KYSTE DANS L'INTÉRIEUR DU VAGIN, OPÉRATION, GUÉ- L RIS0N
Ons 1, —Cothérine Devirèse, couturière, âgée de 30 ans, d'une forte constituton, est entrée à La Pitié, salle St-Augustin, dans les preniers jours d'août 1434.
8es règles, parues pour la première fois à 16 ans, out toujours été régulières ; seulement depuis six mois elles avancent de quelqus jours ; mais sans variation dans leur quantité, Marié à 24 ans, elle est deux fois devenue mère , et sa der nière grossesse date de quatre ans.
Vers le mois d'avril de cetle année , cle s'est aperçue pour la première fois d'une petite tumeur nais-sot à droite de la paroi recto-vaginale, à on grand pouce au-de-sus de la vulve. Cette tumeur s'est accrue graduellement jusqa'à senter le volume d'an gros œuf de poule, qu'elle offrait à son entrée à l'hôpital. Jamais du reste elle n'a été véritablement doaloureuse; seulement la mal réssentait des cuissons assez ves apres avoir marché, cosvons que détérminait ke frotiement auquel cette fumeur étail soumise por sa position,
Exuminée le 44 noût , cétie lumeur se présentait en présque totalité à l'entréc du vagio, dans lequel on la faisnit rentrer avec facilité, Sa forme était ovoide, ss grosse extrémité Libre, el venant se térmioer un peu e0 arrière el em haut , par une sorte de pédirale naissant à la partie latérale droite et un peu postérieure de la cloison recto-vaginale, De légères tractions attiraient cette tumeur au dchors , et sugmentaient beaucoup la longueur de ce pédicule , qui parais-ait alors assez mince. Tout Le reste de Ls tumeur était libre. à surface blanchätreet parfaitement lisse. La pression ne diminuait en rien son volume, et faisait apercevoir de la Que tuation, Deux pelits kystes transparens, chacun de la grosseur d'un pois et accollés Duo à l'outre, se voyant en vutre dans lépusseur du repli muqueux , immédiatement au-dessous du méat wr naire, On he trouvait riép de particulier dans le reste du vagin; l'état général était excellent, et toutes Les fonctions se remplissaient parfaitement bien.
Avant de se décider à ataquer la tumeur principale , il était importaut de bien s'assurer de sa nature, On ne pouvait pas la prendre pour un renversement du vagin, attendu qu'elle ne tenait à cet organe que par uo poiut trés-limité et que la compression ne dimipuait en rien son volume, L'absence de toute impulsion par les efforts de la toux, l'exploration par le rectum rassurait sur la crainte de quelque hernie. La pressien ne la diminuait pas et il existait de la fluctuation. Ce ne pouvait donc étre qu'une tumeur enkystée contenant un liquide dans son intérieur. On aurait pu croire à priori que pour l'enlever, il suffisait d'un seul coup de ciseaux pour faire La section du pédicule, devenu peu volumineux jrar la plus légère traction. Mais peur agir avec prudence M. Lisfranc voulut s'assurer de la disposition de la cloison recto vaginale. Le doigt introduit dans le rectum il pénétra , comme l'avait prévu ce chirurgice , dans une espèce de doigt de gant jusqu'au corps de la tameur , dans l'intérieur de ce prétendu pédicule qui n'était autre chuse que la cloison recto-vaginale cédant aux tractions opérées sur le kyste ; de telle sorte que la tumeur sphéroïde n'était qu'appliquée latéralement au vagin sans pédicnle aucun.
La section de ce faux pmédicule aurait donc fait éprouver à la cloison nne perte de substance , d'autant plus grande qu'on se serait d’avantage cluigné du kyste, et aurait doué lieu à une fstule dont on sait les iuconvéurens.
M. Lisfranc , attirant la tumeur au dehors, se décida alors à l'ouvrir pur une incision longitudinale , enlevant ensuite, à l'aide de forts ciseaux , toutes les parois du kyste sans toucher toutefois à la portion adhérente à la cloison. M. Dicffunbach , présent à l'opération, ayant par le rectum introduit le doigt indicateur dans l'intérieur du préteodu pé-
dicule , servait à marquer le point où cessait la tumeur et où devait conséquemment se borner la section.
L'ouverture donna issue à une matière demi-liquide, jaunâtre et très-visqueuse , tellement que cette substance saisie par nn point, le reste s'est allongé sans se rompre , en forme de cordon. Nulle trace d'erganisation ne s’y remarquait.
La paroi du kyste assez mince vers l'extrémité libre , offrait lus de trois lignes d'épaisseur vers le point adhérent. Elle était dure et fibreuse, recouverte en des par la muqueuse vaginale ; épaissie et blanchätre dans toute la partie qui était exposée hors du vagin ; son intérieur était lisse et parcouru par un grand nombre de ramifications vasculaires.
Les mb autres pelits kystes furent enlevés en totalité, chacun par nn seul coup de ciseau. Leur nature était en tout analogue au précédent.
Peu de sang s'est écoulé pendant l'opération. Huit heures après une légère hémorrhagie a été arrêtée à un bourdonnet de charpie, Quelques vomissemens ont cédé à une potion calmaute et une potion anti-émétique de Rivière, Du reste, nulle douleur n'est survenue dans l’abdomes.
Dès le lendemain de l'opération on à cautérisé avec le proto.nitrate acide liquide de mercure la petite portion du kyste restant snr le vagin , pour la faire cicatriser, Cette cicatrisation a nécessité pour être complète divers autres cautérisations et ce n'est que le 3 novembre que la malade est sortie parfaitement guérie. .
