HOSPICE
— Joorr.
s lequel es né se arrêt de
ngée pari les causes
que nous ont sugafrées les articles édens ‘ + vues et Les fonctions Les plus Hibérales : nous Î avons quelquefois abordé le parallile sons avoir trop à Le redotter,
L'article est adopté. Sar la proposition de M Pigeant, on ajoute que les mu. | decias renonceut su droit de poursuivre lenrs chiens devant les tribunaux, Cet RUES favori fera faute à l'avenir à M, Duypia,
‘ous arrivons à la $° partie : De fa mroralñ de tte 18 articles rangés sous ces deux titres: Dev malades 3 Di airs des nuédecins entre eux, Les préceptes qu'ils renferment sont fort bons à suivre ; mais ils auraient peut-être trouvé eux eur place sillwrs que comme troistème pariie d'un projet qu'on doit adresser au Souvernement. Néanmoins, comme l'assemblée, apcës en evoie adapté la plus grandepart et rejeté qnel. quesautres, à cru devor y joindre une véritable sanction pésale, il faut Lien suivre La discussion jusqu'à là fn.
bérale que la nôtre, Les réflexions ont pu montrer de quel cûté sont le
da médecine, C'est une série ors des médecins envers les
Tirae 1. — Doeroirs des médecins en érs leurs malades
Art. 67, La médecine est sœur de La religion et de la mobale; san ministère tout de bienfsisance et d'inimanité Jui impose tous les devoirs , fui attribué tous Fes droits d'un sacerdace. Ceci rs1 bien vaste ct bien *iguc; mais on ne sera pas Püai pour 1 + pas croire, Adopté,
Art. 68, Désintéressement , humanité, gravité de caractère. sévérité de mœurs | et de conduite, diserét on , dévonement , couragr, tr. , toutes les vertus doiveut ftre renfermces pour sins dire dans l'exercice de la médecine.
C'était beaucoup exiger, et ne tendre à rien moins qu'à faire de nous nnc cor. poraton de petits saints. L'assemblée ne s'est-elle pas crue appelée à une telle Sablimité ; où bien l'es cœters qui est duns l'article l'a-t-il épouvantée ? Quoi
Les idiots constituent une famille d'aliénés bien moins nombreuse que les auteurs l'ont avancé, Cette exagération dans les chiffres qu'ils vol transmis tient sans doute à ce qu'ils ont confondu l'idiotie avec la démence et l'imbécilité, Cependant ces divers élats de l'aliéaation mentale présentent des caractères bien tranchés et tout-à-fait différenuels. La démence est l'abolition accidentelle de la pensée; l'idiotisme est l'oblitération complète des facultés intellectuelles et affectives. Un faible degré de plus dans l'intelligence constitue l'imbéclité. Les idivts manquent de langage et se rapprochent de la brute; quelquefois même ils occupent un échelon inférieur dans les degrés de l'animalité; car au défaut Le facultés perceptives s'associe chez eux l'absence des facultés innées où instinctives, qui restent nulles et sans rapport. Insensibles a la main qui les [latte où Les rudoie , ils ne sont susceptibles d'aucun sentiment de reconnaissance et de vengeance. Les temps, les lieux, les personnes , rien ne peut frapper leur altention ; l'avenir est pour eux comme s'il n'existera jamais, et le passé ne leur à laissé aucune imression de plaisir ou de regret. Leur instinct est dans un anéantissement ou affaiblissement déplorables, ils se laisseraieot mourir de faim si une main charitable ne veillait à leur conservation; ils croupiraient dans l'ordure si des serviteurs zélés ne leur prodiguaient, malgré cette indifférence, les soins de propreté les plus assidus. Le relâchement des sphincters de l'anus 4 0 pourquoi chez les idiots les matières fe. cales ne peuvent séjourner long-temps dans le dernier intestin. Leur asensibilé rend aussi raison de leur insouciance pour les premiers besoins de l'homine, Les fonctions génératrices sont les seules qui con. servent quelquefois chez eux un degué d'aptitude remarquable. Les idiots ont la peau terreuse ; le regard sans exprrssion , stupide ,ttla sensibilité presque entièrement paralysée. M. Ferrus nous a cité le cas d'uve jeune idiote qui avalait du lait bouillant sans témoigner le sentiment de la plus légère douleur. Les facultés perceptives sout entièrement abolies dans les cas d'idiotie avec conformation volumiveuse du crâne ; c'est alors surtout qu'il y à lieu de soupçonner l'existence d'une aïtcration vrganique palpable des centres nerveux; mais combien il est difficile d'assigner la nature et le siége de cette lésion. Nous ne cesse. rons de le répéter : il n'y a pas d’alteration , il n'y a pas’de formes de crânes propres à l'idiotie, Nul doute , comme le fait judicieusement olserver M. Ferrus , que dans la majorité des cas Les individus qui en sont atteints présentent des vices de conformation remarquables ; mais nous sommes Join d'ajouter à ce fuit la même importance et d'en tirer surtout , à l'exemple des phrénologues, des conclusions qui nous paraissent pen logiques. L'histoire d'une foule d'idiots ne fait mention d'ancune orgamisation vicieuse de la cavité cränienne , d'aucune akeration sensible de l'organe enccphalique, et l'on n'igaore pss qu'un seul exemple bien constaté, et contradictoire aux idées généralement admises , peut renverser de fond eu comble le système qu'elles ont servi à uher.
