‹ Gazette médicale de ParisChapitre 351 sur 394 · TREIZIÈME LISTE DE SOUSCAIPTION · texte numérisé non relu

TREIZIÈME LISTE DE SOUSCAIPTION

M. Golfia, professeur à l'école de médecine de Montpelice, 5 fe, ; M, Lobstin, professeur à li Faculté de médecine de Strasbourg, 5 fr.;: M. Ebhrmann, professeur à La same Faculié, 5 € ; M. Stoltz, professcur à la mème Faculté, 5 f.; M. Ubersaal , à Strasbourg, 5 fr.; M. A. Lauili, à Strasbourg, 5 (fr. ; M. B«œkel, à Stracbourg, 5 fr.; M. Hering, à Strasbourg . 5 fr. ; M. Bach , à Strasbourg , Sfr; M, Lerebouilet, à Strasbourg, 5 fr; M. Bertramd, à Nogent-sur-Aube, 5 [. Total, 55 fr,

Souscription de l'assemblée générale 1,932 00

Souscriptions reçues jusqu'au {5 norembre par le Jonurnal hebdomadaire, 103 00 Idem par ls Gazette des hépitanx, #2 00 Idem par le Bulletin de thérapeutique, 55 où Souscription de la Gazette MÉDICALE, 4,574 00 Mo tant de la treisième liste de souscription. 55 où Total général des souscriptions 3,796 00

VARIÉTÉS

— Cours PRATIQUE DE CRIRERGIE EXPÉRIMENTALE. M. Amussat à commtneé ce cours landi 24 novembre 1834, à midi, rue de M. Leprince, n° 47, ct le contiaucra tous les lundi, mercredi et vendredi, à la mème heure. La première

parue de ce cours sers exclusivement consacrée à La lithothrypsie et à la torsion des prières

— M, de Liguerolles, docteur «a médecine, à commenté un cours public d'aatomic descriptive ct appliquée à la médecine et à la chirurgie, le lundi 40 novewbre , à midi, amphithiätre n° 4 de l'école pratique, rue de l'Ecole-de-Mideeue. n° 41, et le continuera tous les jours à la méme heure, le dimanche excœple.

Les élemens les plus petits des organes & ront décrits et montrés sous on mi

ro

A Voér cette observation à ls correpondanec.

PARIS, — ÉVERAT, IMPRIMEUR

qui offrit quelque chance de guérison ; le} et d'une pneumonie, €t lea

SE

croscope. Quelques élèves seront dirigés particulié et préparés à L'examen d'anstomie.

adresser pour les conditions à M. de Lignerolles, rue Richie, n°20, fabourg Montmartre. :

cement dans Jeurs dissections

— Le journal grec le Sorher, da 81 août, contient un rapport du socien chirurgien de ls marine française , sar un fætus voué Der un raid pr de lile de Syra, nommé Démétrius Stamatelli. Le docteur Ardoin avant été ap. pelé le 45 juillet près de cet enfant , le troura dans un état tellement désee x | par suite de douleurs à l'estomac et aux entrailles, qu'après lui avoir Gt pren.

dre sans fruit quelques remèdes, il conseilla le lendemain aux parcns de lu fire adminis'rer les sacremeus. Le jour d'après , il lui donna pour dernitre tentative de Dep . Le . consistant en ane once d'huile de rivin mélée avec demi-once de sirop de coraline ét autant de sirop d'i

liyé pepe livre de décoction pectorale, pi rncnanbe ; ls tous die

A es premiers romissemens, il se manifests ne nouvelle qui ples forte que toutes les autres, et avec un pénitile travail le fase pérenne d matell expulsa an fœtus par ls bouche. Ce fœtus a la tête assez bien mé nr on peu arquée, ainsi qu'un bras, et sn lieu d'extrémités inférieures , il n'a qu'une continuation charaue om plutôt membraneuse, amincie à son extrémité etunie à son placenta par ane espère de gaine qui lient lieu de cordon ombili: cal, Le développement de ce fœtus paraît s'être arrêté à 40 ou 50 jours de vie embryonnaire. :

Le troisième jour su matin le malade était beau mieux , Îles morbides étaient diminués ; le micux à continué pre Le docteur Herr cmpu mine sims) :

a J'etnportai le fœtus chez mai, et là, ca présence de lous les médecins de Sr ra, mais surtout de MM. Milonas et Corco , nous avons exsminé minutieusement É la pièce anatomique, que nous avcas reconnue être un fœtus humain, Ayant fait

appeler M. ke pharmacien Athanasio, nous avons installé la pièce dans l'alcool sut j'a de suite donné avis à la nomarchie, pour s'assurer pleinement si n'y avait pas eu dans ce tas quelque fraude ou délit.

Ces examens et ces enquêtes ont eu lieu en présence de la dé rondie d'Hermopolis , des consuls de France et d'Autriche, sous la présidence du directeur du cercle , accompagné du médecin du cercle, des médecins de Syra et d'une grande | quantité des pretuiers négoc:ans de la ville , et comme nous 3vons vu rapporter

par Les journaux de médecine des faits sinon comme celui-i, dn moins à péu près semblables, tels que celui de Possau cn Bavière , d'Hyguerre en Angleterre , de M. Dupuytren cn France, el un autre cn Valachie, et que par cela possibihté ne peut étre nice; je me fais ur devoir de vous dire, M. le rédacteur, que cct érésement, toat extraordinaire qu'il est, ne doit point être mis 60 doute , car des te moignsges qui l’accompagnent sont {rog autheetiques pour pouvoir les réfuler.

| HOMICIDE TAR AMPRUDENCE, == MONT DE TROIS ENPANS. = INFRACTION À LA Lot DU 2 GERMINAL AN XI, SÛR LA PHARMACIE,

La cour royale, chambre des appels torrectionnels, à statué récemment sur l'appel à minima fornié par le procureur da roi du jugement de La sixièan chambre, dans l'affaire du pharmacien Estienne et de son élève Branly.

