RÉTRÉCISSEMENT ONGANIQUE DE L'URÈTRE
Ous. V. — Le 16 mars 1894 , une femme nommée Marie-Louise Falg…., âgée dé 63 ans, entra à Fhôpital de la Charité, où elle fut platée au Hit n° 14 de la salle Ste-Rose. Quand je a vis pour la première fois, le jonr de son entrée , je la trouvai triste, abattue , avant la face grippée et dans un état de contraction qui 1adiquait la souffrance. Elle n'avait point urivé de la journée ; et les jours précédeus, ce n'avait été qu'avec peine et à la suite d'efforts, qu'elle avait reudu goutte à goutte, et à diverses reprises , ane petite quantité d'urine, La vessie ne fait péint saillie
au-dessus des puhis; mais des parois abdominales étant mices dans le relâchement, !| bougie dont je m'étais servi, ét pensa qu on sent profondément, à Fhspogastre, une tumeur arrondie , et qui, percutée , || dus
rend'an son mat. J'estayai donc, avec une rlgalie ordissire de femme , de sonder| la malade, Je reconaus bien, par le toucher, le méat urinaire ; mais ce fut en van
que je voulus y faire pénétrer l'instrument : à la moindre pression pour le faire || eatrer, la malade éprouvait ul vives souffrances. Elle me Gt part alors qu'il y a | plus grosse, mais linilammation et les douleurs environ dix-sept ans, elle avait été dans le méme cas, et que M. Dupaytren, dont|| rer entièrement à ce wode de traiteur ut , et il fallut s'en tenit auy autres
elle p rle avec vénération, « avt eu dé li queine à la sander, et ne l'avaitÉuit qu'un indiques, Quoi qu'il en soit , au
bout de trois j après lui avoir fai nee des bains dans l'intervalle; qu'il l'avait goër e en bui plaçant dus Le canal de ptits instrumens qu'elle avait apportes. Eren effet, elle are montra trois sondes de gomme élastique de calibre vavw, longues de 7 D 8 pouces, M étant as-uré por Le toucher qu'il n'existait aucun
déplacement de l'utérus ; ni lameur uelconque qi pirssent comprimer l'urètre ,
me pourvus d'une sonde d'enfant du plus petit calibre {une ligne environ); je
la préscntai à l'orifice externe de l'urètse , où elle pénetra presque sans effort jus
qu'à 4 ou 5 lignes; mais arrivée Là, elle fut fortement étrésate ,.et ce n'est qu ea
t doucement, lentement , et en lui imprimant de légers mouvemens de
droite à gauche, de haut en bas et réciproquement, que je parvius à la faire pénétrer dans la vessie.
ne avoir laissé écouler une partie de l'urine , je m'assurai, en promenant le bec de La sonde, que la vessie n'offrait dans sa sensibilité où dans sa structure rien de remarquable ; seulement elle avait peu de capacité, Cette femme n'était nullement malade d'ailleurs.
A Ja visite du jour suivant, le chef de service, M. Guerbois , tenta ct reconnut en og me d'introduire une sonde de femme. Je replaçai, en sa peésence , la sonde dont je m'étais servi la veille, et il put s'assurer, par l'étresnte qu'elle éprouvait, que l'introduction d'une autre d'un calibre plus fort ne devait pas être tentée, Les urines de la malade laissent déposer ne prtite quantité de mucosités, De la tisane de réglisse et de chiendent , des bains . la demi-portion pour aliment, lui sont prescrits. Après avoir sondé la malade plusieurs fois par jour avec des sondes d'argent dont Le calibre allait graduellement en augmentsnt, je lui mis à demeure des sondes de gomme élastique.
Le 20 avril, elle avait une sonde de de 3 lignes de diamètre. La malade , d'un caractère léger et vif, depuis qu'elle n'éprouvait plus de souffrances pour uriner, avait repris toute sa gaieté, et dans un moment de joie . trop confsnte dans son état amélioré, elle crut pouvoir demander la suppression de la sonde ; mais bientôt, 42 jours après, le volume du jet d'urine avait diminué ; l'instrument de dilatation fat remis en place pendant un quart d'heure chaque jour, Craignant, d'après cet essai, que le rétrécissement ne se reproduisit promptement, j'engagest la malade à se sonder elle-même ; mais toujours aveuglre jar son état j t, elle ne voulut jamais l'essayer. Elle quitta l'hôpital le ni mai, Récemment elle est revenue à la salle Ste-Rose, pour une contusion légère: et je m'assurai, à ma grande satisfaction pour elle , que on rétrécissement n'avait point fait de progrès senmbles. Je pus lui placer assez facilement dans l’arètre une sonde de gomme élastique, n° 42, que je lui laissai à demeure pendant {rois jours entiers.
