‹ Gazette médicale de ParisChapitre 8 sur 394 · OVER · texte numérisé non relu

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: L'amendement n'est pas appuyé. L'article est adopté.

Art. 14. De prévenir et de concilier togles contestations entre les médecins et Les personnes étrangères à l'art.

uyé !} d We. Douncx adopte, au nom de la commission, l'amendement de M Husson. L'article avec ret amendement est adopté.

Art. 47. De suivre sans inlérruption l'étude des consti utions médicales , afin de se trouver incessamment en mesure d'éclairer l'administration sur les épidémies qui pourraient survenir, et aussi de publier sue ces matières tous les avis, tnutes les instractions que l'on pourrait juger nécessaires,

M. Dorcr demande qu'on ajoute n et les épironties, » puisque ces divers travaux doivent être adressés à l'Académie. Remarquez , ajoute l'ursteur , que ceux qui out le mieux traité des épixooties sont des médecins.

M. DourLe adhère avec empressement à cet amendement.

M Conxac voudrait qu'on supprimäl ces mots : « Sans interruption , » qui lui paraissent imposer one obligation rigoureuse, M. Double rép 4 que La commi sion n'a point eu cette intention ; le sens qu'elle y a attaché . c'est que de pareilles études , si on ne les suit pas sans jalerruption , sont parfaitement inutiles. M. Cornac retire sa fr tion.

L'article urec l'amendement de M. Dupuy est mis aux voix et adapté,

Art. 18, Les travoux résultant de l'exécution des deux articles précédens, 45 et 16, devront étre régulièrement adressés à l'Académie royale de medecne.

M. Hossox propose de mettre « par l'intermédiaire du min:st-e de l'intérieur, Ia pour que st on envorait directement ces travaux à l'Acadéoe , elle ne ft ace ie dde jrorts de lettres. (Une voix : Elle n'en reçoit pas ! On rit.)

M. Doux adhère à l'amendement ainsi modifié : « Par l'intermédiaire de l'autorité. »

L'article ainsi amendé est adopté.

Art. 19. Les conwils médicaux de département sppliqueront à tous les individus exerçaot une profession relative à l'art de guérir, les peines disciplinaires que ces individus pourraient encourir cn commettont des actes qui tendraent à priver la profession ke l'estime et de la considération publiques.

M. Onvina. Je suis du petit nombre de ceux qui ont voté contre l'art. 1°,

il déclare s'abstenir par respect pour la jagée.

M. Conwac re poucgoe Yoet an 14et où dans l'art, 13 M. Double promet de faire disparaitre cette différence de rédaction.

M, Couuwean. En cas de contestation entre un malade et son médecin sur le taux des honoraires , le conseil médical sera-t-il juge ?

M. Dounce. Le conseil médical ne sera juge en aucun cas : en aucun cas il ne pourra même empécher les poursuites judiciaires; mais s'il peut les prévenir, ce sera déjà us service éminent rendu à la dignité de la profession.

L'article est adopté.

Art. 15. De provoquer auprès de l'autorité compétente, et anx époques voulues, la convocation drs colkéges d'élection pour le renouvellement légal des membres du conseil médical de département,

Pers De réunir, de mettre en ordre et de publier Les documens , les oheervations et les faits qui anront pu être recneillis touchant la topographie et la sta tistique médicales des différentes parties du département

M. Cozuixeur. C'est surcharzer de travail les conseils médicaux, ( Une voix : cela ne sera point obligatoire !}

M. Anrpo». Jusqu'à présent les conseils médicaux étaient chargés d'atiributions norubrenss, mais toutes étaient écrites dans La loi ; et il ne s'agissait que de les ôter à ceux qui les possèdent aujourd'hui avec moins d'avantage, pour les réunir toutes entre leurs mains. Mais voici que vous leur crées des fonctions 1outes nouvelles , biea importantes, et surtout bien étendues, Messieurs , il s'agit de transformer vos canseile en autant d'Acaémies ; est-ce donc neuf bommes qui exécuteront tant de choses? J'ai entendu dire qu'ils ne seraient pas obligés de Le faire ; mais alors pourquoi un article de ai? D'autre part, que de qualités différentes devront réunir ces neuf hommes ! car pour bien remplir leurs fonctions de police judiciaire, 11 faut avant tout des boumes fermes ; pour votre topographie,

