‹ Gazette médicale de ParisChapitre 325 sur 394 · ELLE CLINIQUES ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

ELLE CLINIQUES ÉTRANGÈRES

HÔPITAL DE WESTMINSTER. — Service be M. Ror.

DE QUELQUES MÉTHODES DE TRAITEMENT EMPLOYÉES DANS LE Nt- MATISME. — DE L'EMPLOI DU CARGONATE DE FER; par M, Leacu, interne à cet hôpital (1).

Ilest SR de maladies contre lesquelles on ait vanté un aussi grand nombre de moyens différens que le rhumatisme ; et cependant il est quelques-uns de ces moyens dont l'action doit être si diamétralement opposée que l'on est obligé de supposer qu'il existe des formes différentes de cette maladie, et ce qui convient dans l'une est nuisible dans une autre. Nous preodrons pour exemple le quinqnina et le colchique, qui sont employés journellement dans le traitement du rhumatisme ( s et av presque égaux.

M. Leach cherche à établir la distinction des cas où l'on duit employer chacune de ces substances ; Le quinquina convient toutes les fois qu'il y

a faiblesse, anémie, et que l'état du malade réclame un traitement to-

nique; dans ces cas is importe quelle est la cause de cette condition le vieone d'une lésion organique ou d’un simple

trouble fonctionnel, le quinquina est indiqué. Le colchique agit sur les reins , les intestins et le système capillaire ;

et si on le préfercaux autres moyens analogues; c’est parce qu'il décharge

le système capillaire sans agir trop fortement sur les forces générales. Voici maintenant les circonstances dans lesquelles on l'administre :

c'est surtout Jorsque la constitution est forte et vigoureuse, la prau chaude et sèche; le pouls fort et plein; les intestins resserrés et les antres functions partiellement suspendues. Ce médicament peut agir aussi

{4} The London medical Guzsrtte.

Em

rend coupable d'ontrages aux meurs et sutres délits prévus por les art, 330, 334, 142, 835, 554, 335 du Code pénal.

His'agit dans ces articles d'octrages publics à la pudeur, d'attentats & la puibur, de viol, d'exvitation à la débauche on à la carru: tion de la jeunesse au-dessous de l'age de 21 ans, Ces articles ne concernent jus plus be: méderin que tout autre citoyen , el nous sommes fort surpris de les trouver rappeles dans ix législation de La mederinc. On aurait pu au méme dire mentionner aussi les arucles qui défendent Je vol, Fassassinat, ele, ; en un mot , tout le Code pénal,

Toutefois, nous ne laisserons point ce sajet sans émeltre une réflexion pourra avoir son côté utile, ne Mie que pour montrer à nos tribunaux , si légers dans l'application de leurs lois, combien le mème article change de valeur lorsqu'on le detourne des citovens ordinaires pour l'appliquer aux médecins dans l'exercice de leur professon. lreniz l'art, 330 de ce Code pénal, cramponnez. vous à la lettre de la loi, et vous rendrez impossible toute clinique d'aceouchemens , d'offections syplulitiques et de maladies des femmes, Cuci , dira-l-on , seeat une ob-urdité emvustrucese. En vérité, je be crois comme vous, Cependant ja doi est là; le texte est clair et précis ; 11 n'admet d'exception aucune , et c'est par bonté pure que les procurears du roi daignent faire attention à l'intention qui nous dirige et au diplôme que ons portans, Ne vous y Bez pas trop cependant ; car les mêmes excuses se pouvaient alléguer pour ces Cameux articles 1382 e1 1385 du Code civil , et cette fois , on n'en a tenu compte. M, Thouret-Noroy le s1it : # Chacun est responsshle du dommage qu'il a cassé, non-seukement par son # fait. etc, » Vous faites une signée , 11 arrive an accident : dommage ! Que dis-je? La saignée faite sans accident s'accompagne toujours d'un dommage , un trou à la peau, comme toat le monde peut voir, Je maintiens qu'en appliquant

littéralement ce redoatsble article, Le phlébotomisé à droit à des dommages. intérêts ; car tout autre qu'un médecin eût fait ce trou , qu'il serait responsable , et vous suvez bien qne le rer du médecin ne le mit point à ouvert. Ceci à ste jugé à Evreux, Soutenez le contrsire, l'article ne concerne donc plus le médevin, ct que devient la responsabilité méilivale ?

Ant. 51. La loi ponit tout médecin qui se rend coupable de la violation des un qui lui sont confiés dans l'exercice de sa profession. { Art. 368 du Code

énal.

