‹ Gazette médicale de ParisChapitre 31 sur 394 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

ANALYSE D'UN PREMIER MÉMOIRE SUR LA STRUCTURE Et LES FONCTIONS DE LA PEAU, par M. J. Bnrscuer , chirurgien ordinaire de l'Hôtel-Dieu, chef des travaux anatomiques de la Faculté de médecine de Paris, etc. , et M. Roussez pe Vauzèmr, docteur en médecine, etc. ; présenté à l'Académie royale des sciences, dans la séance du 27 janvier 1854.

Reram naura sacra sua non simoul tradit.—\liud læc ætas, aliud qua non subibit, adspicict.

Sexvcs., nature quest, lib, vi, ©, Cxxv-xx xt,

Plusieurs mémoires présentée par moi à cette Académie sur la structure de l'appareil de l'audition considéré dans les diverses familles des animaux vertébrés, mémoires sur lesquels des rapports ont été faits par M. Guvier et par M. Duméril , ont appris que je faisais avec persévérance des recherches sur les organes des sens, C'est pour compléter ces travaux que j'ai entrepris l'examen de la composition anatomique de la peau. Dépourvu de collections de zoologie, il m'est souvent dif. ficile de me procurer les moyens de faire des dissections. Un jeune médecin , M. Roussel de Vauzème, plein de zèle pour les progrès de l'Histoire naturelle avait , dans l'intérêt de cette science , entrepris un voyage maritime à bord d’un bâtiment baleinier, Parmi les produits rapportés de son voyage se trouvait une assez grande quantité de tissus cutanés pris sur divers cétatés et principalement sur la baleine franche (balæna mysticetus). Je pensai a l'occasion était favorable pour chercher à connaître la structure de la peau , et dès lors j'entrepris

Rs" 7") soit , voici les noms des sept compétiteurs qui se disputent les Jépouilles opimes de ce rube héritage : MM Patrix, Contes, Antommarchi, Yolpese, Lisfranc à Roux et Breschet, ,

Nous devons rendre à M. Patrix cette justice, qu'il a long-temps hésité avant de se résoudre à cette téméraire démarche, Il we s'est présenté qu'au dernier jour. M. Patrix est bien connu comme ke plus ardent el bientôt l'unique défenseur de l'acarus scabiei , et ce n'est pas sa faute s'il n'a jamais pu réussir à le montrer dans les expéricaces publiques, car il y a mis une persévérance plus qu'ordinaire.

Nous ne connaissons pas assez les titres que peut faire valoir M. Guerbois pour nous permettre de les juger. Le plus éclatant et sans doute d'avoir été jugé digne de remplacer déjà M. Boyer à la Charité ; peut-être ce choix inattendu avait asstz fait pour l'illustration de M. Guerbois pour qu'il dût s'en contenter . au moins quant à présent,

M. Autommarchi se nte avec des titres qui ne sont pas sans importance. Comme anatomiste, l'éditeur et le successeur de Mascagni peut, sans trop de présomption, se porter comme successeur de M. Boyer, et sous le rapport du rôle politique que tous deux ont joué, la place du premier chirurgien de l'empereur pourrait être plus mal occupée que par le dernier médecin de Napoïéon ;

s + sr politique qui a étouffé pour arms dire sa réputation scientifique ; et d'ailleurs il y a ici des compétiteurs trop puissans pour qu'il reste } rie chance de succès à M. Antommorchi.

Si lo candidature de M. Velpeau doit échouer, ce «ra par des motifs d'un autre

tres encore que leur modestie ne nous à pes permis de decouvrir. Quoi qu'il en | genre, Nous avous parcouru et apprécié dans une autre occasion, Îes travaux

cette étude avec M. Roussel de Vaurème; nous réunimes notre zèle et sos efforts et la note que je communique aujourd'hui à l'Académie , et " n'estqu'un simple résumé de Fa première partie de nos recherches ,

oit être considérée comme appartenant en commun à M. de Vauzème tt à moi.

Lorsqu'on compare ce que la stience possède sur la structure et la disposition des appareils de la vision, de l'audition, ceux du mouvement et de la circulation sanguine , cte., avec ce que nous savons sur la Composition anatomique de la peau, on recounait que tout est à fairesur ce sujet important d'anatonie et physiologie. Depuis Malpighi jusqu'au temps moderne on s'est horné à distinguer dans l'enveloppe tégamentaire , le derme, le corps papillaire , le corps muqueux , l'épiderme et ses dépendances ; mais la structure intime de chacune de ces parties n'a pas été indiqnée avec rigueur, et le plus souvent on a donné des hypothèses au lieu d'observations anatomiques rigoureuses.

Nous devons aux circonstances heureuses dans lesquelles nous nous sommes trouvés, d'avoir pu découvrir des dispositions jusque-là inconnues ou simplement entrevues en partie. Une fois ces dispositions reconnues sur la peau des cétacés et de pee grands mammifères , nous avons pu facilement les voir sur Fhomme et sur a plupart des vertébrés.

Les parties principales de la peau sur lesquelles nous désirons appeler aujourd'hui l'attention de l'Académie , sont :

1° Le derme ;

2° Les papilles nerveuses ;

3° L'appareil de la sécrétion de la sueur composé d’un parenchyme glanduleux , et de canaux sudorifères où hydrophores ;

4° L'appareil de l'inbalation ou canaux absorbans;

F4 Les organes producteurs de la matière cornée ou appareil kératone ; : 6° Les organes producteurs de la matière colorante ou appareil chro-

me

1° Le derme. Sa forme est celle d'une membrane montée sur toute la surface du corps ; sa face interne est formée par un lacis de lamelles ou de filamens fibreux , grossièrement entrelacés , se serrant davantage à mesure qu'ils deviennent plus extérieurs et finissant par former un plan ferme et solide,

Le derme est percé d'une multitude d'ouvertures dont les unes donnent passage à des filets nerveux ; les autres à de petits organes glanduleux dont le canal excréteur traverse l'épaisseur du derme pour aller s'ouvrir à l'extérieur, On y aperçoit aussi un grand nombre de vésicules adipenses réunies en grappes autour des globules dont nous venons de parler, Enfin il est traversé par une multitude de vaisseaux lymphatiques. Sur sa face externe le derme semble se confondre avec e parenchyme des organes sécréteurs de la matière colorante et avec le tissu papillaire. Le derme n'est, suivant nous, qu'un simple canevas Gbreux traversé par des organes très-différens les uns des autres.

2° De l'appareil nerveux de la peau ou corps papillaires. On sait que les filets nerveux provenant de divers troncs, disséminés dans le ussu cellulaire sous-cutané se ramifient et se subdivisent à l'infini en se rapprochant du derme. Avec quelque nersévérence on peut les suivre jusqu’à cette membrane où on les perd le plus souvent, à cause de leur finesse ou de l'opacité des tissus.

