ÉLECTRICITÉ ANIMALE
M. Donné avait présenté, il y a quelques mois, an mémoire sur l'électricité animale. M. Mateucci a répété ces expériences et a recoonu qu'en effet , chuz les animaux vivans, La peau et la membrane muqueusc de la bouche sont dans un état éléctrique opposé; mais il lui a été imposable de voir rien de semblable chez ceux où La vie était complétement éteinte, d'où il a êlé porté à rejeter la théorie proposée par M, Donné, qui considère ce fait comme tenant à ce que les liquides qui enduisent «ne des surfaces sont acides, AETER que les autres sont sicalins. Lorsque l'on tuc promptement l'animal, en le décaputaut, par exemple, on reconnait encore pendant quelque temps dés traces d'électricité; mais si on em pag pour le fure périr l'acide hydrocyanique , toute électricité disparait. Or,
s Fiquides n'ont p s eu le temps de s'altérer; ils sont encore l'un acide , l'autre alcalin, Ce n'est donc point à la différence de leur mature qu'il Éant rapporter le phénomène , mais à une action nerveuse. M. Doané rappelle à cette occasion que dans son mémoire ila cité des observations faites sor des animaux viogt-quatre heures après leur mort, et dans lesquelles où avait reconan, quoiqa‘à un moindee degré, l'état électrique opposé des deux membranes. Il ne pic pas que l’in- Quence nerveuse n'ait quelque port à l'influence du phénomèoe, et il ne sersit pas éloigné d'admettre que chez des animaux tués par cerlains moyens mécaniques cette isluence ne fût encore sensible après vingt-quatre heures,
L'Académie reçoit, par l'entremise du garde-des-scconx , une communication de M. Doutigey, pharmacien à Evreux, qui indique un sonvéau moyen pour faire disparaitre des écritures, où platôt pour faire une écriture qui disparait d'elle-même, de sorte qu'un effet de commerce qui aurait été écrit avec ba li-
(1) Lancette française, 1852, p. 501,
queur qu'il signale deviendrait aa bout de quelque Lemps , entre les mains de ce- Bui qui l'aurait reçu, un papier tont blanc. } .
ILest bon qu'on soit prévena de la possibilité de celte fraude; mais peut-être le -des-scesus eût-il bien fait de ne pas dguner tant de publicité à un proé dont certaines gens seront peut-être tentés d'abuser. | M. le vice-smiral Boussin écrit de Constantinople “hs a ressenti deraitrement dans cette ville deux secousses de tremblement de terre, la seconde plus forte que la première. La mer ne prit pas part à l'agitation. L'auteur de la lettre rappelle à celle occasion la croyance géuéralement répendue à Constantinople , que ces tremblemens sont l'annonce d'une peste plus meurtrière que de coutune.
Par suite de la correspondance, M. Araro ‘annonce la contaleseence de M. Berzélius. Ce célèbre chuniste à été frappé du choléra et assez gravem nt pour qu'on désespérät an moment de sa vie.
PLUIL DE CRAPACOHS.
A. Peltier adresse à ce sujet la letire suivante :
n À Fappni de la communication faite dans la précédente sésnce par M. We colonel Marmier, je citerai un fa’t dont j'ai été témoin dans ma jeunesse, Un orage s'arançail sur La prüte ville de Ham du département de La Somme , que j'habitais alors , ct j'en observais la marche menaçante , lorsque tout à coup la pluie tomba par torreus. Je vis anssitôt La place de la ville couverte de petits craponds ; étonné de leur apparition , je teudis la main et je reçus le choc de plusicurs de ces animaux. La cuir de la maison en était également remplie, Je les voyais tombee sue un toit d'ardoise et rebondir de là sur le pavé, Tous s'enfuirent par les ruisseaux qui s'étaient formés et furent entrainés au dehors de In ville, Une demileure après, la place en était débarrassée , sauf quelques trsinards qui paraissaient Froisés de leur chute. Quelle que soit la difficulté d'expliquee le transport de ces reptiles, je n'en dois gas moins affirmr le fait , qui a laissé des traces profondes dans ma mémoire par La surprise qu'il me causa, »
M. Arago fait remarquer que l'auteur de celle communication est trop connu par ses travaux scientifiques, pour qu'on puisse craindre qu'il ait observé légirewent Les circonstances du fait qu'il rapporte,
M. Duméril fait une seconde communication sur le même sujet : elle m'a été adressée, dit-il, par une dame qui désire n'être pas connue , mais dont le père a laissé un nom chtr aux stisnces, dont 1] fut un protecteur éclairé,
« Eo septembre 184M, dit cette dame, je chassais avec mon mari dans le parc du château d'Oignois (près de Senlis) que nons ha! itions. 11 était environ mi lors. que le loonerre gronda fortement , et tout à coup le jour fut obseurci por un éno:me nuagé noir. Nous nous scheminimes de suite vers le château, dont nous &ions encore assez éloignés, Un coup de tonnerre d'une force extranrdinaire rom. pitle nusge, qui versa sur nous on torrent de crapauds môlés dun peu de pluie. Cette plue me parut durer bien long-temps ; cependant. en y réfléchissant deppis, je his à peu prés certaine qu'elle à continué au moins un quart d'heure »
M. Duméeil fait on rapport sur lo communication de M. Marmier, Les cirronstances locales du fait observé ne sont pas, dit ie rapporteur , décrites avec nssce de sin pour qu'on en pnisse présenter ane explication prévise, Cependant , si les crapauds sont tombés avec la pluie, comme le suppose M. Marmier, qui, du reste, n'a pas été témoin de leur chute , on doit ET . non qu'ils sc sont développés dans l'air, comme parait le croire l'auteur de la lettre, mais qu'ils ont été apjortés par nn coup de vent qui les avait enlevés d'une autre localité.
Les na‘uralistes ravent que cetle apparition subite de petites grenouille: à la surface du la terre ct dans les liens où il me sembl it pas en exister suparavabl , a dk tout temps évcillé l'aitention et la curiosité des peuples , qui supposaient ces animaux lombés du ciel. On trouve, en effet, des traces de ceîte croyance dans Anstote, dans quelques passages d'Athénée et d Æliea ; chez les modernes, dans Gussner, dans plusieurs parties des Mémoires des curieux de la hature: coin dans les ouvrages de Rey, ct surtout dans ceux de Redi,
Il s'engagea à ce sujet de graves discussions : Cardan fut vivement attaqué par Sealiger, pour avoir cru à cette sorte de génération spontanée, Pison ernt . non pas que les cranauds tombaient tout formés du ciel, mais qu'ils naïssaient par suite de l'action fécondente de Hs pluie sur les mottes de terre grasse, Lent Les l'en reprit vertement : Je né vois, dit-il, dans tout ce qu'on raconte à ce swjet, qu'une génération chimérique et non une génération spontanée, La plupart des auteurs qui refusèrent de croire à ces étranges pluies, nièrent lus faits allé gués. Redi ne refusa pas de les admettre , mais il en proposa une explication naturelle,
"Les crapands et les grenouilles qui , su:vant l'opinion des peuples, tombent des aurs avec la plaie, ne paraissent en effet, dit ce savant ohserratcur , que lursqu'il a pla un peu; mais cs animaux étai nt nés ‘agi jours auparatant , on
lutèt, après avoir sabi leur transformation complète, ils avaient quitté l'eau dns aquel e leurs tétards s'étaient développés; ces grenonilles s'étaicut tenwes tapies ut cachés dans les fentes de la terre, e1 sons les pierres ct les maottes où l'œil ne les pouvait discerner à cause de leur inmobilité et souvent de leur couteue terne. Au reste, ajoute Redi, cette découvi rie n'est pas de moi, elle est de Théophraste, ui a fai mention de ce fait, comme on le voit dans la bibliothèque de Photius et + bd ua fragment de son livre sur Les animaux qui apparaissent subitement.»