Pour rappelee en peu de mots les faits du procès , du muriate ‘ur “ésigéné de mercure avant été donné en plare de mercure doux , par l'effet d'uve erreur commise par l'élève du sicur Estienne; et les trois jeunes enfans Mrlssen avuivnt été enpoisennes , el étaient marts des suites de cette fatale méprise,

Le jugement de première tustance dont est appel de } part du procureur da roi était ainsi conçu -

” Attendu qu'il ésulte de la plainte et iles débats, que Brand Hy et Estienne ont été invutontzirement la caus- de la mort des trois enfans Melissen : Brandilty en délirant avec ignerance , imprudince, miladrese et neg'izence, un médicament autre que celui ordonné par ke docteur Lassis; Estienne en ne tenant pas dans an lieu :ous clé les substances vénémeuses que Erandills a délivrées , a contrevenu à l'artiche 34 de la loi de gérminal an XI; ayant ég: néanmoins he circonstauces atténuantes et aux bons certificats délivrés à Etienne, le tribunal (aisant applicstion aux deux prevenus de l'article 349 du Code pénal, et appliquant également l'article 46$ , condamne Brandilly à wa mois de prison, Estienne à 5° fr, d'amende ; les conlamne solidairenent et par corps à payer à Melissen 2,60u fe. a titre de dommages-intéré:s; se à an an la durée de 11 contrainte par corps pour a-surer Le paiement des dommages-intérèls : condamne les prévenus aux eos. *

La partie civile n'a pas formé appel en ce qui la concerne de cette décision

M° Legorec , avocat du roi, æ soutenu que la peine de 50 fr, d'amende infligée au pharmacien n'était pas en rapport avec ka gravité de l'événement et la faute qu'il a cormtnise en laissant à La disposition de son élève des substances que la loi Jui ordonne de teuir sous chi, et ne laisser délivrer qu: devant lui. Quant à Branililly, ML l'avocat du roi à pense que l'imprudence dont il s'est rendu conpable ne pouvait pas Être safGsamment ponie par ut sis dé prison,

M' Bourgain a présenté la défense de M. Estienne, et M° Lafond celle cb M. Brasmlilly.

La cour, oprès un assez long délibéré , à renda l'arrét suivant :

x Eu ce qui touche Brandiliy, la cour , adoptaut les mouils des prenuers juges .

enet l'appel ation au néaut ; ordonne que ce dont est appel soctira son plein et utuer effet,

» En ce qui touche Estienne, la cour , considérant que La peine prononcée n'eut

pas en proportion avec ls gravité du délit, condamne Estieune à Got fr, d'amermke et aux dépens, 1

Le Rédacteur en chef, Juurs Guérin.

Re

RCE DD CaDRAN, N° 46.

La Gazerre ménicazx D Pamis (Gazette de santé et Clinique des hôpitaux réunies ) paraît tous les samedis de chaque semaine ; chaque numéro est composé de 16 pages in-4°, 32 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 4U fr, par an , 20 fr, pour 6 mois, et 40 fr. pour trois mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 4° Avril, 4° Juillet, 1°" Octobre, — On s'abonne à Paris, au bureau du Journal, rue Poisonnière , n° 5, et dans les départemens, chez teus les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchèes,

SOMMAIRE

- Travaux ontcivaux, Emploi du laudonum de Sydenham contre les spasmes lombaires , où fausses douleurs , qui compliquent le travail de l'accouchement. — 11, REVUE DES SOURNAUX NE MÉDECINE PRANCALS DES DÉPANTEMENS ET DE LA Berciqur, Nouveau moyen de faire ep eraspie les cors aux pieds, — Nouveau procéde pour l'ongle entré dans les chairs. — Du sulfate de quinine dans la phthisie imminente. — Histoire d'un cas de péripneumonie sous forme pernicieuse. — De quelques innovat ons renouveltes d s Grecs. — Sympalhic morbide entre deux frères jumeaux.— Lésion passagère des nerfs pneumogastriques, — Himiplégie gauche; électrisation; gaérison presque complète. — Fmyjoisonnement par les baies de la belladone. — Etat convuluf produit par des plantes vénéneuscs. — Traitement de convulsions épil-ptiformes par la décocrion de racine de coton, — Observation d'uné tumeur congéniale à la tête enlevée avec succès. — Cure radicale d'uue chute du rectum par lé cautère actuel. — Fracture compliquée du col de l'heméens. — Obcervations sur l'emploi du tartre émétique dans les paeumonies, — Observations sur l'empoisonnement jar les préparations de plomb, — Transpiration colorée en blen. — Hi, Acavémirs, Académie des sciences, séance du 1 décembre; — de médecine, du 2.— IV. Co nesroxnance. Estirpation iaromplète d'un cancer de ba face.— V. Revue natiocsaruique. Recher: es anatomico-pathologiques sur l'encéphale et ses dépendances, — Des maladies de l'encéphale et de 1x moelle épinière. — Études sur les causes, la nature et be traitement de la maladre serophuleuse. — Fevissetrox, Affaire Thouret-Noroy ; assemblée gènérale des médecins de Lyon.

THÉRAPEUTIQUE

EMPLOT DU LAUDANUM DE SYDENHAM , contre les spasmes lombaires ou fausses douleurs qui compliquent le travail de l'accouchement ; par M. Fouzmioux, médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon.

Prévenir ou faire disparaitre les accidens qui peuvent compromettre la vie de la mère ou du fœtus pendant l'accouchement ; plante les dif-

ficultés qui naissent, soit de la disproportionentre le fœtus et le bassin, soit d’un défaut de rapport entre leurs axes respecufs, c'est remplir sans doute deux indications d’une haute importance , qui réclament un praticien exercé et profondément instruit.

Mais, parvenu à ce point, l'art at-il atteint sa perfection? La conduite à tenir pour la sûreté de la mère ct de l'enfant ne pourrait-elle pas se concilier avec l'emploi de moyens propres à diminuer la longueur ct les angoisses du travail?

On a dû souvent se faire cette demande en assistant à la réaction qui doit déterminer la sortie du fœtus. Quel déploiement réitéré des forces musculaires ! combien de fois ces efforts, en apparence si énergiques , n'ont qu'un faible résultat , ou se trouvent entravés par des accès de souffrance qui, loin d'avoir quelque effet utile, compromettent de plus en Lys les forces de la femme ! «

Jéjà on est assez généralement d'accord sur l'utilité et l'innocuité de la poudre obstétricale, non-seulement lors d'une inertie complète ; mais encore quand le travail paraît languir par le peu d'activité des contractions utérines.

L'expérience sur ce point est d'accord avec l'examen raisonné des trois phases de la grossesse. Dans les trois premiers mois ; l'élément nerveux prédomine; alors la disposition aux spasmes est incontestable. Dans les trois mois suivans, l'élément sanguin prend le dessus, et rend bien souvent les saignées nécessaires. Dans les trois derniers mois, c'est l'état lymphatique que l'on observe, ave la disposition asthénique qui s'y joint communément. Ces dernières conditions, qui sont surtout distinctes dans les grandes villes, mettent ainsi quelquefois dans la nécessité de recourir au seigle ergoté.

