CES
(1} The medical magasins, n° 15.
ressentiront bientôt , et nous ne devrons plus prétendre à une supériorité jusqu'à résent incontestée, Ce serait abuser de vos momens que d'invoquer des faits à appui d'une pareille vérité, Malheureusement, Messieurs, et nous ne saurions le cacher plus long-temps , l'étude de l'anatomie à Paris est prochainement nome de pe une partie de son éclat, non pas pr défaut de zèle des élèves , mais parce que les ressources matérielles dont nous pouvons disposer sont au-dessous de nos busoins,
Recherchons quelles peuvent être les causes travent pour ainsi dire à chaque instant la bonne rolonté de MM, les éludians, el voyons sil ne serait pas posmble de les faire cesser en tout où en partie. k
D'une part, le nombre des jeunes geus qui vienneut étudier La médecine à Paris s'accroissant de jour en jour et dans une j
ou ! Le hp mn remarquable, tandis les ressources dont j'ai parlé resteut à peu près les mêmes , il faut reconnaitre à une
des causçs irremeédiables de la pévurie que je sigoale. Ce concours d'élèves . quelque facheus qu'il puisse tre sous le rapport des études aostomiques , offre sur tous Les autres points dk: rue des avautages si réels, que, loin de nous en plaindre nous devons chercher à le soutenir et méme à l'augmenter, :
Une seconde cause de la rareté des cadavres, consiste dans le nombre tous les jours plus grand des inhumations qui out lieu dons les hôpitaux. A mesure que l'sisance se répand , que les livns de famille deviennent plus intimes par les bien faits de l'éducation, et que l'esprit d'association s'introduit dans nos mœurs. nots savons des hommes qui n'auraient pas songé quelques snnées auparavant ce douner une derméère demeure , attacher tn gramut pris à ce que ni eux , oi leurs pareos pi keursronfières ne oi ni plus ua ohiet d'étude après La mort, Vous concevez méstieurs quil n'est pas éo notre pouvoir et encore moins dans nos inten-
qui. depuis plusieurs années , en-
Cns. IV et V. — Le docteur Fisher donna des soins en mime Lemps à deux jeunes malades, l'un âgé de Ÿ sns, et l'autre de $, qui offraient tous les s:mptômes de l'hydrocéphale aiguë, Le bruit de soufflt encéphalique existait chez tous Les deux, Chez le premier, le bruit était plus fort; chez l'un et l'autre il diféns les cos précédens. Sa durée était plus considérable ; il était plus diffus ct moins ferme, Le docteur Fisher le com para au s00 que l'on produisait en frottant l'on contre l'autre deux morceaux de
mais il} savon {sosp-stone) dons et polis, Ce bruit était tantôt interrompu , tantôt eon- Wbitation | tinu, Ce dernier caractère se faisait remarquer principalement pendant les longs antérieure , lintervalles de La respiration, quand la circulation état gtoce. Chez le plus âgé des fort étonné | deux malades ,
le bruit était de plus caractérisé par un chant où bordongemen ressemblant d'une manière frappaute an bourdonnement d'un moucheron {most queto}, de sorte qu'on aurait pu Le désigner par le nom de bruit de soufflet mu = eu. Gus Les deu œules Le broù it an pouls ; il se Gl entendr-
bruit ne | distinctement pendant plusieurs jours, Le plus âgé fut malade et en traitemenc , ainsi que || pendant douze jours ; le plus jeune pendant treise, Le bruit exista pour ke pret : : . uffles; || mier jusqu'au septième jour, el pour le second jusqu'au cinquième joue avant Lexploration des artères et des organes situés plus près de Ja tête donna le méme mort. Dans les
x cas , il était d'a! ord fable, puis il prit graduellement de la force, et resta très-distinct jusqu'au moment où les forces furent prostrées. Ena suite il devint de moins en moins perceptible , à mesure que les forces et les pul-
tions d'aflaiblir en rien une tendance à laquelle on ne pourrait r des mesures de quelque eflicacité , qu'en comprimant des sentimeus qu'il importe de respecter, et en foulant aux pieds tout principe d humanité.
Il sé reste à rous indiquer une troisième ésuse | tout aussi puissante que Les deux autres, et qui contribue également à diminuer le morubre des corps qui sont livrés aux dissections. Je veux parler de l'étude de l'anatomie pathologique. Personne plas que moi ne rend justice aux efforts des médecins distingués qui ont chérehé, surtout dans ces derniers temps, à éclairer par l'ouverture des cadavres le diagnostic des maladies , et à arracher à la mature des secrets qu'elle semblait vouloir cacher. Personne plus que moi n'est disposé à applaudir aux succès obtenus par laut de notabilités dont la France s'honcre, Mais je l'arowerai sans peine, les grands avantages qui peuvent résulter de l'étude de cette science perdraient à wes yeux une partie de leur valeur, s'ils n'étaient obtenus : sp détriment de l'anatomie descriptive. Un des chirurgiens Les plus judicieux et becs plus illustres de
notre siècle, dunt nous déplorans tous la perte récente, et à qui les études anato-
miques sont si redevables, disait uo jour , à l'époque où la direction des esprits scublait se tourner d'une manière toute particulière vers les recherches d'anatomie rm p 1 : n Cette anatomie, telle qu'on la fait de nos jours , tuera » l'anatomie descriptive ; si les corps arriveut dans les amphithédires de disseetions mutilés au point de ne plus offrir que des débris sur lesquels il est impossible d'étudier la situation, la forme et les rapports des organes, romment les élèves apprendront-ils l'anstomie ? »
Si la prévision de Boyer ne s'est pas heureusement réalisée , convenez du maoibs , messieurs , que ce qui $e passe sous hos jeux justifie jusqu'à un certain point les inquiétudes conçues par ce grand maitre, J'invoque sci les nombreux
El »
sations artérielles diminuaient. Chez le plus jeune malade , la respiration devint rapide et laborieuse , et le murmure qu'elle ere à l'auscultation de la tête fut confondu pendant quelque temps avec le bruit de soufflet par les docteurs Fisher, Ware et Jackson; mais une attention plus soutenue leur permit de distinguer ces deux bruits l'un de l'autre.
À l'antopsie 00 trouva un apledissement trés-marqué des circonvolutions cérébrales ; les vaisseaux sanguins, tant à la surface qu'à la base et dans la substance même du cerveau , élaicnl gorgés de sang et très-distendus ; entre Les feuillets membraneux du cerveau, dans les ventricules et à la base, on trouva uue quantité considérable de serosité.
Os. VI.—Cette observation à êté communiquée su docteur Fisher par le doc- Jackson. secrétaire de la Societé pour l'uvancement de la médecine de Boston. Charles Bodman , âgé de 7 mois, était traité par le docteur Jarkson pour une hydi opisie cérébrale.Le diagnostic était fondé sur les symptômes suivans : assou- Éssement, tendance continuelle au sommeil , respiration stertoreuse , ppilles ditées et insnsibles, mouvemens spasmodiques, ete. Outre ces symplümes caractéristiques, le docteur Jackson découvrit dans la tête un bruit de soufifet telle. ment marqué qu'il n'en avait jamais entendu d'aussi distinct dans les cas d'affection du cœur qu'il avoit observés. Le docteur Fisher reconnut ce bruit dans toutes les régions de La Lète : ilétait synchrôve aux pulsations des artères carolides et temporakes, et se renourelait {60 fois par minute. Ce bruit était facile à distinguer de celui de ls respiration , et cessait de se faire entendre quand où comprimait les artères carotides. La fontanelle antérieure était ouverte , et l'on y percerait un battement très-furt. Le lendemain de celte esplor tion l'enfant mourut, L'hémisphère droit du cerveau était beaucoup plus déreloppé que le gauche; kes circonvolutions de tout le viscère étaient aplaties , et ses vaisseaux sanguins étaient modérément distendus, On trouva dr La lymphe épanchée sous la pie-mère , et une petite quantité de sérosité dlans Les veutricules et à La base du cerveau. Toute la substance cérébrale était molle et aqueuse , et laissait conler à
la dissection une quantité considérable de sérosilé limpide.
A l'époque où le docteur Fisher lisait son mémoire à la Société médicale À oston, 1 ne possédait encore que ces six observatiuns , dont trois seulement sont terminées par l'inspection cadavérique. nl il n'avait point borné là ses recherches. Pensant que ce bruit particulier
uvait être un bruit normal , il avait ausculté la tête d’un grand nom-
re de sujets de tout âge , et il était arrivé au résultat suivant : Ce bruit n'existe point dans l'état de santé. Chez les enfans il est impossible de le découvrir avant l'époque de La dentition, mais on peut trèsbien percevoir et distinguer les uns des autres, le bruit de l'air qui beurte contre les parois des cavités nasales dans l'acte de la respiration, celui qui est produit par la déglutition et la voix, et celui qui résulte des mouvemens du cœur. À l'époque de la dentition, mais seulement chez les enfans qui souffrent de cette dentition ; on retrouve le bruit de per ge" encéphalique. Ce bruit diffère un peu de celui ms était entendu chez les malades atteints d'hydrocéphale; il est plus tranché, plus court et moins diffus; il ne dégénère jamais ea un murmure continu ni en un bourdonnement musical; il serait mieux désigné par le nom de bruit de rdpe, que par celui de bruit de soufflet.
C'est au commencement dutravail de la dentition et avant l'occlusion complète de la fontanelle antérieure, que ce bruit était le plus ordinairement et le plus distinctement entendu. Le docteur Fisher ne l’a entendu qu'une fois a l'apparition des vingt premières dents, et chez cet enfant les dernières molaires commençaient à percer les gencives.
Le docteur Fisher n'a jamais trouvé le bruit de soufflet encéphalique coexistant avec une maladie qui n'eût pas son siège dans le crâne. Qhez un enfant atteint de pneumonie intense , il existait à un haut degré mais le petit malade faisait des dents et en souffrait beaucoup.
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deux autres qui étaient atteints de coqueluche , on le percevait témoignages de ces élèves studieux qui se pressent en foule
tres, et après plusieurs jours d'attente , et pour
is rix de leur zèle , se voient uen Dci de renoncer à leurs travaux , tant les
des corps qu'on leur
sont mutilés et décharnés.
Messieurs, cet état de choses est grave et ne saurait se longer sans danger nos études, Il est de notre devoir de chercher à concilier tous les intérêts et
, St elle ne s'appuyait pes l'anstomie pahohges aussi serions-no0s des premiers à la dé
a liea aujourd'hui pour l'anatomie iptive, il arrivait qu'elle fût entravée dans s“
ternat, que n'ont pas fait preuve " 1 pourront plus sspirer à l'internat. D'un autre ebté, les nombreux élèves qui ne sutvent pas La carriise des concours , n'amhitionnent pas moins de devemur u8 jour des bommes distingués , utiles à frustrer. dés le début de leurs études, des moyens d'acquérir une connaissance exacte du corps humain. | |
Que MM. les médecins et les chirurgiens des hpitaux se pénètrent biee des vérités qui précèdent , et je suis certain qu'ils s'empresseront de scouder l'ad-
dait de ses forces et que le po
tous les rapports , au bruit de soufflet qui existe dans les maladies du cœur et des artères , et en
très-bien au moment où la quinte de toux cessait ; il persistait pendant quelques instans, et seulement pendant que l'accumulation du sang vers la tête était manifeste par la couleur du visage; il disparaissait aussitôt que la respiration devenait facile, et que x circulation repremait son cours.
