‹ Gazette médicale de ParisChapitre 386 sur 394 · MOEURS NU COTCOU D'EUROPE · texte numérisé non relu

MOEURS NU COTCOU D'EUROPE

M. Prévost, chef des traraux de roologie au Muséum d'histoire naturelle , adresse une note sur ce sujet, pote extraite d'uo iravail beaucoup plus étendu qu'il se propose de soumetire à l'Académie,

On sait que les coucous arrivent dans notre elimat isolément et successivement daus le courant du premier mois da printemps, et vivent sol taires, occupant chacunune sotke de canton, un espacc assez circonscrit, dans lequel ils restent tout l'été, M, Prévost a reconnu cependant que celte sorte de castonnement n'a lieu que pour les miles , et que la feuelle, au contraire , parcourt un espace beaucoup plus consid-rable comprenant plusieurs de ces cantons, que cette femelle fait choix d'un mâle, avec lequel elle s'accouple , etqnandelles'est aseurée que les oiseaux dans le nid desquels elle l'a déposé en premnent soin, elle va chercher on nouveau mile, qu'elle abandonne ensuite comme elle avait abandonné le premier.

M. Prévost rapporte en detail une des observations qui l'ont conduit à ces conclusions , et nous la reproduirons ici daus ses propres lermes.

« Après bien des tentatives inutiles, je réussis, dit 11, il y a quelques onnées , à prendre aû let, vers La Gin du mois d'avril, uo cncou femelle que je venais de vor rebrvr d'un nid et déposer dans | herbe un œuf de bergeronnette, Pour la rendre reconnaissable, je lui colorai les ailes avec de la teintore écarlate , je Gs ai sur sa tête un morceau de drap rouge , et La remis aussitôt en liberté,

Plocé Le lendemain de manièr: à pouvoir Lobserver, je la vis au point du jour sS'abaître aupres du même nid de bergeronnette et y enfoncer 1 1ête. Dis qu'elle se fut éloignée, je m'approchai du nid et je vis qu'elle venait de deposr son œuf. Dans l'espace de quatre beures environ elle revint plus de cinquante fois dans le mme bois, Lantôt s'y arrétant, tantôt passant avre rapidité, Teois jours a 4 la vis dans un autre canton du mime lien ; et pendant plus de six semaines je la retrouva successirement dons les cantons de 3 x ou sept mûles qu'il m'était presq toujours possible de distingner par leur €hant variable suivant l'âge, et avec

eus desquels je la vis s'accoupler. Plusieurs œufs ct plusieurs jeunes concous venant certainement de cette femelle furent trouvés en divers endroits du par les gardes qui m'aidaient dans cette recherche.

Les coucous, comme cela à été observé par plusieurs auteurs , sont très-ardens en amour, C'est dans l'attente de a femelle que le coucou mâle s'agite et change à Chaque in-tant de place pendant la saison des amours; c'est pour l'appeler et l'inviter à le choisrr qu'il répète incrssamment son cri : et lorsqu'à son tour elle fait entendre le gloussement qui est son cei d'appel, il se précipite sers elle et la poursuit avec rapidité, On voit souvent une femelle entrainer sinsi à sa pes plusicurs môles à La fois qui se disputent s2 possession par de violens combats.

J'ai ouvert plusieurs femelles de coucons à l'époque des amours , et je ne leur ait jamais trouvé que deux œufs ; l'an dans l'osiducte et prêt à sortir, l'autre encore attaché à l'ovaire ; où nn seul œuf à l'entrée de l'oviducte, et à l'ovaire l'enveloppe déchirée d'un œuf révemment sorti. Dans l'un et l'autre cas, les ovules étaient toujours à peu près égaux cofgrosseur,

De ce qui précède et de plusicurs auires observations qui ne pourraient troube place dans une simple note, je crois, dit l'auteur, être en droit de conclore :

1° Que la femrlle da coucou est essentiellement pols game ;

2° Que l'action du mile ne féconde qu'un où deux ovales seulement ;

#° Que chaque accoaplement est suivi d'une ponte;

4° Que le nombre de ces accouplemens successifs ne permet conséiquemawnt pas à la femelle de couver ses œufs et de soigner ses peuis, ct que c'est pour qu'elle puisse satisfaire à crt instiuct de changement , qu'elle a reçu cet autre instinct par laquelle elle confie 3 des soins étranges sa progéniture.