Mais l'inertie utérine peut s'allier à l'éréthisme et même en être la conséquence ; alors, pour rétablir l'activité musculaire de la matrice , on doit d'abord modérer la sensibilité. C'est le plan à suivre quand le travail languit par sa complication avec les spasmes lombaires.

Ces spasmes, qu'on appelle fausses douleurs, surviennent bien souvent lorsque les utérines tendent à se contracter, et le col de l'u-

Feuilleton.

AFFAIRE THOURET-NOROY. — ASSEMBLÉE GÉNÉRARE DES MÉDECIXS DE LYOX.

L'appel fait à tous les médecins de France au pom d'un confrère injustement poursaivi et condamné, et le graad exemple donné par les médecins de lacapitale, ne pouvaient manquer d'être compris. Après ces souscriptions particulières où collectives qui nous vienwent de tous les épartemens ; après ces protestations de no principales sociétés savantes, eu hra avec intérêt celle du corps médical tout €htier de Lyon, Li seconde capitale du royaume , qui a°a pas voulu dans cette circonstance demeurer en arrière de Paris

séance pu {7 ocronas 1854.

Le vendredi 17 octobre 1834, à dix heures du matin, les docteurs en médecine el en chirurgie de la ville de Lyon et des communes suburbaines , se réunissent

dans la grande salle de l'Hôtel de-Ville , avec la permission de M. le maire de Lyon, eten suite d'un avis anonyme inséré par quelques-uns d'entre eux dans les journaux de la localité, lequel avis est ainsi conçu :

« Messicurs les docteurs en médécine et'en chirurgie dé la villé de Lyon et des communes suburbaines sont invités à se réunir vendredi prochsin, 47 du conrant, à dix heures du matin, duns ln grande salle de l'Hôtel-de- Ville, pour délibérer sur uné question de responsabilité médicale soulevée par le jugement du tribunal civil d'Evreux et par lorrét de li Cour royale de Rouen ; portés contre be docteur Thouret- Noroy relativement à un fait de sa Lv m médicale,

» La séance s'ouvrira sous ls présidence du doyen - à »

A onze heures M. Mermet océupe le fauteuil comme doyen d'âge, et désigne , pour former Le bureau provisoire de l'assemblée , M. Tavernier , le plus jeune. des membres présens , comme secrétaire ; MM. Baumers et Morel, comme scrutateurs. J

M. le président ouvre la séance en rappelant à ses confrères le but de La rétrnion énoncé dans l'avis précité. 1} fait ressortir l'importance de la question sou levée par le tribunal civil d'Evreux, question qui n'intéresse pas mous la moralé publique que l'honneur médical et le sort des médecins. 11 insiste ensuite sur Ja wécessité de protester, comme l'ont déjà fait les médecins de Poris et de Rouen, coutre le jagement et l'arrêt qui condamnent le docteur Thourel-Noroy.

Le scrutin est ouvert pour la formation du bureau déGaitif de l'assemblée. Ce scrutin dépouillé donne les résultats suivans :

M. Baumers,

président ; M. Mermet ,

vice-président ;

Vérus à s'élargir. L'effort des parties contenantes sur les parties conte- Dies avorte à chaque instant, par une réflexion douloureuse des impressions vers les origines des nerfs ou vers les plexus voisins de ces origines.

Tous les praticiens ont remarqué que les douleurs lombaires se combinaient avec les vraies douleurs , et se trouvaient souvent en proportion plus grande que ces dernitres.

Ces douleurs lomubaires , sans aucun résultat directement utile , doivent-elies être respectées en raison de leur avantage indirec1? je ne le pense pas. Elles peuvent nuire au système des forces et ralentir la contractilité musculaire dont l'énergie est si fréquemment en antagonisme avec celle de la sensibilité,

Ce rapport des deux pt she résulte de faits observés en d'autres circonstances ; la pratique des accouchemens aurait même suffi pour le faire admettre. Ne sait-on pas que les femmes dont la parturition est plus évergique souffrent moins, et que le travail est plus lent chez celles qui sont le plus tourmentées par de vives douleurs ?

L'opium rétablit un rapport convenable entre la sensibilité et la con-|

tractilité, En affaiblissant l'activité de Ja première, il augmente l'énerie de ls seconde, et nous rappelle les résultats que les Orientaux en ob. pro sig accroitre l'intensité de leurs forces musculaires. Ainsi on ne craindra pas que les préparations opiacées ralentissent le travail. Elles auront encore une influence éloignée sur le moindre degré de V'excitabilité morale et physique qui accompagne ordinairemect la parturilion.

Le raisonnement fondé sur les analogies et les notions physiologiques se trouve donc farorable à l'opinm pour la circonstance dont nos parlons, Je ne sais si l'expérience d’autres praticiens a sanctionné ce me mais ec que je puis assurer , c'est que sourent je me suis appliudi d'y avoir eu recours, aiusi que Île prouveront les vations suivantes.

Ons. I. — Madame C..., souffrait depuis plusieurs jours dsns les régions lombaires, quand le travail définitif se prononça au terme naturel d'une première ses. L'orifice du col utérin avait acquis le diamétre d'un pouce et demi environ. Quelques vraies douleurs, accompagnées de tension des membranes , alternsient avec po douleurs ben plus intenses, qui, s'arrétant aux lombes, en arrachant des cris à la patiente n'avaient aucune influence sur ke progrès de l'accouchement,

D'après le conseil de quelques accoucheurs , notamment de M, Capuron, une slèse placée sous les reins, servait à soulever la femme lors de ses souffrances vaines; mais ce moyen ne procurait que peu de soulagement,

Six heures s'étaient éroulées ainsi sans changement, Cependant la position de l'enfant était convenable, awcon accident ne pouvait décider à l'emploi de la mao ou du forceps. 11 fallait ou e horner à l'expectuion, conduite que j'adoptais ordinsirement , ou recourir à la poudre ob-tétricale, moyen que j'employais quelquefois, mais que je craigaais de mettre en usage dans rette circonstance, en raison de la bonne constitution et du degré suffisant des forces, qui, au lieu d'entreteair les contractions, étaient absorbées par l'exagération de la sensibilité. Il restait encore à recourir à la saignée; mais l'orgasme vasculaire et la rigidité du col utérin n'étaient pas assez prononcés moiiver la ph mie.

Je pensai qu'en modérant la sensibilité, je déterminerais les forces à s'employer uniquewent pour les contractions de l'utérus et des muscles auxiliaires. J'ordonnoi une potion avec laudanum (24 gouttes}, à prendre par cuillerée à bouche au moment de chaque f:usse douleur.