NE. Ferrus, qui toujours dans ses cours à procédé avec méthode, n'a pas manqué de motiver ses opinions par ua grand nombre de faits ; un idiot nommé Ricard, dunt nous rapporterous l'observation, lus a
servi d'exemple pour motiver ses idées sur la microcéphalie, Le se-
rond , désigné par la dénomipation de l'inconou , offrait au contraire un développement énorme de la tête, et cependant ses facultés étaient dan un abrutissement encore plus complet. Comment expliquer phrénol,s giquemeut cette différence ? Le professeur à crn trouver raison de Vi.
RS
qu'ilen soit, l'article à été rejeté, It eût été an peu dur d'être soumis à La censure
pour manquer d'une des vertus de Vineent de Faule,
Art. 6%. Le médecin se doit à toute heure da jour et de la nuit, sans acception personges ui de condilion , aux malades qui réclans nt s°s soins,
Rejoté également, sans donte en erainte de la censure. Mais les articles suivans moins emphatiques et plus vrais, ont tous été adunis lus après l'autre
Art. 76, 11 doit graluitement lous les secours dé son ministre à lindigence et au malheur.
Act. 74, La noblesse et la digaité de sa profession interdisent au médecin la vénalité de sa chientelle , comme elles loi interdisent toute annonce de traitement particulier ou de remèdes secrets, toute convention , toute transaction avec qui que ve snil pour la seute où la propagation de ces remides.
Art, 72. La société qui confe au médecin ce qu'elle à de plus acre, l'honpeur des familles, exige de lui des mœurs pures, austères , irréprochahles
Art, 73. Appelé par la nature même de son ministère à recevoir les confidences les plus intimes, les révélations les plus sacrées, l'honuenr lui prescrit de Les taire, même au péril de s2 liberté et de sa vie.
Toroe Il, — Devoirs des médecins entre eux.
Art. 74, Les médecins honorcat leur profession en s'honorant us mèmes dans leurs rapports de confraternité. — Adopté,
Art. 75. La délicatesse defend à tout médecio appelé près d'u malade en tai tement de prescrire aucun remède en l'absence du médecin traitant, à meins de pévesailé reconnue, auquel cas le médecin qui #st intervenu dait compte su rnédecin qui l'a précédé des motifs de sa conduite. — Adop'é
Ant, 76. Le malade peut et le médecin doit réclamer les conseils d'un second médecin dans les cas douteux. — Rejeté.
de
: tm pi .
diotie de l'inconnu, dans le manque de formes de différens points de la voûte crânienne, et dans une altération sensible de la substance encéa Cette fois du moins, l'ouverture du corps est venue confirmer
prévisions de M. Ferrus. Mais de ce fait on ne doit pas conclure pour les faits à venir; ceux qui lui ressemblent sont d'ailleurs en trop
tit nombre pour détruire le doute ou déracmer les croyances généra-
ent admises,
L'obtusion des sens, avons-nous dit, peut, dans quelques cas, détermiver l'idiotie. Tel est l'exemple de Bauvinet, jeune idiot, que le professeur a montré aux élèves, Sourd, muet et racbitique, ce malheur ux n'a pu donner à ses facultés intellectuelles le développement dont elles auraient été peut-être susceptibles, si la conformation de l'organe des re avait permis de mettre en jeu chez lui les ressources de l'educabi-
Ité.
Les albinos, malgré les dispositions heureuses de l'organisation de leur tête, offrent souvent des exemples d'idiotie. C'est à un vice de construction , à quelque maladie acquise, que M. Ferrus rapporte leur état d'abrutissement. Nous admettons avec M. Breschet, que la teinte des yeux tient chez eux à un défaut de pigmentum de la membrane choroïde, Ils sont nietalopes , tandis que les yeux noirs supportenthien mieux l'éclat du soleil. Le réseau muqueux de la peau manque également daos l'albinisme d'après certains auteurs, mais cette opinion nous
paraît encore basée sur un trop petit nombre de faits pour emporter
une conviction entière.