D'après ce qui précède, le docteur Fisher fut d'abord porté à penser que le bruit de “on Le encéphalique pouvait être rangé parmi les symptômes de l'hydropisie et de l’inflammation du cerveau, où de toute autre affection capable de produire la compression de cet organe. Toutefois, comme il le reconnaît lui-même, les faits sont trop peu nombreux Es l'on puisse rien “pr de pre à ce re Laissant donc
e côté , pour le moment, estion de l'importance diagnostique du bénomène morbide cerner observé, le médecin de Boston pose es trois questions suivantes :
I. Dons quel organe ou dans quels organes ce bruit a-t-il son siége ?
L, Dans quelle partie de la cavité crânienne sont situés ces ürganes
LIT. Quelle était la cause immédiate de sa production dans les cas
qui ont été indiqués ci-dessus ?
Voici la réponse de l'auteur lui-même :
1. Ce bruit avait son siége dans les artères , car, 1° il était parfaitement distinct de tout bruit produit soit par la déglatition , soit par la respiration, soit par la contraction musculaire, soit enfin par tout autre acte physiologique que nous puissions concevoir dans l'intérieur du crâne, excepté les mouvemens artériels ; 2° il était synthrône aux battemens et à l'impulsion du cœur , des artères carotides et temporales , ainsi qu'à l'élévation et à l'impulsion du cerveau , comme on pouvait s'en assureren plaçant le doigt sur la fontanelle non ossifiée ; 3° il cessait de se faire entendre ou au moins devenait bien moins marqué quand
on faisait obstacle à la circulation dans les carotides , en les compri-
mant : il devenait aussi moins perceptible à mesure que le malade per- 8 s'affaiblissait ; 4° il ressemblait, sous
a | iculier dans les anévrismes de ces derniers vaisseaux ; 5° en considérant la stucture des divers organes contenus dans le crâne, on ne peut guère l'attribuer qu'aux artères. ”
IL, Si l'on admet que le bruit de soufflet encéphalique est produit par les artères du cerveau, il fudra reconnaître également qu'ilne peut provenir que de celles qui sont situées la base de ce viscère. ILfaut, en effet, pour la production d'un tel phénomène, que les artères soient d'un gros calibre, et qu'elles reposent sur une surface qui ne soit pas dépressible. Or, les artères de la base du crâne offrent seules ces conditions. De plus, les mouvemens du cerveau perçus aux fontanelles ; sont évidermment causés par les pulsations des artères situées su-dessous du viscre; le bruit de soufflet étant synchrône à l'élévation de la masse cérébrale, comme on ne voit aucune autre explication plausible du phénomène , il faut en conclure qu'il provient de ces artères,
TL. Il est bien démontré, continue Le docteur Fisher, que le bruit de soufflet du cœur et des artères est causé par un obstacle au passage du sang à travers ces organes. Le bruit de soufflet encéphalique est ds sans doute à une cause semblable. Dans tous les cas cités plus haut , il ÿ avait hydrocéphale où congestion des vaisseaux de la tête ; le cerveau, repoussé contre les vaisseaux situés à sa base , devait rétrécir leur ca-
dans nos amplithéd- | ministration en concourant eflicacement à relever l'étude de l'anatomie dans La
capitale. Qu'ils s'imposent le devoir de n'oavrir les co dans les cas où leue examen deviendra indispensable compléter Yhistoire à des maladies qui en mme la mort, où bien lorsque La science en réclamers impérieusement uge é à japan Qu'en précédant aux recherches cadavériques , ils ménagent avec soin les parties qui ne sont le siége d'aucune lésion , leur but sera atteint , et ils pourront compler sur la reconnaissance des élères , de l'administration et de tous les hommes qui s'intéressent aux progrès de l'art de guérir.
. Après ce discours [ ques mots de circonstance dé MM. in $olon, P. Dul et Heurteloup, on a proclamé les noms des internes nommés à la suite du concours , et on à ensuite décerné les prix comme il suit :
i a été couvert ie rap et quel
Divisox pes vrenxes De $° er 4" années. — M. Auls, iaterne à l'hôpital des
acdmi- ! Enfans, la médaille d'or.
M. Desnovilliers, de la Charité, médaille d'argent.
M, Cazalis, de la Charité, des livres.
M. Arastein, de l'Hôtel-Dieu, use mention honorable.
Drvissox pes nrenxes DE 1°" zr 2° amxées.—M, Choisy, médaiile : M. Maisonneuve, des livres, " pc ins
Division nus eercnncs.—M, Prestat, de La Charité, le prix. (des li M. Pedibidou, un accesait. (des livres.) SE nd dues
tente
vité en quelques points. Ce-rétrécissement faisait obstacle au
ssa du sang , et était ja cause immédiate du bruit. Il résulterait À
cette
théorie, si elle est vraie, que le bruit de soufflet encéphalique devrait |
se retrouver dans tous les cas où il ÿ a compression du cerveau.
Le diagnostic des maladies du cerveau est tellement difficile , qu'on doit savoir gré au docteur Fisher de l'empressement qu'il a mis à livrer sa découverte à la publicité. Le temps et de nombreuses recherches pourront seuls nous apprendre quel parti la science peut en tirer.
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance oo 80 DÉcEwmRr. — M. Cagniard de Latour annonce dans une lettre qu'ayant placé du phosphore dans deux tubes pleins d'eau , dont l'un était parfaitement purgé d'air comme dans an marteau bydraulique, dans celui-ci de phosphore, après un mois , n'a point montré d'altération , tandis que dans l'autre sa surface était hydratée, ce qui prouve, dit-il, que l'air agit physiquement dans ce cas, : détermine l'hydratauon probablement en modifiant ls porus té du phosphore.
M. Autommarchi se met sur les rangs pour La place vacante dans la section de médecine et de chirurgie, L
Ras sur la cuisson des sirops, par M. Degrand, de Mirscille, ingénieur
Mémoire sur l’écion médicamenteuse de l'acide phosphorique dans l'extrême #
période du croup, par Auguste Boyer. (Pour le concours Monthyon.) a ce lastrument poar l'opération de la trachéotomie est joint an mémoire de . Boyer.
M. Adolphe Brongaiart Lit un mémoire sur la structure de l'épiderme des végétoux.
M. Geoffroy Saint-Hilaire lit on huitième Mémoire sur les g'andes monotresue. :
Nous iusérerons ce mémoire dans notre prochain numéro. Nous donnons aujourd'hui en entier celui que M. Geoffroy avait lu dans la séance précédente,
MÉMOIRE SUR LES CLANDES DESTINÉES À LA NOUNAIIURE DYS PETITS ." SPÉCIALEMENT SUR LEUR FORME ET LEUR POSITION bang UN POETCS DE DALELNÉ.
Que l'on rencontre chez de certains animaux à poils et à grande circulation un mode de sabstantation pour les petits autre que celai qui leue vst fourni par F'ordinaire allaitement , cela fait encore question au sujet des monotrèmes. Les organes sexuels de ces animaux se D ae de ceux des tortues , et je me suis attendu que d'anss grands écarts d'organisation retentiraient ailleurs, et que des résetions, pour satisfaire aux exigences de subordipation réciproque et d'harmonie relative entre organes devant concourir au méme but, amèperaient des différenées nécessairement proportionnelles dans l'état des organes destinés à la nourriture des petits, si même il y avait chez les monotrümes de tels organes. Je
in'élevais jnsqu'à cette prévision, permise an sujet d'animaux pourvus de rérita- |
bles oviductes, c'est-à-dire d'appareils ordinairement employés à former et à pondre des œufs,
Scrait-ve cela que vicadre conûrmer l'ubserration de quelques faits dans , ni tétines, ni tlesu érectile, né mnyen de sirecion chez les nouvenr-rrés ? $e rendre attentif à ces faits, c'était saisir de certaines indications, et se laisser guider par l'un des fils de la théorie des analogues.
Mais pendant que je laissais prendre ce cours à mes idées, des naturalistes s'attachsot à un sutre Gil de cette théorie philo
plication analogique des viscères de La poitrine, paraissait u6 argument préfirabie. À cause de l'absence de certaines parties qui peut-être, disait-on, sont destinées par Le progrès de la science et par la marche des déreloppemens organiques à agparsitre un jour, il ne serait nullement nécessaire de ps tes qui sans doute avait été mieux et précédemment iurentorié et clastifié ; d'où l'on s'arrêta à l'idée qu'il fallait toujours chere: r chez les monotrêmes cet entier appareil de glandes lactifères, qu'on sait caractériser nettement les mammiféres, L'on se (latta qu'un définitif surcès récompenserail les efforts d'uge persévérance intelligente , et c'est durant ls plus grande activité de ces illusions qu'éclaia tont à roup la nonvelle Lo Meckel venait de découvrir chez l'oraithorhinque l'appareil tant désiré e véritables mamelles.
Mechel en conçut la joie d'Archimède trouvant dans le bain La loi des pesanteurs spécifiques, et les naturalistes s'empressèréat effectivement de l'en fbcter, surtout ceux qui, exclusivement appliqués à l'art de la systématisation des êtres, comprirenl © de ne seraient pas forces de s'arracher à douce quiétude , se fattint qu'il ne serait plus désormais porté atteinte aux formules des cles. silications alors convemves. En faveur d'un but a heureusement atteint, on ne s'informs pas comment on avait procèdé, Il est si doux de n'avoir rien à rabatire
ques-unés des conditions !
que ces conditions
te : l h dhiqne, se croyaient mieux in- | rés par le sentiment de I analogie, et ne voulant point rereuir sur le premier À des monotrèmes ; l: considération de La vestiture pileuse et de la com-
GAZETIE MÉDICALE
A éétte annonce d'une glande mammaire trouvée chez l'ornithorhsnque, mon
l'esprit se frappa des raisons du sceplicisme suivant : 4° l'on a trouve un appareil qui ne où se eruisent en lons sens , et par des pénétrations presque inextricables , des ramifcations vasculaires el nerveuses, el qui sont séparées par des cloisons spa nérrotiques sous forme de petites cellules , bassisets ou bourses, conne on Les
ond pullement à l'idée d'une telle glande. Au Lieu de ce tissu spongieus
à ga + Meckel apporte une masse de tuyaux ds entre eux comme les rayons
ua demi-cercle et aboutissant à un point central; une substance mucilogineuse
les remplit. Ce sont des cœvums classés et distribués symétriquement pour arriver sur ua seul méat dermique ; ils sont aidés dans leur sécrétion par des mu cles ser- +aot ainsi, selon le vouloir de la mère, à l'éjection des fluides contenus, Ce n'est
oi on organe mammaire, ni même quelque chose de très-bien connu. Crpumilant cet appareil nu generës sera-1-il du moins ramené à l'état d'une marnelle par ep accompagnemens abdominaux? Non, nous l'arons déj dit plus haut ; il n'est là ni tétines, ni lissu éreetile, ni moyens de litillations entre la mère et
l re , ni corps saillant pour la succion.