Biemtdt des contractions efbesres eurent lieu , et ne furent plus neutralisées par le vain exercice de la sensibilité, Le travail Gt des progrès rapides et se termins de La manière la plus heureuse. Une heure s'était à peine écoulée depuis la première cuillerée de la potion.

Ce résultat avantageux me détermina à recueillir d'autres faits relativement à cœ point de pratique.

Ons. IE. Madame M... était restée en proie pendant 48 heures aux plas vives douleurs lombaires dans un premier accouchement ; l'épuisement des forces avait mis dans la nécessité de terminer arec le forceps.

Quinze mois après, nouvelle grosses-c qui porut se prolonger jusqu'à la fin du dixième mois. Le volume considérable du votre faisait présumer l'existence d'une grande quantilé d eau. Ls constitution était bonne; pen og aswer prononcé. Cette femme secoutumée à une vie sédentaire avait peu vivacité, Quelques bains avaicat été pris dans les derniers lemps de La grossesse. l

Le travail se déclara le 4° juillet 4888, le soir , par des douleurs rares et faibles y = se prolongérent dans la nuit. .

Je fus appelé le lendemain à & heures du matin. Le poche dés eaux était intacte: la tête, encore au détroit supérieur, se présentait dans la première position ; le col

lutérin était souple et dilaté ; les douleurs rares ne produisaient que peu de tension des membranes #1 de raideur au col de l'utérus.

La poudre de seigle ergoté fut donnée trois fois à la dose de 5 grains chaque fois, dans de l'eau de menthe et de fleurs d'oranger alternativement. La poche des eaux fot rompue une beurc après. La travail n'en éprouvs aucuoe modibcation,

Bientôt les fausses douleurs lombaires se Greut sentir exclusivement. Pendant ces douleurs qui srrachsient des cris déch rans el prosoquaient des mouvemens convulsifs des membres, le globe atérin et les œuseles abdominaux a présentaient aucun resserrement; le col de l'utéraset latéte du fœtus m'offraient aucun changement.

Il existait one chalrue générale et le pouls était :ssez fort, peu fréquent. Cet état avait persévéré pendant ane heure et demie, qusod je mr rappelar les bons effets que j'avais obtenus dans de pareilles circonstances des préparations opiacées à l'intéricur. Je fis prendre par cuillerée à bouche, immédialement après chaque fausse douleur , une potion avec landanam de S:denham (30 gouttes). Dés la truisème cuillerée, les douleurs lombaires cessérent. À cxlhes-ci succélérent de vraies doubeurs efbcaces, agissent sur La tête de fœtus et sue be col utérin, Les parois abdominales et le globe utérin se resserraient pendant ers douleurs, qui n'excitaient plus ni cris ni jactitations , et qui bieatôt coesistèrent avec les frissons , sigues du travail définitif.

loterrogée sur les souffrances qu'elle éprouvait , la femme dit que pendant les vraies douleurs elle se trouvait soulagée, en comparaison des drchiremens qu'elle ressentait pendant les fausses douleurs. La potion fut contunuée pourtant rrumédiatement après chaque cootraction utérinc qui devenait de plus en plus évergique ; de telle sorte que La tête, qui se trouvait encore au-dessus da détroit supérieur el qui permeliait de ssisir le pourtour du prolongement vaginal da col ulérin avant la potioe, franclut biemèt celui-ci, et l'accouchement fut terminé en moins d'une demi-heare. Pendant tont le temps des fausses douleurs. cette femme pourait à peine supporter l'attouchement du col utérin; depons les vraies douleurs cette sensibilité avait cessé.

On doit re er que le seigle ergoté n'a produit dans cette circonstance aucun résultat favorable. Quand son action ne se LL quart d'heure, au plus une demi-heure après l'administration de 15 à 20 grains, il ne faut plus compter sur ses effets ; et l’on doit se décider pour l’opium si les conditions précédentes se présentent.

On doit aussi faire aitention au frisson qui a suivi l'emploi de quelques cuillerées de La potion laudanisée.

Ainsi l'opium a commencé son action par une diminution de Ja sensibilitéet par un accroissement de contractilité; ses effets ordinaires sur le système capillaire et La grande circulation ne se sont pas prononcés d'abord comme ordinairement.

Ons. NI, — Une femme de 48 ans, bien constituée , me Êt appeler le 27 juil let 4833, vers le milieu du jour Elle se trouvait au terme steel D une premiire pe parcourue sans incoæmodités bien notables, Depuis plusieurs heures ,

‘ des douleurs se faisaient sentir principalement dans les régions lomhaires , sans

M. Janson, M. Morel, M. Chapeau, secrétaire.

M. Mrrmet proclame ces nominalions, et installe le bureau déGaitif de l'assemblée des médecins de Lyon. ;

M. le président expose les motifs de jugement et de l'arrêt qui pèsent sur le docteur Thoaret-Noroy ; il siguale le defaut de base de La amnation de ce médecin , et conclut à ce qu'une commission soit nommée pour présenter à l'assemblée, dans une prochaine réunion , les moyens de protester, comme l'ont fait les médecins de Pa.is et de Rouen, contre celte coudamaation.

Cette proposition, appuyée et déreloppéc par M. Trolliet, est mise aux voix et adoptée.

ph , sprès avoir arn'lé que celte eommission sera composée de cinq médecins, auxquels devront s'adjoindre les membres de son bureau, procède au seruiin la nomination de celle commission.

Le dépouillement de ce scrutin donne la majorité à

MM. Trolliet, Polinière , Brachet, Bouchet, Sénac.

; scrutateurs,

En conséquence, MM, Trolliét, Polinière, Prachet, Bonchet et Sénac sont proclamés par M. le président membres de la commission , que l'assemblée géné. rale des médecins de Lyon charge de lui présenter , dans sa prochaine séance, un travail propre à remplir le but de La convocation de ce jour.

séance no 6 moveunrne 1834.

La séance est ouverte à dix heures et demie.

Le procès verbal de La séance da 47 du moës dernier est lu est adopté.

La probe est à M. le rapporteur de la commission que l'assemblée à nommée dans sa dernière réunion , pour, asec les membres de son bu ésu, lui présenter travail eo forme de protestation contre la condamnation du docteur Thount- Noroy.

M. Bouchet, rapporteur de cetlé commission, expose à l'assemblée qu'après de nombreuses réunions etun examen approfondi des moyens de remplir d'une ma mère digne et eflcace la mission importante dont leurs confrères les ont honorés, les membres de la coramission et du burein ont arrêté : 4° que, dans cette séance, ilserait, par 09 organe, présaté et soumis à l'approbation des médecins de Lyon un mémoire ayant pour titre : Aféwoire des médecins de Lron sur la responsabilité medicule, à l'occasion du procés de M, Thouret-Noroy ; 2° qu'ur e lettre serait sur-le: champ adressée au docteur Thouret-Noroy, pour loi faire conuaitre cette déterminalion et luidonner les encouragemens qu'il mérite.