- Un discussion d'age nues fort grave s'est élevée au sujet de cet article, Le médecin est desenu le cnnfesseur de notre société moderne; il est exposé à recevoir quelquefois des confidences d'une telle nature que sa conscience se soulève à l'idée de les garder, Qu'un médecin soit appelé près d'un malade à l'agonie; qu'il rcenpnaise les effets du poison; que le malade lui conf qu'il a bu Le poisou en effet, mis que de ee raisons de famille plus puissantes que l'amour de la vie ét de la vengeance, lui fsssent une loi du er commander à 500 médecin nt iuviolable secret, que devra faire cdlui-ci? Se taire, dira t-on, Soit; je vous l'accorde, Mais si lempoisonneur même, craignant que le médecin apyxlé ne reconnaisse et ne dévoile Le crime, jrorte l'aulace jusqu'à l'aller chercher lui-même , et à lui conber son horrible secret, Le médecin restors-t-4l jusqu'au bout complice , et ne serait-ce pas là ane garantie d'impunité à ofMrir ous scélérats, sûrs de fermer ainsi la seule bonche qui puisse les compromettre ? Gardez cependant votre secret encore; soyez muvt comme la tombe qui à englouti le cadavre , et quand l'afireux assassin comparaitra devant la justice du pays, que votre silence le sauve ; soit. Maïs qu'on autre soil accusé de ce crime : al s'agit de bien plus que de puoir un coupable, il s'agit de sauver un innocent. Le silence est-il alors chose permise ?

par l'intermédiaire du système nerveux; alors il est, comme on dit, toléré et il reste sans action appréciable sur les intestins et les autres organes ; mais dans le plus grand nombre des cas, l'amélioration ne survient qu'après qu'il a produit une dérivation sur le tube digestif ou sur les reins. Îl se présente quelquefois des cas où le médicament est indiqué et où cependant il existe quelque circonstance qui peut rendre son emploi nuisible. Dans ces cas, les médecins de l'hôpital de Westminster Le combinent avec quelque préparation d'opium. S'il y a de la diarrhée, c'est la poudre de Dower qu'ils préférent ; et comnie Le rhumatisme est ordinairement accompagné d'une odeur rance et acide des sécrétions , ils ÿ ajuutent un peu de carbonate de soude et un léger laxatif. Lorsque, au contr ire, l'état de l'économir par sa plénitude réclame des évacuations , c'est le vin des bulbes de ne qu'ils emploient , parce qu'il jouit de propriétés drastiques plus pe que celui des semences, qui est préférable lorsque l'état des malades ne permettrait pas l'emploi d'un débilitant aussi énergique et aussi invariable dans ses effets que le vin de bulbe. Te colchiq ea, comme la digitale, une disposition à s'accumuler dans le système, et à produire, au bont d'un certain temps, ses effcts Les plus violens sans aucun signe précurseur. Il est donc indispensable de surveiller son action avec soin, et de le donocr à petite dose en n'augmentant que graduellement, Si cependant on se croyait obligé de l'administrer à fortes doses, on éviterait de débiliter le sujet par d'abondantes saignées et un trop grand nombre de bains tièdes. Toutefois il est bon, lorsque l'état des forces le permet, de faire précéder l'emploi de ce médicament d'une saignée et d’un bain tiéde : il agira alors beaucoup plus promptement.

AHUMATISME TRAITÉ PAR LE COLENIQUE.

Ons. 1 Cocks est admis le 44 ot 4824 dans le service du docteur Hoë, Les mains, les £'noax el le coude sont gonflés avec chaleur et dou'er qui dimioue un peu so0s l'influen ce de La chaleur La peau est sèche et chaude; la langue blanche et jaune ; la soif est vive; il y a des nausées et aversion pour les alimens ; Les selles sont régulières; le pouls don ne 64; il est plein et flexible, Cocks rapporte que quinze jours avant, étant à boire, il resta exposé à une forte plaie, et négligea ensuite de changer ses vétemens, Bientôt il fut pris de douleurs rbumatiques d'abord dans les épaules, et qoi ensuite gagoèrent Les autres articulations.

Le malade prendra trois fois par juur une once de la potion suivante.

Prenez: Vin de culchique, 4 le Carbosate ape P TR 2 … Mixture camphrée, 8 onces,

11 prendra en ouire dix grains d'i tuba, ét recevra trüs-pea d'alimens.

