‹ Gazette médicale de ParisChapitre 382 sur 394 · HOPITAUX · texte numérisé non relu

HOPITAUX

NEVUE DES CLINIQUES MÉDICALES DE L'HÔTEL-DIEU DE Paris, pendant les mois d'octobre et novembre.

Si nous jetons un coup d'œil rapide sur les maladies qui se sont pré-|

sepiées à notre examen pendant ces deux derniers mois, nous serons surpris de leur nombre , et nous aurons à déplorer leur effrayante mortalité, Parii les affections aiguës, les pneumonies et les Gièvres typhoï-

des ont fait le plus de victimes; plusieurs des malades qui en étaient at-| dans les | 295 lecteurs,

teints avaient offert dès le début de leur affection nne gravité symptômes ne laissant aucane apparence de salut. Il y à eu aussi deux suicides dans les salles de l'Hôtel-Dicu. Le premier à mentionner est celui d'un sergent de ville en proie à une pleuro-pneumonie très-intense. Les signes caractéristiques . cette affection étaient trop tranchés pour mettre en doute soû existence, Une matité percevable dans les deux tiers inférieurs de la poitrine, était l'un des iudices de l'hépatisavon pulmonaire, Mais tout à coup la poitrine rendit un son sonore dans jes points où la veille 1! était obscur, Pour explication plausible de ce

Ons.— Une jeane femme entre à l'Hôtel Dien dans la salle Saint-Larare ; après s'être alitée, on s'aperçoit qu'elle s'agite violemment sous ses couvertures ; les servans acrourent et trouvent la malade prête à s'asphyxier su moyen d'un mouchoir qu'elle avait noué et qu'elle serrait fortement à son col. Quoiqu'elle eût échoué et sans doute beaucoup souffert dans ceite première tentative, elle trompa de nouveau la nigilance de ceux qui l'entouraient, et dans une seconde manœuvre du méme genre, elle mit fin à ses jours. La nécropse de cette femme montes toutes les lésions cadarériques qui suivent les asphyxies par pendason.

Dans la méme salle nous avons vu nae malade qui avait cherché à

labréger son existence cn avalant de l'acide sulfurique. Mais, soit que {cet agent chimique füt à un faible degré

de concentration, soit qu'il n'ait été avale qu'en minime quantité , soit enfin que les soins administrés avec empressement à crite femme eussent prévenu les effets incendiaires de cet acide , toujours est-il que des désordres inflammatoires peu graves furent la conséquence de son ingestion dans le tube digestif, La magnésie calcinée fut employée avec efficacité ; c’est sans contredit un moyen excellent pour neutraliser l’action de ce caustique.

a second cas d'empoisonnement volontaire est digne de l'intérèt de sous le double rapport de l'anatomie pathulogique et de la

médecine légale.

Ons. — Un malade est transporté Le 46 décembre, à dix heures du soir, à

| l'Hôtel-Dieu. Il avait avalé de l'acide sulfurique pour mettre fin à ses jours. Au jmilien de la nuit, il cesse de vivre, L'antopsie, pratiquée quelque temps

après, découvre les désordres suivans. Pa:tout où l'acide sulfurique s'est trouvé en contact avec la muqueuse, il a produit des altérations plus où moins profondes. À l'estomac, la muqueuse est soulevé par des inégalités boirâtres €

d'une cousistance remarquable ; ses bosselures sont formées par le sang épancht dans le tissu cellulaire sous-jacent et concrété par l'action ÿ l'acide sulfurique

A auLE © 2, “ — TuaiTé COMPLET DE L'ART DES ACCOUCHEMENS, Où tocologie théorique

été arcordé, aux membres du corps médical pendant le cours de evtte année. Ils attémdent encoce , pour récompease de leur sèle , qu'on veuille biva leur donner une loi médivale, les evempter de la patente , et les dispenser du service de la