Cette femme, d'une petite stature, d’un caractère gai , facétieux mème , avait été dans sa jeunesse , sous l'empire , demoiselle de comptoir dans un magasin de la rue de Richelieu. Elle eut alors la faveur d'un ur italien fameux, le prince de la Sæp..., qui voulut l'emmener en Italie ; mais elle préféra rester à Paris, où elle fut longtemps la maîtresse d'un capitaine de grenadiers de la garde impériale ; elle ne me fit mystère d'aucune particularité de sa vie, sur laquelle je l'interrogeais ; je dus donc encore la croire quand elle m'assura que jamais elle n'avait attrapé de mal, pas méme le plus léger ecoulement. Je la questionnai à plusieurs reprises à ce sujet, tächant , par des demandes détournées , de lui éviter l'ennui d’un aveu complet; ce fut toujours en vain, Si donc chez elle le rétrécissement n'a pas été cause par l'inflammation chronique de l’urètre, doit-on l'attribuer à une disposition spéciale ? Je ne serais pas éloigné de le croire ; je me suis assuré, en eflet, que le cunduit vulvo-utérin était remarquablement , non-seulement à son entrée , mais aussi dans toute son éten-
ue.
L'observation suivante appartient à M. Gasnault, qui a bien voulu me la communiquer.
Ons. VI, — Au mois d'août 1833, je fus appelé à donner mes soins à mad 1me M... , malade, me dit-on, depuis sept à huit ans, sans avoir jamais réclame les secours de la médeine, Cette dame, âgee de 53 ans , d'un me sanguin et d'une constitution assez robuste, s plaignait de douleurs violentes dans tout le pourtour du bassin , d'une pesanteur fort iacommode , d'une grande dflicalté à uriner, de nausées, de vomissemens, etc,
Le toacher et l'appl'cation du spéculum me Grent reconnaitre un engorsement assez considérable du corps ds l'utérus , el deux petites excorialions sur la lèvre postérieure du col, plus gros que dans l'état normal , et tris-court. Je mis en usage, dans celle circotauce , tous les moyeus le plus généralement conseillés, d'accord avec M. Lisfrane, qui fut appelé ea consultstion.
Au mois de février suivant, malgré La grande amélioration que nous avions oltenue, et la cicatrisation complète des exconalions, madame M... , éproarant toujours des douleurs et autant de difficulté pour uriocr (l'urine ne sortant pour aiosi dice que goutte à goutte}, je voulas introduire une sonde ordinaire de femme dans la vessie, pour m'atsurer de son état; mais à la résistance à FF j'éprouvai , Je rconnus facilement vo rétrécissement cousidérable du canal de l'urètre, car il we fat ampossible d'y faire péncirer une bougie exte mement fine, Jé Gs de nonveau demander M. Lisfrane, qui constata en effet ce rétrécissement , et parvint cependant, avec beaucoup de peine à la vérité ; à füire pénétrer dans la vessie la petite 'on pourrait obtenir La dilatation à l'aide
igies ; nous employimes en mème temps les bains de Le ere ve , Les boissons adouci-santes , un régime végétal, et le reposle plus absolu que madame M... gardait depuis le commencement du traitement. La malade se soumit
ben trois ou qüatre fois à l'introduction de 13 petite bougie et d'une autre mn pen ui en résultèrent, la firent renom<
moiens bout d'une quinzaiué de jours , les rs n'en avaient pas moins perdu beaucoup de leur intensité, la malade urinait moins fréquemment et avec plusde facilité. Eafin , à pordr de ce jour , fa dilatation da canal s'opérs insensiblement sous influence de ces iles moyens, et avjourd'hus, 1 moi, matame M... es presque entièrement rélablie. :
Madame M... , ajoute M. Gasnault , étant restée long-lemps sans nie faire aucune confidence qui pût m'éclairer sur la cause de ce rétrecissement, je dus penser , d'après l'âge avancé de la malade ; que cetle affection était symptomatique de l'inflammat:on de l'utérus , qui s'était à la longue propagée au canal de l'urètre; mais, dans ces derniers temps, pressée par ines queslions , madame M... finit par m'avouer qu'elle à eu, il y aurait dis ans environ, un écoulement blennorrhagique qu'elle avait conservé plus d'une année sans oser 5e confier à un médecin, et que depuis celle époque elle avait toujours souffert de plas en plus en urinant. Ne duit-on pas en conclure que ce rétrécissement est la suite de l'écoulement négligé, et qui aura été aggravé par l'inflammation de l'utérus ?