- Cette obiervation de Redi, reprend le rapporteur, est généralement aduptée. Tous les naturalistes savent que la plopart des batraciens déposent leurs œufs dans Veau; que Les tetards qui en proviennent subisent Li leur transformation et que, comme leur génération s'est opérée chez tous à une même époque , C'est anse) air wéme momvut, sous les mêmes conditions de climat, que tous subissent leur nvétamorphose.
» Oo ait également que les crapauds ont linstinet de se rendre de fort loin dlsus Les licus où les eaux sont retenues par des Hits de glaise où de toute autre nature de tercain dont le sol est iafériegrement imperméahle, Sur la surface de res mêmes terres, : ar l'eflet de la chaleur et de la cccheresse, il se forme de langues fissures du fond desquelles on voit, au moment de la plaie, sortir par milliers ces petits animaux qui seraient écrasés par Le pooflement de |a terre qui les recèle, et qui sont d'ailleurs attirés au debor, par l'humidité que leur peau, d'une finesse ex-
1rême, absorbe avec une étonnante rapülité, On voit que ous viennent de naître, car ils portent encore les restes de la quene qui servait à leur mouvement dans l'eau lorsqu'ils étaient sous la fo.me de tétards.
» Aiosi, l'époque précise de l'année, ke temps de pluie qui précède constamment l'apparition de cas petites grenouilles et de ces crapuds naissans qui portent encore les insignes de leur récente transformation , quelquefois l'absence absolue de tourbillons de vent , ne laissent aucun doute aux naturalistes sur l'origine de es prétendues pluies de c.apsuds. Nous pouvons maintenant ajouter , poarsuit le rapporteur , que nous avons vous-même observé celte apparition subite en deux circonstances, une fois en Picardie, dans des marais aux environs d'Amiens , et uac autre fois en Espagne, dans des prairies aquatiques, près de Marbella, C'est un fait dont M. Desgeuettes pourrait peut-être se rappeler.»
ANATOMIE DES GÉTACÉS,
ML Daméril fat un rapport sur un mémoire de M. Bourjot Saint - Hilaire ayant pour titre : Considérations sur le nerf facialet sur son influence dans l'acte de la respiration chez Le marsouin.
Les animaux de l'ordre des cétacés ont , comme on le sait, La forme extérieure et les habitudes des poissons ; et cependant loutc leur organisation, surtoat poër ce qui concerne bes fonctions de la respiration et de La reproduction, les rapprochent ioGuiment davantage de la classe des mammifères, parmi lesquels tous les naturalistes les rangent aujourd'hui. ;
La modification des formes extéricores de l'animal, en rapport avec ses habitudes aquatiques, n'a pu avoir licu sans en nécessiter beaucoup d'autres dans les détail de l'organisation. Ainsi, le célacé n'a plus de lèvres charnues , et s'il a quelquefois des dents, ce n'est plus pour mâcher sa nourriture , mais seulement blesser et retenur sa prob. Sa Fouche n'est jamais asser bien close pour que l’eau n'ypénètre pas en grande quantité chaque fois qu'il ouvre les müchoires pour sajsir un corps immergé, ce qui a exigé nn mécanisme particuler à l'aide wquel il eut se dore er de ce liquide en le poussant sous forme d'an où de deux jets lancés dans l'atmosphère.
Cette régurgitation s'opérant par les narines, v a nécessité des modiGcations remarquables, et a dû en catrainer également dans le larynx , d'une part pour empécher l'entrée de l'eau daus la trachée, et de L'autre pour faciliter la pénétration de l'air atmosphérique dans l'intérieur des poumons. On prévoit d'ailleurs aisé ment que l'organe de l'adorat est devenu pour ainsi dre inutile chez les cétacés, puisque leur nourriture ne se trouve pas dans Fair; de méme … ce sens, s'il avait existé, n'eût pas tardé à être émoussé par le passage continuel etle frottement rapide de l'eau sir La membrane qui tapis les conduits nasaux. Cette circonstance est assez clairement indiquée par la nature méme du lissu de ceite membrane et par l'absence presque absolue de nerfs olfactifs,
Ce sont ces premiers appareils de l'acte de la respiration qui ont fait le sujet spécial des études de M. Bourjot. C'est sur le marsouin (defphinus phocæna } qu'il à déerit les parties osseuses el musculaires de l'évent,
L'autenr, duns ce mémoire, donne une description très-détaillée de la forme , de la disposition tonte particulière des 04 qui entrent dans la composition des fosses nasales, et de l'arrangement qu'ils ont subi dans les paruis des cavités qu'ils constituent ; puis 1 décrit l'appareil musculaire, les deur lèvres mobiles de l'orifes nasal externe, ls double poche charaue et le mécanisme des sonpapes qui la ferment. Tous ces faits étaicat connus ; mas, sous quelques rapports , ils n'avaient poiat encore été étndiés avec autant de soin et de détails,
C'est surtout sur l'origine, la distribution et les fonctions des nerfs qui se terminent dans ces appareils, que les commissaires signalent des observations out àfait nouvelles, qui viennent confirmer d'une mamière positive les usages attribués par Chartes Bell à La portion dure de la septième paire, On sit que ce physiologiste considère Va septième poire où nerf farisl, comme spécialement destinée à produtre ou à faire concorder les mouvemens de la respiration dans les parties supér eures ou faciales de l'appareil, Or , dans le marsouin , les ræmeaux destinés aux muscles chargés de faire mouvoir ces singulières narines, se trouvent extr memrnt développés,
résulte des cxgérienres et drs observations de Bell, quela respiration s'opère sous Finfluenre réunie de quite paires de nerfs qui proviennent tous d'ane mime région de la moelle épimère, où ils semblent naître sur une sule rangée régulière. Ces nerfs sont : 4° le spinol accessoir; 2° le preumo gastrique; %° le glossophargngien ; 4° le facial au port on dure de la septième paire.
M. Bourjot Saint Hilaire à trouvé dans les cétacés mac plriae confirmation des prévisions de BL En effet, le nerf facial, après sa sortie du erine, su lieu de s'étale comme chez l'homme et chez les autres (mammifèr.s, en Glets nombreux qui se distribuent an nez, aux lèvres , an menton et au cou, #6 continnc sous la forme d'un très: g os cordon plesiforme, sans donner une seule branrbe, jusqu'à l'en droit qui correspondrait à la comsmissure des lèvres: et Li, au born de se distribeer dans ces parties ct au ruuseau antérieur, il remonte contre sa direction première en faisant avec son tronr un angle trés-aigu. pour se jeter, non sous La peau , tmais dans Les muscles profonds et puissans qui agissent sur les poches à eau qui déterminrot la dilatation et Le resserrement des érens , dans le mécanisme particulier qu'ils sont appelés à exécuter pour l'acte de la respiration.
Les commissaires ont eu sous les yeux les préparalions qui oot sersi à l'auteur pour son mémoire et reconnu l'exactitude de tout ce qu'il avait avancé; ils resardent ce fait anatomique comme venant à Fappui de l'une des déconvertes de la physiologie moderne, et proposent en conséquence que la partie du travail de M. Bourjot qui se rapporte à la description du nerf facial , soit insérée dans le Hecueil des savans étrangers.
MOXOTRÈMES,
M. Goffros lit des remarques sur les objections qui ont été Gites à différentes époques à ses travaux sur les monotrèmes, principalement à celles qui se trouvent consgnées dans un nrémoire la à l'Académie par M. de Blainville, le 18 février dernier, ét insérées vers la fin de la méme année daus les mourelles Annales du mus-um, t. 2, p. 369416.
|les expériences de M. Miquel d'Amboise avec des résultats diflérens. — Commis saires : MM. Guersent , Capuron et Yilleneuse.