Si l’examen du cadavre des idiots ne donue, dans plusieurs circon-
stances , aucune altération organique capable d'expliquer les désordres fonctionnels, d'autres fois la nécropsie offre des récultats satisfaisans pour Ta science. Quelques autopsies de la Sulpètiière ont montré tantôt l’absence des parties les plus importantes ja cerçeau, et comme phénomène le plus ssillant , l'épaisseur des os du crâne qui varie ordinairement de trois à six ligues. On a relaté encore au nombre des lésions cadavériques, le peu de profondeur des circonvolutions cérébrales, leur petitesse et l'aplatissement des lobes antéricurs du cerveau. L'atrophie de cet organe ou de quelques-unes des parties qui le constituent, est uo symptôme des plus constans , et quelquefois la destruction en est complète chez les bémiplégiques. Georget à signalé à l'attention des observateurs, l'injection des nerfs des membres para'ysés ; en un mot, rien n'est plus varié que les diverses lésions anatomiques qui accompagnent l'idiotie.
armi les maladies de l'enfance qui cuincident avec le développement de cette aliénation, l'hydiocéphalie chronique occupe le premier rang, et les résultats cadavériques fournis par celle maladie sont plus consians et plus avérés, On rencontre alurs uu épanchement de sérosité tantôt daus les ventricules , tantôt à la surface du crâne; d’autres fois, confie , la complication d'altérutioos diverses , telles que le ramollissement des parties superficielles de la pulpe cérébrale, 4 ces maladies du jouné âge préside le plus sonvent un vice srophuleux , rachitique , etc.,
et ce. différentes detériorations de l'économie, loin de nous mettre sur
la voie de 1x découverte de la cause principale de l'idiotie, ajoutent encore à notre incertitude , et nous prouvent combien sont fautives toutes les explications phrénologiques exclusives , ne tenant compte que de la forme de l'organe dans l'étude de cette affection.
Nous devons sous ce rapport sendre justice à M. Ferrus, qui, malgré
du système nerveux, ne néglige pourtant aucune coûsidération relative aux modifications organiques capables , comme les vices de conformation , d'engendrer l'idiotie.
Terminons ce court exposé par deux observations d'idiotie que le sise a communiquées aux élèves en plaçant les deux aliénés sous curs Yeux.
Ons. 1, — Ricard, de 17 ans, idiot de naissante , présente à l'examen un corps bien développé , bien conformé, La tôte seule est petite et dirigée en ar nière en forme de pain de sucre, La circonférence , mesurée de la tubérosité occipitale au milivu du front , donne 47 pouces 9 lignes.
Les orgues des sens n'ofirent , sutaut qu'on peut eu juger , sutune altération notable; il n'en est pas de même des sens eux-mêmes, qui paraissent assez imparfaits. L'ouie est peu sûre, le goût et l'odorat sont grossiers. Les corps les plus odorans ne sauraient impressionner la membrane piuitaire. Le toucher n'est pas sûr, Ses membres supérieurs, quoigte bien conformés, ne se dirigent qu'en tremblant vers des objets, et ses mains n'arrivent que pémiblement vers eux ét ne les saisissent qu'avec difficulté.
Mal servie par ses organes, dogs, pr de Ricard doit être bien peu dévelappée; aussi ce n'est qu'avec prince qu'il dirige son attention vers les objets. IE fait eut üdre quelques mots mal articulés : 4 mort, & Bicétre , el comme ua vrai perroquet, il les répète sans en coataitre la signification,
Quoi qu'il er soit, l'attention n'est pas ausss aulle qu'on pourrait le croire, au premer abord ; étourdi sans doute par les questions qu'on lui fait, Ricard regarde d'on aie hébété et ne répond rien ; mais pour peu qu'on simplifie ces queslions, qu'on stimule vivement son attention en lui pressent Les mains où en lui frappant les geuoux , et sartout en excitant son appélit par l'appôt de la nourriture, il répoad par out, par mor, répète Les devoives mots des phrases qu'il en tend. Souvent aussi il revient à ses deux mots favoris ( Bicètre, c mort } ; quel. quefois méme on peut tirer de lui des chonts d'une monotonie remarquable.
Du reste, icard n'a ageune reconnaissance pour les personnes qui le signent: ill wr sourit, nus 1 sourit également à tout ipconne.
La faim ne le fait jamais remonter à son dortoir. Op est obligé de lui apport: « ses alimens; il les reçoit avec empressement etjebie les hauts cris si on les lui enlève, Il rend ses urines, ses matières stercorales partout où ils trouve, dans son lit, dans sa eob-, sans être retenu pir aucune considération,
Ons. 11. fuconnes. — La taille de l'inconnu est de 4 pieds 4 pouces. La tête, asez volumiveuse, ne présente sous d'autres rapports, rien de remarquable, Sa rirconférence, mesurée de la tubérasité accipitale au milieu du front, donne 20