Il serait impossible de distinguer les filets nerveux au milieu du

lacis vasculaire dermique , si l'on ne voyait pas très-bien le point où ils aboutissent. On reconnaît en effet qu'en approchant de la surface du derme, les faisceaux des filets nerveux très-déliés et comme pulpeux, se dirigent vers la base des papilles et la pénètrent.

Ces papilles nerveuses sont destiges rangées en séries continues, leur forme est celle d'un cône dont la base s'épanouit dans le dermeet dont le sommet se termine en pointe mousse, Chaque tige pénètre dans La substance cornée constituant la couche épidermique ou corps muqueux, comme une épée est recue dans son fourreau, ce qui fait que La face interne de l’épide-me représen'e exactement par ses dépressions symétriques le nombre et la disposition des papilles.

Lorsqu'on sépare de vive force ces deux parties de la peau, les papus tiennent toujours fortement au derme leur base, tandis

‘enveloppe épidermique s’en sépare facilement. La direction des papilles dans la couche cornée sus-dermique, est oblique ou légèrement inclinée. Outre le névrilème qu'elles reçoivent du derme, la matière cornée leur fournit une gaine propre qui a recouvre en forme de capuchon. Ces papilles surgissent du derme en quantité innombrable ; aussi le tissu corné est-il percé comme un crible.

Dans la peau de la baleine les papilles ont plusieurs lignes de longueur, une base et un sommet renflé, terminé en bouton olivaire. Après avoir traversé presque tout le tissu corné épidermique, elles s'arrêtent von loin de la superficie de la peau en s'inclinant légèrement, L'apparence extérieure de ces papilles est d'une blancheur perlée et opaque.

Sous une lentille d'un fort grossissemeut le corps du nerf présente, à travers le névriléme , les stries ondulées partant de la base de chaque papille où elles sont très-distinctes, et deviennent moins marquées à mesure qu'elles se rapprochent du gonflement terminal où elles forment des arcades concentriques on des anses. Aucun filet, aucun prolongement ne se détache du sommet de ces papilles pour communiquer avec les tissus voisins.

Ce mode de terminaison des filets nerveux qui viennent dans le tissu cutané constituer les papilles, est des plus remarquables.

Ces papilles étudiées d’abord sur la haleine où elles offrent un développement au maximum , puis examinées sur la peau de l’homme où leur petitesse n'avait pas permis de les bien apprécier, offrent la même disposition , la même structure. re

Avant nous , non-seulement on ignorait le mode de terminaison des filets nerveux qui constituent les papilles, mais encore on contestait à ces organes la nature nerveuse, car Gaultier considère ces papilles comme essentiellement vasculaires.

Le mode de terminaison des nerfs restait encore à connaître et La science ne présentait aux esprits rigoureux , au lieu de faits bien constatés que des aperçus , des présomptions, des hypothèses. Les opinions qui partagent les anatomistes sur ce point peuvent être rangées sous trois tres : 7

A. Sous le premier, on prétend que les nerfs se perdent daus le tissu ou trame primitive des organes , et qu'ils s’identifient avec leur propre substance. Dès lors il devient impossible de reconnaitre et d'apprécier le mode de terminaison de ces cordons nerveux.

B. Sous le second titre, le nerf ne pr se répandre dans toutes les parties du mème tissu et dans tous les systèmes organiques sans exception , est entouré d’une atmosphère nerveuse par laquelle il étend son action à distance , à peu près comme on le voit pour le fluide électrique

scientifiques de M, Velpeau; ils méritent d'être favorablement notés, méme à# l'institut, suit par leur nombre, soit par leur importance, Mais M. Velpeau est jeune encore; et sa réputation, quoique légitimement acquise et bien répandue parmi les médecins, n'a pas subi l'éprenve du temps, qui seul peut Jui donner Le caractère de la chose jugre et l'éclat de la popularité, En résumé , nous ne pensons pus que la présentation de M, Velpeau ait des chances pour le présent; mais elle eu à dans l'avenir, et il et déjà fort honorable pour le candidat d'avoir été placé par l'institut en troisième ligne après les trois concurrens dont il nous reste à parler.

… question reste donc tout entière entre le: trois derniers compétiteurs; et ce sout Là en effet, à port ceux que l'Institut possède déjà, les trois noms les plus justement Dash la sep françnise actuelle, et les représentans direcis des trois pretuiers hôpitaux de la capitale. Dans sa dernière séance, ces trois noms entité présentes par ba commission de l'Académie des sciences au choix de cette 1llustre compagnie daus l'ordre suivant M. Lisfranc, en seconde ligne ; MM, Roux et Breschet, ex-æquo, au premier rang. Îln'est pas sans intérêt, avant a décision de ce grand délat, de rechercher ani les litres sutérieurs de chacun d'eux, quelle est la somme de chances qu'ils penrent avoir,

M. Lisfranc est exclusivement chirurgien: ce qui ne veut pas dire que d'autres parties de l'art , l'anatomie , la physiologie pathologique ne lui doivent pas des faits utiles et des notions importantes. Mais ce qui caractérise surtout ses travaux, c'est qu'ils ont un bat toujours pratique et qu'ils se mésolrent en applications thérapeutiques eu opérations. Nul autre austomisté, à notre avis, m'a fait autant pour l'anatomie chirurgicale, qu'il ne faut pas confondre avec l'anstomie des ré-

gions , soit que l’on considère les faits nouveaux dont il l'a enrichie, où l'importence qu'il a sans cesse tendu à lui donner , ou la manière claire et précise dont il l'a enseignée. Sous ce double rapport de l'anstomie chirurgicale , et de la description nette, détaillée , complète A maouel des opérations, M. Lisfranc a fait une véritable révolution dans la médecine opératoire, Les mémoires peu nombreux qu'il a donnés sur cetie matière sont des modèles à suivre et qu'il u'est guère permis de surpasser, Cette a régner franche et consciencieuse des titres principaux de M. Lisfranc ne nous fait point illusion sur les chances qu'il peut avoir auprès de l'Académie des sciences. [La contre lui cet immense désavantage de s'être présenté le dernier en face de concurrens dignes de lui; aussi croyons-nous oavoir dire que M. Lisfranc s'est rangé lui-même , pour cette fois , de l'avis de ‘Acadéeie, et qu'il laisse Le champ libre à ses deux célèbres concurrens. Le combat se réduit dès lors aux rca, dar d'on duel scientifique entre M. Roux ét M. Breschet,