M. Doméni (ait uo rapport verbal sur de prétendus entozoaires adressés à l'Académie , il ÿ 2 on assez long temps, La première pièce, rendue avec les selles par un enfant de 5 ans, était donnée comme une masse ss ressemblant à
Premitrement, dit M. Geoffroy, on me fait un reproche de ce que les piècrs sur lesquelles j'appuie quelques-unes de mes déterm'nations ont élé préparée par M. Laurillard, el on revient si fréquemment sur ce point , qu'il semblerait que je me serais borné à voir et à prendre, pour mou mémoire sur les organes serucls de l'oruithorinque , des faits anatomiques mis au joue par le scalpel de M. Lanrilard sous La direction de M. Cuvier. Ce n'est pas ainsi que Îles choses se sont passées ; et on me permrltra de faire connaitre avec quelques détails la circonstance à laquelle on à fait allusion,
J'avais entrepris un travail comparatif sur Les organes sexuels chez tous Les veetébrés, et déjà publié à ce sujet plusieurs mémoires, lorique M. Cuvirr rapports de Londres deux ornithorhinques mile et femelle, l'un quil avait acheté, l'autre qu'il devait à la munifcence de sir Everard Home. 11 destinsit ces deux pièces pour uo travail qu'il avait en vue. Nésamuins, me voyant lancé dans des recherches utiles, M. Curier eut la générosité de me permettre d'aller puiser des uk 1 C faits dans ses deux précieux exemplaires, mettant à cette grâce pour unique con- ||des larves de mouches portant des panaclws particuliers, qui ont pu être pris pour düion que son collaborateur , M. Laurillard, disséquerait lui-même , afin que Les || des épines. : | pièces fussent plus ménagées , qu'elles reslacsent en place et fussent du moins] M. Conxac désire que les membres al np par l’Académie de visiter M, Dupréservées d'une complèt: de-teuction. M. Cuvier , qui ne savait pas donner d'une ||puytren donne nt quelques détails sur l'état de cet honorable membre, maia pour reprendre de l'autre , n'assista point à nos dissection: ; M. Laurillard] M. Onrisa. J'ai vu er à deux beares M. Dupuytren. Depuis deux jours , son ne dut agir et n'agit en effet que sons mon impulsion, il le Gt avec sa complai- état s'était amélioré ; l'enflure des jambes avait diminué et la respiration était plus sance ordinaire, Si je a'ai pas moi-méne empl gs le sealpel, c’est que cela m'érait | Ubre, . * 2 7 : | recommandé , et je dus aussi, pour conseever dans leur intégrité les pièces mises || M. Hussos. Le conseil de 1 Académie a agité la quéstion de saroir #il conveà ma disposiuio ',m'arrèler quelquefois dans mes recherches, et, sur certains points, ||nsit de rendre ain i publics les détails de la rualadie de nos collègues, Quelques me contentent d'une première vue, laisser des faits incomplets. fhrétmbres ont fait obévever que cela pouvait avoir de graves incomvéniens. Ainsi ,
Ua saute reproche que l'an m'adresst, c'est de n'avoir pas dit, lorsque je‘pre- [fs l'on dit que le mal cmpire, la nouvelle est F cm ar Les journaux , et si le
sentai Le programme de mon mémoire {le jour même où M. de Blainville fut je malade vient à les lire, on conçoit quelle influence acheuse cela peut avoir, sien}, que cette drsection avait été fuite en 828 : on donne à entendre que j'ai || Voilà pourquoi nous n'avons pas rendu compte de notre mission. été inspiré par ue article de l'Arthofogie de Florence (février 4827), où les or-|| M. LE rRÉSIDENT. D'après ces observalions, à l'aveuir les membres délégués aithorbiuqnes +001 déclarés oripares. Je présente ici ces dessins ” sont datés par [pour s ioformer , au not de | Académie, de l'état d'un académicien malade , né le peintre qui les a exécutés, et un extrait des pro ès-verbaux da Muséum, con- ||feront plus de rapport en séance publique. #tatant le jour où je les ai présentés à l'assemblée des professurs, Je tiens à ce que cette date soit bien établie; car je ne voudrais pas qu'on pe Me supposer Piatention d'enlever à Meckel, qui s décrit et figuré les faits en 1826, son mérite d'antériorité.” RENE d
Lorsque la première de mes plinches était déjà exécutée, ea 1923, J'appris par M. Roux que Méekel préparait un travail sur le même sujet : ce fut un motif, non pour accélérer, sais pour retaider ma publication, Les faits actuels a6 m'importent pas autant que le jugement à porter à leur sujet. Les détérminations des par. ties sont difficiles , et j'étais sûr que M. Meckel ne porterait point son attention sur les points essentiels ; je vouius lui laisser le temis d'exposer ses déductions avant de faire connaître les mieones. Le mémo re pour lequel était préparée la placche dont j'ai parlé plus haut ne donc qu'en 1827 ; une épreuve de cette planche avait été donnée en 482$ à M. Knox, qui l'emporta en Ecosse. Une se. conde planche fut préparée et gravée en 1827 ; cette nouvelle préparation ne faisait au rele que confirmer Loutes mes prévisions, :
On prétend que j'ai attaché trop de valeur au fait de coquilles trouvées dans les nids d'ornithorhinques; mais les nouvelles communications reçues de l'Austra= lasie montrent que c'est an fait trop général pour he pas apporter un puissant are gument en faveur de l'oviparisme, |
On me reproche d'avo'r comparé Les cœxums des apyarei: glandulaires des échidnés , aux eryptes de même forme que présentent les flancs des massraignes ; ces crypies, dit-on, n'y p'uvent être assimilés : 4° en raison de leur petitesse ; 2° parce qu'ils sont odoriférens ; mais depuis j'ai montré dans le rot des cryptes semb'abl s qui, d'une part, sont beaucoup plus volumineux relativement au rolame de l'animal, et qui, de l'autre , sont tout-à-fail sans odeur,
Je ferai à mon tour, dit M. Geoffroy , une remarque sur les écrits de mon savant adrersaire. Dons le mémoire lu à l'Acsdémie en février 1893, M, de Blaia ville commence par affirmer que les nouvelles recherches d Owen confirment pleinement ses vues et celles de Mvckil sur le viriparisme des monotrènes ; voyons comme il conclut . et pour cela rapportons ses propres paroles.
æ D'açrès ce:a l'ornithorhioque sesait réellement un véritable mammifère et » vivipare comme tous Les piliféres : mais en même temps, ch 2 lui ke produit de » La générat on aurait quelque chose de 1 œuf des ovipares. Il n'aurait pas de pla- » centa ; d'où 1] formerait un passage évident entre les vivipores, non-sculement » dans ce point, mais de plus aussi daus presque tous les appareils. v
Or, dit #. Geoffroy, n'est-ce pas pour arriver à ces conclusions : qu'il s'y a point de placenta, que l'œuf à quelque chose de ce‘ai des ovipares et que cette voudition organique se propage plus ou moins à tous Les autres appareils ; n'e.t-ce pas, je Le répète, jour arriver à cette conséquence , que je suis sur La brèche depuis 4804 , epoque où j'ai commencé la révision de sr Evrard Home, ayant dès lurs
T de nom dé monrotrémes ?