DU TRAÏTEMENT DES FONGUS DE LA VESSIE PAR LA LIGA- TURE , L'ARRACHEMENT ET L'ÉCRASEMENT; lettre adressée à l’Académie des sciences, le 22 décembre 4834, par M. Civiaue.
J'ai l'honneur de soumettre à l'Académie un fait qui me parait d'au. tant plus digne de fixer l'attention qu'il constate ui progres réel dans l'art chirurgical,
Certaines tumeurs qui se développent dans la vessie, principalement vers l'orilice urétral , acquitrent quelquefois assez de volume pour don ner lieu à des accidens trés-graves. Jusqu'à présent l'art avait été impuissant, non pas seulement à les guérir, mais même à les reconnaitre, ei l'on n'en découvrait l'existence qu'après la mort.
L'emploi des instrumens de la lthotritie m'a fourni un moyen assuré de les reconnaître sur le sivant , d'en déterminer la consistance , d'en apprécier le volume et de juger si elles sont ou non pédiculées, Ces données premières m'ont suggère une séric de procèdes curatifs qui, apres quelques titonnemens , m'ont enfin conduit à des résultats tressatisfaisans.
J'erployai d'abord la Lisature , au moyen d’un appareil spécial , dont if serait trop long de faire ici la description ; mais ce procédé ne peut s'appliquer qu'à un bien petit nombre de cas. Test s1 lung , présente tant de diificultés et fatigue tellement le malade, que je me vis bientôt contraint d'y renoncer.
C'est alors que je conçus l'idée de recourir à l'arrachement , au moyeu d'instrumens analogues à ceux dont je me sers pour le broiement de la pierre , mais montés d'une autre manière, J'ai mis ce procédé en pratique pour la première fois le 23 octobre 1#27, à l'occasion d'un petit fongus pédiculé. L'opération fut simple et facile ; le malade rendit une assez grande quantite de sang avec l'urine , mais n'éprouva aucun accident et fut guéri dès le lendemain, Je m'étais servi d’un
{petit instrument , et quoique le fungus füt enlermé dans la pince, le tout sortit aisément par l'urètre. Ce cas est le plus simple que j'aie rencontré,
Un autre malade fut soumis au même procédé Le 12 mars 1829; mais sa situation présentait beaucoup plus de gravité; la tumeur était dure et grosse comme une petite noix. Il fallut l'écraser et la réduire ea une sorte de pâte pour qu’elle püt traverser l'urètre. L'opération ,
difficile et douloureuse , ne put étre terminée que dans tne sceonde séance , qui eut lreu sept jours après la première. Plusieurs chirurgiens , parmi lesquels je citerar MM. Ballus et Costello , ÿ assistérent. Le sujet mourut trois mois après d'une ficvre typhoïde , maladie toutà-fait étrangère à celle de la vessir.
J'ai pratiqué aussi l'arrachement d'un fongus vésical sur ue troisième malade qui avait en midine temps la pierre , au broiement de laquelle je ne procédai qu'après la destruction de la tumeur. lei l'opération présenta une particularité qui m'a fait depuis renoncer à ce pro-
| cédé. Malgré des torsions réitérées, le pédicule du fongus ne fut point
complétement détaché , et il amena une trainée filiforme de mexwbrane muqueuse urétrale , lougue de p'us'eurs pouces. La promptitude et Le facilité avec lesquelles les membranes de cette espère se reproduisent me rassurèrent jusqu'à un certain poiut, par rapport aux suites de
l'accident. En effet , l'issae fut heureuse ; mais le malads souffrit beaucoup pendant trois jours , et l'urètre conserva pendant quelque temps une assez grande sensibilité.
Le troisième moyen que j'ai employé contre les tumeurs fongueuses du col de la vessie est l'écrasement, Apres avoir saisi et isolé la 10meur par un procédé ana'ogue à celui dont je me sers dans les cas de calculs peu volumineux , je ferme l'instrument avec furce , de manière à écraser subitement le forges , à le Re mé de mort et à le réduire
ur ainsi dire en pâte ; mais au lieu de retirer l'instrument ainsi Pré et d'arrather le pédieule, j'ouvre la pince et je la dégage entiérement de la masse charnue , ce qui offre d'autant moins de difficulté que la vessie est remplie d'ean ; je le ferme ensuite et je le retire. [x tumeur broyée s'échappe avec l'urine, tantôt 1mmédiatement après l'opération , tantôt plus tard. | |
Plusieurs malades ont été opérés de celte manière avec un succès complet. 11 s'en trouve un maintenant à l'hôpital Necker. L'opération a été commencée mercredi dernier; dans la même journée , la portion de tumeur que je mets sous les yeux de l'Académie fut expulsée ; aucun accident ne s'est mamfesté. Aussitôt après l'opération , le walade a nriné sans sonde et avec ne grande facilité ; ce qu'il ne pouvait faire depuis plusieurs mois , malgré tous les traitemens auxquels on l'avait soumis. J'espère pouvoir terminer celte opération mercredi prochain. +
Le procédé de l'écrasement présente quelques difficultés ; mais l'application en est peu douloureuse, parce qu'on agit sur des tissus qui possèdent peu de sensibilité, C'est aussi ce qui explique la faible réaction qu'entraioe la manœuvre,
Civiare,
YORTICOLIS DATANT DE SIX ANS; SECTION DU MUSCLE STERNO-MASTOÏDIEX ; GUÉRISON; observation commaniquée à l’Académie de médecine le 46 décembre 1854 , par M. Auvussar.