parce que Le effrayé des art. 19,20 et 21, et surtout du titre Il tout entier, ||trefois , peu de personnes osaient avoir un médecis, À Pa

qui traite de ln pénalité. U était évident pour nous que les conseils médicaux ainsi constitués seraient de véritables tribunaux pour juger des délits moraux. Il leur faudrait alors, où un code qui définit tous ces délits, où un arbitraire illimité dans leurs + jeu Le code est impossible à faire ; l'arbitraire reste donc, et si l'on réfléchit au nombre infini de collisions qui ont lieu entre médecins et pharmaciens, médecins et sages-femmes, etc. ; à la nature des circonstances de ces débais , ou sera effrayé autant que moi. J'ai été durant plusieurs années à même d'apprécier bon norubre de ces futs, toujours je refusais de m'en méler, et je n'ai jamais cédé qu'à l'injonction positive del'antorité. Quand done il s'agissait ou de concilier les Parties où de prononcer entre elles, c'étaient des enquêtes, des témoignages , un scandale plus affreux que le délit même. Je n'ai pas besain de citer des faits particuliers, il me sufbt que le juge n'ait pour loi que l'arbitraire, pour que je rejette le système tout enlier. Prévoyez el puoisez les délits matériels et physiques ; mais laisser là les délits moraux , puisque vous pe pouvez Les prévoir. Je peux dire que tous les medecins de province que j'ai vus depuis quatorse ans que je parcours départemens , tous redoulent une institution de ce genre. C'est que les rivalités, encor peu sensibles à Paris, sont énormes en province, et amèneraient des conflits qui dégraderaient à la fois le m decin et l'art. Je vote le rejet des art. 19, 20 et 21 et du tre pénalité tout entier.

M. Durnex vote dansle même sens. Jusqu'à présent les conseils médicaux sont de véritables conseils de famille ; plus loin, malg:é leur nom différent, ce seraient de véritables conseils de discipline.

M. Uussow. Je ne saurais partager de telles craintes, Ce n'est point à notre époque qu'il faudrait se priver d'une surveillance toute fraternelle , et qui est indispensable pour relever la digoité de la profession. Vous avez oui M. Double racontant qu'il avait été chargé de faire une admonestation qui avait produit de très-bons effets, Eh bien ! n'a-t-on pas lieu d'en attendre d'aussi bons d'un simple avertissement donné par des confrères entourés de l'estime grnérale , et qui sarlirent du scrutin universel ? Je trouve à la vérité Ls pénalité un peu forte; saisie La cour royale mé paraît bien sévère ; mais où ne fait pas assez allention à la présence d'un conseil de cassation séant à Paris , tribunal d'appel pour la parire qui se croira lésée, et investi du pouvoir de casser ie jugement des conseils médicaux. Je pe que cette institution répond à tout et offre toutes les garanties désirables. Ce eg y avoir ainsi ni {yrannie ni obsession , et je soutiens au moins l'arti- Le ,

M. Avecox, Je demanderai d'abord quelques détails plus précis sur le genre de fautes que vous prétendez punir. Dans le rapport je ne trouve que des généralités fort vigues et par là même fort peu rassurantes ; on y parlé de délits qué peuvent étre renfermés dans la loi éerite; de violations des devoirs moraux, de conduite scardlaleuse, etc, Citez-moi des faits, afin que je puisse juger si l'intervention des conseils médicaux fers plus de bien que de mal. Les faits ane fois admis et reconnus punissables, j'adrets qu'il faut aux jurys un pouvoir arbitraire ; il n'y a pas moyen de faire autrement, Mais considérez bien les suites de semblables dé. bats, La polémique des journaux, les écrits pour et contre, le scandale, les représailles qui seront terribles chaque fois qu'au renouvellement du conseil le parti vaincu y fera nommer ss partisans. Voyez Les difficultés d'exécution. Comment savoir des faits qui se seront passés à 20 ou 30 lieues ? par des dénoncistions? la morale défend d'en recevoir. Par une enquête? elle fera plus de scamlale que le dit même. Et pourquoi enfin tant d'inconvéniens ? Je conçois de semblables rai. sons pour les avonés et les notaires , afin de sauver la dignité de ceux qui seraient obligés de se trouver et d'agir avec un confrère coupable ; et pour eux la peine +a mûne jusqu'à La -uspension, Mais les mêmes motifs n'existent pas pour nous ; nous ue sommes pas forcés d'agir avec un médecin que nous n'estimons pas , et le plus grand mal de cetle loi, c'est qu'aujourd'hui nous sommes indépendans, et que