Voifà donc , poursuit l'honorable académicien , la lutte qui se termine , et les trois zoologistes d ssidens arrivant à se rencontrer en un même point. Reste on autre fait digne de La plus haute considération : les mamaufères seraient lactifères en même temps qu'ovipares , où, si l'un veut, ovo-vivipares, Le fait vaut la peine
u'on y regarde à deux fois; je l'adœets provisoirement, Cependant, que prouve Li réunion de ces deux conditions, jusque-là regardées comme iucompatibles ? Qu'il existe chez les monotrèmes uge anomalie telle qu'on ne peut les reunir aux mammifères, et qu'il faut admettre cinq classes distinctes parmi les vertébrés. C'e L ce que je n'ai jamais cessé de soutenir.
ACADÉMIE DE MÉDECINE
d'insectes du mème genre qu'on en trouve chez le boœnf et le rence, ayant le corps divisé par anneaux , garni d'épines , etc, Ce sout évidemment , dit M. Duméril ,
MÉMOIRE SUR LE CROUP DES ADULTES, par M. Car£xr ; rapport par M. Génin- Dix.
L'auteur de ce mémoire commence par remarquer que le croup ést bien moins rare chez les adultes qu'on ve le pense , puisqu'en un espace de Lémps assez court en a observé à lui seul sept à huit exemples. I] rapporte quelques faits du même genre qu'ils empruniés à divers auteurs, puis il cite quatre observations qui lui
Dans là premièe, le croup sévit sur un homme de 25 ans et se com liqua de pes d'une
Le second sujet avait 26 ans ; il purtait en mème temps un anérrisme du cœur et une gasirite chronique ; il saccomba également, 4 l'antopsie , on trouva une
La commission propose d'adresser des remerciemens à l'auteur ct de déposer son mémoire honorsblement dans les archives,
M. ve Lxxs. On regarde généralement le croup comme très-rore chez les adultes ; cela est vrai, si l'on entend parler du croup tel que nous l'avons vu il ais ou 46 ans; mais ela est fort inexact si où le rattache à l'angine commune , qui attaque également tous les âges. Mais c'est à tort , selon moi, qu'on a voulu confondre deux affections aussi diverses par leur marche, leurs symptômes el surtout par le traitement qu'elles réclament, Cette confusionest devenue plus grarcencore, D Ne qu'on préconise la laryngotonie dans ce qu'oe appelle le croup.
+ Rocnoux. L'auteur s'étonne que la voix croupale des adultes ne soit pas la méme que celle des eofans ; il y aurait bien plus livu d'être surpris si elles se ressetublaient ; La g'otte de l'adulte est bien plus longue et plus large que celle «ke l'enfant, ne saurait être rétrécie au même degré paruoe pscudo-membrane, pi conséquemment rendre ÎlLs mûees sons.
M. GuensexT, On confeud sous Le nom de voix croupale des sons de vois fort différens, Ainsi on donne ce tom, chez les petitseufans, à une voix sonore, clapissante, sortant de dedans ea dehars ; cette so: Le de voix est propre à l'angine stridaleuse, qu'on prend valgairement pour le eronp et qui en diffère beaucoup. Daas le croup véritable, la vo.x n'est jamais éclatante et sonore ; elle est éteinte, sourde, rentrant en dedans, Il aurait été cssentiel de faire cette distinction. Peut-être aussi l'auteur au ait dû mentionner le travail de M. Louis, qui a montré le premice, il ÿ a 7 où 4 ans , que le croup est plus common qu'on ne l'avait dit chez les adoltes et méme chez les vicillards.
Le rapport et les conclusions sont sdoptés,
MÉMOIRE SC8 LE PRINCIPE ACTIF DE LA SALSEPAREILLE, por M, Tauoocur. — Rapport par MM, Soubeiran ct Cullerier,
M. Cuiventen donuc leciure de ce rapport composé de deux parties, lo parte chimique et la partie médicak:. Dans la première, «ui est l'œuvre de M Soubeiran. on rappelle que les chimistes italiens et français avaient trouvé jusqu'à présent dans la saiseparcille quatre substances qui semblaient différentes , et auxquelles on rapportait cependant en particulier la vertu thérapeutique de la salsepareille, De ces substances, l'ane était acide, l'autre slcaline; les deux autres paræistaient neu-
Séance pe 28 ocrosne, — Présidence de M, Bourar.
M. Blandin et M. Souberbielle écrivent pour se porter candidats à la place vavante dans la section de médrcinc opératoire. M. Chevalier, D.-M,, adresce ane observation d'accogchement double , où lalltres, é ligoture du premier cordon ombilicel détermina nue forte hémorragie. — Ren-|| M. Thubæuf, en répitant ces analyses, est arrivé à démontrer que ces quatre à MM. Deneux , Coporon et Villsaruve. préteadus élémens ne sont que des rariétés d'une méme substance , plus on moins
voyé ; ; ' :
à. Archambault envoie une note sur Linoculation de la scarlaline ; il a répété Lo gnëc de l'état de pureté; e1 à laquelle it donne ke nom de salseparine, File est
blanche , inodore, de saveur nansécnse mais peu oncée; cristallise en prismes allongé» , etc. M. Thubeæuf indique pour Vobtenir un procédé plus simple et plus économique que ceux qu'on connæsait avant lui.
Une certaine quantité de salseparine ee été remise à l'Académie pour l'expés rimenter , M. Cullerier l'administra, du 4° au $1 juillet, à l'hôpital des Vénérrenà 9 matades , 7 hotnmes et 2 femmes, Tous avaient des syemptomes syphilitiques secondaires et d'ancienne date; des ulcères à la gore ou dans les fosses nasales, des bubous, etc. On donnait la salseparine à la dose de 6 grains dans les 24 heures , dissoute dans l'eau froide ou arrangée en pilules; on porta plus tard la dose à 9 et enfin jusqu'à douze grains. | .
À la dose de 5 grains , be médicament était très-bien té ; il n'en à pas été toujours ainsi quand on l'a porté à Y grains. Plusieurs ma des en ont éprouvé de ls pesanteur à F'épigasire , Es nausées , des maux de Cœur; un homme a êlé assez fortement purgé, et à rendu avec les fèces uoe grande abondance de mucosités intestmales, On a voulu savoir si cela tenait à l'administration du remède; on l'a donc suspendu ; les mucosités ont sussitôt disparu des selles; elles sont revenues dès qu'on a repris l'usage du médicament, Celui-ci était pris d'ailleurs sans répugnance; ls solution, au dire des malades, n'était ni bonne ni mauvais ;{les pilules n'avaient rien de désagréable.
Les résultats thérapeotiques sont restés fort incertains; cela üent à ce que l'on a expérimenté d'abord sur trop de malades , et ensuite trop peu de temps, Des neuf individus qui ont pris Lo salseparine , un seul a guéri; chez sept autres, il 4 avait eu de l'amélioration ; mais À a fallu, pour compléter la cure, recourir à d'autres remèdes, Le dernier, celai qui a été purgé par le médicament, est encore aujourd'hui à l'hôpital.
La commission conclut à adresser des remerciemens à l'antar.
M. Lomeear, On a omis dons le rapport de citer Les recherches d'un aide-msjor pharmarien du Yal-de-Grice, M. Foggisle, qui est arrivé aux mêmes résultats chimiques que M. Thubeæuf , et dout le travail consciencicax est fait de manitre à ne laisser aucus doute.
M. Cuevauuien. 1 faudeait continuer les expériences thérapeutiques , aGn de savoir à-quoi s'en tenir sur les propriciés de cetie substance , et inviter l'auteur à en fournir une quantité suffisante.
AL Cuucenten. Je lui ai écrit à cet effet ; il à répondu qu'elle lui revenait à un prix trop élevé pour en donner davantage,
M. Cnevaruien. J1 faudrait olors inviter l'adromistration des hôpitaux à en faire préparer à la pharmacie centrale; c'est un objet fort important.