M. Roux a parcouru plusieurs des sciences médicales avant de s'adonner entièrement à la chirurgie, D'abord élève, puis prosecteur de Bichat , l'opinion publique me le juges pas indigne de lui succéder, pour ainsi dire, en continuant ses travaux , soit en anatomie, soit en physiologie. La phrsiologie, pour nous servir d'une heureuse expression de M. Roux lui-même. à été quelque temps sa maitresse; mais bientôt sa vocation s'est décidée , et lachirurgie l'aemporté, M, Roux a publé plusieurs mémoires jntéressans dans divers journaux ; il avait commencé une Médecine opératoire dont les premières publications font regretter que l'auteur se soit arrêlé en si belle carrière; et il a droit de réclamer plusieurs méthodes et plusieurs procédés opératoires que ses élèves ont mis au jour , mais dont l'in-

et pour les forces d'attraction et de répulsion. Mais cette hypothèse ne! répond pas directement à la question, car tout en expliquant que les parties Lure de nerf sont cependant sous l'influence de cesagens,

on ne dit pas comment se terminent les cordons nerveux dans les parties

où ils se ramifient. Éluder une question n'est pas y répondre et y ” tisfaire.

C. Enfin, sous le dernier titre on accorde aux nerfs une terminaison par arcades , et dès lors ces organes sont comparables à des nr galvaniques. Des hommes graves et d'une haute sagacité avaient déjà sigoalé cette disposition | our les nerfs du mouvement , et nos observations non-seulement sur les nerfs du tissu cutané, mais encore sur les nerfs de plusieurs autres organes des sens et surtout pour le nerf acoustique , viennent à l'a 7 pr premiers faits déjà signalés par un membre de cette éinie. La connaissance de ces dispositions anatomiques , d’une haute importance en physiologie, conduira à celle des fonctions du système nerveux on à une meilleure appréciation des phévomènes du mouvement etdu sentiment. Cette découverte exigs cependant d'être constatée par des faits multipliés, mais ces premières abservalions doivent exciter l'intérêt des physiciens et semblent indiqner que les lois qui régissent les corps inertes et les corps organisés sont identiques.

3° De l'appareil d'exhalation de la peau, ou des canaux sudope où hydrophores. Cet appareil d'exhalation occupe l'épaisseur

e la peau, depuis l'intérieur du derme jusqu'à la couche la plus superficielle de l'épiderme où il se termine par de nombreuses ouvertures.

Il est composé d'un organe de sécrétion et d’un canal excréteur.

L'organe de sécrétion est situé dans l'épaisseur du derme, environné de nombreux capillaires qui pénètrent son tissu ; sa forme est celle d'un petit sic, de la partie supérieure, duquel part un canal spiroïde qui traverse le derme et tonte l’épaisseur de la couche cornée sus-dermique pour aller , après avoir décrit plusieurs spires, s'ouvrir à la surface extérieure de la peau sur les lignes saillantes que présente cetle enve- M 7e

e disposition en spirale de ces canaux excréleurs, fait qu’ils peuvent s'ouvrir au-dehors par une ouverture très-oblique ou presque parallèle au plan de la surface cutanée.

Cette ouverture se ferme par pee , l'une contre l'autre, des parois supérieure et inférieure du tube. Lorsqu'on examine à la loupe la sueur qui sort de la surface de la peau, on voit que la sortie de la première gouttelette est précédée d'un soulèvement d'un point de l'épiderme , en manière de soupape ou de valvule.

Cette disposition en spirales des tubes sudorifères chez l’homme est trés-remarquable ; elle dit pourquoi l'épiderme évidemment ouvert au passage des liquides excrétés, a toujours paru imperforé. En effet lorsqu'on enlève un morceau d'épiderme sur La peau d'un cadavre ou sur le corps vivant, les tubes kydrophores déchirés par la violence exercée, se rétractent et viegnent ainsi boucher les petitesouvertures de l'épi

Ces canaux sudorifères de la peau ne sont point la terminaison du système capillaire général et ne ressemblent en rien à ce qu'a dit Bichat de son systeme exhalant, Avant nous, ilsn’avaient été ni décrits, ni vus| par personne, sans en excepter Eichhorn qui a parlé de canaux sudatoires , mais il a principalement indiqué les orifices extérieurs def ces canaux hydrophores, M. Eichhorn dit qu'ils sont droits et sans contours, il assure avoir pu introduire un crin de cheval dans leur ca-

vité, circonstance qui semble prouver qu'il a pris le bulbe d’un poil pour un canal sudorifère ou qu'il a pratiqué une route artificielle. M. Eichhorn a bien connu les fonctions sudorifères de ces canaux, mais il n'a pu suivre ces tubes que jusqu'aux papilles sans indiquer ce qu'ils deviennent ultérieurement. 11 leur attribue le double usage d'exhaler et d'absorber , ce qui nous semble fort mcompatible.

Dès 1717, Leeuwenhoek avait annoncé avoir reconnu, à l'aide du microscope, les pores de La peau, mais le nombre qu'il en admettait semble prouver qu'il voyait tout autre chose que les onfices extérieurs des canaux hydrophores. En effet, l'imagination la plus complaisante ne peut guère admettre qu'il y ait 14.400 ouvertures sur ane ligne carrée de tissu cutané. Nous pensons avec Blumenbach que Leewwenhoek a commis une erreur. Kaaw avait aperçu des filamens qui allaient de l'épiderme au corps muqueux et qu'il est facile de voir lorsque, sur un morceau de peau qui commence à se putréfier, on détache l'épiderine avec précaution. W, Hunter a décrit et figuré ces filamens déliés, transls ; élastiques, inculores, et il les considère comme les canaux de

a sueur. Chaussier et Bichat les regardent comme des vaisseaux exhalans et absorbans. — Monro apercevant sous l'épiderme des filamens disposés en spirales, les crut de nature nerveuse; et Fontana parle de vaisseaux contournés sans en indiquer le caractère. M. de Humboldt re. fuse à ces filamens la qualité vasculaire et croit qu'ils dépendent des simples plis de la peau.

aultier fait sort r les vaisseaux exhalans des bourgeons sanguins, qui de là s'ouvrent au-dehors en traversant l'épiderme. IL avait bien observé le siége de ces orifices dans les petites excavations qui existent sur le dos des sillons, où il avait remarqué des gouttelettes d’un fluide limpide. I} c mpte de quatre à six de ces petités excavations par ligne carrée, ce qui est bien loin du nombre assigné par Leeuwenhoek, et chacun de ces orifices correspond à un bourgeon sanguin. Ce sont les papilles nerveuses que Gaultier considère comme des bourgeons sanguias. C’est à tort qu'il fait sortir les vaisseaux exhalans du sommet de ces bourgeons.

