‹ Gazette médicale de ParisChapitre 369 sur 394 · LOCATION DE L'ÉCHAXCAURE SACRO ILIAQUE · texte numérisé non relu

LOCATION DE L'ÉCHAXCAURE SACRO ILIAQUE

Ocs, 1, — Bernard , âgé de 34 ans, carrier, de constitution vigonrense , était occupé le 27 juillet 1834 , au matin , à travailler dans un carage, n'UbE grosse pierre plate se délacha de Ja voîte , tomba de champ le long de ss jambe gauche , et se renversant sur lui, le heurta violemment à la-purtie externe du genou ; le membre fut fortement é en dedans par ce choc, et Birmard jeté à terre. Reliré immédiatement, il s'aperçoit que la cuisse gauche est raccourcie et notablement inclinée vers l'autre, On be parte chez lui; on médecin appelé reconnait une luxatio® et tente la rédaction par les moyens ordinaires. Un craguement ct un changement dans la situation foni croire que l'os est remis; la douleur et l'immobilité du membre sont attribuées à ls contusion, et c'est dans cet état qu'il est conduit à l'hôpital Saint-Louis, Le lendemsin 18, on reconnut les

tèmes suivans :

Décabitus sur le dos, mais on peu penché du côté droit; les deux cuisses à demi fléchies sont rapprochées l'ane de l'autre, de telle sorte que Les genoux se touchent; toutefois F geuou droit est porié en dedens et le bord interne de la rotule de ce côté sppuie sur la partie latérale iotrroe du genou droit. Le pied re participe pas à ce mouvement 4 rotation; en effet, la jambe à partir du genou s'éloigne à angle aigu de celle du rôté opposé , et le pied repose sur son talon sos être incliné pi en dedans ni en dehors. Mesarée dans celte position , de l’épire ilisque sntéro-postéri ure à La tubérosité externe du fémur ; la cuisse pré sente on roccourchsement d'on environ ; mai les deux membres étant étendus ou étendus , car l'estension était excessivement doulourewe, le ractourciscment n'était plus que de quelques lignes, La fesse est un peu plus saillante que celle du côté ssin ; mais les n'ont la mème tensiun que dans la luxation en dehors et en haut, Le pli de la fosse est très-peu marqué et ænsibhment remonté. Le-grand trochanier est plus haut et plus en arrière de

l'épine iliaque que du côté sain , mais de 4 à 5 lignes seulement. Enfin , la fossé ovalaire verticale qu'on observe chez une personne debout derrière le grand trochanter, et qui dans ki flexion s'efface à La vue par la tension de La peau de la esse et le changement de position du grem Lrochanter, mais se retrouve sous la pression des doigis; cette dépression est ici rensplacée par pue saillie osseuse , dont Le volame né semble pas égal à celai de la tête du fémur ; mais l'épaissenr des parties rar ne permet de la circonscrire que dans une très-petite portion de son étenue.

Les mouvemens communiqués au membre , hors ane légère rotation en dedans

P-|fet la flexion de la cuisse ; sont excessivement douloureux ; la jambe même ne

t être entièrement étendue. Quand on force néanmoins cette extension , le malade ramène lui-même le membre à ls Dexion , et, quand il veut, l'empêche de retomber dans la rotation en dedaus ; mais bientôt les parties reprennent la situstion décrite plus haut

On reconont une luxation dans l'échancrare serro-sciatique ; M. Gerdy alla more plus loin ; il pensa qu'elle était consécutive à une luxation en debors et eu haut, et que les tractions exercées par Je premier médecin avaient occasione ec changement de position de la tête Émorale! L'ordonna une saignée de trois palettes et un bain pour alfaiblir le malade , et le soir vers les cinq heures on pro. céda à la réduction,

Le malade couché sur le côté droit sur one Lable couverte d'un matelas , Une alèæe pliée en cravate embrasse transrersakement le bassin par unç anse dont be plein porte sur l'espace compris énire les deux épines iliaques , et dont Les chefs vont s'attacher à an pilier situé derrière le patient, Une seconde alèze est placée comme La précédente , mais les bouts dirigés en has ct confiés à un aide qui doit mainteaie le bassin immobile durant l'esténsion, Pour celle-ci, on prend an troisième drap dont les deux chefs remontent le long des faces externe et interne de la cuiste jusqu'au trochanter et au périnée, Ces chefs sont assujétis autour de La moitié inférieure de la cuisse par un bandsge roulé bica serré, commencant audessus du genou ; puis Jes extrémités du drap sont rabattues sur les circulaires et Éxécs par de nouveaux tours de bande, Tout an-i disposé , le chirurgien se mit à

enoux sur le lit pour mo 6 les efTorts et relonler la tête du fémur dans 43 cavité.

esiractions exercées modérément et graduellement par trois aides, non pas dans la direction du déplacement , mais presque perpendiculairement à l'axe du : bientôt un craquement se Êt entendre, La tête s'était rapprochée de sa cavité, mais n'y était point rentrée ; on la sentait plus distinctement . derrière le graod trochaoter, L'extension répétée de la même manière amens promptement et avec eo d'efforts un succès complet; un rhoc fut entendu et le membre reprit sa wrme naturelle.

Le patient fut reconché et Les jambes maintenues comme chez le premier malade, Au boat de neuf jours , les mousemens étaient aviles ; il ponvait se lerer et marcher soutcau par une béquille. Le 5 soût , il sortit par, itement guéri,

M. Gerdy passe successivement en revue les opinions des auteurs sur cette luxation, analyse les travaux d'Astley Cooper, qui, le premier, en a démontré l'existence par des faits noinbireux ct bien observés ; examine et explique les symptômes principaux ; montre surtout, d'après A. Cooper, a le membre offre un peu de raceoureissement au lieu d'être allongé, et ajoute quelques mots sur le pronostic et le traitement, qui ne font que résumer Les détails de l'observation elle-même. 11 n'y à guërelà qu'une question à discuter, celle du caractère primitif ou consccutif de la luxation, M, Gerdy la regarde comme consécutive, en s'appuyant sur les symptômes primitifs qu'elle a ollerts, au dire du blessé, sur Les tractions du premier médecin , Le craquement étendu, le retour du membre à sa longygur presque naturelle; tout ecla certifié par le blessé ou ses camarades, Nous n'avons pas de raisons positives pour combattre l'opinion du professeur, mais nous avoucrons qu'elle ne nous parait a non plus bien positivement démontrée.

Quelques conclusions sous forme aphoristique terminent ce travail. Il propose pour les cinq formes de luxatiuns de la cuisse les dénominations suivantes : 4° luxation en dehors ct en haut, lusation éliaque; 2° luxation en avant et en haut, luxation sus-pubienne ; 3° luxation en avant et en bas, luxation sous-pubienne ; 4" luxation en arrière, luxation sacro-sciatique; 5° luxation directement en bas, luxation ischiatique. Nous acceptons d'autant plus volontiers celte nouvelle terminolagie, qu'elle est claire, précise, 100 compliquée de néologisme ; nous en avons déjà adopté one semblable pour les luxations humeérales , et c'est le seul moyen de mettre un terme à la coufusiou qu'apporte dans Les choses la multiplicité cosfuse des anciens nows.

Les deux conclusions suivantes se rapportent à la’luxation sacro-sciatique, et n’apprennent rien qui ne se trouve dans le mémoire. La quatrième est une règle bonne à reproduire, « Dans l'application des furces extensives, il faut avoir égard à la possibilité de fléchir le membre qui s'articule inférieurement avec celui qui est déplacé.» La dernière serait d'une tout autre importance, si elle n'avait quelque chose d'incomplet et d'obseur , en raison surtout du coude que la tête de l'os fait avec sa diaphyse. Quoi qu'il en soit, celle mérite toute attention, la voici : Les efforts de réduction doivent avoir pour but de faire suivre exactement à la tête de l'es la direction d'uue ligne passant par le centre de la cavité de réception. »

Il. JOURNAL HEBDOMADATRE.

Les quatre auméros d'octobre contiennent : 1° des réflexions sur les alérations du sang , par M. Denis; 2° de l'emploi du scigle er-

goté comme moyen obstétrical et comme emménagogue, par M. Rollet ; 5° deux cas de concrétions fibrineuses du cœur, par MNL. Bricheteau et Nicod ; 4° note sur les effets immédiats des déchiremens du diaphragme , par M. Gaultier de Claubry ; l'auteur, à l'occasion de l'observation de M. Duval, dont nous avons rendu compte dans une précédente revue, rappelle un fait inséré dans le tome 66 du Journal général de medecine, an 1819, où une déchirure du diaphragme avec hernie de l'estomac et des intestins dans la poitrine , laissa le malade vivre deux jours; il est vrai que l'estomac n’était point rompu, ce qui fait une énorme différence ; 5° de la maladie en général, par M. Charles Gérard ; deux articles de philosophie médicale qui en attendent un troisième ; 6° quelques reflexions sur la lithotritie ; c'est ua extrait du mémoire lu à l'Académie de médecine par M. Civiale, et dont nous avons rendu compte en temps et lieu. Enfin il nous reste à rendre compte d'un article de M. Vidal, omis dans la revue de septembre.

MERNIES ÉTRANGLÉES AVEC CHOLÉRA , OPÉRÉES AVEC SUCCES; Suivies de réflexions sur l'abus du taxis; par M. Vinar De Cassis,

Nous avons publié, il y a quelques mois, dans la Gazerre mÉpicare une observation communiquée par M. Briquet, d'une hernie inguinale etranglée, compliquée de phénomènes cholériques très-intenses ; et traitée avec succes par l'opération. M. Vidal vient d'obtenir un succès tout semblable sur une femme de 44 ans, entrée dans les derniers jours du mois d'août à l'hôpita’ Necker , où il était chirurgien par intérim. Nous ne reproduirons pas tous les détails de cette observation ; il en est cependant sur lesquels M. Vidal appelle à bon droit l'attention.