M. le rapporteur donne ensuite lecture du mémoire doat il s'asit. La lecture;

de ce travail est écoulée avec une attention soutenue et couverte d'applaudisse mens,

tension simultanée à l'orifice utérin qui De pourait pas admettre l'extrémité de l'indicateur. : | ; ; Le

Le 28 juillet, à dix heures du matin, ét orifice avait nn diamètre de dix lignes environ; le disque membraneux ne témoignsit qu'à de longs intervalles l'existence de faibles contractions, et le plus souveot de souffrances vaines qui arrachaient des cris à la patiente. | , .

A trois heures de l'après-midi, le travail était au même point. 1] me part alors évident que la parturition était entravée par deux circonstances , La faiblesse et l'éréthisme, quoique la constitution de 13 femme indiquät des forces suffisantes en réserve, Je pouvais craindre qu’en me bornant à l'expectation, la faibles € devint eufo réelle. Je saisis les deux indications : modérer l'exaltation de La sensibilité ex ranimer L4 contractions. Une potion de 5 onces avec laudaoum de Sydenham

30 gouttes), fut donnée par cuillerée mmédimtement après chaque fausse doueur.

Ce mode de souffrance ayant été modéré après quatre cuillerées ainsi alminis trées , ct les vraies douleurs quoique plusiatenses que précédemment étant encore peu songe + j'alternsi chaque cuillerée de Là potiou calmante avec'une cuillerée d'

esu contenant $ ee environ de seigle ergoté pulvéeisé, Je Gnis méme par

donner chaque dose de seigle ergoté dans une cuillerée de la potion.

Les efforts furent plus réitérés , plus soutenus et incomparablement plus tolérables que les fan-ses doaleurs, | |

Le travail était terminé à cinq heures du soir. La dernière cuillerée de la potion veoait d'être administrée, et 30 grains environ de seigle ergoté avaient été émjloyés,

L'enfant était bien portant. La femme’a été exempte de tout accident.

Lorsque je me suis décidé à seccnder le travail par un moyen médicamenteux, les fausses douleurs dominaient, et l'on

e les contractions se ramimeraient après la diminution de l'éréthisne; l'opium a dû en conséquence être d'abordadininistré, Mais l'effet sédatif de cet agent thérapeutique n'ayant pas donné lieu au développement des forces expultrices, j'ai dü recourir au seigle ergoté. D'abord alterne, puis simultanément employé avec le premier moyen, il a soutenu l'énergie du travail qui, abandonné à lui-même, aurait été très long, très- Léa ble, et peut-être aurait nécessité le forceps en raison de 'épuiseinent progressif de la femme.

EMPLOI SUCCESS P DC LAUDAXUM ET DU SEICLE ERGOTÉ: FORMATION D'USE TUMEUR SANGUINE À LA VULVE ET AL PÉNINÉE IMMÉDIATEMENT APRÈS L'AC- COUCHEMENT,; TRAITEMENT DE CETIE TUMEUR SANCUIME PAR LES INJECTIONS DANS LE VOYER,

Oss. IV, — Madame G... , âgée de 20 ans, d'une bonne constitution, eul devi nue enceiute deux mois après san mariage, eut une yrossesse compliquée par d's acculens nerveux , tels que défaillances et Yapeurs, Ofpression , vomissemens, douleurs vagues, etc.

Les prenuires douleurs de l'enfantement se déclarèrent dans la soirée du 5 août 1883. À huit heures du soir l'oriôce utérin avait un pouce de diamètre; quelques douleurs se faisaient sentir, les unes plas faibles, avec tension modérée des membranes ; les autres beaucoup plus aiguës, sans aveu effort sur le disque membraeux. Le travail avait fait peu de j rogrès à 40 beures du soir, et à minuit, la sensibilité paraissait s'evalter de plus en plus au détriment des contractions. Madame G... disait à tont instant que les souffrances allaient être au-dessus de ses forces. Une potion avec #0 gouttes de laudanum est donnée par cuillerée à bouche après chacune des doul.urs, qui deviennent plus supportables et plus eflicaces,

Cependant à une brare da matin l'orilice étant presque comglétemeut dilaté et la tête tardaut trop à le franchir par uu ralentissement des contractions. l'emploi du seigke ergoté me parut indiqué. Je le donnai pores à la dose de 5 grains de ‘ing en cinj minutes, chaque fois dans une cuillerée à bouche d'eau de menthe. J'en fs prendre ainsi 25 grains. Le travail se ranifha ; La tête était su détroit infrieue une demi-heure après, et à deux beures da matin l'accouchement était ternipé.

Au moment de la sortie de la tête, le périnée fut soutenu, et tout semblait s'é-

Après quelques obstevaliens présentées par plusieurs assistans , obwrvations

portant presque uniquement sur Là forme de ce mémoire, M. le pré ident met aux vois l'adoption, par l'assemblée , du travail qui vient de lui être soumits.

L'assemblée adopte unanimement ce travail , et décide, après une courte délibération, 4° qu'il sera imprimé et distribué à ses frais; 2° qu'il sera sigaé seule nent des membres de sa commission et de son bureau.

M. le président annonce ensuite qu'une souscription est ouverte au bureau en faveur du docteur Thouret-Noroy ; et il est arrêté, sur la proposition de plusieurs membres de l'assemblée , 4° que les frais d'impression et de distribution du mémoire de la commission seront prélevés sur le produit de cette souseription ; 2

,; aus le cas où , La Cour de cassition snnulant l'arrêt qui pèse sue le docteur Thouret-Noroy , ce médecin seraït décharsé complétement des condamnations qui l'ont frappé, le produit net de cette souscription ne lui serait pas meins

adressé , comme fable dédommagement du tort qui résulte pour lui du procès e1

des condamnations dont il s'ag t.

Ilest en outre arrêté que la liste de cette souscription restera ouverte après la clôture de la séance, soit parce ques membres de l'assemblée se sout déjà retirés, soit parée que tous les médecins de Lyon et de ses faubourgs, qui ont été convoqués à cette réunion, n'ont pu s'y rendre.

Les présidens et Le secrétaire de l'assemblée ct de la commission se sont em pressés en conséquence de faire parrenir à M. Thouret-Noroy la lettre suivante:

pouvait penser

ire accompli sans accident, La mèreet l'enfant se trouvaient en apparcace dans ks meilleurs conditions.