Je reviens sur mon ollégation précédente, que cet appareil sui gereris seræit
| resté inconna ; il avait été aperçu par moi ; €ar j'avais dounéattention à des glan-
des s-mblables qui sont, chez les musaraignes , semblables au volume près. Aussi, l'anslogie des deux appareils me frajpa iastinctivement, du modsentque j'eus porté les eux sur Les dessins de Meckrl,
, pour en finir, je le demande ici de nouveau , est-ce avec ug: glande ainsi défigurée par autant d'anomalies que l'on pourra et éroira faire fléchir, afin d'en faire des appartenances de manumifères , tant d'autres et de si importars faits différentiels , lesquels constituent et arrangent pour les monotrêmes les condirions d'un autre groupe classique , tels qu'une tête, un larynx , dés organes de déglution, des épaules, un bassin, et enfin dei organes sexuels différens ; toutes choses qui envoient platôt les monotrémes au loin ét dans le groupe des ovipares ,
j diérentiches n'appellent ces étres anormaux à cause de leur
vesliture pileuse, parei les animsux à poils. , J'ai done fait voyager les monotrèmes, dans ce sens que j'ai ge du les :0+ür des mammifères, ét que je les ai considérés comme une close spéciale, les croyant appelés à former un snveau de jonction des mamefères aux oittaux et
aux reptiles ; je les ni crus et je les c’ois toujours ovipares.
J'omets , pour être court , beaucoup de cummunications que j'ai faites à ce su-
l jet, et surtout Les circonstances qui m'ont appelé à donner une bigure dés œufs ,
pour en venir de suite à ue observation fort importante de la fin de 182, laquelle a ravivé la discussion et lui a fourni de nouveaux alimens : c'est la remare faite sur les lieux à La nouvelle Galles du Sud, par un oflicier em mr M. Laubale-Maule. 11 vit les glandes trouvées par Meckel remplies d'un Muide d appa-
|rence laiteuse. Or, le résullat de cette curicuse absécralion, comme celui de 1qu-
tes les autres impressions prises par Les observateurs sur les lieux , furent d amener Lauderbaie-Maule à la promulgation de cette généralité, la ponsée des colons à Sidney : les monotrémes seraient à la fais lartifères et ovipures.
Sur ces entrefsites parut à Londres ke travail de M. Richard Owen , tendant à établir que es monotrèmes sont tont siroplement et décidément des muumifères , selon ce qu'en avaient autrefois décidé lesrecherches de Meckel.
Ce plein retour aux idées anciennes, cette marche vers Le passé , mé lancerent
dans une sorte de protestation , et je publia anes deus dissertations de janvierat dde février dans cette année, {Gazette sténicine 1884, p.78 et 455.)
Je me donnai beaucoup de soins pour arriver sur le dénouement de ce prabième, sur le vrai de ces questions. Ainsi j'ai r'pandu mes dissertations à Sultey , at
| Porl-Juchon, à Van-bieten , et Lee pros pour La Ga de 1833 l'inliruairon ou La lconfirmalion de mes vues, Le vrai enlin
sur tout clan, Point de réponse « niore,
Mais ayant réfléchi que je an'étais par la placé sous la dépendance d'esénemens fortuits dont je n'avais pas la Hibre pONEs , J'essayai d'aller de moi-mème sur le dénouement désiré , m'y employant par des voies détournées et eu exaninant des orgagisations congén: res.
C'est à j'écrivis sur les glandes wonotrémiques du rat d'eau; sl à ce sujet je plaçai plus boat la question des planes, cherchant à les comjenire tuutes dans la même généralité , afin d'avoir subséquemment à mieux particulariser chaque spécialité.
Et enfin les objections de l'illsstre anatomiste Baër m'ont amegé à veuir considérer des faits monotrémiques dans l'appareil glanduleux des cétaces.
Dans mon premier article sur cétle matière, communiqué lundi dernier 16 décembre à l'Académie , j'ai raconte que ce fut inutilement que , durant 6 mois, je demandsi an commerce de la pêrherse des featelles de cétacés. Dans le désappoiotement tout naturellement réservé à l'isolement et à la fublisse des moyens personnels d'un particulier , désappoiniement que je rementis très-vivement , jen écrivis à M. le ministre | smiral de Higny. La leitre que je recois m'aunonce que
ble patronage de cet esprit éclairé est désormais sequis à mes recherches. de vais
aroir des sujets d'observation.
Cependant la fortune m'avait déjà procuré l'occasion que voici : M. le docteur
| Roussel de Vourème ayant prit part à wwe expédition contre les baleines, en
avait rapporté un fœtus femelle, 1 me permit , avec une grâce parfaite dont je Le prie d'agréer mes remerciemens , d'examiner les glandes mammaires de son jeune sujet, res la longueur, mesurée de la tête à La fin de la queue, comporte prés de Urois pieds,
On voici b description et la Ggure de la glande mammaire dans ki baleine franche, du moins chez son fœtus, lequel ne seruit guère demeuré dans le sein maternel que ke quart du <éjour qu'y rend nécessaire sou entier développement durant la gestation. (La Gazerte we donne point celte figure}
Longoeur de la fente vulvaire, 45 ligues ; plus loin en arrière est l'anus , a
k k L À largeur est de 4 à 2 lignes, et sa distance de la vubre , de 3. Vers le haut et à La sur son savoir et de demeurer dans un passé dout on soi-même srrangé quel-| l'enûn de l'un et de l'autre côté de la vulre, et à la distance de 5 lignes est le mréat
naissance de la vulve paraissait le clitoris en partie sorti et saillaut de 8 lignes ;
Alors, comment se Gl-il que jene partagessse pas ces satisfactions. mais que D de sécrétion, ovalaire et sans grande profondear,
j'y visse des illusions prolongées et qui ne répondaient en rien aux difficultés de La |
question ? C'est que les faits d'anomalie qu'il fallait comprendre et expliquer, qui avaient lancé mon esprit vers des recherches nécessaires , et qui enfin me donnaient un instinct et des besoins d'avenir, étaient restés Loujours debout et sans avoir été le moins du monde entamés par l'étude,
La dissection à raoetré une peau déj épaisse par l'existence d'une couche lumdacée, M. Le docteur Martin Sant-Ange à fait la dissection , ayant hien voulu
| m'aider à la fois de son sralpel et de son crayon, dont les habiletés et la précision se réunissent chez lui pour montrer en sa personne, d'unc monitre distingnée , les doux mérites do savant et de l'artiste.
La glande apparait sous la forme d'un champignon écrasé ayant une tige pédi-|| M. de Blainville, M. Geoffroy, dans son mémoire , à voulo étayer son ontni culmire longue de 18 lignes, et une Lète frengée rer de 6 lignes de diamè- de recherches historiques, de fait anciennement observés. Je m' he pes tre. Le tissu de eette glande, sur La nature duquel je me suis sbstenu pour lemoment}|négligé de rappeler ceux qui sont consignés dans un ouvrage qui est de quelque de porter une attention approfondie , Jait l'aspect et la composition du pan-}|poids dans une semblable discussion , ke mémoire de Dedley sur l'histoire nalucréas, Je meréserve d'étudier ce point sur des glandes d'adultes danse marsonin qne||relle des baleines, inséré dans les transactions philosophiques pour l'année 1740 g* je m'atiends à observer ainement. M. W.Rapp , professeur à Tubingue, ||Cet auteur dit formellement que ke mamelon n'est pas visible quand la femelle us un morceau intitulé : Additions à l'anatomie et a la physiologie des balei-||n'allaite pas, mais que pendant l'époque de la lactation il a près d'un pied de lon nes, article placé en 4850 dans les Archives de physiologie dirigées par Meckel, a|let dix pouces de circonférence. s décrit des muscles qu'il croit devoir servir à l'éjaculation du liquide des glandes :|| Dans le même mémoire , on lit que le lait se trouve dans l'estomac da baleinon car il pense comme moi qu'un nouvesu-né de marsouin ne tèle point $x mère. |Icongulé comme dans celui du jeane veau. Moi-rmême , j'ai disséqué à Paris, sous J'ai le premier annoncé ce pouvoir des mères d'éjacules le fluide contenu dans||les veux de M, Cuvier, une femelle du dauphin globiceps échonée avec besucou leurs des , ayant constaté ce fait ches le kanguroo. Cette sorte de musele|!d'autres indiridus de mème espice sur les côtes px la Bretagne, Le lajt pra À choanoïde est figurée dans La planche 2 de mon mémoire sur les organes génitaux |'commie du lait de vache, seulement plus épais, des ornithonnques. (Voyes Mémoires du Muséum d'histoire naturuil: , tome XV, || Beaucoup de gens ont vu et goûté du lait de baleine; leur témoignage est par. page 48. . | : faitenwnt d'accord avec ce que j'ai observé relativement au dauphin.
, Cependant ce n'est ni comme je l'ai observé en 1827 sur le kanguroo, ni comme|| On a l’anstomie de la mamelle de Ja baleine , la description du conduit excrél'a vu eu 1839 M. Rapp, que sont arrangés les moyens musculaires mis à portée et}|tetr unique, à son extrémité inférieure , et se divissnt en plusieurs rameaux dans devenus ls puissance des glandes mammaires chez les baleines. Cette glande est||la sr » on à celle des dispositions accessoires, qui permettent à l'organe gonflé tout entière renfermée dans une bourse ad Aoc ; les parois à l'intéricer en sont|lde lait de sortir de l'espèce de chosque dans lequel est caché aux autres époques aponérrotiques et lisses , ceux au contraire de la face externe sont composés par / une couche musculaire assez épaisse ; l'extrémité postérieure de setle bourse , au moyen de Liquelle elle s'abouche sous La peau an méat excréteur , est attachée fer. mena à la brauche osseuse ; ls seule pièce rudimentaire qui demeure chez les cétacés en remplacement du bassin. Or, de ces arrangemens il résulte que, quand la bourse musculeuse qui contient la glande vient à se contracter, «lle se plisse et se resserre de plus en plus; clle amène la glande de dedans en dehors; elle la porte vers le point même de l'orifice externe , et elle se comporte sans doute de manière à faire saillie La portion pédieulaire dehors, cette portion terminale trouvaot, comme le | uen d'un pénis, à sortir et à saillir au travers et au-shelà d'un canal prépuiial, ainsi disposé à cet effet. Car ce qu'on a vu et pris jusqu'ivi pour one tétine chez les cétacis n'est autre que l'appendice canaliculé que j ai décrit dans mog dermer mémoire ; ce n'est autre chosé qu'une coiffe de prépuie.