tard elle nous rendra solidaires des fautes et des délits des autres.

M. Marc étant indisposé, cède le fauteuil à M. Orbla.

Mèue séance. — M. Onmia, président.

M. Nacquanr. M. Husson a parlé de relever la dignité de la profession ; mais i fallait d'abord montrer qu'elle est déchue , et pour y parvenir examiner à la fois la ion en elle-même , et dans chacun de ses membres, et ses la avec La société, Eh bien! sous ce triple rapport, je maintiens que à mé. decine est mieux pe . Ainsi roux trouverez i les médecins da t beaucoup plus hommes appartenant à des families relevées. Sï vous miel sasrmeers toujours en nous mettant sous les veux les 450 docteurs régens de l'ancieanc Faculté, vous aurez raison sans doute; mais ce n'était Jà qu'one très-

ite partie de la médecine française; ce sont les masses qu'il faut comparer.

tes tout l'avantage est alors du côté de la médecine actuelle : aussi les rapports sociaux vous placent-ils à un rang fort bonorables : il n°y a pas 25 personnes réuais dans quelque salon de Paris que ce soit sans qu'on y trouve un médecin,

Sommes-nous déchus sous le rapport Guancier ? Je crains que l'association médicale de Paris, dont je fais partie, n'ait un peu trop rabaissé Lx médecine sous ce rapport, en la représentant comme une profession pauvre et misérable. Ce n'est

là ce qu'il fallait dire ; car ke corps medical est assez riche; mais les maladies, Fe , les travaux de cabinet, qui font renoncer à la clientele, voilà les causes qui rédabsent quelques-uns de nos confrères à de fâcheux rit ls Mais au total, l'universalité des médecins de Paris et de La France est plos riche qu'autrefois.Au-

{1} L'association médicale n'a pas dit autre chose que ce qu'avance M. Nacquart lui-même ; la meilleure preuve en est qu'elle a fait appel aux médecins les plus riches aña de soulager les jdus pauvres. Mais qu'est-ce donc La richesse d'use ion qu'une maladie ou les progrès de l'âge, après toute une vie de travail, suflisent pour réduire à une sorte d indigence Ê Qu'est ce qu'une profession libérale qui ne peut se livrer aux travaux du cabinet sans risquer tout son avenir ? Et c'est sur ces faits mêmes que s'est appuyée l'association médicale.

(Note du réd.)

aon commerçonte s'en tenait encore aux chirurgi F d'étne ren . mme nait € x Chirurgiens qui étaient reçus pu + le premier lieutenant du chirurgien du roi, c'et-Frdire pe n'étaient pe pied da teut ; et les médecins proprement dits étaient urès peu nombreux. Aujourd'hui toutes les classes ont leur médecin reçu, et l'agenda médecin il y à plus de visites et plus de profits m'est. —— EoGn, sous Le gr social et politique , je vais les médecins nommés maires membres des conseils-généraux , Lutéss que pouvons-nous désirer de plus ? En ten : L }- Il — que l'Académie reconnaitra l'impossibilité d'organiser des ils médicaux ; ur aa part je vole contre Loute inquisiti dénomination qu'elle Babel (Misrenent.) OT ee M. Herses. Pour qu'une institution soit stable , il faat qu'elle soit d'accord avec les mœurs. Or nos mœurs modernes repoussent Les coms de discipline, fl $ a cent ans qu'on à voulu en établir ea Angleterre ; de 1à des discussions tellement violentes qu'elles ont donné naissance à un poème ayant pour litre : Quere/le dus

mélecins et des opothicaires. Voltaire en cite urs ; ilyen «8 0 . plusieurs passages ; il y entre autres qui dit : de

Pendant qu'ils se disputent, nous respirons. (On rit.)