Je dois un troisième exemple de rétrécissement organique de l'urètre à M. Sabatier.
vrages de chirurgie, et surtout dans les collections de journaux, ecs castes cimetières où l’on enterre une. foule de faits isolés , rares; je n'ai pu en découvrir une seule observation. Quoique je pense que d'autres seront plus heureux, celte considération m'a éterminé à consigner ici les faits dence genre que l'on a bien voula me communiquer. Je pensais pouvoir ÿ joindre us fait de plus, observé sur une femme qui , en 1831 , était à l'Hôtel-Dien , salle Snint-Jeas , n° 18, et chez laquelle M. Dupuytren « introduisit un bistouri boutonné dans l'urètre , qu'il incisa crucialement de la profondeur d'une ligne en’iron , pour chaeune des quatre incisions. » M. Blondelot, alors interne de la salle, auquel j'écrivis à Nancy pour compléter les rensciguemens que l'on m'avait donnés, vient de me répondre , entre autres choses : « Jamais le fait n'a été pour moi fort clair. »
Je pense cependant que les faits de ce genre sont moins rares que cette absence d'observations écrites ne semble le faire supposer. En effet , chez les femmes qui ont l'urètre rétréci , l'émission de l'urine, deveaue plus fréquente, mettra obstacle à l'oblitération complète du canal, et tant que la malade pourra uriner, elle se gardera bien d'en parler à personne.
Ons. Vil.— Mademoiselle A. , femme entretenue, eul, à deux reprises différentes , une blennotrhagie caractérisée chaque fois par une vire chaleur et une douleur assez cuisanle en urinant, un écoulement aswez ahondant et veridätre prr le vagio. La seconde de ces hlennorrhagies fut très-opinitre, et re ne fut Pr re un temps assez lung que la douleur et la cuisson en ueinant céssèrent de se faire sentir. Cette jeune femme resta sujette à des flueurs blanches assez abondantes ; et la vie, fort agitée d'ailleurs, qu'elle menait , ne contribuait pas peu à les entretenir. ca :
A l'âge de 22 ans, elle ent un troisième écoulement, puis #n chantre el un bubow à l'aine droite. Appelé alors auprès de la malade , je Jai donnai mes soins. Je cherchaià faire avorter le bubon, mais il était trop tard; il soppura, fat ouvert, et la cicatrice obtenue assez rapidement. | .
Après avoir combattu la blennorehogie par le copahn, je Gs suivre un traitement mercuriel, et après deux mois environ , malemoiselle A... étant rétablie, reprit son Lrain de vie habituel, j
Dis-buit mois après environ, en août 1842, mademoiselle A. vint me consilter, disant que depuis quelque temps elle éprouvait une grande difbculté à uriner: que l'urine parfois ne sortait que goutie à D et avec b-aucoup d'efforts , et que même souvent elle éprourait l'improssibililé totale de salisfaire su besoin d'uriner, et qu'ensuile, après un temps plus on moins Long, elle en récouvrait La faculué ; ais alors Le jet était très-faible, et l'émission de l'urine fort longue à s'3ccomplir. Je cherehai alors à introduire une sbnde oridiasire de femme dans la vessie; mais à ine l'instrument eut-ii frsachi La moitié environ de la longueur de l'urètre, qu'il fut arrêté par un obstacle que je ne pus lui faire dépasser. Je pris alors une sonde de gomme élastique d'un calibre plus faible , mais je ne réns-
LONCOSITÉS DE L'URÈTRE.