M. Prévost ajoute où fait qu'il regarde comme nouveau : de jeunes oucons ont été trouvés vivans dans des creux d'arbres ou de murailles, vers La Gin de l'antormse. C'est probablement , dit-il , ce qui a donné lieu à l'opinion qne les coucous n'émigrent pas, mais passent l'hiver engourdis dans quelques cachettes. M. le docteur Gaspard de Ssint-Erienne , auteur d'un très-bon mémoire sur le coucou , avait déjà rapporté et interpréte convenablement plusienrs exemples s mblables et besscoup de faits intéevssans relatifs aux mœurs de cet oisu; M. Gaspard, d'ailleurs, n'avait pas conne la polygame des femelhes.

— L'architecte de l'Iastitut annonce que la nouvelle salle est prête, ct qu'en s'y réunira dans la prochaine séance ordinaire.

Lundi prochain aura lieu la séance extraordiaaire pour l'éloge historique de M. Cuver, prononcé par M. Flourens, La sance commencera à une heart pri cise,

PANIFICATION Et 1%.

M. Aenal pr'sente an travail mapuecyit sur ve sujet, L'auteur croit que le rix

dut che gré, et ronadéié par la plu art des agronomes comme une espèce |

tincte, croit sur Les hautes montagnes tropirales, où il tombe chaque jour des tor-

Îtena 55 voix ; M. Forestier, 41 5 M. Burdin siné, 49; 2 voix perdues, M. Mérat est nommé lrésonier,

I reste à élire trois membres du bureau par scrutin de liste. Au premier tour de sceutio, sur 78 votans, M. Boulay ayant obteau 47 voix. et M. Demours 44, sont nommés membres du bureau. Les membres qui ont le plus approché de La

reos de pluie. Ce riz pe croit pas sur de hautes montagnes , mais daus des plaines} |majnrité, sont MM. Cornac, Renoult, Marc, ete. Au second tour de scrutin , sur

ou des vallées peu élevées au-dessus di niveau de la mer, et souvent, depuis lel/40 votaus,

movent où un le sème jusqu'à celui où on le recueille ; il ne tombe pas de pluse dans tout le canton ; c'est du moins ce qui s'observe dans plusieurs rontrées troncales.

L Ne croyant pas à la possibilité d'obtenir da rit sans irrigation, M, Arnal indique un moyen pour empécher Les effets insalubres de cette irrigation, moyen qui consisie à renouveler fréquemment l'eau, de manière à l'empêcher de croupir.

Après avoir dérrit le procédé qui bui semble le plus convenable pour opérer la panifeation da riz, l'auteur s'occupe de Caire ressortir les SE de celte opération. Ainu, selon lui, 4° l'addition d'ue septième dé riz à la farine de froment dans la confection de pain , loio d'en altérer le goût, ne fait que l'améliorer ; 2° relativement aux À an rer nutritives, dl a aussi un avantage réel sur le pain ordiosire ; 3° avec de la farine ainsi mélangée, on ohlient ua ps'o dont le poids et le volume sont plus considérables que ceux qu'on obti nt d'une égale quantité de farine de froment, L'auteur fait à ce sujet des calculs tendant à prouver que si ot sdopiait son système , 3Ù y aurait pour la moitié de la France une écouonue de 840,587 ,504 fr.

— M. Larrey fait un rapport verbal sur un ouvrage du professeur V, Andreiui, intitulé : Prospectus de la chnique chirurgicale exercée ans le grand hôpital de Florence pradant les annécs 1842 et 4834, L'honorable scadémicien donne une analyse du bvre, et présente quelques observations sur les modifications que-dans certains cas M. Andr. ini eût dù, suivant lui, apporter à ses méthodes opératosres,

Le chirurgien en che de l'hôpital de Florence fait remarquer , dans un avertisscment qu'il a mis à Es fin de son tableau statistique, que, sur ue nombre de 494 malades qu'il a soignés dans Les salles de chirargie de cet hôpital pendant les deux années que nous avons désignées , de ce nombre, 158 ayaut sub des opérations a où moins graves, il gen a perdu que 21, Ce succès extraordinaire fait, dit

. Larrey, ressortir le mérite et le talent dé ce professeur, et à notre pass-ge à Florence, nous avons pu apprécier par nous-mêmes ses procédés opératoires , ct vériber le succès dot nou avons parlé dans otre rapport. Au lotal, le travail de M. Andecini est digne d'intérèt et sera très-ulile aux étudians en médecine.

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