G. Prochaska établit plusieurs ordres de vaisseaux dans la structure de la peau; à la troisième catégorie il rapporte ceux qui se dirigent vers les papilles, et dont les uns se terminent en cul-de-sac , et dont les autres reviennent au réseau et se joignent à lui. Ces vaisseaux paraissent se rapporter aux exhalans que nous avons décrits. Un autre ordre de vaisseaux paraît être formé par les canaux sudorifères ; mais les paroles de cet auteur font seulement présumer qu'il avait quelque notion de ces canaux (1).

Les observations d'Albinus, de Meckel, de Cruikshauk, et celles que M. de Humboldt à faites avec uno microscope qui grossissait 312,400 fois les objets, n'ont pu leur faire découvrir les pores de la qe Seiler et Béclard n'ont pas été plus heureux : le premier, en enlevant l’épiderme avec un rasoir sur un animal eo sueur, et le second en chargeant

. [un lambeau d’épiderme d'une colonne de mercure du poids d'environ

uv atmosphère.

Plusieurs anatomistes modernes non -seulement n'admettent pas l'existence de canaux sudorifères et d'orifices de ces conduits à la surface de la peau, mais ils vont jusqu'à prétendre que ces canaux pe sont pas nécessaires. C'est l'opinion de Blumenbach , J.-F. Meckel, Ru-

(4) Disquinitio avato : physiolog. erganisni cerpor. humani, p. 98.

veation ne lai est plus disputée, M, Reux apporte dans ce débat la qualité de gen-|| d'anatomie du dix-neuvième siècle, Ce système veineux a porté bonbeur à

dre de l'homme célébrée que L'Institut tte et qu'il s'agit de remplacer ; et cet avaniage qu'il à fait valoir dans sou dernier mémoire, quoique de peu de valeur aux veux dela science, a quelque poids cependant dans les usages académiques. Les titres priouipaux de M. Houx sont ses deux mémoires sur La staphyloraphie et la suture du périnée; la première rerendiquée en principe par les chirurgiens d'Allemagne ; mais M. Roux ignorait leurs tentatives , et aujourd'hui même son procédé d'invention est encore sans contredit 1: plus simple , be plus sûr, et celui qu'adopteraen méthode générale lamédecine opératoire ; la seconde, entrevue et méme une fois pratiquée avant lui, mais qui demeurait iguorée , et

lui seul sura la gloire de faire entrer parmi les opérations régulières et mié-

M. Breschet , ou plutôt ceci est un exemple de ce que peut faire un esprit observaleur sans cesse occupé à creuser le même sujet ; car 1 ne faut pas oublier que sestravaux pleins de verve et de découvertes sur les affections aiguës des veines ut des artères, ont pour urigine commune ua mémoire de M. Breschet sur les phlegmasies des vasseaux, C'est une longue chaine dont le premier anneau remonte à l'Essai sur les veines du rachis, publié en 1819 , et le dern'er s'arrête au Mémoire sur ie cirsocèle et le varicocèle, dont M, Breschet a enrichi récemment la Gazerre méoicase. Tout un grand système de l'économie , le système veineux , avec ses détails anatomiques , ses propriétés physiologiques où pathologiques, M. Breschet se l'est ainsi dire approprie , et le syst artériel ne

thodiques de la science. Enfin M, Roux à ls réputation mérilée d'un opérateur fui doit guère moins , après Les beaux mémoires sar les anévrismes vrais , faux et habile et intrépide ; el s'il s'agissait d'une épreuve où chacun des candidats s'es- | variqueux, présentés en 4892 à l'Académie des sciences.

sayät le couteau à la main , beaucoup de personnes lui donveraient sans hésiter la préférence.

En face de ce concurrent se présente enfin M. Breschet, moins renommé peutêtre comme opérateur, mais dont les litres ne sont pas moins nombreux et sont pes plus considérables. En anatomie, M. L s'est créé un nom par une

oule de travaux qui se rapportent à deux printipans chefs , savoir : en anatomie compare , à l'étude exacte et complétement neuve des organes de l'audition ; en anatumie humaine , à cette vaste £t ifique histoire du sysième veineux , ouvrage seulement commencé , et que déjà l'Europe nous envie ; travail si riche en Luts nous eaux et en déductions spéculatives ou pratiques , qu'à part bes recherches de M. Serres sur le système nerveux , on peut le déclarer le prenuer livre

Après ces importans travaux , qui embrassnt à La fois l'anatotuie, La physioloaie, la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire, nous pourriont noustaire sur le reste ; et, en effet, nous ne voulons pas meationner une foule de travaux partiels sur let anérrismes du cœur, sur le cancer mélané, sur diverses monstruosités, cc. ; mais OÙ nous re rait de passer sous silence les belles recherches sur Le cal, le premier travail étendu où Le dix-neuvième siècle ait combattu ét renversé Les idées du dix-huitième ; et les travaux sur l'embryolagie, que l'Aca démie de médecine à admis arec empressement dans ses mémoires. Nous ne dirons rien des nombreux ouvrages publiés par M. Breschet : l'Anafonne de Meckel, largement sanoiée, et dont l'édition épuisée témoigne l'estime qu'en ont faite Les anstomisies ; La traduction de Hodgson sur les maladies des reives et des artères,

dolphi, Hensinger, ete. Hildenhrandt , au cantraire, croit à l'existence

de ces pores sur la surface de la peau , d'après l’exbalation elle-même; mais il ne fait aucune description de ces canaux. M. Scroeter, simple

raveur à Leipsick, a donné une figure assez bonne des orifices extérieurs ï ces canaux hydrophores ; mais la description de ses planches prouve qu'il n'avait aucune idée de ces conduits. Suivant le célèbre zootomiste

elle Chiaje, l'épiderme est formé par l’agglomération des globules du sang privés de fibrine et desséchés; cet épiderme est complétement dépourvu d'ouvertures (1}.

Il faut arriver jusqu’à ces derniers temps pour trouver quelque notion satisfaisante sur les tions de l'épiderme, et sur les canaux sudorifères. Le travail d'Éichhorn sur ce sujet est plein d'intérêt, mais ce physiologiste a méconnu la véritable disposition de ces conduits hydrophores ; 1l ne parle pas de leur forme en spirale, et comme il les croit coniques, à ouverture assez large pour recevoir un crin, il les a confondus avec des follicules sébaces.

4° Des organes d'inhalation dans le tissu cutané, Ces conduits inbalans sont situés sous le feuillet le plus superficiel du corps muqueux de Malpighi ou couche cornée , et paraissent sous la forme de radicules isolées répandues dans cette matière cornée susdermique; etaprès s'être anastomosés entre eux plusieurs fois, ils pénètrent le derme dans les intervalles que laissent les papilles entre elles, et près des canaux sudorifères. Tous ces petits canaux arrangés symétriquement se terminent dans des conduits situés plus profondément, et disposés en plexus.