Le ridicale tua dès lors les conseils de discipline, En Allemagne, on s'est ace pé plus que partout ailleurs de police médicale; je pourrais aiter un ouvrage po ce sujet qui n'a pas moins de oure volumes, Eh bien ! on n'a jatsais pu y établie ni conseils de disc pline , ni rien qui ressemble à une police médienle. De nos Jours nous voyons le prince Jean de Bavière conduire son enfant infirme à une vicille femme qui se mêle de guérir en imposent les mains; Je prince Lonis, à pré. sent roi de Bavière, adressait des remerciemens publics au prince Hobenlobee

Enfin souvenez-vous de ce L s'est passé à Paris il y a une dixaine d'années. Un a repoussé d'un concours MM. Piorry, Maingault, Mège, etc. , par des conidérations politiques et religicuses : mp déguisait sous de faux prétestes, 1} n° avait pas de conseils de discipline alors ; s'iPen eût esisté , qui sait si l'on se fi contenté de ce premier scandale , et si l'on n'eût pas essa re des Cr nr Je votc contre l'article,

. Cosxac. Si l'article est adopté, c'est en vain que rous aurez c Vous aurez de véritables conseils de discipline; Le médecie ÿ rep pt Ébr dance , la profession sa dignité; j'y vois des inconvéniens sans nombre, Je vote contre l'article.

M. Goénrac ne Mossr. Je fais partie de la commission , j'ai partagé ses con victions , et maintenant encore je suis Convainen que vous ne tirerez pas des conseils médicaux tot Le parti ble, si vous ne leur accordez des attributions disciplinaires. EE est un pu qua si d'actes qui échappent aux définitions légales, et qui nuisent à la considération de la profession ; il en est même de P graves qui se cachent dans l'ombre, et qu'une admonition donnée à propos pourrait prévenir. Là serait l'action disciplinaire (Plusieurs voix : Je demande [A role}, action toute morale et qui ne s'exercers que quand il y aura notoricté, On allègue le scandale; le plus grand serait l'impunité du charlatanisme, On à parlé d'arbitraire; mais ne perdez donc pas de vue la composition de vos conseils: ao lieu de juges arbitraires, je les nommierais plus volontiers des achitres nommés x vous, parmi vous, d’après leur caractère connu de modération et d'impartia-

ité, et qui eufin , après leor temps révolu , redeviendont justiciables de leurs successeurs, Toutes ets | tes me rassurent. On dit eucore : ils produiront E d'effet, attendu qu'ils n'ont pas à leur disposition des peines anssi sévères que

chambres de discipline des avocats, Cela est vrai , mais tels qu'ils sont j'en espère encore nn L de bien , car parmi les médecins qui sont æssex malbeureux pour renoncer à leur propre estime , il en est beaucoup qui ne voudront point paraitre privés de l'estime de leur pays.

On allègue enfo le besoin de conserver l'individualité médicale. Sans doute Messieurs , il est bien plus commode de ne adre que chacun pour soi ; mais n'y a-t-il pas lb aussi un De d'égoire ? est-ce là le parti le plus utile, Je plus avantageux à l'honneur de l'art? je ne le crois pas. Et puis, l'homme le plus inoffensif peut se trouver lésé , attaqué dans ses Voits; ne serait-ce pas pour Jui une heureuse ressource , de pouvoir se réfugier daos l'estime publique ? Je vote pour l'article 49,

M. Verreau croit les conseils médicaux utiles; il désirerait même que toutes les affaires médicales qu'on agite devant les tribunaux fussent portécs devant eux ; mais il y voit tant d'inconvéniens qu'il faut ÿ rencucer, — Je me hornerai à un soul point ; vous censureres les charlatans, mais ils ne demanderont Wieux ; la publicité de La censure favorisera leur répatation; car à présent même que Les trbansur prononvent contre eux des peines beaucoup plus fortes, on sait hien qu'à Paris et encore ailleurs, des charlatans se font paursuivre pour se faire connaître, Pourquoi cela? C'est que le public est trop convainca que deux médecins consul. tés à part ce saurait être du même avis ; en vain donc vous blèmes les charlatans; cette conviction soutient Le charlatanisme,