I reste maintenant à employer ces faits comme fouction et conime philosophie : 4° sort-il du lait où du mucns de l'appareil mammaire des monotrèmes et des cétacés ? et 2° ces animaux doivent-ils rester ou non parmi cs mammifères ? Ce sont la des quest ons qui seront très-certainement, et, je m'eu Âatte, trèseq résolues ; après que les marsouinsadulles, interrogés dans l'esprit
n pa priori qui précèdent, nous auront donné leurs faits de siructure à l'égrrd des € nes,
Cependant jé possède assez d'études et d'observations pour commencer ect ordre de recberches. Et d'ailleurs ju suis désireux de réponlre anx observations de mon Collégue M. Ampère , verbales le 46 dernier après la keture demon mémoire, ef maintenant consignées dans le journal de l'{nstitut du 21, n° 52. Des obervatrons qui me sont adressées par on savant, qui possède un esprit aussi profond et luminenx, en même temps qu'un cœur aussi péudiré de philantropie et de bienvredlaue universelle, m’honoreut et me touchent sensihlement. J'écrirai ma réponse de manière à ce qu'elle puisse étre communiquée à l'Académie dans une de ses séanves suivantes ; elle contiendra, je l'espère, du moins , une ntile conclusion de mes travaux de l'anuér, l'esprit des entreprises que j'ai suivies aver: quilque opiniâtrelé sur le sysième glanduleux en général. el en pasticulier sur la seconde surte des glandes destinées à la nourriture des petits : considérations nou. “velies qui doréuarant caractériseront autrement ctavec plus de vérité et de lu «tte différens groupes des mammifères.
celle de l'appareil cellulaire , qui à été pris récemment pour uù muscle , ele,
Au reste, quand méme le liquide préparé pour In nourriture dn jeune cétacé serait purement muqueux , cela ne dat se rie à la question, Les physiologis- {es H'ont jamais songé à caractériser le lait por sa compsition chimique, compüsi= on qui, pour le mème individu, varie suivant les époques de la Jactation , et couformément aux besoins du jeure animal, Quelle que soit la nature de ce fluide, les glandes qui le secrètent, comme l'a fort bien fait observer M. Ampère, n'en restent pas moins glañdes mamnaires,
Quand pour prouver y crnpaiared où seraient les jeunes cétacés de têter , on a parlé de leur bec , il faut bien remarquer que ce béc est formé jar des méchoires recouvertes de lévres flexibles qui ne laissent nulle part voir Les dents.
AL. ed * Lorsque j'ai employé le mot de bec, c'était seulement pour rappeler la forme et non la composition des parties avancées de a bouche, personne n’a supposé que par le bec des dauphins j'entendisse quelque chose de sembtable au bec des oiseaux,
» Quant aux faits cités par M. de Blainville pour prouver chez les baleines l'existence d'un lait semblable celui de la vache, je ne les ignorais point ; je sais de [mime que Wunter, 8 qui M. de Dlainville a emprunté éc qu'il a dit de l'anstomie des mamelles chéz cette esnèce de cétacé, rapporte qu'il a vu du lait de baleine que ce lait était crémteux, ct qu'ilen a remis à un chimiste four l'analyser, ‘
» Je n'ai pas besoin d'apporter beaucoup de faits pour prouver que c'est là l'opinion générale , opinion qui remonte aux temps d'Aristote ct de Pline, et qui à eté suivie constamment depuis, comme le sont tant d'autres é al-ment erronnées mais soutenues dans le priccipe par l'autorité d'un grand note. Je sais lort bien , je le répète, que c'est contre ke sentiment universel qué je m'olèrezs mais les faits que j'ai observés n''autorisent à croire que j'ai raison rentre tout le monde tt j'espère en pouvoir bientôt présenter d'autres non moins cogelusns.
Trompé dans l'espérance que j'avais cunçue de recevoir , en n'adressant à dés particuliers, des femelles de marsouin . j'ai demsndé, dans l'iatérét de Ja science au ministre dé La marine de m'en procurer, et les ordres ont êté donnés à cet ef. fet. Je suis certain désormais qu'arant peu je trouverai toutes mes prévisions confirmées.
M, de Blainville. — La réponse de M. Geolfroy laisse mes ohections dans toute leur force. i
Des auteurs dignes de foi disent :
1" Que les halrines ont des mamelles ;
2° Que les mamwelles contiennent du lait ;
3° Que le petit saisit le mamelon.
Et ils Fasturent, non pas sur le témoignage d'Aristote on de Pline, mais sur le témoignage dé leurs sens. M. Geoffroy à cite, dans no de ses jréecdens mémoires, au article des éphémérides des curieux de la nature sûr l'anatomie d'un dauphin femelle, par Daniel Major, Dans cet article méme où peut lire deux lighes empruntées à un autre auteur, Merret, qui dit qu'on lui a apporté an d:vphin feuwlle à ls tétine duquel le petit était entare attaché,
ML Genffror. Le pastige n'ést pas tel que be cite de mémoire M. de Blainville. Merret dit bien qu'il a vu et disséqué ua fœtus de marsourn > la mamxlle, mais non pas attaché à la tétine,
M. Dumas lit un mémoire intitulé : De l'artion de l'ammonise sur le gae chloroxi-carbonique. Nous en dounerons l'analsse en odiue temps que celle d'une précédente communication qui se le avec celle-ci.
{Communiqué à l'Académie des scnces en sa séance du 25 décembre dernicr.)
Georradr-Sarst-irare,
Après la lecture de M. Geoffroy, M. Duméril prend la parole.
Je ne sais, dit-il, commént la manière dont M, Geoffroy conçoit le mode d'alimentation des cétacés nouveau-nés , peot se conciber avec ce qu'on sait sur la disposition de l'arrière - bouche et de l'extrémité du canal aérien chez ces sosmaux,
A aucune époque , en raison de la disposition dont je parte , un cétacé ne peut boire ; le liquide, quelle que soit sa nature , ne peut Éniche uns barrière jilacée en avant de l'oritce du conduit respiratoire , et s'il la franchissait, rien ne s'opposerait ensuite à ce qu'il pénétrét dans les voies aériennes , et il y aurait sufloca- Dos.
. Le cétacé ne la avaler que des slimens solides , et c'est pour lui une conditon néc.ssaire d'existence, car ayant une houche largement fendue et prenant ss proie au milieu de l'eau , s'il n'y avait pas un obstacle à l'entrée de ce liquide , le corps de l'animal en serait à chaque fois intérieurement inondé.
M. Geoffroy. Ce que vient de dire M. Duménil s'accorde parfaitement avec ce que de souliens. Si un cétacé ne peul à aucune époque avaler de Liquide, il est c'air qu'il ne tète pas ; aussi ne boit-il pas Le mücus qui l'alimente dans les premiers temps de sa vie, ille mange. Ce mucus , lorsqu'il le prend , n'est plus tel
il était à La sortie des organes de la mère. Il a, comme je l'ai dit formellement “abaôrhé de l'esis, et fait avec ee liquide , non pas un simple mélange ; mais ane combinaison véritable jouissent de propriétés ra aies et physologiques nouvelles. Ce n'est plus un fluide, c'est une grléc plus ou moins cousistante.
M, Duwneril, De ce que le marsouin ne peut boire, il ve s'ensuit pas qu'il ne prunsse léter, s1 le mamelon est assez long pour prnétrer jusque dans l'arrière. gorge, comme cela a eu pour les chauves-souris , dont les femrlles , pendant lé. a de la lactation, ont ces parties développées hors de toute proportion à leur t .
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance po manut 35 pécemunne 1833, — M, Geoffror-Saint-Iilaire, pré-ent à La séance , adresse ses remerciemens à l'Académie pour l'intérêt qu'elle lui à témoigné,
M. Vesreau, Il + a quelques mois que j'ai communiqué à l'Académie une 8h. servation de M. Philippe de Reims. 1 s'agissait d'une femme enceinte qu'on avait délivrée d'un énorme calcul vésicsl par La lithotomie vaginale, Cette fenime ct ac couchée depuis ; 3 n'était resté de Ja plaie qu'une petite Gstule, M, Philrpqre me crit que celte fisiule s'est enfin oblitérée.
J'ai présenté aussi dans le temps à l'Académie on individu sur lequel j'avais p-3-
M. Geoffroy, Il resterait à faire voir que chez les cétacés cet allongement à tiqué la bronchoplastique, Il restait après l'opération de trës-forts engorzeturns
Heu dans la partie terminale des glandes dites mamimaires. Or, mes observations tendent justement à prouver que la disposition est complétement différente de||des ganglions du con. M, Denis de Commerer, qui m'atait adresté er malade . celle qu'on vicat de citer pour les chauves-souris, et que je connaisstis moi-mime||m'apurend que tous ces engorgemens obt disparu. La guérison est dun: avi fort brea, complétement assurée.
M. Vrupcau, Je ne suis poiot garant da fait, mais pour ta part j'a; tonte : confiance à M. Philippe , chirurgien distingué et professeur à l'école de médecine Daos une gg) dentes séances consacrées à la discnssion, on avait lu une de Reims : je me joins d'ailleurs à M, Larrey pour que l'Académie demande. des lettre de MM. Ollivier et Viard, qui adressaient à l'Académie un échantillon de | renseignemens à M. Philippe , qui se fera un plaisir de les douner. D'ailleurs le kréosote qu'ils avaient obtenu du goudron. M. Bally avait dit à cette occasion [ fait n'est point si rare que M. Lorrey parait le croire: MM. Flaubert et Clémot
qu'il fallait examiner si cette kréosote était büen pure, d'autant plus que jusqu'à} en ont cité , et on en trouve dans les annales de la science une dixaine d'exemprésent aucun de nos chimistes n'avait réussi à l'extraire, et M. Soubeiran lui | ples,
même avait échoué. [l semblait donc, on que M. Rcicheubach n'avait pas donné} ses véritables procédés, ou que quelque chose avait manqué dans l'exécution, Une Ti avait êté nommée pour examiner la kréosote de MM. Ollivier et | Viard.
M. Souneinax , présent à celle sésnce, annonce que M. Demire, de ut vient d'obtenir, par la distillation de Auët cents livres de goudron, six Livres
kréojote pareille à celle de M. Reichenbach, M. Maac demande qu'on instruise l'Académie de tous les résultats, soit beu M. SaréqaeqroLl membre de la commission chargée d'examiner celle de || reux, soit contraires. MM. Ollivier et Viard, annonce que ces messieurs opèrent ea ce moment sur 4500! 34, Banzr demande que M. Breschet soit adjoint à ls commission. Adopté. livres de goudron . et qu'ils ont déjà obtenu une grande quantité de kréosote. La commission de la rende se trouve Le composée de MM, Caventou , La parole est à M. Villeneuve , rapporteur de la commission des épidémies. | Chesaiier, Bailly, Martin-Solon, H, Cloquet, Soubeiran et Breschet. Nous ne saurions donner qu'une idée imparfaîte de ce volumineux et consciencieux . ; “ travail, que les conversations particulières ne nous ont pas toujours permis de| . aa me men ag pis Û gg do cr de la dont il a été queshien entendre, Cette lecture est discontinée à quatre heures et reuroyée à La pro- | tion dans la séance du norembre, Cet homme est parfaitement guéri. M. Vureseure lermine la lecture du rapport de la commission des épidémies.
chaine séance.