garde nationale,

Si ce résumé n'était déjà surchargé de choses et de noms, nous mc krions encore , comme évéoemens utiles à noter peadant l'année 1844, la publication de la médecine pittoresque , retentissement, dans la médecine, du ” de noire époque pour: es imoges; lexporition de l'industrie médicsle, nouveau débouché pour les inventions medico-physico mécanico-chirurgicales , auxquelles la presse et les Académies n'ofireat pas des mo suffisons de publication; ls Véneris médicale, dont personne n'a osé mal Gre, pes qu'elle est écrite avec talent , verve et méchanceté ; la décussion phrénoogique sur la tête de Napoléon , où la Gazette Mémcazr , au dire des phrénolugistes, a eté si complétement balle ; la continnation des jouraaux de médecine à bon marché , qui s'obstinent à suivre la ronte et la destinée du Journal des Connaissances inutiles ; enfin, la nomination de M. Puch, neveu de M. Scrihe, à la place de médecia des hôpitaux ; mais tout cela est suffisamment gravé dons le souvenir de nos kcteurs, ainsi que beaucoup d'autres choses que Huas svuns omises à destin , pèrce qu'elles étaicot trop importantes pour avoir Lusoin d'être rappelées.

et pratique, avec un abrégé des maladies qui compliquent la grossesse , le travail et Les couches, et de celles qui affectent les enfans nouveau-nés, accompagné de 16 pres par M. AIT Velpeau, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté médecine de Paris, Deuxième édition corrigée el augmentée, 2 vol, in-8°. Prix 46 fr,

— TAAITÉ TRÉONIQUE ET PRATIQUE DES BLESSURES PAR ARMES DE GUERRE, rédigé d'après les leçons cliniques de M. le baron Dupustren, chirurgien en chef de | Hôtel-Dieu, et Ep sous sa direction par M. fes docteurs À. Paillard et Marx. 2 vol. ia-8°. Prix 14 fr. Le tome deuxième vient de paraitre, et se vend séparément 7 fr. Paris, 1.-B. Daillière, Hbraire de l'Académie royale de médecine rue de l'École-de-Médecine, n° 43 bis. Londres, même maison , 219, Regent- Street. |

— ExPÉMIENCES FRTMOLOGIQUES SUR LES ANIMAUX, tendant à faire connaitre le temps durant lequel ils peuvent étre sans danger privés de la jration soit à l'époque de Facconchem nt, lorsqu'ils n'ont point encore respiré, sait à dif férens âges après leur naissance; par C. Legallois, médecin en ebef de 1 bopice de la prison de B.cètre, etc., etc, Un vol. im-4°, Prix 5 (r Ouvrage publié sous les auspice: de l'Académie royale des scieaces de l'Institut de France, Paris à la librairie des sciences médicales de Ju:1-Rourier et E, le Bouvier , rüe de l'Ecole de-Midecine, n° 8.

Cet aspect noirâtre et bosselé de l'estomat se retrouve de même au grand épi loon. La portion da foie qui, à cause de son voisinsge avec le sentriule, a sub es atteintes de cet acide , ressemble assez par sa consistance et sa couleur à une ärlie de ce même organe qui aurait subi un commencement de cuisson, La bac

du poumon droit qui se trouve le plus €n rapport médiit avec l'estomac et les pa-

rois thoraciques qui avuisinent ce vescère sant tnfiltrées de sing à den cosgulé, et offrent dons toute l'etenduc de l'ecchsmose une dureté remarquable. Partout, en

un mot, où l'acide a pu péadtiee, soit directement ; soit par imbibitioo , il y à hémorrhagie et cosgulation du sang épanché,

AFFECTIONS ÉRYSIPÉLATEUSES.

Un grand nombre d'érysipiles à la face, aux membres , et deux cas de zona, ont attiré notre attention.

Parmi ces affections érysipélateuses dont nous avons recueilli l'histoire, une seule, remarquable par ses symptômes et sa terminaison, mérite de nous arrêter un instant.

Ons. — Une femme placée dans la salle clinique Saint-Lazare cst atteinte d'un érysipèle à la face. La dureté des tégumens, le peu de sensibilité de Ja peau, qui élait comme parcheminée et sans imluwescence ; la pelitesse du pouls, impércéptible aux artères radiates ; le trouble des facultés intelleetnelles; La prostration éxtrime des forces; en un mot , ensemble des symptômes qui secompagnasent celte affection était bien de nature h dicter le plus fcheox pronostic. Ua vésicatoire fut appliqué à la nuque dans Le but d'activer la circulation et d'agir sue les fonctions de l'envéphale; une saignée fut ausci dès le princige pratiquée à la malade , mais sus espoir de guérison, Ea portant son pronostic sur l'issue de cette maladie, M. Chomel témoigaa des craintes sur l'existence simaltanée d'altérations graves des principaux viscères , quoique rien dons les symptômes ne témoi- Knät la lésion d'un organe important. Cet habile pratiien nous Gt obserrer que dans les maladies accompagnées de cvllapsas profond, s'il survient des complications d'altérations viscérales diverses, mème les plus intenses, elles échappent souvent à notre inrestigal'on et passent inspérçues, sans étre trabics dans leur marche per aucun phéaomène scasible. La malade qui fait Le sujet de ces réflexions à succombé. Voici les principaux désordres cadavériques trouvés à son aulopsie : La pulpe cérébrale , d'une Dress remarquable, élat piquetée, in- Jectée de sang. La pie-mère présentait un ramollissément notable; elle adhérait dans plu-ieurs porats à la surface du cerveau, et l'on ne pouvait la détacher sans déchirer la pulpe cérébrale. La membrane muqueuse de l'estomac était légèrement épaissie et d'un rouge-brun , comme dans, son inflammation chronique; kes plaques de Peyer près de la vulre iléo-cœcale étaient d'us piqueté ardoisé et offraient un peu de hoursoufflement.

