‹ Gazette médicale de ParisChapitre 52 sur 394 · FAIT REMARQUARLE DE DIATHÈSE CANCÉREUSE · texte numérisé non relu

FAIT REMARQUARLE DE DIATHÈSE CANCÉREUSE

M. Sawsox préwænte les os de la colonne vertébrale et des membres d'une femme morte à l'Hôtel-Dieu, et qui à offert l'exemple peut-être le plus complet de ce qu'on nommr la diathèse cancéreuse

Cette femme, âgée de 40 ans, était entrée il y a quatre ou cinq mois à l'Hôtel- Dieu pour un cancer du sein dont l'origine, suivant elle , ne remontait pas à

lus d'une année. M. Dupuytren jugeaot l'opération impralicable, elle sortit de

hôpital, où eile est rentree 1l y à quelques jours. Elle étgit dans un état de dépérissement très-prononcé; oubre le caner maranaire, on sentait diverses tuimeurs dans l'abdomen ; en se mourant dans son lit, elle se cassa le fémur, et en voulant remédier à celte première fracture, l'interne en occasons une autre au fémur du côté opposé.

A l'autopsie, on trouva des tubereules squirrheux et quelques-uns ramollis dans les parois abdominales , le long des muscles sacro-lombaires et longs dorsaux , dans le poumon , dans le foic; le cœur, la rate et les reins en étaient pour ainsi dire seuls éxempts. Le système osseux en était gorgé ; on en trouvait dans l'épaisseur des os du crâne; l'un d'eux même, du volume d'une noix, avait traversé tonte l'épaisseur du frontal, La colonne épinière, sciée longitudinalement , en montrait une quantité extraordinaire dans le corps de presque toutes les vertèbres ; les lémars en contenaient également dans leurs épiphyseset dans le canal médullaire ; ils semblaient s'£tre averus de dedans en dehors, Là où ils étaient plus développés , les parois otseuses étaient amincies dans la même proportion, et c'est dans dés points ainsi amincis qu'avaient cu lieu les fractures.

La séance est levée à cinq heures,

— Dans la séance de mardi dernier, on a donné lecture d'une lettre adressée par M. Barbier d'Amiens « sur les propriétés de la codéine considérée comme moyen thérapeutique. » Nous reproduirons dans notre prochain numéio cette leure, qui à excité à un haut degré l'attention de l'Académie,

BIBLIOGRAPHIE

DICTIONNAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE PRATIQUES , per MM. Awvraz , Bécix, Braunix , Bouizraup, etc. ‘omes 9, 40 et 41 (1).

Ces trois nouveaux volumes comprennent les lettres G, H,1,7,K, L, Met la lettre N jusqu’au mot n-nuphar, Il paraît difficile que les auteurs atteignent la fin de l'alphabet avec le tume quinzième ; d'ailleurs les éditeurs renouvellent l'engagement de livrer gratis aux souscripteurs tous les volumes qui dépasseront ce nombre.

L'étude de la gastralgie en général a fourni à M. Jolly l'occasion de comparer les phénomènes qui appartiennent à cette maladie avec ceux que l'on attribue communément à la gastro-entérite. Cette comparaison présentée en tableau n'est pas sans intérêt , ainsi que celle des causes de ces deux affections différentes , présentée aussi de la mème manitre. Nous regrettons pourtant que M. Jolly ait négligé d'indiquer un symptôme qui, s’il nest pas constant dans la gastralgie, s’y rencontre an moins assez fréquemment pour mériter une attention particulière , c'est la douleur déterminée dans l'endroit qui est le siège ordinaire de la gastralgie par la pression exercée avec la main sur les premières vertèbres dorsales où sur celles qui se trouvent immédiatement au-dessous. Depuis que l'attention des praticiens a été appelée sur ce phénomène curieux par les médecins anglais , et surtout par plusieurs travaux publiés dans la Gazerre mébicaLe, l'auteur de cette revue a eu fréquemment l'occasion de s'assurer de là vérité de cette proposition , savoir, que chez un certain nombre de sujets atteints de gastralgie on peut, par la pression sur quelques verti , déterminer , même pendant l'intermission des douleurs, une douleur plus vive quelquelois que celle de la névralgie elle-même. L'observation de ce phénomène est d'autant plus importante qu'il en ressort dans ce cas une indication thérapeutique particulière, indication qui a été également oubliée par M. Jolly, et que nous rappellerons ici en peu de mots; c'est que, dans les cas où l'on trouve ce re , Ja maladie cède au moins pour quelque temps, et avec plus de facilité qu'à tout antre traitement, à l'action des révulsifs portés près des vertèbres sur lesquelles la pression produit cette douleur. 4 | | |

L'article gastrite et gastro-entérite appartient encore à la doctrine

ysiologique, malgré les modifications apportées par son auteur, kr Roche , dans Ja manière de juger cette doctrine. La gastrite, d'a-

ès cet article , est toujours, comme il y a dix ans, l'une des maladies EE les communes, et cependant on sait combien sont rares les exemples de gastrite , à tel point qu'il est tel professeur de clinique qui, deuis quatre ou cinq ans, n'a pas trouvé l'occasion de faire une seule eçon sur la gastrite, et que les caractères de la lésion anatomique qui constitue cette maladie n'ont pas encore été admis d'une manière claire

(t) Chez Baillière, Uibraire, rue de l'École-de-Méducine,

et positive; et cependant , si nous parcourons le paragraphe de cet article où est la description de cette lésion , rien n'est plus fucile à reconnaître que celte altération; il est vrai que, sur le cadavre, on 2 un peu plus d'embarras, mais le cadre que s'était fait M. Roche n'en est pas moins rempli avec habileté, bien qu'il ait confundn avec la gastrite chronique diverses gastralgies et les affections cancéreuses de l'estomac.

A l'occasion du traitement de la gastrite chronique, M. Roche dunne un précepte qui est, nous croyons, trop souvent oublié, et dont l'application serait, dans un grand nombre de maladies différentes, aussi utile que dans celle dont 1l est question ici, IL conseille, lorsque l'on doit appliquer des sangsues, de choisir toujours le moment de l'exacerbation ; à tout autre moment, elles affaiblissent le malade sans diminuer l'inflammation, Ce qui est dit ici des sangsues , nous le dirions également de tous les moyens actifs dont l'action est de peu de durée et qui sont dirigés contre une maladie offrant des exacerbations et des rémissions. Îl est inutile de direque, d'après l'auteur, le ramollissement de la muqueuse de l'estomac est constamment un effet de l'inflammation, et il n'est question du beau travail du professeur Carswell sur ce sujet que dans la table bibliographique, Mais ce qui surprendra le plus, c'est de trouver encore le 9 ge rangé parmi les formes de la gas tro-entérite; il est vrai que M. Roche s'est fait une théorie particulière sur la nature et le mode de développement du choléra , théorie qu'il regarde comme l'expression de la vérité, et à laquelle il a été amené par l'entraînement naturel des faits. Pour nous, qui ne doutons aullement de la facilité et mème du plaisir avec lequel M. Roche veut tirer des faits une logique inflexible, nous admettrons sa théorie du choléra et toutes leslconséquences qui en découlent, quand il nous aura démontré + l'on peut arrêter le développement du choléra avec un peu d’eau de riz gommeuse, des lavemens émolliens ou légèrement parcotiques , et des cataplasmes.