T teurs, l : La commission conclut en propossut de nommer ant commission spécisle qui rois rapporteurs, successirement appelés, sont absens , où ne sont pas pré- < dl topographie Li amis
PR Au moment où M. le président veut mettre ces conclusions aux voix, on de I n'y a plus rien à l'ordre du jour. L séance est levée à quatre beures. | mande une discussion préalable sur le rapport et sur les conclusions. .
M. Aoecox, Il n'y a pas besoin de discussion : la topographie de La France est une obligation imposée à l'Académie par l'ordonnance qui l'a fondée,
M. Monsao. 11 y a des choses dans le rapport que l'Académie ne saurait prendre sous sa responsabilité, Ainsi le rapport recommande d'étendre antant que possible la cultorc du maïs; mais le mais ne vient bien que dans certaines localités, dans le Midi et l'Est tout au plus. À Paris il me vient qu'une espèce de mais peu productive; le a mals est trop sujet à La gelée, pour y être caltivé. Ainsi
Ler
M. Busscusr. On a parlé de La kréosote : j'ai fait à l'Hôtel-Dieu quelques essais qui ont eu pour témoin M. Bourdois de Lamotte, Ca homme avait an ulcère cancéreux da nez; je l'ai touché avec an pinceay imbibé de la solution squense de kréosote ; le lendemain , amélioration marquée , qui a continué les jours suivans |par l'emploi du méme moyen. S'il survient quelque autre changement en mieux , k j'en avertirai l'Académie,
M. Boulay oceupe le fauteuil. Avant la lecture da rs-verbal , il se lère et remercie l'Académie de l'honneur qu'elle a bien voulu lui faire, ét pour lequel il a | plus consulté son zèle que ses forces. 11 adresse , an nom de l'Académie , des re-|| on peut bien conseiller la culture du mais dans le Midi; mais les pommmes-demerciemecs au président auquel À succède. |terre sont préférables pour le nord. EL puis le maïs est-il aussi outrilif qu'on l'a
M. Manc. Je remercie sincèrement l'Académie de l'indulgence qu'elle a eue pour | dit ? 1.4 farine de maïs n'a pas de gluten et ne saurait fermenter seule. Aussi, là moi durant le cours de ma présidence, Mes faibles moyens, et surtout mes moyens | où elle sert à l'alimentation, on la mange principalement en bouillie. Le conseil
a est done peu convenable, et je demande une rectibcation à ce sujet.
physiques, ont souvent trabi mon zèle; mais du moins * Lg qu'on me rendra | celle justice que toujours, et dans des circonstances difficiles, j'ai présidé avec] Le Ca exprime en un autre endroit une chose révoltante et où on ne peut s'empécher de voir de l'exagération, quand il dit que des parens désiraient la
la plus grande impartialité, et que je n'ai jamais cherché à entraver Les discns || s" sions. Ge applatidissemens.) mort de leurs enfans , tant ils étaient malheureux. A-t-ou des faits pour appuyer M. Lovrar. Je dois informer l'Académie que nous avons dé chez le roi. La] une telle assertion ? réponse que $. M.a bien voulu nous fairesera insérée dans les journaux eee M. Vurreseove. Nous avons recommandé la culture du maïs cômime il y # 60 c'est pourquoi je n’en donne pas lecture ici. Nous arnns été ensuite c sas on à recommandé la culture des pommes de terre. Pour l'assertion qui révolte ministre de l'instraction publique ; il nous a recommandé de nous hâter de tee-| M. Moreau, je n'ai fait que transcrire les parolesd'an rapport. C'est on fait. miner le trarail maintenant en discussion. La commission qu'il a nommée pour | Une vive discussion s'élève sur ce dernier point. Plusieurs membres y voient présenter uo projet de loi sur ce sujet commencera ses Iravaux ce mois-ci, | de l'exagération et proposent d'attéauer les expressions. ; : M. Conrac. 1 est d'usage que le président lise à l'Académie le discours qu'il a | , M. Husson, Cela eat dans toutes les histoires d'épidémies. Moi-même , j'ai vu adressé au roi. (Non ! non! Nous sommes pressés ! dans Le rapports officiels , signés par des préfets , quelque chose d'aussi af- M. Manc fat remarqu er qu: l'Académie ne s'est jamais dispensée d'entendre freux : des pères de nombreux enfans refusant de les faire racciner , dans l'espoir cette lecture, M. Boulay lit ensuite son discours sans opposition. que la petite-vérole leur en enlèverait une partie. 11 faut présenter ces faits à Le procès-verbal est encaite lu et adopté. [l'autorité dans toute leur nudité et toute leur horreur , aGn qu'elle y porte rewède.
M. Dextux demande la parole use motion d'ordre, Le bureau 4 déclaré | se ; : : dans le temps qu'il avait GX des rmeË ed près du ministre dans un but approuvé} M Vitcexcove. I ne s'agit pas ici de faire de la sensiblerie ; cest de l'histoire, de l’Académie ; comment donc se fait-il qe je lis encore sur un pr pour À et il est bon qu'elle soit mise sous les veux du ministre. (Oui ! oui !}
4834 : M. Marc, prérident d'honneur de l'Académie? (Interruption violente.) || M. Le RésoewT veut mettre aux voix les conclusions du rapport. Plusieurs x Ve a ps me her pe voix : Laser se à }) Eb bien ! — | membres demandent de rechef La discussion.
2! J'ai accouché! (Ai néral.} Je demanx ureau NOUS FD j \ i ibilité ré compte de la Sémerche qu'il a D. a qme M. Marmoaur. On a si peu écouté ce rapport qu'il y a impossibilité réelle de le
" diseuter. Il est très-bien fait, très-sagement écrit; mais persopne ne l'ayant oui , M. ue rnËsioenT. Cet agenda n'est pas l'œuvre de l'Académie ; 1] sufBt que cela || le mieux est d'en Tr les conclusions, (On rit.) soit rectifié sur les actes de l'Académie. Quant à rendre compte de la démarche | at. Si
: : M. LE PRÉSIDE personve ne conteste...
da bureau , cela sera fait dans la séance prochaine, (L'ordre du jour !) On réclame de plusieurs cdlés. L'heure est très-avancée et les bancs sensible- L'ordre du jour est la suite de la discussion sur l'art, 49, ( V. le compte-rendu
À ment dégarnis. L'Académie décide que la discussion sera renvoyée à la sésnce 1les discussions sur la réorganisation médicale.) haine.
M. Ricono présente un spéenbum hiralre muni d'un petit rétrécissement à som extrémité utérine, au moyen duquel on peut porter une ligature sur les tumeurs du col utérin. Un rapport sera fait sur cet instrument.
La séance est bevée à cinq beures,
Séance pu 4 sanvien 4884. — Présidence de AJ. Boulay.
Séaxce 0 manpi 7 sauvtes 1834. — La correspondance manuscrite comrend une lettre de M. Pravaz sur l'emploi du galvanisme comme caustique dans es plaies par morsures d'animaux venimeux où en
Le bureau propose de renvoyer cette lettre à une commission spéciale.
M. Manc rappelle qu'il y a une commission nommée examiner les premiè- | rés expériences de MP “et Cette commission est tous en pe ere ses expériéaces ont subi quelques retards , cela tient à ce qu'elle n'a pu toujours se pu des chiens atteints de la rage. 11 est donc inutile de nommer une nouvelle commission.
M. Baescurt ajoute qu'il eût été convenable de la part de M. Pravar de commuaiquer à la commission les résultats obtenus , avant de les venir présenter à l'Académie.
La lettre de M. Pravas est renvoyée à l'ancieune commission.
M. Lanner a la le à propos de la mention faite su procès-verbal de l'observation de M. Piilippe de Reims. Je regrette, dit l'honorable membre, d'avoir : î entendu M. Yelpeau annoncer la cure ralicale d'une maladie que je considère , | heureux obtenus avec la kréosote par son inventeur, M. le docteur Reiavec les premiers chirurgiens de notre épeu , comme incurable ; c'est-à-dire la || chenbach. D'après le compte-rendu favorable que vous en avez donné, et
Bstale vésico-vaginale. Au moins fallailil donner des REA bien circon- || ceux qui ont été insérés dans les autres journaux de médecine et de sert ttes perd est hdl ne} de | pharmacie , mon pè-e a voulu essayer ce nouveau médicament. Les nous présenter celle On rit), ou du moins de nous donner des détails qui | ar pme dus 1 d eat d eut à l'Héétablissent sans réplique l'authenticité de la guérison. s qu'il en a us, soit dans le service i chargé
CORRESPONDANCE MEDICALE
EXPÉRIENCES SUR L'EMPLOI DE LA KRÉOSOTE , par M. Levear , médecin à l'Hôtel-Dieu de Lyon.
Monsieur,
Vous avez consigné, dans le n° 54 de votre journal, les résultats
tel-Dieu , soit dans sa pratique en ville ; ont pleinement répondu à son attente.
Il s'occupe d'un travail complet à ce sujet , daos lequel il relatera les effets qui ont accompagné l'administration de la kréosote. En attendant qu'il vous envoie ce travail, permetlez-moi , monsieur le rédacteur, de citer quelques-uns des cas où j'ai vu mon père employer ce médicament. .
A l'extérieur, dans les ulcères atoniques des jambes, dans les catarthes auriculaires , dans les écoulemens blennorrhagiques anciens, cle.
A l'intérieur, dans les catarrhes pulmonaires chroniques et dans quelques espères de phthisies, maladies qui trouvent à Lyon tant de causes de développement,
En effet, dans notre ville , le froid et l'humidité sont l'état habituel de l'atmosphère Loge l'automne et une grande partie de l'hiver ; le pe le surtout, d'une constitution très-faible en Le et habitant es lieux les plus humides , s'enrbume facilement. près être resté chez lai quelques semaines sans prendre esque aucun médicament , il arrive au commencement de l'hiver à l'hôpital, accusant un chaud et froid , un rhume négligé. Aussi est-ce à celte époque que les salles de l'Hôtel-Dieu sont encombrées de catarrhes pulmonaires et de fièvres catarrhales.
Cette année , le froid a été très: modéré ; les pluies abondantes qui se sont succédés pendant les mois d'octobre, de novembre et de décembre, ont augmenté l'humidité rendue déjà vaturelle par les deux rivières qui arrosent notre ville. Depuis trois mois , cette humidité a été la qualité presque constante de l'air.
Cette constitution atmosphérique est semblable à celle que l'on observa en 1819, où il régna une épidémie catarrhale si funeste aux vieillards.
A l'Hôtel-Dieu , comme dans la pratique en ville , les maladies des voies respiratoires ont dominé cette année ; mais le système sanguin y a pris peu de part. Aussi, ont-elles été rarement accompagnées de s1gnes inflarmatoires bien marqués, tels que pouls plein et vigoureux , chaleur brûlante , langue rouge, gêne de La respiration, etc, Les personnes d'une constitution délicate, les vieillards , les femmes, ont principalement souffert de cette influence catarrhale atonique.