Le lendemain 15, 1 y a cu des slles liquides fréquentes ; la chaleur, la douteur et le gonflement des setieulations sont considérablement diminués; le malade rm nr cpu sa langue est bumide et commence à se débarrasser de

enduit jaunâtre qui la récouvrait ; il accuse plus d'appétit, et le , près les mêmes pe tères. | F sédis M

On cesse l'usage de la potion de colchique. Le malade prendra cinq grains d'ipécacuanha trois fois por jour, et mangera un peu de padd:#g ao r'#,

Le 16, l'aspect vst meilleur ; la fracspiration trés-abondante , la langue mette ant les elles continent liquides. On couticuera l'ipécacuautia à La même ‘lose,

Le 17, la diarrhée est arrêtée, et le rhnmatisme est maintensnt borné aux articulat ons carqieanes: l'urine e t plus abondante, et Je pouls dans le même état.

Le 419, la douteur rhumatique a presque complétement disparu ; le pouls donne

60, est plein et compressible. Le malade prendra la poudre de rhubarbe combinée | avec le carbonate de sonde,

ileotre en convalestence.

Toutes ces questions ont été posées; aucune solution n'a été trouvée, Personne n'a osé se porter défenceur ni de la dénenciation ni de le complicité ; M. Orbls lui-même a conclu qu'il fallait laisser chacun suivre les inspi ations de ssconwivnce, et laisser intaet rt article dé loi, promulgué pour servir de protection à la société, et qui pent lui devenir si terrible. Il faut le dire, ce qui a empéché par-dessus tont qu'on osit posr la moindre ex: ep'io à Pinviolalulité du secret da médrern, c'est la crainte de l'abus que le pouvoir serait tenté d'en faire; c'est le souvenir de cette odieuse ordonnance de 1666, que nous retrourcrons plus loin flétrie par un article spécial. Toutefois , la quection demeure dans toute sa Kravité, et appelle certainement l'attention des légiclateurs et des criminalistes.

Act, 52. La loi pouit tout médecin qui certiée faussement des maladhes ou 1nfirnsités propres à dispenser d'un seesice public, (Art, 469 du Code pénal.)

Art. 53, La loi panit tout médecin qui a indiqué ou administré des movens ca pables de provoquer avortement, (Art. 347 da Code pénal.) ‘

Voiciencore une de ces lois péua'es dont la rigueur expire devam une névessité dont Le médecin est le seul juge, Déjà une fois en France on à tenté avec wccés l'accoarhement prématuré 3 sept mois: or, dans les cas ordinaires , c'est un avortement. Ces avortemens se fout jouracllement en Angleterre, en Allemagne, enlole sis péarcent sur l'enfaut et la mire : ils Peuvent entrainer des dangers pour l'un et e l'autre: mais 60 s'ah tenant on est sûr que l'un des deux périra, Mais 1] x a plus; et c'est bien à tort qu'on s'est ému à cctte ulée comme d'ane question nouvelle ; il est des cas de retrovcrsion utérine où l'on à consrillé EE pratique, où Lest indiqué de pratiquer La powtion de l'atérus, dans l'intention bien avouée de tuer l'embryon à peine lurmé, de l'empécher d'arriver au terme d Is grosstsse noturclle, Qui sera juge caire le médecin qui sauve ainsi la

, tailleur. bien roa-titué, âgé de 24 ans, habituellement bien portant, gè

Le docteur Rae cesse ordinairewent l'usage du colchique aussitôt A la diarrhée est survenue, et le remplace ordinairement par la poudre de Dower.

M. Leach met en opposition à cette observation la suivante, où 1} vense que le succès à été dû à l'emploi du quinquina. Nous l’allons ana- Le sans toutefois garantir les inductions qu'en tre le rapporteur, mais seulement afin de mettre Le lecteur à mème de connaitre la pratique du médecin de l'hôpital de Westminster.

RRUMATISME TRAITÉ PAR LE QUIMQUINA $ GUÉRISON.

Ons. 11.—J. Smith, âgé de 50 ans, cordonnier, fat sdmi: à1 hôpital dans Le service dn doctenr Roe le 44 août 1834, et présenta les symplômes suivans : Amaigrissement notable; dilatation considérabl- des vein:4 des extrémités supérieures,

i sont bleuâtres, et suivent une marche tréstortueuce ; douleur et tuméfaction

Les poignets , des genoux et aux coudes ; quelquefais le froid diminue la douleur ; dans d'autres circonstances, au contraire, elle cède facilement à Ia chaleur. La au offre L. chaleur normaleet de la moiteur ; constipation habituelle ; langucnette, umide et tremblante; pouls à 96, vif et développé. Il rapporte que cinq semaines avant, il s'était exposé au fro-d et à l'humidité, avait négligé de changer d babits, el n'avait pris que pen de mauvais alimens. 1 fut à la suite pris d'une Gèrri rhumatique générale pour laquelle il suisit un traitement qui ne lai procura qu'un soulagement momentané. |

Le malade prendra toutes l:s quatre heures une once de la potion suivante :

Prencz: Sulfate de quiaine, ? ; ÿ de chaque, 8 grains,

— de fer, Acide sulfurique , 15 gouttes.