Ces canaux paraissent différer des vaisseaux di pp ues ordinaires , car ils sont d'une ténuité extrême. Ils se ramifient dans une substance résistante , solide, élastique; ils se brisent avec une grande facilité, et le plus souvent on ne peut en étudier que des fragmens épars. Vus au microscope , leur couleur est blanche et argentine , et à travers les parois de ces ps tubes on aperçoit parfois des espèces de dia-

bragmes qui semblent indiquer une sorte d'analogie avec les vaisseaux jee atiques ou avec les veines. Quelquefois ils sont noueux , forment es espèces d'anses, mais en général ils sont peu élastiques.

En examinant au microscope ces canaux que nous considérons comme des organes d'inbalation, et en les comparant avec les canaux suduriferes , on reconnaît aussitôt la différence de ces deux ordres d'organes. Le canal sudorifére est plus gros, mou, pelotonné, élastique, et décrit des spires ; le conduit inhalant est lisse, argentin, droit ou légèrement incliné, etsa cavité centrale porte , de distance en distance , des lames horizontales ou des espèces de petits diapbragmes. Si l'on exerce des tractions sur Ja couche cornée susdermique, ces canaux se rompent et il ne reste plus que les conduits sudorifières qui peuvent subir un trèsgrand allongement.

ui peut eacore servir à distinguer ces deux ordres de conduits, c'est que les tubes transparens , comparables , sous le rapport de leurs fonctions , aux vaisseaux lymphatiques ou aux veines, presentent des ramifications anastomotiques parfois comme plexiformes, Is canaux sudoriferes n'en offrent jamais.

Nous avons constamment observé ces canaux dans la peau de l’homme, so t dans les races blanches, soit dans la race noire, dans la balei-

{1} Observasioni sobra la struttura della epidermide mana, Napoli, 4827.

ne, le dauphin, le marsouin, plusieurs reptiles ophidiens ou chéloniens, et daos la peau d’un grand nombre de poissons.

Quelles que soient les couleurs du tissu corné, les canaux absorbans, nerfs constituant Les papilles et les canaux sudoriferes, sont toujours

ancs.

Si l'existence de ces canaux ne peut pas être contestée , en sera-t-il de même de la nature de leurs fonctions? D'après quoi jugeons-nous qu'ils servent à l'absorption ? '

Si ces conduits n’absorbent pas , à quoi servent-ils donc? Nous ne pensons pas que des différences dans la structure avec les vaisseaux NP PH soient des raisons suffisantes pour refuser à ces canaux la aculté d'absorber. Le milieu qu'ils traversent pe expliquer ces différences dans la structure de ces organes, et d'ailleurs nous pouvons affrmer que tout ce qui est situé au-dessus du derme présente un aspect particulier.

Nos propres recherches, en nous montrant la véritable structure des papilles, nous ont fait connaître comment s'opère le tact. Nous avons pu nous assurer que le système vasculaire Lg dit ne va pas andelà des organes sécrétoires et papillaires. Nous savons aussi que la matière de la respiration est exportée par les canaux sudoriféres , et bientôt nous dirons comment est sécrétée la matière cornée. En procedant ainsi par voie d'exclusion, nous arrivons à pe conclure que les canaux dont nous parlons et qui rampent dans la subtance cornée vu corps muqueux susderinique, ne peuvent être que des canaux d'inhalation, Nous pouvons ajouter à ce raisonnement que les radicules ou les

etites arcades anastomotiques de ces canaux s'étendent jusque sur a couche la plus superficielle de l’épiderme ; et d'ailleurs l'absorption étant une des propiétés de La peau, nous ne trouvons pas dans cette enveloppe d'autre organe qui puisse remplir cette fonction. ais une difficulté se présente ici, et si nons pouvions la résoudre , nous ferions cesserstoute incertitude sur La manière dont s'exécute l'absorption. J1 s'agit de savoir quel est le mode d'origine de ces canaux, Sont-ils en cul-de-sac? présentent-ils des orifices béans ?

Si nous avons pu suivre Les canaux sudoriféres jusqu'au dehors , et découvrir leurs orifices à l'extérieur, il n'en a pas été de même pour les canaux dont nous parlons. Ces conduits, étudiés pendant long-temps avec l'attention la plus soutenue, nous ont seulement permis de reconnaître qu'ils se continuent du côté du derme avec des plexus inextricables forimés par des canaux semblables à eux, et qu'ils projetaient dans le tissu corué des prolongemens rameux anastomotiques formant distinctement des anses terminales ou des branches parfois isolées ; mais quant à leur origine vers la région la plus superficielle de là pean , nous n'avons jamais pu nous assurer s'il existait des culs-de-sac on des orifices ouverts. Ce que nous pouvons affirmer, c'est que nous n'avons pas pu distinguer d'orifices béans, et sous ce rapport ils ressemblent aux lymphatiques et aux vaisseaux sanguins des autres tissus considérés par un grand nombre d'avatomistes modernes dans les mammifères, les oiseaux, les poissons et les reptiles {1).

S'il est bien réel et bien cons'ant et comme nous l'avons vu sur les villosités intestinales de l'homme et d’un grand nombre d'animaux ,

(1) Voyez les ouvrages de Fobmann , de Panizea, ete.

devenue un livre neuf entre les mains du commentateur français; le Repertoire d'anatomie, de physiologie ct de clinique chirurgicale, journal qui durant quatre années, de 1826 à 4829, a mis la France au courant des travaux les plus importaus publiés en Angleterre et en Alle e. Cette énumération fort concise et fort rétrécie des travaux de M, Breschet a peut-être trahi tout l'intérét que nous partons à sa candidature; mais nous es qu'elle l'aura jastiGé. La lies scientifique que nous suivons est depuis long-termps connue ; nous désirons dans les hommes de haute science une connaisssnce approfondie des travaux d'autrui , et en même temps un génie capable d'enrichir les sciences de nouvelles découvertes, Sous 6e double rapport, nous 2e craignons pas d'avouer que tous nos vœux sont en faveur de M, Breschet. L'Académie des sciences n'a pas à crain= dre de faire un choix qui ne lui apporte un nonveaa lustre; mais à considérer ce que demandent à La fois et la chirurgie envisagée comme science , et les besoins académiques qui ant voix aussi dans cette discussion . nous avons peine à croire ve M. Breschet , qui a atteint de si près la majorité lorsqu'il ne s'agissait que remplacer un médecin snatomiste, ne l'emporte pas lorsqu'il s'sgit de remplacer un chirurgien,

VARIÉTÉS

— Leçons élémentaires sur l'art des accouchemens , ouvrage destiné à l'instruction des élèves sages-femmes dans les colonies françaises; par P. Gansor,

D.-M. P., chirurgien en chef de la marine , ex-professvur d'accouchement à la Martinique, cte. ; 2° édition considérablement augmentée.— 1n-18 de 282 pages. 2r, 50 €.

— Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corpshumain, considérée spécialement dans ses rapporis avec la chirurgie ct la médecine opératoire ; par Ph. Fréd. Beannix, chirurgien de l'hôpital Beaujon, chirurgien du roi par quartier , agrégé à la Faculté de médecine de Paris , ete. 2° édition entièrement refondae, Un fort vol. in-8” de 712 pages, et un atlas in-fol. de 20 planch., fig. noires; 25 feuilles, et fig. col. , 40 fr.

— De la torsion des artères, par Scwnanes [de Brunswick}, traduit du latin ct augmenté d'un aperçu critique sur quelques procédés récemment imaginés pour obtenir l'oblitération des artères sans avoir recours à la ligature; par A, Perir we l'ile de Ré}, docteur en médecine de la Facglté de Paris. Nouvelle édition in-

°,2 fr.

Ces trois ouvrages se trouvent à ja librairie médicale de Germer Baillière , ru de l'Ecole-de-Médecine, n° 43 bis.

que ces canaux sont dépourvus d'orifices dans leurs rameaux d’origine, || veloppées ga face inférieure de la couche horizontale ce qu'on appelle absorption n’est ni une véritable absorption mi un phénomène de tubes capillaires ; mais il faut rapporter le mode d'exécütion de cette fonction soit à une imbibition , soit à l’endosmose, com mé l'ont déjà pensé deux membres de cette Académie, 5° Des or, producteurs de la matière cornée , ou appareil Kératogène. À la base da derme on aperçoit de petites glandes rougeitres qui , examinées au microscope ou à la simple loupe, paraissent inéeales sillonnées par des vaisseaux sanguins. Enveloppées d'une membrane celluleuse lâche, elles sont plongées au centre de petites vésicules adipeuses, transparentes , entassées les unes sur les autres , et comparables à de petites perles. Au sommet de chacune de ces glandes, un canal où tube qui traverse toute l'épaisseur du derme als'ouvrir dans la profondeur des sillons qu'on y remarque. Ce canal est ‘une membrane celluleuse diaphane qui part du contour de la elle-même. On aperçoit des filamens capillaires adhérer au tube et à l'organe glanduleux , dans lequel nous avons remarqué qu'un vaisseau assez considérable entrait par la base. Ces canaux représentent le plus souvent une rangée de colonnes régulièrement disposées. Cependant, quelquefois ces glandes sont placées à des havteurs ales, et communiquent entre elles par des canaux intermédiaires, Ces rangées de canaux excréteurs correspondent à la longueur des sillons, c'est-à-dire qu’elles sont perpendiculaires au plan formé par l'or. gané qui sécrète la matière colorante ou pigmentum.

Les produits de la glande que nous venons d'indiquer sont an fluide muciforme qui se condense rapidement et constitue la couche cornée susdérmique , ou corps réticulaire de Malpighi, et l'épiderme lui-même n'est que le feuillet le plus superficiel de ce corps stratifié.

Nous désignons sons le nom d'épiderme toute l'épaisseur de la matière cornée qui recouvre Je derme. Ceite matière épidermique est appliquée sur le derme comme le serait un masque en plâtre liquide dont on recouvrirait la figure d’une personne , et qui se moulerait sur les|/peut apercevoir son orifice qu'en soulevant cette écaille. L'examen atinégalités cette surface, La totalité de cette couche a déjà été dési- [tentif e tale formes épidermiques apprend dr et . à

ée sous le nom de canevas réticulaire de Malpighi, Nous le considé- {ce mode de uction, et que toutes sont eng par la fibre Prés comme formé de deux parties : l'une remplt les sillons de derme [élémentaire CA nous vésees de décrire. : et ÿ adhère par des prolongemens fournis par les tubes excréteurs des|| Chez l'homme, cette couche cornée sus-dermique , et qui comprend

rganés qui sécrètent la matière colorante et la matière cornée ; c'est ||ce que beaucoup d'auteurs appellent l'épiderme et le corps muqueux d'elle que provient le lissu corné. Si l'on veut séparer cette couche , on | ou réticulaire , est formée comme dans les cétacés. Deux élémens en- A 4 x ph TE gps rt Li het vou € dans |lirent anssi dans la composition ad ue Der og , sillons A Û . Gepen- dé é eu a Y dant , parfois elle se rs d'une meräre nelle. comme si elle n'était RE RE Eee — pes ja pe, mené d'appestiee RS que posée dans l profondeur de ces sillens; elle présente des trous Nous avons retrouvé la présence des tiges qe au Leu: er pessge se crea pH a id + ci elles nes Lars à De pour pe ur drag he hr se seconde re de cetle substance est inter-papiiluire , et elle oc-}ira ent de la surlace exterieure, L'exisience Ges CCAILES à PU Ccoubr tout intervalle que laissent entre cle les api , +€ prolonge ne être constatée, et ”. lon simple mé nous pouvions re ndément s ces interstices autour des canaux sudorifères et [lconnaître une longue série de recherches, nous démontrerions que la ka hatiques. Cette couche offre enfin sur les côtés des ouvertures, ou peau de tous les PC vertébrés que nous avons pu désire à Do- F5" de gaines dans lesquelles pénètrent obliquement les papilles ||tre examen présente une organisation identique.

6° Organes sécréteurs de la matière colorantr, où appareil chromatogène. Ce petit appareil est situé à la partie extérieure du derme , dans la profondeur des sillons, au-dessous des lignes saillantes des corps papillaires. Sa partie supérieure est surmontée d’un grand nombre de tubes excreteurs assez courts, qui’aboutissent au fond des sillons ou des tubes nombreux , et y versent la matière colorante. Sa fase inférieure est hérissée de vaisseaux capillaires en 1 0h avec les canaux excréteurs des glandes qui séerètent la matière diffluente dont la condensation constitue la substance cornée ou corps muqueux de Malpighi.

La structure de cet organe sécréteur paraît être aréolaire, spongicuse, résistante ; son parenchyme propre et ses canaux excréteurs sont parfois d'un rouge très-marqué, parce qu'ils sont essentiellement vasculaires. Ils forment une limite que le système artériel ne franchit pas, et là ce système cesse d'exister. Lorsqu'on déchire ce tissu, on y trouve une infinité de petits tubes Glamenteux d'où s'échappent des écailles ou grapulations colorées. Ge réservoir n'existe nulle part ailleurs dans le derme.

