‹ Gazette médicale de ParisChapitre 385 sur 394 · RATONS CALORIFIQUES · texte numérisé non relu

RATONS CALORIFIQUES

M. Melloni adresse une lettre sur ce sujet,

On sait que Landrisni, Rochon et Sehnebier armient trouvé le maximum de température dans ke jaune, Bérard à l'extrémité du rouge, Herschell , Englesfield et Davy dans l'espace obscer Lout près de la limite rouge. De si grandes dilférenees dans les résultats obtenus par d'habiles expérimentateurs ne pouvaient , comme Le remarque M. Mellooi , être attribuées à des erreurs d'observation, et si l'idée d'une parfaite identité dans l'action des eorps diaphanes sue les rayons lumineux et calorifiques n'eût élé alors dominante, on aurait conclu naturellement de cette divergence de résultats le déplacement du maximum de chaleur selon la matiere employée dans la constraction des prismes. C'est aussi la conséquenee à laquelle arrirérent plus tard Secbeck et Winsch , en opérant sur l'eau, l'alcool , le verre ct l'haile te térébeuthine, Mais la nature de la substance dont se compose le prisme n'est pas la seule cause qui influe sur la température des diverses parties du spectre; c'est ce qui résulte des nouvelles expériences de M. Mellomi,

a J'ai constroit, dit ce phrsicies, un prisme creux avec trois limes de verre de Louis à quatre pouces de longueur, et après l'avoir bouché aux extrémités et rempli d'eau, j'ai appliqué sur une de ses faces une pes métallique assez large pour In couvrir entiérement , excepté une bande de deox lignes de largeur plagée vers l'arête de l'angle rélringent. partie active du prisme étant ainsi réduite à de très-petites dimensions, j'étudiat la distribution des températures dans le spectre qui en résultait par son exposition à Je lumière solaire : le maximum de

leue se trouva sur l'orangé du côté du rouge. Je fis glisser ensuite la plaque métallique ke long de la surface du récipient, en ne laissant plus qu'une bande de deux lignes placé: vers l'arûte opposée à celle de L'angle rélemgent : le maxéme de température fut totslement déplacé, car il viat se ser sur le jaune , du côté du vert.

» de répétai La mème expérience sur un prisme de verre ordinaire, et je parvins à faire passer le maximum dans l'espare obsrur ou dans le rouge. Sdloc que je prenais la zone active da prisme au coutact de l'arète de l'angle réfringent ou vers l'arète opposée, en laissant La face éntiérement découverte, on obtenait des résultats intermédiai es. De ces diserses observations , il résulte évidemment , dit M. Mel'oni, que la disteibution des températures dans le spectre solaire dépend nonseulement dé la matière du prisme , mais dk: son épaisseur mojenne, »

Pour se rendre compte de ce dernier fait, M. Melloni adrmet que les rayons calorifiques sobires éprouvent dans l'intérieur des substances diaphanes une absorption variable , dépendante de l'ordre dé nefrangibilité,

Alors 11 est clair que leurs rapports naturels d'intensité seront altérés plus où moius fortement , selon la quantité de matière qu'ils auront traversée , en sorte que le maximum de chaleur devra nécessairement chinger de place avec la grosseur du prisme. :

M. Melloni svait montré “mment que. parmi les différens corps diathérimanes obsrvés jusqu'à présent , le sel gemme est le seul qui transmette également toutes sortes de rayons calonGques. Un phénnmène analogue se reproduit sae la chaleur solaire ; cor on a beau couvrir nine portion quelconque de la surface d'un { risme de sel gemmme , le spectre que dooux la sonc découverte possède un maximum de chaleur qui se trouve toujours plongé dons l'éspare obscur à la méme distance de la linute rouge. M. Mefloni en ronelut que l'intensité relative des dlifférens rayons caloribques qui forment un faisceau de chaleur solaire n'est

aiot altérée par Le prisme de sel gemme , lequel par conséquent les disperse dans Le véritable état normal. |

a Cela posé, poursuit l'observateur , je prends deux couches d'eau et deux la-

mes de verre ayant les épaisseurs moyennes des quatre tranches pri matiques em-

luyées daus les cupériences précéientes, et je les fais traverser séparément por Le rayons calorifiques du spectre normal : Le mexémnun de température quitte sa position primitive, et passe successivement sur l'orangé et sur le jaune pour les deux couches d'eau, sur lc rouge où près de sa Limite extrème pour les deux lates de vpre. »

CONTRACTIONS SCCONDAIRES EXCITÉES CHÉZ LES ANIMAUX AU MOMENT OU L'OX ROMPT LE CIRCUIT VOLTAIQUE,

M. Pelrier adresse dans nne lettre quelques observations sur ces contractions , à l'occesion de nouvelles expériences de M. Mariauini.