AFFECTIONS VARIOLEUSES,

Plusieurs cas de variole se sont présentés à notre chservation. Nous avons été à mème de constater par des tableaux comparatifs les diffé rences que celte maladie présentait, suivant qu'elle attaqusit des individus vaccinés, ou qu'elle sévissait sur ceux placés en dehors de cette heureuse condition. D'après de nombreux relevés ,nous pouvons afrmer que le danger de la variole est toujours en raison directe du nombre des pustules qui font éruption à la peau, et qu'elle présente d'autaot plus de gravité que ses symptômes caractéristiques apparaissent long-temps après ses preludes. Deux varioleux qui n'ont eu du côté de la peau qu'une réaction fébrile pe intense, nullement en rapport avec les symptômes les plus formidables qui décelatent néanmoins l'affection dont ils étaient atteints, ont succombé dans une période peu avancée de Ja maladie,

Nous avions avancé dans une de nos revues cliniques, nous étayant d'ailleurs de l'opinion de plusieurs auteurs recomimandables , que la variole offrait dans certains cas plusieurs points d'analogie avec l'affection {yphuïde ; ajontons ici qu'elle présente néanmoins des caracteres Lien tranches qui La différencient de cette dernitre. Ainsi, dans la fièvre typhoïde , D sr intestinale n'est pas toujours en rapport direct avec la gravité des désordres fonctionnels , tandis que dans la variole l'éruption cutance peut dunner une mesure certaine du trouble des fonetions de l'organisme. C'est une loi que les praticiens les moins cbservateurs ne méconnaitront jamais,

L'influence que Le virus vaccin exerce sur le développement, la marche et les terminaisons de là variole est trop salutaire et trop éri- ‘lente pour qu'il soit permis de mettre en doute l'efficacité de son inoculation. Cependant on prétendrait à tort que la varioloïde, ou bien la variole modifiée par le virus vaccin est une affection essentiellement différente de la première. Des expériences téméraires , il faut le dire, où l'onainoculé du pus provenant de la pustule varioloïde à des suiets sains, qui aprés celle inoculation ont été atteints de tous les symplômes caractéristiques de la variole la mieux confirmée, ne laissent aucune inceruitude à cet égard.

Un malade placé dans la salle Sainte-Madeleine , était affecté de variolaide, il offrit, au déclin de sa maladie, un abcès sur le dos du pied, à la naissance du gros orte:l. Peut être trouverait-on avec M, Chomel la cause

de ce foyer purulenl dans les phénomènes de résorption purulente. Plu. sieurs considérations importantes semblent du moins motiver cette as.

sertion. Bornons-nous ici à nour la fréquence de ces abices à la suite des éruptions varioleuses. Or, cet exemple de foyer purulent dont la formalun coïncide avec le déclin d'une varioluïde donne plus de poids à l'opinion des auteurs qui ne considèrent pas cette affection comme essenticilement différente de la variole.