Ons. IX. — Le 2 mai 1834, une jeune Glle de 45 ans, Jenny P..., fut admise à l'hôpital de la Charité, et placée au lit n° 4 de La salle Sainte-Catherine, Cette jeune personne, jouissant d'une bonne santé d'ailleurs , depuis vingt jours énviron hé pouvait uriber qu'avec effort , et non sans de vives souffrances, En examiwant, on voyait su-devant de l'orifice externe de l'orètre, qui était masqué , surtout cn bas, une tumeur arrondie, d'un rouge vif, de six à huit lignes de diamètre environ. Douée d'une sensibilité exzgérée, elle s'implantait par un pédicule sur la paroi inférieure de l'urètre. Le 7 mai, M. Roux , au moÿen d'un bistouri boutonné, en Bt l'excision. Quelques gouttes de sang suintèrent à peine de la petite plaie, La malade eut , pendant uelques jours , une blennorrhagie légère et cirronserite aux environs da pédicuk excisé : dix jours après l'excision, elle était complétement gurrie, La tumeur , exsminée , parut composée d'ane membrane muqueuse et d'un peu de tissu cellulaire sous jareut,
Récemment il y avait encore dans la même salle une femme offrant un fait du même genre ; le traitement fut le même et son résultat aussi. M. Rufz m'a communiqné l'observation d’un cas de ce genre qui, pen- . dant dix-neuf mois, causa de vives douleurs à la femme qui le présentait, La tnmeur fut méconnue tout le temps qu’elle ne fit point saillie au dehors. Tous les moyens anodins employés pour soulager li malade furent ioutiles. L'excision seule , en calevant la tumeur, la rendit à la santé. Ces fongosités peuvent anssi prendre naissance de la muqueuse à l'orifice externe de l'urètre , et acquérir un développement plus coasidérable , comme dans le cas suivant.
sis pas mieux. Le rétrécisse ment était asez considérable pour qu'une bougie n° 1. que j imtroduisis le lendemain, «dt quelque peine à arriver jusqu'à la vessie, L'introduction de la bougie cattsa une asie vive douleur ; je la lisssi en plsce et ja fixai. La malade la conserra pendant cuatorze à ee heures, et la retira. Le jour suivant, je la replaçai avec moins de peine; la malade la garda, et l'urine s'échappa cette fois catre la bougie et lc canal. J'arrivai graduellement ainsi jusqu'au n° 8 dans T'« pre de 15 jours.
A cette époque, la présence de li bougie devint tellement gfnante et causait une telle irritation nerveuse , que je crus devoir ne pas chercher à obtenir une plus forte dilatation. J'associai à ce moyen priocipal, pendant be cours du traitement, tous les moyens accemoires qui poavaicat ke rendre plus supportable et combattre Lirritation qu'il detérminait. Mais voyant qu'ils étasent insuffisans , et que d'ailleurs la malade urinait alors sons difficulté , j'abandonnai la dilatiton permanente «t recomesndai à Ja malale, qui avait appris à se sonder elle-même, d'introduire taas Les deux jours pendant une here, la dernitre bougie. Elle le tit pendant 8540 jours, pans eñ éloigas de deux, trois et quatre jours l'introduction. De cette manièremademoiselle A. conserva depuis la Tavulte d'ariner facilement; mais elle était obligée de recourir de Lemps ca temps à l'introduction de la bougie, précaution que je lui avais fortement recommandée, pour éviter d'être reprise plus tard des mêmes actidens que la première fois.
J'ai revu celte jeune femme au mois d'octobre 1853 ; depuis elle est partie pour l'Angleterre, et je n'en ai plus entendu arm et comme elle m'avait promis, dans le cas où de nouveaux acculens survicndraient, de me le faire savoir , je présume que, jusqu'à pr'sent au Moins, elle m'en à pas éprouvé.
Ons. X. — Une petite fille de 10 an3, d'une banne constitution , souffrait beancouts en urinant. Elle fat envoyée à l'hôpital des Eufans malades , au mois de juuiler 4852. A Lexsmen des purties géaitales ; nous récognimes nue fongosité raugedtre étalée en entonaoir , d telle sorte que l'entrée du vagin était complétement fermée; emais un stilet, conduit autour des bords de cette fungosité , pernt de Ja soulever, On retonaat au-dessous l'entrée da vagin, encore formée jar l'hymen. Quant à la fongorité, elle avait son mrigiae au pourtour de l'usètre, Lés moindres attouchemens éveillnent de vives douleurs, La patte mialade était obligée de marcher Les jambes écartées,
Après lui avoir fait prendre quelques bains , la fongosité fut excisée ; et, dès lie lendemain, l'émission de l'urine eut lieu sas douleur. Plusieurs mois après, la fongosité n'avait poist reparu
Os. XL. Dans le coarant de la mème smnée, mon cullésue, M. Rufz,à qui je dois l'observation précédente, fat prié, par les paréns, d'examiner une petite Ülke de 8 à 10 ans, de constater qu'elle avait été violce, et de ceculer la chose par ecrit. On lui donna en mème temps à voie le certilicat d'un médecin qui l'afbroait. M. Rufr reconout une fongosité semblable à celie de l'ohservation édente , qui avait signé récemewt. I rassura les parens sr la virginité de leur enfaot , ét il n'en entendit plas parler. Cette petite lille avait été vue répandant des pleurs au moment où elle sortait d'an balene à charbon, Les pareus vonlint en savoir la canse, elle indiqua la partie inférieure du tronc, oùelle souffrait. Aussitôt de regarder , et bicotôt on n'a hâte que d'amasser des certificats pour entamer ane rocédure criminelle, Le conpeble n'éta t qu'un morceau de bois conre lequel probablement la petite Glle s'était heurtée.
