ULCÉRATIONS DE L'UTÉRUS
Nous avons à traiter maintenant d'une matière importan i ce, savoir des alcérations qui se développent sur le ol ou péeis ps le corps de l'utérus. Afin de mettre dans cette étude tout l'ordre et toute la clarté désirables, vous parlerons successivement des rougeurs et des phlycténes du col, qui souvent précèdent et quelquefois simulent les 4 des ülcérations proprement dites ; des uleérations serosuite de la funte d'un tubercule, des s
1 | tumeurs fongueuses qui-suceëdent à certaines ulcérations ; et enfin des ulcérations et végé-
tations carcinomatenses.
Fat chronique.
À. pes HOUGEURS ET DES PHLYCTÈNES DU COL UTÉRIN,
Chez presque toutes les femmes Z ont des écoulemens abondans, on trouve, sur la lèvre postérieure du col utérin, des rougeurs qui paraissent dues au contact du liquide sécrété par la matrice, de même que dans l'épiphora les larmes causent des rougeurs et même des excoriations sur la peau de la joue. Ces rougeurs n’ont par elles-mêmes qu'une légère importance ; mais la muqueuse pourrait finir par s'altérer, si l'on ne guérissait le catarrhe qui Les occasione. Mais il en est d'autres toutà-fait indépendantes de cette cause, qui se montrent sur une partie on sur la totalité du col utérin, sans que le vagin ait perdu sa couleur naturelle ; elles ressemblent en général aux taches déterminées sur la peau
r une affection dartreuse ; elles sont d'un rouge brun, annonçant de ‘inflammation ; elles s'élèvent un peu au-dessus du niveau des parties du col demeurées saines ; quelquefois disposées par plaques isolées , et aussi nettement circonscrites que si cÎles étaient laites par un emporteeg Chez quelques femmes , M. Lisfranc les à vues formées par un acis de petits vaisseaux en relief, comme on en voit dans l'inflammation de l'arrière-gorge. Dans tous les cas, elles s’accompagnent d'un
engorgement simple , très-rarement d'une induration du col, et comnporge
munémeot au toucher on sent la muquense molle, épaissie, veiuntée, tomenteuse , et saignant avec une grade facilité.
Ces rougeurs finissant fréquemment par produire des uleérations , méritent donc ure attention toute particulière. Si elles s’accompagnent de cuisson , de chaleur, de douleur, on a recours aux antiphlogistiques, bains généraux, injections , lavemens et boissons émollieutes. Les douleurs très-vives se combattent par les narcotiques etles saignées du bras révulsives. Quand tout cet appareil d'irritation a disparu, on voit quel-
quefois les rougeurs se dissiper d'elles-mèmes avec le temps; mais plus
souvent la moindre course, le coït, l'usage d’excitans ramene l'état aigu
et tous ses phénomènes. Il ne faut donc É s'endormir dans une tromplè
use sécurité et croire la guérison complète parce que l'affection est À
Les antiphlogistiques ne conviennent plus alors; c'est le cas de re-
courir aux astringens eus Fr sur le lieu même; mais le moyen de les appliquer n'est pas indi ntroc chaque jour, à l'aide du spéculum, wa tampon de charpie imbibée de
fférent, Quelques personnes introduisent
liquide; mais toute cette manœuvre est une source puissante d'irrita-
Le tion et peut tout au plus convenir chez des filles publiques , dont le va-
“ , accoutumé au contact des corps étrangers, a perdu de sa sensibiité. Les injections ont un autre inconvémient ; trés-actives , elles irritent la muqueuse vaginale ; plus faibles , elles n’agissent pas assez sur le col utérin. Le moyen par excellence, et qui réussit souvent à la première application , c'est la cautérisation légère avec le nitrate acide de mercure. On essuie préalablement avec un pinceau très-doux les surfaces affectées pour enlever les mucosités qui empêcheraient l'action de l'acide; puis on touche très-légérement, de manière seulement à faire
blanchir les rougeurs, et fort souvent il suflit de huit jours pour obtenir une entière guérison.
On voit aussi quelquefois s'élever sur le col utérin.de petites vési-
cules miliaires, discrètes ou confluentes, tantôt limitées à une partie du col, tantôt occupant toute sa surface. Ces vésicules en se rompant
laissent de petites ulcérations superficielles qui souvent se réunissent et
forment des plaques excoriées assez étendues. D'autres fois ce sont des boutons plus volumineux en nombre plus ou moins grand, et en tout semblables à des aphihes ; pour dissiper les accidens et prévenir les
ulcérations , c'est encore à la cautérisation avec le nitrate de mercure
que M, Lisfranc donne la préférence.