Avant d'ouvrir le sac, ce chirurgien avait annoncé qu'il n'y trouverait aucune sérosité, les grandes évacuations du choléra ayant dû résorber tous les liquides, Le pronostic fut justifié par l'événement ; nous ne pouvons néanmoins ne pas le trouver un peu téméraire ; en effet dans - l'observation de M. Briquet, le sac contenait encore de la sérosité. M, Vidal a constaté anssi que l'intestin était froid , comme la langue et la peau; le ventre était d'ailleurs douloureux , fortement rétracté, en sorte que le cas semblait plus désespéré encore que dans la première observation.

Le chirurgien suivit en cette occasion ses principes sur le débridement multiple ; il n'avait pas encore imaginé sa spatule caonelée pour rendre le débridement plus facile et plus sûr à la fois.

Après quelques réflexions sur cette opération, M. Vidal passe à des considérations d'un ordre supérieur sur la valeur du taxis prolongé, préconisé depuis quelque temps par M. Amussat. 11 nous reproche, en termes d'aillenrs pleins de courtoisie, d'avoir souffert dans la Gazerre méica l'insertion de ces mots , à la suite d’une histoire de guérison obtenue par le taxis prolongée : « S'il est vrai que plus des trois querts des opérations de herne ne réussissent pas, même celles faites par les maîtres les plus habiles de la capitale! »

Il nous serait aisé, si ce reproche était bien grave , de répondre que dans tout journal scientilique 11 ÿ a toujours une partie libre et qui se soustrait par là même à la responsabilité des rédarteurs ; celle qui com prend les communications originales. Toute opinion raisonnée a droit de se produire ; et celte liberté doit exister surtout pour les faits. Or, bien que cette proportion des trois quarts nous ait paru à nous-mêmne un peu exagérée , nous devons dire qu'elle l'est bien moins que M, Vidal n’a l'air de le croire ; et que quand en établira pour les hernies étranglées des tableaux exacts comme on a récemment tenté de le faire pour la taille, on sera surpris de voir diminuer si fortement le nombre des succès allégués à la légère par les opérateurs. On dit qu'un tableau de ce genre dressé récemment dans un de nos grands hôpitaux et comprenaût 12 opérations, a donné une mortalité plus furte encore que celle contre laquelle M. Vidal se récrie. Si l'on veut quelque chose de plus positif , on trouvera dans Îe beau travail de M. Breschet un relevé de 36 opérations, sur lesquelles on a compté 18 morts! A la vue de tels résultats, il est donc bien permis de s'eflrayer, et d'épuiser d'abord tous les moyens avant de recourir à une opération aussi meurtrière C'est ce qu'a fait M. Amussat en proposant le taxis prolongé, et nons saisissons avec empressement celle occasion de donner nore avis sur cette méthode à peu près nouvelle.

A quelque époque qu'il soit appelé près d'une bernie étranglée, rt ue soient les tentatives déjà faites, M. Amussat tente la ré-

uction de la manière qui a été décrite, en agissant sur Ja hernie avec douceur, mais avec constance, en persistant jusqu'à cinq ou six heure; dans ces effurts raisonnés. Il n'est pas même arrêté par les symptômes généraux d'après lesquels on présume généralement Fexistence de la gaogrène ; et jusqu'à présent il aflirme n'avoir obtenu que des succès.

Une telle assertion est grave; d'autant plus que ‘la réputation diien établie de l'auteur, et le soin qu'il prend d'eatourer de témoins toutes ses opérations ne permettent pas de la réroquer en doute. |

Comment est-il arrivé à une semblable doctrine? d'abord par ce raisonnement très-simple, que, puisque la hernie a bien pu passer par une ouverture donnée, 1] n'y a pas de raison pour qu'elle ne repasse point par la mème ouverture ; ce n’est jamais qu'uve question Fi med et de temps. Secondement , c'est qu'aucun s'gne ne pouyant donner la certitude qu'il y a gangrène, il y a toujours licu d'espérer qu’elle n'existe pas. Troisièmement , la gangrène existät-elle en un poiot circonscrit , on pourrait encore espérer que des adhérences salutaires se dans la cavité péritonéale. Enfin , en suppasant Te coure ainsi quelques risques, ils seront toujours infiniment moindres qu'en se ré.olvant tout d'abord à l'opération. En effet, la réduction par le taxis ne saurait ‘amais donner une mortalité approchant de celle du débridement, Nous ajouterons que cette idée générale existe déjà, mais mal raisonnée , parmi la généralité des chirurgiens; il en est peu qui , appelés près d'une hernie étranglée, ne commencent d'abord par ….. essais de réduetion avant de s'armer du couteau; et M. Vidal lui-même s'élève contre l'école de Desault, pour avoir trop négligé le taxis, Mais alors , peut dire M. Amussat, vous croyiez donc le taxis indiqué et meilleur que l'opération, puisque vous l'essayiez d'abord? N'est-il pas vrai que vous vous seriez applaudis , s'il vous avait réussi ? et c’est précisément le moyen de le faire réussir que je vous propose !

Nous ne savons d'objections à cette doctrine que celles-ci : la crainte de la gangrène existant avant le taxis, ou de la péritonite déterminée par le taxis même. C'est sur ce dernier danger que M. Vidal insiste le plus. 11 vient d'opérer, dit-il, une malheureuse femme soumise depuis six jours au taxis prolongé , et chez laquelle il a trouvé tous les tissus contus , la peau rouge, l'intestin noir, et une péritonite commençante. A cela on sr très-Dien répondre, ce nous semble ; que , quand 00 n’a

s pu réduire l'intestin après six heures de taxis , un chirurgien est

ien téméraire de recommencer, et qu'alors, ou bien il doit recourir à ane main plus habile, ou bien il doit opérer sans retard. Mais cela ne prouve rien contre la méthode en elle-même. Allons plus loin: prenons cc cas aussi grave qu'il s'est présenté à M. Vidal. La malade a donc été opérée ; on ne dit rien du résultat ; il est très-probable qu'elle est morte, Nous pensons que si un chirurgien, confiant dans son art, avait alors même tenté le 1axis et réussi , la position de Ja malade eût été beaucoup meilleure. En effet, la cause de la péritonite enlevée , l'inflammation eût pu être arrêtée; et l’on sait bien quelles chances de guérison offrent ces phlogoses circonscrites par causc externe, quand elles ne sont pas exposées au contact de l'air,

Sommes-nous donc entièrement partisans de Ja méthode de M. Awussat? non. sans doute, Ce que nous craignons par-dessus tout , c'est que déjà l'intestin ne soit frappé de gangrène, et alors nous n'osons pas tant espérer de la nature. Il n'en esiste pas de signes certains , dira-t-on. Qu'importe, dans un péril si grave , si vous avez quelque raison de présumer qu'elle est déclarée. Voici notre opinion nettement formulée : quand il y a lieu de craindre la gangrène, il faut s'abstenir du taxis. Cette sorte d'aphorisme est d'une telle évidence, que nous ne pensons pas qu'il soit contesté par personne. M. Amussat l'accepte Juimème, mais 1l se retranche sur l'impossibilité de préciser ces cas. Voici d'abord des données qu'on ne saurait négliger sans témérité, du moins jusqu'à ce qu'on leur en ait substitué de plus complètes. Plus d'un chirurgien, après avoir d'abord essayé de réduire les hernies ätoutes les cpoques de l'etranglement, a été rendu plus circunspect par ses revers ; ct de là cette règle assez générale de ne point tenter la réduction passé le cinquitime ou le sixieme jour.

M, Lisfranc a passé par la méwe expérience ; il opère au-delà du quatriène jour. Ou peut donc établir pour les hernies etranglées ‘il ne s'agit, bien entendu , que de l’étranglement aigu) deux périodes fort disüoctes, la première du premier au quatrième, ou au À 2 tard au sixième jour , dans laquelle la gangrène est un accident rare ; on peut et ôn doit alors tenter le taxis jusqu à parfaite réduction. Au-delà du sixième jour, au contraire , les chances de gangrène deviennent trop nombreuses ; il faut opérer sans retard, Telle est la règle générale , au-delà de laquelle il y aura sans doute des cas exceptionnels , soit de succès , soit de revers ; ce sera au tact et à l'expérience du chirurgie à voir jusqu'où il peut oser. Ainsi M. Dieffenbach opère sans aucun retard les tumeurs petites , marronées , dont le danger a été signalé per. la plupart des chirurgiens. Mais nous ne saurions trop nous élever avec M. Amussat, contre cette habitude assez générale de faire Le + csais dutaxis , puis de l'abandonner pour recourir.à l'opération. Dès que le taxis vos parait indiqué, poussez-le jusqu'à la æéussite ; ct fez.vous à ce principe

d'une évidence vulgaire, que l'ouverture qui a livré passage à la hernie, Eu, . 80.00

peut par là même permettre s09 retour. Albumine , ü1,00 Hématosine | :

! Albumine | combinée , 12,00

LÉFLEXIONS SUR LES ALTÉDATIONS DU SANG , par le docteur Dexis, Sels, ele. 1,00

de Cummercy.