Ons. VII, — Dans les deux premiers mois de cette année, uge femme qui était entrée la vuille dans le service dont M. Rostin est Le chef, à l'hôpital de la Pitié , déclara ne pouvoir uriner, La vessie reconnue pleine, M. Dapleix , chef de clinique, ne prit pratiquer le cathétérisme, M. Bostan n'ayant pas été plus heureux, ML. Lisfranc lat prié de soir et de sonder La malade. Les efforts do chirurgien de la Pitié fureut aussi sans succès; il fut reconou seulement que la malade avait un rétrécissement organique de l'urètre porté à on haut degré. On fit passer la malade dans les salles de chienrgie, pour y être traitées; mass le lodemain elle vou lut sortir, et depois ob n'en a plus coteodu parler.
$ Si la blennorrbagie vaginale est fréquente, dans les cas bien moin communs où elle s'étend jusqu'à l'urètre , il est ordinaire qu'elle rest” bornée au bourrelet de son orifice. L'inflammation, occupant d'ailleurs une grande surface accessille aux moyens lopiques, est ordinairement moins intense, et se termine souvent par résolution. Aussi, les rétrecissemens organiques de l'urètre , qui presque tonjours ont pour oriine une inflammation chronique , eg n rarement observés chez les emmes. 1 y à des chirnrgiens attaches à de grands services de femmes dans les hôpitaux , évant ime clientelle nombreuse , qi n'ont jamais eu occasion d'en voir, Malgré des recherches assez étendues dans des où
— M. Hérisson, auteur du sphygmomètre, sc rend , depuis quinre jours, tous les matins, à la Pitié, dans le service de M. Andral, et fait voir aux élèves et aux médecins les diverses aplications que l'on peut faire de san instramént à l'étsite
des maladies, et notamment à celle es affections da cœur, K La ainsi successives ment dans tous les grands hüpi'aux. i -
ER ————S, | , résentent Le rebord de la cavité cotyloïde , épaisseur de la capsule REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE.||. Ÿ Void ce q : {servé : « Lorsque l'on porte fortement le fémur ea » la tête de | cet os en de bas en haut dans la cavité cotyloïde, en tournant autour 1. ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE.
ce mouvement, la tête du fémur entraine en haut l'extrémité supérieure Le cahier d'octobre contient les articles suivans : 1° Observations | du ligament interarticulaire, qui, reteou par en bas au bord même de la iliaque externe et l'échancrure sacro-sciatique ; par M. Gerdy, chi- | "1€; elle repousse le férmur hors de sa cavité articulaire » à peu près rurgien de ps St-Louis, professeur à la Faculté de médecine; re- Er le mème mécanisme qu'il en serait repoussé si l'en tendait avec une i C s terne; 2° observations et recherches médico-légales , relatives à un fWaYerserait d'u côté à l'autre par le milieu de sa largeur. empoisonnement par le sublimé corrosif, par MM. Ollivier et Barruel; | #insi chassé de sa cavité , le ligament interart culaire et la partie traitement par le caustique , par Claudius Tarral, 2° et dernier an. | de soutenir le poids du Se rl sans le secours tout puissant du rebord cle, Nous rendrons compte plus tard de ce mémoire , dont la partie la S“Périeur de la fosse cotyloïde ; et si alors l'acion du poids du corps drop , que nous avons récemment reproduits d'après M. Wardrop [se rompre et la luxation ep haut et en dehors en être la suite immélui-même; 4° bulletin de la societe anatumique. jdiate. »