M. Manoauzr prétend que l'Acndémie a des fonds destinés à des expériences de ce genre. M. le président répond qu'on n'es a pas; le mimistre a sculement es l'Académie à lui en demazder pour cet objet quand elle jugerait en avoir
1] » Ja
M. Mérar. Nous en avois déjà demandé au ministre ; il a répondu qu'il n’en wrarl pas.
M. Lunusc appuie fortement la proposition de M. Chevallicr. Mais puisque les expériences, au dire même de rapporteur, n'ont pas été poussées assz Join, il importe de Le dre dans les conclusions du rapport, afin qu'on n'en abuse pas pour répañre des prospectus dans le a , à l'abri de nom de l'Académie.
M. Bonasree demande qu'on nese borne pas à des expériences Chérapeutiques ; il faut savoir définitivement s'il est vrai que la salsepareille ne contienpe qu'une stule subatanes , et ensuite quelle est lu muture-dte cette substance, M. parait la vroive alcoline ; mais, selon les Dre moe de M. Foggisle, elle serait acide, puisqu'elle rongit wo peu la termture de tournesol.
M. Casrex, propose de mettre dans les conclusions , que l'Académie suspend son jugement jusqu'a des expériences plus complètes , et qu'on en retranche les remerciemens, Les remerciemens des sociétés savantes sont des récompenses , et pourquoi ré ompenser l'auteur d'uve découverte tant que celle-ci n'est pas constatée ? (Appuyé :)
M. Deméarc est d'une opinion différente, Il est bien conne que la salsepareille a des vertus éminentes ; 1 convient donc dé mettre dues les conclusions qu'il est nécessaire de donner plus de suite à ces expériences ; puis l'Académie devra s'adresser à la commission des hôpitaux pour avoir de la salseparine , et bien sûremeot on me hit en refusera pas, (Appayé!
Le rapport et les conclasions, modiliés dans le sens de M. Duméril, sont adoptés.
HYPOCONDALE GUÉRAIE PAR L'ÉCOULEMENT DE MATIÈRES GRASSES PAR LES INTESTINS.
M, Cecuenten communique un cas d'hypocondrie , chez un homme de 50 ans , avec penchant au suicide. Il y « quelques jours, à la suite d'une commotion forte, mais agréable, cet homme rendit par l'anus une grande quaotité de matière grasse , qu'il compare à la graisse de porc nouvellement foudue. La guérison suivit presque immédiatement, Malbeurvusement , M. Cullerier n'a pas conservé de ctle graisse, qu'on aurait pu soumettre à l'analyse.
M. Vezrrav montre un produit de conception qu'on peut présumer dater de quinxe jours. La caduque forne: CHL poche saus ouverture , déprimée en un point par la présence de l'œuf. Celle pièce est une nouvelle preuve à l'appui de ls théore de fe Velpeau sur la manière dent l'œaf arrive clans l'utérus.
M. Roux annonce qu'il feca trois commuications à l'Académie an sujet des faits qu'il a recueilhs dans son voyage en Italie. La première aura lieu au commencement dé la prochaine séance,
La séance est levée à cinq Leures.
— M, Lisfronc reprendra son cours de clinique ehirurgicalc le 5 norembre, à boit heures, dans l'smphithéâätre de chirargie de l'hôpital de la Pitié.
— M, Velpeau commencera son cours de clini
- l chirurgicale la semaine prochine à l'hôpital de la Pitié, amphithédtre de om — murs
ice.
BIBLIOGRAPHIE
TRAITÉ DES MALADIES DE L'UTÉAUS ET DE SES ANNEXES, fondé sur un grand nombre d'observations cliniques, accompagné d'un atlas de 41 planches in-fol. gravées et coloriées , représentant les principales altérations morbides des organesgénitaux de la femme ; ar Mme Boivix, docteur en médecine, etc. , et par 1. Ducès , professeur à la Faculté de médecine de Montpellier (1).
{ Premier article. } .
Parmi les nombrenx traités spéciaux consacrés depuis le commencement de ce siècle à presque toutes les parties de l’art de guérir, on pouvait regretter que les affections de l'utérus n’eussent pas obtenu un rang digne de leur importance. L'ouvrage de M. Nauche, bien qu'estimable à beaucoup d'égards , avait vieilli devant les progrès de l'anatomie pathologique et de la chirurgie ; il ÿ avait là une lacune réelle que madame Boivin et M. Dugès ont essayé de combler,
C'est quelque chose d'assez remarquable tout d’abord que cette association, et , si l'on peut ainsi dire , cette sorte de mariage scientifique qui donne deux auteurs à un traité unique. Pareille chose s'était déjà rencontrée quand M. Dugès aida Mme Lachapelle à mettre au jour sa pratique des accouchemens; mais alors La part de chacun était nettement faite : à Mme Lachapelle , vétéran de son art, appartenaient les faits et les idées ; M. Dugès, jeune encore, pouvait être satisfait de l'honieur de rédiger des travaux aussi importans. T1 n'en est plus de même aujourd'hui : on ne peut supposer que le professeur de Noutpel. lier, honorablement connu par ses propres travaux , se soit réduit au rôle de simple secrétaire de son associée, A Jui d'abord tout le mérite qu'untel ouvragea pu recevoir de sa Lg facile ; puis, chaque fois qu'il en trouve l'occasion, il n'omet pas de donner son opinion ou le résultat de ses observations personnelles ; toutefois, il s'en explique franchement dans la préface , l'idée du livre, la récolte des matériaux, et en général la doctrine, sont particulièrement à Mme Boivin. La chase mérite d’étre notée : car il s'ensuit que deux des meilleurs livres d'observation publiés en France au dix-neuvième siècle , ont été produits par des ferames, el les étrangers sous cé rapport n’ont pas , que nous sachions ,
{là leur opposer de rivales.
Après ce jugement favorable surl’ensemble de l'ouvrage, il nous sera permis de donner place à quelques critiques dans l'analyse des détails.
Une introduction de 50 pages est consacrée à l'anatomie de l'appareil génital, autant qu'il est besoin pour l'intelligence de la pathologie, ct à l'exposition des procédés généraux d'exploration de l'utérus. Nous y trouvons quelques faits nouveaux où peu connus qui méritent d'être notés en passant. On sait la discussion encore en suspens qui s'est élevée sur l'existence d'une muqueuse de l'utérus. La majeure partie des anatomistes modernes la nient ; et nos auteurs sont du même avis. Si l'on dissèque la muqueuse du vagin , on la poursuit jusque sur le muscau de dede : là elle s'amincit beaucoup, et cesse brusquement d'exister au bord de l'orilice vaginal de l'utérus. « Toutefois , ajontentils, nous avons bien souvent réussi à voir et à soulever sur la pointe du scalpel ou mieux d’une laucette , mais dans le corps de la matrice seulement , un épithélium demi-trassparent ou rougeâtre , homogène en apparence, lisse et d'aspect comparable à celui de la membrane interne du cœur, mais d'une ténuité, d'une mollesse plus gronde, »
La matrice , même à part le temps de la gestation , change beaucoup de volume suivant les âges. A la naissance , elle à 13 à 14 lignes de longueur; 1 pouce et demi à 10 ans; 26 lignes à 25 ans ; dont moitié exactement pour le col, et en supposant la femme vierge; 2 pouces et demi à 3 pouces qüand la femme est devenue mère une on plusieurs fois. A la naissance elle pèse un gros ou un gros et demi , selon Graaf ; à 25 ans, chez une vierge, elle pesait cinq gros sans les agnexes, ce qui paraît bien peu; chez une femme qui a eu des enfans, elle va d’une once et demie à deux onces. Ce poids, à la fin de la grossesse, va communément à une livre et demie, et peut aller jusqu'à trois livres. Comme on le pense bien , ces données sont purement approximatives ; elles sont toutefois utiles à constater , et peuvent servie à expliquer la fréquence comparative de certaines affections. Chez les vieilles femmes, la matrice revient en général au volume qu'elle avait à l'âge de puberté , avant La conceplion et le coït.