M. Bovuvaup s'éonne que M. le rapporteur, qui a fait preuve d'un véritable esprit de progrès, prenne la défense de cetarticle, On a montré le danger des expressions vagnes qui qualifient ces nouveaux délits; cela estau point qu'on pour rait aujourd'hui blimer tel homme qui plus tard serait regardé comme un hienfaiteur de l'art ; les exemples ne me manqueraseot pas. Laissez juger ces délits àl'opi= nion; c'est l'opinion et la presse qui sont votre véritable conseil de discipline, Je repousse donc formellement et article; Bien plus, je déclare positivement que si on serorde aux conseils médicaux cette puissance disciplinaire, je n'y companer, jamais pour ma part, et jamais je ne consent rai à en faire partie, { Mouvement.

M. Desrontes. Dès qu'on ne peut spécifier les délits, ilest impossible de les puoir; on bien c'est de l'arbitraire, premier pas rétrograde en civilisation; see condement , c'est nous rendre solidaires les uns des autres; nouveau pss rétragrade, Quoi dope ! ia fallu des siècles Le écrire dans les loiset dans Les mœurs qu'une famille ue pourait être solidaire du crime d'un de ses membres; et c'est ce

contre ces houorables

gothique projugé que vous voulez ressusciter pour notre prof-sion? D'ailleurs Ê ce malade ? — C'est M. un tel, — I recommençait son geste et son Au ! pris il

vos conseils médicaux seraient ici à la fois accusateurs, juges et bourreaux ; ( où s'en allait, (Rire général.) L'effet était sr, et Le médecin traitant perdu dans l'esrit} c'est impossible, Ne parlez plus alors de fraternité entre nous; car ére | prit de la famille.

l'accusé seront ses amis: ce qui sera délit pour Les uns sers innocent pour les au- F jui ai je ii à ; à à tres; vous fomenterez les querelles souterraines , vous favoriserez les coleries de pline Dovecs. Certes une uite serait justiciable des conseils de disci-

province. Il est plus commorte, dit-on , de ne répondre que pour soi; sans doute ; É de .. dd eh! depuis que le monde existe, les institutions dediscipline n'ont elles pasétépres-R M. Anecox. Je ne nie pas qu il y ait de ces délits; mais je dis que ee sont des que toujours un obstacle an progrès? Si La médecine a tant progressé depuis trente } cas exceptionnels , et que les lois doivent être faites pour la majorité des cas.

{ Mouvemens en sas divers. }) Je terminerai par au mat : hier soir, dans le salon

sas, c'est qu'elle était débarrassée d'entraves. Enfin vous établi sez une justicé ù = hu A de notre vice-président, un avocat-général me disait que , d'après sa longue expé-

particulière ; et vous ne prenez pas même garde que la plupart de ces fuites M . À qui k vous voulez atteindre sont commandées par la position a ï nécesuité. Quels el- ner croyait que la poursuite des délits faisait plus de mal à La société que les its mêmes.

forts avez-vous faits pour apprécier la position intime de l'homme que vous ac- M. Dounte en risnt, Laissez-moi citer aussi un mot, c'est celui d'on de nos

cusez ? si ce malheureux qui se noie <e rattache à une branche, vous le conlamconfrères qui est mort, I disait que mieux vaudrait pour l'humanité qu'il n'y eût

nerez? il vaudrait mieux lai tendre la maïn. Je rejelte vos trois articles. Le Le gomme comme toujours il y a une majorité prête à entraver ses conci- Poureicet Bore. (R À pe Îls faissient surpassait de beaucoup le bien qu'ils

resei murmures), res articles venaient à être adoptés, je demanderais une modilication ; c'est que les conseils médicaux ne soient jamais que de simples! M. Anerox, En résumé , je crois bien que vos conseils de discipline feront quelque bien; mais je crois qu'ils feront plus de mal,