Ovs. — Porché, cordonnier, Agé de 53 ans, avait toujours joui d'une bonnc santé, lorsqu'il y a environ sept aus, il se charges de porter un fardeau très-lourd sur La butte Montmartre. Pendant le trajet , 4 éprouva dans le cou üne très-vive douleur qi persista, mais à un moindre degré, quand il eut déposé s08 fardeau, ct
qui ne se dissipa entièrement qu'après qu'oëe où vingl jours. À quelque temps de là il remargua, pendant la nuit sculem-nt. que, par an pe-
tit mouvement spontané, sa Léte se déviait de droite à gouche, Trois mais après
avoir fait cette remarque, il s'éreills un matio svec un loeticolis très-douloureux, dont il était guéri le jour suivant. Dés-lors les contractions nocturnes ccssèrent ; mais on peu plus tard il s aperçut que ses jeux abandonnsient s00 travail, et que, malgré Lui, sa tète pivotait kutewent de druite à gauche. Bientôt, l'intensité des contractions augm: tant, il fut oblgé, pour tenir sa tte immobile et pouvoir tra. vailler, de tenir entre Les dents une Ücele attachée à sn cuisse, où bien, s'il tarchait, de se servir d'une boguette coptre Irquelle 1 archoutait son nez et son menton.
Dix mois plus tard, sen mal s'était tement aggravé, qu'il fut obligé de renoncer à 52 profession, Ds cet intervalle, be euns-le sterpo-mastoidien s'était graducliem nt dércloppe, et avail à cvtie époque ss moins triple de volume, Quid il marchait où se lvrait à quelque crervice , 1] épronvait des contractions sutolérables qui l'obligesient à se coucher pendant plusieurs heures de suite. On lui conseilla une foule de médi-ations qui ne lui furent presque d'ancone utilité, Ainsi, les douches froides sur Ja tête dans un bain tiède, et l'électro-pancture, Firritürent davantage. Les frctions isritintes et anodines furent sans suvcbs: les vésicatoires ammoniatans panés avec l'hydrochlorste de morghinc 1 produisirent au mieux quoi Bt croire à la guérison, el qui ne dura que trois jours.
Après avoir inutilement tenté toute espice de remèdes, Le malade, sur le conseil de M. Amussat, se d-cidu à se laisser farce la section da muscle contracté. H fut opéré dansle mois d'octotre 1853. de la mamière suivante, Agrés avoir constaté qu'il me povail teuie Hi tte immobile que pendant sept ou huit secondes quand on ne fsait pas son attention , où junçs , un pouce au-dessus de La chavicule , la peau et une portion du faisceau museulaire slernal , qu'on traversa avec un bi touri étroit et courbé en faucille, comme si l'on voulait percer on séton; puis on Gt marcher le tranchant de l'instrument d'arrière en avant, de mamière à couper tout Le ph qu'on avait formé. On agrandit ua peu l'incision, ct on profta du mo. ment des contractions pour faire, couche par couche, la sertion des fibres museulair. s profondes qu'on n'avait point divistes du preuier coup. Après voir tout coupé à l'exceplion de quelques Bbres de la portion clavicnlaire , où tardit une pete artère et on pausa la plaic avec un Enge 1roué conduit de cérat, de la charpie et des landelciles de sparadrap.
Lo torsion du eo coutinas pendant quinse où vingt jours avec autant d'intensité qu'avant l'opération ; puis, la cicairisation commençant, elle diminua un peu; ct, environ six semaines aprés l'opération , la plaie étant tout-à-fait cicatrisée , elle disparut complétement.
Cette observation mérite sous plusieurs rapports de fixer l'attention des praticiers. Ainsi, on peut voir : 1° que l'ancienneté du mal qui
remontait à six ans, n’a point été un obstacie à la guérison ; 2° que bien qu'on n'ait employé pendant et après l'opération aucun appareil pour maintenir la tête, ct qu'on n'ait pas fait À
du muscle, on n'en a pas moins obtenu un plein succès au bout de six semaines où deux mois; 3° que tout porte à croire que le résultat Leureux sera durable puisqu'il date déjà d'un an environ; 4° enfin, c'est un fait nouveau en faveur de l'opération , fait qui arrive d'autant plus à propos que dans ces derniers temps la plupart des chirurgiens avaient presque renoncé fi opérer en pareil cas , à cause de leurs insucces,
a résection d'une partie
Le Lieu où la section a été faite , est celui qui a été généralement ia-
diqué par les auteurs. M. Malgaigne { Manuel de médecine opératoire). voudrait qu'on la fit plus haut, dans le double but d'avoir une épaisseur ct une largeur moindres du muscle à diviser, et de s’écarter davantage des gros vaisseaux. Le preiier motif a quelque valeur ; mais pour le second , M, Amussat s'est assuré sur le cadavre que le muscle est également rapproché des gros vaisseanx dans toute son étendue , et que. dans sa partie inférieure, 1} en est même mieux séparé par l'interposition du M. omoplat hyoïdien.
FRACTURE DU COL DU FÉMUR, traitée par l'hyponarthécie ; par M. Maron , de Lausanne.
Bien que le fait suivant soit encore incomplet, toutefuis , comme l'is-
sue n'eu est pas douteuse, il offrira peut-être quelque intérêt à nos nombreux lecteurs, qui pourront le ratlacher au mémoire que j'ai inséré dans la Gazerre ménicace il ÿ à quelques mois,
Ons. — Le nom Mobily, de Morges, âgé de 54 ans, tombe le 42 septembre deruier, d'environ quaterze pieds, sur le côté droit , et offre à an praticien exérimenté, M. Mercier de Morges, tous les caractères de la fracture du col du Fner. Le malade est amené à ra jours après à l'hôpital de Lausanne , où il est immédiatement placé sur la planchette suspendoe, recouveric d'un épais conssin de coton , et formant un double plan incliné sur lequel la cuisse est fléchie sur de bassin et la jambe sur La cuisse, Mais ces flexions respectives offrent sur celles qui ont lieu au moyen de simples coussins des grands avantages, qu'elles tout invariables, qu'ells permettent cependant des mouvemens divers et assez étendus de toet le corps, el donnent la facilité de porter le malade sur on fauteuil aussi suurent qu'il le désire et sans aucun inconvémient.