Nous ae suivrons pas M. Roche dans l'histoire de la gastrite et de la gastro-entérite intermittente, nous trouverions toujours la même doctrine, le mème dogmatisme d'une part , et de l'autre les mêmes objec- Lions.

Nous trouvons à l'article gravelle un exposé clair et précis de l'état actuel de la science sur ce point important. M. Magendie , dans un but éminemment pratique , distingue sept espèces de gravelles : 1° gravelle rouge, 2° gravelle blanche, 3° gravelle pileuse, 4° gravelle grise, 5° gravelle jaune, 6° gravelle transparente , 7° gravelle multiple.

Après avoir exposé en particulier les caractères et détaillé, soit les causes, soit les circonstances favorables an développement de chacune de ces espèces de gravelles, M, Magendie passe en revue les traitemens

ue l’on doit opposer à chacune d'elles , citant à propos des faits puisés

8 sa pratique, et v'attachant pas plus d'importance aux idées théoriques qu'elles ne le méritent tant qu'elles n'ont pas été vérifiées par l'expérience. Nous regrettons vivement que la nature de cet article im-

tet les limites qui nous sont prescrites ne nous permettent pas ’en donner une analyse complète,

Les articles hématémèse, par M. Maitia-Solon, hémoptisie et hemorrhagie, par M. Roche, n'offrant que des généralités et peu d’ap- “amp ne peuvent fixer Jong-temps notre attention. Peut-être dans es deux premiers les auteurs s'en sont-ils tenus trop exclusivement aux généralités; 1] était quelqu2s questions incidentelles que nous aurions aimé à trouver traitées plus amplement qu'elles ne le sont. Ainsi, ce n'est que très-superfciellement que sont exposés les rapports de l’hémoptsie avec la phthisie pulmonaire, et nous n'avons pas trouvé à l'article hématémèse que la distinction entre l'hématémèse dépendant d'une lésion organique , et celle qui ne peut se rattacher à la même cause, ait été suffisamment établie. Nous savons gré cependant à M. Martin-Solon d'avoir renoncé à la division classique de l'hématémèse en active et en passive, division applicable dans quelques cas , mais qui laisse en Lens d'elle un trop grand nombre de faits pour être admise d'une manière générale.

M. Jolly décrit sous la lettre d'hépatalgie les douleurs souvent trèsvives que l’on ressent quelquefois dans la région du foie , et qui semblent ne dépendre ni d'une altération organique chronique, ni d'une inflammation aiguë de cet organe, mais paraissent Être le résultat d'un simple trouble de la sensibilité. Le foie jouit dans l'état normal d'une sensibilité si peu pronuncée , que l'on pourrait netireen doute que ces douleurs qui paraissent avoir leur siége dans cet organe, et ne se lient pas à une altération appréciable de son lissu, soient réellement des névralgies du foie. On a, il est vrai, des exemples d'autres organes qui, dans l’état ordinaire, ne jouissant que d'une sensibilité Pr) sen AC= quièrent cependant accidentellement et sans travail , soit inflammatoire, soit organique, une sensibilité exquise; mais ces cas sont rares et le

organes doués d'une seisibilité plus vive que} veines suient très-gonflées a le sang qui s’y accumule, ct qu'on pl peuvent simuler par leurs exaspérations etf le bras daus de l'eau à la glace Dec mar EEE la douleur névralgique que nous regrettons {on enlève la ligatuse , subitement on sentira Le 54

foicrest entouré de tant d' lui , il ÿ a tant de causes qui

que l'auteur n'ait à eel article plus Gé - ct rapporté uns des faits sur desquels repose sa conviction. | PRrene peu d'occasions d'te l'hépatite aiguë dans nos chimats , aussi Éprouvons DoUs peu d'étennement de voir Le traitement de cette maladie mal compris parmi nous. Nous ne pouvons adopter l'opimion de M. Roche qui proserit l'emploi des purgatifs das la période aigué de cette phlegmasie, et n'en et l'usage que dans un petit nonbre de eas, et lorsque les accidens inflammatoires ont déjà perdu beaucoup de leur intensité ; nous ns , au contraire, que les pre gatifs sont on moyen antiphlogistique non moins énergique que la sai- , et auquel on peut avoir recours nn bien plus grand nombre de cp la cette dernière. La distinction entre lhépalite de 1- convexte et celle de lu surface concave est, comme le dit avec reison M. Roche, facile à établir dant un traité, mais souvent impossible au Hit du ru lade. La question de l'onverture des abrës présente des points fort 1m portans. ILest à peine question ici de l'époque où duit être être pratiquée sette ouverture, ét nous avons cté sgrpris de ne pas trouver MÈmE en tonnés les deux procédés ingénieux de pratiquer cette ouverture de manière à éviter l'épanchement du pus daus l'abdomen, pee lus à Doblin par le professeur Graves, l'autre par M. le pro esseur Récamier , el qui ont été décrits dans La Gazrere mémicaux {an 1530).

La lecture de l'article Aydmpisie nous à causé un singulier étonnement. Nous aurions cru volontiers que l'article était compose depuie 10 ou 12 ans; nous nous attendons à (rouver : travail a . hydropi-

i énérai, et qui fût en rapport avec l'état actuel de la science ; Per toenvé … ph du mémoire de M, Bouillaud , publié en 2823, sur l'oblitération des veines et leur 2nflnence sur Ja

ion des hydropisies passives , mais nullement l'histoire de l'hypisie en général. Ge mémoire, travail fort important à cette époque, et qui fit beaucoup d'honneur à son auteur, ne contient qu'une tiëspetite partie du sujet que M. Bouillaud devait traiter dans cet article. tout Le reste est négligé. Ainsi pour ne citer js un exemple, il n'est pas question une seule fois dans ce travail sur l'hydropisie eu général, belles recherches des médecins anglais sur les hydropisies qui se lient à une lésion des reins ot à une altération des urines ; et cependant ces recherches sont d'autant plus importantes qu'elles fuurnisscot nous dirions presque l'explication d'un grand nowubre d bydropisies sur lesquelles nous n'avions que des notions trés-chseures , ét même de beaucoup de cas d'hydropisies regardées comme passises , et que l'on n'exiquait qu'avec peine par la théorie de M. Buuillaud. | Lar rhumatisme musculaire n'est pas, d'après M. Roche, une inflanmation des muscles : il le regarde comine se rapprochant platôt de la nature des névralgies. Cet habile pathologiste pense qu'on simplificrait beaucoup plusieurs questions qui ont rapport aux affections rhumatismales , si on laissait Le nom de rhumatisme à la maladie des articulations seulement, On pourrait alurs étudier sans idées préconçues toutes douleurs du tronc et de la contimuité des meubres, et Les romparer entre elles ; on saurait bientôt en quoi elles se ressemblent et different ; et al pense qu'alors on serait amené à rapprocher le rhumatisme de la névralgie. Cette opinion, qui a deja été émise par d'autres pathologistes, n'est pas sans Lnitisitel; et lou pent dire , sans eraindre de se tromper, que le rhumatisme musculaire sc rapproche bien plus de la névralgie que de l'infanmation. e