| | On ignore complétement la cause du désordre affecté par les organes Malgré les recherches entreprises depuis quelques années sur les al-|les Le sang chez ce sujet; smais le fait n'en est que plus important. C'est tératious des liquides , il est trop vrai de dire que l'on n'a encore ob-|\us snotif de continuer ces recherches avec plus d'ardeur encore. Il est tenu qu'un trop petit hombre de faits certains et propres à fournir cependant à regretter que l'autopsie n'ait élé pratiquée qu'après quaquelques indications importantes, M. Denis, connu déja par d'utiles |;snte-huit heures ; car il est difficile alors de tenir un comple exact des travaux sur l'état physiologique du sang, restreint toutes les altérations |\aliérations primitives et de celles qui ne sont survenues qu'après la de ce liquide , ea rapport avec des causes déterminées et produisant |mort pendant le long intervalle de temps qui s’est écoulé jusqu'au modes effets certains, aux quatre ordres suivans : 1° certaines altérations | nent de l'autopsie. dans les proportions de ses élémens organiques ; 2° les altérations de nuances de son hématosine ( par privation plus ou moins complète de | ixévnisme, CONCRÉTION FIMINEUSE ET PURULENTE DU COEUR , l'influence de l'air); 3° quelques altérations par désorganisation plus par M. Bnicurrrau. où moins appréciables des élémens organiques ( opérés par des sub- Re | . | stances toxiques , gazeuses ou lignides }; 4° plusieurs altérations par On à recueilli déjà un certain nombre de cas où après la mort on simple solution dans le sérum, sans désorganisation des substances llavait trouvé dans l’une des cavités du cœur un caillot Gbrineux et rempli toxiques où non. à l'intérieur d'une matière purulente qui semblait évidemment s'y être Plusieurs fois ila analysé du sang malade par désorganisation d’un formée ; mais le plus souvent les sujets avant leur mort n'avaient offert ou de plusieurs de ses clémens, mais sans pouvoir remonter aux causes aucun symptôme qui püt étre ra à cette altération. Chez la femme de l'altération. Eofia , il dit avoir souris à des recherches étudiées le |4u fait le sujet de l'observation rapportée par M. Bricheteau et dont sang de suje:s atteints de typbus , de variole et d'autres maladies que |nous allons donner une brève analyse, il est au rs Lg de l'on pense étre produites par des miasmes, et sans ÿ rien noter d'anor- soupçonner ce rapport et ce fait mérite pour ce motif de fixer l'attenmal, pendant que des altérations de ce fluide que l’on croirait devoir |Hon. être accompagnées nécessairement d'un grand trouble dans les fonc-

tions, et qui sebleraient Re Un produites que par des CAUSES août 4834; elle est d'une constitution gréle , presque anémique, sujelte depuis graves , ont été remarquées chez des sujets à pere souffrans. Ainsi ; (long-temps aux étouffemens et aux palpitalions ; elle a de temps cn tempsles picds l'altération du sang indiquée par la couleur laitcuse du sérum , et qui l'eaflés et à été soignée déjà dans plasieurs hôpitaux, La respiration est très-difbcile, ne doit , d’après les recherches de MM. Dubson , Marcet ct Bostock, | #cctlérée ; elle est continuellement assise dans soa lit, et ne jeut dormir que la , de : sis À : PP: + tête soulevée par des orcillers, Les battemens du cœur sont sans impalsion , sans son apparence qu à une quantité anormale 4 e graisse, a ele FEnCONtrÉe Par | normaux ; le pouls est dépressible , peu développé , entre JU et 100 ; soi M. Denys chez un sujet affecté d'une péricardite aigue, puis chez un || modérée ; aphétit presque nl ; elle est restée dans cet état jusqu'au 5 septembre. individu qui n'avait qu'une dartre pustulense trés-légère. D'abord ill|bans la soirée , la respiration s'est de plas en plas emborrassée ; les batiemens dur q q pustu gère. D'ab sp :

avait été porté à attribuer ectte altération chez le premier sujet au |cœnr sobt devenus un peu tumaltueux , avec léger brut de soufflet après le pretrouble profond apporté à l'hématose par la péricardite ; mais chez le ||"#er bruit, et le malade est mort le lendemain matin à 8 beures. second, la même cause ne pouvait plus être invoquée. I faut donc attendre encore pour assigner des cmises certaines aux altérations du sang et pour chercher à éterminer leurs effets sur les fonctions , sur-] Anénue générale; seulement quelques sugillations cadavériques à ka partie pustout pour prononcer que la cause d'une maladie a frappé les organes |térieure du thorax ; peau fine, un pea luisante ; œdème dans Les flancs et aux mol-

- : léoles, par la voie des fluides. 7 Éganchement séreux transparent dans les deux cavités pleurales; les poumons M. Denis est amené insi à rapporter le fait suivant qui offre tropi}sont réduits et refoulés par le Buide; le gauche présente au milieu de sa fice anté- 'inéd pour que nou en prénins put, une one sys in nr Ra Parme dame de 2 + L 0 ; + * nn L que nous ne voyons pas SR Lu le rapport cuire les y pes ob- qui age à pas à l'incision mi àla pression. Le tissu y offre l'aspect de celui + servés pendant la vie el altération du sang trouvé après la mort. Mais | fois mais parait plus résistant lorsqu'on veut le déchirer, Elle est très-circonavant de songer à établir l'humorisme en dostrine, il faut recueillir les |srrite, et Las à auvune gradation entre ce tissu hépatisé et le tissu pulmonaire faits. sig et crépitaut qui l'entoure.

| Le p'ricarde contient un peu de sérouté citrine; le cœur est päle, Dasque, assez Ont. — 8. G.., âgé de 45 aus, garde-forcstier, souffrait dépuis trois années volumineux , affaissé en forme de giheciére ; les cavités droites n'offrent rien d'a du tœns, ruais il 1e souciait peu de s'en débarrasser, JL eprourait ane irritation normal ; le ventricule gauche est aussi grand que le droit; ses parois n'ont pas gastro-intcstinale, exaspérée souvent par des exces immoderés en vin,et qui a été plus d'épaisseur que celles de l'autre côte; les veatriculs mitrales sont dures , reconnue après la mort, dit M. Denys, par la teinte grise d'arduise qu'a offerte cattilagineuses ; nl résulte de leur adossement deux petites ouverlures chacune du l'estomac. d diamitre d'une plume à éenre, séparées l'uge de l'autre par Le teudou de la val Cet homme va à une demi-lieue de son village le 46 décembre au soir, et y ||vul: antérieure. En . mange abondemment et y boite même dans deux auberges avec des camarades L'ureilictte ganche, très-dilatée, pourrait admettre un gros œuf de poule ; ulle qui n'ont nullement été indisposes ; 11 retourne le soir chez lui, légèrement ivre, reufcrme du sing caillé noir et one espèce de champignon d'une couleur rouge prend encore quelque chose avant de se coucher et se lève le lendemain matin |{i* Litaute, et qui se dilate pendant qu'on enlève le cœur pour l'examiner plus faciaprès un excellent sammemeil, 1 part aussitôt en se plaignant de l'estomac pour un lement, Dans le point d'adhésion qui est la partie supéri are gauche de l'oresltette, rendez-vous, et Fit un quart de liene en courant, Ea arrivant il se plaint d'avoir la paroi de cette dernière présente quelques petites mnégalites d'incruslatiun AL éprouvé le long de la route de fréquens étourdissemens , de l'oppression, une vire ||sans autre altération ; ce champiguon à plus 1 un pouce de d amère ; al est creuse douleur à l'estomne et d'avoir été ohligé de s'appuyer plusieurs fois contre des ar d'unc grambe cavité centrale conuuumequant avec d'autres petites remplies d'un bres : alors il interrompit ses plaintes por dter sa blouse, et il tomba mont, liquide purulent de couleur feulle morte. Il est aplati dans son po nt d'adhésion ; la paroi y est un peu ramvlle ; partout ailleurs elle est dure et coriace,

Oes, — Une femme âgée de 28 ans, couturière, entre à l'hôpital Necker le 21

AuTorgié 24 nEUNES APRÈS LA MOAT.

avrOPat FAITE 4B HEURES APRÈS LA MONT,

pe | fe | , A quelle cause doit-en attribuer la formation de cette concrétion fi- Habitude générale. La raideur cadssérique quiz commencé très-tard dure {pe use? Sous quelle influence le pus qu'elle contenait s'y est-il formé ; encore ; le ventre est légèrement ballouné ; at p'y à aucune trace de violence ca - {|| | : dével il dus de térheure. où la suppuration se développe-t-elle constamment dans ces sortes de [polypes après un espace de temps donné ; et, dans vètte dernière kypo- : s + thèse, combien durt-il s'écouler de temps avant que la suppuration La poitrine et le ventre ouverts, on n'y aperçoit aucun iudice de lésion. Lak midi r ? Quels sonties m à ire mctabrsne interne des artères est plus colorée que d'ordinaire. Les veines caves |ICOHHNENCE à $€ FOFEET : “ar oyeus por s a prevenir la et toutes les fortes veines sont remplies d'au M | déponru de cuillots, brun [formation de ces cor,s libriveux et ceux que l'on pourrait employer rouge clair, chocolat au lait, ui peu foncé, demi-fluile, ur calmer les accidens qu'ils déterminent et même les faire disparaitre

8 p sir À Lu dre Ré L'estomae contient du gaz d'odeur cadaserense et denx où trois coillerées d'oa Î|les dissoudre pour ainsi dire ? Telles sont les questions qui se présenliquide lie de vin clair et muqueux. L'intestin gréle contient aussi un demi-litre|\tent à l'esprit après la lecture de ce fait où la mort a été, il est évident, rod os roro ns plutôt choco % Per 1, me de macosités. On accélérée par la formation de cette masse librineuse, Ces qustions s'en- PONT AU CNIRE Ve MAR RPR ONE re La , a. & FER chainent mutuellement, et la solution de l’une doit entrainer celle de Le song recueilli avec soin verdit le sirop de violet et ramène au bleu le papier rs autres, Elles réclament donc de nouveaux faits et de nouvelles

de tournesol rougi par un acide soumis à l'analyse clisique. Voir lus résultats ob- Lure tenus par À, Denis. . TECHerChes.