On doit à Ritter, puis à M. de La Rive, la eonnaissance de ce fait, qu'un arc métallique, formant un creuit Des Cr son lomersion dans deux liquides séparés, devient un couple voltsique produisant un courant en sens inverse , ét que ce courant est d'autant plus énergique que le métal est plas inaltérable. M. de La Rive avait pensé d'abord qu'une polarisation moléculuire de tout l'arc était la cause de ce contre-courant ; mas depuis il a été prouvé (et M. P.}lier lui-même l'a constaté dès l'origine) qu'il n'y a que les bouts immergées qui ont cette Faculté, et qu'elle est due à une couche d'oxigène an pôle positif, et une

d'hydrogène an pôle négatif.

La mème cause, dit M. Peltier , prodait les mêmes effets sor la grenouille : la patte positive se charge d'oxigène et La négative d'hydrogène. Le rontre-courant se démautre en plongeant Les pates dans deux tasses d'eau où se termine be lil d'un galvanomètre très-sensible, Si M. Marianini n'a pss vu ce contre-courant , cels ticat à l'imperfection de son instrument, 11 y a cette différence entre l'are métallique et la grenouille , que le premier étant inerte, reste immobile sous ls réaction des tensions contraires quand on rompt le crenit primitif, tandis que celte résction produit l'effet d'excitation nerveuse, comme Le sont 1outcs les réactions électriques sur les muscles de La grenouille,

Tout se m'duit donc à ce phénomène : plus la pile ser: forte . plus le temps du courant sera long; plus les pattes seront chargées, plus la réaction sera énergique , plus les contractions de rupture seront grandes. Si dans cet état 08 reuverse le couravt p'imitif, son action sera augmentée de l'action stcondaire,

Ce qui est veai pour une grenouille entière l'est encore pour une portion de ruscle , pendant tout le temps que l'intégrité des parties s'oppuse à l'absorption des gaz où à leur ge; car aussitôt que ces parles coutiennest un liquide libre et continu , les gaz les traversent comme ils trarersent un roban mouillé , sans être arrêtés aux extrémités,

Au-dessus des portions immergées , il n'y a aucon effet produit. C'est en vain que l'on interrage toutes les parties non immergées par des Üls de platine et nn bon gslvanomètre, on ne trouve aucune de ocs agglomérations électriques , comme Le suppose M. Marisuini.

M. Daméril Gt deux rapports favorables, l'un verbal sur le travail présenté par MM, de Férussac et d Orbigay, l'autre sur le mémoire de M, Bérard, relatif à l'ossifcation des es. Nous en arons donné précédemment l'analyse.

M. Geoffroy lit on mémoire intitulé :

CoxsmÉRATIONS TÉRATOLOGIQUES SUR LES APPAREILS SEAUELS DE LA TAUPE,

Le premer fait est relatif à l'occluxion de l'orifice externe du canal vaginal chez la femelle, méme adulte, Pour remdier à cette disposition ; qui semble menacer d'extinrtion La race de la taupe, l'organe mâle a été paurva à son extrémité d'une ponte dure qui, au moment opporlun. opère La perforation nécessaire. Celle partie dure n'est, suivant M. Geoffeoy, que l'asselet logé habitucilemeat sur les corps carerneux , et qui s'est porté en avant pour remplir ane destination spéciale.

Le second fait est relatif à la distribution du système artériel dans le tronc et aux modifications qui en résultent pour les divers organes. Le déreloppement des pardies antérieures ouit à celui des postérieures ; Les os du bassin ont perdu de leur dimension ea largeur, mais ils ont gagné ea lonsueur, Au lieu de présenter un canal complet , ils ne forment plus qu'un deni-canal , saflisant d'ailleurs pour fournir des points d'attache au vagin; mais Ge pouvant apporter d'obstacle à sa dilatation lorsque vient le moment four la sortie du produit de la conreptinn. La conséquence de culte dispos tion est que La taupe n'est pas réduite, pair l'étroitese de s00 bassin, à une sorte d'avortement , coma elle se voit chez les narsypiaux , ét qu'au contraire ses pétils , au moment de la naissance , sont plus développés, et, toute propo:tion gardés , plus volumineux que chez les autres mammitères.