L'article méningite de M. Foville est comme la plupart des autres articles du même auteur coutenus dans les trois volumes que nous passons en ce moment en revue , plein d'idées ingénieuses et d'excellentes recherches ; peut-être ÿ a-til trop de précision dans la manière dont il traite presque tous ces sujets. La médecine, et la médecine pratique surtout Re comporte pas, dans l'état actuel de la science, une precision aussi mathématique que celle qu'on croit quelquefois trouver. Ce défaut { et c'en est un dans un ouvrage destiné à servir de guide à l'étudiant et au praticien), est d'ailleurs largement compensé par des

réels. Toutes les hypothèses de M. Foville ne sont pas pour

nous des vérités : ainsi nous n'admetlons pas avec lui que la substance corticale des circonvolutions soit l'organe spécial de l'intelligence , et i opinions analogues sur les usages des div parties du cerveau ; mais il est quelques-unes de ses exjilications “5 ne paraissent int opposées à la vérité. Nous citerons par exemple la manière dont pes rend compte de l'effet sur ù u ; les affusions d'eau froide , explication dont il rapporte l'honneur à Harvey en citant le passage que nous allons analyser. Si, après avoir une Ligature pes D Pe serrée au-dessus du coude , on faire des mouvemens avec l'avant-bras jusqu'à ce que les

appliqué

continue à

+ puis qu'au bout de quelques minutes froid remonter jusre cœur, où il produit un effet trés-sensille. M. Foville conclut ,

cette expérience indiquée par le célèbre Harvey , qne Les bains d'affasiou, en refroidissant pendant un certain temps ‘le sang de la surface du corps qui est mcessamment porté au cœur et lancé à tons les organes, il doit résulter de leur emploi un prompt refroidissement du sang en vaye àt cerveau,

Les arti-les de iwatiére médicale confiés la plupart à MM. Deslandes et Ratier, nous four irontn peu de sujets de réflexions. Ceux du premier, remarquable par de Férudition et une bone philesophie , seront lus avec intérét par les praticiens qui cherchent dans les livres des choses applicables; ceux de M. Raticr, beaucoup moins riches sons ce rapport, somt écrits en revanche sous l'empire d'un scepticisme presque absolu. Tout médicament dont les effets ne peuvent pas être présentés en chiffre , et dont on ne peut pus dire que , sur tel nombre de malades qu l'ont pris, tant ont gén, tant au coBtraire ont succombe, ce médicament est rangé impitoyablement par M. Ratier au nombre des remèdes de bonnes femmes. M. Raier parait ne croire qu'à ce qu'il à vu lui-même, et cependant 1 n'écrit probablement que a pérsuasion qu'ou adoptera les résultats auxquels il est arrivé, avec la coufiance que, nous aimons à le dire, ils méritent réellement toutes les fois qu'ils sont affinmatifs. Sile scepticisme est indispensable en médecine sine Cut pas Le pousser trap loin, car alors , dr étant obligé de se créer une science à so) composée d'une série de faits toujours extrêmement restreinte, par Le fait al n'y aurait plus de sciences médicales

Les réflexions pourraient s'appliquer à l'article magnétisme animal, traité par M. Boullaud ; mais Pauteur l'ayant fuit tirer en brechure à part, nous nous réservons , vu l'importance du sujet , de lui consacrer une discussion spéciale.

Les articles des maladies de La peau , par M. Rayer , articles tout spéciaux, nous ont À je présenter l'état de la science sur cette partie importante des études médicales. Nous voudrions parler aussi de ceux deM. Dovergie ; consacrés à la texicologie , qui méritent anssi nos éloges, et de plusieurs autres non moins importans que quelques-uns de ceux dont nous avons parlé; mais nous avons hâte d'arriver à la chirurgie,

a chirurgie compte dans ces trois volumes de nombreux articles, para lesquels il en est qui peuvent passer pour des monographies. Nous allens parcourir les principaux.

L'article gangrène à été fait par M. Bégin. HN la définit, un ctat de mortification ou d'extinction de l'action vitale dans une partie plus ou moins considérable du corps, La vie se continuant encore dans le reste de l'organisme. Cette définition, qui pourrait être plus conaise, rend du reste assez bien l'idée qu'on se fai généralement de ln gangr'ue, M. Bégin rejette comme a fu la distinetion de Thompson , qui entend par gangrène l'époque où nne partie enflammée n'a encore subi la mort absolue , et réserve le nom de sphacèle à la mort complète de la partie, I nous semble cependant que cette idée n'est point si fort à dédaïgner; M, Bégin ui oppose cet argument : e La mort locale , comme la mort générale, existe ou n'exist pas; il ne peut y avoir en parcille matière de parti mitoyen. » Outre qe ceîte asserUon rigoureuse ne serait pas même exacte en bonne physiologie , l'argument teud à restreindre aux proportions exigues d'une dispute de mots ne question qui va directement au fond des choses, La gangrène est-elle en effet une maladie que nous puissi ns combattre et vaincre, où N'est-ce qu'un résultat que l'art n'a plus qu'à éliminer? Nous pensons qu'il existe en effet certaines affections qui tendent essentellement à la gangrène, où le médecin à À combattre ce que nous nommerions volontiers l'élément gangréneux , et qu'alors Les tissus sont réellement atteints d’une maladie gangréneuse, quoique Ja mortification n'y existe pas encore, et c'est à tort selon nous que l'on confond sous le mème litre la gangrèse qui résulte de la pustule maligne, parexem-

le , et celle qui survient dis un membre privé de tous ses vaisseaux. M. Bégin ve partage point cette doctrine ; panr Jui la gangrène est toujours identique, et ne diffère que par sa Cause, et là où nous apereevons des causes spéciales, il ne voit guère qu'un excès d'irritation. Cet excès de généralisation jette beaucoup de vague sur un article d'ailleurs rédigé avec soin, et dont la partie thérapeutique est au niveau de la science. M. Begin distiogue de la gangrène la pourriture on re ; par celte raison qu'elle participe à la fois de la gangrène et de l'u tion. Après cette conclesion, nous avons été quelque peu surpris de le voir rattacher à là gangrène cette affection redoutable, décrite par plusieurs auteurs sous le nom de cancer gangréneux , par d’autres sons celui de cancer aqueux ; et qui se rapproche certainement beaucoup

plus de La pourriture d'hôpital que de toute autre espèce de ganne.

Su Bégin s'est chargé également des articles glossite, hemorrhaïdes, kystes, ligature , Uthotritie, néphrotomie, etc. Nous n'avons rien à dire sur les doctrines chirurgicales qui y sont exposées ; nous nous plaindrons seulement d'un: concision qui ne permet pas au lecteur de sentir toute l'importance de certains préceptes. La ligature employée comme moyen d'ablation des tumeurs tient à peine deux pages ; et M. Mayor, qui le premier a LT sur cette matière l'atteution des chirurgiens , et qui en a obtenu de si beaux succès , n'est pas même mentionné. Pour réprimer l'hémorrhagie qui succède à l'excision des hémorrhoïdes , M. Bégin regarde le tampon comme une dernière ressource, à laquelle il convient d’avoir recours même après le cautère actuel. NF. Dupuytren à déinontré que le tamponnement etait beaucoup moins efficace que le cautère , et celui-ci est si certain dans ses résultats et si souvent nécessaire après l'opération , que M. Marx à proposé, sans être désavoué par son lustre maître , de l'appliquer indistinctement aprés toute excision des hénorrhoïdes internes.