L'encéphèle et la aroclle épinière n'alffrent aucun altération.

796 GAZETTE MEDICALE og

” = CONCRÉTION FIBRINEUSE; RUPTURE DE DEUX COLON*ES cuannugs} # 2:000 fr. à M. Souberbielle pour les perfectionnemens qu'il a apportés à la

: M méthode sus-pubienne en lithotomie. € | pu cœur ; par M, Nicon. 5° 2,000 fr, à M. le docteur Ségalas pour son nouvel instrument de litbotritie

dit brise-pierre à pression et à percussion. « L'application de cet instrument , dit le rapport , a été faite avec snccès sur vingt-quatre malades , dant dix avaient plus de soixante ans, doure plus de soixante-dix , et deux étaient octogé- Da rés. »

Le ra fr. à M. Nicod à titre d'indemnité pour ses recherches les pre Ons.— En 1825, M, *** ayant éprouvé des palpitatiqns quiaze joues avant son | 42 Col de la vessie et du canal urétral. La commission à reconnu Eexitence de départ pour Là campagne, ea reviat peu de jours après daas un état de suffoeu cette pp a tion 1mmnente. , * À . 7° 4,500 fr. à titre d'encouragement à M. Costallxt pour ses recherches sur les Son pouls fut trouvé alors précipité et les hattemens du cœur forts et tumal- : gEmes ! : tueux. Une signée du bras faite presque immédiatement diminue l'étouffe- Ca de al Le les perfectionnemens qu'ou peat apporter à une méthode ment. "rt nn UE ’ à Le septième ou le buitième jour, les palpitations s'accrurent; il y eut un second À x 8 Cned dont te de ë. hi RE Le

accès de suffocation et la malade mourut le dixième jour. , À D: r ” : rt ; À l'autopsie, le ewœur parut plus volumineux que dans l'état naturel ; il conte. || °°Maus-ton a suivi d'année en année les expériences qai araient pour objet de con -

nait dans son oreillette gsuche une tumeur de forme ronde, lisse, coulear brun | on les effets de cette méthode ; elle regrette de ne pouvoir en annoncer Pefbchocolat, de 8 à 9 ligues de diamètre , et tout-à-fait mobile, crie N à Sr

L'orifice auricule-ventriculaire était ossifé dans plusieurs points de son con- -8 re fr. H g" pour les tentatives gap ang eee À pren four. Le ventricule gauche présentait la rupture de deux colonnes charnues du Leleby : pt . Pardon vo dodrus ni bride ie Ds cœur, éloignées l'une de l'autre , d'inégale longueur , et dont les deux extrémités “ * ue: . . rompues , h de couleur différente, expliquaient les dates de la rupture des deux 10° Une mention honorable 3 M. Félix Matin "nm les peiteneness arcès de suffocation extraordinaire. apportés à son instrument destiné à la ligature des polypes des fosses nasales.

Enba la commussion a mentionné honorablement :

1” Le nouvelle méthode de traitement des anévrismes externes de M. Philip de Londres , qui consiste à faire traverser por un Gi de soie la poche anévrismale :

2° Le mémoire de M. Scipion Pinel sur l'œdème cérébral êt son iraitement ;

$° Le nouveau traitement abortif et spécial des inflammations de la peau au moyen des frietions mercurielles, par M. Serres d'Aluis.

4° Le inémoire de M. Hicord sur l'emploi du même moyen contre ls érssipüles.

Pris relatifs au moyen de rendre un art où un métier moins insalubre,

4° Un prix de 8,000 fr. est décerné à M. Salmon pour le procédé à l'aide dn- il est parvenu à désinfecter immédistement les substances crganiques patri-

es. Dans trois fabriques établies à la plaine de Grenelle, à Bordeaux et à Gray

(Haute-Saône), M. Salmon fabrique le charbon désinfectant en ealcinant dans des cylindres de fonte la rase ou la boue provenant da dépôt des rivièrés, étangs oufossés, Cette boue renferme assez de matière organique pour fourair une pou

Les observations de ruptures des colonnes charnues du cœur dont Corvisart a cité le premier des exemples, sont assez rares pour que nous croyions devoir analyser rapidemeut Le fait suivant.

Dans ce cas, la concrétion fibrineuse ne s'était évidemment formée que dans les derniers temps de l'existence de la malade. 11 est bien à | regretter que l'observation n'offre pas plus de détails sur le phénomène de la suflocatien et les circonstances qui ont pu la précéder et l'occasio-| ner. En effet dans la plupart des observations recucillics jusqu'ici, la rupture des colonnes charnves du cœur à toujours pu être attribuée à une cause très-appréciable. Dans les trois cas rapportés ar Corvisart elle parait avoir été due à des efforts violens. Laëanec en a observé un exemple où il paraïtrait que cet accident aurait eu lieu par suite de l'ulecration de ces tendons; Bertin a vu aussi une rupture d’ue pilier dé-

terminée par de violentes quintes de toux. dre noire ahsorbante et désinfectante au degré re Pi LE 7 — La Revue médicale ne contient que des articles peu susceptibles | Le vieux terreau, après une calcination préalable , remplirait le même bat.

, sa à + 2° Uu pris de 5,000 fr. est accordé à M. Rougier, fabricant de soude à Sentéd analyse ; nous rendrons compte des cahiers d'octobre et de novembre |mes, A Marseilles , pour ue mppareil au svt en ce manufstiurier en mème temps. vient Féshalation dans l'air de la plas grande partie d'acide hydrochlorique formé dans la préparation de la sonde artificielle,

3° Une somme de 1,500 fr. est accordée à titre d'encouragement à M. Sochet, pour un four à Paris, chauffé à 11 houille . ét destiné à l'usage de la marine,

4" et 6° La commission pense que deux projets présentés , l'un par M. Périnet, k andre à l'hôtel royal des Invalides, et ayant pour objet la distillation de j l'eau de mer et Ja conservation de l'eau à bord des navires; l'autre par M. Bar. boite, et relatif à un nouveau moyen de retirer du fond de le mer tes navires coulés , méritent tous les deux que l'on fasse des expérivaces pour s'assurer de leur efficacité.

Une note de M. le docteur Gendria , sur l'emploi de l'acide sulfurique contre [a colique de plombs; des recherches de M. Julia de Fontenelle sue l'incertitude

Cette sésnce avait attiré un nombreux concours d'anditeurs , parmi lesquels on de-Mein : tre de M. : Me 3 ditiagosit lord Brougham assis à côté de M. Dapin ainé, M. £ qu e-Mein ; et un autre de M. Dcchensux sur l'emploi du chlorure de chaux con

lecture des pris ou encoursgemens décernés.

Ru LL TRAVAUX ACADÉMIQUES.

ACADÉMIE DES SCIENCES

SÉanCE PUNLIQUE ANNUELLE pt Ë Déctanrr.

decine.

La proclamation des prix décernés cette année a été suivie de la lecture de

PAIX MOXTATOX. programmes des prix proposés pour les snnées 1835 et 1836.

Prix de physiologie etpérimentale. La commission , composée de MM. Ma-| gendie, Doméril, Serres, Blainville et Mirbel, n'a pas cru devoir décerner le prix celle année ; mais elle a disposé de la somme qui est annuellement consacrée a ce prix de la manière suivante :

A M. Mol , de Berne, une médaille d'or de 560 fr. pour £es travaux d'anatomie végétale, et notamment pour ceux qui ont eu pour objet ls structure des palmiers et le tissu utriculoire ;

A M. Donné , 500 fr. comme encouragement à cominuer ses recherches expérimentales d'électro magnétisme appliquées à la physiologie humaine.

Prix de médecine et de chirurgie. La commission a eu cette année à examiner 57 pières embrassant les diverses branches de la médecine et de la chirurgie. Aueune ne lui a paru mériter le pris. Cependant plusicurs ont mérité présente. ment des réc nses où les encouragemens dont la liste suit.

4° 3,000 fr. { M. Le docteur Gensoul de Lyon pour son mémoire sur quelques | maladies gravés des 05 maxillaires supérieurs, et sur les procédés qui sont propres a es opérer La guérison.

2° 3,000 fr. à M, le docteur Bonsquet pour ses recherches expérimentales sur la saccine. Les principaux résultats de ce travail, constatés par les commmisai- | Pix à déverner aux auteurs des ouvrages où des découvertes juges le plus res, sont : 1° que l'application des ventouses sue les pustules vaccinales , au mo-llustes à l'art de guérir, où à ceux qui auront rendu un art où un métier ment où elles viennent d'être faites, ne porte ancun obstacle au dévelr ppement | moins imsalabre, (Prix Monthyon.) des pustules, malgré l'écoulement de sang dont cette application est suivie ; | L'Académie fait remarquer que lès pièces #dmises su concours n'auront droit 2° que le rires vacrin jonit de toutes ses propriétés au moment de son appari- | an pris qu'outant qu'elles comtienront une découverte + parfaiement Jétermilion, Cest-à-dire du quatrième au cinquième jour de son inoculation ; d'œur il noe, » Si la pièce a élé probuite par l'acteur , il devra indrquer La partie de son suit que lon pourrait au besoin prendre le virus dus boutons dès cette <poque , L'travail où celte découverte se trouve exprimée. Les ouvrages où méaures enau lieu d'attendre Le huitiènn ou le meuvième jour, comme on le fait et comme À +ovés pour ce coucours devront dre remix avant Le 1° owril 1885. où le recommande dans tôms les traités sur la vaccine ; $ calin, ce qui prouve! Prix de medecine. L'Académie avait mis au concours pour 1234 la question qu'au cinquième jour Pelfet préservatif des postules est opéré , c'est qu'après suivante : ; avour éteunt cxs puslules par La cautérisation, une nouvelle vaccient on est saus| x Déterminer quelles sant les altérations des organes dans les maladies désirésultat. gades sons Le nom de fièvres continues.