Les phihisiques cette année sont en grand nombre , et en revanche on à peu observé de ces inflammations franches de poitrine , peu de rhumatismes aigus , maladies qui caractérisent ordinairement l'époque de la saison où nous sommes.
Comme vous le voyez, le champ des expériences était vaste; mon
ère eu à profité, et déjà il compte un bon norabre de guérisons qu'il Ai à La kréosote. Bientôt de nouveaux faits, corroborant ceux u'il déjà , feront naitre chez les rss de notre ville le désir
‘employer un médicament qui peut diminuer à Lyon la mortalité à laquelle les affections catarrhales ont une si grande part.
Agréez, etc. , Levnar, fils, D.-M.
OBSERVATION SUR LA DIFFICULTÉ DU CATHÉTÉRISME DANS UN CAS D'AMPUTATION DE La vence , par M. le docteur Renxes, médecin à Bergerac.
Monsieur le rédactenr,
Dans le n° 55 de la Gazerre MÉDICALE (revue des journaux de médecine), vous appelez des explications sur un fait que M. Barthélemy rapporte sans l'avoir observé par lui-même, et qu'il invoque contre M. Velpeau , afin de prouver la difficulté de sonder l'urètre à la suite de l'amputation de la verge, si l'on n'a pas introduit préalablement une sonde de gomme élastique dans la vessie, conformément au procédé recommandé M. Barthélemy. ( Journal universel des sciences médicales, a0 1829.)
Voici le fait, tel que je le trouve consi de l'hôpital militaire d'instruction de Strasbourg pendant Sars ans, j'ai
u suivre le malade dont il s’agit depuis son entrée dans l'établissement, le 30 juillet 1824, jusqu'a sa mort, qui eut lieu dans le cours d'une variole confluente , 8 mois après l'amputation de la verge, et point du tout à la suite d’un épanchement d'urine qu'aurait provoqué la ponction de la vessie, ainsi qu'il est dit dans l'observation incomplète et
né dans mes notes. Médecin
inexacte sur plusieurs points , communiquée au chirurgien de l'hôpital de la rue Blanche. Je ne crains pas d'entrer dans quelques details en rapportant cette observation, qui est intéressante à plus d'un titre.
ULCÈRES VÉMÉRIENS, = MAUVAIS EFFET D'UNE APPLICATION DE SARGAUES. = PHYMOBS. — CIRCONCIMION, == AMPUTATION DE LA VERGE. = IMPOSSIRILITÉ D'URINEN—FONCTION DE LA VESSIE, = HOUTONNIÈRE À L'URÈTRE.—VARIOLE CONFLUENTE MORTELLE.
Ons. — Desret, âgé de 22 ans, d'une constitation Liche , était porteur , à son entrée à l'hôpital, d'un ulcère à la base du gland , compliqué d'un phymosis, pour lequel on juges l'application des sangsue. nécessaire. Six sangsues , appliquées sur la verge, x détermivèrent autant de plaies ulcéreuses , qui s'agrandirent rapidement , en même temps que l'ulcère du gland faisait d'énormes progrès. L'incision du re fut d'abord pratiquée, puis son cxcision; mais Chaque fois La plaie résu de ces p-olrsre se gr -ire en ulrère, Enfin, le 25 juillet 1825, après plusieurs cautérisalions et divers traitemens anti isliques deme sans succès , M. Béclard se décida à amputer la rerge Er te à du ph.
Il arriva, en effet, dans cette opération, que le chi a ayant retardé l'introduction de le sonde dans l'urètre jusqu'à oc que ha ligature des artères fût achevée , la rétraction du moignon ne lui permit pas de découvrir l'ouverture correspondante à la section de l'urètre. Après des recherches multiphiées , auxquelles furent admis quelques-uns des assistans, il fallut renoscer au cathétérisme et attendre que le besoin d'uriner vint dessiner la situation du canal. Les envies survinrent, mais l'urine ne put être projetée au dehors. Le lendemain M. Béclard, craignant d'avoir lié l'urètre , enleva toutes des ligatures. Cette pricaution n'eut aucun résultat : il fallut pratiquer la ponction de la vessie par le rectum. Deux ours après La canale s'échappa par l'imprudence du malade. On eut recours cette
ois à la ponction par l'hyl re, à cause de la tuméfaction de La prostate, Au
bout de huit jours l'extrémité de l'urètre se dérobant toujours aux recherches, et l'urine ne vant € frayer pa:sage à travers les voies naturelles, on pratiqua l'opération de la boutonnière avec un plein sucrès. Depuis ce temps les accidens inflammatoires se manifestèrent à plusieurs rises, et obligèrent fréquemment à ponctionner la ressie en pénétrant à travers l'hypogastre , opération qui s'exécatait avec une grande facilité ; mais l'écoulement de l'urine n'en avait moins lieu habituellement par la boutonmière pratiquée à l'urètre au-devant Es prottate; les urines étaient même projetées par une sorte de jet, lorsque des tentatives faites pour introduire le cathéter dans la vessie, par l'ouverture de la Gstule, déterminérent une fausse route et rent cesser cette dispoution favorable. Ce ne fut que le 20 avril que Desret , atteint d'ane variobe conflnente dans l'intérieur de l'hôpital , fut dirigé sur mon service , el À A mourir ke huitième jour de cette maladie , asphyxié en quelque sorte par ke déreloppement et la suppuration des boutons dans le larynx, dans la trachée et dans les bronches, genre de mort très-comamn dans La rariole, ainsi que je l'ai prouvé par des faits incontestables, dans un mémoire inséré au Journal univer.el des sciences médicales, cahier de juillet 1827.
L'observation de Desret y est rapportée dans tous ses détails, en ce qui concerne la variole. J'en extrais ce qui a rapport à l'état dans lequel la vessie fut trouvée à l'autopsie : parois épaisses de trois lignes , capacité augmentée , tissu dense, membrane interne villiuse et noirâtre. L'arètre offre la même couleur et ls même altération «le tissu; il se termine antérieurement à l'ouverture artifcielle , et ne peut être suivi jusqu'à l'extrémité du moignon. On ne troure aucune trare des diverses ponctions praliquées à la vessie.
Tels sont les faits, Monsieur : vous voyez dans quelles circonstances la difficulté d'introduire la sonde s’est présentée : infirment-elles l'opivion émise par le docteur Barthélemy ? Je ne le pense pas. Je crois, au contraire , que l'introduction préalable d'une sonde de gomme élastique dans la vessie constitue une modification avantageuse ; mais j'en demande pardon à mon ancien disciple, dont j'estime le talent et la bonne foi, il se trompe s'il croit l'avoir conseillée le premier en 1820 : suum cuique. Geue modification avait été proposée et soutenue , dès 1826, devant la Faculté de Strasbourg, dans une thèse sur l'amputation de la verge, rédigée sous l'ins iration du docteur Belmas , alors chef des travaux anatomiques et professeur particulier de médecine opératoire, qui, ayant été témoin du fait précité, avait pu y puiser l'idée de l'in. trodnclion préalable de la sonde , tant pour se prémunir contre La rétraction de l'urètre que comme moyen de diriger la verge dans le cours de l'opération. Reste à M. Barthélemy la recommandation de porter assez avant la sonde dans la vessie pour qu'elle soit repoussée au dehors après la section de la verge.
Veuillez, monsieur, ne voir dans cette communication qu’une preuve de l'intérêt que j'a re à la lecture de votre excellent recueil, et agréer l'expression des sentimens distingués avec lesquels j'ai l'honneur
d'être, etc. , Rennes, D.-M,P.
Bergerac, le 7 décembre 1833.
— Une épidémie de Gèvres typhoïdes règne en ce moment dans les commu de Tenay et de Mullix (Ain). MM. les docteors Martin, Dufour et Sivoet ont été cuvoyés pour soigner les malades et observer l'épidémie.
BIBLIOGRAPHIE
TRAITÉ D'ANATOMIE PATHOLOGIQUE, par JF. Lonsrerx,
clinique interne et d'anatomie patho- ; ; trop re art L rofesseur de q F (dicamens ; et si parfois elle est impuissante à nous faire découvrir la na-
ogique à la Faculté de médecine de Strasbourg. Tom. Let IL , in-8° avec un atlas. — Paris , 1829 et 4853. Levrault.
L'anatomie pathologique , qui d’abord ne consistait que dans une série de faits, qu'aucun lien systématique n'unissait entre eux, s'est tellement enrichie depuis la fin du siècle dernier, qu'elle peut former aujourd’hui une science à part, ayant sa distribution à elle et un but tout-à-fait distinct ; elle n'est plus à considérer comme une sous-division de la pathologie proprement dite. Admnettre qu'une seule et même classification me. ji ph aux deux sciences serait une erreur grave, et malheureusement cette erreur, encore bien répandue aujourd'hui , a produit d'innombrables discussions et amené une confusicn qui ne touche pas encore à sa fin. L'anatomo-pathologiste, habitué à ne considérer qu'une à unt les différentes lésions que peut présenter l'organisme malade , pour en décrire chacune dans toutes ses phases, pour les com-
rentre elles et les distribuer en ordres, en genres , se distingue du pathologiste proprement dit en ce que ce dernier considère ordinairement des états complexes , tels qu'ils se présentent à l'observateur dans le tableau mouvant de la vie, pour faciliter au praticien la reconnaissance de la nature , et lui fournir des indications thérapeutiques, L'un examine ce que chaque état morbide présente de plus matériel , de pe saisissable : l'autre embrasse d'un seul coup d'œil le phénomène us son ensemble. Celui-ei s'occupe plutôt du fonds, celui-là plutôt de La forme de la maladie. Mais la counaissance de la forme est indispensable pour parvenir plus sûrement à la connaissance du fonds. L'anatomie Là thologique est la srience des lésions; la pathologie est la science des maladies. Les lésions étant quelque chose qui tombe sous les sens, quelque chose de saisissable, sont par cela mème plus faciles à classer que les maladies, dont l'essence ne saurait le plus souvent être saisie. Aussi l'anatomie pathologique, appuyée sur une base plus solide , estelle susceptible de faire des progrès plus rapides que la pathologie proprement dite; elle commence déjà à s élever à la dignité d'une science, tandis que l'antique pathologie est encore ballottée par les systèmes et résiste aux efforts des meilleurs gémes classificateurs.