À M. Blandin appartiennent les articles gastroraphie, hénatocele, hydarthrose, hy drocele , loupes, luette, melicéris, nœvi materni, etc. Pour la gastroraphie, M. Blandin préfère, avec la plupart des auteurs, lasuture enchevillée ; et il identie tellement le procedé avec l'opérati elle-même, qu'il enseigne que la gastroraphie peut être pratiquée ailleurs que sur les parois abdominales. C'est un lapsus plumæ avquel il ne faut pas attacher une grande importance ; il suflit de lire au lieu de gastroraphie, suture enchevillée.

L'hématocele est une affection assez mal étudiée en France , et beaucoup mieux en Angleterre. M. Blandin admet avec Richter trois sortes d'hématocèle; celle du scrotum , la :eule qui mérite son nom suivant M. Richerand ; celle de la tunique vaginale qui n’est qu'une variété de l'hydrocèle et celle du testicule, regardée comme une conséquence des contusions de cet organe; ces deux dermères pe onc à des titres différens , la première seule est traitée dans l'article de M. Blandin. Nousavons vu dans un des grands hôpitaux de Paris, une affection singulière du testicule dans laquelle cet organe dounait une sensation de fluctuation qui fit croire à une hydrocële ; l'opération faite et le malade mort, nous examinämes le cadavre ; en croyant ouvrir la tupique vaginale , qui était saine , l'opérateur était parvenu dans le testicule ; cet organe ‘out entier transformé en une pulpe sanguinolente avait été vidé, et il n'en restait que la tunique albuginée. Le malade ne s'était rappelé avoir souffert aucune contusion du testicule. C'est là ce que Sam. Cooper décrit spécialement sous le now d'hématocéle; et l'on trouve un excellent chapitre sur cette intéressante matiere dans le traité des hernies de Percival Poit.

est M. Sanson. Tous les articles d'ophthalmologie revenaient de droit à l'habile professeur de clinique de l'Hôtel-Dieu, et l'histoire du glaucôme, de l'héméralopie , de l'hydrophthalmie , de l'Aypopion , dela Kératite , a été traitée avec une grande supériorité. L'article éritis mérite une mention à part, L'auteur expose la doctrine de quelques ophthalmologistes étrangers, mais spécialement celle du docteur Sichel , sur les diverses espèces d'iritis et sur leurs symptômes. C'est principalement dans les diverses déformations de la pupille que M. Sichel puise les indices du diagnostic différentiel. Ainsi, quand l'iritis est ilitique , la pupille prend la forme d'un ovale oblique de bas en haut et de dehors en dedaus , dont l'extrémité supérieure ou interne est plus ou moins anguleuse et plus rapprochée de la grande circonféreñce de l'iris que l'extrémité inférieure ou externe qui est arrondie, Dans l'iritis scrophuleuse, M. Sichel est porté à penser, sans pouvoir affirmer encore, que la rer ; sans perdre sa forme ronde, se déplace et se ne du bord supérieur de l'iris. Dans l'iritis arthritique, la pu-

ille forme un ovale dirigé transversalement ; dans la rhumatismale, ovale est vertical , etc. Nous ne pouvions jusqu'à présent nous défendre de quelques doutes sur la valeur de ces sigues, et cependant l'expérience, suivant nous, devant togjours prévaloir sur les conceptirus de la théorie , nous attendions avec intérêt l'opinion de M. Sanson, qui a eu de nombreuses occasions de soumettre ses idées au creuset de la pratique. Voici ce qu'il en dit :

« Nous ne sarons pas ce que l'observation ultérieure nous apprendra sur ce sujet, et jusqu'a quel point elle nous convertira aux opinions de M. Sichel. Jusqu'à présent, ne pouvant attribuer ls déformation de la pupille par suite d'inflammation de l'iris qu'à deux causes, savoir : à la rigidité commuuiquée par l'état inflammatoire à certaines Übres platôt qu'aux autres, ou à des adhérences partiel. les établies entre la rirconférence de la pugille et la capante du crystallin , naus concevions très-bien les différences de formes que la pupille nous avait présentées dans des iritis de même nature , parce que , suivant notre manière de voir , l'inflammation , quelle que soit sa cause , peut tris-bien aflecter principalemsent des points différens de cette membeane chez les différens sujets; et nous avouerons que nous avons encore quelque inélination à conserver notre opinion, Admettre que ka déformation de La popille est toujours primitivement la même dans une inflammation d'une nalure donnée, c'est admettre que cette inflammation se porte toujours de préférence sur telle Gbre plutôt que sur telle autre, ou qu'elle détermine toujour: une adhérence de la même étendue dans les mêmes points ;

et c'est reproduire implicitement des entités que nos opinions médicales ne nous permettent d'admettre qu'avec une grande réserve,

Nous aurions pu désirer quelque chose de plus net. Ainsi, M. Sansoû aurait pu répoudre Gr A ea es , pour les faits qu'il a déjà ebservés , à ces deux questions : Dans les iritis compliquées de syphilis, la prunelle a-t-elle constamment la forme d'uc ovale oblique? Et dans l'iritis etrangère à l'influence vénérienne, ce phénomène n’a-t-il jamais lieu ? 11 semble toutefois que M. Sanson se sente un peu ébranlé dans

| l'orthodoxie de ses opinions médicales pour porter un jugement aussi

L'article kydarthrose est plus remarquable. Ce que M. Blaudin écrit/leirconspect sur ces entités proscrites et pour s’en référer à une expéde visu des altérations de la membrane synoviale dans cette affection || rience ultérieure, La question est importante, non-seulement à cause

mérite d'être médité ; il a été conduit par ses recherches à regarder l'hydarthrose comme un symptôme, une terminaison dela synovite la mieux caractérisée. En A is cette conclusion en thèse générale, nous n'oserions cependant l'accepter d'une manière aussi absolue. Il faut faire attention que ces recherches anatomiques ne peuvent guère avoir lieu que sur des sujets où la maladie a été portée à un degré trèsavancé. M. Blaudin compare , dans les cas qu'il a observés, l'hydar-l tbrose à l'épanchement séreux qui succède si sottvent à la pleurésie ou’ à la péritonite. Ne saurait-il ÿ avoir des épanchemens dans les sÿnoviales comme dans les séreuses, sans aucune trace d'inflammation ? 1] n'est pas rare de voir chez des sujets d'ailleurs bien constitués de ces collections aqueuses, principalement au genou, qui ne causent ni fièvre, ni douleur, qui n'empêchent point le malade de marcher, et qui s'en vont sans avoir produitaucun autre symptôme que ceux dr la fluctuation et de la tumeur , avec quelque gêne dans les mouvemens. Ce serait ut-être aller trop loin que de LE. qu'il ÿ à alors une inflammation la synoviale.

des conséquences thérapeutiques qui en découlent pour l'iritis, mais parce qu'elle recèle tout un nouveau système de pathologie. Nous y reviendrons dans un autre temps.