3 3,000 fe. à M. Mavor, chirurgien en chef de l'hôpital de Lausanne , Fours Quils sont Les rap, ris qui enistent enter Les symptômes de ces miladixs et $00 ouvrage intitule: D £0 : popaluire. * alicrat.ons obsei vées.

PRIS PROPOMÉS.

Grand prix des scicrces physiques pour (835, L'Académie rappelle qu'elle à proposé en 1833 la question suivante :

« Examiner si le mode de développement des tissus organiques chez les ami- » maux peut tre compare à la manière dont se développent les tissus des végé- » Kaux. »

Rappeler à cite occasion les divers systèmes des physiolozisies, répéter leurs expériences et voir jusqu'a quel point elles s'accordent avec les règles dn raisounement et les lois générales de l'organisation.

S'assurer surtout si les animaux d'an ordre inférieur se développent d'une 40 - ‘re mavière que ceux d'un ordre supérieur ; s'il existe aussi daas Î accroissement des scotylédones , monocotylédones et dicotylédones autant de diff-rences que l'ont cru quelques auteurs ; enGn si chez les dicotylédones il y a à La fois plusieurs modes d'accroissement.

Le prix cousisters en ne médaille d'or de La valeur de 3,000 fr.» Les mémoires devront étre remis au secrétariat svant le 1" avril 4855, terme de ri gueur, »

“ Josister sur les vues thérapeutiques qui se déduisent de ces rapports,

Le prix n'a pas lé décerné , mais le sujet ést resis au concours , d'après les motifsesposés dans Le rapport de la commussion , et dont nous donnons ici un extrait. .

« Para le graud nombre des pièces adressées, quatre inscrites sous les nuairos 2, 6, 8 et 12, ont para particulièrement d'gnes d'attention , et la commission a prosé un moment à part-ger ke prix entre deux des cogcurreas , et à mentionner honorahleent les deux autres,

Mais en considérant que, tout en traitant leur sujet avec un talent remarquable, soit daas l'exposition des fait<, soil dans leur rapprochement , les auteurs y ont cependant laissé des lacunis réritables : que, par exemple, les rapports qui existent entre les symptômes des fiévr.s et les lésions des organes, ainsi qu les vues thérapeutiques qui se déduiscot de ces rapports, out élé en général, sinon neégligés) du moms présentés d'une manière beaucoup trop superGcielle; que si ces parles de la question en sont justement Les points les plus difüciles , 5ls en #oiit aussi Les plus importans ét ceux qui réclament, dans l'interét de l'humanité, Les recherches les plus approfondies. |

La commission à decidé qu'il n'y avait pas Lieu à décerner cette aumée le prix de médecine de M. Movtbyon , question spéciale ; elle a l'honneur de proposrr à l'Académie de remettre La méme question au concours pour l'année 1836 , et en tuême temps de rétablir le prix à sa valeur primitive, c'est à-dire de le faire consister en une médaille d'or cle 10,000 fr,

Le prix consistera donc en ane médaille d'or de la valeur de dix mille francs. Les mémoires duvroat être remis, francs de port,au secrétariat de l'fnstitut, avant le 1° avril 1836. ) ne

Question de chérurgie. L'Académie avait proposé , comme sujet d'un prix à décerner en 14344, ba question suivante : -

“ Déterminer, par une série de faits et d'observations authentiques , quels sont les avantages et Les inconvéniens des moyens mécaniquis ct gymnastiques appliqués à la cure des difformilés du système osseux .n

Neuf pièces avaient été adressées , mais aucun des concurrens n'ayant mis la commission à postée de vérifier sur des personnes atteintes de difformités { ainsi que l'exigeaitle programme) l'exactitude des faits énouces dans les mémoires , seule manière de leur donner l'authenticité désirable . l'Académie s'est vue forcés de remettre ls question au cuscours pour l'année 1536.

Le rapport de la commission renf2:me plusieurs indications que nozs croyons devoir reproduire textucllenent , pour que les concurrens soient bien informes de ce que l'on demande; €'est :

4° La description générale et anatomique des principales difformités qui pruveat affecter la colonne rertébrale, le thorax, Le bassin et les membres ;

% Les causes connues où probables de ces infrmités, le mécanisme suivant lequel elles sont produites, ainsi que l'influence qu'elles exercent sur les fonctions et particulièrement sur La circulation du sang , la respiration , la digestion et les fonct ons du système nerveux ;

3° De d-signer d use manière précise celles qui peuvent être combattues avec espoir de saccès par l'emploi des moyens mécaniques ; celles qui doivent l'ëtre par d'autres moyens ; eofin cciles qu'il scrait inutile ou dangereux de soumettre à aucun genre de traitement ;

#° De faire connaitre avec soin les moyens mécaniques qui ont été employés jusqu'ici pour traiter les diflormités, soit du tronc, s6it des membres, en insistant davantage sur cenx auxquels la préférence doit être accordée.

La description de ces drraïers sera accompagnée de dessins détaillés ou de modiles, et leur maniire d'agir devra être démontrée sur des personnes aticintes de difformil: s.

Les con urrens devront aussi établir par des faits les améliorations obtenues par les moyens mécaniques non-sæulement sur Les os déformés, mais sur les autres organces et sur leurs fonctions , et en premuer lica sur le cœar , les poumons, les organes digestifs et le système nerveux,

Ils distimgueront para les cas qu'ils citeront , ceux dans Icsquels les améliorations ont persisté, ceux où elles n'ont été que temporair.s et cenx dans lesquels on a été obligé de susgwodre le traitement où d'y regoncer à ratson des ac- «idens plus où moins graves qui soul surrenus.

Eoln la réponse à la question devra mictire l'Académie dans le cas d'apprécier à sa juste valeur hr nd des moyens mécaniques proposés pour combattre el guérir Les diverses difformités de système osseux.

Le prix consiste en une médaille d'or de la valeur de dix mille fr. Les mémoires devront être reçus au secrétariat de l'Institut avant le premier avril 4886,

Pour ee prix comme pour tous les autres; les concurréns sont préveaus que l'4 codémte ne rendra auern des ouvriges qui auront cé envoyés au concours; mais les auteurs pourront en fire prendre des copies.

M. Arago à lu ensuite l'éloge de Wait; M, Flourens devait prononcer l'éluge de Covier; mais vu La longueur de Ja séance , ce dernier à été remis à une prochaine séance extraordinaire.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Hésncr où 2 oécemnar. — Présidence de M. Boulay.

M. Badson écrit qu'il a été induit en erreur et que M. Gardien vit enrore.

Le secrétaire de l'auiversité de Vienne (Autriche) cerit pour remercier l'Académie de l'envoi de ses mémoires et lui adresser en echange les Annales cle méidecine de la monarchie autrichienne {en allemand).

M. Blaodin se démet de sa candidature pour ls place de membre titulaire , et se porte candidat pour la place d'adjoint, M. Devergie ainé ct M. Bérard jeune se mettent également sur les rangs.

M. le présulent annonce que par décision da censeil d'administration , dans la prochaine séance On protédera au renouvellement annuel des comanssions par scrutin du list.

M. Rochuux preud la parole à l'occasion da procts-verbal. il a examiné la na-

ture de La tumeur présentée par M. Amussat, dont il avait obtenu ua morrean ,

et Le résultat de et examen est qu'il s'agit d'une hypertrophie des cellakes du'|l'aride arséuique. Lans toutes leurs expériences sur des chiens, ils araivot em

diploë deveaues molles et charaues, et remplies par du pus concret. M. Aruassat, en remerciant M. Rochous , fait observer qu'il avait émis nc opinion toute semblable ; a la vérité, M, Cruveihier, qui « aussi exatniné la tumeur, a cru y reconnaitre le caractère encépha'oide; mais M, Amussat de peut se ranger de cet avis. (V. cette observation à La C'orrespo:.dance med cule.)

MOUVELLES EXPÉRIENCES SUR LE TAITOXIDE DE FER HYDMATÉ COMMI CONTREroisOx DE L'AGIME AUSÉNIEUX , par MAL, Miquee et Souacinan.

M. Soussmanx donne lecture dé ce mémoire. Après avoir rappelé les expériences de M, Buasen et celles de M. Lesurur, et indiqué ce ph A laissaient d'incomplet, il passe à l'exposé de celles qu'il a tentées avec M, Miquel, Les expérivnces furent très variées.

1° Le 23 actobre dernier, ils adm nisteèrent à un chien de moyenne taille 24 grains d'arsenic blanc dans une certaine quantité d'esu. Des vomissemens violens savrents; Loude de fer liydraté fot donné; les vomissemens coatinuèrent, Le reste du jour, l'animal fut aserz triste; mais le lendemain il avait repris sa gailé , et deux jours à rs il était parfaitement remis.

À uo autrechivun, 19 grains d'acide arsinieux oceasiontrent de semblables vomissenmens ; loxide de fer donné dix minutes après ne les arrêta pas; mais dés l'après-midi du mime jour, le chien se portait bien,

On voit tout ce qu'on peut reprocher à ces expériences, Les nombreux vomi:semcas ont pu déterm ner l'évacuation du poison d'une manière assez complète pour que l'action du trituxide de fer ait été inatile ; voilà ce qui a déjà été dit ; toutefois il importait de ke démontrer par le fait.