{1} Deux vol. in-8” avec atlas in-folio. Chez Baillitre , rue de l'École-de-Médecine, n° 13lus,
puissante d'iuflammation chronique que le cuit. Aussi voit-on qu'on guérit ou qu'on pallie bien plus de ces accidens par le traitement anti phlogistique sagement dirigé, que par les pessaires où les opérations ovs i sanglantes ; M, Lisfranc n'a pour ainsi dire presque jamais recours aux lentement à leur développement complet, réagiraient sur l'organisme de} pessaires ; et les observations placées à la Gin de ce chapitre , montrent
{que madame Lachapelle n'en usait qu'avec réserve, et que madame
la femme, comme les testicules sur l'organisme de l'homme. Il s'ap-lque n puie sur des observations où cette réaction s’est faite, quoique l'utérus} Boivin imite ce prodent exemple, Quelle est donc la valeur réelle et manquit ; où elle a manqué malgré la présence de l'utérus, à cause de | les véritables indications des pessaires ? Voilà ce que nous aurions dél'absence des ovaires , ete. Cette théorie nous parait gémeusc et digne | siré trouver dans ce chapitre, et malheureusement ce qui n'y est pas. d'être sérieusement examinée. A | Ce qui nous parait le plus sage est de s'en abstenir taut qu'il reste L pen Nous ne nous sommes point arrêtés sur la disposition des couchesÏ le vagin, l'utérus un l'abdomen, des douleurs qui paraissent inflammamusculaires de l'ütérus, étudiée avec succès par madame Boivin; ses ||toires ou qui s'accompagnent d'engorgement sanguin : le traitement si résultats sont suffisamment conous. | {bien exposé par M. Lisfranc (Gazurre MÉDICALE, 1833), mérite alors Les moyens d'exploration sont le toucher reclal où Le pe , la pal-}la préférence. Les pessaires , suivant nous, ne sont indiqués que dans pation sus-pubienne , l'application du spéculum. Les règies en sont as-| deux cas: où bien quand on n'a plus à remédier qu'au rh msn, sez bien détaillées, moins complétement toutefois que M. Lisfranc l'a } mème ; ou bien era les douleurs dont il s'accompagne ont résisté au fait depuis. Quelquefois le col utérin est tellement incliné en arrière | traitement antiphlogistique, et paraissent être l'effet direct du déplaceque le spéculum ne peut le faire saillir dans son ouverture terminale ; f ment. madame Boivin a imaginé pour Le ramener en avant une tige métallique Ce que nous venons de dire du prolapsus s'applique jusqu'à un 1 er courbée en S et portant à chacune de ses extrémités une cuiller fené-Étaio point à l'antéversion et à la rétroversion. Au reste, en lisant l'ex trée, une'surte d'anneau qui duit entourer, saisir et ramener le museau] cellent chapitre consacré à la fixité anormale de l'utérus, et qui n'est de tanche en avant. lui-même qu'un extrait d'un travail antérieur de madame Boivin, on
Nous arrivous au corps de l'ouvrage. La première partie, consacrée | trouvera peut-être de-nouvelles raisons à l'appui de l'opinion que nous aux lésions de l'utérus , ne contient pas moins de 8 sections, que nous | venons d'émettre. Cette fixité dépend en effet d'une val en chro-
allons succinctement parcourir. La première traite des solutions de | nique du péritoine, qui à procuré des adhérences intimes centre Ja continuité par causes externes , les déchirures appartenant plutôt à un! matrice et les portions de séreuse voisines.
traité d'accouchemens. I! n'y a point ici de préceptes spéciaux. La se-! La troisième section traite des altérations de furme et de volume; coude section a pour objet les lésions de situation , et traite en autant elle renferme un chapitre à peu près neuf pour la plupart des médecins de chapitres différens, du prolapsus , de l'antéversion , de la rétrover-||sur les incurvations au Îlexions de l'utérus,
sion , des hernies , et de la fixité anormale de l'utérus. H ya, pour 13] Denman est le premier auteur qui ait publié un exemple précis, wa plupart de ces déviations , une question fort importante, celle de leur | véritable cas de rétroflexion ; encore est-1l trop avare de détails circoncause, intimement liée à la question du traitement. Ainsi , pour les di-stanciés. L'ancien Jouroal de médecine contenait aussi la description vers degrés de prolapsus, quelques auteurs ont admis comme cause | d'une matrice comparée à un cornichon; mais ces faits étaient out
On attribue généralement au développement de l'utérus cette réaction si vive qui se propage par toute l'économie à l'époque de la puberté, M. Dugès adoptant une opinios de Béclard , nie cette influenee de l'utérus et la transporte tout entière aux ovaires , qui, parvenus
suflisante le relèchement du vagin, Madame Boivin réfate cette opinion|\et la flexion de l'utérus n'était mentionnée que dans les cas de pi par l'exemple de relächemens vaginaux sans prolapsus utérin. Pour!sesse, lorsque Mme Boivin rappela l'attention sur ce point par un elle , le premier degré du prolapsus est dü à l'allongement , au relà- | fait communiqué à M. Ameline et inséré par lui dans sa thèse, puis chement des cordons utéro-sarés ; le second degré ne saurait avoir lieu | lors Désormeaux et M. Deneux en ont vu et même traité rationnelleque les cordons sus pubiens ne soient aussi relächés , à plus forte raison & ment ; mais aucun travail appuyé sur des observations détaillées n'avait Ja chute complète de matrice. Quant aux ligamens larges , ils n'ont au-|été, à notre connaissance , publié sur cette matière. Madame Boivin a cune action sur la matrice. rassemblé cinq cas d'antiflexion , dont trois où elle fut présumée con- Voilà un premier pas de fait ; mais quelle est la nature de ce reld. | 8#niale; deux où elle survint à la suite d'un accouchement. M. Dugès chement ? lei nous regret'ons que les deux auteurs n'aient pas trouve} ©" rapporte une sixième observée au commencement d'une grossesse, dans leur expérience les élémens d'une solution ; ils hésitent , ils cher! Sur sept cas de rétroflexion un fut observé après la mort seulement, sur chent dans quelques faits incomplets , empruntés ailleurs, une réponse june jeune fille; quatre étaient survenus en suite d'un accouchement à ui ne nous parait pas péremptoire. « Une faiblesse , une gracilité na. |} terme ; les deux autres par suite d'avortement. Voici d ailleurs en quoi tive sera fréçuemeiens la cause première de ces déplacemens ; une dis. | consistent ces flexions : elles ont lieu plus particulièrement vers l'en. tension et répétée à de nombrenses reprises produira le même
droit où le col se réunit au corps de l'utérus; et la courbure , fort vaeffet. La première de ces explications convient seule aux prolapsus des| riable , peut être portée au point que l'organe est vraiment plié en deux, jeunes filles ; » la seconde s applique aux femmes qui ont eu des en-}
et que ses deux portions sont assez rapprochées l’une de l'autre.