M, Sanson est encore auteur des articles gastrotomie, incisions, mouchetures ; top peu importans pour que nuus nous y arrètions. L'arüicle hernies qui comprend l'histoire générale et particulière de toutes les affections comprises sous ce nom , est un tres-bon résume de tout ce

ue nous possédons sur ce sujet. Nous voudrions pouvoir en dire autant

e l'article luxations, dont l'histoire des fractures , traitée par le même auteur, nous faisait porter d'avance un favorable augure. M, Sanson n'a guère fait que reproduire la doctrine de Desault et de Boyer; de là des assertions qui en 1834 sont ile véritables anachronismes. M, Sanson admet sans hésiter des Iuxations consécutives, quoique ni les traités généraux , ni les journaux de médecine n'en rapportent pas un senl exemple bien constaté. La téte de l'humérus peut se luxer en quatre sens ; et La plus commune de ces luxations est la luration en ! as que nous avons démontrée presque impossible. Les luxations da poignet

L'article Aydrocele offre peu de prise à la critique ; les praticiens yl}sont toujours au nombre de quatre, quoique M. Dupuytren enseigne

trouveront tout ce qu'il leur est nécessaire de savoir, Mais ceux qui s'accupent plus spécialement de science iront avec plus d'intérêt ce que M. Blandin a écrit sur la langue, objet comme on sait, de ses recher-

ches anatomiques spéciales , et sur la pathologie des lévres considérée d'une manière générale. M. Blandin professe le développement de la

qu'elles n'ont jamais lieu, et que l'accident auquel on a donné ce num est toujours une fracture du radins. Cet oubli de, l'auteur est d'autant plus remarquable , que dans sa bibliographie il nous à fait l'honneur de citer le mémoire que nous avons publié sur cette matière.

L'article nécrose est plus substantiel; peut-être aurait-il gagré à

levre supérieure ai vers points séparés ; si le bec de lievre occupe si}lavoir plus d'étendue, principalement pour ce qui regarde la thérapeu-

rarement la ligne beaucoup plus précoce

iane , cela tient à la réunion des points médians ,||tique, Lorsqu'il s'agit d'extraire une diaphyse nécrosée, il y à deux e celle des points latéraux. Cet article sert de |principes qui doivent diriger le chirurgien; le premier, d

attendre

complément à celui du bec de lièvre ; etl’auteur y expose le procédé||que l'os nouveau soit assez solide pour n'avoir à craindre ni la tors'on,

nouveau de M. Dupuytren pour celte difformité, signalé l'omission dans son premier article.

out nous avions||oi même le raccourcissement du membre : le second, dû à Bousselin,

de ne pas attendre que le nouvel os soit devenu trop dur, attendu que

Le rédacteur le plus fécond pour la chirurgie de ces trois rolumes cette circonstance double les difficultés de l'opération.

Quelques

autres articles signés de différens auteurs se rapportent aussi à La chirurgie ; ainsi M.

uillaud a parlé en faisant l'histoire du goitre de quelques opérations qu’il peut exiger ; M. Bouvier a traité les maladies du genou sous le rapport orthopédique; M. Dugès continue seul les articles d’accouchemens.

En uo mot , ce dictionnaire est rédigé par des hommes d'un talent reconnu , ét la plu f talent. D'où vient done que nos éloges se mêlent si souvent de remar-

critiques ? Sans doute c’est d’abord qu'il . aisé de critiquer que d'édifier ; mais à part celte raison générale, il en est une autre sur laquelle nous ne saurions trop insister. C'est que les auteurs se soucient trop peu d'étudier € ; cs, leur expérience personnelle de l'expérience de leurs prédécesseurs et même de leurs contemporains. Ils avaient été les premiers à sentir le besoin d'une érudition forte et consciencieuse; de là l'idée d'ajouter à chaque article sa bibliographie , idée heureuse qui a concouru au succès de ce dictionnaire, et s bien trouvé quelques essais de ce genre; mais peu complets pour la plupart, et surtout fort rares ; el c'est à peine si, sous Ce rapport, les trois volumes que nous annonçons sont même au niveau des précédens. F IL est pourtant quelques exerptions

surtout les notices qui suivent les articles de M. Rayer.

QE

RÉORGANISATION MÉDICALE

SUITE DE LA DISCUSSION DU RAPPORT DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE

Séince oc 22 révaien 41834, — Présidence de M. Bouzar.

Après la lecture du procès-verbal , M vertu de la décision prise dans la deruière nistre de l'instruction publique et à M, Le l bre des députés chargée d'exsminer le projet de loi des pe mander audience, M. le ministre m'a pas encore répondu : M. le

séance ,

cle adopté par l'Académie avec ses cousidérans, 1 n'y à cu aucune discussion ;

seulement la commission à reçu avec intérèt la commupicalion de l'Académie , rsonnellement il a cru

a paru disposée à y avoir égard. M. Boulay ajoute que hair ajouter quelques mois en faveur des médecins des Car si on leur retirant ce drait très-diffcile de composer un personnel convenable lay le ssit pertinemment , comme étant attaché à r Parts,

L'ordre du jour est la continuation de la discussion.

6 X. — Faculté concédée aux médecins de tenir des médicamens.

reaux de bienfaisance,

article unique, Les malades qui se trouveront à plus d’un demi-myriamètre

également ouverte, pourront seuls recevoir les médicamens des médecins et des officiers de santé.—Les médecins et les officiers de santé qui , en dehors de ces conditions , auront fourni , vendu des médicamens, seront passibles d'une amende de 4100 £.: l'amende pourrait être triple en cas de récidive. — Les médicamens offirinaux teous en provision chez des médecins et desofficiers de santé, conformément aux lois. devront avoir été pris dans une pharmacie légalement ouverte ; ils en porteront l'étiquette. —Ces dépüts de médicamens pourront être

d'une oflicine

sujets à La visite légale.

M, Marscautr.

où les officiers de santé ne

remèdes, ils ne pourront plus vivre.

M. Dovaux, Le fait cité par M. Maingault à l'appui de son objection , est pré-

cisément ce qui la ruine. C'est parce que le médecin , dans les ] térêt personnel trop patent dans la vente des médicawens, qu'il fout la prohiber : sans quoi il les maltiplie outre mesure au détriment de la bourse du malade et de La maladie même, : a

M. Avezox, L'art, 27 delaloi de germinal an XI avait parté des probibitions semblables : seulement il avait besoin d'être complété. Ainsi j'admets parfaite ment les trois conditions La par la commission , savoir : 1° la pénalité ; 2° le droit de visite des dépôts

AIeNS. |

M. Docae. Il yen aune quatrième , la détermination de la distanre.

M. Anecos, Je ne la citais pas, parce que celle-là je Ls rejette. Messieurs, une loi ne souffre pas de détails trop minutieux. La loi de germinal permet de tenir des médicamens aux offisiers de santé établis dans des bourgs où it n'y a point de pharmacie ; il sufôt de cette précaution. Csr remarquez biea qu'il y à certains médicamens doet l'administration est si urgente, qu'il faut pour aïnsi dire les porter toujours avec soi’, les chirurgiens de campagne ne marchent pas sans cela ; et dans ses considérans, M. le rapporteur en ronrient lui-même. Et d'après votre article de loi, il Be serait pas permis de les administrer à moins d'un demwi-myriamètre de distance ! Ce seraient alors les malades plutôt que le médecin qui en pàtiraient.