2° En conséquence, à trois chiens de taille movenne on sdministra d'assez fortes doses, et à l'un d'eux jusqu'à 18 grains d'acide srsénieux. Des vomiscemens et des selles ropienses survisrent plus où moins promptement ; dès l' -midi , les chiens étaient rétablis, sauf quelques accidens de superpurgation qui persislaut cacore.

La conséquence naturelle était que nulle expérience ne prouverait ls valeur du contre-/vison qu'autant que l'esophage aurait été lié. De là de nouvelles séries d'exprrienres , dans lesquelles les auteurs furent aidés par M. Nonat, plus habitué aux viviscclions,

8° Pour s'assurer d'abord des eflets de l'opération en elle-même , on lia l'aso.

bage à un chien barbet oprès lai avoir donné à manger, L'animal succombs 7# heures après.

4" On doova à deux chiens les doses atcoutumées d'acide arsénienx , puis un leur La l'œsophage ; l'un mourut deux heures , l'autre deux heures et demie après l'ingestion du posson.

Par ces deux sortes d'expériences, on avait ainsi deux termes de comparaison : l'uu constatant bes ets de l'opération seule, l'autre les eflets du poison retenu par la ligature de l'œæsophage.

* On adminsstra à an chien 42 grains d'acide arsénieux , pais on lui Gt preudre une suflisante quantité de tritoxue de fer hydraté , et enGa on lia l'œsophage. Les premiers effels du poison se mauifestèrent d'abord; mais au bout de trois heures tous araient disparu, Au bout de 24 heures, on cnleva la ligature ; le chico vécut jusqu'au six ème jour.

Sar deux camiches auxquels on avait donné 18 grains d'acide arsénieux , Je tritoxide administré en méme temys et l'assophage lié , on vit de mime Les symptàmes de l'empoisonnement disparaitre; l'un des chièns vécut 72 heures et l'autre 83 heures après l'opération,

Ces dernières expériences ge laisent donc plas le moindre doute, puisque deux des chiens ont vécu tout autant que celui suquel on n'avait fait que Lier l'œsophage sens l'empoisonner , et que le troisième à survécu bico plus long-temps mime.

Les éuergiques cflets du lritoxide de fer hydraté ainsi démontrés lorsqu'on l'administre immédiatement , il restait à rechercher sa valeur lorsqu'on ne de donne qu'à une certaine distance de l'ingestion du poison.

6" On doons 3 un petit chien 8 grains d'acide arséaieux ; l'oxide de fer ne fut donné qu'au bout de deux heures et demie ; une detni-heu ce après l'animal avait succutulé,

On aministra l'acide arsénieux à un chien de forte taille , pus on Jui ia l'œsophuge, ct une heure après seulement où administrs le contre-poison ; le chien vécut Y0 heures.

Même expérience foite sur on chien épagneul avec 8 grains d'acide arsénieax ; il suevécut 24 heures. Ua chien barhet en prit 12 grains et ne suecomba qu'après 48 heuris,

On voit donc que les effets ont été divers suivant ls taille et la force des individas, ce qui empêche d'établir des principes Gres ct certains ; mais on voit que chez la plupart de ces chiens l'adamanstration da tritoside de fer une heure après a de besuvcoup dimivué les acculens du poison et prolongé la vie de l'anisal ; chez l'un d'eux enûn , le poison semble avoir été complétement neutralisé, puissis vécu même davantage que celui auquel on n'avait fait que la ligature simple.

Mais un fait bien important à établir, c'est que Le trtovide de fre n'agit pas avec la méme énrrgie dans toutes les cirronsiances. Aïasi, quand l'acide arsénieux et mêlé avec des snbstances grasses, le tritoxide de fer diminue b'en les aceidens dé l'empoisonnement , mais ue les arr te pas cumpleiement.

7° On donna à un chien barhet 12 grains d'arseuie mélés à de 11 graisse ; ualgré l'sdministration du trtoxide, il suecomba 24 heures après, Un caniche qu avait pris {8 grains d'arsenie ne vécut que Sû heures, I semble que le tritoxide de fer hydraté n'agit que sur la couche extérieure de l'acide arsenicux , mélangé ainsi avec la graisse ; et quand l'arsénite de (er formé par leur combinaison et l'ouide resté en substance, ont passé dans Les intestins, l'acide arsnieux demeuré plus long temps dans l'estomac agit slors sans rencontrer d'obstacles.

MM, Miquel et Souboiran ont aussi expérimenté que si l'an met le tritovide de fer hydraté ea contact avec l'acide arsénieax dans une abondante quintité d'eau , la décomposition est t:ès-rapide ; tandis qu'elle se fait bien plus lentement lorsque Les deux substances ne sont qu'à l'état de bouillie epaisse. Enfin , il impartait de précier quelle quantité de tritoxide était nécessaire pour s'emparer de tout

ploré dose parties de tritoxide pour une partie d'aride. En faisant réagir ces deux quantités Tone sur l'autre dans une grande quantité d'eau, la décomposition est en effet complète, À quantité égale ou pen supérieure da tritoride, 1 reste ile l'acide arsénieux en substance: il faut arriver à cinq parties contre une pour opérer totalement La décomposition de l'acide.

M Soubriran indique ensuite une manière simpliGée d'obtenie le tritovide de fer bydesté, substance que tous les pharmaciens, ajoutr-1-t, devront désormais avoir dans leurs officines. Enfin, il résame en peu de mots les conclusions de ce mémoire ; Les plus essentielles sont que le iritoxide de fer est un excellent con. trepaison de l'acide arsénieux; mais que pes en obtenir Le plus d'avantages possible . il fout le donner en excès , étendu d’eau , et Le plus 11 possible après l'ingestion du poison.

M, Lx PnésioexT annonce que ce mémoire sera renvoyé au comité de pablication ; mais sur l'observation de M. Dousquet , il ajoute que s'il était publié dans les journaux autrement que par de très-courts extraits , il ne pourrait plus être inséré dans les fascieules de l'Académie.

M. Roux termine Les communications qu'il aralt à faire sur son voyage en Ita. lie, Nous les donnerons dans toute lenr étendue dans notre prochain numéro.

À quatre heures et demie, l'Académie se forme en comité secret pour entendre un rapport sur les titres des candidats à la place de membre Utulaire.

CORRESPONDANCE MEDICALE

DÉGÉNÉRESCEXCE SINGULIÈRE DU TISSU OSSEUX DANS LES OS DE LA FACE ET DU CRane; observation communi-

La dtire mère était prétqué partout saine; cependant dans la fosse temporale gauche elle semblait transformée elle-même va cellales éontenant une matière de méme apparence que les os. De semblables cellules soutevsient ea plusieurs points li muqueuse nasale , eu sorte que l'affection , originairement déclarée dans les 04, semblait avoir fni par se répandre dans les parties molles voisines,

Les organes dé la poitrine étasent sains et ne présentaient pas un seul tabercale. Les organes de l'abdomen ne présentaient également aucune altération . L'utérus seulement offrait plusieurs tumeurs fbreuses; l'an des ovaires contenait mer masse blanchätre , adipo-cireuse par sa consistance , qui était analogue à du suif,

La colonne vertébrale présentait ane double conrhure latérale très-forte.

Un morceau de la substance du frantal ayant été mis dans l'eau chaude et pretsuré , toute la matière conteuue dans les aivéoles fut dissoute , ct il ne resta qu'un tissu spongieux à mailles assez serrées, Cetle matière fut totalement dissoute sans former d'yeux ; l'eau de «avon donna le même résultat.

Sournise à l'analyse par M, Boutia-Limousincau, aide de M, Gay-Lussac , elle présenta les mêmes élémens que le caséum,

Les réflexions que fait naître cette observation sont d'abord relatives à la difficulté du diagnostic, Quel est en effet celui que l'on devait porter dans ce cas ? l'expérience n’est pas là pour nous éclairer. M, Amussat ne croit pas qu'on ait observé on du moins décrit une altération semblable. Ï1 semble que l'affection ait consisté dans une hypertrophie des cellules du diploë, avec ramollissement et absorption des particules terreuses de l'os, puis dépôt de pus concret dans ces cellules,

L'opération fut tout-à-fait insuffisante contre les progrès du mal que l'on croyait être un polype. Dans un cas pareil M. Amussat pense qu'il

que à l’Académie royale de médecine dans sa séance|| faut s'abstenir de toute opération, à moins que la maladie ne soit tout

u ? septembre 1834, par M. Amussar.