Holrly est depuis ving!-trois jours sur cet apparal; on n'a fait et on ne fera aucon pañsemnent ultérieur, ct on altendia dans cet état je le temps ( sept ou huit senmines) ait consolidé les fragmeus ; mais ce temps, bien long ct lien penible quand on doit le passer irréaissiblement dans une position invarable et gênée , se présente d'une tout autre manière lorsqu'il el permis de changer à volonté d'attitude , de faire ses fonctious sans gêoe, d'avoir son lit arrangé aussi souvent qu'il est nécessaire, d'être porté sur un fauteuil et ecndoit de celui-ci partout où il pourra passer, Hobely jouit done de tous ces avantages, et cependant le membre fracturé es exactement paroi à l'autre, sauf une tuméfaction légèrement douloureuse au ton her, qu'on remarque en avant du grand trochanter, Mesuréc avec le compas d'épaisseur, dont l'une des branches appuie derrière le trochanter et l'autre en avant de celle émiuence , celle region est encore , aujourd'hui 4 cetobre , d'environ un pouce plus grosse que celle du cûté gauche , et offre un pu plus de chaleur, 1 + à évidemment iri une surescitation , an travail quelconque, dont de résultat parait devoir être heureux, 111 à deux jours {le vingt-anième depuis l'accident } , et malgre la certitude que j'avais de l'existence de a feseture , ai voulu que Holly essasât de soulever la cuisse et la jambe, Après que j'eus libéré €cs parties des deus Lens qui les Gasient à Poppareil , les flo ts pour leur faire abandonner celui-ci furent sans aucun effet. et je ne suis convaincu par là, aon-sculement de linspossibilité où était le malade de soulever l'extrémité aflee tée , mas encore de Ja parfaite rouocuité d'uue semblable tentative et de cette espive d'exploration.
Ao nombre des chirurgiens distingaés qui ont examiné c+ vas avec attention , aime à citer M. Brischet , qui a passé dans cette ville, et qui abien voula, sans son voyage siéntilique , se ps es de moi.
Agrece, elec.
M. Maron.
BIBLIOGRAPHIE
DES CAUSES DE L'OPHTHALMIE DE L'ARMÉE (BELGE); IMÉmoire adressé à M. le ministre directeur de la guerre, baron Evain, et à la commission de recherches sur cette maladie, par C. van Hoxsesroucr, docteur, ex-médecin militaire, etc.
Depuis vingt, ans une ophihalmie redoutable par ses symptômes , par la rapidité de sa marche, par la propriété contagieuse du
pus qu'elle sécrète , et surtout par le grand nombre d'individus qu'elle attaque, excree ses ravages sur l'armée belge , et ne semble s'assoupir par intervalles que pour renaître bientôt plus furieuse, D'abord simple sujet d'études pour les médecins, elle n'a pas tardé à exciter la sollicitude du gouvernement ; après avoir entendu les observations indigènes , il s'est aidé des lumières du docteur Jungken, profesceur d'opthalmologie à Berlin, qui déjà avait contribué à délivrer J'armée prussienne d'un semblable fléau ; et enfin le ministre de la guerre s'est décidé à nommer une commission spéciale, chsrgéc de rechercher les causes de cetie opiniâtre maladie , et choisie parmi les hommes de l’art les plus recommandables de la Belgique , en écartant toutefois ceux qui avaient déjà émis une opinion arrêtée.
C'est à cette commission que M. van Honsebrouck adresse le mémoire dôbt nous allons rendre compile ; toutefois, commne il s'agit d'une épidémie qui sévit à nos portes et sur une population que uous sommes d'ailleurs sccoutumés à regarder comme membre de la grande famille française , le Sujet est trop ampurtant pour que pous nous arrêtions à une simple analyse ; ét uous suisiruns cette occasion de mettre en regard les faits ee les opinions publiés dans ces derniers temps par MM. Jungken, Vlem xckn, Marinas, etc. , afin d'en tirer les conslusions Les plus généralcs possihle.
Et d'alord quelle est l'uriginé premitre de la maladie; s'est-elle duveloppée das le pays même, ou bien a-t-elle été importée du dehors? A. Kluyskens est Le champion déclaré de cette dernière opinion. S'appuyant de la similitude parfaite de Y'ophthalmie belge avec l'ophthaïnieendémique d'Égypte, il pense qu'elle à éte apportée de ce pays par l'expéditiun française ; et il apporte en preuve un fait fort remarquable; c'est qu'avant 1814 l'ophthalmie nc s'était jamais montrée dans les casernes de Gand; à celte époque seulement on y forma le 5° bataillon dont le noyau étar formé d'anciens militaires qui avaient eu cette affectron dons l’armée française et dont quelques-uns même eu étaient encore sensiblement affectés ; ils la commuuiquérent à un graud nombre de leurs camarades ; et dès lors cette contagion n'a pas quitté le batail. lon, tant dans l'armée que dans les diverses garnisons qu'il a occupées depuis.