En recherchant l'étivlagie de ces abcës secondaires à l'éruption va, rioleuse et en les subordonnant aux effets d'une métastase puirulente nous ne nous sommes pas engagés à donner une démonstration rigoureuse du mécanisme de leur formation. On pourrait s'adresser la question de savoir pourquoi ces mêmes foyers métastutiques se forment si rarement dans des des organes? Pourquoi cette l'soarigers à retourner à leur source, pour se déposer dous les mailles du tissu cellulaire au-dessous du derme? Combien de propositions iatéressiates se rattachent à ce sujet, dont on ne saurait trop , 1l est vrai, exagérer les difliculés! Quoi qu'il en soit, l'expérience donne le précepte de vider par l'incision ces foyers situés super ficiellement. Une pratique généralemant suivie des anciens, et frappée de nos jours d'une injuste réprobation, consistait à administrer les éracuans au déclin des affections exanthématiques qu'accompagne ordinairement le développement de ces abcès secondaires. La crainte de susciter dans le tube digestif des accidens inflammatoires, par l'effet des purgatifs, avait proscrit l'usage de cette médication. prb dr que les esprits sout généralement fixés sur l'importance de cette considération , peut-être il serait utile, dans une foule de circonstances , d'abandonner ces préventions cxagérées , et de retourner à cette méthode évacuante couronnée souvent des plus heureux résultats.

PFARALYSIES.

Plusieurs obsereations d'hémiplégies survenues après des hémorrba gies cérébrales ont pendant ce trimestre fixé notre attention. Denx malades placées l'uge au n° 10 et l’autre au n° 11 de la salle Saint-Lazare, méritent ici upe mention particulière. Ces deux femmes, par suite d'apoplexie, avaient perdu les mouvemens de tout le côté gauche du corps. Sous l'influence d'ondes évacualions sanguives, sans doute on avait favorisé l'absorption da caillot de sang épanché, et la paralysie se dissipait peu à peu ; mais, phénomène bien digae d'intérét , la motilité du me était revenue avant que ces deux malades aient pu mouvoir ieurs extrémitéesinférieures gauches paralysées. Dans les dix-neuf vingtièmes des cas d’'hémiptégie, l'expérience a démontré que la jambe commençait à reprendre la liberté de ses mouvemens, lorsque le bras restait encore perclus.

Ua autre fait de paralysie totéressant est encore placé sous les yeux des élèves de La clinique, au n° 29 de la salle Sainte-Madeleine. 11 s'agit d'un malade chez lequel l’hémiplégie se déclara instantanément , sans qu'il eût éprouvé ni vertiges mi ébluuissemens, ni perte de connaissance ; en un mot, sans qu'aucun désordre intellectuel eût coïncidé avec l'apparition brusque de cette hémorrhagie cérébrale. Cette observation en particulier et plusieurs autres mentionnées par M. Choinel, dans ses l.çons cliniques, combattent l'opinion des médecins qui prétendent qu'une apoplexie ne peut frapper un malade sans occasioner un trouble instantané de l'intelligence. L'histoire de ce malade a conduit le professeur à rechercher si Fhémorrhagie cérébraie n'était pas mr rh d'unc altération de la pulpe cérébrale. M, Chomel, dont les idées ne nous ont pas paru encore bien fixées sur ce point de pathogénie, a témoigné le Lésie de voir faire des expériences sur le cadavre des apoplectiques , qui tendraient à démontrer l'existence d'une rupture de vaisseau sanguin au lieu même de l'épanchement. Tout porte à croire qu'un ramollissement de la palpe cérébrale, où mieux , qu'un travail morbide antérieur se développe dans l'encéphale avant que l'hémorrhagie se déclare. Si dans les recherches d'anatumie pathologique, des observateurs attentifs ont trouvé la rupture des vaisseaux encephaliques , c'est précisément dans les tuniques de ceux qui rampent à la surface du cerveau.

AFFECTIONS TYPNOÎDES.

Plusieurs des affections typhoïdes que nous avons vu traiter pendant ces deux derniers mois, se sont terminées par la mort. Nous avons assisté à l'ouverture des corps des malades placés aux n° 19, 33 et 4o de la salle Sainte- Madeleine , tous les trois atteints de cette fièvre. A chaque autopsie nous avous rencontré l'altération des unes de Peyer à différens degrés, suivant Ja période de la maladie à laquelle les individus succumbaient. Nous ne relaterons ici que l'observation d'un jeune homme qui a offert, dès le début de son affection, des hémorrhagies intestinales très-abondantes. La mort avait frappé ce malade avant qu'il fût permis de supposer une lésion Lien avancée des follicules intestisaux.