inquisiteurs , jury d'in-truction et jury d'enquête ; ainsi vous aurez encore ua peu de justice, autrement c'est l'arbitraire tout pur. W, Dove, Toute institution a ses ineonvéniens et ses avantages. Ce qui en- M. Marscaver. On ne fait pas attention que pour ces délits non spécifiés, nous Ltretient ces débats, c'est que bes ans sont plus frappés des raisons pour , les autres des raisons contre. La commission aussi à longuement discuté ; mais après une

pourons être traduits devant une cour royale. M. ue raésivexr, L'article qui porte cette disposition n'est pas encore en dis-Ÿ discussion complète , elle a trouvé que les raisons pour étaient les plus fortes. Nous sipphions donc l'Académie de ne point se former d'opinion préconçue avant

Cu:ision. d'opi | M. Marxcancr. Eh bien! je reviens. Pour former ces conseils, il faudrait des pr Re -tngrqe el us répondu victorieusement, comme je le

hommes parfaits. I est vrai qu'il y eu a plus parmi les médecins que partout sil- : : : à : leurs (rire général) ; mai. ils seront assiègés par les témoins, par les amis de lac-[ Il est 5 heures et demie, La séance est levée et la discussion renvoyée à samedi. usé, etc. Je vote contre l'article, La sénce du jeudi est supprimée,

M. Loxoc. Je me bornerai à citer deux faits. M, Adelon présidait un jury de réception ; Les pharmaciens qui faisaient partie du jury vinrent ke prier de ne pas recevoir un candidat, sous prétexte qu'il n'avait pas l'âge. Cependant be candidat atait une dispense. La raison vérilable était qu'on voulait l'empêcher de s'établir trop près des afBcines rivales,

Second fait. Des pharmaciens sont venus offrir de l'argent à M. Duméril, présidant un autre jury, pour l'engager à ne pas recevoir on candidat. — Cela n'a

besoin de commentaires, Mais avec des rivalités $ honteuses, dés qne vos conseils de discipline seront inslitués, que voulez-vous qu'on devienne en province ?

M. Anecox. Je viens d'écrire, sous La dictée de plusieurs personnes , une série d'objections que je vais énomérer, ac que M. le rapporteur y réponde.

4° Qui dit pouvoir disciplinaire dit pouvoir arbitraire; l'arbitraire résulte sussi nécessairemvat de l'impossibilité de préciser les actes qu on veut punir,

M. Dovaze. Un seal mot : nous avons prévu celte objection et nous + avons répondu dans le rapport.

M. Anezow. 2° La difficulté d'acquérir nc connaissance sufisapte des faits ; car il faut one connaissance judiciaire , et &i vous jugez les faits de loin , vous s3vez comme on écrit l'histoire, Or, est-il possible que neuf hommes. siégeant au! chefdieu , puissent surveiller, sur toute la surface d'un département, les docteurs, les officiers de sauté, les pharmaciens , les sages-femmes, les dentistes ete, ?

3° La difbcalté de l'instruction , de ce qu'on nomme la procédure. Un homme est arcnsé ; mais s'il refuse de comparaître , le condamnerez-vous sans l'entendre ? Et si sans attendre voire jugement il se défend devant Je public ? Vous serer d'ailleurs toujours entre ces deux dangers, on bien de commencer une enquête sur une simple dénonciation, et on vous acrusera d'agir trop à la légère quand vous compromettrez sinsi l'honneur de l'accusé; ou de refuser toute créance à La dénonciation , et vous serez accusés de tiédeur et de négligence pour les intérêts de La profession.

4° Le danger de nuire plus à la profession par le scandale que le châtiment ne rrait lui servir. On a dit assez ce qu'il y aurait de déplorable dans ces accusations , ces représailles ; le public se mettra aux fenêtres pour s'amuser de vos dis-

putes; vous serez accab'és sous le ridicule, : | . 5° La presque certitude de l'inatilité de la répres ion; car, on les charlatans ne. — Plusieurs de nos abonnés désirent connaitre notre opinion sur un NnouTkan sont pas médecins , et les tribunaux sont là pour les réprimer: ou ils sont méde- journal de vaccine. Ce journal est jusqu'ici tout-à-fait inconnu des médecins, et, cins , et je ne sais pas en vérité comment un médecin pourrait être empêché de d après les informations que nous AVONS prises, ROUS avONS lieu de eroire qu'il n'a rendre uue branche quelconque du charlatanisme. 11 y a plus : dès qu'il se sers à €té créé que pour servir des intérêts particubers qui ne se sont pas toujours tenus ait charlatan , il rira de vos censures: ou même, comme os l'a dit, il eo retirera daus Jes limites de la science.