Ozs. — Mademoiselle Phi. , dont il est question, était tourmentée depuis sa jeunesse par une migraine des plus intenses. Des revers de fortune la forcèrent de s'occuper de peinture et de musique; elle travaillait habituellement dix-huit heures par jour. À 42 ans, ses maux de tête se changèrent en douleurs aiguës , dont la racine du nez était le siége pr elle s'aperçut auisi à cette époque que son er s'élargissait et écartat Les deux yeux. Malgré sts souffrances contivues, mademoiselle Pbl... continua ses travaux A 52 ans , elle s'occupa d'un grand tableau qu'elle avait promis pour une époque fxe, et fat obligée d'y travailler avec beaucoup d'assiduité ; elle ve put le faire cependant qu' à ayant continuellement le front couvert de compresses d'eau froide ou rinaigrée ; sans cila, sa vuc était trouble, . |

A cette époque, l'écartement de ses yeux angmenta d'une manière sensible ; une petite tumeur souleva la pen entre les deux sourcils, obstrua la narioe gauche, et Bt en peu de temps de tels progrès que Le front prit un développement extraordinaire. Les médecins consultés craignant d'avoir affaire à une «xostose d'origine syphilitique, prescrivirent des mercuriux sous toutes les formes , qui ne produisirent aucun eflet. Une consultation , à laquelle prirent part MM. Larrey, Rostan, Emery, eut lieu, et on s'accorda à penser qu'on avait affaire à un 2 des sinus frontaux ; ce qui contribua surtout à accréditer cette opinion, c'est qu'on voyait dans la marine mr une masse charnue d'apparegce polypeuse , et qu'on entendait sur Le front un bruissement qui indiqaut une commupication avec les fosses nasales ; on ué put jamais apercevoir la moindre trace de battement dans la tumeur. | ee

L'opération ayant été décidée, M, Atnnssat la pratique devsnt MM. Girardin , Garnot et plusieurs autres médecins, ke 23 novembre 4933; il Gt une incision cruciale sur le front et traversa avec le bistouri une croûte osseuse d'un pouce d'épaisseur, formée par des miliers de petites granulations d'apparence graisseuse renfermécs dans un tissu aréolaire. La ise qu'eacita la vue de cette tumeur d'apparence nouvelle fut partagée par tous les assistans. M. Amussat cu excisa une grande portion; il artiva jusqu'à la dure-mère , qu'il reconuut aux battemens du cerveau ; il ue crat pas devoir aller plus loin, parce que le mal avait de d racines et que la malade avait u beaucoup de sang. Aa bout de deux mois, la plaie était Lout-à-fait cicatrisée ; la malade se crut guéri; mais la tumeur reprit un grand développement malgré les moyens accessoires que l'on employa , et quoique M. Amussat excisit de temps en temps des excroissances charnues.

inq où six mois après l'opération, mademoiselle Phil. perdit l'œil droit , et ot les deux derniers mois de sa vie elle voyait à peine de l'œil gauche ; son intelligence s'affaiblit | la mémoire s'altéra beaucoup , et le 23 novembre 4834, mademoiselle Phl.…, après avoir diné comme de coutume, mourut sans ago-

nice Elle fut ouverte le lendemain en tier ; une incision cruciale ayant été fa | séqua les lambeaux , puis On scia verticalement le crâne, ce qui la partie postérieure sr v boite osseuse, ca laissant sur le rties qui étaient malades. k ; Fi cvs était à l'état normal , excepté les lobes antérieurs , qui présentaient un léger ramollissement ; l'extrémité de ces lobes qui était en rapport avec la tu: meur élait convertie en bouillie. On fendit verticalement là tumeur; le scalpe divisa facilement la partie antérieure du crâne et la face jusqu'a l'opophyse transverse de l'os maxillaire supérieur ; on observa alors un développement considérable du front qui offrait 2 à 3 pouces d'épaisseur , accompagné d'un très-graud ramollissement, Cet os présentsit une multitude de petites cellules remplies d'une matière jauvâtre ayant F aux alvéoles d'un goteau de miel, où mieux encore aux cellules que présente une grenade coupée verticalement, L'ethmoide avait subi la même transformation ; les autres os de la face avaient presque lous éprouvé une certaine altération, Les deux rochers avaient subi un ramollissement de méme nature. Le nerf optique gauche semblait se perdre dans la tumeur ; tunis ue dissection attentrre mogira qu'il se coulinuait jusqu'à l'ail,

résence de MM. Girardio, Emery, Dumou- ; faite à la partie supérieure de la tête, on disermit d'enlever devant toutes les

LT ne

à-fait circonscrite.

BIBLIOGRAPHIE

RAPPORT SUR LA MARCHE ET LES EFFETS DU CHOLÉRA- MOnBuS Dans panis et les communes rurales du département de la Seine, par la commission nommée avec l'approbation de le ministre du commerce, par MM. les préfets de la Seine et de police. — Imprimerie royale. Paris, 4854.

Oo pourrait se pes avec quelque apparence de raison, de la publication tardive de ce rapport. Deux années se sont écoulées depuis que le choléra à cessé ses ravages parmi nous , ct on dirait que la commission nommée par le gouvernement 2 eu à peine le temps de réun r tous les matériaux qui devaient entrer dans la composition de son rapport. Cependant , quelque justes que paraissent ces réflexions , on concevra que ce retard était presque inévitable, par la multiplicité des recherches qu'elle a été er de faire et par le caractère d'authenticité que devait avoir son travail. D'ailleurs , lors même que ce retard serait

‘entièrement l'effet de la volonté des commissaires, loin de leur adres e :

des reproches, nous leur en saurions gré, au contraire ; si le volume eût paru immédiatement après la cessation du choléra , au milieu des brochures sans nombre pobliées à cette époque , il v’eût produit aucun effet, eteût été oubliéen même temps que la plupart d'entre elles.

Nous ne prétendons pourtant pas er. bui il doive produire un effet merveilleux et jeter une vive lumiere sur toutes les parties de l'étude du choléra; mais nous sommes oublieux ; et il est bon de trouver l'occasion de rappeler de temps en temps l'attention sur ua sujet aussi grave, Car il faut espérer que quand enfin on aura recualii un nombre considérable de faits, on pourra mettre à découvert quelquesunes des lois mystérieuses qui règlent la marche de cette maladie et ont échappé jusqu'ici à toutes les investigations.

Nous rappellerons en peu de morts duns quelles circonstances fut nommée la commission à laquelle nous devons ce rapport.

Peu de temps après l'invasion du choléra à Paris, le nombre des cas devint tellement considérable dans les divers quartiers que les rapports particuliers se trouvaient trop souvent en contradiction , et n'emn-

ssaient qu'un trop petit nombre de faits; l'administration, qui possédait des documens précieux, des matériaux sans nombre sur quelquesunes des circonstances les plus importantes, sentit la nécessité de recueillir ces immenses richesses ; et, pour qu'elles fussent coordonnées et

aspect de pus concret , et aualogue par leur arrangement|| mises au jour, elle nomma une commission composée de dix membres ,

parmi lesquels nous regrettons de ne trouver que trois medecins (1).

{4) Les membres de cette commission étaient MM. Benoiston de Chateaaneuf , de l'Académie des sciences morales et politiques ; Cbevallier, chimiste; Dxraus,

Dès le commencement, la peur avait exagéré beaucoup de faits; le trouble des premiers momens en avait laissé perdre beaucoup d'autres ; il à fallu les rétablir. Une multitude de demandes, de recherches , de vérifications étaient nécessaires; mais comme ce travail pe se compose que de documens matériels, pour ainsi dire, de faits où l'interprétation estinutile, et où le résultat numérique a seul quelque valeur , 1l n'est pas douteux que les nombreuses investigations auxquelles s'est livrée la commission n'offrent tout le degré d'exactitude que l'on a le droit d'en attendre. ;

Cependant on ne peut espérer de trouver dans le travail de la commission des recherches médicales proprement dites ; son but n’était point d'éclaircir les questions importantes qui partagent les médecins sur la nature , l'origine et une foule d'autres pornts de l'étude de cette maladie ; sa composition ne le lui aurait pas permis, et les matériaux que l'administration pouvait lui fournir, auraient été complétement insuffisans. Elle s'est bornée seulement à recueillir les documens relatifs à l'invasion et à la marche du choléra dans Paris et le département de la Seine.

Les opinions les plus différentes régnaient relativement à l'influence des divers genres d'insalubrité sur la propagation du choléra, sur celle des différentes classes, des professions, des âges , du sexe même ; toutes questions qui pouvaient être résolues par les recherches de la commission. Nous allons faire connaître les résultats auxquels elle est arrivée, en donnant une analyse rapide de son travail, qui est partagé en douze chapitres. |

s deux premiers sur les précautions prises pe l'administration avant l'invasion du choléra et sur l’état sanitaire de la ville de Paris, à cette époque, sont pen importans. La seule conclusion rationnelle que l'on puisse en ticer c’est que l'on n'avait encore à cette époque aucune potion exacte en France sur la manière dont se propage une maladie qui depuis 15 ans avait visité successivement la plus grande partie du globe , et qui depuis plus d'un an nous menaçait de plusieurs côtés.

Quel eût été l'effroi général si à l'époque de l'invasion du choléra on eût connu les embarras et la triste position de la capitale ? Quel secours pouvait-on attendre de l'administration a. tous ses efforts suffisaient à peine pour faire disparaître les restes des victimes que le fléau avait fra ; alors qu'elle s'est vue sur le À d’être obligée de laisser les mr LE au milieu des vivans, faute de moyens de transport et par le refus des ouvriers fossoyeurs qui ne voulaient plus ni ouvrir de nouvelles fosses, ni toucher les eercueils dont ils croyaient voir sortir pour eux la contagion et la mort,

Une question qui a été vivement disputée et sur laquelle les recherches de la commission ue doivent laisser aucun doute , c'est le nombre des victimes du choléra dans la capitale, Ce nombre a été, comme on le sait, singulièrement exagéré. ee à de personnes ne craignent pas d'affirmer avec confiance qu'il ne s'élève pas à moins de quarante ou de cinquante mille; les plus modérés croient être exacts en l’évaluant à trente ; et cependant d'après les recherches de la commission le poinbre des cholériques décédés depuis le mois de mars 1833 jusqu'au mois de septembre de la mème année, n'est que de 18,402. Les détails dans lesquels elle entre à cette occasion ne doivent laisser aucun doute sur l'exactitude de ce chiffre, quiest au-dessous de tout ceux donces par simple approximation,

I est difficile d'étudier à Paris l'influence des sexes sur la mortalité d'une maladie : pour que ces recherches méritassent quelques croyance, il faudrait que les individus des deux sexes fussent en égal nombre, ou au moins dans un rapport Ke rit d'établir une proportion ; or, on sait qu'à Paris le nombre des individus des deux sexes varie considérablement suivant une for:le de circonstances extrêmement variables , tels que les besoins de l'industrie, l'appel des travaux publics et particuliers, l'ouverture des écoles, ete.

