VI. THE LANCET
Les quatre numéros de ce mois sont incipalement occupés par les leçons d'anatomie comparée du docteur | see nous ÿ trouvons , en outre, 1° une leçon de M. Wardrop sur l'emloi des saignées génerales en chirurgie; 2° deux lecons de M. Wallace, Tune sur les maladies vénériennes, la seconde sur l'affection causée par la deglutition d'eau bouillante ; 3° an cas d'anévrisme faux de la porton ascendante de La crosse de l'aorte, avec rupture, effusion de sang dans le péricarde et mort en cinquante-une heures , par le docteur Smith ; 4° un cas d'une tumeur énorme dans Le bassin , par C. Gravenor:; 5° note sur quelques causes d'erreur dans les recherches toxicologiques , ayant rapport à l'arsenic , et sur les moyens de les éviter, jar Robert Venables; 6° observation sur l'efficacité de l'iode dans les affections scrophuleuses, par Robert Bree , et quelques autres faits peu importans.
RE
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance pu 18 révaier 4834, — Parmi la correspondance éerite, nous remarquons une lettre d'un médecin qui roudrait que tous les médecins fassent obligés par que loi de certifier le L éuntr de toute maladie traitée par eux et términée par la mort. Cette mesure affrirait de grauds avantages pour La statistique médicale. — Renvoyé à la commission de réorganisation médirale.
M. Le raéstounr, La séance annuelle est peu éloignée : le réglement veut que la commission chargée d'organiser cetie séance soit nommée trois mois à l'avance î on s'en occupera mardi prochain.
M. Connac demande qu'on numme en mème temps la commission chargée d'examiner les mémoires envorés au concours, — Adopté.
M. Carusox, en s0n nom et eu nom de M. Sanson, fait un rapport favorable sur le spéculam de M. Ricord. 11 conclut que l'auteur soit inscrit d'une manière honorable, s'h ne l'est déja, parmi les cañdulals pour les places d'adjoiats 3 P'Académie, Ce rapport et ses conclasions sout adoptés.
M. Consac fait , pour M, Salmade , la lecttre suivante :
CONSIDÉSATIONS SUR L'INUTILITÉ DES MEVACCINATIONS,
Depuis quelque temps, on cherche à élever sur l'efficacité du vaccin des doutes : devient nécessaire de dissiper, Ainsi, on cite des faits qui tendent à établie d'abord que ke vaccin n'est pas toujours préservatif, et que mème lorsqu'il l'est , ce n'est que pour un temps déterminé. Puis vieonent lex explications de ce fait
“tendu ; les was disant qu'il faut , en prenant le vaccin, laisser ou moins un
toe intact pour que la préservation soit complète ; d'autres, que la transmission du vaccia d'un sujet à un autre tepd her son “rtf à le détériorer ; d'autres, enfin, qu'il n'a en lui-même qu'une puissance preservatine limiee à un certain temps, sur la durée duquel règne d'ailleu:s une complète incertitude.
Vous le savez cependant, messieurs ; le vaccin est toujours Le mime . ses phénomènes demeurent constans , ct quand 1l a pris une fois sur un individu, on ne peut jamais le faire reprendre une seconde, Ainsi, quand la raceine s'est montrée d'aue magière manifeste ct a suivi un développement régulier, l'individu n'est plus apte à la contracter de nouveau, et il n'existe pas d'exemple d'une seconde vaccine qui n'ait dû être regardée comme fausse, J'ai essavé plusieurs fois dé revacciner; je n'ai jamais po obtenir qu'un travail local de peu de duree, et de faux boutous, qui mème avortent poar l'ordinaire, Et quand même, ce qui est très-race, ks boutons se développent , il n°y à jermais qu'au irritution focale , sans infection générale, sans mouvement febrile , et te bus produit n'est pas du vaccin et ne reproduit Jamais qu'une fausse racvine,
Dira-L-on que si je n'ai pas réussi c'était hasard où fatalité? Mais mes cxpériences ont été trop nombrenses pour que cette fin de non-recevaie leur soit opposée. Il a résulte donc évidemment que la vacvipe doit toujours préserver et que des sujets vaccinés sont également à l'abri de la vaccine et de la variole.
Comment concevoir après cela que l'on vienne, par des assertions erronées et sans fowdement, augmenter le nombre des esprits failles ct exciter de folles terreurs dans la population? Comment concevoir que des médecins se fassent Les complaissns de doctrines mauvaises et soumettent à la revacvioation leurs malades ? Pour moi, d'après les motifs que je riens d'exposer, je n'admets la revaecination dans aucun cas de vaccine consiatée ; non que je la croie ousible , nsass parce qu'elle est inutile, et que je «roirais en agissant sutrement sapsr dans Les esprits La croyance à cette découverte salutaire. J'adjure donc l'Académie de joindre ses efforts aux mieus et de proclamer l'eflicaci € constante | permanente et invarighle de la vaccine.
Une longue agitation suit cette lecture,