Oo peut donc regarder ce tissu parenchÿmateux comme un organe glanduleux particulier, formé d'une substance propre, laquelle est pénétrée de vaisseaux capillaires , et de laquelle sortent des canaux excréteurs qui aboutissent au même point que ceux de la glande chargée

Pour analyser le corps épidermique ; il faut prendre une des fibres commis de ce ui: la rm foyer de la loupe sur un verre légèrement humide. On distingue alors que cette fibre est composée d'une succession de petites lames squammiformes , Te ; Situées sur une trame celluleuse très-déliée. Ces écailles se détachent avec une grande facilité et ce sont elles qui teignent l'eau en noir, sous l'ap-

rence de granulations. Chaque écaille , considérée séparément, a la

rme d'une raquette ou d'une spatule à bords mousses, à pédicule étroit et blanchâtre, et dont les deux faces sont colorées en noir.

On distingue très-bien sur la peau des cétacés le point d'origine de la matière cornée , à cause de la teinte noire de cette matière ; qui tranche avec la blancheur du derme.

Le développement du tissu corné se fait de dedans en dehors , et «4 rait d’abord sous l'apparence d'une matière muqueuse presque diffluente , qui pea à peu se solidifie et chasse devant elle les couches supérieures , déjà disposées distinetement en écailles. Les couches les plus extérieures sont donc les plus anciennes et les plus compactes.

Bien que nous ayons admis deux couches dans ce corps épidermique, il n'y en a réellement qu’une. Voici la cause de l'illusion : les fibres verticales qui s'élèvent de la surface du derme, s’inclinent bientôt après avoir parcouru un certain {rajet, et cette inclinaison augmentant succes sivement , ces fibres finissent par devenir horizontales, et les écailles qui les constituent viennent naturellement former les écailles de ce Les appelle vulgairement épiderme , Le n'est pour nous que la couche la plus superficielle du tissu corné. Les canaux sudorifères s'infléchissant comme ces fibres écailleuses du tissu corné et s’ouvrant plus ou moins obliquement sous la dernière écaille de la fibre enrnée, on ne

es nerveuses.

A la face extérieure de l'épiderme , on remarque des lignes saillantes légèrement concentriques et parallèles qui séparent les sillons. Examinées à la loupe, ces lignes présentent alternativement de petites éminences papillaires et de légères dépressions qui correspondent aux orifices des canaux hydrophores. Il y en à ordinairement de quatre à six par ligne. IL est facile de reconnaître que ces lignes saillants sont formées d'écailles imbriquées, de manière que dans les mouvemens de contraction, à la main, par exemple, ces écailles avancent les unes sur les autres ; comme les écailles des poissons où des reptiles, tandis qué par le mouvement d'extension elles s'écartent et laissent à décou-

vert le fond des sillons.

La peau offre cette disposition manifestement imbriquée dans les endroits qui forment des plis, comme à l'avant-bras , au jarret , à l'aîne, etc. La matière cornée chez l'homme est d’un blanc mat, trans-

F ique , essentiellement hygrométrique.

Sur la baleme, cette couche cornée étant beaucoup plus épaisse , elle pent être étudiée avec facilité. Ce tissu épidermique (et nous nommons ainsi toute la matière cornée qui est placée au-dessus du derme , ce qu'on nomme communément épiderme et corps muqueuxr ou réticulaire de Malpighi }, dans son ensemble , par rm spongieux , d’ane teinte grise plus où moins foncée. Considéré à l'œil nu , on y reconnaît deux couches : l'une formée de feuillets parallèles au plan du derme , ||ds sécréter la matière cornée. Les petits canaux de l'organe sécréieur l'antre com de fibres droites , perpendiculairement placées entre }|de la matière colorante versent ainsi, dans La matière qui forme la cou le derme et la couche extérieure, On voit paraître, à travers l'épaisseur !che cornée sus-dermiqne, ou corps muqueux de Malpigbi, les grannude ce tissu gris noirâtre , les tiges blanches des papilles nerveuses , en-||lations du pigment , ou matière colorante,

mise, Nous devons cependant signaler l'apparition d'un nouvegu journal de province , le Bulletin medical de Bordeaux , feuiile hebdomadaire qui met surtout à contribution les grands hôpitaux de la ville où elle se publie, et qui, pe le choix des lits et Le talent de ses rédacteurs, présente un intérêt bien supérieur à celui des autres journaux de médecine des départemens et même de plusieurs de ceux de la capitale, Nous en extrairons les observations les plus remarquables.

Sur la peau des cétacés , on voit distinctement que la matière colorante noire est excrétée un peu avant de paraître hors du derme , c'esta-dire qu'une demi-ligne environ avant sa sortie , on la trouve enfermée dans une capsule , à la surface de laquelle se remarquent de trèspetits mamelons blanchâtres que la capsule embrasse étroitement ; ce sont les canaux excréteurs de l'appareil glandulcux chromatogène ou organe secréteur de la matière Pa 1,200

CONCLUSIONS. 1. BULLETIN MÉDICAL DE BORDEAUX. ANÉVRISME DE L'ARTÈRE FÉMORALE. — DE LA VALEUR DE LA MŸ-

TRODE RÉFRIGERANTE; par M. Moucimié, chirurgien en chef ad-

joint de l'hôpital St-André,

Si dans cet exposé rapide nous avons pu être bien compris , il doit paraître résulter de notre travail long et difficile, que nous avons découvert plusieurs dispositions d'une haute importance et qui porteront plusde précision et de rigueur dans l'appréciation des Jois de l'innervation, de la transpiration ou exhalation cutanée , de la coloration de la peau, de la production des tissus épidermiques et de leurs dépendances.

Ainsi nons avons cherché à établir :

1® Qu'il existe dans la peau un appareil de sécrétion de la sueur , ET A d’un parenchyme glanduleux sécrétant le liquide, et de canaux qui le versent au dehors. Ces canaux excréteurs sont disposés en spirales, et viennent s'ouvrir très-obliquement sous les écailles de l'épi-

me;

2° Que les organes d'absorption diffèrent sous quelque rapport des vaisseaux Jymphatiques ou des veines avec lesquels ils paraissent cependant communiquer. Ces organes se présentent sous la forme de caaux transparens, d'une grande fragilité, rameux où formant de petites anses de communication les uns avec les autres, mais sur lesquels nous n'avons pu reconnaître aucun orifice, aucune bouche terminale pouvant servir à l'absorption. Ce qui porte à penser que cette fonction ne peut

pas s'exécuter per une sorte de succion , mais bien plutôt par l'imbiition où par un mécanisme analogue à celui de l'enposmose ; 3° Que le milieu dans lequel ces canaux sont répandus est une substance produite | d une véritable sécrétion , laquelle étant fortement hygrométrique, forme us corps par l'intermédiaire duqnel peuvent s'opé. rer les phénomènes de ce que nous appelons encore absorption ; laquelle absorption n'est plus prompte et plus facile sur les surfaces muqueuses, ue parce que, sur ces tissus, la mucosité que nous comparons sous plus

‘us rapport au corps épidermiqne , est moins dense et plus miscible avec les liquides qui doivent être absorbés.