A l'examen cadavérique de la muqueuse intestinale, oa trouva l'altéra-}sargoc et d'oppression extréme. Ses Torces aflérent alors en déclinant,” tion dagnostiquée pendant la vie par M. Chomel , et décrite pour la let elle sucéomba sans que l'auseultation et la percussion eussent offert première fois par M. le docteur Genest : c'était une infiltration san-lquelque particularité, La ma pe lit découvrir une large communicaguine de la mernbrane muqueuse dont l'épaisseur était doublée, offrant ||tion entre les deux ventricules du cœur. Le trou de Botal était oblitéré, un aspect gélatinifurme d'un rouge noirdtre , sans ulcération apprécia- | L'aorte avait considérablement diminué de largeur, tandis que le cali- Lle. da exemple infirme l'assertion de ceux qui prétendent que les!bre de l'artère pulmonaire présentait une notable augmentation; les hémorrhagies intestinales dans les fiévres typhoïdes sont le résultat de

poumons étaient gorgés d'un sang noirâtre. L'induction physiologique

la rupture de quelques vaisseaux d’un calibre assez considérable, et cor. | qui semlile découler naturellement de ce fait , c'est que l'hématose n'est

robore l'opinion de M. Chomel, qui les aitribue à une exhalation san! pas la seule cause productrice de la chaleur animale. Nul doute en effet

guine survenant dans la condition anatomique de la muqueuse, que nous | que le sang de cette jeune fille n’était pas suflisamment oxigéné, et

venons de signaler. cependant elle conserva jusqu'au deraier moment de son existence la

ichaleur normale de la peau qui contrastait du reste avec une teinte bleuätre très-prononcée. .

ICTÈNE.

Aux n°13 et 4o de la salle Sainte-Madeleine, se trouventen ce moment placés deux malades atteints d'ictère, Chez le premier , la teinte ictérique de la peau parait liée à une altération organique dn foie ; cet individu éprouve en effet une douleur vive à la région hépatique, wc le développement d'un graod nombre d'ivflammationsde poitrine, Pluaugmentation de volume sensible au toucher dans l'organe sécréteur|'sieurs d'entre elles se sont promptement terminées par la mort ; à peu de la lnle, enfin un commencement.d'épanchement de sérosité dans le! près toutes se sont montrées avec leurs symptômes les plus caractéristipéritoine, Le second malade n'offre au contraire anenn symptôme del ques. Pour les combattre , les émissions sanguines ont généralement été phlogose du côté de la glande hépatique , et cependant la teinte ictéri- employées avec plus de succès que les préparations antimoniales. Dans que de la peau et des sclérotiques est trés-prononcée, A quoi rat | l'état actuel de la science, il est impossible d'apprécier les circonstances tacher ce symptôme, s'il ne se lie à aucune altération matérielle du qui peuvent motiver la préférence pour une de ces médications. L'expéfoie? Il est vrai de dire que l'ictère, chez ce malade, s'est manifesté à) la suite d'une vive émotion, etimmédiatement après un écart de régime |

rience a prouvé néanmoins que sous certaines constitutions médicales, l'émétique, l'antimoine diaphorétique , le kermès minéral, etc. , ont géqui suscita quelques troubles gastriques. Lorsque la doctrine physiologique avait imposé sun js à la médecine, et que la gastro-entérile était

néralement mieux réussi dans les pneumonies que les émissions sanguines. Nous avons éténous-même autrefois témoin des succès de ces agens théraconsidérée comme la maladie unique, dont l'espèce humaine pût être attaquée, pour explication nlausible du phénomène qui nous occupe , on

peutiques dans les mains de ceux qui se voient aujourd'hui furcés de reprétendait que, par suite d'une duodéaite , le boursouflement de là mn-

noncer à leur emploi. Soit qu'ils agissent comme purgatifs, soit qu'ils | jouissent de la propriété contre-stimulante , soit enfin qu'ils aient une

queusc de l'intestin produisait l'occlusion du canal cholédoque, et s'op-

posait ainsi au libre écoulement de la bile dans le duodénum, Cette

L'action spéciale sur certaines inflammations , toujours est-il qu'on ne saurait leur contester une influence salutaire dans le traitement de plusupposition, comme l'a fait observer M. Chomel, était purement} sieurs pleuro-pneumonies, Le difficile est de saisir les indications. gratuite. Jamais l'anatomie pathologiqne n'a démontré dans l'intestin l'oblitération de ce conduit par le seul effet du boursoufflement

Toutefois nous avouerons que les antimoniaux ne nous ont pas paru, de la muqueuse, Les analogies d'ailleurs détruisent l'opinion que nons

comme l'ont avancé quelques auteurs, avoir une action prononcée sur |la circulation. Si après leur administration les pulsations du pouls se cherchons à réfuter. En cffet, dans le cours d'une salivation mercurielle avec gonflement considérable de la muqueuse buccale, ou même daus

sont ralenties , on pouvait à juste litre rapporter cet amendement à une amélioration notable survenue dans l'inflammation parenchymateuse du la stowatite couenneuse, l'oblitération du conduit de Stenon et l'en. gorgement de la glande parotide, sont-ils la conséquence nécessaire

poumon.