Séaxce ve 22 néceusne,

M Leguillou, chirurgien de ls marine , écrit à l'occasion d'une scie à molette exécutée par M. Charrière sous la direction de M. Thompson, et que M. Roux . en la présentant à l'Académie, avait dit étre une modilicstion de La scie mécanique de M. Heine. M, Leguillou fait observer que c'est plutôt once modilication de Ja scie qu'il a imagiuée lui-même.

TRAITEMENT DE LA COLIQCE DE FLOMS.

M. Gendrio adresse quelques nouvelles observations sur le traitement de la colique de plomb. L'efficacité curative de l'acide solfurique à contribue à être rendue manifeste par les observations faites à Paris et dans les départemens. Du reste, M. Grodnio à reconnu que l'action de cc remède est toujours beaucoup plus lente quand Les accidens ont été produits par le deutoside de plomb |mérüem),

La limonade sulfurique, comae moyen prophylactique, à constamment réussi dans Les fabriques de carbonate de plomb. Dans celles de minium elle a été impuissante; quais M. Gendrin annonce avoir constaté que l'acide hydrocblorique étendu guérit les sccidens produits par k deutoxide de plomb avec Îs méme célérité que lacde sulfurique étendu guérit ceux produits par les sci et lé protoxide de ce metal. Ilespère pouvoir l'employer également comme moyen prophylactique.

AMIDONE,

M, Pagen adresse l'extrait d'un nouveau travail sur l'amiden. I! à cherché, d'aprés use suggestion de M, Ben , à s'assurer si les tégnmens de La fccule euxmêmes ne se cormposasent pas en grande partie d'amidone,

Je suis parvenu, dit-il, a démontrer cette hipothèse en enlevant bes 0,002 environ d'huile essentielle et d'autres corps étrangers qui salis-ent la fécule des por mes detwrre; j'obtins celle-ci sans altération, d'une blancheur éclatante et +0 luble, sons reste agprécisble par la diastase: c'est de l'amidone pare à l'etat naturel. Alors, plus facibe 3 hydratir, elle remplit mivux la condition que j'avais indiquée précédemment d'une transformation plus rapide et plus complète par La -rerved aussi donne-t‘elle directement ao sirop plus sucré et immédiatement

isphane.

Ainsi donc, poursuit M. Payen , les tégumens arrondis et extensibles de la fécule se composent d'amidune duure de plus de cohésion que Jes parties intérieures

plus récemment formées ; l'huile essentreile et les autres corps éirsngers adhérens # leur superbrie , augmentent cueore leur r sistance à l'action de divers agens , et

nétangment de la diastase, ONSERVATIONS DES CHIXO(S.

M. Paravey adresse quelques indications qu'il a recueillies dans des ouvrages chuis I rappelle qe, chez ce peuple , on emploie depuis long-temps, pour

la guérison des gaitres, certaines prodnttions marines. 1 ajonte que les médecins cluaois proscrivent l'usage da mova à l'égard des personni s âgées et chez lesquel. les 11 n'y a plus que trés -peu de ressoet vital. M. Paravey rapporte sus l'uliserration faite en Chine , environ mille ans avant notre ère, d'on phégomnène céleste qui a été regardé par quelques écrivains europêens comme une comète, et por l'auteue de La lettre comme une aurore boréale. Elle fut retiarquable en ce qu'elle eoinci la avec un débordement de l'eau de puits.

M. Paravey cite en oubre un passage de Photius, extrait de Ctésiss , et qui se rattache à la théorie des para'onnerres, Parlant d'an couteau pointe fait du fer extrait d'une c rtaine foataise de E Inde , il dit : « Si l'on fiche ce fer en terre, il » détourne les nuages, la grêle et le tonnerre; Clesiss assure que le roi en Gt » dens fais l'expérience et que lui-méme en fut témoin, » M, Paravey croit trou ver la prouve que les Chinois ont conna l'influence des pointes dons le nom qu'ils ont donné à un haut bambou terminé en pointe trés-aigué, et qu'ils nomment flèche du tonnerre.

Nous ferons remarquer à ceité occasion que c'est le propre de tous Les bambou d'être terminés en pote, jasqu'à ce qu'avant aticiot une assez grande hauteur ils commencent à pousser des branches. 1 n'est donc pas probable que cette forme, qui appartient à tout le genre, ait determiné le nom donné à une espèce en particuber.

— M. Civiale adresse une lettre sur un mode de traitement qu'il emploie contre les fongus de la vess e. (Voir à Ls correspondance. }

Page 1