4° Que les corps papillaires sont véritablement nerveux et les filamens nerveux qui entrent dans la composition de chaque papilles , ne se terminent pas en formant un pinceau où chaque fibrile serait libre et isolée, maisles ramuscules nerveux paraissent offrir des anses ou arcades terminales;

5° Que les papilles sont enveloppées d'une membrane propre et d’une couche fournie par la suhstance cornée épidermique ;

6° Que dans ces papilles pénètrent des vaisseaux sanguins, bien inférieurs au volume des filets nerveux ;

7° Que les diverses couches cornées épidermiques constituent un appareil particulier , mx jupe d'un organe de sécrétion et d’un produit disposé en fibres c'abord perpendiculaires au derme, lesquelles deviennent ensuite horizontales. Ces fibres ou petites tiges résultent d'une superposilion de petites écailles et que l'épiderme , proprement dit, n'est que la partie de ces tiges la plus éloignée du derme ;

8° Que dans ceite substance épidermique, formée de tiges écailleuses, se trouvent répandus les canaux absorbans et les papilles nerveuses ;

9° Enfin qu'indépendamment de l'appareil de sécrétion de la sub. stance cornée épidermique , il existe dans la peau , vers la face externe du derme un petit appareil pour la sécrétion de la matière colorante.

M. Moulinié donne l'histoire d'un anévrisme de l'artère fémorale qu'il a traité avec succès par la ligature de l'artère, Nous nous bornons à citer le fait qui n'offre rien de plus saillant; mais nous reproduirons ici les réflexions de cet habile chirurgien sar la méthode réfrigérante,

a Depuis 4o ans, dit-il , la méthode réfrigérante de Guérin, célébre praticien de cette ville, était la senle usitée à Bordeaux, J'avais sincèrement désiré de rencontrer l'occasion d'en apprécier l'efficacité.

« Pendant que j'étais chef interne de l'hôpital St-André , j'ai vu (la glace ayant été appliquée sur deux anévrismes poplités } ces tumeurs se rupturer ; et les hémorrhagies qui survenaient ayant été arrêtées par la compression , le malade guérir en conservant un gonflement artbritique des da articulations fémoro-tibiales qui rendaient à jamais la progression impossible. J'ai vu aussi chez une fille de 19 ans, entrée à l'hô-

ital ave cun anévrisme du volume d'une noïx à la partie inférieure de l'erthre tibiale antérieure , cette tumeur devenir énorme, envahir tout le tour du membre malgré l'application de la glace faite pendant plusieurs mois conséculifs, se rupturer, une hémorrhagie nécessiter la ligature de l'artère, puis se renouveler, l'amputation de la jambe pratiquée, et l'infortunée malade succomber. »

Il cite encore un jeune homme atteint d'un anévrisme de l'artère brachiale ; traité dans le même hôpital par M. Guérin fils, alors chirurgien en chef, Malgré les réfrigérans, la tumeur se rompit; M. Moulinié arrêta l'hémorrhagie par la see er jusqu'à ce que M. Guérin en eût fait La ligature , après laquelle les réfrigérans fureot encore continués. Dans tous ces cas, la compression et la ligature semblaient n'étre regardées que comme des ressources secondaires, et les réfrigérans comme le moyen essentiel.

a Voilà , ajoute M. Moulinié, ce que j'ai observé dans les cas d’anévrisme dont j'ai été le témoin oculaire. Je ne sais ce qui a eu lieu dans ceux où les succès des réfrigérans ont été vautés; mais Îles faits que je viens de citer sont constans. Pendant les six années + 7e j'ai été Kw, interne de l'hôpital, il n'y a eu aucun cas de guérison 'anévrisme par cette méthode , et l'on ne me démentira pas si j'aflirme que depuis on ne pourrait citer aucun fait à l'appui. +

LUXATION D£ L'HUMÉAUS DATANT DU CINQUANTE-UNIÈME JOUR. = TÉATATIVRS DE RÉOLCNON INUTILES, — EMPLOI DU MODE DE RÉDUCTION DE M. MALCAICKE. Par M. Caxexave.

Ons. — Marie Giberteau, âgée de 50 ans, se luxe le bras le 40 novembre en tombant sur ke coude écarté du , se rend chez van emgérique, où de nom breus efforts et de douloureux En V6 hoad sont faits sans résubat favorable ; elle se présente à l'hôpital Saint-André le 31 décembre. M. Moulinié reconnait les symptômes suivans : . | : |

Déformation de l'épaule ; saillie de l'acromion et dépression très-senuble andessous ; saillie de La tête humérale dans l'aiscelle ; le coude est écarté du rarps et ne peut en être rapproché ; le bras loxé est plus long que celui du côté sf s et se dirige obliquement cn debors ; l'élévation et la rotation du bras sont douloureux ; la tête et le corps eafa sont penchés du côté malade. ne

Des efforts de réduction à la manière ordinaire, tentés sans succès et à diverses reprises par M. Moulinié, le décident à recourir au mode de réduction indiqué par M. Malgsigoe. . .

« Malgré cette manœuvre, la réduction ne peut être entière ; on parvient seulement à ramenvr la téte de l'humérus sur le bord de la'eavité glénoide, qui reposait auparavant sur le bord anillaire du scoptlum. La malsde, satisfaite des monvemens qu'elle peut foire cxéculer au bras auparavant agree se pe

: is soi ill i . ion s" de cette sméliorstion. € n applique un coussis conique sous l'aisseile, et on l'xe Nous avons PTE SO de ose red : fois Le des dé D SL coude par une bande paie = bas et autour papas , fn de porter la tête offerte, les faits intéressans publi À a presse médicale des départe- 4 ml aussi en dehors que possible par un mouvement de bascule, La ma: inens ; et l'extrait de quelques-uns de ces emprunts nous à fait regretter {hide sort quelque temps après dans un état très-satisfaisant, quoique avec une de ne pouvoir les multiplier davantage, Mais la presse parisienne ab-[{réduction imporfaite de sa luxation, sorbe tout, les médecins des dépariemens n'ont pas fui en eux-mêmes , et de long-temps encore , à voir cet état de choses, nous n'arriverons, du moins quant à la médecine , à cette décentralisation tant de fois pro-

REVUE DES JOURNAUX DE MEDECINE

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