M. Dovete. Il est a'sé de répondre à ces objections ; la doi, en thèse générale, rejette es détails trop minutieux , cela est vrai, mais ROR pas Ceux de ce genre, car en tous les endroits de nos codes où il en est question , La loi à grand soin de spéciber toujours la distance. Notez que vous pourrez, si ous le voulez , la reculer ou La rapprocher , la commission ne s'y opposera point; elle tient scu-

Les cas cités , à un in-

rt de leurs articles ne sont point au-dessous de leur à fond la matière, de recourir aux sources, d'aider

h ont ils n'ont pas assez profité. Nous avons

parmi lesquelles nous placerons

M. le président annonce à l'Académie qu'en le bureau a écrit à M. be mirésident de la commission de la chamnes, pour leur derésident de la commission de la chambre s'est empressé de le faire; et au jour qu'il a indiqué , le bureau de l'Académie s’est rendu dans le sein de La commission , et a remis l'arti-

léger privilége de l'exemption de la patente, il devienur ce service. M. Bouadministration municipale de

Cet article me parait devoir être mürement discuté , car s0n adoption entrainerait de graves inronvémiens, En effet, ilest certains départemens sont véritablement payés que des médicamens qu'ils vendent ; leurs visites sont comptées pour ricn. Otez-leur la faculué de vendre les

e médicamens; 3° l'obligation de les acheter chez les

mioistrer certains médicamens, voici les s termes de nas considérans :

« Prenons néanmoins le temps de dire qu'il est une série limitée de médicaue peuvent se passer , qu'ils ont besoin d'avoir sans cesse sous Ja main , et qu'il doit lear dre permis par conséquent d'avoir toujours en provision; tels sont rides. » *

Si M. Adelon troure cette liste insuffsante , il s'a qu'à y proposer des addt-

M. Prurien. Je réponds à M. Maingault que le fait dont il se prévaut est un immense abus. Que le médecin, en cas d'urgence, puisse donntr des médicapharmacien, en cas d'urgence, peut fort bien donner son avis, mais ne doit pas le faire payer.

éponds à M, Adelon que La loi de L'gtsrer qu'il défend donnait lien à une foule d'abus. Je n'en citérai qu'un exemyle. Un officier de santé résidait dans un sin, où il y en avait une, «t par ce moyen il avait la Joi pour lai.

M. Vusesecve. J'ai un amendement qui porte sur la forme seule de l'article, voir, » Cette rédaction met en cause les malades eux-mêmes. Je propose done : « Les médecins ne pourront fournir de médicamens à leurs malailes que dans Les

M. Dounee adopte celle rédaction.

M. Aorrow. Je ne suis nullement convaincu; mais pour ne pas me répéter , je la loi, et qu'il faut l'y mettre: car les juges ne connallront qu: la loi et n'appliqueront pas vos consiérans. je répondrai aussi à M. Pelletivr : la loi de germirare qu'un offcier de santé s'établisse dans un bourg sans aflicine , voisin d'un autre où il en existe. (M, Chevalier : Cela est fort commun dans le département side l'officier de santé ; ce qui importe, c'est qu'ily en ait là où demvure le malade,

M. Dovecr, Nous n'avons pas voulu insérer la liste des médicamens tolérés peut eu faire un article additionnel, si elle le juge convenable,

M. Lommenr, Beaucoup de codes phartaaceutiques établissent une distinction sont pas obligées de tenir, par exemple , les médicamens aflicinaux qui doivent se trouver dans les autres, La pharmacogée batave accorde aux chirurgiens la Éala méme chose , et dire que les médicamens dont la vente sera permise sux médecins seront désignés au Codex. (Appuyé !) médecin en deçi d'un demi-myriamètre ne pourra fournir que les médicamens d'urgeme, » (Bruit au banc des pharmaciens. M. Chevalier : Qui spécificra l'ur-

M. Ankcox. J'appuie l'amendement de M. Velpeau, précisément psrce qu'il est vague et ne spécibe rien. Les lois bien faites ne spécifient jamais. Foyez-vous

part ; c'est aux magistrats à faire l'application. Si le médecin est poursuivi, il faudra lui prouver qu'il n°ÿ avait nulle urgence à faire qui, suffisante le matin, ne le serait peut-être plus le soir.

M. Maiscacer soutient sa première opinion. Si la vente des remèdes dans les inévitable de l’état de teur civilisation, Le paysan w'apprécie point la valeur des visites : il ne voit que celle des remèdes qu'on lui donne. Changez done cet état Vous permetirez done aussi aux pharmaciens de faire la médecine? } Je réponds à écla : Partout où on pharmacien s'établit, 11 tuc les médecins, {Rire général. médecins ne vendent plus de remè &s, et que les malades vont les acheter chez le pharmacien ‘ans méme cotulter le médecin.

détail. Appelé par ma position à voir souvent de près les tribunaux , je dirai que nombre dde fais j'ai oui les magistrats s# plaindre précisément de ce vague de nos inpunis beaucoup de délits. M. Adelon a sjouté que la liste des médicamens urgens pouvait changer du matin au soir; eb! messieurs, quels sont donc les addiquinine.

M. Lomsent. Pour les hôpitaux militaires, à part les hôgitaux d'instruction, dépasser. Pour la marie , elle est Plus restreinte encore ; ex le chiffre des médicamens varie selon l'importance des navires. Ainsi pour un navire de conunerve qu'on fait pour un équipage de 20 bouunes, ne pouvez-vous le faire pour des villages de telle ou telle population ? Je persiste à demander que la liste soit insérée

M. Vesvreau. Mais cette liste varie suivant chaque médecin. Ainsi, pour un mal de gorge gangréoeux , le remède urgent sera pour moi de l'un; pour un autre applique Lel ou tel remède pourva qu'il le prenne <hez 00 pharmacien? Tandis qu'il peut y avoir de graves inconréniens à l'envoyer chercher au loin, par exemses cousullations ; pas précisément sans doute; mats il rend ses drogues en cousiquence, et le paysan le sait bien. Je répète d'ailleurs oc qui a été dit : c'est que si n'auront pas de quoi vivre.