OBSERVATIONS ET RÉFLEXIONS SUR LE DÉPLACEMENT DE LA rite corner avec les faits, M. Gerdy suppose que la tête fémorale peut sortir BU FEMUR DANS LA FOSSE ILIAQUE EXTERNE ET L'ÉCHANCAURE | de sa cavité sans que la capsule soit rompue ; c'est ce que nous ne saupaca ad Lu M. rt, recueillies et publiées sous ses! rions admettre. 1 lui suffit pour expliquer la luxation d'un mouvement yeux par ML. Deaugran , 508 CICYE, |furcé d'adduction avec flexion du tronc ; or, en imitant ces mouvernens
| l'on force l'addnetion , te grand trochanter se reporte en arrière , et | .— Iuet, 46 ans , à inait à 1" À nd ce On. == Ni Den ie de 46ans ; de bohne comstitation , treinait à bras une Dtêre du fémur soulève la capsule en avant, 11 fut de toute necessite
. Sharretie, fut renverse brusquement. Dans cette chute, le brancard du côté gaa- L
che vint frapper avec force de dedans en dehors {sic ; il faut probablemsent lire de {pour obtenir la luxation ; alors la tête sort et brise la capsule, non point
le gen! ° arce qu'elle est soulevée pa ligameat interarticulaire, mais bi tion forcée, Huet fut jeté violemment à terre. De là douleur très. vive à La hanche P q devée par le lg , bien eures après à l'hôpital St-Louis, le 46 juillet : il lut saigné immédiatement. noïde , la tête représente ‘extrémité résistante d'un levier du premier
Le 17, M. Gerdy l'examina et reconnut les <ymplèmes suivans : genre, dont l’autre extrémité on est la puissance est figurée par le grand
ur offrir des points d'appui à l'autre. La cuisse gauche est Béchie sur le bassin , [dedans est excessivement difficile à obtenir sur le cadavre en mêm dise: ; : j = | à « : €
a jambe sur ls cuisse; le genou «1 le pied portés en dedans; le membre tout es- |temps que le mouvement forcé d'adduction, et jamais encore nous n'a
pli, en partie effacé, est remonté d'un pouce environ, Le grand trochanter, situé Ÿ ? RE ns : au-dessus de sa position ordinaire, est aussi plus rapproché de l'épine ilique antéra- ÿ intacte. Mais si on la divise largement dans ce sens, où se convarncra | ‘ facilement de la réalité du mécanisme que nous venons d'exposer. Dins Les mouvemens de flexion et choqués “i presque impossibles ; le malade jette is dès que le t porté : : D nn À Du les hauts cris dés que le membre et porlé dans ce seus. On peut , sans trop de leur Je vivant? Cela est fort difficile à dire d'une manière généraie; raquelques tractions modérées s'exécalent sans souffrances bien vives, mais ne chan À 'ement l'observateur à été témoin de l'accident ; il est obligé de s'en lequel pes Le rente ira dm rt une demi-flexion , est complétement | lenr malheur qu'à le raisonner ; touteluis, d'après un ass:z grand uvmimpossible, et le membre lombc dans l'aldaction et là rotation eb dedans , plutôt bre d'observations étudiées avec soin, il nous à paru qu'il ÿ à d'ordi- On reconoul une Insotion du fémur dans la fosse ilisque ; La réduction :
tentée sur-le champ. Huct fat couché sur une table r couserte d'un til pe tion par un coup on une chute sur la hanche. Nous avons mème été
i quel frappés de la similitude de la eause de cette luxation avec celle de la sant sous le périnée du blessé. Un second drap fut placé transversalement autour du bassin, et Gé de la méme manière. Pour l'extension , M. Gerdy applique les] même, l'âge seul apporte une différence aussi grande dans les résull'autre sur la partie externe de La jambe et de la cuisse , de manière que leurs ex- Ets. trémilés abostissent à la partie La plus élevée du membre. Ces chefs furent main- + PR Le ei sg professeur est fa rotation en dedaus. J.-L, Petit attribuait cette position
u genou jusqu'au q ioférieur de la cuisse ; les bouts du drap dépasont ce ic à . F5 .