À notre avis les adversaires de M. Kluyskens ont fait trop peu de cas de ce fait qu'ils w'ont pas sungé à nier, et qu'ils ont seulement essayé de combattre par d'autres, comme si jamais deux faits pouvaient être contradictoires. Ainsi on detnande pourquoi l'armée française bien! plus exposée au contact des soldats de l'expédition d'Égypte, n'a jamais clé atteinte de l'ophthalmie contagieuse. On cite des cas où de deux bataillons logés daus la même caserne ; l’un est resté exempt du fléau tandis que l'autre était peuplé d'ophthalmiques ; on démontre que nombre de fois l'ophthalmie a atteint des sujets non exposés à la contagion; tout cela prouve assez bien, ce qui est coramun à toutes Îles épidémies contagieuses, qu'il faut pour leur développement des conditions qui sans doute ont manqué à l'armée française, Œ+ se rencontrant en Belgique , peuvent suflire à elles scules pour produire\a maladie même sans: contagion; maisle fait cité par M. Kluyskens reste, comme un témoigoage de la consanguinité de l'endémie égyptienne avec l'épidémie belge. Ajoutez que les premiers dévelopyemens de l'ophthalmie en Belgique ne remontent pas plus haut que 1814 et 1815, et qu'elle ne s'est beaucoup répandue qu'après la bataille de Waterloo. Or, précisément dans cettecampagne les Hollande Belges se trouvèrent en contact avec l'armée anglaise qui avait toujours conserve quelque germe de l'ophthalmie d'Égypte et avec l'armée prussieune, qui était attaquée d'une épidémie semblable depuis 1813. On voit done que la doctrine de l'importation pourrait être soutenue avec faveur et qu'il serait facile de trouver trois sources de contagioo au lieu d'une; mais d'autre part les sectateurs de M. Kiuyshens out attaché à leur systéme une importance trop exclusive ; et c'est ce qu'on peut dire au reste de la plupart des écrivains qui ont traité de cette maladie.
Car avec ce seul élément de la contagion , il est impossible d'expliquer Le grand développement de la maladie, Sans cela , comment l'armée française en aurait-elle été garantie jusqu'à ce jour ? Pourquoi de toute l'Allemagne les Prussiens furent-1ls presque les seuls qui en fueut attaqués ? Commnent enbn ubserverait-ou dans le même pays , dans la meme armée, ces intenmittences du mal, qui se réveille ensuite come par paroxysmes ? Nous l'avons déjà dit : il faut ici des conditions essectielles, nécessaires, sans lesquelles la contagion n’a pas lieu ; il était done extrêmement important de les étudier, puisqu'il aurait sufli de les écarter , une fuis reconnues , pour arrêter la propagation du mal. Les recherches et les théories n'ont pas manqué , et nous les parcourroos tout à l'heure. Disons d'aburd que la plupart des observa-
DICALE
ce qui les à entrainés à n'en rechercher les causes que dans les cireonstances de la vie du soldat.
Est-il done vrai qu'elle respecte constamment le reste de la popula tion ? S'il en était ainsi, il y aurait done une grande erreur ils rapprocher de l'ophthalnie d'Égypte , de l'ophthalmie prussienne , et à lui accurder . propriété contagieuse ; puisqu'elle ne frapperait que des hommes, et qu'elle ne les atteindrait que sous l'uniforme et point sous d'autres habits. Malheureusement 1l n'en est pas ainsi ; les écrivaius belges sont remplis d'observations de militaires transmettant leur ophthalmie à des famulles entières; aussi les partisans des causes spéciales ont-ils posé la question d'une autre maniere, et l'ophthalwie une fuis acquise pourrait bien , selon eux , se communiquer par contagion ; mais elle ne se développerait primitivement et saos contagion que chez leurs soldats. Mais encore ici ils partent d'une assertion trop exclusive ; M. Van Honsebrouck , qui appelle aussi l'épidémie ophthaimie de l'armée, qui lui attribue une cause toute spéciale, savoir, la poussière du blanc de Namur et du vert-de-gris qui servent au netioiement des cffeis et des armes, assure que les personnes non militaires qui vendent ou colportent ces substances soat assez souvent atteintes de l'opbihalinie, M. Aerts d'Anvers a vu cette affection attaquer à trois reprises une femme qui vendait de ces matières aux solda:s ; et c'est la, dit l'auteur, « une preuve que l'on peut vérifier tous les jours , outre beaucoup d'autres exemples auxquels il n'a pas été fait assez atten. tion, mais que quelques recherches mettront bientôt en évidence. » D'ailleurs nous voyons que des recrues « qui n'avaient point encore mis l'umiforme , » et que les gardes civiques , qui ne sauraient être assimilés aux soldats , n'ont pas été épargnées. Ce n'est pas autrement que s’est compurtée l'ophthalmie prussienne, qui, après avoir attaqué épidémiquement et à plusicurs reprises les armées, « se montre actuellement encore en Prusse, dit le professeur Jungken , d'une manière sporadique , tant dios le civil que dans le militaire, »
Ce fait bien établi est d'une baute importance , puisqu'il fait écrouler tout d'abord les systèmes exclusifs fondés sur des causes propres seu'ement à l'état mubtaire, quaud même chacun d'eux ne nous fourairait pas des faits capitaux pour combattre les autres. Néanmoins , il est juste d'avouer que la plupart de ces écrivains ont appelé l'attention sur des points essentiels , dont leur unique tort a été de s'exagérer la valeur à eux-mêmes.