La discussion est fermée.

lement à ce qu'elle soit spécifiée. Quant à l'autre reproche tiré de l'urgence d'admens dont les médecins et les oficiers de santé , surtout des communes rurales , l'émétique, le laudanum, le sulfate de quivine, l'éther, l'ammouiague, les canthations, la commission les acceptera.

mens , c'est bien ; mais il me faut pas qu'il les vende : de la même manière qu'un Je ré bourg où il n°y avait gas d'oflicine, et vendait ses médicawens dans le bourg vni- 11 commence ainsi : « Les malades qui se trouveront, etc. , pourront seuls rececas où ceux-6i se trouveront à plus d'un demi-myrinmètre , etc. » me borne à dire que la tolérance étahlie dans le rapport n’est pas mentionnée dans nal ne permettait pas aux médecins d'avoir une ofbcine ouverte, et il est trèsde la Seine.) Enfin, il importe peu qu'il ÿ ait où non une officine au lieu où rédans Ja Loi , parce que cette Hste varie selon l'idée de chaque médecin, L'Académie entre les officines des grandes villes et celles des pelites bourgades; celles-ci ne calté de tenir les mêmes médicamens que ces petites oftcines. Nous pouvro ns faire M. Veureau. Îl est aisé de tout concilier par l'amendement que voici : « Le gence?) D ermals rm de LA faot entendre par viabilité, ce que c'est qu'un ince qu'il à fait ; mais iles impossible de mettre dans la lei une liste de remèdes campagnes offre des inconvéniens, tant pis saus doute ; mais c'est ane conséquence de civilisation avant de proscrire la vente des remèdes! {Agitation. M. Planche : M. Duable : C'est l'inverse ordinairement.) Je dis qu'il les ne en ce sas que les M, Cnevaruses. M. Adelon soutient qu'un bonge loi ne doit comporter aucun lois , qu'ils ne pouvaient ni expliquer ni appliquer ; ét qui les ohligeait à laisser tivns qu'on y a faites depuis des siècles? Je n'en sache qu'une seule; le sulfate de la pharmacie est fort restreinte ; 11 y à une série dé médicamens qu'on ne peut pas de 20 hommes d'équipage, il y a une List de remèdes dits de premners secours, Ce au Codex. (appuyé: aux voix!) ce sera autre chose, En définitive quel inconvénient v a-14l donc que le médecin ple dans le ens que je viens de citer. On dit que le pharmacien ne fait pas payer vous dtez aux médec.ns de campagae la faculté de fournir les médicamens, ils M. Le rnéstoeat. L'article s composaut de plusicurs paragraphes, on votera

sur chacun d'eux en particulier, Le premier est relatif à la distance. La commission à adopté ln rédaction de M. Villeneuve; t'est cette rédaction qui va être mise aux voix.

M. Moneav. Mais M. Adelon a proposé de conserver l'article de la loi de germinal en ysjoutant trois des conditions de l'article nouveau. J'appuie cette proposition.

M, Bovnce, Elle détruirait le prearier paragraphe de l'article de la commission; la priorité est dc droit pour cet article,

M. NacquanT. On à proposé de réduire la distance, (Non , non !} En ce cas, je pq , moi , de la réduire à un hectombre. {Cette proposition n'est pas ap-

+ Aorcox. Mais avant de voter Ha qnotité de la distance , il fandrait savoir d'abord s1 on en admettra une, I faut avant tout voter sur le principe.

Mur PaÉsidewT. Ceux qui ne veulent point de distance votéront contre le

et.

FL premier paragraphe est mis aux voix et adopté.

BL. Aoezox. 11 y x mainteaant deux ameudemens qui font suite à ce paragraphe; celui de M. Velpean et celui de M. Lodibert, L

M. Le rRÉsienT, Je vais mettre aux voix d'abord la proposition de M. Lodibert, portant que la liste des médicamens de premiers secours ; dont la vente est tolérée partout , sera insérée au Codex.

Après une ière épreuve douteuse , cet amemlement est adopté à une majorité dde 27 voix contre 10, Vient ensuite ke deuxième paragraphe, qui est relatf à l'amende.

M, Marncacer La trouve trop forte et propose de l'abaïsser à 50 francs.

M. Doverr. M n'y à nul inconvénient à la faire forte ; elle n'en aura que plus d'efficacité pour faire cesser l'abus,

M, Vusexeuve. C'est pour le fise que vous allez voler; dès lors une amende de 25 où mème de 46 fr. est assez forte.

ML. Romquer, Vous êtes bien sûr d'abord que la chambee des députés réduira le taux de votre amende. C'est pour cela que je vous propose de l'adopter , afin de montrer à La chambre quelle gravité vous trourez à ext abus.

M. Bocrcaun. 1 laut souger enfin que le délit pourra être commis et même en récidive. Or, vous rainerez un malhcareux officier de santé en lui faisant payer S$00 francs. Je propose 25 francs, :

M. Cuevacrien, Il vaut micux prérenir que punir. Je soutiens l'articke de la commission,

M. Conxac. M. Ribes me mgire uné observation Tort fligera-t-o0 an pharmatien qui donnera des consultations ?

M. Lopiwent, Cinq cents francs d'amende! (On rit,

M. Maingault se rallie à l'amendement de M. Bouillsnd. M. Cornac reprend l'amendement de M. Maingaolt. Le premier, réduisant l'amende à 25 fr., est mis aux voix et rejeté ; le second, qui la porte à 50, parait rejeté par 20 voix contre 49. De toutes ports : L'épreuve est douteuse ; il fout la renouveler ! Après un court débat : ‘épreuve est renouvelée ; où compile 25 voix pour, 23 contre, L'amendement est adopté.

On passe au troisième paragraphe,

Ux mewnne. Pourquoi leur défendre de se fournir chez les droguistes, cela leur coûterait moins cher ?

M. Le pnésiorar. La loi le défend. Aucun draguiste, à moins qu'il ne soit reçu pharmacien , me peut vendre de médicamens préparés.

Le troisième paragraphe est adopté, Vient enÜu le quatrième,

M. Cayesrou demande que la visite soit de rigueur et non pas seulement fa calutire, d'autant plus que ces dépôts se composeront naturellement de médicamens très actifs el sujets à se détériorer,

M. Dour. Nous avons redouté les frais de visite pour des dépôts d'ane aussi légire importonce. D'ailleurs, sul n'est autant intéressé que le médecin à avoir toujours des médicamens non détériorés. :

M. Pevrversen. Je gr ur amendement. Les médecins n'ont pas assez d'habitude pour reconnaitre la détérioration des médicamens ; plusieurs fois même j'ai été consulté à ce, sujet par des médecins qui étaient dans le doute, Je reconoais , d'autre part, qu'il serait injuste de leur faire payer 6 fr. de visite | comme aux grandes officines ; je propose donc de les assujétir à des visites de rigueur, mais graluites, .

M. Avezox. Mais avant tout, votre quatrième paragraphe est inutile. La chose a été décidée par l'Académie : au titre Des conseils médicaux , art. XI, vous avez chargé ces conseils de visiter les collections de médicatens # chez les méde- Cins et Les officiers de santé autorisés à les débiter cor formément sus lois. »

M. ve rnésibexT. Alors, on peut supprimer le dernier paragraphe,

M. Double adhère à cette suppression,

M. Monrau, Ua moment ! k . Pelletier à fait un amendement fart utile ; c'est que les visites soient gratuites. . |

M. Double adopte cet amendement. Il est mis aux vais et adopté.

G XL. — Sanctions pénales.

Article unique. Des peines particulières seroat prononcées contre chacune des infractions niress. Ces peines seront surtout pécuniaires.