Quelques miuutrs après, la nouvelle sccouchée se plaignit d'ane vive douleur vers le coccx et à la vulve. On pouvait attribuer ectte seusation aux efforts que venait d'exercer la tôle du fœtus sue La Gn du canal uiéro-vulvaire, Mais plusieurs heures après, la persistance de L douleur , et l'indication faite par la masl:de d'un engorgement daus le lieu de la souffrance déterminérent à un examen attentif.

La grande lèvre gauche et le côté correspondant du périnée présentaient un sonflement du volume du poing. La tumeur était rouge, livide, rémitente, s5ns pulsations, très-sensible , mais sans beaucoup de chaleur. Je crus devoir m'abste… dir des résolulifs ; ils auraient pa contrarier l'écoulement qui succède à la sortie du fœtus et qui chez le sujet de l'observation était très: modéré.

Les choses étaient dans Le même état le quatrième jour ; la Gèvre de Jait avant eu lieu à l'époque ordinaire et sans phénomènes insolites, Seulement jusque-là , ainsi que les jours suivans, l'escrétion des urines ne pouvait avoir lieu qu'à l'aide de l'écartement des grands lèvres. Des sangsues #2 des catsplasmes émolliens modérèrent la douleur; les cataplasmes résolutifs furent ensuite employés.

Le neuviéme jour, l'engorgement étant plis sensible, et madame G... sceusant dans le vagia du «blé malade une vive douleur qui avait empêché Le sommeil pendantls mt, je reconnus dsns ce canal, à un pouce et demi de la grande lévre gauche et à égale distance de la comnussure périnéale de lu vulve, un orifice qui pouvait admettre aisément le doigt nndicateur, Cet orifice coudisait à une cavité renfermant va corpsarroudi, souple, et luctuaut quand où pressail sur l'engorgement périnéal.

Deux conjectures pouvatent être faites sur la nature du corps arrondi touché par l'oribce secidente1 de vagin : il s'agissait d'une agglomération de coillots on d'une collecton puruleate eakystée. La maladie était trop récente pour prrmetire cette dernière supposilion ; toutefois pour dissiper les doutes une sonde de femme fut introdu te par l'orifice sevidentel du vagin ; un peu de sang coagulé pénétra das la sonde et en obstrua les veux. Le doigt, engogé de nouveau par ext onbce accidentel, fut enfoncé danse corps arrondi que renfeemait la tonwue et raoiia quelques débris de sang coagulé noirätre et inodore, sans donner lien à aucun écoulement de pus. On ne pouvait plus alors méconnaitre un amas de caillots.

Ce tromhus considérahle avait eu panr couse une compression brusque exercée par la téte du fœins Quelques ramifications vasculaires rbpurs avaient jernus une eflasion sanguine dans le tisu cellulaire,

L'ouverture dans le vagin était-elle le résultat de la séparation d'une escarre , d'une ioflammation alcérative , où d'une déchirure pendant 1: travail ? Cette der: nère opinion paraissait plus fondée. D'abord le pourtour de cet orifice présentait une section nette et anguleuse ; ensuite le défaut de Citidité élojgnait l'idée d'une

angrèse partielle, el ne permetiait gares plus d'admettre le second mode de dr » l'inflammation uleérative survenant aux parois déc foyers sanguins sculement lorsqu'il s'est formé une collection purulente autour des caillots, qui alors passent pomptement à La fermentation putride,

L'indication à rem] r était évidente ; il fallait donner issue aux caillots; mais le moyen pour ÿ parvenir pouvait consist r dyns une incsjog au périnée, où dns dis injecuoss par l'orifice accidentel du vagin, Ce dernier moile de traitent parut plus convenable ; sans être autant douloureux que l'autre , il promettait un résultat aussi certain. En knce , des injections d'orge mmiellé furent faites dans le foyer à l'aide d'uve seringue à syphon recourbé et à bout pertillé, Une compression était exercée sur La tomeur à A suite de chaque injection pour faciliter la sortie du li guide,

Dans cette première séance, des caïllots s'échappèrent successivement en quan” Lité suffisante pour remplir la moitié d'un verre ordinare. Le lendemain , ftatin et soir , les injections furent reitérées; mais le matin seulement on pat encore faire sortir deux cuillerées environ de sang coagalé. Le troisième joer, les mijeetions à amenèrent que quelques petits À age de sang, Le liquide qui s'écoutait de la tumeur etent devenu un peu fetide, on ajouta du chlorure de soude aux in-

jections. Le quatrième jour, les parois du foyer étaient rcvenucs sur elles-m uiés ;

l'orifice sccidentel pouvait diflicilement admetire un siphon de petit calibre,

La malade se levait , et lorsqu'elle s'appuyait sur Le sidge , un peu de matière comme lochiale s'écoulait par l'orifice vagioal du foyer. Un loocb avec l'huile de ricin fait cesser une constipation qui durait depuis plusieurs jours, Le cinquième j00r, La tumeur est presque entièrement effacée ; l'orifice trés-réteéei ne peut pur:

LES MÉDECINS BE LYON À M, THOURET-XOROT, a Mousieur,

» Les médecins de Lyon, comme ceux de Paris et de Rouen, ont pris la plas vive part à une cause qui intéresse tout Le corps médical,

# Ts ont vu avec douleur les jugemens qui vous condamnent , soit parce qu'ils oût vainement cherché dans La procedure des preuves de culpabilité, soit paree qu'ils ont La conviction qu'on à violé à votre égard le texte même de la loi ; qui n'impose aux docteurs en médecine el en chirurgie qu'une responsabilité morale, lorsqu ils ohéissent à leur conscience.

» Les médecins de Lyon. réunis en assemblée générale, s'occupent , à ce sujet, d'un travail qu'ils ont confié spécislement aux soins d'une vomanssion. 14 s'empressront de vous l'adre-ser, afin que vous puissiez le soumettre, si vous le croyez convenable, aux juges éclairés qui sont chargés de veiller à lo consertation des lois,

» Soutenez, Monsieur, avec courage , avec conliazce , la luite difbcile dans tsquelle vous êtes engagé , et comptez sur Le zèle et les dispositions favorables de vos confrères de Lyon , qui se font un devoir de contribuer au triomphe d'une Cause si juste, et dont nous avons l'honneur d'être les organes.