Celui de ces systèmes qui a peut-être réanile plusde partisa 1s ot le plus d'adversaires a été soutenu avec beaucoup de persévérance et de talent
r le docteur Vleininckx , inspecteur-général de l'armée , qui attribue Fophtholie à la compression du crâne par le schako, mas surtout du cou , par le collet des uniformes militaires belges. 11 allègue à l'appui les faits généraux suivans :
1° La cavalerie n'offre que de loin en loin quelques cas d’ophthalmie; 2° l'artillerie et les troupes du géuie en sont également exemptes ; 3" les gardes civiques n'ont eu aussi qu'un petit nombre de malade: ; 4° c'est dans l'infanterie qu'elle exerce ses ravages, et plus particulièrement dans quelques régimens. Une circonstance unique explique tous ces faits; c'est que dans l'infanterie les collets des habits sont plus \serrés, s'agrafent plus haut, et sont plus facilement tiraillés en arrière va les bretelles du sac que dans tous [ES autres corps précités. Quant à à contagion, l'auteur n'y croit pas; à l'encombrement, bien moins encore, Et ce qui le confirme dans son opinion , c'est que depuis la ré: volution , c'est-à-dire depuis que l'on a plus ou moins relâché les enveloppes du cou, la maladie s'est muntrée E sur un moindre nombre d'hommes et avec plus de bénigaité.
Ces argumens sont de nature à faire impression ; mais nous les trou vons presque aussitôt infirmés par des observations toutes contraires. M. Van Honsebrouck nie tout d'abord que l'ophthalmie ait si sensiblement diminué ; au moment où il écrit, le 3° régiment, ea garoison à Gaud , compte, dit-1l, 1,200 ophthalmiques. Éa second lieu , la compression du col étant genérale dans l'infanterie ; ou du moins dans un régiment , comment se fait-il que ses effets ne se fassent sentir qu'à éèrtaioes époques indéterminées , sur tel bataillon ou telle compagnie, le reste du régiment en demeurant à peu près exempt? Comment de où thalmie ne sévissait-elle point sur la garde impériale française , dont l'uniforme était plus lourd-et au moins aussi compressif que celui de l'armée belge ? Pourquoi tel régiment , exempt de l'ophthalmie à Namur, par exemple , en at-il été atteint dès qu'il est arrivé à Tournay ? Pourquoi cite-t-un une foule de garnisous , Philippeville , Ruremogde, Ostende , ete., ete., qui paraissent jouir d'uo privilège d'exemption, 81 on Les compare à celles de Louvain, Liège, ane ? A ces Laits genéraux se juignent une foule d'observations particulières qui détruisent
teurs noùs paraissent s'être placés à un point de vue trop restreint , en de fond en cowble le système de M. Vlemiuckx , en taut qu'il attribue considérant l'ophthaliuie comme exclusivement propre à l'armée belge, 'ophihalmie à cette cause unique. Ou ue nie point que ce ne suit là use
en assignant comme cause générale à l'ophtbalmie la pou terre de pupe et Le vert-de-gris , qui se répandant dans l'air durant le nelto ement des armes et des effets, attaque directement les yeux, où bien est portée sur ces organ+s par les mains du soldat même, lorsqu'il éproure le besoin de se les frotter. Il est difficile de soutenir plus ingésieusement un paradoxe ar ssi étrange ; l'auteur tourne à son profit les faits allégués par M, Vleminckx et d'autres ; il ins'ste surtout sur eo lui-ci, « que depuis la révolution les différens corps , toute proportion gardée , ont fourni clacun le nombre d'ophthalmiques en raison du plus on moins d'objets qu'ils avaient à entretenir. » |
Une objection czpitale à cette théorie est celle-ci : Pourquoi , dans d'autres pays où les suldats sont sous l'influence des mêmes agens, cette mala lie est-elle si rare ? Pourquoi l'armée jrussienne, où l'auteur accorde qu'on s'adonne auta 4 au nettoyage des armes et des eflets qu'en Belaiq e, est-elle aujourd’hui délivrée d'une épidémie qui ÿ a fait de si grands ravages? Nous avons lu avec toute l'attention possible, comme il le désire, les réponses que fait M. Van Housebrouck ; elles ont laissé pour nous les objections dans toute leur force.
Si , comme l'a fait M, Vlemiackx , nous considérons les unes après les autres les six choses dites non naturelles qui peuvent influer sur le soldat, et qui renferment d'ailleurs l'hygiène tout entière, nous trouvons donc que les vêtemens , applicate, ne rendent pas un compte suffisant de l'épidémie , d'après M. Vleminckx lui-même ; les ingesta et les ercreta sont les mêmes pour l'armée belge que pour toutes les autres armées européennes ; les percepta n'offrent non plus aucune diffé. rence , et pour les c reumfusa, déjà un premier système a été réduit à sa juste valeur. Mais à cetie classe d'agens s'en rattachent quelques-
NO qui méritent une attention sérieuse ; Il s'agit des miasues conta-
gieux que recéleraient certaines casernes , surtout par suite de l'encom-
“bremerit,
« On a vu souvent , dit M. Vleminckx, et dernièrement encore au camp de Diest, que loisque plusieurs hommes , soit d’une chambrée , soit d'une barraque, étaient atteints de la maladie , les autres ne tardaient pas à la contracter, d'où l'on à conclu à la nécessité d'espacer ces hummes où plutôt de les séparer les uns des autres. L'expérience à mène prouvé que ce moyen n'était pas à dédaigner, et l'on n'a pas manqué d'en inférer que la maladie était contagieuse , ou plutôt qu'elle reconnaissait pour sa source , pour sa cause essentielle , un principe contagieux, »
Cette influence de l'encombrement a été admis par plusieurs écrivains, et elle est, sinon démontrée , du moins probable , bien qu'il n'y ait aucun fait positif de contagion médiate lien constaté. D'autres ont expliqué le grand développement que prend l'épidémie dans les casernes encombrées, par l'habitude des soldats de se laver souvent, homines sains et malades, dans un même seau, et de s'essuyer la fgurc et les yeux avec le même essuic-mains. Mais cela étant , on ne voit pas comment ob diminuerait les ravages du mal en logeant les soldats dans un plus grand espace, M. Vleminckx fait observer aussi que l'encombrement n'expliquerait point sa origine première, Ce serait d'ailleurs une cause aussi inconstante dans son action que toutes les autres; car la garnison hollandaise , resserrée dans un étroit espace dans la citadelle d’Auvers, n'y a présenté aucun cas d'ophthalmie. Enfin, pour ceux qui, dérivant l’ophthalmie belge de l'ophthalmie d'Égypte par contagion, Ge qi sa continuation par l'encombrement , nous rappellerons qu'elle ne s'est point montrée dans les grandes armées de l'empire , soit dans les bivouacs , soit dans les blocus, quoique ces deux causes sigoalées , la contagion et l'encombrement , y dussent être plus puissantes qu’en temps de paix dans l'armée belge.
