PÉAIOSTITE RUUMATIAMALE TRAITÉE PAR LES TONIQUES ; GUÉRISON
Os. lil—-Long, âgée de 32 ans, mère de ci
enfans , est admise Le 4 juin dans le service du docteur Bo; elle est brune , très-maigre, et parait extrémement faible ; elle se plaint d'éprouver dans presque tous les os des douleurs très-fortes, surtout la muit, et qui pr gr de dormir, Les parties extérieure et inféricure de l'huméras gauche et du fémor droit étaient extrémement gonlées La partie iture de la tête du tibia gauche, et une portion du péroné étaient aussi ées et très-douloureuses à la lon ; mais il n'y avait sur ces points ni leur ni ancuo changement de coloration de la re voix esl extrémement altérée, et en regardant dans la bouche on voit que la luette et une partie du voile du palais ont été détruites. La peau est fraiche; Le pouls très faible, à 72; la respi ration est naturelle ; la langue netle; les selles régulières; l'appétit pru développé; l'orine, fortement colorée, présente ua dépôt farimeux. Depuis vingtdeux mois qu'elle est malade , ses gr = sont completement arrêtées ; mais à l'époque où elles devraient paraitre, elle éproure dans le dos et les reins de fortes douleurs qu'elle compare à celles de l'accouchement ; elle rapporte qu'à l'âge de 4 ans elle eut La srarlatine , qui ft beaucoup de ravages dacs Le village qu'elle habitait ; besacoup d'enfins en mouru:ent ; elle eut une ulcération de la qui Gt ti llement dé rès qu'en peu de jours elle perdit La luetie et la plus grande partie du voile du palais, Depuis cette époque , elle 3 Loujours joui fes bonne santé jusqu à à y a ving'-deux mois ; alors, après avoir * uné journée entière blaver, lle fut prise subitement, pendant qu'elle allaitait son enfant âgé de deux mois, de fortes douleurs dans le coude gauche , augmentant par la chaleur, avec soif, anxiété, chaleur à la peau et une Gèvre très-forte, Elle fut obli. de garder le lit pendant plusieurs semaines, Au boul de deux mois environ , à douleur passa dan: l'épaule gauche et ensuite dans ks extrémités inférieures, Les douleurs des articalations diminuaiont graduellement, et le périoste des os du bras gauche, de la jambe et de la cunsse draites deviut très-douloureux , sendible au toucher, et su bout de quelque temps manifestement gonflé. La santé alla continuellement en déclinant drpuis celle époque, et elle (ur obligée de venir à Londres se faire soigner.
La malade prendra trois fois par jour une démi-once de la potion suivante :
Prenez: Décoction de quin nina, Carbonate d'ammoniaque,
B onces.
{ gross,
Ea outre, un bain tiède chaque jnur et une d'ète légère.
Le 6 juin , elle se plaint po» potion produit des spasmes à La gorge et qu'elle ne peut la prendre. Les points gonflés des os sont moins %.
Ls malade remplacera la potion par la poudre suivante , qu'elle prendra trois fois par jour :
P : Salfate de quinine, / :
TE é rs (de chaque, 2 grains.
Poudre d'opiur , Demi-graia.
Le 44, les tumeurs sont moins douloureuses ; cependant la malade se plaint encore des articulations; la chaleur de la peau et la Gèvre ont entièrement dis-
ru. Comme c'est l'époque où elle devrait avoir ses règles, on lui fait appliquer | pue à La valre, et les douleurs des reins et du dos cessent , mais les menstrues ne viennent pas, Cependant elle restait toujours 1rès-fuble. On lai ordonna de prendre truis fuis par jour la poudre suivante :
Prenez: Carbonate de fer, Demi-once.
Quinquina en poudre , 20 grains.
Es outre, elle continaera le mélange de poudre de rhubarbe et de carbonate de soude , aosi que l'usage des bains. .
Lepuis cette époque , sa sa. té s'est continuellement améliorée ; elle à repris de l'embonpoint el des forces ; les douleurs des articulations et le gonflement du rioste ont été en diminuant graduellement, «1 elle à quitié l'hôpital Le 29 juillet, ne conservant plus aucune trace de sa ie.
Emploi du carbonate de fer. Ve carbonate de fer est l’un des médicamens que l'on emploiele plus fréquemnent à l'hôpital de Westminster.
Les médecins de cet hépital ÿ ont recours toutes les fois que , dans une maladie, il n’y a ni fièvre ni dureté du pouls , et qu'il se présente quelqu'un des symptômes suivans : maigreur extrême ou empâtement des tégumens , couleur plombée et marche tortueuse des veines superficiel les, ce qui indique une grande inégalité entre les systèmes veineux et artériel ; aspect pâle et luisant de la conjonctive; délicatesse et transperence remarquables de la peau ; vitesse et mollesse du pouls ; déran ment des fonctions digestives, et appétit vorace pour les liquides. Il y a des cas d'apathie , d'inactivité, approchant ème quelquefois de la te. thargie , où La saignée fournit vne proportion très-considérable de sérosité et une très-minime quantité de coagulum ; dans ces cas le carbonate de fer convient éminemment. Il y a aussi quelques individus chez lesquels certains organes offrent une tendance particulière à la congestion, (tels sont principalement La bouche , le cerveau et le foie), et chez lesquels, si l'on n'administre pas le fer à temps, il survient, à une époque un peu plus éloignée , de l'anasarque et une diminution notable de la quantité d'urine,
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ALLEMANDS