Au 0° 3 de la salle Sainte-Martine, nous avons observé une pleurode cette obstruction ? non sans doute. Il est donc plus rationnel de pré-{ pe umonie à droite , qui s'est terminée par une hépatisation grise de ent que, dans ces cas , l'irritation peut, il est vrai, commencer par } tout le pers La nécropsie révéla aussi Les traces d'une inflammation e duodénum et se propaser , par sympathie, jusqu’à l'organe sécréteur | de la plèvre disphragmatique de ce’ côté, de la bile, dont elle pervertit les cet mr Lu dei d'autres circon- | Le nulade pendant le cours de cette maladie, avait offert une suffussl Era es cg cire pure Lars effet, et un & | mr ictérique : r peau x Pr vo Ce restes gr. si-

eveloppera sous l'influence d'une modification inappréciable | gnalé comme tres-réquent dans la phlogose du poumon droi é sa survenue dans P'ergane hépatique, sans qu'il soit nécessaire à js plèvre diaphragmatique. Du reste nous avons bien souvent vérifié toute une altération sq de cet organe lorsque ses attributs phystologi- l'exactitude de cette proposition et nous A ee convaincu qu'il ques seront troublés. Ajoutons cependant que , chez les vieillards , laf n'y avait dans ce cas, aucune altération sensible de l'organe hépatique. PMR À eroiciine Laure Un D ile un minor nous Si ouae de lemmate nn | : hépatique, oi souffre encore quelques! crainte exagérée de la mort. Rien ce exceplions. De même chez la femme en couche, si l'ictère ss on maladie ne pouvait alors motiver cette frayeur, La même terreur avait à lieu de craindre la formation d'un abcès dans le foi | frappé deux malades atteints comme lui de pneumonies et qui suecomvic. Le Ppe à P q érent presque en même temps, | Au n° 20 de la salle Sainte- Madeleine se trouvait placé un vieillard atteint de sert pere très intense. Malgré sou âge avancé, il a lutté avec bonheur contre cette inflammation. Depuis plusieurs jours il de matériaux à nos revues ; toutefois, nous preuons dans d'autres ser- [°° totré en convalescence, mais son pouls conserve encore une dureté vices des observations qui ne seront pas sans intérêt pour nos lecteurs rermarquable, ce qui ferait supposer que tout travail morbide n'est pas Dans les salles de médecine de MM. Due aT encore complétement dissipé, La force des battemens du pouls chez le vons des faits d'autant plus dignes de notre exsaten, qu'ils carvent on. vieillard n'est pas un indice certain de pe M, Chomel a fait revent de texte à des leçons cliniques remarquables sous plus d'un rap. à marquer que le cœur charnu des individus avancés en âge, commanisr Sa cqp une opération de rh rar 4 rar ch ler. sr à la sans Lo, une forte impulsion qui pouvait simuler quel- M er Rad mé d Pr Fo Le. re a fixé gris attention, Dés} Ps à l'histoire d'une pleuro-pneumonie qui à présenté dans sa s at 5 ur ificati | hi

bronchiques ; la suffocalion était Laswioente À 1e mea males avt ete marche des phésomènes trop curieux, pour ne pas être rapportée avec

des fausses membrages tubulées, et il ne restait d'autre chance de salut détails. que dans l'opération. Elle fut faite par M. Trousseau ; En présence de tous les élèves, et couronnée d'un plein succès. Cette méthode doit donc! pour toujours prendre droit de domicile dans la science, Nous avons observé dans le mème service, à la salle Saint-Paul , une! cyanose produite par la communication des deux ventricules du cœur. La jeune fille qui en était affectée avait conservé depuis son enfance une eg bleuätre de la Peau avec chaleur normale, et sans tronble notable des fonctions. A l'époque de la puberté, clle fut prise d'ana-

PFLEURO-PNEUMONTES,

La saison rigoureuse dans laquelle nous sommes entrés à amené

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