Restent encore à examiner les gesta, comprenant les habitudes du soldat belge et les exercices auxquels il estsoumis. Nous trouvons cités dans le mémoire de M. van Honsebrouck des faits bien importans re Coeillis par un homme étranger à l'art, mais familier avec le soldat, le capitaine Berlemont. Le temps de repos nécessaire à l'homme adulte ne Peut guère être moins de sept heures par jour. Or, Ve soldat belge sv
couche à 10 heures et se lève à 3 heures et demie du matin, ce qui rédait Le temps du sommeil à 5 heures environ ; et il a de plus une nuit de veille à peu près par semaine pour La garde à monter. Enfin c'est précisément Cnil de de garde qne le réglement lui preserit de nelloyer ses armes, ses bufleteries et ses boutons en cuivre. Certes de telies dispositions doivent fatiguer les yeux et les reudre plus sensibles à l'action des causes morbiliques ; mais encore elles n'agissent que sur une partie de l'armée et nullement sur le reste de la population, qui cependant n'est pas exempte de l'ophthalmie ; et elles n'expliquent pas pourquoi cette ophthalmie est catarrhale et contagieuse.
Là finit à peu près la liste des agens spéciaux auxquels on à pu attribuer l'opthalmie belge, Plusieurs vbservateurs et entr'autres le docteur Jungken ,ne s'attachant à aucun exclusivement, les admettent tous comme causes prédisposantes on occasianelles , et en multiplient beau coup le nombre en y ajoutant tout ce que les nosologistes ont jamais cité comme pouvant donner lieu à l'ophthalmie La plus simple. | cependant que le docteur Jungken admet encore une prédisposition interne qui n'est appréciable par aucun signe extérieur. Très-bien; et il faut sans doute que cette prédisposition existe pour toute maladie soit sporadique, soit épidémique, pour qu'elles atteignent un individu et respectent l'autre. Mais il reste toujours un dern'er problème à résoudre ; ponrquoi cette prédisposition est elle si générale en Belgique, depuis 1814 seulement, avec desintermittencesd'exacerbation et de rémission , et d'où vient qu'elle donne lien à une affection auparavant presque inconnue dans le pays?
Si l'on à suivi jusqu'ici cette longue analyse, on aura vu cette ivé. vitable question se reproduire après chaque système et exiger de plus en plus impérieusement une réponse. Qui, nous pensons qu'il existe eu Belgique une constitution épidémique, ce génie ioconau qui ne se révèle que par ses effets, qui nous a apporté à Paris la grippe ct l« choléra, et qui seul peut rendre compte de toutes ces vastes maladies qui attaquent un peuple au lieu d'un hormme. Examiner l'oplthalmie belge avec les lumières si chèrement achetées par l'étude du choléra asiatique, vous y trouverez une origine fixe quant à l'invasion , obscure quant aux causes; une marche inconslante el comme aveugle, ravageant ce coin de pays, épargnant le voisin ; des rémissions que rien ne saurait expliquer , des récrudescences qui surprennent de même ; tous les efforts vains quand l'épidémie sévit fortement, tous les efforts eouronnés de succès quand elle se relâche d'elle-même. Que si l'on deinande pourquoi l'armée y est plus exposée que le reste de la po- Sr ,€© est alors que les faits reeuvillis par MM, Vlen'nckx,
lan Honsebrouck , Berlemont, ete. , trouvent leur place; c'est que , dans l'épidemie cholérique , de deux indivilus soumis au même air , aux mêmes miasmes, le plus chétif , le plus mal nourri, le plus fatigue cait généralement atteint de préférence. Du reste , cette apinion n'est pas nouvelle , et elle s'appuie de l'autorité du d° Canstatt , ophthalmologiste allemand, qui,aprèsavoir étudié l'ophtbalnie dans l'armée autrichienne , est venu à Bruxelles la comparer avec celle de l'armée belge,
Les conséquences de cette théorie sont{faciles à déduire. Est-il au pouvoir du gouvernement belge , en s'éclairant des lumières des hounmes de l'art, de mettre un terme quaod il le voudra, où pour ainsi dire à jour fixe, aux ravages de l'épidémie? Nous ne le eroyons pas ; ct déjà les résultats des essais tentés dans l'armée , en ont démontré , non pas l'inutilité absolue, mais l'incomplète efficacité. L'épidémie s'en ira an jour comme elle est venue, et probablement en laissant après elle quelques germes d'affections sporadiques, en un mot , en s’acclimatant comme une des maladies ordinaires du pays, ainsi qu'elle a fait en Prusse, ainsi que le choléra a fait en France. Ce qui est au pouvoir du gouvernement et des médecins , c’est d'en limiter le développemet en laissant subsister le moins de prédispositions possibles. Détrnire toutes les causes de compression du con et de la tête, accorder au soldat denx heures de plus de sommeil, suspendre pour un temps la rigueur avec laquelle on surveille le nétoyage des armes, prendre garde à tout ce qui pourrait favoriser la contagron médiate, et peut-être la contagion immédiate suite de l'encombrement , ce sont là les conseils que tous les esprits sages ont depuis long-temps donnés à l'administration de la Belgique; et quand on songe que récemment encore un seul régiment comptait 1,200 malades, on ne peut que s'étonner et regretter qu'ils n'aicot pas élé mieux suivis.