nai éarent rabattas ne Les parties incérieures ct renfcrmés sons fon Le au relächement des fessiers et à la contraction des adducteurs, opi a jambe ; le genou et la portie inférieure de la euisee. de la portion antérieure de la rapsule qui n'a pasété rompue et qui re- Alors le chirargien ft pratiques l'extension ; non fas parallélement à l'axe da | tient en dedans le grand trochant r. M. Gerdy présente une autre exdans le méme sens, de manière à la rejeter dans sa cavité. Au bout d'un instant téri le 1 li , fa incliné b £e entroire: la réduction die secomlle : , | po térieure de la capsule, glissant sur une surfa-e osseuse inclinée en raonesoke henri ri en Tam Ene à ous les moavemens s'ac-| ire et en dedans suivra néces-airemu nt la mére direction. En outre Le rualade fat remis su lit , un coussin de balle d'avoine entre les jombes , et] ) celles-ci emmaillotées avec une bande de cinq aunes, Tout allait parfaitement ; seu. } Sont les rotatcurs en dehors), tend à l'entraiaer en arrière ; l'autre (ce sont ans) le tr é. ar qu'à il fallat avoir recours à le jrs Cette rétention d'urine dura trois jou:s. Le 22 ,| les rotatenrs me Gore) le re Anne 3 pee pur at Ces . l'émission comm nça à sc fairé , miis goutte à goutte ; bientôt le jet devint rer .,, M : fort, et le 23 tout Lait rentré dans l'état ordiaaire. Vers Le peint dope r? vrd |chirés et rompus ainsi que la portion restée intacte de la capsule fibreuse, let les rotateurs en dehors ne l'emportent-pas assez sur leurs antagonisquitter l'hôpital, vingt jours après sot entrée, L ‘ : {et le col du féœur sera parallele à la direction de La fosse iliaque ex-
M. Gerdy examine successivement les causes , les signes ct le traite! terne, » pe L
pres qui en ec Dar age ur — | fémur teod à suivre la direction de la surface osseuse sur laquelle eîte
RAR CNE E8 P on consiste, dit-1l, dans l'adduc-{ elisse, Mais quelle force la retient dans cette direction?"M. Gerdy ael'effort simultané du tronc pour se porter en bas, qu'il soit précipité] ra Là : . Sa
| Ique les chirurgiens ont acceplé comme régle générale, que la püsition
fol vne chute ou par une violence quelconque. » Mais comment ces À os luxés tient au tiraillement et à la contraction des muscles ; ét
TE # 792 GAZETTE MÉDICALE a résistance du ligament rond, ete. ? Voici ce que le professeur à ob- JOURNAUX FRANÇAIS, d'une ligne qui latraverserait d'avant en arrière et un peu en bas, Par et réflexions sur le déplacement de la téte du fémur dans la fosse|*vité cotÿlide , se tend bientôt et se redresse. Si le mouvement conti cueillies et publiées sous ses yeux par M. Beaugrand , son élève ia- "7° suflisante une corde qui, fixée au bord de la cavité ba ar la féaur 3° du traitement des tumeurs érectiles, et particulièrement duNsupérieure de la capsule ligamenteuse coxo-fémorale sont obligés plus neuve est consacrée d'ailleurs à rappeler les essais de M. War. [5e trouve augmentée par la vitesse d'une chute, ces ligamens peuvent - Cette théorie est fort ingénieuse ; mais elle ne nous paraît pas con- LUXATION DE LA CUISSE LN MAUT LT £X DENORS. sur le cadavre, ilest impossible d'oltenir la luxation. À mesure que petite voiture chargée de liqueurs , lorsque celle-ci ayant été hcortée par une à - L ; qu'il y ait un mouvement de rotation forcé en dedans pour concevoir et dehors en dedans) le genou correspondant et porta le membre dans une sddue. gauche, et impossibilité de moavoir le membre de ce côté. On | apporta quelques | parce que le col fémoral x ia sur le bord interne de la cavité glééd Coucher sur be côté droit ; te membre inférieur de ee côté est légèrement féchi ftrochanter et Le fémur tout entier. Ce inouvement forcé de rotation en tier raccourci d'un pouce et quelques lignes, La fesse est leud i : . à ge Porn nues ssilante; son | Lens pu effectuer la luxation en haut et en dehors la cipsule demeurant supérieure ; l'épaisseur des M. fes-iers ne me permet pas de sentir la téte du fémur. quelles circonstances ces conditions de la luxation se rencontrent-clles douleur, ramener La cuisse et la jambe à une extension presque complète, et alors at en rien la position du grand trochanter, Tout mouvement autre que celui par f rapporter au récit des malades qui sougent bico plus à se lamenter de in é l'influence de la volouté. > | Lt Honda reg osé marre adductiob forcée par une chute ou un coup sur le genou , et rotaadossée à un pilier autour duquel on noua solidement an drap plié en cravate pasfracture du cel fémoral ; en sorte qu'il semblerait que , la cause étant La deux chefs d'une alèse plife comme les précédentes, l'un sur la partie interne Parmi les symptômes, celui qui attire principalement l'attetion du tenus à l'aide d'une grande bande roulée à partir du pied , et s'étendant aw-dessus