» Le presideut de la com ssion , » Trociier. “ Le président de l'assemblée générale des médecins de Lyon, » Bavmens, » Le secrétaire, » Cnarsav, Lyon , le 22 octobre 1834.

mettre les injections : plus de malières puruleutes quand | malade s'assiod. Le septième jour, plus d'écoulement ; un peu de tiraillement dans la tumeur pe la station et la marche. Quiiques jours après, départ pour La campagoe ; ls santé était complétement rétablie ei s'est mainteoue,

Cette observation montre d’abord les avantages qu'on pent obtenir pe l'emploi du laudanum et du scigle ergoté ; elle intéresse aussi par e trombus qui a suivi la délivrance. Cet accident, rare aux grandes lèvres, plus rare encore lorsqu'il se forme en dehors du vagin et fait saillie au périnée, occupait ces deux régions en même temps.

Les chirurgiens qui ont eu l’occasion d'observer et qui ont pris soin de nénitls De faits de ce genre, s'accordent pour l'incision prématurée de Ja tuncur ou pour l'agrandissement de rates qui se serait faite spontanément.

M. Denpeux surtout donne ce précepte et raotive son opinion sur l'examen raisonné des observations nombreuses qu'il a rassemblées dans son excellente monographie.

Un autre plan de traitement à été adopté pour madame G... Les injections, faites avec les précautions mentionnées , ont procuré une complète guérison. J'aurais indiqué les raisons qui m'ont déterminé à me conduire ainsi eu cette circonstance; j'aurais aussi montré en quoi l'observation relatée ressemble à d'autres analogues et en diffère; mais toutes ces considtralions auraient été étrangères au sujet que je me suis proposé, et j'ai cru plus convenable d'exposer encore deux autres faits sur les avantages de l'opium dans le travail de l'enfantement.

Os, V. — Madame C... était parvenue au terme naturel d'ume seconde grossesse passée sans phénomènes insolites, Les premières douleurs de l'enfantement se décharèreut dans la journée du 4 septembre 1833. Le soir, l'orifice appliqué contre La paroi postérieure de l'excavation pelvienne préscatait une dilatation d'un pouce et quelques lignes, La poche des caux se tendait faiblement, «4 le plus sourent pas du tout à chaque douleur , qui se reproduisait de quart d'heure en quart-d'heure, Je m'absentai jusqu'à onze beures du soir ; alors l'orilice avait dou- Llé de diamètre et se présentait au centre de Fexcavation. Après une heure d'attente, l'élat des parties n'avait presque pas changé; les contractions élasent trèsfailles et ne s'entremélaient que rarement de fausses douleurs ; le col de l'utérus était souple; où ne remarquait aurun signe d'excitation générale; seulement , des frissons avaient lieu de temps en temps.

Je crus pouvoir mellre en usage le moyen que l'expérience a (ut connaitre pour excilee le travail. Le seigle ergoté fut adeninistré en poudre à la dose de 5 grains de dis en dix minules , ordinairement après chaque douleur, et chaque fois délayé dans une cuillerée à bouehe d'eau de fleurs d'oranger.

La femme prit environ SU grains de cette poudre ainsi administrée, Dans cet !

intervalle , les contractions avaient pris plui d'intensité, À uve heure ct quart du matin , le col utérin, presque entièrement effacé , semblait d'un instant à l'autre devair être franchi par la téte ; la poche des eaux était rompue depuis vingt minutes. Alors se dévlarèrent de violentes douleurs lombaires presque sans inter ruption avec agit tion générale el cris déchirans.

Cet état nerveux durait depuis un quart d'heure sans vestiges de contractions. Une potion avec 30 gouttes de landanum , et préparée d'avance, fut donnée par cuillerée à bouche immédiatement après où pendant chaque accès de souffrance. Après cinq cuillerées dde celle potion , les contractions revinrent avec force, et ca procurant méme une sorle de soulagement, Le travail n'eut plus d'er'errnpt-on , et on peu avant deux heures du matin , La valve avait té franchie par l'enfant , qui se trouvait , aiosi que la mère, dans Les meilleures conditions. La potion fut ir pour modérer les tranchées et l'éréthisme qui accowpagaent lus accouchemrens,

Chez cette femme l'inertie a d'abord été la circonstance remarquable dans le cours du travail. Les fausses douleurs n'ont appelé l'attention

qu'au moment où l’orifice atérin, presque complétement dilaté, se trouvait comprimé contre la symphise par la tête du fœtus. Les efforts d’expulsion auraient pu assez long-temps encore être enrayés par les réflexions de sensibilité vers les plezus lombaires, si j'avais négligé d'avoir recours à l'opium.

Ons VI. — Une femme âgée de 20 ans , bien constituée et se Gyrant habituellement à des travaux assez péaibles qu'exigeait s8 profession de blanchisseuse , ressæntit Les premières douleurs de l'enfantement dans la soirée du 28 septembre 185 ; elle étai: enceinte pour la première fois et se trouvait au tercre naturel de sa grossesse.

Appelé le lendemain à une heure du matin, je trouvai un pouce et demi environ de diamètre à l'arifice wtérin , tourné vers La paroi postérieure de l'excaration pelnenve. Les bords de cet orifice étaient souples ; la poche des eaux s'était rompue depais quelque temps ; les contractions étaient rares et faïbles, La tête se présentait dans la seconde position. Après une demi-heure d'attente , poiat de sk ds Aucune contreindication ne paraissant s'opposce à l'emploi du seigle er goté, j'administrai celui-ci par doses de $ grains toutes les cinq minntes, chaque fois dans un peu d'eau A x La femme prit ainsi $0 grains de cette substance. Une 172 heure sprèsla derrière dose, les contractions devinrent plus énergiques et plus rapprachées. Mais bientôt elles furent enrayées par des douleurs qui s’arrétaicnt aux lobes, ct qui ne s'accompagnaient d'ancun effort sur la tête du fœtus, Le travail n'éprouva aucune modilcution par les promenades dans l'appartemeut.