M. Apecow. Je me plaignais tout à l'heure de détails minutieux ; je trouve à présent que la commission dons en a donné trop peu. in'a-t-elle pas spécifé les diverses amendes, comme elle l'a fait tout récemment pour nn cas particulier? Ceci parait d'abord peu logique, Mais allons plus loin, Il est vrai que , dans la loi nous régit, il y a quel délits qui sont restés sans pénalité; mais il y a aussi des cas où :! fallait examiner si la pénalité décernée était bien

juste. Quelle peine ia-

convenable. Ainsi, la loi ancienne pupit les charlatans d'une amende « qui peut ? pa

aller jusqu'à 4,000 fr. ; » avec ertte clause facultative , les magistrats prononcent des amendes de 45 ou 20 fr, , et le jagement ne sert qu'à donner plus de publicité au nom du charlatan. Je préfère de beaucoup le langage net déjà employé ailleurs par la commission : une amende Bxe et non facultative. Fnfn, l'article veut que les peines soient surtout pécunisires, Je ne saurais adopter cet avis. Les peines pécunisires prononcées par la loi ancienne ont été reconnues insaffisan-

| à six mois. Je dem

tes, quoique dans Sr gr cas le législateur y eût joint l'emprisonement , Smjlé onc qu'on ajoute peines corperelles ; et vu Le «

de l'artiche , je demsnde qu'il = renvoyé à la commission. ee.

M. Dovsse. Je prie M. Adelon de se résumer.

M, te raésinewt. M. Adelon a dit...

M. Doune, vivement, Mais laissez donc parler ; le président ne doit pas prendre la parole,

que l'article soit renvoyé à la commission ,

M. Awesox. Je demande en un rot

u'à ces ; Dous

plète, Nous avions des vus déterminées à résoudre; et ch i motifs de pénalité, y n'en pouvions faire davantage, Quant à La natore des peines, nous avons von attaquer les délits dans la cause qui leur donne naissance ; l'amour du gain est leur principe ; c'est là Le nous les avons punis. Si La loi de l'an XI a décrété des Let corporelles , il faut l'atiribuer au temps de despotisme où elle a été promulguée, M. Anevox. Je suis fichéd’entendre M.lerapporteurchercher des motifs de blime

Céssidéré comme un mauvais temps, messieurs; nous étions en 480$ alors , sous ce brillant orne consulaire dont la France devra toujours s'honorer ;

car c'est en cette même année et peu après la loi dont il s'agit que fat promulgué le Code civil,

M. Docare, Ce fut toujours un temps de tisme; je n'en veux ve

e les dispositions du Code pénal, a“ à pe seraient pois adoptés pi en? sg si

M. Aorcon. Ne confondez pas; le Code pénal est de 4849; et il y à loin du gouvernement impérial a gouvernement consulaire,

M. Dounce. Ec un mot, il est impossible de reroir l'artièle-comme le désire M. Adelon; cor it y a une foule d'articles de la loi ancienne auxquels il se rapporte et qui sont en dehors de noire travail.

M. Aoëcox, Tons les corps ensæignans consultés l'ont fait : ce n'est donc, pas une tâche si difficile.

M. Derox. Les peines corporelles sont trop

dures et empêchent souvent Les magistrats d'appliquer la loi,

ins estions, qu'elle vient de recevoir l'affront le plus outragesnt qu'on ait pa lui ire. Le t voyant que rien ne sortirait de ses discussions rétrécies .

ax de l'honneur de à l'instant tout trar demander si la devait continuer,

cependant , nous méines au commencement de notre jai re , Rous avons déchané

que nous étions prêts à compléter autre trarail , si l' de nous en charser.

ML. Nacçuarr, Et moi je réponds : C'est là le tort de l'Académie, de n'avoir pas voulu quand nous la demsudions, la discussion générale; la discussion géné-

€ jugéait conreaahle

rale aurait montré la nécessité de faire un projet de loi complet.

M. se rnÉsbenT rappelle les orateurs à la question,

M. Acrcow. La comatission a bien traité d'autres questions que étaicot soumises , et je suis loin de l'en blämer , au contraire, mande est fort simple : il

celles qui lui que je lui dea ea tont dix où douce délits auxquels il faut attacher

ane pénalité, et ilres a même plusieurs pour lesquels cela est fait. Du reste, c'est

l'Aculémie à décider.

M. Peccerire, La commissian à indiqué une pénalité pour tous les délits dont elle s'est oceupée,

M. Anecox vivement. Quelle légal?

M, Pecveries. Elle est dans la loi de l'an XI.

M. Anrrox, Oui, uoe amende de 5 fr. à 1,000 fe, Ne fallait-il pas cxaminer si une pénalité aussi facultative était convenable?

M. Bouieaco, La chose me parait infiniment grave , et il serait bon d'abotr ou de modifier un article aussi mauvais. Si l'on pe renvoie pss l'article da projet à la commission, je demande l'ajournement, attendu qu'il a'y à presque jilus per « sonne,

M, Aorcox, Ily a même une question du gouversement qui vous sutorisa t à répondre, la voici : Quelles dispositions nouvelles seraient nécessaires pour assurer du répression de ces abus ?

XL Dove. Et voilà notre réponse : A chaque délit sa pénalité.

M. Bouritaun. Maïs cela ne veut rien dire : spécifiéz au moins cette pénalité.

M. Doveis virement, Je déclare que j'en ai assez comme cela, et c'est en vai qu'on veut renvoyer l'article à ls convmission , car je déclare que je n'en ferai pus un jota de plus ! (Tomulte.)

M, Avrvox. Et si F'Acadinie vous le renvoie ?

M. Rexaucox se levant. Je prends la parole pour dire que nous n'accepterons s!

La plas grande partie des membres présens se lève ; la discussion se perd dans le bruit M. le président fait ohserver que l'Académie o'est pas en nombre pour décider une question aussi importante, et l'ajourne à la prochaine séance,

La séance est levée à 5 benres,

est la pénalité pour celui qui usurpe un titre

Le Rédacteur en chef, Juixs Guénir.

RÉ gm

PARIS. — ÉVERAT, (MPRIMEUN, RUE DU CADRAX, N° 46.

La Gazette wéoicane De Pans {Gazetie de santé et Clinique des hépitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 16 pages in-4°, 82 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°, Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 (r. par an, 20 fr. pour 6 mois, et 40 fr. pour trois mois, Pour l'Étranger 44 fr. Les abonvemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 1° Janvier, 4" Avril, 4° Juillet, 4® Octobre. — On s'abonne à Paris, au bureau de Journal, rue Poissonniere , n° 5 , et dans les départemens, ehez tous les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchies,

À Veriables à l'infini, elles ont entrainé les hommes à d'innombrables di-

Observations sur les hallucinations de l'ouie. — Observations sur la codéine considérée comme agent thérapeutique, — Clinique de l'hôpital de la Pitié, — Travaux académiques : Académie des sciences, séance du 24 février; — De médecine , séance du 25 février. — Observation de blessure de l'artère radiale à 48 lignes au-dessus de l'articulation radio-carpienne. — Examen critique du magnétisme animal. — Suite de La discussion du rapport de l'Académie royale de médecine. — Visite à l'établissement gymnastico-orthopédique du docteur

Prarar.

oo

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