Calaires. Les points d'action du lacs extenceur se trouvaient de la sorte répartis our nion trop facile à réfurer, Boyer pensait qu'elle était due à la résistance corps, mais an peu obliquemeut en avant, tandis qu'il relonfait la tête du fémurÉ plication : « La tête du fémer qui s'échappe par la partie snpéricure et complissaient sos douleur, mais seulement avec on peu de gêne et de raidenr, | | h . ; le grand trochanter se trouve placé entre deux puissances : l'une {ce lement le malade n'urinait pas, malgré les lavemens émollivns et les bains de nége : obéit à la première, il faudrait que les rotateurs en dedans fussent del'appareil fut enlevé, et le 4 août les forces étaient si hicn rerouvrées , qu'il put tes pour produire une pareille violence. Il reste donc maiateou en avant, ment de cette luxativn, et présente sur chacun de ces points des idées} 1] y a dans cette théorie un fait tres-bien observé, c'est que la tête du tion forcée du mewbre qui passe devant l'opposé eo le croisant. et dans | Corde ici, à notre avis, uoe trop grande influence aux muscles. On st eus cflorts simultanés parviennentils à surmonter les obstacles que? c'est ayce timidité que Boyer dérogeait à ce principe, en se demandan
si, par exception , La tensiof de Ja capsule n'était pas ici La principale puissance. Mais il y a plusieurs années que nous préchons une doctrine complétement opposée ; les muscles , selon nous, n'ont que là moindre influence sur la position des membres luxés ; la tension de la capsule est la puissance essentielle ; le poids du meme vient ensuite ; l'action musculaire ne se présente qu’en troisième ligne. Prenez exemple la luxation dont il s’agit. Le malade étant couché, le poids du membre sera nul ; la résistance de la ca sule devra donc déterminer la Pr des symptômes. Or, d'une part, nous pensons qu'il serait difficile d'indiquer Les muscles qui commanderaient la rotation en dedans; en effet , les rotateurs en dehors sont plus puissans et plus tiraillés à la fois: Mais que dire de cette adduction for. cse du membre, tandis que , bien évidemment, les adducteurs sont reichés? Et cela est si vrai, que, sur le cadavre, les mêmes phénoménes existent, bien que l’action des muscles y soit nulle ; et que ces phénomènes disparaissent jusqu'à un certain point, même avant la réduc. tion, dès F 2x l'on divise complétement la capsule. Il ÿ à cependant une habitude du membre qui est récllement due aux es, c’est la flexion de la cuisse et de la jambe ; mais ce symptôme se distingue nettement de ceux qui sont dus à la résistance inflexible de La capsule, par l’extré. me facilité avec laquelle on le peut corriger.
Ce malade a présenté une particularité curieuse, savoir : la rétention d'urine. M. Gerdy fait observer qu'Hippocrate paraît l'avoir rencontrée même dans ces cas ; mais depuis Hippocrate, nous ne sachions pas qu'elle ait jamais été observée.
Quant au traitement, M. Gerdy compare entre elles les deux méthodes principales d'extension : celle qui place les lacs sur l'os luxé , et celle qui les applique sur le membre immédiatement inférieur, On à exagéré tour à lour les inconvéniens de chaque méthode. Ainsi, dit M. Gerdy, on à eu raison de dire qu'en exerçant l'extension loin de
l'os luxé, l'articulation intermédiaire devait être tiraillée ; mais on a
eu tort de prétendre que presque toute la furce était employée à dis-
tendre ses ligamens, D'un autre côté, les fauteurs de la nouvelle mée
thode prétendent agir sur un bras de levier plus long; « c'est ungrave erreur ; il n’y a point là de levier; il y a seulement ce qu'en mccanique vn appelle un couple. Tei deux furces, l'extension et la résistance des muscles attachés à l'extrémité de l'os , agissent en sens opposés aux deux extrémités d'une droite représentée par le membre à ré duire et dans la direction de cette droite. Que les points d'application de ces forces soient rapprochés ou éloignés, leur action sera toujours
la même ; car, comme on le dit en statique , il n'y à pas de raison pour
qu'il en soit autrement. Ce qu'il faut , c'est que l'extension soit plus forte que les puissances musculaires qui lui sont upposées ; c’est là la seule condition nécessaire, »
Ces idées sont trèsjustes, et il y a lieu de s'étonner que l'erreur
qu'elles combattent ait régné aussi long-temps dans l'art. Enfin ,
M. Gerdy fuit remarque: qu'en appliquant l'extension au-dessus des condyles fémoraux , le lacs ne porte que sur les portions tendineuses des
muscles et l'effort est 1ransmis presque immédiatement à l'os, Hi
crate recommandait de placer les lacs à la fois an-dessns des malléoles
et au-dessus des condyles; 11 y a une idée heureuse dans la manière dont M. Gerdy les applique , en ce que l'extension se trouve répartie sur les plus larges surfaces possibles.