D'après l'expérience que j'avais acquise dans les circonstances analogues , je me décida à l'emploi du laudanum de Sydenham, Une dose de 5 gouttes fut administrée dans une cuillerée à bouche d'eau suerée, L'effet de cette petite quantité fut pre-que immédiatement une détermiastion à parcourir la chambre avec rapidité ut à plusieurs reprises, Les douleurs de reins se modérérent et permirent le retour des con'ractions utérines; mais le ralentissement de celles-ci coïncidant de nouveau avec des accès de souffrance , la dose de Lsudanum ul réitérée et provoqua l'action des Gbres de la matrice en modérant l’éréthiame lombaire. L'indicalion se reproduisit encore {rais fois et fut remplie avec les mûmes résultats que précédemment, Trente gonttes avasent été données; Le travail svuit fit de grands progrès; les contractions étaient soutenues ; l'oribce utérin était complétement dilaté ; La tête avait frauchi le détroit supérieur. Dis lors, le trajet ultérieur ne se trouvait plus empêché que par la présence de l'occiput au-dessus du rebord antérieur du col ulerin, qui se trouvait vivement pressé contre La symphyse. Ce rebord s'appuyait à chaque contraction +ur la fontanelle postérieure. D'un moment à l'autre , cette partie pénible du travail pourait être accompli. La femme s'im-

atientant beaucoup, j'engagesi et j'appliquai exactement la branche droite dn orceps, Je me disposais à Écrdelie D branche gauche et à la réanie à ls premère , quand l'occiput franchit l'ubstorle et se préseota à la vulve, Le reste de l'accouchement fut terminé au bout de quelques minutes, La délivrance n'offrit aucune particularité notable, La femme ful presque exemple de tranchées ; Lx bèvre de lait eut lieu à lé e ordinaire et fut très-madérée par le soin de faire | observer la diète avant son invasion et peudant sa durée. L'enfant réunissait tou tes les conditions désirables.

Le seigle ergoté a soutenu les contractions de l'utérus et des muscles 'synergiques, jusqu'à ce que son influence ait été neutralisée par les | douleurs lombaires qui éludent cet agent thérapeutique.

L'obstacle a disparu par l'admiaistration de l'opium, et les forces en | réserve ont pu se vale librement. Oa peut même penser que le ‘laudanum a précipité le travail, non-seulement en inodérant la sensibilite ‘trop exaltée , mais encore en excitant directement la contractilité. Ce ‘ qui autorise cette conjecture, c'est l'activité musculaire qui a suivi pres-

que immédiatement l'emploi de l'opiun, et qui s'est exprimée par les : promenades rapides, je pourrais même dire Les courses de la femme : dans sun appartement.

Je pourrais multiplier les faits, mais ceux que j'ai cités peuvent éta-

SEE ELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELELU

Enfin, à la suite de cette lettre, les médecias de Lyon ont publié leur mémoire plein de verve ct de lagiqu!, et qui sjoute encore de nouvesux argumvas à ceux que La presse parisienne avait déjà fournis au défenseur de M. Nuroy. Nous

de l'arcusé, pour en faire sortir des eonsilérans odicux et outesgeans ; applira tion erronée de la loi : voilà ce qu'on trouve dans les deux arrèls, » Je prend place an résumé suceinet des faits de la procedure: puis les médreins

regretlons que la longueur de c& document ne nous permette pas dele reproduire bte Lyon continuent :

eu entier; pas agrs.

“ Au momwnt où ia Cour de cassation +a prononcer sur Le pourvoi de M, Thonret-Noroy contre l'arrêt de La Cour de Rouen qui de condamne, les médecins de Lyon, réunis en assemblée générale, éprouvent le besoin d'exprier hautement la douloureuse impression qu'ils ont ressentie de L'issue inattendue de ce procès,

» Après le jugement du Lebunal civil d'Evreux , on déglorait fa prévention qui paraissant avorr égaré les premiers juges ; après l'arrêt de la Cou: royale d Rouen, qui, tout en réfurmant unc des absurdités de La première procédure, semble voir voulu consacrer, par un premier exemple, une application erronée, abusire , des lois sur La responsabilié médicale, nn nouvel intérêt s'est attaché à la cause.

e Ce n'est plus simplement un ronfrèe injustement condamné qu'il s'agit de Jostifier, c'est la d'gnité et l'indépendan e dela profession médicale, c'est l'intérét de la societe tout entière qu'il s'agit de défendre, c'est une question de vie on de

, mont pour le Libre exercice de notre art,

# Les médecins de Lyon le déclareat hautement : tout , dans ce procès standaleux, est pour ox un sujet d'étonnement et de réprobation.

» Des faits plus que douteux érigés en preuves positites sur la déposition de té. moins incapehlrs où intéressés; confiance aveugle dans des enquêtes nulles on ridicu'es; dédain de la Conte enquête ; interprétation et fucrimiostion des jatcations

moins nos lecteurs nous sauront gré de leur en offrir les principaux

« Dans toute affaire , la première chose , ce nons <emble, est de bien établir Le fait principal ; viennent eusuile les motifs, les conséquences directes , pois les sir constances atlénuintes où aggrarantes, les considérans, ete.

# dei be fait essentiel est l'ouverture dé l'artère brachiale,

» Or, comment le tribunal est-il parvenn à établr ce fait? 1] était conteste ; depuis long-temps il était consomme ; ses preuves matérielles étaient ensevelies : les souvenirs devaient en étre bien canfus i mas l'esprit des deux ou trois lémoins de l'op'ration. Dans des choses de cette nature, il ne suflt jyas d'avoir des yeux pour bien voir ; il faut encore examiner et rassonner ses sensations, pour en dduire drs conséquences ; il faut savoir au moins ce que c'est qu'une veine et que artère. Des gens instruits peuvent s'y tromper, Ainsi avons-nous vu plusiurs bois de jeunes chirurgiens, eflrayés par la force du jui du sang, par sa couleur rouge, par sa sortie en bonds et par saccades, croire avoir ouvert l'artère brachiale, sans qu'il en Édt rien. :

“ Cela arrive principalement queud le sujet est fort, pléthorique, quand'ses veines sont gouîées ; lors, enfin, qu'il a un besoin urgent d'être saigoé , el lursqu'onouvre E boite médiane immédiatement sppliquée sur l'actère, Le sang qui sort de la veine est d'ordinaire wuir ; c'est cette couleur qui étonne toujours le vulgaire, pour qui la teinte rouge est Le couleur naturelle du sang. Mais, dans les circonstances précédentes, le sang sort quelquefois très-rouge , sartout à mesure qu'il en coule davantage , et lorsque la circulation est vite.

blir l'importance de la médication. On a vu que l’opiuin a quelquefois suffi ; que d’autres fois on a dû lui faire succéder le seigle ergoté , ou réciproquement ; que dans ces deux dernières circonstances l'emploi de l'un des moyens après l’autre n'a pas exclu le premier , mais qu'ils ont dû être administrés alternativement ou simultanément. Lorsque les effets modérateurs de l'opium n'ont pas été suivis d'un développement d'énergie expultrice, les forces musculaires n'étaient pas seulement opprimées, mais tendaient à la résolution. On à remarqué que les effets de cette substance se montraient promptement, et différaient d’une manière remarquable des résultats qui suivent son usage dans le lombago.

C'est que ce dernier mode de douleur tient à des conditions locales re 2 exclusivement, tandis que les douleurs lombaires, lors de l'en-

tement , se lient à un état d'activité de tout le système nerveux,

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