l'avantage d'une plas grande publicité,

Eobn, car je vondeais être fixé sur la nature de ces délits, je vais citer un exemple. Un médecin boira ; lui dira-:t-on : Ne buvez pas , car vous rompromettes La vie de vos malades? Mais, messieurs, qui a bu, rià (tire général }, et vous ne parviendrez jama's à l'empêcher. {Une voix : L'avortement !} L'avortement est un crime et ne regarde que les tribunaux.

Ux mewnne, Je ne veux rappeler qu'un fait très-secondaire, J'ai connv il y a vingt-cinq ans un médecin qui n'étail jamais meilleur médecin que quand il avait bu frire général). Oui, messieurs ; il fallait qu'il remontät par la boisson sa machine un peu allaiblie. Eh bien ! le condamneriez-vous pour cela ?

M. Docnte, M. Orfila à dit que beaucoup de délits moraux étaient venus à sa connaissance ; nous ke prierons de nous en citer.

M. Onvisa, J'ai reçu un jour les plaintes d'un médecin à qui un confrère venait d'enlever ane maison parmi ses clicas, Le voleur de clicntelle était un médecin changé de constater les décès ; il arrivait près du cadavre , l'examinait , et faisait un geste de pitié en grommelant : /Zun ! La famille s'inquiétait et demandait : Qu'y at-il? Le médecin résistait d'abord et Gnissait psr demander : Qui à traité

— La séance de samedi 4 janvier a été occupée presque tout entière par la discussion de cet art, 19, qui n'est pas eccore terminée. Un incident déplorable a términé la séance : M. Double à donné sa démission des fonctions de rapporteur, et malgré les invitations onanimes de l'Académie, nous avons malbeureusement lieu de croire que sa résolution est inébranlable. Nous donnerons dans le prochain numéro un compte-rendu détaillé de cette séance.

Il n'y aura pas séance samedli {1 janvier.

VARIÉTÉS

— M. Vernois, ancien interne de l'hôpital du Midi, dont nous avons inséré ane betire dans Le dernier numéro de la Gazerix mévitaLe , nous prévient qu'il a reçu, de MM, Cullérier, Ricord et Vidal de Casus , des lettres par 1 ces médecins déclarent être complétement étrangers à l'affaire dont M. Vermois à crea devoir se plaindre par la voie de notre journal, Nous penson-, avec tous ceux qui connaissent les bonorables médecins dont les noms précèdent, que leurs délarations étant inutiles, Pour notre compte, nous déclarons rester tout-à-fait étrangers aux soupçons que la lutire de M. Vernois pourrait avoir éveillés.

— M. Guerbois vient d'être oommé chirurgien de hôpital de la Charité, ea remplacement de M. Boyer.

— M. Petit-Mengin. médecio à Remiremont, nous écrit que M, Gerber, chimiste de Mulhausen, prépare de la kréosote depuis drux mois, Le même médeein dit avoir employé ce nouveau médicament avec succès contre des ulcères chroniques,

— Une commission vient d'être chargée par M. le ministre de l'iastruction publique de préparer un projet de loi sur l'exercice dé la médecine, Cette commission est composée de MM. Andral, le baron de Dubois, Orlls, de Fréville, Pariset, Vincens, Lafond-Ladebat et Donné.

— Le choléra a reparu dans plusieurs départemens; il fait surtout des rav.ges dans Le département du nord, et aux environs de Lille.

— Il parait décidé que les avocats ne seront point soumis à la patente. On ne dit pas si l'angmentalion proposée par La commission des linances, en ce qui concérne les medecins, sera maintenue.

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Le Rédacteur en chef, Juues Guen.

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