Malheureusement , on n'a pas toujours envisagé l'anatomie pathologique comme elle aurait dù l'être ; on a souvent exagéré | importance de ses données , et on a cherché à faire prendre à cette science une extension qu'elle ne saurait avoir; car 00 à voulu la faire servir partout de base aux distributions nosologiques , d où est venue aussi celte tendance prononcée et tout-à-fait caractéristique de notre époque , de vouloir localiser toutes les maladies. On à confondu maladie et lésion. De la dothiventérie, par exemple, qui n'est qu'une espece en anatomie
thologique, on à voulu faire une maladie ;, tandis que la maladie c'est
a fièvre typhoïde, nerveuse on ataxique ; les pustules dothinentériques, les pétéchies, l'arachnoïdite , sont de simples espèces anatomiques qui
euvent se montrer dans la maladie en question, mais qui ne sont pas ke maladie elle-même. L'éruption miliaire, qui est une espèce en anatopar elle-même pour le pathologiste ; tantôt un simple épiphénomène de différentes affections fébriles , rhuratismales, puerpérales , elle es’, dans d autres cas , le symptôme d'une maladie idiopathique , la fièvre miliaire , la suctte. Ce peu d'exemples suffisent déja pour faire voir que les espèces, en anatomie pathologique, ne sont pas toujours des espèces pour le pathologiste , et que les deux sciences ne peuvent pas s'arranger d'une seule et même base de distribution. , Le : | n:
De ce qu'on a pris la lésion pour la maladie, on à aussi cherché à traiter la lésion au lieu a pra le traitement à la maladie, et c est | ce qui à fait rétrograder la thérapeutique chez nous. Mais on s'est déjà |' généralement aperçu de la méprise ; on revient sur ses pas et on sent toute l'importance qu'il y a d'étudier ces méthodes thérapeutiques que raguère on taxait de po ypharmacie dégoütante. |
Qu'on ne croie pas , d'après ce qui vient d être dit, que nous veuil-
mie pathologique , n'est rien
ture du mal , elle nous donne du moins l'explication de bien des symptômes , nous rend compte de beaucoup de phénomènes et éclaire de son flambeau La plupart des procédés morbides.
C'est en la considérant sous son véritable point de vue que le célébre apatomiste qui nous occupe aujourd'hui a entrepris de nous présenter un tout complet et systématique de oette science, qu'il cultive avec tant de prédilection , et à laquelle il consacre depuis longues années ses veilles et ses études. Attaché à la Faculté de médecine de Strasbourg, d'abord comme prosecteur, et plus tard comme chef des travaux anatomiques; chargé maintenant de l'enseignement de l’anatomie pathologique et de celui de Ja clinique interne, employé d'ailleurs dans un grand hôpital comme médecin-accoucheur et exerçant la médecine dans une ville populeuse , M. Lobstein #’est trouvé depuis trente ans dans les circonstances les plus favorables pour cultiver à’ la fois deux branches de la médecine qui ont entre elles les plus étroites connexions. Il a constamment tou note des phénomènes chservés dans le cours des maladies et des altérations organiques que ses dissections Jui ont fait découvrir, Dans le nombre extrémement considérable des faits qui lui sont propres, il a dû nécessairement faire un choix, en se boruant à ceux dont il à jugé que la science pourrait retirer quelque profit.
Pour lui, l'anatomie pathologique est cette partie de la science medicale qui s'occupe des altérations physiques des organes, qui décrit ces altérations, recherche leur origine et fait connaître les suites qu'elles entraînent dans l'organisme animal. Telles sont les limites qu'il pose à cette science ; il la laisse ce qu'elie doit être sans chercher à la faire empiéter sur le terrain de la pathologie. Néanmoins , il ne faut pas croire que dans la description des différentes espèces de lésions, 11 se borne au simple énoncé des changemens de structure, Ces descriptions, isolées des phénomènes qui ont précédé le désordre organique, et de ceux que ce désordre lui-même à fait naître , seraient sèches et stériles ; il a avantageusement réuni ce qu'il appelle l'histoire biologique ou vitale des organes malades à leur histoire anatomique, persuadé que le seul moyen de répandre de l'intérét sur un sujet aussi aride était de Je rattacher à des considérations d’un ordre plus relevé. Quelle que sait cependant la part de la physiologie dans cet ouvrage, la description des RS organiques en constitue toujours La partie fendamentale.
Le premier volume est exclusivement consacré à l'anatomie pathulsgique générale, Après avoir indiqué l'objet de ectie science, l'auteur en donne une esquisse historique qui atteste une vaste érudition et une étude approfondie des auteurs U s'en sont occupés ; il parle ensuite des rapports de l'anatomie pathologique avec les autres parties de la médecine , ainsi que de son utilité. Étendre et perfectionner l'étude de l'anatomie du corps sain, dissiper les erreurs de la physiologie, rendre plus assurés le diagnostic et le pronostic des maladies, offrir à la pathologie des bases plus solides, enfin éclairer la thérapeutique ellemême , et diriger le médecin légiste dans ses importantes et délicates investigations, tels sont, dit M. Lobstein, les nombreux et inappreciables services que l’anatomie a a déjà rendus ou qu'elle promet de rendre à la médecine. Touteluis, il prévient qu'on a souvent abusé des données qu'elle fournit, soit pour l'explication des phénomtnes morbides, soit pour la détermination des causes morbifiques.
M. Lobstein reconnait dans l’influx nerveux une force dont la sphère d'activité est bien plus étendue qu’on ne l'imagine cor munément , et dent il croit devoir désigner les aberrations sous le nom d'inrempérie nerveuse. Celle-ci est suivant lui une disposition tuer ip , permanette où transitoire , soit du système entier, soit d’un on de plusieurs organes, caractérisée par l’exaltation ou la diminution des forces vitales, et qui dépend exclusivement de la force nerveuse. Cette intempérie précède Les mal: dies qui se développent spontanément , c'est-à-dire sans lésion externe. Un certain nombre de maladies ne paraissent méme être autre chose qu'un changement dans la température du système nerveux et des organes qui sont sous son influence, De ce nombre sent
lions dimiuer l'importance réelle de l'anatomie pathologique. Nous | les spasmes , l'hypocondrie, l'hystérie, les névralgies, et une foule n'avons en vue qne d'en établir le véritable caractère et de là faire en-|\d'affcctions anormales, qui, pour n'avoir pas été dévrites par les n0:0visager comme elle doit l'être. Par là nous empécherons qu'on n'en at-|logistes, n’en sont pas-moins réelles. L'intempérie du système nerveux tende plus qu'elle ne saurait fournir ; elle est déjà assez riche de sou |\ne se montre pas seulement dans les affections purement dynaniques ; propre fonds, pour qu'il ne soit plus nécesraire d'empiéter sur d'autres! les maladies organiques el'es-mèmes sont placées sous son influence ;
l'auteur la désigne sous le nom de névrosthénie si elle a lieu par exaltation , la névrosthénie rehaussant Le 100 d'un organe et y excitant une action plus prononcée , détermine des phénomènes par lesquels ces maladies se manifestent. Sans cette augmentation d'action, sans ce surcroît de vie, le mal peut souvent rester caché , sans qu'il soit possible d'en soupçonner l'existence. Nous regrettons de ne pouvoir pas douner tout le mano nécessaire à ces idées, digues d'une sérieuse attention de la part de tout médecin qui désire approfondir les imystères de la nature. Pour de plus amples détails, nous renverrons donc à l'ouvrage même et à un autre travail da même auteur , son histoire du nerf grand sympathique.
Toute la partie générale de l'anatomie pathologique est divisée en sept chapitres, dont nous allons indiquer le contenu. Dans le premier il est question des changemens de forme et de volume, dépendant de l'acte de nutrition, et sans altération de texture : ici se présentent lhyec 2 et latrophie , le développement suspendu ou enrayé, et la
irection vicicuse du développement.
Le second chapitre embrasse les changemens de position et de conpexin des parties, comme les bernies, les obliquités , les prolapsus, les invaginations.
Lechapitre IT à pour objet la raréfaction des tissus. Sous ce terme M. Lobstein comprend une diminution de cohésion entre les molécules qui composent les parties , d'où résultent entre ces molécules des espaces que remplissent bientôt des fluides de différent genre , ce qui produit nécessairement une augmentation de volume, avec diminution de la masse de ces parties. 11 regarde la raréfaction comme le premier degré de tonte altération organique; toutefois, dit-il, elle ne doit pas être confondue avec le ramollissemeant ; elle en est la condition , mais ne la constitue pas. Les autres conditions du ramollissement sont : 1° ou iubition du tissu raréfié par des Mluides capables de l'altérer; 2° on al. tération de nutrition et véritable changement dans la composition chimique de la partie malade ; 3° ou fonte putride des parties par suite de
leur mortfication. Les causes principales du ramollissement sont si! différentes les unes des autres et produisent même des effets si variés , ||
qu'il n'est se possible de le considérer sous un point de vue général ; aussi l'auteur a-t-il cru ne pas devoir consacrer à cette altération un chapitre à part. Il décrit successivement La raréfaction sous les titres de Rarefaction de tissus par preumonose, par hydranose, par hématonose, par fluxion et par inflammation. Ce chapitre comprend donc les pneuratoses , les hydropisies, les infiltrations ou épanchemens de sang, etc. Selon lui, l'inflamimation consiste dans une « activité con- » tre nature du système capillaire sanguin , excitée par un stimulus ten- » dant à produire des En ea organiques , et açant pour caractère » anatomique les signes pr Le F3 e la congestion, et pour phéno- » mènes physiologiques un trouble dans les fonctions. » Il ÿ reconnaît quatre degrés, savoir : la phlogose, l'épiphlogose ; la métaph'ogose et l'hyperphlogose.
Dans le chapitre IV , l'auteur traite du développement accidentel de tissus nouveaux , analogues aux tissus primitifs. 11 désigne sous le nom d'homéoplasie le travail vital auquel sont dues ces sortes de productions, et reconnait dix espéces de tissus homéoplastiques, savoir : les tissus cellulaire, vasculaire, membraneux {sous-divisé en tissu séreux et en tissu pyogénique, analogue au tissu muqueux), spongieux ou érectile, fibreux, fibro cartilagineux, osseux, graisseux , pileux et corné,
L'hétéroplasie où le travail en vertu duquel des substances étrangères à l'organisation se développent accidentellement dans le tissu des parties , fait le sujet du chapitre V. Les substances hétéroplastiques sont la tuberculeuse , la lardacée, la squirrho-cancéreuse, celle du fongas médullaire et de la mélanose. — La matitre homéoplastique a une tendance marquée à la solidification et à del grrru l'auteur la désigne pour cela sous le nom d'euplastique; matière hétéroplastique , au contraire , est disposée au ramollissement et à la désorganisation, ce qui fait qu'elle a été désignée sous le nom de cacoplastique. L'une et l’autre sont soumises à l’action de la force formatrice : dans l'une cette force réussit à former des tissus homologues ; dans l'autre elle est insuffisante.
Dans le sixième chapitre il est question des produits morbides qui n’ont point de connexion organique avec les tissus naturels. Ces produits sont de deux ordres; les uns inorganiques, constituent les diverses sortes de concrétions ; les autres organisés et animés forment les helmintes et les épizoaires.
Le dernier chapitre renferme des cupsidérations générales sur la pathogénie des maladies organiques, sur leurs terminaisons et sur Ja manière dont elles déterminent la mort.
Tels sont les matériaux qui forment le sujet du premier volume; on voit que l'auteur ÿ embrasse déja toute l'anatomie pathologique, mais systématisée d'aprés la nature des lésions, Avec le second volume com. mence ce qu'il appelle l'anatomie pathologique spéciale, c’est-à-dire celte anatoumie pathologique qui passe en revue les différens systèmes et
\appareils organiques pour décrire dans chacun les différentes lésions jauxquelles 1l est sujet.
