sensibilité ont été moins tranchées que celles de la myotilité, La malade à été affectée , pendant tout le cours de la maladie , d'une céphalalsie intense ; la sensibilité de la peau n'a jamais été exagéréfni jamais complétement abolie, ce qui confirme cette proposition de M. Olivier d'Angers : « Les paralysies qui résultent d'un épanchement dans la protubérance cérébrale , sont toujours bornées au mouvement , parce que la rupture intéresse seulement es faisceaux antérieurs de Ja moelle, »

Chez le sujet de l'observation précédente , il n'y a jamais eu perte complète des facultés intellectuelles. Dans les cas que nous avons apalysés, nous avons trouvé quatre malades chez lesquels l'intelligence est restée à peu près intacte, quoique la lésion anatomique fût très-grave.

T. ConsraxT.

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ACADÉMIE DES SCIENCES

Séaxce Do 20 ocronar 4854.

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