8. L'épreuve à soutenir en lalin , exigée par l'art. 6 de la loi du 49 rentèse aa XI, consistera à l'avenir daus une cowposilion écrite #0 Latin sur une question médirale ou chirurgicale,
4, 1 y aura on outre on éxamen oral en français d'une durée d'nne demi-heure pour chaque candidat, dans lequel les élèves feront connaître le dingnostic et le : NE pronostic qu'ils suroët portés et le traitement qu'ils auront jugé convenable d'a- Je vous prie d'ajouter à la souscription ouverte en fareur de lestimable } dapter. Dans cet eauen , qui sera pablie, les candidats pourront en outre être M. Thouret-Noroy, la somme de 5 fr. best beau de voir tous les médecins de | interrogés sur leur composition écrite et sur divers points de médecine et de chi- France embrasser La cause d'un confrère malheureox; une pareille conduite en. rurgie pratiques. noblit notre belle profession Puisse la Cour suprême nous rendre justice et reje-Ù 5 Les candidats ne seront plus sstreints à présenter des observations rédigées ter le principe de la responsabilité méxticale ! par écrit.
Béréer , ttc. 6. Les dispositions de cet arrêté seront ea vigneur à dater du 4° janvier 4835.
Théodore Ganmisr , de Passais (Ornd), 7. MM. ls recteurs des Académies de Montpellier et d» Strasbourg sont char -
Chirurgieu sous aide à l'hôpital militaire de Cambrai. À gés, chacua eu ce qui le concerne , de l'exccution du présent arrûté, Cambrai, 42 décembre 1854.
St-Seinc , le 45 décembre (854,
SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M. THOURET-NOROT
Moasieur be rédacteur,
=— Le voyage tout scientifique de M. Dicffenbsch en France à eu de tristes ré- Monsieur , : : suliats pour son auteur, D son retour à Berlin il est en butte à de petiles Je regrette beaucoup de venir si tard offrir mon fible Lihat de sympathie à | persécutions de police, el, ce qui est plus grave, on lui a méme enlevé la À re M. le docteur Thour: L-Noray. 8: notre collégue veut bien compter pour quelque | ehirargien, qu'il occupait avec tant d'éclat à l'häpital de le Charité. Nous ignochose les rœnxet les sentimens syarpatliques , je serei moins honteux de mon of-|rons complétement les causes de cette disgräce , qui semble puuir M. D effenbsch frande, des témoignages d'estime uaiverselle qu'il a reçus de ses confrères de Paris,
J'ai l'honneur , etc —La représentation du projet de loi sur les patentes à la chambre des députés
vient de nous donner de nouveaux alliés sur lesqnels nous ae comptions plus guë re. Nous dégrons que MM. les avocats qui siégeant à la chambre enrissgeat enfin la question du point de vue élevé de lenr honorable confrère, dont nous reproduisons La lutire adressée à un journal politique.
Sosxots.
Monsieur et honoré confrère,
Les soussignés ont l'honneur de vons adresse la somme de 25 fr., résultat d'une souscription ouverte dans la toute petite ville de Melle (Deux-Sèvres), en fiveur de M ret-Noroy.
Mais ss protestent surtout contre l'#teinte portée à la dignité et à l'indépendance du corps médical, par Le tribunal civil d'Erreux et la Cour royale de Rouen, fs regardent la cause de l'honorable M. Thonret-Noroy comme la leur, ct c'est avre la plus vive sympathie qu'ils joignent leurs efforts à cenx de lenrs ranfrères de toute la France, qui se sont bâtés de lui prêtee mn si grand et si noble oppui.
Rercvez, etc.
A M. le réducteur du Courrier français,
Paris, 21 décembre.
Monsieur,
Le ministère vient de renonveler devant la chambre des dépatés sa proposition de loi sur Les patentes, Dons ce projet il range ou nombre drs professions paten. tables celles d'avocat , d'avoué , de notaire , de médecin, ete.
Je ne viens pas réclamer an privilége pour les professions libérales: je suis avocat, et l'on pourrait croire qu'en parlant de l'honueue qui s'attache à cet état, je veux ravaler les industries. Non , ce n'est ni dans ma pensée, ni dans mon earactère, J'estime et j hoBore toutes les profemions , parce que loutes sont utiles à la socitté et concourent à s00 bonheur. Mais je crois que l'on est iajuste lorsqu'on veut faire peer patente aux ararats el aux autres professions libérales que le projet de boi désigne. Que si le trésor est obéré nu point qu'il faille pen
Delavau , D-M.P. 5 f; Dusouil, D.-M. P.5f; Roy, D.-M. P.5 [; Border, D.-M. M.5 [; Cuvilliees, D.-M. P., 5 f.
Nors. Dans la liste de souscription du 13 dérembre , il s'est glissi une faute typographique que nous nous empressoas de reutifer. Parmi les noms des sous cripteurs, an lieu de Auoin, lisez Judio, D.-M. P. à Semer (Côte-d'Or).