Mixture camphrée, 8 onces.

Il prendra en outre une poudre cathartique et sera soumis à une diète lé-

re.

Le 15 soût. La constipation s cessé ; La douleur des genoux et des coudes à

considérablement diminué; mais le poignet droit et les articulations des phalinsont plus douloureux , et offrent un léger gonflement. Le malade accuse de

‘appétit. (On appliquera sur le poignet gauche an cataplisme avec 20 grains d'ex.

trait de ciguë; pour alimens, padding au riz.)

Le 46 , l'aspect du malade est beaucoup meilieur; le pouls doane 84 ; l'appétit eat bon ; les douleurs du pme sont besucoup moins vivres ; il dort pet la nuit ; les selles continuent régulirrement. (Poudre d'ipécaeuanha , 40 grains. }

Le 17, le poignet gauche est seul douloureux , et enrore F'est-il beaucoup moins depuis deux jours.

Le 18, la langue est nette ct moins teemblante; le tube digestif n'offre rien d'anormal ; Les forces du malade augmratent et les douleurs d'miouent ; le pouls doone 82, plus plein.

Le 4% ct le 20, il ne reste plus que quelque sentiment de gène passagère dans le poigact gauche, qui offre encore un peu d'empälement. Le malade entre «n convalescence,

Le docteur Roe traite par cette méthode les sujets chez lesquels la douleur et le gonflement des articulations tiennent à un état de débilitation prononcée ; et M, [each affirme qu'il le fait avec succès. Quand le rhusatisme est borné à une seule articulation et détermine des donleurs lancinantes, le même praticien dit avoir pen. avec un soulase. pr mg l'application d'un cataplasme de ciguë et de mie

é pain.

Nous allons voir l'application de la même méthode dans un cas beaucoup plus grave, et dans lequel, d'après les idées qui ont cours généraement parmi nous , le traitement employe semblerait devoir être plus nuisible qu'avantagenx.

mère, st Joi qui le menace des travaux forcés ? Duo nous garde sartout en cas pareil da tribunal d'Evrens ! 1 font donc le recoun itre ; lintention, dont la Joi ne parle pa, détruit ii Feet de La lui: or cctle hitention nm apartient qu'au médevio seal, parre que seul 11 peut jager+i l'op ration présente où non des chances suflisantes ; 11 faut donc que notre diplème nous serve de hunelier contre ane lai fort juste en elle-même, mais furt injuste si on nous l'appliquait sans restriction. L'as-cmblée s'est tronvée unanime pour sppuser vo amvnd: ment à l'art cle du Code pénal; le paragraphe qui décerae des peines contre les médecins w'atteindra plus que ceux qui auront agi arc intention criminelle. |

Art. 54. La loi oblige le médecin qui assiste à l'accouchement de faire, dans ls trois jours . la déclaration de la naissance de l'enfant , au cas que Le pére soit absent. (Code civil.) ’ ;

Art. 55. La loi nblige le médecin de déclarer le décès, lorsqu'il a lieu, de l'nctrvidu qu'il à <oigné dans le cours de la dernière maladie. (Art. de la commisdon }

Grand’ mere, en vérité! La commission avait songé à préparer ain les élemens de vasrs tables de statistique médicale, opérant sur toute la population du royaume ; certes ane telle idée etait grandiose et séduisante ; et nous aurions albéré à la nouvelle enrvée dont la commission nous chargesit , s'il n'avait manqué à son projet une petite condition doat le défaut en à fait échouer bien d'autres; Fa possilutité de le réaliser. Mais combien de malheureux meurent «ons méderin , où ne font appeler Le médecie que quan! agorie commeoçante ae Tacé l'empreinte dela maladie et empêche de la reroanaitre! En conséquence , el nous be nous en plaignons ps trop, l'erticle a été écarté. N |

Art. 56, Le médecin ne peut prolter des dispositions lestamentaires faites ea sa faveur pendant la dernière pr (Art. 929 du Code civil. }

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