CLINIQUE CHIRURGIC, DE LA PITIÉ
LECONS DE M. LISFRANC SUR LES MALADIES DE L'UTÉRUS. (Vo r les premières leçons dans la Gazette mélicale, 3° ext trimistre de 1433.)
D'une ixmeur particulière de l'utérus, — Des polipes ntér'ne, — Ulcérations de
l'utérus. — Ulcérations simples. — Uicérations suite de tubercutes. — Tu
&.urs fongoeuses, — Dicérations ct végéluions rarcinomateuses.
Pour compléter l’histoire des engorgrmens et des tumeurs de l'utérus, il nous reste à dire quelques mots d'une tumeur particulière de cet organe et des polypes dont 11 est le siège.
L p'ONE TUMEUR PARTICULIÈRE DE L'UTEAUS.
Îl ést une tumeur d'une nature peu connue , qui se développe dans l'épaisseur à de l'utérus, et sur laquelle, dit Le professeur, il maporte d” votre attentioo. Le siége ordinaire de cette tumeur e tlänka partie inférieure de la paroi utérine postérieure, Si à travers le Brno ae la cavité de la matrice, on sent sur un point dont | varie du diamètre d'une g’une! de cinq francs, une tumeur en relief, arrondie, pins on mois bien cirééaserite, incrustée dans la paroi utérine come une de ces billes dont s'amusent les enfans et dant la moitié seule ferait saillie, Elle n'a ni la mollesse du puiype vasculaire, vi la dureté da polyye
cune influence sur la sauté générale.
ièce de 20 sous à celui ||P
fibreux. T'antôt le toucher la trouve insensible, d'autres fois il y cause de vives douleurs. Rarement sa forme varie ; hez une femme nous l'avons trouvée en forme d'ergut de coq, En général le reste de l'organe est sain. | |
Cette tomeur est-el e carcinemmateuse, où serait-ce seulement le résultat d'une inflammation partielle de l'atécus, on encore un point blanc indoré et squireheux, un polype , un kyste, une concretion cartilagineuse où topharée? L'anaiomie pathologique à démontre tour à tour l'existence de ces divers produits dans l'utérus; mais quant à l tumeur ui nous occupe, 14 faut bien avouer que l'examen sur Le vivant ne suf-
t ur ailirmer sa nalure.
2e cas, les indications se bornent à deux choses ; combattre la subinflammation s’il en existe ; et quand elle a disparu , recourir aux : fondans , en procédant d'ailleurs avee une prudente réserve, : On a regardé ces tumeurs comme nécessairement mortelles. Je ne suis s de cet avis, J'ai traité un grand nombre de femmes portant de setalables tumeurs; et souvent en arrétant | inflommation on empêche leur dégénérescence, Quelquefois elles disparaissent tout-h-fait; dans “autres cas elles deviennent petites et indoleutes et n'exercent plus aur- Seulement pendant long-temps enfaculté de s'irriter de nouveau; c'est une inflan
core elle conservent la les moyens que nous avons longuement exposés.
mation à cémbattre par Il. Dy5 POLYFES UTÉILINS.
été mieux étudiée que celle des autres ferons denc, dut le professeur, qe ou mème completémeut
L'histoire des polyprs utéries 2 affections atérmes (1). Nous ne parcourir certains points on moIbs COUDRE ; nouveaux.
Les deux variétés Les plus fréquentes de ces polypes sont les poiypes cellule-vasculaires et les polypes fibreux. Les premiers sirgent habitucllement à la partie inférieure du col utérin, entre 565 deux lèvres, et à la vartic inférieure de la face interne de la matrice. Ordinsirement peu volumineux , shnples où multiples , ils ont la urine de grasulations, tantôt immobiles et à base large, le plus souvent pendant au bout d'un pédicule plus où moins allongé. Duns ce dernier cas, il est : assez dificite de les reconnaitre au toncher, Lg le pédicule est implanté au-dessus du col ; car ils fuient devant le doigt dans l'intérieur de La amatrice. I faut porter le doigt jusque dans cet organe, ce que permet généralement le col suffisamment dilaté.
Pour des entever , on date le vagin a l'aide du spéculum, en absterge les parties avec un pinerau, €t saisissant le polype avec de longues pinces, on le tord plusieurs fois sur lui-mème el on Gnit par l'arracher. La seule précaution à prendre est de saisir le polype j'rés de sa racine, afin d'être sûr d'en corapléter L estirpation ; on à rédsst si, en portant le doigt dans le lieu où natssait ce pédicule, on y sent
ge éssion, | HU arr À s'accompagnent très-sonvent d'hypertropbie ; d udime du col ntérin et d'engorgement de ln matrice même. Aussi , tout n'est pas fini aprés l'opération , et la de i Jui succède est encore une cause d'irritatien pour l'organe déjà affecté. Huit on dis jours après l'opération , il convient donc d'examiner où en es Ja cicatrice , qui éprouve à se faire les mêmes difficultés qu'après l'amputation du col
ar Gbreux, M. Lisfranc admet la torsion Jorsqu'ils
Pour les pol ù à ont un nédiletrès-grêle. La ligature Dui pes up moyen MAUVAIS , et qu'on ne doit mettre en usage que comme dernière resseurce. L'opé-
avec des pinces, 1 à la vulve. Alors, s'il est nécessaire, on porte cule , et sur ce doigt on conduit des ciseaux courbes sur le plat, qui suffisent pour la section. Quand le pédicule remonte tro L l'utérus, il faut inciser le col lui-même. Ce debridement onne ensuite toute facilité à l'opérateur. L'hémorrhagie d'est null: ment à craindre ; M. Lisfranc n'a jamais vu couler après l'excision plus de quelques cuillerées de sang , et dans tous les cas, le tamponteient serait un sûr
en de l'arrêter. | |
ais quelquefois le polype est trop mon ét se déchire sous les pinocs lorsqu'on teute de l'attirer au-dehors. Celte circonstance semblait rendre impossible l'excision à la manière ordinaire. Dans ces cas, dit Je rofesseur , ce n'est plus le polype qu'il faut saisir, €est le col wtérin mème. On s'effraierait à tort de 4 piqüres faites par les » de Museux à cet organe ; on sait que l'application des sangsses sy fait
{1} Malgaigue , Des polypes utérins, 2 édition, 1838.