fin: , qui abusent du coït, dont l’utérus est malade, affecté de phleg-] A quelle cause peut tenir une lésion de ce genre? Les altérations rémisie chronique, de flux leucorrhéique , de squirrhe , de polype , etc. | vélées par l’autopsie, soit dans Le tissu ntérin, soit dans les parties ad- Mas, outre la difficulté du diagnosuc différentiel de ces deux cas, que|jacentes , conduisent les deux auteurs à conclure que l'inflammation Lo; auteurs n'ont pas même abordée, rous ieur ferons l'objection qu'ils | chronique joue ici le principal rôle , du moins pour les flexions acciadressent aux autres : pourquoi donc tant de femmes qui ont eu des en Ü dentelles. Îl faut ajouter qu'ilsnereconnaissent guère pourtelles que celles
- fans , qui ont un flux leucorrhéique ou un polype utérin n'ont-elles | qui surviennent à la saite d'un avortement au d'un accouchement ; pour int cependant de prolapsus de matrice ? Pourquoi ce prolapsns est-il les autres, ils penehent à admettre une disposition congéniale, ou, ce-qui
si rare au second et surtout au troisième degré ? Il y à là une cause| s'en rapproche beancoup, un développement plus complet d'un côté que plus immédiate dont la nature reste à chercher ; toutes les autres que | de l'autre vers l'époque dela puberté. Cela nous parait un peu hasardé; vous alléguez ne sont que des circonstances qui favorisent le prolapsus, lon dirait même qu'il y à une sorte de contradiction entre la doctrine ex-
mais qui ne le produisent pas nécessairemeut. | posée dans ce chapitre et celle du chapitre consacré à la fixité de l'uté-
Pour nous, nous ne nions point la laxité congéniale des ligamens jrus. Mais surtout la doctrine n'est ici rien moins qu'en rapport avec les
utérios; seulement nous aurions désiré qu'on nous en citât quelque} faits. Prenez la première observation d'antéflexion présumée congéniaexemple pour assurer au moins nos convictions. Il semble d'ailleurs Le : il s’agit d'une jeune fille de 18 ns adoonée , depuis trois ans, à une qu'dvec ce relâchement congénial , le prolapsus devrait être congénial masturbation opiniätre ; tellement qu elle fut suivie à la Gin de convullui-même, mais enfin peut-être certains prolapsus survenus brusque- sions épileptiques. Les règles ne s'établirent oïnt, et enGa la jeune fille went par suite d'un saut ou d’un effort , reconnaissent-ils quelque pré- succomba à des accès répétés d'épilepsie. A pay cu on trouvale tissu disposition de ce genre, comme certaines hernies. Mais pour les cas les} utérin noir el d'une dureté remarquable ; Le col d’un gris violacé ; la
lus ordinaires, si l’on considère que la chute de matrice, même au pre-|CAvite ulerine d'un brun noir, a enduite d'un mucus blanchâtre et mier degré, a pour accompagnement presque obligé des douleurs Ê ri [transparent ; Le vagin également d'un rouge brun, Les vaisseaux sanminales, des tiraillemens PA les aines , des FT, ay qui remontent | guias renfermés dans le repli utéro-pelrien étaient nombreux et gorgés
jusqu'aux reins, nous sommes tentés de croire que les cordous qui sou- jd un sang noir.
tiennent la matrice sont primitivement malades eux-mêmes; et qu'ils | Eh bien! l'inflammation chronique ne vous paraitelle pas patente doivent à quelque inflammation chronique les douleurs dont ils sont be ; dans sa cause, dans sa marche et son influence, et jusque dans les altésiége et la perte de leur élasticité. Nous n'en exceptons pas les prolap- ! rations cadavériques ? Les auteurs aiment mienx regarder l'antéflesion sus chez de jeunes filles , où la masturbation est une cause toute ausst | comme congéniale ; ilsne nient point La congestion habituelle des orga-
EEE me mass
nes génitaux , ils la rapportent , comme nous l'admettrons en partie, à l'absence de la menstruation. Mais , au lieu de voir dans l'onanisme la cause première de ces accidens, ils l'attribuent lui-mêrne à l'untéflexion, cause unique et primitive de tout le désordre, Nous ne saurions admettre une telle manière de raisonner, et nous restons dans le doute, jusqu’à des faits plus coneluans, sur la réalité des flexions utérines conzémiales.
On conçoit que cette affection , lorsqu'elle date de loin, doit être à peu près incurable. Lorsqu'elle est récente, et encore accompagnée d'irritation ou de douleurs, le traitement doit être antiphlogis'ique ; plus tard on peut recourir aux moyens mécaniques pour redresser et maintenir l'utérus. Quand ces moyens échouent, les Led anteurs conseillent encore, dans quelques cas , des stimulans , des fortifians appliqués à l'origine des ligamens utérins, des sus-pubiens dans la rétroflexion, des utéro-sacrés dans l'antéflexion, ainsi des douches, des frictions , et même des exutoires. On ne conçoit pas ce que tout cela pourrait faire sur des ligamens qui ne sont pas le plus souvent altérés , et dont l'altératioo n'a certainement qu'une influence fort contestable. Nous aurions désiré encore que dans un traité pratique on spécifiät Les cas où telle médicalion peut convenir , lorsqu'elle n'est pas toujours applicable. Ces restrictions banales, dans quelques cas, sont peut-être fort commodes, mais elles n'apprennent rien au lecteur.
Le renversement de l'utérus , ou éntroversion, est traité d'une manière remarquable, Les deux auteurs en distinguent quatre degrés : le premier consiste dans la simple dépression du fond de la matrice deveou concave, de convexe qu'il devrait être ; dans le second , le corps utério s'enfonce dans la cavité du col , et fuit saillie entre les lèvres écartées du museau de tanche; le col est entrainé dans le troisième , et le museau de tanche seul résiste au renversement; enfin, dans le quatrième degré, le vagin lui-mènie est en partie renversé, et la matrice pend entre les cuisses de la malade.
Il n'est peut-être pas d'affection de l'utérus dont le diagnostic ait donné lieu à des erreurs aussi fréquentes ct aussi graves. Tantôt on à amputé l'utérus croyant avoir affaire à un polype ; tantôt on n’a trouvé qu'un polype alors que le chirurgien était tout glorieux d'avoir ampute l'utérus. On voit en effet quelle frappante ressemblance entre les deux tumeurs : toutes deux pédiculées , toutes deux sortant de l’orifice utério, donnant lieu aux mêmes inconvéuiens et aux mêmes symptômes. Les deux auteurs ne déguisent point les difficultés; la seule ressource qu'ils proposent est le palper à l'hypogastre et le toucher par le rectum, pour sentir si l'utérus est à Lg em Mais le premier moyen ne saurait rien apprendre chez une femme même d'un embonpoint ordinaire; le second est de nulle valeur quand le col utérin n’est point descendu presqu’au niveau de la vulve. M. Malgaigne en à indiqué un autre d'une certitude presque absolue, Si l'on introduit une sonde courbe dans la vessie, le bec de la sonde , dans les deux premiers degrés , pourra appuyer sur le fond renversé de l'utérus et se faire sentir au choc par le toucher vaginal; dans les deux autres , Le bec pourra , en outre, être senti par le doigt indicateur dans le rectum immédiatement au-dessus du col utérin, et altestera ainsi l'absence de l'utérus ; enfin dans le dernier degré ,; la seule inclinaison de l'urètre en bas et en arrière, à raison de l'entrainement de la vessie dans la tumeur , serait déjà un signe pathognomonique.