L'anatomie pathologique spéciale est divisée en deux parties. La preunière consacrée à l'histoire des maladies qui affectent chacun des sÿslèmes organiques, comprend celles des systèmes cellulaire, osseux , cartilagineux ; ligamenteux, musculaire, vasculaire sanguin, vasculaire lymphatique et nerveux. La seconde partie aura pour objet l'étude des maladicsde chaque appareil organique, savoir : des miles des appareils respiratoire , digestif, urinaire, de celles qui sont propres aux organes des sens, et enfin de celles qui appartieonent à l'appareil reproducteur, || L'ouvrage sera terminé par l'anatomie pathologique du fœtus, où l’on verra figurer l'histoire des monstruosités, Fe second volume se termine jar l'histoire des maladies du système vasculaire sanguin, Tout le reste fera l'objet du vol. HT, ns ne tardera pas à paraitre.
Dans l'histoire des maladies dn système cellulaire, l'auteur comjmence par l'endurcissement de ce tissu; puis passant à l'inflammation ide la trame cellulaire, il y reconnait les quatre degrés d’ivflammation déja indiqués. La phlegmasia alba dolens figure comme simple phlogose ; un travail d'épiphlogose à lieu dans la formation des ci. lcatnices ; Por te le noma ou cancer aquatique fournissent des exem ples de métaphlagose ; enfin l'hyperphlogose, qui seule se termine par suppuration, se reconnaît dans les furoncles, les abcès.
La section des maladies du système osseux est traitée avec un soin tout particulier. L'auteur a senti toute la nécessité qu'ily avait de retoucher à fond cette partie encore assez obscure de la science. Nous ne craignons pas d'avancer que c'est ce qu'il y a de plus complet sur ce sujet. Après avoir ensuile parlé du système cartila ineux, décrit celles du systeme ligamenteux et de l'appareil articulaire » et trailé des lésions du système musculaire » il aborde les maladies des vaisseaux lsanguins et du sang lui-même » Consacrant presque la moitié du second volume à ce dernier et important sujet. Une première classe comprend les maladies du cœur et lu péricasde ; une seconde celles des artères : une troisième celles des veines ; enfin l’auteur examine dans un appendice les altérations du sang,
Toutes ces parties sont plus complétement traitées
autre ouvrage de ce ser À un fou très-riche FR -atermqa pres l'auteur joint partout une vaste érudition, Tous les matériau : sont coordonnés avec méthode et exposés avec clarté, ce qui fait que L traité d'anatomie pathologique de M. Lobstein peut pr dé = comme un des plusclassiques que la science possède aujourd'hui Son 4 vrage est déjà traduit en allemand, parce qu'en Al ge plus jen dans tout autre pays, on se pique de connaitre les meilleures nt “ tions de l'étranger. Une circonstance enfin qui donne du prix ? ce né vail, c'est que la plupart des productions morbides décrites par Tu: teur ont élé conservées au musée d'anatomie de Strasbourg. Cette col
lection anatomique qui , de l'aveu de tous ecux qui ont eu occasion d la voir, est la plus belle et la plus complète en ce geare, doit en grande partie sa richesse à M. Lobstein. Un ouvrage remarquable Ed rer
pt rs a donc naturellement dû naître au sein d'une Faculté ui se glorifie de posséder la première des collections d'anatomie pathol : gique qui existent.
Nous faisons des vœux pour que le troisièm blié. Deux livraisons de l'atlas ont déjà paru ; elles contiennent ensem ble seize planches qui toutes se distinguent par la beauté de l'exéention et une grande vérité de denis. Nous Éicions l'auteur d'avoir fait en sorte que l'ouvrage puisse se vendre san vd sière un travail aussi classique restera toujours fortunes.
e volume soit bientôt pu-
s l'atlas ; de cette ma-
à la portée de toutes les
L'école de médecine à décidé vendredi ,3la position de M. Orila, que la chaire de clinique A: cès de M. Boyer, ne serait pas supprimée ; € hôpitaux l'établissement d mise su Concours immédia d'sccouchemens,
resque unanimité , sur la proirurgicale , vacante par le déù le réclamera de l'administration des une quatrième clinique, Cette chaire sera , dit-on , tement après ke concours pour la chaire de clinique
etc,, il faut de bons observateurs. Là se représente encore cette difhcalté qui provient de ce qu'on a volé l'organisation des conseils avant de savoir quelles særaient leurs fonetions! Eafn considérez que de difficultés dans l'exécution ; quel surcroit de correspondance, et si neuf bonunes pourront y suflire ? — Pour moi, mon avis est de des limiter dans leurs attributions de pol.ce médicale ; et je vote pour la suppression de cet article, (Appuyé.) M. Douce. La commission a eu en vue arant tout d'investir les conseils médix d'une haute considération ; et elle croîtraen raison des fonctions qu'ils auront à remplir. Ils séègent au chef-dien ; ils sont les chefs de la population médicale ; ils ont leurs correspondans ; n'est-ce pas un grand avantage que d'offrir ua centre commun de ralliement à toutes les observations particulières ? C'est ce qu'on fait déjà pour les épidémies; et il sera d'autant plus facile de le faire pour là statistique , qu'il est très-peu de médecins exerçant dans un chef lieu de département qui ne se livrent déjà à de poreils travaux, On dit: mais les conseils seront trop surchargés de travail ; ils nele feront pas. Hélas! messicurs, j'ai sous les jeux l'ordonnance qui règle les attributions de l'Académie; fesons-nous tout ce “nous est recommandé de faire? Non ; et qui nous en blämerait ? Je dis qae si un seul conseil médical fait ce travail, ce sers une chose importante, On dit ensuite que sous en faisons des Académies; nullement, puisque par art, 48 il leuc est prescrit de transmettre leurs iravaux à l'Académie.
M. Dupcr. Ce n'est pas un travail si étendu ni si difficile qu'on le pense. Nous n'élions que cinq personnes chargées de faire la topographie de la ville de Toulouse, et nous avons cu fini en doure à quinze jours. Sur 5 à 6,00 mæisons que j'ai visitées pour ma port , j'en ai signalé 500 qui étaient de véritables cloaques , et sur notre rapport on à fait cesser cet état de choses,
M. Prsncee. L'article dit emettre en ordre et publer ; « il est en opposition avec l'art. 48, qui prescrit de transmettre les travuux à l'Académie.
M. Douste. Î n'y 3 ancune opposition ; ils transmettront toujours leurs travaux à l'Académie, dans quelque état que ce soit ; mais s'ils ont quelque chose de complet , et qu'il leur plaise de publier, il faut leur en laisser ls faculté : l'honneur et l'amour-propre sont deux puissans mobiles, et cette faculté leur servira d'encouragement.
M. An&cox objecte que les membres des conseils sont renouvelés par tiers tous les trois ans. Douce, tous les trois ans, il y aura changement d'esprit et de rues, des hommes nouveaux obligés de sefmetire au courant ; ete, Cela ne se fera En
mais, et celle négligence forcée aura pour effet de nuire à la considération conseils.
M. Dounce. Il s'agira pour eux bien moins de faire des travaux topographiques au chef-lieu que d'eo proroquer dans le dé) ment, Et quant aux vues et à l'es. prit, quoique le conseil se renouvelle tous les trois ans par tiers, il ne faut pas oublier que chaque membre y restera de droit neuf années consécutives.
M. Curvazuen. Plus on à de besogne et plus on en fait, Voyez à l'é du choléra : jamais les médecins ne farent autant accablés de malades, et jamais ile n'ont tant travaillé, I y a eu , sur la statistique de Paris ; des travaux en masse. {Bruit.} Oui, messieurs, et des travaux superbes, si on avait la patience de les dépouiller.
M. Moneso craint d'abord que les conseils n'aient pas le temps de s'occuper de ces travaux, etalors, si d'autres viennent àlesentreprendre (eh bien ! tant mieux "hr les conseils médicaux iront dire au péfet:Cela nous regarde; ne livrez de renseignemens afbciels à d'autres qu'à nous ; et ils seront un obstacle plutôt qu'un soutien.
M. Dour, Cela est impossible , puisque leur mi sion consiste surtout à provoquer et à fnvoriser ces tm late : 2 Pa
M Hesson approuve complétement l'article ; il propose de charger en mème temps Les eemel médicaux de favoriser la propagation de la vaccine. ( Ap-
RÉORGANISATION MÉDICALE
SUITE DE LA DISCUSSION DU RAPPORT DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE
Staxce ov 28 vécue —Prérilence de M. Manc.
membres des deux professions ; et le cumul de l'exercice de la médecine ct de la pharmacie dans le mime individu. 11 n'y à de contestations possibles que sur les po nts de doctrine, et c'est pour cela que je demande la ion complète de l'urtiche, Que si, contre mon sentiment, il était conservé, j'insisterais su muins pour la suppression des mots : de prévenir, qui semblent donner aux conseils le ilroit de s'immiscer d'offre dans no pures particulières , droit indiscret , inopporton , ficheux pour tout le sc à compromettre Les conseils qui en feraient usage. Je veux au moins qu'ils ne puissent se mêler des affaires particulières que quand on réclamers leur intervention.
8. Dovnee. Eu sdmettsnt bo n'y ait pas de contestations possibles , quel inconrénient trouve-l-on à une disposition aussi bienveillante | aussi ? Mais elles ne sont que trop possibles : rappelez-vous seulement ce que vous a dit M. Castel, de la manière dont un médecin aceueille son confrère appelé avec lui ea consultation ? C'est en province surtout que les disputes deviennent souvent fort vives, et qu'il est préférable de les prévenir ou de les roncilier, De même entre les médecins et les pharmaciens ; et M. Adelon lui-même n'en a point nié la possibilité, puisqu'il a allrgué comme objection qu'elles sont rares.
M. Panisxr rappelle comme exemple l'affaire de police médicale sur laquelle M. Velpeau a fait récemment un rapport.
M. Douaue, Je ne veux rien dire de personnel ; mais moi-même , lorsque j'svais l'honaeur de présider l'Académie , j'ai été chargé d'admonester un dont la conduite avait paru pêcher contre les convenances; je l'ai fait en partienlier, et il n’en est résullé que de bons effets. Vous ne voulez pas qu'on prévienne, s'ilest possible , une discussion scandaleuse pour la profession ! Mais voyez donc combien cet article est ianacent : le président du conseil médical ira chez l'une et l'autre partie , il leur fera entendre la voix de la raison, et après tout méme ils serom hbres de ne pas l'écouter ; car mous ne lui donnerons jamais de gendarmes ! (Voix nombreuses : appuyé.)
M. Angson reproduit ses argumens; il veut ou moins qu'on supprime le mot : prévenir. M, Dovee : je l'ai sufisamment justié,
M. Cnrvatu£s. Ces débats qu'on dit si rares sobl excessivement fréquens ; je ue citerai qu'on exemple, Aux eaux minérales , les rivalités des médecins cogendrent les querelles les plus ridicules et les plus fâcheuses , soit pour les médecins mêmes, soit pour les malades ; et il y aurait certainement un grand avantage à les