Cependant il est à remarquer qu'au cowmencement de l'épidémie, on vit succomber plus d'hommes que de femmes ; pee 5 avril la

roportion fut de trois des premiers contre deux des es ; mais

jentôt cet excédant diminua graduellement, et l'on compta depuis la moitié d'avril jusqu'au 10 mai ua peu plus de femmes que d'hommes. Ceux-ci redevinrent ensuite les plusnombreux, et d'autant plus que l'é-

idémie approchait de sa fin,en sorte que le moisde vitse réta Blir entre les deux sexes, la même différence que l'on avait obserrée au commencement d'avril. Jusqu'à quel point ces variations pourraient. être expliquées par la différence dans l'émigration des sujets de différens sexes, c'est ce que nous ne pouvons determiner.

Millot, Parent-Duchätelet, D.-M.; Petit, D.-M.; Pontonnier ; Trébachel ; Vil- 1 rmé, D.-M.; Villot {c'est M. Villot , chef de l'état civil et de La statistique à la préfecture du département, qui a été chargé de la rédaction.}.

L'influence de l'âge sur la mortalité du choléra étudiée sur un chifre aussi considérable, devait offrir de l'intérêt ; mais pour arriver à un ré. sultat vraiment utile ce n'est pas tant le nombre absolu de tous les sujets qui ont succombé aux divers âges que le rappert de ce même nom-

re avec la population de chaque âge qu'il était important d'obtenir. Voici les résultats donnés par La commission.

Sar 190 individus au-dessous de 5 ans, 24 67 soul morts. — de Sansà 15, 5 67 — de 15 ans à 0, 4 72 — de 40 ans à 60, 27 65 — de 60 ans à 100, 63 75

A l'époque de l'invasion du choléra il n'était bruit que de morts su. bites, que d'individus frappés mortellement au milieu des rues, ou surpris dans les occupations habituelles de la vie. On avait beaucoup exagéré sous ce rapport la vérité déjà assez hideuse par elle-mème. Aussi sur #907 individus sur lesquels la commission à pu se procurer à cet égard des renstignemens exacts, elle a trouvé que

204 ont vécu d'une heure à six, 615 de six à douxe, 1,565 de doure à vingt-quatre,

823 d'un jour à deux.

884 de deux jours à quatre.

615 de quatre à huit.

183 de liuit à quiose,

19 de quinze à 20,

Il paraîtrait d'après les recherches de la commission que la durée de la maladie n'aurait offert que peu de différences suivant l'âge des sujets qui en étaient affectés; enlo, si l'on s'en rapportait à des observations faitessur mille individus seulement, ilenrésulterait que dans le mois d'avril les malades succombuient dans l'espace de Gr heures {terme moyen), et dans le mois de juillet on pendant la récrudescence au bout de 43 heures, tandis que pendant les moisde mai, juin, aoûtet septembre, sa duréemoyenne était de trois jours et demi (84 heures); c'est qu'alors l'épidémie avait perdu beaucoup de sa violence, non-seulement sous le rap-

rt du nombre des individus qu'elle frappait, mais encore sous le point

e vue de son intensité chez chaque sujet ; car nous savons qu'en mème temps que la durée de la maladie se prolongeait, elle faisait aussi un moindre nombre de vietimes,

Nous citerons eucore un fait qui offre beanconup d'intérêt sous le même rapport et sur lequel nous aimons à croire que les reuscignemens fournis par la commission sont dignes de toute confiance; c'est que dans Les quartiers de la ville de Paris qui avaient été attaqués les derniers , l'époque de la plus forte mortalité fut retardée comme l'avait été pour eux Pelle de l'invasion; ainsi chaque arrondissement a présenté un tableau complet de la maladie , et l'on retrouve la mème marche dans les communes rurales.

Nous ne saurions admettre comme démontré, ainsi que le suppose la commission, que les maladies épidémiques trouvent le plus souvent leur source dans les phénomènes météorologiques, ce NOUS pene sons avec elle que l'étude de ces phénomenes ne doit point être sé dans l’histoire d'une épidémie et nous transcrivons la conclusion pale a placée à la fo de son cinquième chapitre, savoir : que toutes les re. cherches qu'elle à pu faire lui ont démontré qu'à Paris, quel qu'ait été le degré de température et Ja direction des vents, le a ne paraît pas y avoir trouvé une cause de relâche ou d'acuvité, et que son mode d'action a été tout-à-fait indépendant des variations de l'aumosphère.

Quels que fussent les détails dans lesquels nous ions entrer, il nous serait impossible d'exposer les recherches faites par les commissaires pour étudier l'influence qu'auraient pu avoir sur la mortalité du choléra les différentes expositions, l'élévation du terrain, et l'humidité du sol ; il nous suffira de dire qu'ici encore les résultats obtenus ont été nuls, Cependant, pour donner ae ré idée des recherches qu'elle a dû faire et des causes À pot qu'elle a dû éviter, nous citerons le résultat qu'elle avait obtenu de la eomparaison des chambres à coucher exposées au sud et an nord, avec celles des autres directions. Partout elle trouvait l'exposition au midi plus funeste que les autres, Le fait paraissait positif, incontestable ; Le FREE une seule observation suffisait pour les détruire; il était possible que par goût, par une sorte d’instinct, ou pour toute autre raison, il y eût à Paris plus de chambres à coucher au midi etau nord, qu'à l’est et à l'ouest. Cette disposition, si elle existait, expliquait le grand nombre de décès observés dans ces ex-

tions. Des recherches furent faites, et elles prouvérent que cet excédu de mortalité, | oind'être la conséquence d’anciensphénomènes physirs était le résultat simple de la convenance ou de l'arrangement des

ieux.

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Nous ne nous arrêterons pas sur l'influence de la densité dela population , relativement à la mortalité du choléra : il résulte évidemment des recherches de la commission , que la densité de la population est nne circonstance défavorable ; mais qu'elle exige, pour exercer son influence fâcheuse, d'autres circonstances qui sont restées inconnues.

Ua grand nombre de pages sont consacrées à l'influence des professions, et Le seul résultat qui en ressort, c'est qne l'exercice des professions à l’abri des intempéries de l'air parait avoir été favorable , tandis que celles qui ne jouissaient pas de cet avantage, ont été plus maltraitées. Nous trouvons cependant à la fin de ce chapitre (le huitième}, un fait qui est encore peu conan : il a rapport à l'influence des vives émotions de l'ame, qu'on avait représentées comme pouvant aggraver l'état des malades, et même liâter la propagation de la maladie. La commission a soigneusement suivi la marche du choléra dans les lieux mêmes qui furent le théâtre des funestes événemens des 5 et 6 juin , et elle n'a observé à cette époque aucun accroissement de la DA Ts ni des déces dans les maisons de la rue et du cloître St-Méry. Ce n’est qu’à dater du 18 juio, c'est-à-dire douze jours après , que les premiers signes de la recrudescence commencèrent à se montrer.

I ÿ a plus : les décès qui eurent lieu alors dans les maisons de la rue et du cloître Saint-Méry furent séparés par d'assez longs intervalles, et si les violens désordres auxquels le quartier fut en proie pendant les journées de juin eussent ranimé l'énergie da mal parmi les habitans , il n'eût point mis dans sa violence tant de lenteur à les frapper.

Les recherches sur la mortalité des prisons et sur celle de la population militaire de la capitale ve nous apprennent rien de nouveau ; elles ne font que confirmer ce que nous savions sur la triste différence que l'on a observée sous cc rapportentre notre capitaleet celle detons les autres états de l'Europe qui ont été visitées par le choléra. A Paris, sur une garnison de 35,000 hommes , 811 suecombent; à Berlin, on à compté 35 morts seulement sur 12,000 hommes.

Le chapitre dont la lecture nous à offert le plus d'intérét est celui où les commissaires examinent quelle a été l'influence des établissemens réputés insalubres sur le choléra. «Cet examen , disent-ils, a confirmé que partout le choléra s'est joué des prévisions humaines; que partout il a donné un démenti aux opinions généralement reçues , et mis en question ce qui paraissait le plus solidement établi ; c'est souvent Pa a villages les plus salubres et les mieux disposés qu'il s’est plu à exerctr ses ravages , landis qu'il à laissé à peine quelques traces dans des localités que l'on signalait comme des foyers d'infection et la source de toutes les maladies. » Une foule de faits cités à l'appui de cette assertion sont à la fois la preuve, et des nombreuses erreurs qui règnent genéralement dans la mamière dont on considère la salubrité, el de la nécessité de mettre cette partie de l'hygiène publique au niveau des autres parties des sciences physiques, auxquelles elle appartient plus peut-être qu'à la médecine proprement dite.

Tel est le résumé du travail de la commission. On trouve à la suite une foule de tableaux et de cartes qui seraient déplacés dans tout autre travail, mais qui ont paru indispensables dans un ouvrage de ce geure, publié par l'autorité et conséquemment devant offrir toute l'authenticité désirable et la preuve matérielle de tous les faits avancés dans le texte. Sans doute ce grns volume in-4”, résultat des recherches de plusieurs hommes capables, et dont quelques-uns sont conaus par des travaux d’un ordre élevé dans les sciences médicales , ne contient qu'un petit nombre de faits positifs ; mais en revanche , on y trouve beaucoup de documenus négatifs qui portent aussi leur instruction. Aux yeux du philosophe, ces documens, pour être négatifs, n’en possèdent pas moins d'importance, quand surtout on à vu tant d'hommes entrainés, soit par légèreté, soit par de honteux calculs , vanter des découvertes positives qui se sont évanouies aussitôt qu'on a voulu aller sériensement à leur recherche.

SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M. THOURET-NOROT

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