La quatrième section consacrée aux corps étrangers dans l'utérus , traite en cinq chapitres : de la physométrie où épanchement de gaz; de l'hydrométrie ; des calculs vtérins; de la rétention du sang menstruel et des môles. [1 y a peut-être un peu d'arbitraire à placer ainsi les calculs utérins si loin des polypes, dont la consanguinité avec eux a été mise hors de doute par les recherches de M. Roux et de Bayle ; mais toute classification pèche un peu par ce côté, et nous n'en ferons pas un sujet d'accusation bien grave, Ces divers chapitres ne contiennent guère
ue ce qui est connu généralement, et peut-être même sont-ils traités née maoière trop succincte ; ceci est à regretter surtout pour un paragraphe du chapitre 3°", qui aurait mérité un plus grand développement, Quelques femmes, à une époque assez avancée de la grossesse , rendent une quantité d'eau emsidirable par le vagin, sans que l'avortement en soit la suite. Tantôt cet écoulement est d l'amnios qui laisse écouler ses eaux peu à :
n'est pas possible d'admettre celte cause. M: Do
mais d'autres fois 1l gès en a vu cinq cas,
et nous ne pouvons queregretter qu'il ne les ait'pas consignés à la fin de ce chapitre. Puzos avait vu cette fuite d'eaux se renouveler jusqu’à
quatre fois dans la même grossesse, M, Nægélé pense que ce liquide,
connu sous le nom de fausses eaux, se trouve entre les lames de la
caduque ; madame Boivin et M. Dugès adoptent une autre opinion qui
PARIS. — ÉVEBAT, IMPRIMEUR,
à à un éraillement de
le place dans l'allantoïde, et proposent tout de suite le mot d'Aydrallante
pour désigner cette prétendue hydropisie. Mais avant de créer Je nom, il eût été bon de s'assurer de la chose. Or, la seulegaison alléguée à l'appui de l'hydrallante, c'est que l'allantoïde contiefl naturellement un liuide | xp dont l'accroissement peut devenif@isément morbide. uoi donc ! en sommes-nous là encore pour une affection qui n'est pas très-rare, et Mme Boivin n'aurait-elle pu trouver dans sa pratique ou dans les auteurs des faits plus propres à fonder son violon? Mons avons quelque peine à le croire, et nous signalons cette lacune importamte aux jeunes candidats qui cherchent des sujets nouveaux pour leür thèse insugurale.
La cinquième section embrasse les excroissances et les dégénéreseences ; sujet vaste et compliqué. Dans le premier chapitre , il s'agit d'une foule de petites excroissances ainsi rassemblées parce qu'elles n'ont pas paru dignes d'un chapitre spécial pour chacune J'élles. On y trouve les dégénérescences vasculaires , dénomination nouvelle des polypes vivaces de Levret ; les ercroissances cellulaires, qui sont Le polypes cellula-vaseulaires de M. Dupuytren ; les polypes granuleux de M. Breschet; les dégénerescences charnues et fibreuses , cartilagineuses et osseuses , tuberculeuse, stéatomateuse, etc. Tout cela est traité un peu trop brièvement à notre sens ; mais une place plus large et mieux remplie est réservée aux tumeurs Gbreuses et aux polypes, qui n'en sont guère qu'une terminaison ; et surtout aux diverses ns
u cancer de l'utérus.
SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M, THOURET-NOROY
Strasbourg, 19 octobre 1834,
Moosieur et cher confrère,
J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint l'offrande que quel médecins strasbourgeois s'emprestsnt de faire à la cause générale, kr era sde compromise par le procès suscité à M. Je docteur Thouret-Noroy. Recevez en même temps, monsieur, nos remerciemens bien sincires pour le zèle avec lequel vous ne cessez de travailler de votra chté à La grande union, si désccable, du corps mé-
dical français, rèle dont vous venez encore de faire preuve dans la présente occa- “#01,
Agréez ,ete., Eusses , D.-M NEUVIÈME LISTE DE SOUSCRIPTION.
Les médecins de Strasbourg dont suivent les noms : M. Schahl , M, Schneiter M. Schacfer, M. V Siæber . M. Schatzcaberger, M. Eissen, enwmble, 30 fr. : M. Bourdois de Lamotte, 20 fr. ; M, le baron Yvan, 5 fr. Total 55 fr.
Souscription de La Gazerre MÉDICALE. 1238 00 Mo tant de la neuvième liste de sonscription. 55 00 Total de La liste ourerte à l'assemblée géncraie. 4,952 00
Total général des souscriptions. 3,225 00
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VARIÉTÉS
— On lit dans ls Gazette de l'Ouest :
Nous ne sommes pas, à Poitiers, sans inquiétude quant au choléra. 11 exerce dans la Charente d'assez grande ravages, et une partie de La population est en fuite. Les maisons sont fermées, les affaires sont arrêtées. Nous avons donné ssile à plusieurs réfugiés. A Rochefort, quelques cas se sont présentés dans les hôpitaux seulement, Mais c'est à l'ile de Ré surlout qu'il a sévi avec une déplorable fureur.
Ty 3 quelques jours , on comptait plus de onze cents morts, et dans une commune encore 1l y a de nombreuses victimes,
— Le Journal mL donne la nouvelle suivante :
Une dépéche de Marseille , datée du 45 , annonce le 10 le choté à . à Oran. Quelques soldats arasent déjà saccombé, La ps des -
L'avis de ce fächeux érévement a été communiqué aux intendances de santé de Marseille et de Toulon , pour qu'elles sirat à prendre les précautions nécessaires.
— La dyssenterie s'est manifestée sur plusieurs points du département de Creuse ; elle règne même épidémiquemgnt dans Pa, th 5 Elle bo avoir pour causes générales, La chaleur et la sécheresse. M. le préfet a fait rédiger et a répandu dans les campagnes un avis imprimé sue les précautions à prendre pour se préserver de la maladie régnante et sur lesmoyens curatifs à oyer lorsqu'elle est déclarée, |
{ Le Rédacteur en chef, Juuxs Guéarx.
RUE DU CapBan, N° 46,
La Gaserre aémicaue ve Panis (Gazette de sanié'et Clinique des hépitaux de 46 pages in-4°, 32 colonnes ,
et A0 fr. pour truss mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les sbannemens ne peuven
4 Octobre. — On s'abonne à Paris, au bureau du Journal. rue Poissonniere , n° 5, et dans les départemens, chez tous les Directeurs reçoit que les letires affranchies.
réanies ) parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé
et équivant à 6 feuilles in-8". Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr. pour 6 mers,
t dater que du commencement d'un trimestre, 1* Janvier, 4% Avril, 4% Juillet, des postes, — On ne
SOMMAIRE
Taavaux oraux. Mémoire sur les moyens de diminuer la tête du fœtus dans les cas de forte déformanon du bassin, et prineipalement sur le broiement, — IL. REVUE DES SOURNAUX DE MÉDECINE AwGtais Traitement des nl cères du mamelon par le nitrate d'argent. — Obwrrations de fractures non vonsolidées traitées par le séton. — Rénaion d'une fracture du col du fémar dans Fintérieur de La capsule articulaire. — Luxation du fémur gauche dans l'echancrure sciatique. — De l'asage da plûtre de Paris dans les fractures, — Du traitement du mœvns materaus por la soude esustique pure. — Leçon elinique sur une lavalion non réduite du fémur, — Emploi colchique dans le traitement de la leucorrhée. Remarques sur La fausse mélanose des poumons, — De la phthisie mélanique des ouvriers-employés aux mines de chsrbon de terre.— DL. Acamées. Acadimie des sciences , séance du 28 ortobre ; — de médecine . du 4 movembre. — IV. Connesroxnance. Note sur le traitement actif de La gouorrhfe.— Lettre sur ‘es acid ns locaux qui -e monifestent oprès La saigoée dans la fièvre ataso-adgnamique. — Ÿ. Binsioënarnie. Traité dis maladies de l'utérus et de ses annexes.— Souscription en fareur de M, Thouret-Norov. — Fecuveros. Lettre d'un muéderin de prov.nee sur l'exercice de la médecine.
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