| GAZETIE MÉDICALE
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sans douleur , et que la section même du col utérin n'est point douloureuse. La pression seule paraît en possession d'y développer une vire sensibilité, hénomène bien remarquable, mais qui ne manque pas d'analogues dans l'économie. Voici maintenant quelques faits à Paponi de pige rocédé.
. « [y a quelques mois , dit M. Lisfranc , je fans appelé près d'r jeune femme, rue du Cherche-Midi, qui , ssEE 5 pos Len —. chement fort heureux, avait éprouvé une perte considérable. L'hémor- Fr 4 , répétée depuis lors à certains intervalles , avait ruiné la santé de la malade; et lorsque je fus appelé , elle était dans un état de mort apparente. On avait déjà réuni eo consultation MM. Andral, Bouillaud et Hatin. Je reconnus un polype implanté par une large base au fond de la cavité utérine, T1 n'y avait pas de temps à perdre ; l'opération fut résolue. Mais le polype était mou, s ngieux , et se déchirait au moin dre effort de traction. Je saisis Le col utérin avec la pince, et je l'amenai à la vulve. Alors les recherches furent plus faciles ; le doi t put sr la base du polype ; et prenant en considération la dilatation de a matrice et la faiblesse de la femme , je donnai la préférence à la ligature, qui fut placée au moyen des instrumens de Levret, A peine la Striction était-elle opérée que le sang cessa de couler. Le lendemain Je uls s'était assez développé ; on put recourir à une petite saignée. Au uitième jour le polype s'en alla en putrilage , et au quinzième , à peu de faiblesse près , Ja malade était parfaitement guérie. Les piqüres des érignes n'avaient déterminé aucun accident,
» Quelque temps + vo la sœur d'un commandant de Ja garnison de Paris se mit sous ma direction pour une affection de même nature. Elle portait deux poiypes insérés l’un à côté de l’autre dans l'intérieur de La inatrice, à un demi-pouce au-dessus du museau de tanche ; l'un de Ja grosseur d’une grosse noix, l'autre allongé, rubané en quelque sorte, et attaché à un pédicule très-grêle qui glissait le long du premier. Je saisis avec les pinces le plus gros , et l'amenai à la vulve; alors je glissai des ciseaux courbes sur le plat jusqu'aux deux pédicules que je crus couper d'un seul coup. Il n'en fut ren : le premier polype seul fot coupé, l'autre remonta en même temps que la matrice, On ne Pouvait songer à le saisir, attenda la gracilité de son pédicule ; ce fut donc sur Je col que j'implantai les pinces. Ainsi la matrice fut ramenée à la vul.
ve, le sccond polype excisé, et trois jours après la malade put se promener au Luxembourg. »
Il se présente ici une pee qu'aucun auteur ne s'est posée, polype reconnu , l'urgence de l'opération constatée , faut-il la différer parce que la femme est a l’époque menstruelle? M, Lisfranc y répond par d: er Pam ;
« Une jeune femme du Midi vint à Paris se faire traiter d’ À fection de matrice. Pendant trois mois on la soigna sans pe ph pour un engorgement utérin; quand enfin M. Latapie, qui la voyait avec deux autres médecins, me fit appeler. On me dit que tous Les huit jours cette femme éprouvait des douleurs expulsives, symptôme remarquable et qui doit toujours faire soupçonner la présence d'une tumeur enfermée dans la matrice. Je la touchai : je trouvai le col utérin dilaté presque effacé, et en pénétrant dans l'intérieur de l'utérus, et décrivant avec le doigt des arcs de cercle , comme il a été dit en parlant du toucher, je parvins à un corps arrondi faisant un relief d'une ligne et demie environ, Je tonchai plusieurs fois pour éviter toute erreur. Enfin ayant pu glisser le des cntre la tumeur et les parois utérines, j'annonçai avec certitude qu'il y avait un polype. La malade dépérissait à vue d'œil ; l'opération était urgente. Mais 1e règles devaient venir le lendemain, et par ce motif nous crûmes devoir différer. Malheureusement il survint une hémorrhagie qui fut suivie d'une ritonite, et la malade fut emportée en deux jours, L'autopsie confirma mon diagnostic
» J'ai vu d uis, dans la salle Säitt. Lugustio, pPérir une autre [AGE d'üne métro-pér tonite survenue pendant l'écoulement menstruel ; aussi HA M bien mes pour l'avenir est de ne point me laisser distraire par la présence où l'imminence des règles, d’une opérati Fais pau" à l'urgente nécessité, » bent péepsies don